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mercredi 25 décembre 2019

Macron condamne le colonialisme de son propre pays

Ce grand Européen français condamne du même coup les Britanniques, les Hollandais, les Italiens ou les Espagnols...  

"Le colonialisme a été une erreur profonde, une faute de la République," selon Macron, Tartufe de la repentance, après 80 ans
Résultat de recherche d'images pour "Macron Ouattara"
Macron est-il partisan d'un métissage éthnique ?
Ces mots irresponsables de circonstance ont été prononcés à l'occasion d'une visite en Côte d’Ivoire, où le président démagogue a aussi appelé à "bâtir [ouvrir ou tourner ?] une nouvelle page", bien qu'il peine, en France, à bâtir le "monde nouveau" que promettait le candidat.

La sortie du président français a jailli lors d’une conférence de presse à Abidjan en compagnie du président ivoirien Alassane Ouattara. "Trop souvent aujourd’hui la France est perçue" comme ayant "un regard d’hégémonie et des oripeaux d’un colonialisme qui a été une erreur profonde, une faute de la République", a-t-il déclaré en des termes alambiqués ("regard d'hégémonie" ou plus simplement "hégémonique" et les "oripeaux" étant des vêtements voyants mais usagés et ridicules est péjoratif, voire méprisant). On notera à cette occasion que le regard que porte Macron sur l'Histoire de son pays est exclusivement dépréciatif. Il ne la convoque que pour l'instrumentaliser, semblant la réduire au colonialisme et, avant lui, à ses "heures les plus sombres", la "peste brune" qualifiant, pour lui, la "lèpre populiste" qui atteindrait les Gilets Jaunes et tous ceux et celles qui lui résistent.

Bâtir "un partenariat d’amitié"

Macron croit-il pour autant gagner les coeurs des Corses, des Antillais ou des Réunionnais ? 
"Moi, je...," dit le prétentieux. "Moi, j’appartiens à une génération qui n’est pas celle de la colonisation. Le continent africain est un continent jeune. Les 3/4 de votre pays n’ont jamais connu la colonisation", a rappelé le président Macron, faisant preuve d'incohérence ou d'une volonté de salir tout ce qui l'a précédé, mais l'a fait. Ce qui donne à craindre que son arrogance dissimule en fait un mal être profond en lien avec son enfance : n'est-il pas en rupture aussi avec sa propre famille ? "Parfois les jeunes reprochent à la France des troubles, des difficultés qu’ils ont pu vivre auxquelles la France ne peut rien. Alors, je sais, on (la France) est parfois la cible toute désignée, c’est plus simple (…) Quand c’est difficile, on dit "c’est la France" ", s'est-il embourbé. Macron déraille en effet puisque, comme il vient tout juste de le dire, les jeunes n'ont pas vécu la colonisation. Ce qu'ils en connaissent est le résultat d'un enseignement partisan et d'une idéologie.

La "France nouvelle" de Macron, un affront au passé de la France

La visite du président français a pourtant été l’occasion d’une rupture.
"En même temps" qu'il rêve de liens renforcés d'amitié avec la Côte d'Ivoire, Macron annonce la fin du franc CFA.

Le président a conclu en quémandant. 
Il espère en effet que "cette Afrique jeune accepte de bâtir avec une France nouvelle un partenariat d’amitié (…) beaucoup plus fécond". 

Ces propos rappellent ceux qu'il a déjà tenus en février 2017. 
Macron récidive. Alors candidat à la présidentielle, Il avait déclaré - sur une chaîne étrangère (algérienne) -  que "la colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime contre l’humanité". "Il est inadmissible de faire la glorification de la colonisation", avait-il sermonné, précisant qu’il "l’a toujours condamné".

dimanche 24 juillet 2016

"Au PS, on a beaucoup plus débattu de Macron que de la sécurité nationale," déplore Boutih

En démocratie, "on ne peut donc pas demander à l'opposition de se taire"

Le député socialiste propose l'installation d'une commission nationale de défense à laquelle serait associée l'opposition 

Malek Boutih fait l'éloge de l'unité nationale face au terrorisme, sans épargner sa famille politique.

Au Parisien Magazine, le député PS d'origine Kakyle lance vendredi: "En mars, le président aurait dû constituer un gouvernement de guerre, dans lequel chaque ministre aurait été recruté pour faire face. Il a fait un gouvernement de campagne électorale, c'était une erreur". 

"La gauche est dans la même situation", poursuit-il, "au bureau national du PS, ces derniers mois, on a beaucoup plus débattu, avec beaucoup plus de passion, de la loi travail et d'Emmanuel Macron que de la sécurité nationale !" 

"Je pense qu'une guerre ne peut pas être traitée comme un problème de sécurité lambda", insiste le député de l'Essonne.

Boutih propose la création d'une "commission nationale de défense" 

Sa lourde charge est assortie d'une proposition pour rassembler tous les responsables politiques autour d'une même table. "On ne peut pas demander à l'opposition de se taire. On doit lui proposer un cadre pour organiser le débat". Le député PS fait allusion aux élus de la majorité qui s'indignent de la dénonciation de failles de sécurité et des défaillances de l'Etat-PS par Alain Juppé ou Eric Ciotti.

Certains tweets de responsables socialistes sont insupportables en démocratie.  
Ainsi, les grands airs de Carlos DA SILVA (lettres capitales, s'il vous plaît !), second couteau de Manuel Valls - il est son député suppléant - sont-ils insupportables, singulièrement en la circonstance du mensonge du ministre de l'Intérieur sur la vidéosurveillance de la tuerie de Nice.


 
Lisez encore ci-dessous le tweet agressif de l'intolérant Gérard Sebaoun, néo-député PS du Val-d'Oise élu de justesse dans la circonscription voisine de Beaumont-sur-Oise - qui en est actuellement à sa 5e nuit d'émeutes suite à la mort naturelle d'Adama Traoré, un repris de justice après interpellation - et qui craint pour son siège:
En tant que conseiller départemental, Sebaoun a contribué à la réduction des subventions pour les polices municipales et la vidéosurveillance et s'est opposé au subventionnement des polices municipales armées... Sans cette décision irresponsable du Conseil général du Val-d'Oise, Adama Traoré serait peut-être en vie.

Le 3 juin 2013, Marc, le fils de ce député né à Alger, fut placé en garde à vue pour avoir importé 22 kg de cannabis du Maroc.

Depuis l’attentat de Nice, l’Algérie s'inquiète des défaillances françaises
Aux yeux du général-major Tartag, le chef militaire qui a succédé au général Toufik à la tête d’un DRS remanié, il se passe en France de troublants dysfonctionnements qui peuvent mettre en péril l’efficacité de la coopération sécuritaire entre les deux pays.
"Les différents services français sont clairement divisés, notent nos voisins, et leur travail d’infiltration est de moins en moins efficace". Selon eux, des cellules de Daesh se composent rapidement et passent à l’action. "Les divers dispositifs français peinent à les contrer et ces groupes terroristes peuvent ensuite prospérer et développer leurs activités sans que personne ne puissent les arrêter”, analyse un autre officier du DRS qui demeure, lui, toujours en poste et n’hésite pas a railler “l’amateurisme” des actuels responsables des services français.
Boutih propose ainsi de faire entrer l'opposition dans un cadre qui contraindrait aussi le Front national et Jean-Luc Mélenchon. 
"Quand une force politique comme le Front national représente 30% de l'électorat et qu'on parle de la sécurité de la communauté nationale, on ne la met pas de côté."

"Il n'y a pas une France de droite et une France de gauche pour les islamistes", fait valoir Malek Boutih. A l'Etat islamique, "on doit lui montrer ce visage" de l'unité, insiste-t-il. Ajoutant: "Il faut que tous ensemble nous disions 'entre Français on s'engueule, mais envers vous, l'Etat islamique, on est impitoyables et on ne changera pas' ".

Dans la commission qu'il prône, les forces politiques auraient "accès, sous le sceau du secret défense, à des données de sécurité nationale et seraient associées à des choix stratégiques de défense". Sa proposition vise ainsi à rompre "la chaîne des causalités" où "personne, ni à droite ni à gauche", ne se serait "montré à la hauteur de la situation ces trente dernières années". Les dirigeants français, dit-il, "portent une lourde responsabilité dans la gestion des problématiques qui nourrissent l'islamisme".
L'auto-flagellation reste une activité foncièrement socialiste.

lundi 20 avril 2015

Naufrage de clandestins: les soutiens au "printemps arabe" n'ont plus d'alibi

Coupables, les pays du monde qui ont fait sauter les pouvoirs forts du Proche-Orient 

Non, 
#JeNeSuisPasunSalaudEuropéen

L'auto-flagellation politiquement correcte des masos européens dépasse les bornes.
Pointée du doigt par les organisations vertueuses pour sa passivité, alors que les drames se succèdent en Méditerranée, l'Union européenne (UE)  est-elle plus responsable que les autres pays de la communauté internationale? 

Une réunion conjointe des ministres de l'Intérieur et des Affaires étrangères a été convoquée en urgence lundi 20 avril à 15 heures à Luxembourg. Et l'ONU ? Réclamée par le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, l'organisation d'un sommet extraordinaire des dirigeants européens est également à l'étude.
Quarante-huit heures après le naufrage, la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, s'est exclamée: "les tragédies de ces derniers jours, de ces derniers mois, de ces dernières années, c'en est trop !" après coup, comme les autres, à son arrivée à Luxembourg, sans se presser, lundi. "Nous n'avons plus d'alibi. L'Union européenne n'a plus d'alibi, les Etats membres n'ont plus d'alibi." Une nouvelle "stratégie" concernant l'immigration doit être présentée à la mi-mai par le commissaire européen chargé du dossier, Dimitris Avramopoulos.

"L'Union européenne n'a pas de compétence pour le secours en mer mais, malgré tout, elle contribue au secours en mer avec six navires", a toutefois fait valoir sur France Inter le patron de Frontex, l'agence européenne chargée de la surveillance des frontières de l'UE. Avec "Triton", cette agence a pris le relais de Mare nostrum, l'opération européenne de surveillance et d'aide aux migrants mise en oeuvre par l'Italie, au grand dam des organisations humanitaires et des associations, qui dénoncent la faiblesse de ses moyens. Ces conseilleurs -et dénonciateurs- ne sont pas les payeurs. Quand ils agissent, de qui tiennent-ils les fonds dont ils disposent ? Ont-ils pleinement rempli leur rôle en Afrique sub-saharienne ?

En quoi l'UE est-elle la cause des drames de l'immigration clandestine ? 

659e clandestin en combien de jours?
Qui peut citer un pays d'Europe qui a appelé des migrants à prendre ces risques mortels ? Dimanche, au petit matin, quand  le naufrage du chalutier au large de la Libye a réveillé les belles consciences assoupies malgré plusieurs catastrophes similaires, ils n'étaient pas attendus. La tragédie a soudainement remis la pression sur les professionnels de la politique européenne et, par conséquent, du compassionnel. Un premier témoignage de survivants, recueilli par le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) avance le chiffre invérifiable de 700 personnes à bord d'un bateau qui avait chaviré dans la nuit de samedi à dimanche à environ 70 milles (130 km) des côtes libyennes. Depuis l'hôpital de Catane, un autre survivant a ensuite rapporté aux enquêteurs sicilien, où il avait été transporté dimanche, que le chalutier transportait quelque 950 personnes, dont une cinquantaine d'enfants et 200 femmes.
L'inflation des chiffres au fil des heures suscite une certaine suspicion.
"Nous allons recouper les témoignages et tâcher de savoir exactement combien ils étaient à bord", a d'ailleurs tempéré Carlotta Sami, porte-parole du HCR en Italie. Aucune nouvelle victime n'avait été retrouvée lundi par les garde-côtes italiens, qui ont confirmé le bilan officiel de "24 morts et 28 survivants". Le chalutier de 20 mètres de long avait "la capacité de transporter plusieurs centaines de personnes", selon les autorités.

Aujourd'hui  la gauche accuse aussi la Libye
La Libye, bombe migratoire au sud de l’Europe
La gauche "responsable mais pas coupable" n'est jamais à court de cibles. Même sans Kadhafi, "plutôt mourir que retourner au pays," assure Mohammed Abdi. Le jeune Somalien a côtoyé la mort, alors il connaît a priori le poids des mots. Il se souvient de la peur qui l’a noué quand le Zodiac a commencé à dériver, moteur cassé, au large des côtes de la Libye. C’était dimanche 12 avril, mer sans nuées et la Sicile si proche, le rêve à prtée de main. Le frêle esquif était pourtant emporté par des courants incertains.

Cent dix migrants somaliens étaient entassés sur ce canot sans quille conçu pour en contenir à peine le quart pour un pris de passage de 600 dollars (556 euros). "Nous, les Somaliens, on préfère rester entre nous pour éviter les bagarres avec les migrants d’autres pays", lâche Mohammed Abdi, qui ne craint donc pas ce que les Blancs exemplaires désignent du terme de ghetto. Ce dimanche-là, il n’a pas fallu longtemps au clandestin Somalien pour comprendre qu’avec le moteur cassé, il avait été inconscient du  risque qui brisait son rêve de Norvège. Il a été bien soulagé quand la vedette des garde-côtes libyens a surgi. Mais s'il a la vie sauve, il est maintenant dans une école à la façade vert pomme aménagée en centre de détention pour migrants à la sortie Est de Misrata, au cœur de cette Libye déchiquetée où s’affrontent les milices.
"Pour moi, retourner en Somalie, avec son insécurité et sa pauvreté, n’est pas envisageable. Je réessaierai de partir en Europe. Plutôt mourir que de renoncer…"  Sur la seule journée du dimanche 12 avril, les garde-côtes de Misrata ont intercepté 250 candidats à l’émigration vers l’Europe, Africains subsahariens dans leur écrasante majorité. 

Avec le retour du printemps, les départs en mer se multiplient et le chaos règne le long de la côte de la Tripolitaine, Libye, où se concentre l’essentiel des départs depuis l’Afrique du Nord. L'Italie est impuissante face à cette marée humaine et au défi migratoire que pose désormais à l’Europe une Libye dont l’Etat se relève avec les plus grandes peines du "printemps arabe". Après des chiffres records en 2014 – autour de 170.000 arrivées en Italie, puis partout en Europe –, la courbe s’envole depuis le début de l’année. "Avec les beaux jours, on dénombre en ce moment entre 300 et 700 migrants qui quittent la Libye chaque jour", estime un officier de renseignement de la coalition de milices qui contrôle Misrata.

Sur les lieux de départ en Tripolitaine, Zouara, Sabratha, Zaouïa, Garabulli, Al-Khoms, Zliten -points d’arrivée des routes méridionales traversant le Sahara, l’administration fantôme d’une Libye en guerre n'oppose plus qu’une barrière virtuelle aux flux migratoires sub-sahariens. Le chef-adjoint des garde-côtes ne sait plus que faire. "Je n’ai aucun soutien du gouvernement, se lamente-t-il. Sans aide, je ne peux rien faire pour lutter contre l’émigration illégale." Il ne dispose que de deux vedettes – l’une à Misrata, l’autre à Al-Khoms – pour les 600 km de côtes qui relèvent de sa compétence territoriale. Et la maintenance des bâtiments est devenue, à l’en croire, un véritable cauchemar depuis l’éclatement de la guerre en 2014 et la division du pays en deux gouvernements rivaux, l’un basé à Tripoli, à l'Ouest, et l’autre à Bayda, à l'Est. Un contrat avait ainsi été signé avec l’Italie pour la réfection de quatre vedettes, mais Renzi ne fait pas de miracle et n’a toujours pas restitué les bâtiments en raison de la confusion politique ambiante.

Les riches pays du Golfe détournent le regard

Impuissant, le lieutenant-colonel Alskir admet que le chiffre de dix à quinze embarcations de migrants quittant la Tripolitaine par semaine n'est "pas impossible". Se dirigent-ils 

La Libye est devenue un nid de guêpe qui repoussent les pays-frères, fussent-ils des Etats producteurs de pétrole. A Tripoli, siège du gouvernement de l’Ouest libyen auquel est affilié Misrata, les officiels appellent l'Europe à l’aide. Pourquoi l'Europe ? Parce que, culpabilisée par l'internationale socialiste, elle est compatissante. "L’Europe doit prendre sa part du fardeau, la Libye ne peut pas en supporter le poids toute seule", a estimé Mohammed Abou Al-Khair, le ministre du Travail, lors d’une conférence de presse solennelle à Tripoli le 14 avril. Depuis que les ambassades ont quitté la capitale en 2014 pour se relocaliser en Tunisie voisine, en attendant que se règle la crise de légitimité entre les deux pouvoirs rivaux, toute la coopération internationale sur la question migratoire en Libye s’est grippée. Et le reste du monde observe, passif.

Et les USA du Kenyan Obama délèguent aux flagellants d'Europe ...

En avril 2011, il y a quatre ans presque jour pour jour, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni avaient monté une coalition large -avec leurs alliés de l'OTAN et leurs partenaires de la coalition- pour répondre à la crise en Libye par l'élimination de Kadhafi, qui devait ramener la paix dans le cadre de l'ONU. Les démocrates occidentaux pensaient-ils servir les populations de Libye, comme de Tunisie et d'Egypte, en prenant fait et cause pour les rebelles du "printemps arabe" et en les livrant à l'incertitude de forces rivales, puis au chaos? 

Que sont devenus les grands démocrates occidentaux ?
Se sentent-ils concernés, voire responsables? Plutôt que d'avouer leurs erreurs pour ne plus les reproduire, ils se laissent aujourd'hui accabler par ceux-là mêmes qui les poussaient à soutenir les rebellions, au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de la démocratie. Face aux islamistes qui tiraient déjà les ficelles, les nouveaux pouvoirs en place sont aujourd'hui dans l'incapacité de rétablir un pouvoir à la fois légitime et fort.    

Les démocrates apportent-ils les bonnes réponses aux problèmes du Proche-Orient ? Ou
les grands idéaux et les bons sentiments vont-ils encore ajouter du malheur au malheur ?

 

jeudi 18 septembre 2014

Conférence de presse: Hollande a enfilé les lapsus

Le président contrôle-t-il quoi que ce soit?

Le président de la République a dû se reprendre plusieurs fois pendant son préambule

   
François Hollande est apparu plus emprunté que d'habitude pour les premières minutes de sa quatrième conférence de presse. Attaché à ses notes, les traits souvent crispée et la sueur inondant son visage, le président a même fait plusieurs erreurs pendant son discours préliminaire.

Au sujet de l'utilisation des armes chimiques en Syrie, François Hollande a confondu Irak et Syrie, évoqué le pays en parlant du "régime de Sa… Bachar Al-Assad", évoquant involontairement l'ancien président irakien Sadam Hussein, qui avait également  utilisé des armes chimiques contre les Kurdes. Le lapsus du chef de l'État est d'autant plus embarrassant, au retour du Proche Orient sur lequel il comptait tant pour se donner de l'épaisseur politique... 

S'étalant longuement sur la situation internationale dans cet espoir d'une construction de stature, François Hollande n'a réussi qu'à démontrer qu'il ne maîtrise pas, là non plus,  son sujet. "Je reviens d'Iran… euh d'Irak." Il a en effet voulu également parler de l'Irak, mais c'est l'Iran qui est venu à son cerveau surmené. 

Le président de la République s'est aussi trompé sur l'Afrique
Il a fait une annonce pour les malades d'Ebola. "La France va agir en installant un hôpital en Guinée équatoriale… Euh Guinée forestière". La Guinée forestière est une région du Sud de la République de Guinée, foyer principal de l'épidémie.

Moins perturbé au fil de la conférence de presse

Il a de nouveau plaisanté sur son rapport à la pluie. Glissant sur la foudre qui s'était abattu sur son avion pour Berlin, lors de son premier déplacement présidentiel, le contraignant à rebrousser chemin, mais il a évoqué les averses qui se sont abattues sur lui, sans parapluie sur l'île de Sein, pendant son discours, donnant l'image d'un chef de l'État prenant l'eau. Cherchant à se détendre, il a glissé: "En tant que président de la République, je ne peux pas arrêter la pluie," a-t-il lâché, insistant sur ses limites, mais aussi sur son imprévoyance. "Je ne peux pas la provoquer, même si certains ont pu émettre cette hypothèse ...", a insisté le flagellant.

François Hollande a également ironisé sur le revirement de la presse. 
"La presse est libre, nous le voyons tous les jours. En tout cas moi", a fustigé le président de la République, en retour. Les media qui l'ont porté apprécieront l'ingratitude de leur poulain de 2012.
  
Il a enfin joué de son pouvoir lorsqu'il a évoqué le service militaire. Marquant un léger silence un brin sadique au beau milieu d'une phrase, François Hollande a laissé planer le suspense sur la fin de sa réponse, laissant croire à un possible retour du service militaire. "Le service militaire a été supprimé,... il ne sera pas rétabli. Mais le service civique est une grande idée." Les candidats au djihad devront donc aller canaliser leur violence en Syrie, à moins que ce ne soit en Irak ou en Iran: demandez au président !

lundi 23 juillet 2012

Rafle du Vel d'Hiv: Hollande dans la spirale de l'auto-flagellation de la France

François Hollande a présidé dimanche les commémorations de la rafle du Vel d'Hiv
 


François Hollande, à l'emplacement même de l'ancien Vélodrome d'Hiver (XVe arrondissement de Paris) où la plupart des Juifs raflés furent rassemblés.



Le président socialiste a estimé que le crime à l'encontre des Juifs lors de la grande rafle du Vél d'hiv, il y a 70 ans, avait été 
 commis "par la France" et a promis que la République pourchasserait l'antisémitisme sous toutes ses formes.

Il a eu raison de rappeler cette tragédie de notre Histoire qui marque les valeurs fondatrices de notre pacte national des stigmates de l'horreur. 

Mais il y a mis un zèle intempestif qu'il peut sans doute justifier par la volonté d'entretenir la mémoire collective. Le malaise vient de ce que François Hollande cherche en fait trop dans le souci déplacé de se faire remarquer et d'estomper son image de mollesse et d'indécision.

Il a en outre  une lecture trouble de la responsabilité de la France sous l'occupation nazie.
Dans son discours, il a déclaré que cette rafle est "un crime commis en France par la France". Une telle assertion à l'emporte-pièce dans la bouche d'un Chef d'Etat est un outrage à l'Histoire. Certes, ce qui s'est passé en juillet 1942 est un crime abominable. Il a été facilité en France par la participation des policiers français, mais il aurait probablement eu lieu sans leur participation.

Mais il n'a pas été commis par la France
A cette époque, la France n'était pas une et indivisible. Responsable de cette rafle, le pouvoir détenu par le régime de Vichy,  était contesté. Or, la vraie France, la France éternelle, était à Londres. Elle était aussi dans les caves et les maquis. La France dont nous sommes les héritiers lui opposait une résistance patriote en France libre et dans ses territoires. Elle s'honore des familles françaises qui ont caché et sauvé des enfants juifs. 

En voulant produire un effet d'annonce, François Hollande trahit la mémoire de cette France profonde.
Nous devons faire attention à ne pas passer d'un excès à l'autre sous peine de trahir l'Histoire de France et l'esprit des Français. 

François Mitterrand n'avait pas commis cette erreur
Lors de la cérémonie du 50e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv de juillet 1992, le Président Mitterrand affirma que la France n'est pas comptable des actes de Vichy.
Alors que des incidents perturbent la cérémonie qui se déroule pour la première fois en présence du Président de la République François Mitterrand, Robert Badinter, président du Conseil constitutionnel, entre dans une colère hystérique,  abjurant les manifestants de taire leur mécontentement, et André Frossard invite à instruire les jeunes générations. 

VOIR et ENTENDRE le reportage de France 3:

Aujourd'hui, le Chef de l'Etat sombre dans la démagogie
Porté par l'air du temps, François Hollande est décidément un président banalement normal qui n'est pas à la hauteur de la fonction.