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dimanche 28 juillet 2019

Soupçons de financement libyen : le principal accusateur de Sarkozy fait marche-arrière

Baghdadi al-Mahmoudi avoue qu'il n'a pas été le témoin direct du prétendu financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy 

Depuis 2011, ce libyen de haut rang a ainsi faussé deux élections présidentielles françaises...

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Baghdadi était l’un des plus crédibles. Depuis sa fuite en Tunisie en 2011, il ne cessait d’accuser Nicolas Sarkozy.  
Effondrement d'une nouvelle poutre maîtresse du dossier 
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dans l'une des affaires qui a empoisonné la carrière de Nicolas Sarkozy. Baghdadi al-Mahmoudi, l'ancien chef du gouvernement libyen, à l'origine des révélations sur des soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, change de version, rapporte le Journal du Dimanche. Entendu le 9 février dernier dans le cadre de l'enquête, il aurait déclaré : "Je n'ai pas de relation directe avec les faits; on me les a juste rapportés".  

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C'est justement lui, qui, lors de son procès en 2014, avait accusé Nicolas Sarkozy. En 2016, il avait d'ailleurs évoqué "d'importantes contributions à la campagne présidentielle" du candidat. 

De nouveau interrogé, Baghdadi al-Mahmoudi se défend en déclarant : "J'avais dit tout ce que je sais et tout ce qu'on m'avait rapporté", se défend aujourd'hui Baghdadi al-Mahmoudi. 
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Baghdadi al-Mahmoudi

"Je n'ai pas traité avec lui directement"...

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"Les personnes ayant traité avec Sarkozy se trouvent chez vous. Je n'ai donc pas traité directement avec lui et je ne lui ai pas donné d'argent", aurait-il affirmé aux enquêteurs français, avant d'ajouter : "Je n'ai donc pas traité avec lui directement et je ne lui ai pas donné d'argent". 

Enfin, alors qu'il avait raconté que des sommes avaient été "prélevées sur un poste politique" dans le budget des Affaires étrangères pour un "soutien politique", il nie aujourd'hui leur "caractère officiel". Il confirme en revanche l'existence de "sommes allouées au soutien des campagnes électorales d'Etats amis".
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Dans l'enquête sur les accusations de financement par lle tyran libyen de sa campagne de 2007, l'ancien ministre et secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant et Nicolas Sarkozy ont été mis en examen, notamment pour "corruption passive" et "recel de détournements de fonds publics" dans cette procédure qui fait toujours l'objet de recours devant la Cour d'Appel.

samedi 17 février 2018

Wauquiez : Macron, un tueur, et Sarkozy, un pragmatique

Wauquiez livre des traits de caractère de Sarkozy et Macron

Nicolas Sarkozy avait placé des ministres sur écoutes et Emmanuel Macron avait mis en place une "cellule de démolition" de François Fillon

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Laurent Wauquiez a fait ces confidences à l'issue d'une conférence donnée à l'Ecole de management de Lyon. TMC, groupe BFM, livre un extrait sonore de la conversation. 
"Nicolas Sarkozy, il en était arrivé au point où il contrôlait les téléphones portables de ceux qui entraient en Conseil des ministres. Il les mettait sur écoutes pour pomper tous les mails, tous les textos, et vérifier ce que chacun de ses ministres disait au moment où on entrait en Conseil des ministres", confie Laurent Wauquiez dans cet enregistrement et dont des extraits ont été diffusés dans l'émission Quotidien.
médiatique. La presse partisane évite juste de resituer ces témoignages dans le contexte historique. Parmi les ministres de Sarkozy, figuraient notamment Martin Hirsch, Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, qui annoncera en 2012 son intention de voter pour François Hollande, lequel le nommera par décret directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris, ou Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'État chargé des affaires européennes, repassé à Hollande qui en fera son secrétaire général de la présidence de la République... Sarkozy avait de bonnes raisons de se méfier !
Sans parler de Gérald Darmanin, démissionnaire de ses fonctions de secrétaire général adjoint du parti Les Républicains pour devenir ministre de Macron, citons aussi Benoît Apparu, ancien ministre délégué chargé du Logement ou Christian Estrosi, ancien ministre chargé de l'Industrie dans des gouvernements Fillon qui ont viré leurs cutis.

"Que Fillon gagne la primaire et que, derrière, il le démolisse... Je suis sûr et certain, qu'il l'a organisé."

Macron, "objectivement, il a quand même eu un alignement de planètes assez inespéré," souligne Wauquiez. 

"Je pense qu'ils ont largement contribué à mettre en place la cellule de démolition", affirme le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ces propos sont une réponse non envisagée par l'enquête intitulée "Qui a tué François Fillon?" de Jean-Baptiste Boursier, diffusée dans "Grand Angle" sur BFMTV, évoquant la chute du candidat LR à l’Elysée.

Le porte-parole du gouvernement ne réagit pas sur le fond.
"Diffamations, injures, vulgarité... Une conception particulière de l'enseignement... Les étudiants de EM Lyon méritent mieux !", a commenté Benjamin Griveaux, sur Twitter. Sur le fond, il ne nie donc pas.

Wauquiez aborde également le cas de Gérald Darmanin

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, dont la plainte pour viol qui le visait vient d'être classée sans suite par le Parquet de Paris qui dépend du ministère de la Justice, mais qui doit encore affronter une enquête pour abus de faiblesse.

"Il sait très bien ce qu'il a fait". "Il va tomber", dit notamment le président des Républicains (LR), au cours de cette conférence réalisée avant l'annonce du classement sans suite de l'enquête. Pour lui, le ministre va devenir, dans le quinquennat Macron, "l'incarnation de ce qu'a été (Jérôme) Cahuzac".

Wauquiez revient également sur l'appel à la démission lancé par son parti à l'encontre du ministre, ex-LR lui-même.
"J'ai sorti ça; j'ai été en minorité à l'intérieur de mon parti. Moment très dur pour moi à gérer. J'ai eu toute une série de voix dissonantes qui ont dit 'non mais nous on trouve que c'est bien, faut qu'il reste, présomption d'innocence'.  

Ce journaliste est un cousin de Pierre Larrouturou, économiste socialiste qui fonda 'Nouvel Donne', parti qui apporta son soutien à Mélenchon, candidat de l'extrême gauche à l'Elysée, en 2017.

Qui peut croire que Wauquiez a pu faire confiance à une assemblée de jeunes inconnus ? 
Un fuitage organisé ? En évoquant les précautions prises par Sarkozy et en se livrant lui-même aux portables indiscrets de jeunes gens sur les terres de Gérard Collomb ancien sénateur-maire PS de Lyon et actuel ministre LREM de l'Intérieur, Wauquiez confirme qu'en politique une dose de paranoïa est nécessaire...

mercredi 24 juin 2015

Wikileaks/Mediapart: des révélations -opportunes et rassembleuses- d'écoutes de présidents français par les USA

Le divin président noir n'inspire plus confiance! 

La NSA (ex-CIA) a écouté les responsables politiques français, dont trois présidents de la République

Que nous apprennent des trois présidents français, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande - au moins de 2004 à 2012 - les révélations publiées mardi soir par Wikileaks ? Que les Etats-Unis et leur agence de renseignement, la NSA, ont espionné les trois derniers présidents. Ces écoutes ont donné lieu a des notes. Mediapart (dans un article d'accès exceptionnellement gratuit) et Libération donnent une audience aux fuites d'information, mais ces notes, classées "Top secret", ne révèlent cependant pas de secrets d'Etat. Jugez plutôt.

Hollande et la Grèce

Grâce à l'une des notes de la NSA, on apprend que le 22 mai 2012, trois jours après son entrée à l'Elysée, François Hollande demanda à Ayrault la convocation d'une réunion ministérielle secrète, destinée à discuter d'une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro. 
Ce brainstorming ne peut être inscrit à l'agenda officiel du président sans risquer de crédibiliser le risque d'une sortie du pays et donc d'alimenter une panique boursière, explique Libération, téléguidé par l'Elysée. 

Hollande et sa rencontre avec des représentants du SPD

Dans cette même note, on découvre que François Hollande chargea aussi son Premier ministre d'organiser une rencontre avec des représentants du SPD allemand, le parti de l'opposition. Jean-Marc Ayrault voit d'un mauvais oeil cette initiative diplomatique qui, estime-t-il, provoquera l'ire d'Angela Merkel.
La prophétie se réalisa: la chancelière allemande accueillit très mal la nouvelle. Deux jours après la poignée de mains entre l'Elysée et le SPD, Angela Merkel tacla son homologue français. 

Sarkozy et l'espionnage américain

Un autre rapport de la NSA livre les coulisses de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama, le 30 mars 2010, la première depuis l'élection du président américain. Sous le vernis "nous n'avons jamais été aussi proche", était posée la question des grandes oreilles américaines qui écoutent la France. 
Le 24 mars 2010, l'agence transmit le compte-rendu d'une conversation entre l'ambassadeur de France à Washington, Pierre Vimont, et le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l'Elysée, Jean-David Levitte. L'objet: les thèmes que le président français veut aborder lors de son entretien avec Barack Obama. "L'échange prouve que Paris est parfaitement conscient de l'espionnage américain", insiste Mediapart, lorsqu'est concerné le président UMP. Mais comment le site trotskiste ne s'étonne-t-il pas que Pépère, son successeur socialiste, ait négligé de l'être à son tour ?... 

Sarkozy et Ricard

Barack en barbouze
Outre l'espionnage, Nicolas Sarkozy souhaitait aussi aborder à Washington un sujet plus économique, celui du sort de Pernod Ricard. C'est là qu'un commentaire attribué à la NSA "l'un des soutiens fortunés de Sarkozy", fait suspecter une instrumentalisation par Mediapart. Une double stratégie est alors mise en place: Sarkozy en touche un mot à Obama; son conseiller diplomatique en parlera avec les conseillers économique et à la sécurité nationale du président des Etats-Unis, ajoute Libération.

Sarkozy et la crise financière de 2008
Après la crise financière de 2008, Nicolas Sarkozy "croit que Washington tient désormais compte de certains de ses conseils", raconte une note "Top secret" de la NSA. "Selon lui, c'est la première fois que les États-Unis n'ont pas agi en leaders dans la gestion d'une crise mondiale et la France va maintenant prendre la main." "Sarkozy se voit comme le seul à pouvoir résoudre la crise financière mondiale", estimait également l'agence américaine, selon Libération, sélectionneur des notes, avec une malignité qui surprendrait de la part d'un journal qui serait indépendant.


Chirac et les boulettes de Douste-Blazy

La façon dont Jacques Chirac donnait des ordres à Philippe Douste-Blazy - qu'il avait par exemple chargé de soutenir la nomination du Norvégien Terje Roed-Larsen comme secrétaire général-adjoint de l'ONU - prouve qu'il percevait son ministre des Affaires étrangères comme ayant une "propension (...) à faire des déclarations inexactes et inopportunes", note aussi la NSA.


Les révélations ont suscité de nombreux tweets









mercredi 25 février 2015

Salon de l'agriculture: Sarkozy, très détendu, raille les propos malveillants de Hollande

Eh bien, tu l'as revu, Sarkozy ?

Nicolas Sarkozy a renoué avec l'épreuve de fond du gigantesque Salon de l'agriculture,

toujours dans la course, après deux ans d'absence, au rendez-vous incontournable des politiques, à moins d'un mois des élections départementales.
Il a commencé sa visite ce mercredi par le stand de Filouse, la vache de race Rouge Flamande mascotte de ce cru 2015. 

Arrivé peu après 9 heures, l'ancien président de la République n'a pu résister à une première boutade, en référence à une petite phrase que François Hollande avait lancée au Salon en 2013. A une petit fille qui demandait : "Il est où, Nicolas Sarkozy?", l'actuel chef de l'Etat avait cyniquement répondu : "Tu ne le verras plus". Ce matin, le patron de l'UMP interroge en s'adressant à la cantonade : "Qui a dit ça ?" Un journaliste répond : François Hollande. "Encore une promesse non tenue", conclut, ironique, l'ex-président avec gourmandise, avant de croquer une fraise de Marmande. 

Le Premier secrétaire du Parti socialiste Jean-Christophe Cambadélis n'a pas pu se retenir de réagi dans les deux heures qui ont suivi, s'agaçant sur Twitter que Nicolas Sarkozy soit "obsédé" par le locataire de l'Elysée. L'ancien trotskiste coopté à la tête du PS aimerait pouvoir croire ce qu'il raconte:


En campagne en... Corrèze
Dans les allées du Salon, l'ancien chef de l'Etat est très entouré, par les journalistes et des officiers de sécurité, qui entourent aussi le trésorier de l'UMP Daniel Fasquelle et le représentant de la Droite forte Guillaume Peltier. 
A la reconquête d'un électorat fidèle à Jacques Chirac, mais de plus en plus tenté par le vote le Front national, Sarkozy en profite pour annoncer un déplacement en Corrèze, le fief chiraquien devenu terre électorale de François Hollande, d'ici au 22 mars, premier tour des élections départementales. 

Les expolitants réservent au président de l'UMP un accueil bienveillant 

Dès son arrivée au Salon, il s'était laissé aller à une déclaration d'amour à leur adresse : "Les agriculteurs, ce sont des gens que j'aime beaucoup. (...) C'est gens passionnés. Ils ne demandent qu'une seule chose c'est qu'on leur reconnaisse leur savoir-faire et qu'on leur accorde un prix qui leur permette de couvrir leurs charges. Ils veulent travailler et vivre de leur travail, franchement, ce sont des valeurs que je comprends."

Marine Le Pen, "je ne veux pas en parler"
Interrogé sur Marine Le Pen, qui visitera le SIA jeudi, Nicolas Sarkozy rétorque : "Cette dame, je ne veux pas en parler. C'est un symptôme, pas la solution." Le Front national est donné en tête des intentions de vote au premier tour des élections départementales, selon un récent sondage. 

Carla et les McDo
Au gré de sa déambulation, l'ancien président s'arrête au stand McDonald's. Petit confidence au passage sur les goûts de Carla : "Je rentre, elle demande : Achète-moi un Mac en passant et ça lui fait plaisir. C'est vrai ce que je dis, je vous assure." Pas sûr que Cambadélis apprécie les goûts simple de l'ex-Première dame... Café à la main, Nicolas Sarkozy préfère, quant à lui, goûter un macaron.

Fort de son expérience, le président Sarkozy distille aussi ses conseils à un étudiant, avant un déjeuner de travail avec le président de la FNSEA, Xavier Beulin, et des responsables agricoles,  "L'échec, c'est pas un problème: ce qui est un problème c'est de rater une opportunité. Tu vas en connaitre des échecs, j'en ai connus, c'est la vie."
VOIR et ENTENDRE Sarkozy stimuler un étudiant:  
Un président très attendu et détendu.

jeudi 12 février 2015

Rachida Dati félicitée pour la réforme de la carte judiciaire de Sarkozy

La Cour des comptes salue la réforme de la carte judiciaire de Sarkozy par Rachida Dati

La Cour des Comptes désavoue les "juges rouges" du SM

Les Sages dressent un bilan positif de la réforme engagée par la droite. Fait exceptionnel et avec quelques rares réserves, la Cour des comptes juge positivement la réforme de la carte judiciaire menée par Rachida Dati entre 2007 et 2011. "L’exemple de la carte judiciaire témoigne que la réforme d’un grand service public est possible, qu’elle peut avoir un coût initial maîtrisé et que, nonobstant les critiques qu’elle a pu susciter dans un premier temps, et ses inévitables imperfections, elle est porteuse d’effets positifs", écrit noir sur blanc la Cour des comptes dans son rapport annuel rendu public ce mercredi.

Cette réforme, qui a provoqué d'intenses protestations dans la magistrature, a abouti à la suppression d’une juridiction sur quatre, passant de 1.190 à 863, rappelle le rapport, pour "tenir compte des données de l’aménagement du territoire mais aussi, et surtout, pour assurer un meilleur fonctionnement de la justice", alors que la carte judiciaire n’avait que très peu changé depuis 1958. Si les Sages ne vantent pas forcément la détermination du ministère au détriment de la concertation rendue difficile pour des motifs corporatifs et politiques, ils approuvent que la réforme a été menée à son terme et que la refonte a été fondée sur "des critères d’activité": 1.500 affaires civiles et/ou 2.500 affaires pénales pour les tribunaux de grande instance (TGI), 615 affaires civiles par an et par magistrat pour les tribunaux d’instance, plus de 300 nouvelles affaires par an pour les conseils des prud’hommes (CPH).

Primes et avancements accordés

La Cour des Comptes se félicite aussi que, pour faire aboutir sa réforme, la Chancellerie a mis en place "un accompagnement social significatif et équitablement réparti". En clair, des primes ont été données au personnel impacté (1.196 magistrats ont bénéficié de la prime de restructuration pour près de 15 millions d’euros) et des promotions ou des mesures d’avancement ont été accordées, par exemple aux greffiers concernés.

De fait, entre les opérations immobilières, les déménagements, les frais de fonctionnement ou réorganisation, le coût global de la réforme, sur la période 2008-2017 s’élève au total à 413 millions d’euros, soit, un montant proche des "estimations initiales" et "conforme à l’enveloppe notifiée par le Premier ministre en 2008", souligne le rapport.

Cette réforme a toutefois permis de faire des économies, grâce à une utilisation "plus économe des surfaces", mais aussi au niveau du personnel, "à travers des suppressions de postes devenus vacants et des redéploiements de postes". La Cour note qu’avec la réforme, il y a eu "une répartition plus équilibrée des ressources humaines".

Meilleure productivité

Insultes du "mur des cons" par le SM
Et la Cour note que la productivité est meilleure dans les TGI touchés par la réforme, tant sur le délai de jugement que sur le taux de couverture des affaires nouvelles. Ce qui n’est toutefois pas le cas des tribunaux d’instance, où les délais de traitement ont globalement augmenté depuis 2008, et de manière plus importante pour les TI impactés par la réforme de la carte judiciaire. Ce qui s’explique par les "difficultés d’absorption" d’une charge de travail supplémentaire mais aussi par le surcroît d’activité lié à la crise (réforme du contentieux du surendettement, réforme des tutelles).

Quant à l’accès à la justice, la Cour des comptes estime que "les arbitrages territoriaux rendus à l’époque s’accordaient assez bien avec les données démographiques". Que si certaines zones n’ont pas de présence judiciaire aujourd’hui, c’était déjà le cas avant. Et que, le cas échéant, la réouverture des TGI de Tulle, Saumur et Saint-Gaudens, a permis de répondre aux critiques sur le mauvais maillage territorial.

Cette réforme de la carte judiciaire doit être poursuivie pour les tribunaux de Commerces et les cours d’Appel

C'est la conclusion de la Cour des comptes. Une réforme d’autant plus nécessaire que la carte des régions a elle-même été redessinée, insiste le rapport.

Rachida Dati avait eu beau prévenir que l’idée d’un tribunal de grande instance par département et d’une cour d’appel (35) par région, prévue dans le programme de Nicolas Sarkozy, ne serait qu’un "critère parmi d’autres", le monde de la justice s'était enflammé sous l'allumette du Syndicat de la Magistrature et en avait profité pour mener une virulente campagne visant le gouvernement, notamment la garde des Sceaux, vilipendée, voire méprisée et insultée.
Ses bonnes intentions réformistes 
n'avaient pas suffi à apaiser non plus la grogne de certains avocats, qui multiplièrent les actions, notamment dans le sud-est de la France, où plusieurs tribunaux pourraient être menacés de disparition. Au tribunal d'Alès (Gard) et de Carpentras (Vaucluse), des dizaines d'avocats avaient ainsi bloqué l'accès à certaines audiences, tandis qu'ailleurs des juges repoussaient les affaires pour faire monter la colère des Français.


jeudi 8 janvier 2015

Carnage de Charlie hebdo: Hollande a appelé Sarkozy à le rencontrer à l'Elysée

Sarkozy appelle "à s'unir contre la barbarie"
Le président Hollande a souhaité consulter son prédécesseur

François Hollande a rencontré Nicolas Sarkozy à l'Elysée 
F. Hollande a appris à descendre les marches
du perron de l'Elysée pour Sarkozy

Suite à l'attaque ciblée des caricaturistes de Charlie Hebdo à son siège, le président de la République recherche le plus large consensus national, à l'exclusion du FN. A 9h30, il a consulté l'ancien président de la République, son prédécesseur immédiat à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, contre lequel une partie de la gauche, comme Robert Badinter dans Le Monde, polémique sur son droit à siéger au Conseil constitutionnel. Pourtant, quand la nécessité l'y oblige, la majorité présidentielle fait appel aux responsables compétents, d'autant que la sphère politique se montre divisée: le député socialiste J.-J. Urvoas, président de l'Observatoire "Thémis" de la Fondation Jean Jaurès, juge ainsi que la question "n’a vraiment pas lieu d’être".

"Les hommes civilisés doivent s'unir pour répondre à la barbarie", 
a estimé l'ancien chef de l'État sur le perron de l'Élysée, à l'issue de l'entretien de 45 minutes.
Nicolas Sarkozy a salué " l'attitude de nos compatriotes, et les démonstrations spontanées d'unité", se déclarant "impressionné, bouleversé", selon ses mots. 

L'ancien président de la République a également expliqué avoir donné ses recommandations à François Hollande sur les mesures à prendre
"Je lui ai indiqué combien il serait utile de faire un travail précis sur ce qui s'est passé". "Une sécurité à 100% n'existe pas, mais on peut travailler à améliorer nos dispositifs dans un souci partagé de protection des Français". Le nouveau président de l'UMP a laissé entendre que le président de la République devrait détailler de nouvelles mesures dans l'après-midi.

Le président Sarkozy a renouvelé son appel à l'unité nationale de la veille, 
demandant la "hausse notre niveau de vigilance".
VOIR et ENTENDRE l'ancien chef de l'Etat:

Nicolas Sarkozy se dit également prêt à participer à la grande manifestation prévue dimanche, "sous condition".
"Cette manifestation doit se faire dans un climat de recueillement", souhaite-t-il. "Si les conditions sont réunies, nous appellerons à la tenue de cette manifestation. Nous avons prévu d'en reparler après cet après-midi", a poursuivi  Sarkozy.

Un bureau politique de l'UMP ce jeudi après-midi
Le nouveau président de l'UMP va réunir dans l'après midi un bureau politique extraordinaire de l'UMP, rue de Vaugirard.
Comme d'autres responsables de l'UMP, Nicolas Sarkozy a parlé de la "guerre" à mener et de la "question de civilisation" que pose l'attaque terroriste à Charlie Hebdo. "Il faut que les gens civilisés s'unissent face à cette barbarie. C'est une guerre déclarée à la civilisation. La civilisation a la responsabilité de se défendre.
"Le député UMP et maire de Nice Christian Estrosi, interrogé sur RMC, considère que la France entière a été attaquée. "Il y a une guerre globale qui est déclarée contre la France", juge-t-il.
Même réaction d'Éric Ciotti, également élu UMP des Alpes-Maritimes et proche de François Fillon (qui ne s'est pas encore exprimé), qui déclare le pays en guerre juste après avoir fait part de son "émoi" et de sa "stupéfaction".
— Geoffroy Didier (@GeoffroyDidier) 7 Janvier 2015


mercredi 2 juillet 2014

Règlements de comptes à OK-DSK

Sarkozy, Valls, Hollande: DSK taille des p..pes  des costards en série

Dominique Strauss-Kahn a tenu des propos faits pour être repris par la presse
Même s'il s'est délocalisé de la politique hexagonale vers la finance européenne, Dominique Strauss-Kahn garde la langue active. 

Conseiller de nombreux gouvernements et banques d'affaires, il ne se prive pas pour autant de distribuer
les cartons jaunes et rouges aux uns et aux autres. Dans son édition du 26 juin, Le Point recense quelques-unes des sorties pas si amènes du délinquant sexuel du Sofitel de New York. 

Sur Manuel Valls: "ficelé" dans un gouvernement de "brêles"
"Il est ficelé dans un gouvernement composé par Hollande et dont la moitié sont des brêles. Il n'a pas fait le gouvernement qu'il voulait." 

Sur François Hollande: "S'il continue à m'emmerder, je reviens !"
"Le gouvernement de Hollande aurait été parfait pour le début des années 80, quand la crise était encore gérable. Mais par grand vent..."
"Tant que les ménages et les entreprises n'auront pas confiance, les premiers ne consommeront pas et les seconds n'investiront pas. Donc, la question est: Hollande peut-il inspirer confiance ?"  

Sur Nicolas Sarkozy : il était impatient
"Quand, en tant que patron du FMI, je venais exposer un problème à Angela Merkel, on y passait deux heures. L'ancienne ingénieure décortiquait tout dans les moindres détails. Avec Sarkozy, la conversation durait un quart d'heure. Ensuite, il était impatient de passer à autre chose..." 

Sur les 35 heures, trop "rigides et administratives" 
"J'en suis le concepteur parce que la réduction du temps de travail est un phénomène historique et qu'il vaut mieux l'organiser. Mais je ne voulais certainement pas qu'on les applique de façon aussi rigide et administrative. Il y avait une façon de faire, flexible." 

Sur les 50 milliards d'économies du gouvernement: "la moitié est bidon." 

Sur la politique économique de la France: des barrières idiotes entre public et privé
"Cette idée selon laquelle, notamment en France, on veut dresser des barrières intangibles entre le privé et le public est idiote. Vouloir confier toutes les décisions économiques à des fonctionnaires qui n'ont jamais travaillé dans les milieux financiers, c'est comme dire: j'ai un problème cardiaque, je vais aller me faire opérer par le charcutier. Ca ressemble un peu, la charcuterie, mais c'est débile."

dimanche 9 mars 2014

Jacques Attali, solidaire de Sarkozy, "un honnête homme"

Attali est-il "triste" pour ses amis ?
L'ancien conseiller de François Mitterrand déplore la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy 
Attali, à gauche, et
deux arrivistes en arrière-plan:
Hollande et Royal, à l'écoute !
Jacques Attali critique son ex-conseiller Patrick Buisson, qui a enregistré des conversations avec l'ancien chef de l'Etat. 
Jacques Attali n'a pas de mots assez durs contre Patrick Buisson. L'ancien conseiller de François Mitterrand reproche à son successeur à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, d'avoir enregistré des conversations. Invité de l'émission "C Politique" sur France 5 dimanche 9 mars, il y a vu la "démarche malsaine" et "perverse" d' "un nouveau riche de la politique qui s'admire et se trouve tellement émerveillé d'y être qu'il a envie de le vérifier en enregistrant".

L'économiste et écrivain s'est également désolé  de la mise sur écoute de l'ex-président par la justice

"Je connais Nicolas Sarkozy depuis trente ans"
"Je suis très triste pour Nicolas Sarkozy", a-t-il confié, ajoutant qu'il a "beaucoup de peine pour lui" et qu'il lui fait part de sa "sympathie". 

Quant aux affaires, Jaques Attali a tranché : "Je connais Nicolas Sarkozy depuis trente ans. Pour moi, c'est un honnête homme. Je n'ai pas de doute là-dessus."

A-t-il un doute parallèle pour l'intégrité des Valls et Taubira? Attali ne mentionne pas la confiscation par la police du téléphone portable de Maître Herzog, avocat de Sarkozy. A l'encontre d'un ado, un professeur ne se le permettrait pas, mais sommes-nous encore dans un "état de droit" ?

Les moeurs nouvelles sont une menace pour la république.