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mercredi 26 février 2020

Municipales - Dati fédère Les Républicains : ils serrent les rangs derrière elle à Paris

Baroin, Sarkozy et maintenant Bertrand lui apportent leurs soutiens

Jeudi, Rachida Dati, la candidate Les Républicains à Paris, a reçu aussi le soutien de Xavier Bertrand


Ils se sont affichés ensemble lors d'un déplacement de campagne, à trois semaines des municipales, ajoutant un nouveau trophée, après François Baroin et avant Nicolas Sarkozy, deux poids lourds de la droite républicaine.
Le président de la région Hauts-de-France a rejoint Rachida Dati à la gare du Nord, objet d'un vaste projet de transformation, où ils ont rencontré agents de sécurité et voyageurs avant d'aller à la rencontre des commerçants du quartier.
"Si les gens veulent que ça change à Paris ils ont compris une chose: c'est Dati", a affirmé X. Bertrand, saluant "le courage" et "l'énergie" de la candidate, avec qui il a "un point commun: on ne sort pas du moule préfabriqué de la politique".
Mardi soir déjà, lors d'un café politique, Rachida Dati avait reçu François Baroin, le maire de Troyes, donné comme un possible candidat de la droite à la prochaine élection présidentielle.

Le 9 mars, c'est Nicolas Sarkozy qui sera présent lors de l'unique meeting de campagne de la candidate. 

Le 11 mars, elle-même participera à un atelier de Force républicaine, le mouvement du patron des sénateurs LR Bruno Retailleau, a-t-on appris auprès de son équipe.

La dynamique de Dati ne faiblit pas 


"Cela montre une chose: elle sait rassembler", a souligné X. Bertrand.
Si ce soutien à Rachida Dati lui "fait plaisir", l'ancien ministre et président de région a précisé qu'il ne participera pas au meeting du 9 mars, auquel il a été invité, ayant "d'autres engagements".
Bertrand, qui a pris ses distances du parti mais est lui aussi régulièrement évoqué pour 2022, n'honore que rarement de sa présence les personnalités LR, ce qui donne d'autant plus de valeur à la confiance qu'il accorde à la candidate à la mairie de Paris.
Lors d'un meeting, fin janvier à Saint-Quentin, il avait ainsi répondu positivement à l'invite du numéro 2 des Républicains, Guillaume Peltier,  et avait en février adressé un message vidéo de soutien sur les retraites aux députés LR.

"Ce qui me touche chez lui est cette volonté de ne pas tourner le dos aux classes populaires, a-t-elle ajouté.
Bertrand a été ministre du Travail a deux reprises de mai 2007 à janvier 2009 et de novembre 2010 à mai 2012.

Quant à une apparition avec Valérie Pécresse, la présidente du mouvement Libres!, avec qui un accord a échoué à Paris, R. Dati a assuré qu'"elle ne nous l'a pas proposé et on n'a pas discuté de cela". 
"Ce n'est pas parce qu'à un moment vous pouvez prendre des distances avec une vision politique que vous vous éloignez de votre famille politique", a affirmé Mme Dati, précisant: "je n'ai jamais considéré qu'il s'en était éloigné".

Pas sûr que les instituts de sondage rendent justice de la remarquable percée de l'ancienne garde des Sceaux au sommet.
1.000. Le comité de soutiens de Rachida Dati affiche déjà plus d’un millier de membres, révèle Le Parisien en juillet dernier. Un message de mobilisation de la maire du 7e arrondissement à ses troupes avait alors exhorté à ce que Paris "ne soit plus une ville qu’on quitte, mais redevienne une ville où chacun peut se réaliser." "Je veux que vous trouviez toute votre place dans cette campagne".
Parmi ses 1.000 soutiens, on retrouve notamment Arnold Munnich, pédiatre-généticien, chef du département de génétique médicale de l’hôpital Necker-Enfants malades de Paris, Hugues Gall, ancien directeur de l’Opéra de Paris ou encore Carla Bruni, épouse de l’ancien président Nicolas Sarkozy, détaille le quotidien. 
La Commission nationale d’investiture de LR désignera le candidat à la mairie de Paris à la rentrée. Actuellement, Rachida Dati, Jean-Pierre Lecoq, maire du VIe, et Marie-Claire Carrère-Gée, élue du XIVe, sont en lice.

vendredi 8 novembre 2019

Sondage : 73 % des Français ont une mauvaise opinion de la politique du gouvernement en matière d'immigration

Mais les quotas annoncés sont bien accueillis: 
le terme est juste trompeur et mal compris !  

Encore un sondage manipulateur : après l'IFOP, Odoxa-Dentsu Consulting
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73% des personnes interrogées ont une mauvaise opinion de la politique du gouvernement en matière d'immigration, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié jeudi 7 novembre. Sachant que l'immigration ne serait pas la cinquième roue du carrosse des préoccupations des Français, mais seulement leur 7e plus important souci, une contre-vérité fondamentale entachant la suite, en plein débat plus que houleux sur la montée de l'islam politique et des violences à caractère religieux.

27% auraient une bonne opinion de la politique gouvernementale en matière d'immigration. Dans le détail, seuls les sympathisants LREM lui sont en fait favorables (à 68%). Les sympathisants des autres formations de gauche comme de droite rejettent tous la politique du gouvernement dans ce domaine.

Interrogés sur les principales mesures présentées par le gouvernement, avant même qu'ils aient pu réellement les étudier, les sondés déclarent y être plutôt favorables, a priori. 
L'instauration de quotas d'immigration par métier les séduit : 61% des personnes interrogées estimeraient que c'est une bonne mesure (39% une mauvaise). Seuls les sympathisants de La France insoumise (à 51%) et ceux du Parti socialiste (à 52%) estiment majoritairement qu'elle est mauvaise. Les sympathisants RN, eux, sont partagés, 50% estimant que c'est une bonne mesure et 50% pensant le contraire.

Il y a tromperie sur la marchandise

Les quotas annoncés ne sont pas limitatifs, mais sélectifs
Le sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro tombe à pic pour le gouvernement : 61% des sondés sont ainsi favorables à l'instauration de quotas d'immigration par métier, assure-t-il dès le 7. 
Or, c'est le mercredi 6 novembre qu'Edouard Philippe a présenté ses vingt mesures qui constituent les grands axes de sa politique migratoire et que, sans attendre (ni le précéder ?)  Odoxa ouvre également son sondage sur deux jours, à chaud donc, sous l'effet des commentaires de la presse, avant que les sondés ait pu réaliser qu'il n'a nullement préconisé des quotas classiques, restrictifs à l'ancienne, mais des quotas élitistes, adressés aux étrangères performants dans les secteurs où nos universités et nos grandes écoles ont échoué à former les hommes et les femmes dont le pays à besoin et au détriment des pays en voie de développement qui devront empêcher la fuite de leurs cerveaux pour pouvoir préserver leur avenir...
Les "objectifs chiffrés" (quotas avant passage au blanchiment sémantique) sont illusoires.
Des "quotas" ou "objectifs chiffrés" d'immigration professionnelle vont être fixés chaque année, pour que la "France recrute" les cerveaux dont elle manque, non pas dans l'Union européenne, mais dans les pays moins attractifs. Un cas de libre circulation des personnes que les 'No Border' (transnationaux) rejettent...
Or, les plus optimistes estiment que seulement 10% des migrants économiques sont concernés par les critères annoncés de sélection. Si Macron cherche à faire illusion à une partie de la droite, en fait, il ne trompe personne.

Guillaume Peltier dénonce l’"immense carabistouille" d’Emmanuel Macron. Si le vice-président délégué des Républicains se félicite du futur délai de carence pour l’accès aux soins des immigrés et la mise en place d’objectifs professionnels pour les secteurs en tension, il estime que c’est très insuffisant et dénonce ce nouvel "en même temps" de l’exécutif sur l’immigration. 
"Nous sommes sur cette question dans l’absolu macronisme, le 'en même temps'. Une dose de bonne intention et en même temps, une immense carabistouille, une immense illusion", a-t-il dénoncé mardi matin sur Europe 1.
Bien sûr que la question des quotas, nous y sommes favorables s’il s’agit de limiter l’immigration, et de remplacer l’immigration sociale par une immigration qualifiée. Certes. Mais c’est tellement insuffisant", a développé le député d'Eure-et-Loir. "Il n’y a rien sur la réforme de l’aide médicale d’Etat que l’on souhaite limiter aux seuls cas d’urgence. Il n’y a rien sur l’expulsion des clandestins et des déboutés du droit d’asile. Il n’y a rien sur la suppression des filières de mafias de passeurs. Il n’y a rien sur la création de centres de traitement des demandes d’asile", a-t-il énuméré.
Et d'ajouter : "La politique commande de s’attaquer à la vraie cause d’un problème. Quelle est la cause de l’immigration aussi ? La misère et la détresse des pays du Sud", a souligné l'élu LR. "A quand un vrai plan Marshall de coopération et de co-développement des pays du Sud, conditionné à des contreparties strictes,  retour des clandestins, création d’administrations d’état-civil, politique de visas beaucoup plus stricts. On peut régler la question de l’immigration, mais il faut de l’autorité, de la fermeté et de la sagesse."

Plus de 90% plébiscitent l'encadrement des flux migratoires et des aides sociales 

96% des sondés approuvent le durcissement des conditions d'accès aux soins médicaux pour les étrangers en situation irrégulière :  63% sont favorables et 33% très favorables. 37% y sont opposées. 
Seuls les sympathisants EELV y sont majoritairement opposés à 59% et ceux de LFI sont partagés (50% pour et 50% contre).

66% des personnes interrogées sont favorables au durcissement des critères de regroupement familial. Seuls les sympathisants EELV sont opposés (à 57%) à ce renforcement des exigences.

Bizarrement, 
Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro dissocient immigration, santé, couverture sociale et éducation
Ils interrogent les Français sur les thématiques qui ont le plus d'importance à leurs yeux et ils relèguent l'immigration en 7e position, loin derrière la santé (cf. accès aux soins, ci-dessus), le pouvoir d'achat et les questions de sécurité sociale. 

Les idéologues d'
Odoxa, franceinfo et Le Figaro n'envisagent pas que
les Français les plus défavorisés sont les premiers exposés et ils assurent donc que seuls les sympathisants de droite (LR et RN) placent l'immigration en 3e position derrière la santé et le pouvoir d'achat...

Cette enquête Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro a été réalisée auprès d’un échantillon de 1.005 Français interrogés par internet les 6 et 7 novembre 2019, suivant la méthode des ...quotas.

jeudi 3 janvier 2019

Le chef de la com' de l'Elysée, Sylvain Fort, lâche Macron

La plume quitte le masque vide de Macron

Sylvain Fort n'en peut plus de Macron et repart dans le privé

Sylvain Fort, conseiller communication de Macron, va quitter l'Elysée

Fort a décidé de partir avant la fin du mois de janvier.  
Le directeur du service presse et communication de l'Elysée a indiqué ce mercredi 2 janvier qu'il ne pourra pas attendre la fin du mois avant de quitter ses fonctions, alors que l'affaire Benalla fait encore tanguer Macron : bien qu'il soit en charge des relations avec la presse et que le président subisse une nouvelle controverse autour de son ancien chargé de mission préféré, Alexandre Benalla, Fort abandonne le bateau ivre.
"Je quitterai à la fin du mois de janvier mes fonctions de conseiller communication et discours à la présidence", a-t-il fait savoir.
Classé à droite dans l'entourage présidentiel,  il avait fait ses premières incursions en politique
dans le giron de Geoffroy Didier et Guillaume Peltier, hérauts du courant "la Droite forte" de  l'UMP.
Arrivé à ce poste il y a seulement quatre mois, à la faveur d'une réorganisation des équipes du Château au début du mois de septembre, après les premiers scandales autour d'Alexandre Benalla, Sylvain Fort était chargé d'apaiser les relations entre l'Elysée et la presse. 

Il invoque avant tout des raisons personnelles pour expliquer son départ. Soucieux des formes et de la courtoisie, il précise encore qu'il a informé le président de son départ "il y a plusieurs semaines".

Les comportements de Macron usent son entourage
Misant sur le banquier-candidat, Sylvain Fort était déjà son conseiller communication pendant sa campagne. Après l'élection, il devient "plume" et conseiller mémoire du président. En d'autres termes, il rédige les discours du président et organise les commémorations auxquelles le président participera. 


La bande à Macron investissant l'Elysée en mai 2017
Bruno Roger-Petit, 56 ans, soutien du ministre du Budget de Hollande lors de l'affaire Cahuzac, mais pourtant ancien porte-parole du président Macron, a dû quitter ses fonctions début septembre après sa prestation très critiquée dans l'affaire Benalla, pour reprendre cette deuxième mission de Fort en septembre, devenant simple conseiller mémoire d'Emmanuel Macron. L'attribution de ce poste à cet ex-journaliste-thuriféraire continue d'interpeller : en 2014, Acrimed dénonça en effet les "petites manipulations" de Bruno Roger-Petit et "un journalisme pamphlétaire, certes, mais mensonger". A la mémoire, ça fait peur... On doit d'ailleurs à l'ancien journaliste au site Le Post.fr (2008-2011, mort prématurée pour sectarisme et indigence intellectuelle) le spectre des années 1930 agité par Macron sur la montée des nationalismes en Union européenne,similaire à "l'entre-deux-guerres"... 

D'autres projets professionnels
Membre du cercle restreint des proches du président de 41 ans, Sylvain Fort, 46 ans, avait vu son rôle se renforcer ces derniers mois à l'Elysée: toujours plume du président, il avait aussi pris en charge la communication à la suite de l'affaire Benalla, révélatrice de révélations sur les "dysfonctionnements" dans la garde rapprochée de Macron.

"J'ai tout quitté pour rejoindre Emmanuel Macron en août 2016, en sachant que mon engagement serait total à condition d'être temporaire", explique-t-il, comme si un quinquennat ne l'était pas... "Après deux ans et demi de travail sans relâche au service du candidat? puis de notre président, je souhaite m'orienter vers d'autres projets professionnels et personnels, et surtout consacrer du temps à ma famille." En vérité, Sylvain Fort compte retourner dans le privé.
Sylvain Fort n'est pas seulement ancien élève de l'Ecole normale supérieure, docteur-ès-lettres et agrégé de lettres classiques, ayant enseigné six ans comme assistant à l'université Paris-Sorbonne. Il est aussi associé-fondateur de Steele & Holt, située rue de la Paix à Paris. Cette agence spécialisée dans la communication corporate et financière accompagne notamment AXA IM, Le Groupe Edmond de Rothschild, la Banque Neuflize OBC, La Caisse d'Epargne Ile-de-France, Idinvest Partners, CDC International Capital, Carlyle, Sycomore, M&G, A Plus Finance, Candriam, Novaxia, Yomoni, Lendix, l'Hôtel Drouot, Dalloyau ou encore Monceau Fleurs.
Quant à sa famille...

Pourquoi ce départ prématuré quand on est si "fier de l'avoir servi" ?
"Le sens de l'Etat d'Emmanuel Macron et son engagement absolu au service de la France sont ce dont le pays a besoin en ces temps de doute sur notre destin collectif. Je suis fier de l'avoir servi et l'ai assuré, en lui annonçant la décision voici plusieurs semaines, de ma totale fidélité", a-t-il discouru.

Brigitte Macron a-t-elle obtenu la tête de Sylvain Fort ?

Le directeur de communication se moquait de la femme de Macron...

Sylvain Fort était très complice avec Macron. La preuve, avec cette blague que s’est autorisé le principal concerné sur la sexagénaire. 
De plus en plus seul, Emmanuel Macron doit faire face à un nouveau rejet d’un de ses fidèles piliers. Macron doit à Fort le discours prononcé en hommage au colonel Arnaud Beltrame.  

Le mélomane et la poissonnière
Véritable acolyte d’Emmanuel Macron, Sylvain Fort fait partie des rares personnes à connaître son couple dans l’intimité. C’est sûrement la raison pour laquelle celui-ci s’autorise ici et là quelques blagues sur sa compagne, Brigitte. Ainsi L’Express revient-il sur une scène cocasse de juin 2018, au cours de la visite du couple présidentiel à la basilique de Saint Jean de Latran. Interrogé par un journaliste qui lui demandait si Emmanuel Macron allait pénétrer les lieux à cheval – comme le veut la tradition -, Sylvain Fort avait alors ironisé : "Bien sûr, avec Brigitte en amazone derrière". Un trait d’humour qui démontrait bien sa familiarité. Mais, déjà chagrinée depuis la séparation officielle d’avec Alexandre Benalla, l'amazone lui avait gardé un chien de sa chienne.



Selon des indiscrétions, 
l’hécatombe au sein de la Macronie n'est pas sur le point de cesser. Attendons-nous à d'autres claquements de portes. On parle ainsi d'Ismaël Emelien et d'Alexis Kohler. 
Ismaël Emelien, très proche conseiller politique d'Emmanuel Macron, serait désormais, selon L'Obs, dans le collimateur des enquêteurs en charge de l'affaire Benalla. D'après eux, le chargé de mission aurait échangé, dans la nuit du 18 au 19 juillet, soit juste après les premières révélations du Monde, avec six individus issus du giron présidentiel, parmi lesquels Ismaël Emelien. Ce dernier aurait obtenu, dès ce moment-là, les images de la manifestation du 1er-Mai montrant les violences contre les CRS.
Clef de voûte du Château,
son secrétaire général Alexis Kohler, épinglé par Mediapart pour ses liens familiaux avec les principaux actionnaires de MSC, un des premiers clients des chantiers de Saint-Nazaire. Selon un éditorial d'Europe 1, cette pièce maîtresse du dispositif présidentiel pourrait être amené à s'en éloigner. Autre départ, déjà acté : celui de Barbara Fugier, conseillère communication internationale. Ses fonctions auprès de la présidence de la République ont pris fin le 1er janvier 2019, selon un arrêté paru au Journal officiel.
C'est encore 
le cas d'Ahlem Gharbi, conseillère technique Afrique du Nord et Moyen-Orient du président.
Qui alors pour remplacer Fort ?...

Au plus fort de la'affaire Benalla, le coeur du réacteur de la com' élyséenne était composé de Ismaël Emelien, Sibeth N’Diaye, Sylvain Fort et Stéphane Séjourné (UNEF-MJS). Deux sont en partance et deux ont fait leurs valises : en décembre dernier, à 33 ans, Séjourné, de la bande UNEF (Pierre Person, Aurélien Taché, Guillaume Chiche et Sacha Houlié, MJS) est devenu directeur de campagne de la liste LREM pour les élections européennes de 2019. 
A l'Elysée, Sylvain Fort était secondé par la conseillère presse et communication tout-terrain, Sibeth Ndiaye, la "meuf" (ci-dessus) qui avait choqué en manquant de respect pour Simone Veil à sa mort. Si la Franco-sénégalaise montait en grade, ce serait un signal de plus de la fin.

lundi 5 novembre 2018

"Taxer le carburant, c'est aussi taxer le travail" (Xavier Bertrand)

Bertrand répond à "Macron qui dit préférer "la taxation du carburant à la taxation du travail" 

Le président de la région Hauts-de-France a réagi sur Europe 1

Xavier Bertrand a répondu au micro de Matthieu Belliard sur Europe 1 aux deux entretiens demandés par Emmanuel Macron à la presse régionale, l'un aux journaux du groupe Ebra (groupe monopolistique de presse, avec neuf quotidiens régionaux, dont Le Dauphiné libéré, Le Progrès, Dernières Nouvelles d'Alsace et L'Est républicain) et l'autre à ceux du groupe Rossel (groupe de presse belge éditeur du 2e quotidien national francophone et de La Voix du Nord, La Courrier picard ou Les Echos du Touquet), à l'occasion de son "itinérance mémorielle" dans l'Est et le Nord, pour la commémoration du 11-Novembre, prétexte à renouer le lien avec les Français en colère contre sa politique de matraquage et d'auto-satisfaction méprisante. 

L'ancien ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé fait à son tour de la pédagogie, expliquant que "taxer le carburant, c'est aussi taxer le travail" pour quelqu'un qui a besoin de sa voiture pour se rendre au travail. 

Xavier Bertrand a mis en place un système d'aide aux transports pour "compenser une partie" des frais des particuliers liés aux transports dans la région des Hauts-de-France qu'il préside. "C'est une façon pour moi de compenser une partie" des frais supplémentaires dus aux transports pour aller au travail. 

De 20 euros par mois, cette aide conditionnelle, s'adresse aux plus exposés par les hausses des prix des carburants. Pour en bénéficier, il faut habiter à plus de 30 kilomètres de son lieu de travail, ne pas avoir d'autre option de transport, être en CDI ou en CDD depuis plus d'un an et gagner moins de deux fois le Smic.

Ce sont "des économies importantes sur le train de vie de la région" qui lui ont permis de trouver les "2 millions-2,6 millions" d'euros par an nécessaires pour financer ce système. 
De plus, "c'est de l'argent que l'on retrouve dans l'économie" : "Ces 240 euros (par an), les gens ne les épargnent pas. C'est de l'argent qu'ils dépensent, qu'ils consomment et ça fait du bien à la machine régionale."


"Si ça marche dans les Hauts de France, pourquoi ça ne marcherait pas dans toute la France ?" 

Xavier Bertrand confie ne pas avoir été consulté par le gouvernement pour l'éventuelle mise en place d'une aide similaire au niveau national : "S'ils reprennent l'idée et qu'ils la généralisent à toute la France, tant mieux pour les Français qui ont besoin de leur voiture pour aller bosser. (...) Si ça marche dans les Hauts de France, pourquoi ça ne marcherait pas dans toute la France ?"

Invité du Grand Rendez-Vous d'Europe 1 dimanche, le député LR du Loir-et-Cher Guillaume Peltier a pour sa part évoqué l'idée d'un "chèque-carburant" de 100 euros par mois, financé via "une taxe sur les sociétés d'autoroute". "Il m'a posé la question pour savoir comment ça fonctionnait, il y a déjà un certain nombre de mois", confie Xavier Bertrand. "La région Hauts-de-France a proposé une aide au transport pour ceux qui ont plus de 30 km par jour de déplacement. J'ai demandé au gouvernement de voir comment nous pouvons accompagner cela", a pour sa part déclaré Emmanuel Macron.

Tensions entre Macron, Bertrand et Aubry

En septembre 2017, Amsterdam et Paris ont remporté l'accueil des deux agences de l'UE qui vont devoir quitter Londres en raison du Brexit. Martine Aubry et Xavier Bertrand sont furieux contre Emmanuel Macron depuis la défaite de Lille. Ils ont dit regretter son "soutien tardif et timide" à la candidature de la capitale du Nord au siège de l'Agence européenne du médicament (AEM), au profit d'Amsterdam. 
"Une véritable mobilisation du Président Macron aurait fait la différence", estiment Aubry et Bertrand. Ou bien Jupiter n'a pas le poids qu'il prétend en Europe.

L'échec de la candidature de Lille à la récupération de l'Agence bancaire européenne attribuée à Paris
Il a laissé le président des Hauts-de-France "profondément amer", selon ses termes. "On avait fait l'union sacrée, avec Martine Aubry et Damien Castelain" , le président (centre droit) de la Métropole européenne de Lille pour avoir l'ABE et ses quelque 170 employés. "Sans le soutien (présidentiel), c'était évident qu'on n'allait pas gagner". 
Martine Aubry et Xavier Bertrand ont reproché au président Macron d'avoir fait campagne pour Paris. La ministre de la Santé "Agnès Buzyn s'est mobilisée, mais en même temps Benjamin Griveaux (secrétaire d'Etat à l'Economie) faisait campagne" pour accueillir à Paris l'agence bancaire, a ainsi déploré Xavier Bertrand. "La finance est à leurs yeux plus importante que la santé", a fustigé l'ancien ministre de la Santé, dénonçant un "mauvais coup pour la région mais aussi pour la France".

"C'est extrêmement désolant de ne pas avoir été défendu au plus haut niveau, malgré les derniers propos du Président qui a dit qu'il y mettrait tout son poids. J'espère qu'il ne l'a pas mis sinon ce serait inquiétant sur son poids", a estimé Martine Aubry, ce que le balourd Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, a relevé, les qualifiant de "méchanceté inutile". Et si la méchanceté venait de l'exécutif ?

mercredi 10 octobre 2018

La crise gouvernementale révèle la "solitude de Macron"

Le remaniement est encore reporté à ...vendredi soir

Le principal parti d'opposition, LR, à pointé un exécutif hors-sol

Plusieurs figures de la droite se sont inquiétées mercredi matin des difficultés de l'exécutif â se reconstituer, notamment lors d'un vif échange, la veille à l'Assemblée nationale, entre Christian Jacob, président du groupe LR, et le premier ministre Edouard Philippe qui niait les problèmes de la macronie.
"Jusqu'à quand cette mascarade va-t-elle continuer?", a interrogé le député de Seine-et-Marne. Le chef du gouvernement lui a répondu en démentant la "fébrilité" de l'exécutif tandis que, dans l'hémicycle, des députés d'opposition lançaient des appels à la "démission" en faisant remarquer l'absence de Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires, donné partant du gouvernement.

La fièvre à encore monte mercredi matin dans les matinales des radios. Brice Hortefeux, député européen et ancien ministre de l'Intérieur a dénoncé sur Europe 1 "un désordre institutionnel et une pagaille politique".
Pointant le caractère inédit d'un remaniement qui se fait attendre, il a souligné que "jamais sous la Ve République" sept ministres n'avaient démissionné en quinze mois. "Si le président voulait entrer dans le livre des records, c'est fait, mais pas de la manière la plus glorieuse," a encore commenté B. Hortefeux.
Il a également jugé qu'avec cet affolement des horloges, le président Macron démontre "son total isolement et sa solitude", puisqu'il ne parvient pas à trouver un ministre de l'Intérieur et serait "obligé de puiser en permanence au-delà de ses amis".

Sur France 2, Guillaume Peltier, n° 3 des Républicains, a lui aussi dénoncé la "mascarade" du remaniement. "Tout ça symbolise une immense fébrilité au sommet de l'Etat, avec une succession de couacs et une incapacité à tracer un cap. On se demande si la France a toujours un capitaine".
Dans un contexte de menace terroriste, "ça devient extrêmement long et la situation de la France commande un ministre de l'Intérieur à temps plein maintenant", s'est inquiété le député du Loir-et-Cher. "Imaginons une seule seconde qu'il y ait un attentat sur notre sol en cette période de troubles, d'entre-deux, où le président de la République, des jours durant, est incapable de désigner un ministre de l'Intérieur", s'est-il interrogé.

"Il ne faut pas chercher la bidouille," estime Ferrand, triporteur immobilier.
Peu avant sur France Inter, le président de l'Assemblée nationale et inconditionnel du chef de l'Etat, Richard Ferrand, avait un peu de mal à défendre l'idée d'un "second souffle", puisqu'il était bien obligé d'admettre que le remaniement d'ampleur, évoqué un temps, n'était manifestement pas été voulu par le chef de l'Etat. "Il ne faut pas chercher de la bidouille," estime Ferrand, triporteur immobilier

Un large remaniement dans la douleur, mais pour rien

"Le cap ne change pas. Le président de la République et son équipage tiennent la marée", s'est défendu l'ex-président du groupe LREM à l'Assemblée.

Le député LR des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, invité de BFMTV, était sur la même ligne que Brice Hortefeux. "C'est inédit, c'est incroyable", s'est-il inquiété en pointant un "imbroglio". "On est dans cette situation de paralysie, de blocage. On ne sait pas si les ministres le sont encore", a-t-il déploré. S'il juge que les Français ne sont pas forcément passionnés par le remaniement, il estime au contraire que "ça doit les inquiéter. Il y a un problème de gouvernance, de pilotage", a-t-il mis en garde. "Ce pouvoir a abandonné l'action. L'incapacité à trouver des ministres traduit cette difficulté", a-t-il encore dénoncé, avant de blâmer "le pouvoir très personnel d'Emmanuel Macron" et "la dégradation très accélérée de ce pouvoir".

"Une sorte de gouvernement fantôme," a renchéri le député LR de l'Yonne, Guillaume Larrivé, sur France Info.

Une autre analyse a été entendue sur RTL.
"Prendre son temps, ce n'est pas toujours une erreur...[mais] l'hésitation ce n'est pas très bien," a louvoyé Jean-Pierre Raffarin. Macronien bienveillant, l'ancien premier ministre de centre droit a également donné son avis sur le remaniement. Il a également formulé des conseils stratégiques à l'attention du président de la République.

"Macron a un leadership en Europe. Il faut pouvoir l'aider," a-t-il estimé. Il appelle à la constitution d'une "coalition européenne". Au lieu d'un "replâtrage" gouvernemental, Jean-Pierre Raffarin invite l'exécutif à donner du "sens" à ses tergiversations. Et selon le ravi, les élections européennes doivent être "l'objectif" à fixer rapidement (!) pour montrer dans quelle direction veut aller le pouvoir [ce qui ne semble pas clair]. Que le gouvernement décide de remanier maintenant ou plus tard, après "presque deux ans" de quinquennat, il croit à l'utilité d'un discours de politique générale comme à celle d'une explication des "grandes orientations".

Le remaniement n'aura pas lieu avant vendredi soir, au plus tôt, après quinze jours.

lundi 31 octobre 2016

Budget 2017: Les Républicains (LR) dénonce les "fourberies de Sapin"

Les "clowneries" de Sapin n'amusent personne

Le porte-parole de Les Républicains a dit le ras-le-bol des "clowneries" de l'exécutif et des "fourberies de Sapin"

Guillaume Peltier a fustigé lundi  l'exécutif et Sapin sur le projet de loi de finances de la Sécurité sociale pour 2017. "Le ministre de l'Économie nous a annoncé un rééquilibrage des comptes maquillé, oubliant de dire que la principale source de recettes supplémentaires provenait de la courageuse réforme des retraites portée par Nicolas Sarkozy et Éric Woerth en 2010", a objecté le porte-parole lors d'un point presse.
"Ce budget est insincère, totalement improvisé, absolument décadent", a-t-il souligné. 
"Les Français n'en peuvent plus de ces clowneries." Évoquant les chiffres du chômage, il a comparé François Hollande à un magicien, "un David Copperfield du chômage puisqu'il a la capacité de faire disparaître des chômeurs d'un mois à l'autre". 

Le porte-parole LR a rappelé "les propositions des Républicains bien plus audacieuses, courageuses et nécessaires"

- réforme de l'assurance maladie "avec un peu plus de 30 milliards d'économies", 
- "15 milliards d'économies sur la question des retraites", 
- dégressivité des allocations chômage 
- et suppression de l'Aide médicale de l'État.

Mardi 25 octobre, la majorité socialiste de l'Assemblée a assuré l'adoption de la partie recettes du budget 2017 avec sa baisse d'impôts, avant de passer au budget de la Sécurité sociale. Ce dernier sera soumis au vote des députés mercredi. Il promet la fin du terrible "trou" de la Sécu et devrait être adopté assez largement, malgré l'opposition de l'ensemble des députés LR, UDI et du Front de gauche.

mercredi 25 juin 2014

UMP: appel de quatre responsables contre "une droite centriste"

UMP : Dati, Guaino, Wauquiez et Peltier réagissent au centrisme de la troïka

Ces responsables de l'UMP dénoncent "la démission idéologique de l'UMP" 
Quatre personnalités de l'UMP refusent "une droite centriste" et  réclament "une droite qui assume son identité". Pour cela, ils lancent un appel pour "une révolution des valeurs", dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles, ce jeudi 26 juin.

Rachida Dati, Laurent Wauquiez, deux anciens ministres, Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, et Guillaume Peltier, co-fondateur de la Droite forte, premier courant, sarkozyste, de l'UMP, estiment tous quatre qu
'il y a "urgence à sauver la droite".
  "Il y a urgence parce que tout s'effondre", affirme Henri Guaino. "La droite de demain, l'UMP de demain, cela doit être à la fois 'des racines et des ailes'. Des racines, avec la fierté de notre identité, de notre culture [...] et, en même temps, des ailes, parce qu'il n'est pas question d'être enfermés sur nous-mêmes", explique Guillaume Peltier.

"Une droite qui assume ses valeurs"

Laurent Wauquiez dénonce le "gloubi-boulga" dans lequel s'enfonce selon lui "toute une partie de la classe politique qui n'ose plus assumer et défendre ce que nous sommes".
Et le fondateur de la Droite sociale, deuxième courant du parti, d'affirmer : "Nous refusons la voie portée par certains d'une fusion avec le MoDem et l'UDI avant même d'avoir réfléchi à nos idées. C'est une fuite en avant vers une sorte de radical-socialisme où nous achèverions de nous renier."

Pour l'ex-ministre de la Justice Rachida Dati, "le redressement passe aussi par la fierté de l'identité française. Dans ce désastre, la gauche a une vraie responsabilité, dans l'affaiblissement de notre identité et dans la montée des communautarismes". Elle veut "une droite qui assume ses valeurs, sans tabou".

Selon l'ex-plume de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, "c'est le culte de la modernité qui laisse la porte ouverte au communautarisme contre l'assimilation républicaine".

"La droite de demain, pour s'en sortir, devra incarner deux idées simples : le courage et le mérite", ajoute Guillaume Peltier.
Revenir sur Schengen 

Tous quatre réitèrent leurs critiques contre l'Europe actuelle

Pour Laurent Wauquiez, auteur d'un récent ouvrage intitulé "Europe : il faut tout changer", l'UE s'est "trop élargie". L'ancien ministre des Affaires européennes défend "le principe d'un protectionnisme européen" et se demande à nouveau s'il ne faut pas "revenir sur Schengen et sur la folie de l'Europe de l'immigration, qui est une passoire"?
Ne faut-il pas remettre en avant l'identité européenne et ses racines judéo-chrétiennes ?", interpelle-t-il.

Pour Rachida Dati, "la grande perdante des élections européennes, c'est la gauche au pouvoir. Il y a eu un mort, la gauche, et un blessé grave, l'UMP". "Tout le monde a échoué, sauf le Front national", ajoute Henri Guaino.

Juppé, Raffarin et Fillon "éloignés des militants"

La rencontre secrète Hollande-Fillon
est-elle imaginaire?
Les "quatre mousquetaires", comme les surnomme le magazine, décochent également leurs flèches contre l'UMP, engluée dans l'affaire Bygmalion"Je regrette que le triumvirat qui dirige aujourd'hui l'UMP [les anciens premiers ministres Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, François Fillon] soit trop éloigné des militants et des sympathisants", affirme Rachida Dati.

Pour Henri Guaino, "la situation que nous vivons à l'UMP ne doit pas être l'occasion d'une désastreuse séquence de règlements de comptes. Tous ceux qui voudraient en profiter pour se revancher, travailler à leur petite ambition personnelle ou vider leur rancœur et leur haine nous entraîneraient dans un gouffre".

"Nous sommes décidés à nous opposer à cela", ajoute-t-il, traduisant la pensée de ses collègues.

samedi 6 juillet 2013

L'UMP n'est pas à la fête: le Conseil constitutionnel ne sent pas la violette

Sarkozy dans tous les esprits à la "fête de la Violette"
Le président de l'UMP J.-F.Copé et le vice-président, 
Guillaume Peltier (2e g), avec Geoffroy Didier (d), 
arrivent à la fête de la Violette, le 6 juillet 2013 à La Ferté-Imbault
L'UMP se réunissait aujourd'hui pour leur première fête de la violette. L'événement qui est destiné à devenir la future grande fête annuelle de la droite a rassemblé près de 2000 personnes

L'annulation des comptes de campagne de l'UMP pour la campagne de Nicolas Sarkozy  a fait tourner le rassemblement à la célébration de l'ancien chef de l'Etat.
 La tentative d'asphyxie du principal parti d'opposition a suscité une profonde indignation, mais aussi une immense indignation. Mais Jean-François Copé a été en mesure de préciser que la souscription nationale lancée par l'UMP a recueilli plus d'un million d'euros  pour renflouer les caisses du parti. 

Grand absent, Nicolas Sarkozy occupait tous les esprits pour cette première "fête de la Violette" organisée en Sologne samedi par les sarkozystes de la Droite forte, premier courant de l’UMP, et destinée à devenir 'la grande fête annuelle de la droite'. Tout au long de la journée, le nom de l’ancien chef de l’Etat a été ovationné avec une ferveur toute particulière après le coup bas de l’invalidation injuste de ses comptes de campagne par le Conseil constitutionnel. 
Le PS n'est pas seulement mauvais joueur; il est foncièrement haineux. Pendant la précédente campagne présidentielle, l'opposition emmenée par les socialistes avait déjà accusé le "candidat Sarkozy" de faire campagne aux frais de l'Etat, en profitant de sa fonction de ministre de l'Intérieur, tout en étant président de l'UMP. En 2012, ce réflexe était encore vif et accuser Nicolas Sarkozy est resté l'un des volets de la contre-offensive lancée par le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, et ses troupes. Il a même dû ajuster sa campagne pour ne pas tomber dans son propre piège. En avril 2012, Hollande était sur le point de crever le plafond de dépenses fixé pour la campagne. Le PS n'avait pourtant déjà pas de souci de trésorerie: le mouvement fondé par Jean Jaurès est même le plus riche parti politique de France (55 millions d'euros en réserve contre un peu moins de 50 millions pour l'UMP en 2010)
Il faut dire que François Hollande a débuté sa campagne très tôt, multipliant les déplacements et les réunions publiques: le député corrézien a tenu son premier meeting au Bourget (Seine-Saint-Denis) le 22 janvier - trois mois pile avant le premier tour de l'élection présidentielle - quand Nicolas Sarkozy entra en campagne à Annecy (Haute-Savoie) près d'un mois plus tard, le 16 février.

Quelque 2.000 personnes, femmes et hommes de toutes générations, parfois avec enfants, sont venus déjeuner "à la bonne franquette", autour d’un simple buffet campagnard (16 euros), dans le parc d’un château du XIXe siècle à La Ferté-Imbault (Loir-et-Cher). Ballons et fleurs en papier aux couleurs du drapeau français décoraient la grande tente sous laquelle avaient été installées des dizaines de tables. Assis en rangs serrés, les convives ont écouté les orateurs défiler au micro, notamment Jean-François Copé, qui est revenu sur l’appel aux dons lancé jeudi soir après la décision du Conseil constitutionnel mettant à mal les finances du parti. L’UMP se retrouve privée d’un remboursement de l’Etat de près de onze millions d’euros.

"
En 36 heures nous sommes déjà à 1.150.000 euros collectés par l’engagement citoyen des Françaises et des Français", a déclaré le président de l’UMP, en se présentant comme le plus apte "au commandement" dans cette "épreuve", une semaine après la validation par les militants du report à 2015 d’un nouveau vote pour la présidence du parti. De la rivalité avec François Fillon il ne veut plus entendre parler. "Il n’y a plus de place pour les petites phrases, les divisions, la politique politicienne", a expliqué le patron de l’UMP, en l’absence de l’ancien Premier ministre, en déplacement jusqu’à dimanche au Liban.

Sarkozy "maître de son calendrier" 

Copé a fait applaudir et scander le nom de Nicolas Sarkozy, "celui qui est dans notre coeur, sans cesse auprès de nous" et "a subi depuis un an les attaques et critiques les plus viles". 
L’ancien chef de l’Etat participera lundi, pour la première fois depuis 2007, à un bureau politique (instance dirigeante) extraordinaire de l’UMP, réuni pour examiner les conséquences de la décision des juges constitutionnels, et "adressera un message de solidarité à l’égard de sa famille politique", a annoncé Brice Hortefeux à son arrivée. Quand s’adressera-t-il aux Français? 'Je n’en sais rien. S’il le décide, Nicolas Sarkozy est maître de son calendrier", a prudemment répondu l’ancien ministre, qui préside l’association des "Amis de Nicolas Sarkozy", qui présida l’UMP de 2004 à 2007.

Bruno Le Maire, candidat déclaré à la primaire de 2016 et qui "ne partage pas toutes les idées de la Droite forte", avait tenu à être présent par souci d’unité, et a posé pour la photo de famille après le discours de Copé, rejoignant au pupitre les deux fondateurs de la Droite forte, Guillaume Peltier et Geoffroy Didier. Deux jours après l’avoir jugée "grave", Jean-François Copé a déclaré que "la décision du Conseil constitutionnel doit être respectée, quoi qu’on en pense", alors que François Hollande, en voyage officiel à Tunis, avait appelé vendredi à ce respect.

Il a également été beaucoup question du 3«bilan catastrophique3 de l’an I de François Hollande et de cette gauche "qui piétine nos valeurs". "François Hollande, c’est le capitaine du Titanic, c’est le président du Le Maire", a affirmé G Peltier. 
Autre cible des intervenants, Marine Le Pen. Camille Bedin, secrétaire générale adjointe de l’UMP, s’est attiré un joli succès lorsqu’elle a lancé que la présidente du FN, c’est "un Mélenchon enrobé dans un ruban bleu, blanc, rouge".