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mardi 28 janvier 2020

Robert Badinter s'élève contre les menaces en carton sur l'abolition de la peine de mort

Le socialiste s'oppose-t-il à la peine de mort ou bien défend-il son bébé de 39 ans ?

Avant qu'il disparaisse subrepticement, ce post était intitulé 
"Robert Badinter s'élève contre les menaces en carton sur l'abolition de la peine de mort " 

L'ancien ministre de la Justice s'en est pris aux démonstrations de violence lors des manifestations sociales des derniers mois

«Au bûcher !» : une tête de Macron, une balle entre les yeux, brûlée à la manifestation du 22 mai

Parce que Roumain de confession juive - dont le père fut déporté depuis le Camp de Drancy en mars 1943 et mourut au camp d'extermination de Sobibor, Pologne - mais qui a pourtant accepté la fonction de garde des Sceaux de Mitterrand qui servit le régime de Vichy, Robert Badinter était invité spécial de "C à vous"  à l'occasion des 75 ans de la libération du camp d'Auschwitz, ce lundi 27 janvier sur France 5, chaîne de télévision généraliste française de service public.
Résultat de recherche d'images pour "badinter mitterrand"Appelé à réagir - hors sujet - aux images de manifestants contre la politique de Macron, tenant notamment la tête d'Emmanuel Macron au bout d'une pique, Robert Badinter a laissé éclater sa colère : "Rien n'excuse ce degré de violence (...). La représentation d'une tête au bout d'une pique, qui n'est rien d'autre que la continuité de la guillotine, est à mes yeux absolument et totalement condamnable".
Pour l'ancien ministre de la Justice, 91 ans, "on ne peut pas admettre dans la République française, que quelque homme ou femme politique que ce soit, on promène sa tête au bout d'une pique avec ce que cela signifie, ce n'est pas admissible; je le dis du fond du coeur," s'emporte l'époux, en secondes noces, de la philosophe et écrivaine Elisabeth Badinter, née Bleustein-Blanchet, fille de Marcel Bleustein-Blanchet, fondateur de Publicis, et de Sophie Vaillant, petite-fille du député socialiste et communard Edouard Vaillant, un compagnon de luttes de Jean Jaurès et Jules Guesde.

L'ancien avocat abolitionniste a ensuite justifié sa violence
Résultat de recherche d'images pour "badinter mitterrand"
"Derrière le symbole, il y a la pulsion, et s'il y a la pulsion il y a la haine, et la volonté de détruire physiquement l'adversaire". Peu importe la cause. Pour Robert Badinter, rien ne justifie la violence.

VOIR et ENTENDRE l'avocat mettre toute violence en procès, hormis - désormais - celle d'Etat:

 
Alors, comment le peuple peut-il manifester son mécontentement ? 
"Vous avez tous les moyens, toutes les libertés, l'expression, le défilé, la manifestation, le slogan, ce que vous voulez, mais pas la violence physique, pas l'agression des êtres humains, pas non plus [pas même] la symbolique de la mort, parce que la mort n'est pas compatible avec nos idéaux," assure cet ancien président du Conseil constitutionnel (mars 1986-mars 1995).

Badinter condamne-t-il pareillement les mutilations de manifestants ?


Le petit Nicolas ne veut pas se faire piquer sa Rolex.
Badinter n'a pas toujours eu
l'indignation égalitaire
"Aucune cause ne justifie cette violence", assure-t-il. Et "rien ne justifie la violence," pas même la raison d'Etat. Ainsi, logiquement, Hollande est-il coupable de la mort de Rémi Fraisse en octobre 2014 et Macron des mutilations de Gilets Jaunes.
Résultat de recherche d'images pour "effigie de Sarkozy au bout d'une pique"Les Indigènes de la République persistent à accuser notre "système judiciaire, politique et médiatique qui conduit à la mort d’un nombre considérable d’Indigènes sous les coups des violences policières. Malek Oussekine, Zied et Bouna, Wissam El-Yamni, Ali Ziri, Lahoucine Aït Omghar, Zineb Redouane, Adama Traore, Amine Bentounsi, Gaye Camara, Angelo Garand, Shaoyo Liu, Babacar Guèye, et tellement d’autres…  Autant de cas qui nous permettent d’affirmer que les Indigènes subissent un traitement d’exception, et celui d’Ibrahima Bah en est l’illustration parfaite. La persistance et la légitimation d’une forme de peine capitale pour les Indigènes se jouent sur deux plans : le premier est judiciaire et policier, le second est politique et médiatique." 
L'animatrice de l'émission, Anne-Elisabeth Lemoine - qui a fait sa carrière dans les pas de Marc-Olivier Fogiel devenu directeur général de la très macronienne chaîne de télévision d'information BFMTV en 2019 - a-t-elle posé les bonnes questions ?

Le 25 mai 1981, François Mitterrand gracia Philippe Maurice, condamné à mort par le jury populaire de la cour d'Assises de Paris le 28 octobre 1980 pour complicité de meurtre et meurtre sur agents de la force publique. A cette occasion, Le Nouvel Observateur titra "L’enfant condamné à mort", à cause de son jeune âge, 24 ans...
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jeudi 8 janvier 2015

Carnage de Charlie hebdo: Hollande a appelé Sarkozy à le rencontrer à l'Elysée

Sarkozy appelle "à s'unir contre la barbarie"
Le président Hollande a souhaité consulter son prédécesseur

François Hollande a rencontré Nicolas Sarkozy à l'Elysée 
F. Hollande a appris à descendre les marches
du perron de l'Elysée pour Sarkozy

Suite à l'attaque ciblée des caricaturistes de Charlie Hebdo à son siège, le président de la République recherche le plus large consensus national, à l'exclusion du FN. A 9h30, il a consulté l'ancien président de la République, son prédécesseur immédiat à l'Elysée, Nicolas Sarkozy, contre lequel une partie de la gauche, comme Robert Badinter dans Le Monde, polémique sur son droit à siéger au Conseil constitutionnel. Pourtant, quand la nécessité l'y oblige, la majorité présidentielle fait appel aux responsables compétents, d'autant que la sphère politique se montre divisée: le député socialiste J.-J. Urvoas, président de l'Observatoire "Thémis" de la Fondation Jean Jaurès, juge ainsi que la question "n’a vraiment pas lieu d’être".

"Les hommes civilisés doivent s'unir pour répondre à la barbarie"
a estimé l'ancien chef de l'État sur le perron de l'Élysée, à l'issue de l'entretien de 45 minutes.
Nicolas Sarkozy a salué " l'attitude de nos compatriotes, et les démonstrations spontanées d'unité", se déclarant "impressionné, bouleversé", selon ses mots. 

L'ancien président de la République a également expliqué avoir donné ses recommandations à François Hollande sur les mesures à prendre
"Je lui ai indiqué combien il serait utile de faire un travail précis sur ce qui s'est passé". "Une sécurité à 100% n'existe pas, mais on peut travailler à améliorer nos dispositifs dans un souci partagé de protection des Français". Le nouveau président de l'UMP a laissé entendre que le président de la République devrait détailler de nouvelles mesures dans l'après-midi.

Le président Sarkozy a renouvelé son appel à l'unité nationale de la veille, 
demandant la "hausse notre niveau de vigilance".
VOIR et ENTENDRE l'ancien chef de l'Etat:

Nicolas Sarkozy se dit également prêt à participer à la grande manifestation prévue dimanche, "sous condition".
"Cette manifestation doit se faire dans un climat de recueillement", souhaite-t-il. "Si les conditions sont réunies, nous appellerons à la tenue de cette manifestation. Nous avons prévu d'en reparler après cet après-midi", a poursuivi  Sarkozy.

Un bureau politique de l'UMP ce jeudi après-midi
Le nouveau président de l'UMP va réunir dans l'après midi un bureau politique extraordinaire de l'UMP, rue de Vaugirard.
Comme d'autres responsables de l'UMP, Nicolas Sarkozy a parlé de la "guerre" à mener et de la "question de civilisation" que pose l'attaque terroriste à Charlie Hebdo. "Il faut que les gens civilisés s'unissent face à cette barbarie. C'est une guerre déclarée à la civilisation. La civilisation a la responsabilité de se défendre.
"Le député UMP et maire de Nice Christian Estrosi, interrogé sur RMC, considère que la France entière a été attaquée. "Il y a une guerre globale qui est déclarée contre la France", juge-t-il.
Même réaction d'Éric Ciotti, également élu UMP des Alpes-Maritimes et proche de François Fillon (qui ne s'est pas encore exprimé), qui déclare le pays en guerre juste après avoir fait part de son "émoi" et de sa "stupéfaction".
— Geoffroy Didier (@GeoffroyDidier) 7 Janvier 2015


jeudi 28 novembre 2013

Taubira inspire la politique spectacle du PS contre le racisme

Meeting contre tous les extrémismes, sauf un: de gauche! 


Taubira est intouchable: 
elle est noire et donc irréprochable

La politique au faciès n'a jamais autant marqué le PS que depuis mai 2012.  La diversité est en effet le fonds électoral principal du PCF, son allié dans la majorité présidentielle. Il s'agit donc de reprendre le dessus dans les quartiers et de marginaliser un peu plus le parti communiste et pour longtemps encore. Nombre de membres du gouvernement sont d'origine maghrébine, Najat, George, Yasmina ou Kader,  mais  aussi colorés, Victorin, Fleur ou Christiane. Même les juifs Moscovici, Fabius et Peillon, des sionistes, ne font plus le poids face aux francs-maçons, Hollande, Valls, Montebourg, Sapin, Le Foll, Le Drian et encore Peillon, ou "apparentés" (Cahuzac, Touraine et Taubira, qui en 2009, s'avoua d'obédience franc-maçonne)Des attaques isolées contre la Garde des Sceaux ont réactivé une solidarité noire animée par Désir Jean-Philippe, dit Harlem, le patron désigné par Hollande à la tête du PS, que n'a pas mobilisée l'antisémitisme ajouté à la xénophobie contre Nicolas Sarkozy. A Désir H, le président socialiste aurait pu préférer Olivier Faure, né de mère vietnamienne, mais cette communauté travailleuse est davantage impliquée dans l'économie que dans la politique du pays. 
Le seul véritable rival de Désir pour le poste était plutôt Jean-Christophe Cambadélis qui concourait avec de lourds handicaps: outre qu'il était le candidat de la Ch'tite Martine Aubry, il est fils de diamantaires, d'origine grecque, juif et Blanc... 

Contre tous les extrémismes, mais non sans discrimination

Les socialistes se sont donc réunis en meeting à la Mutualité, à Paris, pour
défendre "les valeurs de la République", comme si depuis l'abolition de la monarchie et avoir connu la Terreur de 1793 et deux guerres mondiales, elle était à nouveau en danger. 

Les socialistes se sont livrés aux travers des discours incantatoires. Manuel Valls n'était pas en reste. "Nous formons un beau couple", a ironisé le comédien à la face de ceux qui savent ce qui l'oppose à Taubira.


Participation noire très minoritaire:
manipulation politicienne socialiste condamnée par la communauté
Les constructions idéologiques réunissent ceux que l'exercice du pouvoir divise.
Pour faire illusion, les éléphants socialistes ne craignent aucun artifice. Les emplois aidés permettent de rêver à un redressement de la courbe du chômage. Ce coup monté durera ce que durent les roses, l'espace d'un matin. Il sera encore temps alors de brandir de vieilles peurs relookées dans les caves de l'Elysée et les arrière-salles de Libération et maquiller les ravages de l'incompétence et de l'idéologie sur le pouvoir en place. Le problème, c'est que le pouvoir en place, c'est eux. Avec tous les pouvoirs à disposition, difficile d'avouer son échec transversal.  Un numéro d'éléphants règlera-t-il tous les problèmes ?

Pour la photo avec Taubira,
fallait-il à toutes fins
une gardienne de prison antillaise?
Les malfaisants  organisent donc un meeting contre la minorité, se plaignant d'accès de démangeaisons en plaques superficielles, tandis que le mal profond qui la ronge de l'intérieur est mortel. Les impuissants se sont trouvé un nouvel adversaire à vilipender, Marine Le Pen et le FN, un combat, la lutte contre le racisme et les extrémismes, et une cause à défendre, la République et ses valeurs. Ce scénario est tout aussi théorique et inconsistant que la ligne politique de Hollande est fantasmée et floue, mais il fait passer un moment. Et ils se sont réunis en meeting à la salle de la Mutualité à Paris pour en parler. La presse aux ordres en assure la production et la diffusion pour la garder dans ses archives, prête au ré-emploi.

"Nous assistons à une véritable offensive réactionnaire et antirépublicaine" (Harlem Désir)
Détestée pour ses réformes qui heurtent les consciences et convictions d'un grand nombre de Français, sa couleur de peau sert de prisme à la concentration de bon nombre des  ressentiments des Français contre un pouvoir au plus bas historique dans les sondages.  
La garde des Sceaux, Christiane Taubira, était donc l'invitée d'honneur d'une sorte de "marche blanche" après un drame dans les quartiers. Très applaudie par la claque à son arrivée, elle s'est installée au premier rang pour écouter le discours d'accueil d'Harlem Désir, qui avait retrouvé pour l'occasion les phrases toutes faites de ses années à la tête de SOS Racisme dans les années 1980. Il les a enfilées avec plus d'arrière-pensées que de conviction, tant elles étaient cuites et recuites. 
Faut-il la représenter
en noir ou en blanc?
"Nous avons vu et entendu trop de choses inacceptables ces dernières semaines ! Je n'ai pas connu un tel déferlement de la parole haineuse et raciste depuis trente ans", a assuré, en connaisseur, le premier secrétaire désigné du PS, avant de s'en prendre au FN, mais aussi à "une partie de la droite", sans jamais évoquer les autres de ces extrémismes qui les réunissaent pour ce show politique. "Nous assistons à une véritable offensive réactionnaire et antirépublicaine de la part d'un bloc droitier, d'un Tea Party à la française, dont un des terreaux a été la Manif pour tous", a dénoncé Harlem Désir, dans sa litanie d'amalgames et d'allusions troubles, car sans citer nommément les responsables de l'UMP, notamment François Fillon et Jean-François Copé, qu'il n'est pas trop tôt de salir, quatre mois avant les municipales.


Le patron contesté du PS exprime sa peur des dirigeants de l'extrême droite 
C. Fourest accepte les insignes 
de Chevalier de l'ordre 
des Arts et des Lettres 
des mains d'A. Filippetti,
à Paris le 17 janvier 2013
Prêt à s'allier à elle pour nuire à la droite républicaine, il estime que si "les dirigeants de l'extrême droite -xénophobe et raciste- ne se sont jamais sentis aussi forts", ce n'est pas en réaction à la politique désastreuse de la gauche qui détruit des emplois, matraque d'impôts jusqu'aux petits revenus et rogne le pouvoir d'achat des travailleurs, mais "de la faiblesse de ceux qui ne savent plus leur opposer la fermeté républicaine, de ceux qui vacillent entre le ni-ni et le cas par cas". Les contre-vérités du propos s'appliquent tellement clairement à la majorité qu'elles risquent bien d'être balayées de la main des Français qui souffrent du laxisme de Taubira, des errances politiques du chef de l'Etat et des tromperies sémantiques des acteurs politiques de la majorité divisée.


Puis, emporté par la haine et oubliant que la gauche est au pouvoir depuis dix-huit mois, Harlem Désir a lancé un appel aux militants pour porter une nouvelle offensive républicaine.
"Il faut assumer nos valeurs, que la gauche assume d'être de gauche, il nous faut renouer avec le rêve français qui était au cœur de la campagne présidentielle de François Hollande." Si yfaut, yapuka ! 
Mais Désir H. a déjà vite détourné son regard de Taubira vers les extrémismes intérieurs d'un parti qu'il n'a jamais réussi à prendre en mains. Le parti est en effet écartelé entre ses extrêmes, avec dans un angle du ring Jean-Marie Le Guen ou les jeunes Emeric Bréhier, député, Luc Carvounas, sénateur, Frédérique Espagnac, porte-parole du PS et sénatrice ou le néo-député Carlos Da Silva, et dans l'autre, le député Jérôme Guedj, le néo-député Malek Boutih, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann ou Emmanuel Maurel, de même que Valls et Moscovici s'opposent au gouvernement à Hamon, Montebourg et Taubira. C'est dire si le spectacle de la Mutualité est une séance de grand guignol.

Et c'est Christiane Taubira qui s'est ensuite chargée à la tribune du discours sur les valeurs républicaines. 
Ou plutôt de la grande tirade de l'acte I, scène 4 du Cid, articulée façon Taubira au concours d'entrée au Français et martelant les différences éthniques pour les imposer. Elle s'est lancée en s'adressant aux racistes, xénophobes, etc. "Nous allons leur expliquer que, malgré nos apparences, malgré nos croyances, malgré nos lieux de vie, malgré nos régimes alimentaires ou matrimoniaux... nous continuerons à vivre ensemble". Dans ses habits neufs de ministre de la république qui hier l'opprimait, l'ex-indépendantiste guyanaise a changé changer de sujet, avec ce souverain mépris viscéral qui n'a pas trompé les Français qui la détestent: "C'était les deux minutes que je réservais ce soir aux racistes, à ceux qui sont déjà vaincus." La fin de son intervention fut pourtant ovationnée par les militants missionnés
Christiane Taubira a ensuite pu écouter un message vidéo de soutien de Robert Badinter, un petit discours de Thibault Poirot, le jeune professeur d'histoire qui s'était opposé aux manifestants qui sifflaient François Hollande le 11 novembre dernier sur les Champs-Elysées, et un petit exposé lu par la journaliste et essayiste Caroline Fourest et, enfin, à la visite de Manuel Valls, tout juste rentré d'Espagne, et arrivé vers 22 heures en compagnie de Vincent Peillon sur la musique de Bella Ciao.

L'hommage de Valls à Taubira: "Ah je ris de me voir si belle en mon miroir"
En professionnel de la contorsion, le ministre droitier de l'Intérieur, Manuel Valls, s'est fendu d'un hommage si appuyé à Christiane Taubira, la garde des Sceaux gauchiste, que s'en était un irrésistible numéro. "Moi, parmi vous, je suis celui qui connais le mieux (...) Christiane Taubira. Progressivement, malgré les analyses, les avis (...), nous formons, je le dis, un beau couple» dédié à «l'Etat de droit", a lancé le ministre de l'Intérieur.» "On veut nous opposer à chaque fois, c'est tellement facile...", a ajouté Manuel Valls devant quelques centaines de militants socialistes.

Le PS incarne-t-il seul la République?
"Pour se battre pour la République, pour se battre pour nos valeurs et pour combattre ceux qui combattent la République, il faut une République forte et un état de droit. Et cet Etat de droit, nous l'incarnons tous les deux", a poursuivi le ministre de l'Intérieur.

Sans qu'ils y fassent grand chose, le point commun de quasiment toutes les interventions, est un constat du lien entre la crise économique et la montée des extrémismes. 
En revanche, pas un mot sur les réformes à entreprendre pour redresser la situation. François Hollande le rappelle souvent, pour lutter contre la montée du FN, ce sont surtout les résultats qui compteront. 
Pour l'instant, il n'en a pas encore.

La mémoire sélective des vertueux

On pourrait rappeler que les communistes de Vitry ont lancé leurs bulldozers sur des clandestins du foyer d'immigrés et que leurs grand manitous Georges Marchais et Robert Hue (cf. libellés respectifs) s'en sont justifiés en les accusant de trafic de drogue... Lien PaSiDupes

Remontons simplement à 2011.
 
Dans la nuit du 14 au 15 janvier à Lille, deux personnes surprennent un "factieux" en pleine opération "tuning" de voitures, alors qu'à deux pas aussi, sur la façade du "kébab" de la rue des Postes, fleurissent des tags à caractère "islamophobes, racistes et injurieux". Après avoir tenté de raisonner l’ "artiste", les deux témoins  préviennent les forces de l’ordre. Arrivées sur place, elles se trouvent confrontées à la violence de l’"artiste" et de cinq "individus" solidaires. A quelques dizaines de mètres de là, un concert hip-hop est en effet organisé au Centre Culturel Libertaire (CCL) de la rue de Colmar. Un des fonctionnaires de police, isolé lors de l’affrontement est entraîné vers le centre culturel par ces gentils libertaires  et roué de coups. Les renforts appelés par les policiers pris à partie ont un mal fou à dégager leur collègue sous le tir nourri de projectiles divers. La police arrête la quasi-totalité des individus présents dans le centre culturel, soit 53 interpellations.

Les laïcs instaurent l'infaillibilité des gens de couleur

Pour ELLE, Taubira a
les yeux bleus:
racisme larvé ?
On connaissait l'infaillibilité pontificale. Voilà que la république laïque de France élabore un nouveau dogme républicain selon lequel les ministres et les citoyens lambdas de couleur ne peuvent se tromper lorsqu'ils s'expriment en tant que membres du gouvernement, d'assocciations et de réseaux ou d'ONG: leurs propos sont paroles d'évangile et de foi démocratiques. Bien qu'encore majoritaire, le reste de la population constituent les nouveaux sous-hommes, impis et racistes. 

Hier, la gauche s'est désignée une papesse laïque et noire.
La désignation anticipée de la première femme  à l'Elysée. La première Noire présidentE de la République...

jeudi 28 mars 2013

Taubira conspuée à Lyon

Taubira chahutée à Lyon par des opposants à la filiation homosexuelle
Plus de 200 opposants au mariage homosexuel ont sifflé la garde des Sceaux à sa sortie d'une représentation à l'Opéra de Lyon.

La ministre porteuse du projet Hollande focalise l'exaspération des Français
Quelques 250 opposants ont manifesté leur colère mercredi soir à la garde des Sceaux Christiane Taubira, venue assister à Lyon à la création du premier opéra écrit par son camarade socialiste, Robert Badinter
Rassemblés aux abords de l'opéra, les manifestants ont scandé des "casse-toi Taubira" ou "nous sommes tous des enfants d'hétéros"... Assez pour faire apparaître un rictus sur la face de l'arrogante garde des Sceaux, évacuée rapidement par son service d'ordre.

VOIR et ENTENDRE Taubira se faire exfiltrer de la salle de spectacle sous les huées des manifestants anti-filiation homosexuelle tenus à distance:

 

Depuis le succès populaire du rassemblement parisien de 1 400 000 opposants, le 24 mars 2013, les adversaires du projet de loi sur le mariage et l'adoption homosexuels maintiennent la pression en attendant l'intervention de François Hollande jeudi soir sur France 2. 
Faisant valoir l'exaspération de millions de Français, "qui ne sont pas entendus", ils espèrent que le chef de l'Etat se fera un point d'honneur démocratique en entendant leur appel et annoncera le retrait du projet de loi  qui les heurte.

samedi 26 janvier 2013

Maurice Lévy: souvent patron milliardaire de Publicis varie...

Maurice Lévy s'adapte au moment politique

Aujourd'hui, homme de convictions à 55 %

Le patron du groupe de communication Publicis, 71 ans, fut l'invité de France Info au Forum économique mondial de Davos en Suisse, dont il est un des membres directeurs. A cette occasion, Maurice Lévy livra son analyse sur la politique économique de la France et en particulier sur le projet de taxation à 75 % des plus riches.

Ce modeste patron progressiste dispose d'une fortune estimée en 2009 à 108 M€ (231e en France) et a perçu 3,6 millions € en 2008, en 2009 et en 2010 (5e patron le mieux payé de France en 2010).


"Ceux qui sont les mieux lotis doivent contribuer plus, dit-il, mais 75 % c'est excessif, l' excès de taxation pénalise l'effort et le succès."

Publicis Group, c'est la célèbre agence de publicité des Champs- Elysées, et c'est surtout le troisième groupe mondial de communication avec 60.000 collaborateurs et un chiffre d'affaires de près de six milliards en 2011.

VOIR et ENTENDRE ce modèle de socialisme sincère: 

Maurice Lévy est le président du Directoire du groupe, propriété de la famille  Marcel Bleustein-Blanchet, donc de sa fille Elisabeth Badinter, principale actionnaire et épouse de Me Robert Badinter, ancien ministre socialiste et 5e président du Conseil constitutionnel français.

Lévy est aussi membre de la Direction du Forum économique mondial de Davos. 
Et d'après lui, Davos, ce n'est pas qu'un lieu où les grands patrons font des affaires, "c'est avant tout un lieu de débats, c'est même le principe de Davos, c'est un lieu de confrontation d'idées, entre des gens d'univers différents : les entreprises, les politiques, les organisations non gouvernementales et les universitaires".


Les grands patrons participant à ce forum suivent de très près les réformes économiques engagées par la France, "l'accord sur le marché du travail, ainsi que le pacte de compétitivité sont bien notés par les chefs d'entreprise" assure ce "Napoléon de la publicité".


Hier, homme solidaire à 75% 

Or, le mercredi 28 mars 2011 au micro d'Europe 1, François Hollande avait promis "un effort de justice fiscale". Le candidat socialiste à la présidentielle jugeait "pas acceptable" la rémunération de 16 millions d'euros que s'apprêtait à toucher le patron de Publicis, Maurice Lévy
Le candidat du PS souhaitait favoriser la "redistribution", "au moment où chacun doit faire des efforts". Les associations devaient être les premières bénéficiaires en qualité qu'interlocutrices privilégiées du débat gouvernemental, au détriment des citoyens lambdas, voire même des parlementaires rétifs, comme au Sénat.

VOIR et ENTENDRE


Et Lévy battit des mains jusqu'à ce que le magazine économique La Tribune dévoilât en mars 2012 que notre Momo Lévy allait recevoir un bonus de 16 millions d'euros de la part de Publicis. A "l'insu du plein gré" de la camarade actionnaire principale, la socialiste Badinter ?
Dans le Nouvel Observateur, ils s'insurgent contre les 13 millions de Ghosn (patron de Renault, dont l'Etat est l'actionnaire principal !)...
La politique fiscale du gouvernement français suscita dès lors beaucoup plus de doutes en lui

En août 2011
,
Maurice Lévy avait pourtant signé une tribune dans la presse réclamant une contribution exceptionnelle des plus fortunés, " je ne change pas d'avis, j' écrirais le même article aujourd'hui" ...

À la tête de la puissante Association française des entreprises privées, outre qu'il préconisait en passant de "raboter ou supprimer des niches fiscales", dans une tribune au journal ... Le Monde, Maurice Lévy se disait favorable à une taxation exceptionnelle, afin de réduire le déficit budgétaire de la France. Le vertueux socialiste jugeait "indispensable que l'effort de solidarité passe d'abord par ceux que le sort a préservés".

Mais, depuis, évoquant une possible taxe à 75 %, il considère désormais, rappelons-le, qu' "il faut être modéré, l'excès de taxation nuit, ça produit une très mauvaise image et ça pénalise l'effort et le succès".

Le temps où Maurice Lévy adhérait aux propos de Hollande est révolu: la solidarité sociale, ça lui a passé !

lundi 23 juillet 2012

Rafle du Vel d'Hiv: Hollande dans la spirale de l'auto-flagellation de la France

François Hollande a présidé dimanche les commémorations de la rafle du Vel d'Hiv
 


François Hollande, à l'emplacement même de l'ancien Vélodrome d'Hiver (XVe arrondissement de Paris) où la plupart des Juifs raflés furent rassemblés.



Le président socialiste a estimé que le crime à l'encontre des Juifs lors de la grande rafle du Vél d'hiv, il y a 70 ans, avait été 
 commis "par la France" et a promis que la République pourchasserait l'antisémitisme sous toutes ses formes.

Il a eu raison de rappeler cette tragédie de notre Histoire qui marque les valeurs fondatrices de notre pacte national des stigmates de l'horreur. 

Mais il y a mis un zèle intempestif qu'il peut sans doute justifier par la volonté d'entretenir la mémoire collective. Le malaise vient de ce que François Hollande cherche en fait trop dans le souci déplacé de se faire remarquer et d'estomper son image de mollesse et d'indécision.

Il a en outre  une lecture trouble de la responsabilité de la France sous l'occupation nazie.
Dans son discours, il a déclaré que cette rafle est "un crime commis en France par la France". Une telle assertion à l'emporte-pièce dans la bouche d'un Chef d'Etat est un outrage à l'Histoire. Certes, ce qui s'est passé en juillet 1942 est un crime abominable. Il a été facilité en France par la participation des policiers français, mais il aurait probablement eu lieu sans leur participation.

Mais il n'a pas été commis par la France
A cette époque, la France n'était pas une et indivisible. Responsable de cette rafle, le pouvoir détenu par le régime de Vichy,  était contesté. Or, la vraie France, la France éternelle, était à Londres. Elle était aussi dans les caves et les maquis. La France dont nous sommes les héritiers lui opposait une résistance patriote en France libre et dans ses territoires. Elle s'honore des familles françaises qui ont caché et sauvé des enfants juifs. 

En voulant produire un effet d'annonce, François Hollande trahit la mémoire de cette France profonde.
Nous devons faire attention à ne pas passer d'un excès à l'autre sous peine de trahir l'Histoire de France et l'esprit des Français. 

François Mitterrand n'avait pas commis cette erreur
Lors de la cérémonie du 50e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv de juillet 1992, le Président Mitterrand affirma que la France n'est pas comptable des actes de Vichy.
Alors que des incidents perturbent la cérémonie qui se déroule pour la première fois en présence du Président de la République François Mitterrand, Robert Badinter, président du Conseil constitutionnel, entre dans une colère hystérique,  abjurant les manifestants de taire leur mécontentement, et André Frossard invite à instruire les jeunes générations. 

VOIR et ENTENDRE le reportage de France 3:

Aujourd'hui, le Chef de l'Etat sombre dans la démagogie
Porté par l'air du temps, François Hollande est décidément un président banalement normal qui n'est pas à la hauteur de la fonction.


mercredi 9 février 2011

Fillon en Egypte: Badinter ne s'indigne pas à l'unison du PS

Le PS ne réussit pas à émouvoir Robert Badinter

Le Garde des Sceaux de Mitterrand rappelle que l'ensemble de la galaxie politique française a été reçue par le roi du Maroc.

Au PS, Robert Badinter ne parvient pas à s'indigner
. Seul de la gauche, il dit comprendre le choix de François Fillon de se rendre en Égypte.

Les Tartufes

La Ch'tite Aubry n'a pas l'air bête

« J'apprends avec consternation que les vacances privées du premier ministre en Egypte ont été financées par le président Moubarak; décidément, on voit jour après jour combien le gouvernement a perdu le sens de l'esprit public», a conclu le premier secrétaire du PS Martine Aubry, en déplacement à Dakar.

Benoît Hamon ne connaît pas la 'présomption d'innocence'
«Il y a manifestement un grave problème d'éthique collective et personnelle du gouvernement », a estimé pour sa part le porte-parole du PS, fustigeant « le feuilleton interminable des relations coupables de ce gouvernement avec des intérêts privés ».

Pour les Verts, Cécile Duflot se fait oublier
Pour ne pas raviver les souvenirs de son escapade chargée en CO2 aux Maldives, elle ne partage pas l'éthique de Hamon...
C'est Jean-Louis Roumégas, porte-parole d'EELV, qui s'y colle. Il pense désormais mieux «comprendre pourquoi le gouvernement tarde à dénoncer les dérives de ses membres, car le premier d'entre eux est concerné».

Le Parti communiste français a intitulé son communiqué « Après ‘Air Ben Ali', voici ‘Air Moubarak' ». Il ne lui est pas venu à l'esprit de mentionner l'Aéroflot...
Lire pourtant PaSiDupes pour en savoir plus sur les vacances de Georges Marchais...


L'UMP ne s'offusque pas non plus

A l'instar de la majorité, Robert Badinter (PS) a déclaré que le prêt d'un avion du président Moubarak ne « l'émeut pas ». Hormis les malfaisants, « chacun sait que les Egyptiens sont extrêmement hospitaliers et se formalisent aisément si on refuse leurs invitations », explique-t-il.
" Si vous repreniez la liste complète de tous ceux qui ont été reçus par le roi du Maroc - pas l'actuel, mais son prédécesseur - pour combien de temps, et dans quelles conditions, vous verriez passer toute la galaxie, ou à peu près, de la vie politique française ", a rappelé Robert Badinter. Et d'ajouter qu'il n'a pas fait partie de ces "privilégiés".

Pour le patron des députés UMP Christian Jacob, « il n'y a rien de choquant ». François Fillon était en Egypte « à la fois en vacances et à la fois comme premier ministre », a-t-il précisé. « Les règles d'hospitalité, c'est quelque chose qui existe. Quand on reçoit un chef d'Etat ou un chef de gouvernement étranger, le fait de le prendre en charge, c'est quelque chose qui se fait, traditionnellement ».

Le patron de l'UMP Jean-François Copé a de son côté apporté son « soutien total » au chef du gouvernement et fait part de son « indignation » devant la polémique naissante. « Le premier ministre n'est évidemment pas un citoyen comme les autres », a souligné le député-maire de Meaux. « Y compris quand il est en vacances, il reste le chef du gouvernement. A ce titre, pour des raisons de protocole et de sécurité il aurait été impensable que François Fillon ne (fût) pas en relations avec les autorités égyptiennes lorsqu'il s'est rendu en Egypte ».

La ministre des Sports, Chantal Jouanno, a appelé quant à elle à cesser « la politique de caniveau ». « Le premier ministre a été totalement transparent. Il a donné dès aujourd'hui toutes les conditions de ce fameux voyage », a-t-elle souligné.