POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est unité nationale. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est unité nationale. Afficher tous les articles

dimanche 24 juillet 2016

"Au PS, on a beaucoup plus débattu de Macron que de la sécurité nationale," déplore Boutih

En démocratie, "on ne peut donc pas demander à l'opposition de se taire"

Le député socialiste propose l'installation d'une commission nationale de défense à laquelle serait associée l'opposition 

Malek Boutih fait l'éloge de l'unité nationale face au terrorisme, sans épargner sa famille politique.

Au Parisien Magazine, le député PS d'origine Kakyle lance vendredi: "En mars, le président aurait dû constituer un gouvernement de guerre, dans lequel chaque ministre aurait été recruté pour faire face. Il a fait un gouvernement de campagne électorale, c'était une erreur". 

"La gauche est dans la même situation", poursuit-il, "au bureau national du PS, ces derniers mois, on a beaucoup plus débattu, avec beaucoup plus de passion, de la loi travail et d'Emmanuel Macron que de la sécurité nationale !

"Je pense qu'une guerre ne peut pas être traitée comme un problème de sécurité lambda", insiste le député de l'Essonne.

Boutih propose la création d'une "commission nationale de défense" 

Sa lourde charge est assortie d'une proposition pour rassembler tous les responsables politiques autour d'une même table. "On ne peut pas demander à l'opposition de se taire. On doit lui proposer un cadre pour organiser le débat". Le député PS fait allusion aux élus de la majorité qui s'indignent de la dénonciation de failles de sécurité et des défaillances de l'Etat-PS par Alain Juppé ou Eric Ciotti.

Certains tweets de responsables socialistes sont insupportables en démocratie.  
Ainsi, les grands airs de Carlos DA SILVA (lettres capitales, s'il vous plaît !), second couteau de Manuel Valls - il est son député suppléant - sont-ils insupportables, singulièrement en la circonstance du mensonge du ministre de l'Intérieur sur la vidéosurveillance de la tuerie de Nice.


 
Lisez encore ci-dessous le tweet agressif de l'intolérant Gérard Sebaoun, néo-député PS du Val-d'Oise élu de justesse dans la circonscription voisine de Beaumont-sur-Oise - qui en est actuellement à sa 5e nuit d'émeutes suite à la mort naturelle d'Adama Traoré, un repris de justice après interpellation - et qui craint pour son siège:
En tant que conseiller départemental, Sebaoun a contribué à la réduction des subventions pour les polices municipales et la vidéosurveillance et s'est opposé au subventionnement des polices municipales armées... Sans cette décision irresponsable du Conseil général du Val-d'Oise, Adama Traoré serait peut-être en vie.

Le 3 juin 2013, Marc, le fils de ce député né à Alger, fut placé en garde à vue pour avoir importé 22 kg de cannabis du Maroc.

Depuis l’attentat de Nice, l’Algérie s'inquiète des défaillances françaises
Aux yeux du général-major Tartag, le chef militaire qui a succédé au général Toufik à la tête d’un DRS remanié, il se passe en France de troublants dysfonctionnements qui peuvent mettre en péril l’efficacité de la coopération sécuritaire entre les deux pays.
"Les différents services français sont clairement divisés, notent nos voisins, et leur travail d’infiltration est de moins en moins efficace". Selon eux, des cellules de Daesh se composent rapidement et passent à l’action. "Les divers dispositifs français peinent à les contrer et ces groupes terroristes peuvent ensuite prospérer et développer leurs activités sans que personne ne puissent les arrêter”, analyse un autre officier du DRS qui demeure, lui, toujours en poste et n’hésite pas a railler “l’amateurisme” des actuels responsables des services français.
Boutih propose ainsi de faire entrer l'opposition dans un cadre qui contraindrait aussi le Front national et Jean-Luc Mélenchon. 
"Quand une force politique comme le Front national représente 30% de l'électorat et qu'on parle de la sécurité de la communauté nationale, on ne la met pas de côté."

"Il n'y a pas une France de droite et une France de gauche pour les islamistes", fait valoir Malek Boutih. A l'Etat islamique, "on doit lui montrer ce visage" de l'unité, insiste-t-il. Ajoutant: "Il faut que tous ensemble nous disions 'entre Français on s'engueule, mais envers vous, l'Etat islamique, on est impitoyables et on ne changera pas' ".

Dans la commission qu'il prône, les forces politiques auraient "accès, sous le sceau du secret défense, à des données de sécurité nationale et seraient associées à des choix stratégiques de défense". Sa proposition vise ainsi à rompre "la chaîne des causalités" où "personne, ni à droite ni à gauche", ne se serait "montré à la hauteur de la situation ces trente dernières années". Les dirigeants français, dit-il, "portent une lourde responsabilité dans la gestion des problématiques qui nourrissent l'islamisme".
L'auto-flagellation reste une activité foncièrement socialiste.

dimanche 19 juin 2016

Loi travail: "Toutes les violences se font en dehors des cortèges syndicaux", affirme Philippe Martinez

Des militants CGT "ont pris violemment à partie" la police, oppose Cazeneuve à  Martinez. Et c'est peu dire !

Le torchon brûle dans l'"union de la gauche": unité nationale ?

Le syndicaliste de combat estime de surcroît que les policiers ont reçu des "ordres" de "non-intervention vis-à-vis des casseurs" qui s'en sont pris aux forces de l'ordre avec des jets de pavés et à coups de barres de fer.

Oubliée, l' "unité nationale" contre le terrorisme...


Les policiers ont reçu des "ordres" de "non-intervention vis-à-vis des casseurs," accuse le secrétaire général de la CGT

41 opposants virulents en garde à vue
De graves affrontements ont en effet marqué cette mobilisation contre la loi travail, près de la station de RER Port-Royal, au cours du cortège, puis autour l'hôpital Necker, lequel a eu des vitres fracassées et qui appelle aujourd'hui aux dons pour faire face aux dégâts. 
La préfecture de police de Paris a indiqué que les forces de l'ordre ont procédé à 73 interpellations sur l'ensemble de la France mais se contente de dénoncer les agissements de "plusieurs centaines de personnes cagoulées"... 
Des "individus sont entrés sur un chantier pour prendre des palettes avant de les jeter sur les forces de l'ordre", indiquait également la préfecture, qui a lancé sur Twitter un appel aux manifestants à "se désolidariser des casseurs pour faciliter l'intervention des forces de l'ordre". 
On dénombre au total 26 blessés, 6 manifestants et 20 policiers du fait des violences dans la capitale. Selon les estimations de la CGT, de Force Ouvrière et de Solidaires, un million de personnes auraient défilé ce 14 juin à Paris et 1,3 million dans le pays. Les autorités avancent le chiffre de 125.000 manifestants dans toute la France...

Bernard Cazeneuve répond par un communiqué, ci-dessous, au leader du syndicat Philippe Martinez.




[Communiqué] @BCazeneuve rappelle les consignes données aux forces de l'ordre dès début des manif° sur loi travail
"Toutes les violences se font en dehors des cortèges syndicaux", affirme Philippe Martinez.

"Des consignes claires et constantes sont données aux forces de l'ordre," objecte Cazeneuve 
"Depuis le début des manifestations sur la loi travail, des consignes claires et constantes sont données aux forces de l'ordre (...) : usage proportionné de la force publique pour assurer la sécurité des manifestants et des riverains, prétend le ministre et faire respecter le droit de manifester, et fermeté absolue à l'égard des casseurs", assure Bernard Cazeneuve, qui accuse Philippe Martinez de "travestir sciemment ces orientations claires".

Le gouvernement est au pied du mur après avoir menacé d'interdire les prochaines manifestations.
Prévues jeudi 23 et mardi 28 juin, elles seront illégales SI la sécurité ne peut être garantie. "Il y aura dans les prochains jours des discussions entre la préfecture de police de Paris et les organisateurs, afin de voir si les conditions sont réunies pour qu'un rassemblement se tienne", a précisé Manuel Valls au Journal du dimanche.

Le droit de manifester garanti "SI chacun assume sa responsabilité" 
"Le mardi 14 juin des militants de la CGT ont pris violemment à partie les forces de l'ordre au point de dispersion pourtant convenu avec les organisateurs", dénonce-t-il.
Mais l'ordre public et le droit de manifester ne peuvent être garantis "que SI chacun assume sa responsabilité, se désolidarise des violences et de tous ceux qui les commettent en les condamnant clairement, y compris s'ils sont syndicalistes", fait valoir Bernard Cazeneuve, qui tente de débaucher les militants.

jeudi 12 mai 2016

Loi Travail : qui sont les 56 signataires de la motion de censure de gauche ?

Le compte n'y est pas, à deux voix près: habile?

Le projet de motion de censure de la gauche contre la loi Travail a échoué à deux voix près mercredi. 

C'était bien calculé ! 
"Nous ne seront pas en mesure de déposer une motion de censure" a annoncé mercredi 11 mai vers 16h30 Laurent Baumel, député de l'aile gauche du PS, affirmant, comme si c'était fait exprès, qu'il manquait deux signatures sur les 58 requises pour valider la motion de censure "des gauches et des écologistes" contre le projet de loi Travail, imposée la veille par Manuel Valls à coup de 49-3.
Le socialiste Yann Galut, avocat, n'est pas aussi convaincant qu'il pense.

Les 56 signataires estimaient dans leur motion de censure que "l'utilisation par un gouvernement issu de la gauche, de l'article 49-3 de la Constitution, sur un texte portant réforme du code du travail, est un acte politique d'une extrême gravité," estiment les 56 signataires, dans leur motion de censure. Ce projet de loi "comporte un risque grave d'atteintes aux droits des salariés et à notre modèle social" et "ouvre une brèche" quant à la "dérégulation du droit du travail", notaient également les élus qui accusent le gouvernement de "bafouer" les droits du Parlement et de faire "aussi violence à des millions de citoyens qui, en majorité, rejettent ce projet de loi".

Seulement 28 opposants et signataires effectifs

Le texte a recueilli la signature de 28 députés PS ou apparentés, parmi lesquels on retrouve sans surprise Aurélie Filippetti, Benoît Hamon, Christian Paul, Laurent Baumel.
Plus étonnant, l'ex-PS Thomas Thévenoud a également signé le projet de motion de censure. 

Au contraire, les députés proches de Martine Aubry, laquelle s'oppose régulièrement au gouvernement, ne l'ont pas signé. "Cela aurait été un premier pas vers la scission du parti", a fait valoir François Lamy. "Le Premier ministre divise et affaiblit suffisamment la gauche pour qu'on n'en rajoute pas en déposant une motion de censure qui ne pouvait pas être adoptée" a-t-il tenté de se justifier sur Twitter. 
Après ce renoncement, les Aubrystes continuent d'amuser la galerie en ferraillant à blanc:

Le président du groupe PS, Bruno Le Roux, a refusé mercredi de parler de sanctions à ce stade contre les contestataires PS.
Ils voulaient pourtant censurer - et faire tomber- le gouvernement Valls et ce n'était pas "anodin," a fini par concéder Bruno Le Roux
Jean-Marie Le Guen et Stéphane Le Foll ont de leur côté été beaucoup plus vengeurs. Le premier, secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, a appelé les frondeurs à clarifier leur situation, estimant sur i-télé que c'était "allé trop loin".
 
Après leur renoncement, les Aubrystes ont toutefois continué d'amuser la galerie en ferraillant à blanc:
Le porte-parole du gouvernement et ministre intermittent de l'Agriculture a dénoncé sur Europe 1 la "lourde responsabilité" des signataires PS. Pour lui, si ces députés "s'en vont, ce serait la logique. Parce que le fait d'être au PS garantit quand même pour beaucoup les possibilités d'être élu, a expliqué en forme de menace, le maître-chanteur. "On ne peut pas toujours contester le PS et le gouvernement et en même temps être dans cette situation où lorsqu'on se présente, on se présente avec une étiquette," a insisté Le Foll.

Les velléitaires ont néanmoins confirmé qu'ils ne voteraient pas ce jeudi 12 mai la motion de censure de droite, ce qui devrait finalement permettre au projet de loi El Khomri d'être adopté, sans vote, en première lecture et par la force. "On ne va pas mêler nos voix à des gens qui ne veulent pas de la loi El Khomri pour des raisons opposées aux nôtres," a assuré Laurent Baumel, alors qu'en novembre dernier Hollande appelait à "l'unité nationale" face à la menace terroriste.

VOIR et ENTENDRE Baumel affirmer sur BFMTV qu'il ne votera pas la motion de censure:

Parmi les autres signataires se trouvent 10 écologistes, dont Noël Mamère et Cécile Duflot, un radical de gauche, quatre députés non-inscrits et 13 élus du groupe GDR (qui réunit les 10 députés du Front de gauche et des ultra-marins), dont André Chassaigne. Le président des députés Front de Gauche a par ailleurs annoncé qu'il voterait la motion de censure de la droite, expliquant ce jeudi que la question n'était pas tant "de faire tomber le gouvernement", que d'obtenir le retrait du projet de loi Travail

Voici la liste des signataires, dans l'ordre alphabétique :

Abeille Laurence (Ecologiste, E)
Allain Brigitte (E)
Amirshahi Pouria (ex-PS, Non inscrit, NI)
Asensi François (GDR)
Attard Isabelle (E)
Auroi Danielle (E)
Bachelay Alexis (PS)
Baumel Laurent (PS)
Bello Huguette (GDR)
Blazy Jean-Pierre (PS)
Bocquet Alain (GDR)
Bonneton Michèle (E)
Bruneau Isabelle (PS)
Buffet Marie-George (GDR)
Candelier Jean-Jacques (GDR)
Carrey-Conte Fanélie (PS)
Carvalho Patrice (GDR)
Charroux Gaby (GDR)
Chassaigne André (GDR)
Chauvel Dominique (PS)
Cherki Pascal (PS)
Coronado Sergio (E)
Dolez Marc (GDR)
Duflot Cécile (E)
Filippetti Aurélie (PS)
Fraysse Jacqueline (GDR)
Gaillard Geneviève (PS)
Galut Yann (PS)
Gourjade Linda (PS)
Gueugneau Edith (PS)
Hamon Benoît (PS)
Hanotin Mathieu (PS)
Hutin Christian (MRC, apparenté PS)
Janquin Serge (PS)
Joron Romain (PS)
Juanico régis (PS)
Kalinowski Laurent (PS)
Lambert Jérôme (Radical de gauche)
Lassalle Jean (NI)
Laurent Jean-Luc (MRC, app. PS)
Léonard Christophe (PS)
Mamère Noël (E)
Marie-Jeanne Alfred (GDR)
Nilor Jean-Philippe (GDR)
Nogues Philippe (NI)
Paul Christian (PS)
Pouzol Michel (PS)
Prat Patrice (PS)
Romagnan Barbara (PS)
Roumégas Jean-Louis (E)
Sansu Nicolas (GDR)
Sas Eva (E)
Sebaoun Gérard (PS)
Tallard Suzanne (PS)
Thévenoud Thomas (ex-PS, NI)
Zanetti Paola (PS).

Mais sont donc les deux défaillants?
Hollande leur a-t-il promis un avantage? 

mercredi 25 novembre 2015

Entre Hollande et Sarkozy, le temps n'est plus à la récupération politique d'après une vague d'attentats islamistes

Mais le Canard enchaîné fait de la politique fiction d'agit prop

Selon la feuille satirique, 
l'ancien président a notamment reproché au chef de l'État les écoutes téléphoniques privées dont il a été la cible.


Le 15 novembre dernier, deux jours après les attaques meurtrières qui ont visé la politique de l'Etat-PS et le président de la République physiquement présent au Stade de France, lieu de la première tentative d'assassinat de masse, François Hollande recevait le chef de l'opposition, Nicolas Sarkozy, pour un entretien exceptionnel, motivé par un besoin d'unité nationale. Les échanges entre les deux hommes, concurrents probables pour l'élection présidentielle de 2017, ont été assez tendus, raconte le Canard Enchaîné, petite souris déchaînée de L'Elysée, ce mercredi. Selon des sources anonymes, mais que le Canard qualifie tranquillement de "concordantes à droite comme à gauche", le président de la République aurait reçu de face la condamnation de ses méthodes de barbouze de la République que lui aurait adressé, de vive voix et les yeux dans les yeux, sa cible, le président des Républicains dont le socialiste attend aujourd'hui le soutien...



"C'est quand même incroyable que les juges m'écoutent du matin au soir, et oublient d'écouter les terroristes", aurait ironisé Nicolas Sarkozy à son successeur, en tête-à-tête, selon la petite souris déchaînée




L'ancien président aurait surtout offert quelques conseils politiques à son successeur. "Tu ne seras pas crédible dans ton combat tant que tu garderas Taubira et tant que tu auras ce matamore de Valls, qui ne fait peur à personne", aurait conseillé le patron du premier parti d'opposition, au sujet des mesures anti-terroriste déployées par le gouvernement, dont la plupart sont la reprise de celles proposées par l'exécutif précédent et stigmatisées comme "sécuritaires" par la gauche dans l'opposition.

Hollande, peu reconnaissant

Toujours selon le journal satirique, Nicolas Sarkozy a souligné l'ingratitude du locataire de l'Elysée à l'issue de l'entrevue pour l'unité nationale. "Il aurait pu au moins me dire merci; rappeler que c'est grâce à moi s'il a pu s'exprimer au Congrès de Versailles, alors qu'il avait critiqué la réforme de la Constitution, que j'ai fait voter en 2008 !", aurait déploré le président des Républicains.


Quelques jours plus tard,  le chef de l'opposition était ironique devant ses troupes: "Hollande, il y a un mois il était mort, et le voilà ressuscité !" Dix mois plus tard, c'est  le même scénario qu'après les attentats islamistes de janvier. "C'est un moment très difficile pour l'opposition", a-t-il aussi observé à deux semaines des Régionales. Les entreprises de sondages se livrent à nouveau à des enquêtes de popularité. Elles sont à nouveau favorables à Hollande et Valls. 
En janvier dernier, Le Monde livrait cette estimation.
Un sondage Ipsos/Sopra-Steria pour Le Monde (journal officieux du PS) et Europe 1 avait été réalisé auprès de 1.003 personnes, qui avaient été interrogées par Internet les 21 et 22 janvier, soit deux semaines après le début des tueries et dix jours après la marche républicaine. En voici les principaux "enseignements" de l'époque:
"Guerre" ou pas guerre : les Français partagés


Une assez courte majorité de Français (53 %) estimait que "oui, il s’agit vraiment d’une guerre". 47 % jugeaient au contraire que ce terme était "exagéré". 84 % de ceux qui affirmaient que notre pays était en guerre pensaient que celle-ci était dirigée contre "le terrorisme djihadiste uniquement"; 16 % contre "l’islam en général" (6 % des sympathisants PS, 16 % de ceux de l’UMP et 42 % de ceux du FN). Près des deux tiers (63 %) de ceux qui affirmaient que notre pays était en guerre considéraient que nous la "gagnerions", 36 % étaient d’un avis contraire.
L’islam encore jugé plus "compatible" qu’auparavant avec la société française...
"Les attentats commis par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly n’ont pas rejailli sur l’acceptation croissante de l’islam par la société française. Certes, une petite majorité (51 %) des personnes interrogées considère que la religion musulmane « n’est pas compatible avec les valeurs de la société française ». Mais c’est 12 points de moins qu’en janvier 2014 et 23 points de moins qu’en janvier 2013. Ceux qui jugent l’islam « compatible » avec ces valeurs sont, eux, 47 %, contre 37 % il y a un an et 26 % il y a deux ans. L’écart reste cependant important avec la religion catholique, jugée « compatible » par 93 %, et la religion juive (81 %). La tolérance des femmes vis-à-vis de l’islam (50,3 %) est supérieure à celle des hommes (43,5 %). L’acceptation de l’islam est très dépendante de l’orientation politique. Si 66 % des sympathisants de gauche jugent cette religion « compatible avec les valeurs de la société française », ils ne sont que 39 % parmi ceux de l’UMP et 12 % parmi les proches du Front national.
Une religion "aussi pacifiste que les autres" pour les deux tiers des Français


66 % des personnes interrogées (81 % des sympathisants de gauche, 53 % des proches de l’UMP, 39 % des sympathisants du FN) jugent que l’islam est « une religion aussi pacifiste que les autres », et que « le djihadisme est une perversion de cette religion ». A contrario, 33 % considèrent que « même s’il ne s’agit pas de son message principal, l’islam porte malgré tout en lui des germes de violence et d’intolérance ». Les femmes sont plus nombreuses que les hommes (70,5 % contre 61,5 %) à être bien disposées à l’égard de cette religion.
"Les Français approuvent largement la façon dont l’exécutif a géré cette période, assurait Le Monde. Le premier ministre, Manuel Valls, sort premier d’une liste de neuf personnalités politiques : 86 % des personnes interrogées (94 % des sympathisants du PS, 91 % de ceux de l’UMP) estiment qu’il « a eu l’attitude qui convenait lors de ces événements ». Le président de la République, François Hollande (83 %), et le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve (81 %) le suivent de près sur le podium. Dans ce contexte sécuritaire, la ministre de la Justice, Christiane Taubira, est nettement moins bien perçue : seules 50 % des personnes interrogées (33 % des sympathisants de l’UMP) jugent qu’elle "a eu l’attitude qui convenait"." Mais elle est toujours en poste, refusant toujours d'entonner La Marseillaise quand tout le monde s'y est mis et que la vente de drapeaux tricolores s'envole...
La propagande concertée d'une certaine presse et des sondeurs nous a conduit où nous en sommes. Dix mois plus tard, l'état de "guerre" ne fait plus de doute mais la presse aux ordres et les sondeurs associés reprennent leur opération aveuglement/récupération. 
Le 24 février 2015, un nouveau sondage le confirmait: la popularité de Hollande et de Valls était en chute libre... Or, cinq semaines après les carnages islamistes du 13 novembre 2015, les deux tours des régionales auront eu lieu...

Nicolas Sarkozy aurait donc exhorté son auditoire. 
"Nous ne sommes pas audibles. Ca s'annonce d'autant plus difficile que Hollande a repris 80% de nos propositions sur la sécurité…"
A ce que Le Canard raconte, il aurait dramatisé: "On va se prendre un très mauvais résultat aux régionales. Nous sommes pris en sandwich entre le FN dopé par les attentats et une gauche [quelle gauche? désunie, voire éclatée] "remobilisée par l'union nationale" et l'attitude guerrière de son chef [dont certains mesurent le caractère dérisoire des appels à l'aide à un Obama sur la réserve et à un Cameron Va-t-en-guerre, derrière Obama en chien d'arrêt et qui parle non pas de 'coalition', mais de "college" (ou 'collégialité' de nations alliées, si le traducteur était à la hauteur]."
Quand les sondages donnent l'Ile-de-France à la droite, le stratagème du Canard, repris par Le Figaro, est plus que transparent.

lundi 16 novembre 2015

Assassinats islamistes de Paris: l"'union sacrée" à l'épreuve de la politique de Hollande

François Hollande reçoit dimanche à l'Elysée les parlementaires et principaux chefs des partis.

Mais si "l'unité" est proclamée, chacun rappelle les solutions qui ont tardé à  venir et la colère monte

Après les attentats, l'unité politique vacille. François Hollande a appelé samedi les Français au "rassemblement" mais déjà, au sein de la classe politique, les premières critiques se sont faites entendre. Elles sont venues notamment de Nicolas Sarkozy, qui a pris la parole peu après le chef de l'Etat. Reçu par François Hollande dimanche à 10h, le chef du parti Les Républicains a exigé des "inflexions majeures" pour que "la sécurité des Français soit pleinement assurée". "Nous soutiendrons toutes les décisions qui iront dans le sens d'un renforcement drastique des mesures de sécurité qui permettront de protéger la vie de nos compatriotes", a-t-il ajouté, dans un soutien en forme d'exhortation pressante.  

La réponse à l'ex-Président est venue du premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis qui, s'il a remercié "le président Nicolas Sarkozy" pour "son concours" à l'unité nationale, l'a aussi appelé à s'aligner, appelant l'ensemble des dirigeants politiques, à "l'esprit de concorde" et à la "mesure".
Jean-François
Copé a quant à lui rappelé samedi sur Facebook que certaines décisions prises pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy l'ont été dans un mouvement international quasi-unanime. Comme l'Allemagne ou les Etats-Unis, "nous avons fait le choix de faire tomber ou affaiblir, au Proche et au Moyen-Orient, des régimes dictatoriaux sans mesurer que nous aggravions en fait la situation. La région a sombré dans le chaos", regrette rétrospectivement le député LR, qui propose de "changer" la "politique anti-terroriste" [...] "de manière radicale, rapide, sévère". Il plaide également pour l'envoi de troupes au sol en Syrie. 

Maître Collard appelle à la démission de Hollande 

Pourquoi, en effet, la France est-elle frappée pour la deuxième fois, à la différence de ses alliée allemands, britanniques ou américains, si ce n'est du fait de l'inadéquation entre le discours d'un Hollande, faible et velléitaire, donneur de leçons sans les moyens de se faire respecter et de protéger son peuple.  

A droite, certains cadres réclament des mesures concrètes. La gauche parlementaire ne demande rien et attend les consignes. Les media se contentent de pointer les éléments qui, dans l'opposition, réclament une politique de fermeté, sans concessions et osent mettre en doute l'aptitide d'un pouvoir louvoyant et incertain. 

L' "union sacrée" est rendu difficile par les polémistes qui ne tolèrent que l'entre-soi socialiste. L'opposition fait des propositions aussitôt caricaturées ou classées radicales, voire soupçonnées de toutes les arrières-pensées. 
Depuis des semaines, mais en vain, Christian Estrosi demande au gouvernement que "toutes les personnes fichées de S1 à S16 [le fichier des individus radicalisés] dans le département des Alpes-Maritimes soient assignées à résidence"
"Je demande à nouveau que nous interpellions immédiatement tous les individus soupçonnés de liens avec une organisation terroriste, y compris par des mesures d'exception", a également déclaré Bruno Le Maire, qui propose aussi d'interpeller "tous les ressortissants étrangers qui tiennent des propos hostiles à la République et que nous les expulsions sans délai du territoire français".

Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI, a lui aussi exprimé des réserves. Bien que peu suspect de radicalisme, il appelle François Hollande à "faire réellement la guerre" contre les "barbares de Daech", et "pas seulement avec des moyens secondaires"
Dans une intervention depuis le siège du FN, à Nanterre, Marine Le Pen a déclaré que "des mesures d'urgence s'imposent". "Il est indispensable que la France retrouve la maîtrise de ses frontières nationales définitivement", a-t-elle demandé. D'autres cadres frontistes n'avaient pas retenu leurs coups, vendredi soir. Le vice-président du parti Louis Aliot avait qualifié Manuel Valls "d'irresponsable" pour s'en être pris ces derniers jours aux appels du FN à la fermeté, tandis qu'un député, allié de Marine Le Pen, Gilbert Collard, a carrément demandé samedi la "démission" du président François Hollande et du gouvernement, des "traîtres à notre Nation, à nos vies", des "guignols".

A l'aile droite des Républicains, les critiques ont également été sans concessions. Nadine Morano, qui ne veut pas "d'union nationale pour diluer les échecs du gouvernement", a demandé la démission du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. 
Le député Lionnel Luca avait lui trouvé que Paris ressemblait à Beyrouth, "logique pour un pays en voie de libanisation". Ce que les derniers événements sanglants confirment. 

De nombreux autres responsables politiques s'en sont tenus à un message d'"union nationale autour du président de la République et du gouvernement", à l'instar d'Alain Juppé, François Fillon ou Jean-Luc Mélenchon, selon l'AFP, reprise par les copistes des organes de presse paresseux. .
A la vérité, le meneur du Parti de gauche a déclaré : "Je hais nos agresseurs, je les méprise." La haine qu'il s'agit de combattre est celle que ces agresseurs veulent incruster en nous. [..] Ce sont nos ennemis, il faut les empêcher d'atteindre leurs objectifs. [..] Ils veulent nous faire peur au point que nous perdions tout contrôle de nous-mêmes. Ils veulent nous diviser. Ils veulent obtenir un clivage entre les musulmans et le reste de la société et il faut le dire avec force: l'islam n'a rien à voir avec ça […]" Difficile de soutenir que l'islam est une religion d'amour: mais il le fait . 
Et de prétendre à la face des faits: "La France, ce n'est pas une religion, pas une couleur de peau, pas une langue, c'est des lois et la République". La France n'est pas prête de progresser vers la vérité.
Jean-Luc Mélenchon critique une prorogation de l'état d'urgence.
A la sortie de son entretien avec le président, Jean-Luc Mélenchon, allié du PCF, a émis de fortes réserves sur une prorogation de l'état d'urgence, voulue par François Hollande :
"L'urgence pour 3 mois, ce n'est plus l'urgence. Ce n'est plus une mesure d'exception, c'est un état permanent."