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dimanche 11 novembre 2012

Conclusions du rapport Jospin sur la rénovation et la déontologie de la vie publique

Jospin a présenté le rapport de la commission de rénovation et de déontologie de la vie publique 

Hollande a déjà voulu imposer une charte de la déontologie à ses ministres 

Contre toute tentation oligarchique, la déontologie devait être à l'honneur sous le président Hollande et par cette charte du 17 mai 2012 les membres du gouvernement s'engageaient à être "irréprochables", à se consacrer à plein temps à l’exercice de leurs fonctions ministérielles et, de ce fait, à  "renoncer aux mandats exécutifs locaux" et se couper du quotidien des Français.
 
 
Elle visait également à prévenir les conflits d’intérêt et à améliorer l’information des citoyens sur l’action gouvernementale. Or, elle s'est  trouvée aussitôt "salie" par des ministres de premier plan qui ne se sont pas embarrassés de morale, ni même d'exemplarité dans l'affaire de la BPI.

Simple mélange des genres ou véritable conflit d'intérêts ? 
Mise en cause à peine voilée
de Moscovici

La banque d'affaires Lazard, dirigée par Matthieu Pigasse (également propriétaire des Inrocks et co-actionnaire du journal "indépendant" Le Monde), a été choisie par Bercy pour conseiller le gouvernement sur le projet de création de la future Banque publique d'investissement (BPI). Problème : Lazard aurait décroché le contrat au moment même où Pigasse nommait à la tête des Inrocks Audrey Pulvar, concubine d'Arnaud Montebourg en charge du redressement productif... à Bercy. 

Montebourg a non seulement démenti être à l'origine du choix de la banque (twwet ci-dessus), mais condamné ce choix. En l'espèce, ni Moscovici et ni Montebourg n'a voulu endosser la responsabilité de ce "parrainage" : ainsi la transparence voulue par la "gauche molle" n'a-t-elle donc guère joué dans la désignation collégiale, solidaire et vertueuse de Matthieu Pigasse, ce camarade de combat...


Et Hollande recommence à bluffer les Français


L'ancien premier ministre socialiste prône le non-cumul des mandats et une part de proportionnelle aux législatives et la réforme du statut pénal du président.

Vendredi 9 novembre 2012,
 Lionel Jospin a remis à François Hollande le rapport de la commission de rénovation et de déontologie de la vie publique qu'il préside depuis juillet. L'ancien premier ministre socialiste y formule de nombreuses préconisations qui, si elles sont mises en œuvre, auront d'importantes conséquences.


• Cumul des mandats: le tour de vis.

La commission Jospin préconise d'interdire le cumul d'un mandat parlementaire et d'une fonction exécutive locale (maire, maire adjoint, président ou vice-président de conseil général, président ou vice-président de conseil régional). François Hollande avait lui-même promis cette réforme lors de sa campagne présidentielle. Une fois élu, il a annoncé une loi "au printemps 2013", c'est-à-dire avant les élections municipales et sénatoriales de 2014. Si cet engagement est tenu - ce qui exigerait de modifier la loi, mais pas la Constitution -, les très nombreux maires, présidents de conseil général et présidents de conseil régional qui siègent à l'Assemblée et au Sénat seront contraints à un choix de conscience: démissionner de leurs fonctions exécutives locales pour rester parlementaires, ou l'inverse.

• Un mandat local possible, mais bénévole.

Jospin suggère qu'un député ou un sénateur puisse conserver un mandat local non exécutif (conseiller municipal, conseiller général, conseiller régional), mais à la condition que ce mandat local soit bénévole. 
Grincements de dents assurés chez certains parlementaires de droite comme de gauche, qui jugent souvent démagogique qu'on prétende diminuer leurs indemnités. Pourtant, l'exemple de l'Allemagne d'Angela Merkel retrouve grâce à gauche en fonction des besoins et il est donc opportunément rappelé que le ministre-président d'un Land ne peut siéger au Bundestag qu'à la condition d'abandonner son indemnité parlementaire.

• Une part de proportionnelle aux législatives.

L'ancien premier ministre battu à la présidentielle 2002 recommande que 10 % des 577 députés soient élus à la proportionnelle. Pendant sa campagne présidentielle, Hollande avait déjà pris l'engagement d'instituer "une part de proportionnelle" aux législatives. Il s'était même, ensuite, déclaré favorable à ce qu' "environ 15 %" des 577 députés soient élus ainsi. Son expérience de l'alliance tumultueuse avec les activistes écolos d'Europe Ecologie-les Verts pourrait rafraîchir ses velléités... Le PS a sacrifié des candidats socialistes tranquilles pour offrir 63 circonscriptions socialistes à EELV qui, au final, a obtenu 18 élus ingrats et contestataires...

• La possibilité de poursuivre le président en fonction.

N'est pas délinquant urbain
qui veut, M. Hollande
Jospin recommande de rendre moins protecteur l'actuel statut pénal du président de la République. Il est partisan d'autoriser des poursuites contre le chef de l'État pendant son quinquennat pour des délits détachables de sa fonction et qui auraient été commis tant avant qu'après son élection. 
Pour éviter toutefois que le président ne soit l'objet d'un harcèlement judiciaire, une instance réunissant des hauts magistrats et des élus sera chargée de filtrer les plaintes et de ne transmettre au ministère public que celles qui lui paraîtraient fondées, sur le modèle de l'actuelle Cour de justice de la République. 
Une telle réforme exigerait une révision constitutionnelle, avant de pouvoir l'égorger ou le lapider...

• Parrainage des candidats à la présidentielle

Le rapport préconise également un
parrainage des candidats à la présidentielle par 150.000 citoyens et la fermeture de tous les bureaux de vote à 20h00 en métropole, lors d'une élection présidentielle.

• Les ex-présidents français ne seraient plus membres de droit du Conseil constitutionnel.

dimanche 28 octobre 2012

UMP: élection du président, motions et galaxie

Et ses  6 motions 2012


Pffff... Même pas capables de se "salir" !

En même temps qu’ils éliront leur président, le 18 novembre, les militants voteront aussi pour ces motions déposées par différents courants du parti.

Au total, 352 parlementaires UMP pouvaient parrainer une motion: 250 d'entre eux, soit 71%, ont exercé ce droit. Ce qui prouve un véritable attrait pour l'enjeu des motions, même si plusieurs ténors du parti (Jean-François Copé, François Fillon, Xavier Bertrand, Alain Juppé - qui n'est pas parlementaire -, Nathalie Kosciusko-Morizet, Christian Jacob, Valérie Pécresse, Christian Estrosi...) ne figurent pas parmi les signataires.
Les parlementaires européens ont été 84% à parrainer une motion, contre 72% des députés et seulement 67% des sénateurs.
Celles qui récoltent plus de 10% des voix deviennent des mouvements et gagnent des moyens pour faire entendre leurs idées.

La motion France Moderne et Humaniste (FMH) est de loin celle qui a reçu le plus de parrainages de parlementaires (102), suivie de La Droite Sociale de Laurent Wauquiez (53) puis des Gaullistes en Mouvement (46).

La motion la plus populaire auprès des sympathisants UMP  en septembre dernier était " La Droite Forte – Génération Sarkozy " de Guillaume Peltier.  Avec 42% des intentions de vote, elle devance celle de Jean-Pierre Raffarin et Luc Chatel (21%) et celle de Laurent Wauquiez (18%).

La motion la plus fédéraliste, France Moderne et Humaniste (FMH), est plébiscitée par 40% des parlementaires européens, alors qu'aucun d'entre eux n'a signé celles des Gaullistes en Mouvement et de La Droite Populaire, où l'on trouve des souverainistes.


La motion de la France Moderne et humaniste compte
Jean-Pierre Raffarin, sénateur de la Vienne, Les Humanistes de l'UMP
Luc Chatel
, député (Haute-Marne, 1e circonscription), Réforme et Liberté
Jean Leonetti, député (Alpes-Maritimes, 7e circonscription), Les Humanistes de l'UMP, ex-Parti Radical
Marc-Philippe Daubresse, député (Nord, 4e circonscription)
Michèle Tabarot, députée (Alpes-Maritimes, 9e circonscription), Réforme et Liberté
Marc Laffineur, député (Maine-et-Loire, 7e circonscription), Les Humanistes de Hervé Mariton, député (Drôme, 3e circonscription), président de Réforme et Modernité
Damien Abad, député (Ain, 5e circonscription)
Dominique Bussereau, député (Charente-Maritime, 4e circonscription)
Raymond Couderc, sénateur de l'Hérault
Olivier Dassault, député (Oise, 1e circonscription)
Jean-Pierre Decool, député (Nord, 14e circonscription) - également cosignataire de la motion La Droite Populaire
Bernard Deflesselles, député (Bouches-du-Rhône, 9e circonscription)
Jean-Claude Gaudin, sénateur des Bouches-du-Rhône
Claude Goasguen, député (Paris, 14e circonscription)
Sébastien Huyghe, député (Nord, 5e circonscription)
Denis Jacquat, député (Moselle, 2e circonscription)
Christian Kert, député (Bouches-du-Rhône, 11e circonscription)
Alain Lamassoure, parlementaire européen (fédération des Pyrénées-Atlantiques)
Jean-François Lamour, député (Paris, 13e circonscription)
Benjamin Lancar, président des Jeunes Populaires (fédération de Paris)
Gérard Longuet, sénateur de la Meuse
Jean-Luc Moudenc, député (Haute-Garonne, 3e circonscription)
Axel Poniatowski, député (Val-d'Oise, 2e circonscription)
Henri de Raincourt, sénateur de l'Yonne
Franck Riester, député (Seine-et-Marne, 5e circonscription)
Jean Roatta, parlementaire européen (fédération des Bouches-du-Rhône)
Valérie Rosso-Debord, ancienne députée (fédération de la Meurthe-et-Moselle)
ou
Lionel Tardy, député (Haute-Savoie, 2e circonscription)


La motion des Gaullistes en Mouvement réalise en revanche une percée chez les sénateurs UMP (22%, alors qu'elle est soutenue par 13% de l'ensemble des parlementaires). En conséquence, 62% des signataires de cette motion siègent au Sénat. On y trouve Michèle Alliot-Marie, ancienne Ministre d'État, ancienne députée (Pyrénées-Atlantiques), présidente du Chêne

Roger Karoutchi, sénateur des Hauts-de-Seine, fondateur du Rassemblement Gaulliste
Henri Guaino, député (Yvelines, 3e circonscription)
Patrick Ollier, député (Hauts-de-Seine, 7e circonscription), délégué général du Chêne
Bernard Accoyer, ancien président de l'Assemblée nationale, député (Haute-Savoie, 1re circonscription) - également cosignataire de la motion La Droite Forte
ou Gérard Larcher, ancien président du Sénat, sénateur des Yvelines

La Droite Populaire réunit
Thierry Mariani, député (Français établis hors de France, 11e circonscription)
Jean-Pierre Decool, député (Nord, 14e circonscription) - également cosignataire de la motion France Moderne et Humaniste (FMH)
Nicolas Dhuicq, député (Aube, 1re circonscription), porte-parole du Chêne
Lionnel Luca, député (Alpes-Maritimes, 6e circonscription) - également cosignataire de la motion Gaullistes en Mouvement
Philippe Marini, sénateur de l'Oise
Alain Marsaud, député (Français établis hors de France, 10e circonscription)
Jacques Myard, député (Yvelines, 5e circonscription)
Bernard Reynès, député (Bouches-du-Rhône, 15e circonscription)
ou Dominique Tian, député (Bouches-du-Rhône, 2e circonscription).

La Droite sociale rassemble

Laurent Wauquiez, député (Haute-Loire, 1re circonscription)
Natacha Bouchart, sénatrice du Pas-de-Calais
Valérie Boyer, députée (Bouches-du-Rhône, 1re circonscription)
Bernard Brochand, député (Alpes-Maritimes, 8e circonscription) - également cosignataire des motions La Droite Forte et France Moderne et Humaniste (FMH)
Alain Cadec, parlementaire européen (fédération des Côtes-d'Armor)
Caroline Cayeux, sénatrice de l'Oise
Jean-Michel Couve, député (Var, 4e circonscription)
Isabelle Debré, sénatrice des Hauts-de-Seine, porte-parole du Chêne
Bernard Debré, député (Paris, 4e circonscription)
David Douillet, député (Yvelines, 12e circonscription)
Anne Grommerch, ancienne députée (fédération de la Moselle)
François Grosdidier, sénateur de la Moselle
Arlette Grosskost, députée (Haut-Rhin, 5e circonscription) - également cosignataire des motions France Moderne et Humaniste (FMH) et La Boîte à Idées 
Christiane Hummel, sénatrice du Var
Bérengère Poletti, députée (Ardennes, 1re circonscription)
ou Jean-Pierre Vigier, député (Haute-Loire, 2e circonscription)

Deux motions ont par ailleurs été déposées par des militants ou élus locaux non-parlementaires, et n'ont donc pas pu être parrainées par leurs principaux signataires. D'une part, La Droite Forte des sarkozystes Geoffroy Didier, Guillaume Peltier et Camille Bedin. 


D'autre part, la motion inclassable La Boîte à Idées (Matthieu Schlesinger, Maël de Calan, Enguerrand Delannoy, Pierre-Emmanuel Thiard).
Jean-Pierre Raffarin et Luc Chatel étaient à Coulommiers le 24 octobre pour présenter leur motion France moderne et humaniste à 350 adhérents UMP.

Au lendemain du meeting de François Fillon à Combs-la-Ville, d’aucuns auraient pu y voir un signe fort de soutien à leur propre poulain dans la course à la présidence de l’UMP… " Evidemment, nous sommes sur les terres de Jean-François Copé et je suis l’un de ses fidèles soutiens", a expliqué Raffarin.
Au côté de l’ancien Premier ministre et de Luc Chatel, ex-ministre de l’Education, Jean Leonetti, député-maire d’Antibes, le " troisième homme " de cette motion et soutien de François Fillon. " Avec Jean-Pierre, on s’aimait avant cette élection. Et on s’aimera après! " 

Le choix de Coulommiers pour présenter ce texte n’était, a priori, pas anodin. " Franck Riester [son maire] incarne l’avenir et la jeune génération, estime Jean-Pierre Raffarin. Notre motion veut aussi être l’avenir de l’UMP. "


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mardi 24 avril 2012

Hollande mène un double-jeu avec le FN de Marine Le Pen

Hollande cajole Marine Le Pen, mais exclut son parrain PS


En quatre jours, Hollande a retourné sa veste bleu marine

La direction nationale du Parti socialiste a engagé vendredi 20 avril une procédure d'exclusion contre Jacques Saint-Martin, le maire de la commune de Francon, 214 habitants, située en Haute-Garonne. Cause de cet ostracisme? Il a accordé son parrainage à Marine Le Pen pour la présidentielle, selon la fédération départementale du PS.

Le maire PS a franchi la ligne jaune   le "cordon sanitaire"
"On peut faire beaucoup de choses au nom de la démocratie, mais je ne vois pas comment garder comme camarade un maire, Jacques Saint-Martin, apportant son parrainage à la candidate du Front national", a déclaré Sébastien Denard, secrétaire de la fédération. "La décision reviendra au bureau national ou à la commission nationale des conflits ", a-t-il toutefois souligné, avant le premier tour.

Un élu socialiste contaminé
Cette exclusion pourrait être motivée par deux raisons, selon Sébastien Denard : Louis Aliot, numéro deux du FN, a vécu à Francon avec femme et enfants, alors qu'il était professeur à Toulouse, et serait un ami d'enfance du fils du maire. Le compagnon de Marine Le Pen avait d'ailleurs été tête de liste dans la circonscription Sud-Ouest aux élections européennes de 2009.

De même, Francon et ses 182 électeurs connaît un microclimat politique favorable au FN.
À l'élection présidentielle de 2007, Jean-Marie Le Pen est arrivé en tête dans cette commune, avec 34,7% des voix, alors que lors des régionales de 2010, le PS n'avait fait que 21% contre moins de 10% sur l'ensemble de la région Midi-Pyrénées.

Le parrain PS fait front et ne sera pas mis en quarantaine
Le réfractaire à la pensée unique a été exclu trois jours avant le premier tour, mais le sacrifié doit la trouver saumâtre depuis que le contexte électoral est modifié et que l'embargo sur le village gaulois est levé: Hollande drague à l'extrême droite. "Le changement, c'est maintenant !" et il a déjà fait une victime...


Le FN saisit le Conseil constitutionnel



En réaction à cette condamnation d'un parrainage autorisé par la loi et à cette menace d'exclusion, Louis Aliot a annoncé le même jour dans un communiqué avoir saisi le Conseil constitutionnel
"Cette mesure discriminatoire, antidémocratique et antirépublicaine est une atteinte grave aux textes constitutionnels et législatifs qui encadrent l'élection présidentielle".

"J'adresse aux habitants de Francon, commune dans laquelle j'ai résidé pendant dix ans, toute ma considération et tout mon soutien. Je leur demande de soutenir Monsieur le maire, qui n'est assurément pas de mes idées, mais qui est un vrai républicain et un homme dont le dévouement au service de sa commune fait honneur à sa fonction", a-t-il ajouté.

En février dernier, Marine Le Pen avait déjà saisi le Conseil pour demander l'anonymat des parrainages. Ironie du sort, c'est cette requête rejetée qui va peut-être coûter sa place au maire de Francon.

Au village, Marine Le Pen a fait quasiment le double de voix de Hollande : 67 contre 34, mais au lendemain du scrutin, le candidat de la gauche est beaucoup moins arrogant: il se voyait une large avance, mais le "capitaine de pédalo" se déclare désormais prêt à tout: entendre Jean-Luc Mélenchon qu'il écrasait jusqu'ici de son rond mépris, et  même accueillir tous ces Frontistes "salissants", selon la 'dame' Brochen-Aubry et lui, qui "abîmaient" l'échiquier républicain, bien que nombre des égarés à droite viennent, avouent-ils maintenant, de la gauche.
Ca n'ira donc pas loin, mais ce grand écart du 'fou'  socialiste, d'un extrême à l'autre de l'échiquier politique, devrait donner à réfléchir aux centristes déboussolés par la retape vertueuse du PS !
Il faut vraiment que la gauche soit bien peu assurée de la victoire haut et fort annoncée avant l'heure...