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jeudi 9 juillet 2020

Le Drian provoque la colère de la Chine sur Hong-Kong


La Chine met en garde la France après les propos de Jean-Yves Le Drian sur Hong-Kong



Toujours dans le camp des justiciers méchants, le ministre des Affaires étrangères, 75 kg tout mouillé, a lancé, mercredi, que la France ne va pas rester inactive sur la question hong-kongaise.
Au lendemain d’une intervention de Jean-Yves Le Drian devant la commission des affaires étrangères du Sénat, où il a annoncé « des mesures » -vagues- en réaction à la politique de Pékin envers Hong-Kong, la Chine a adressé, jeudi 9 juillet, une mise en garde à la France
« Les affaires de Hong-Kong relèvent des affaires intérieures de la Chine et aucun pays n’a le droit de s’en mêler », a déclaré devant la presse Zhao Lijian, le porte-parole de la diplomatie chinoise. Zhao Lijian a aussi dit espérer que « certains pays » fassent preuve « de prudence en paroles comme en actions » et agissent « de façon plus positive pour la stabilité de Hong-Kong ».
Mercredi, Jean-Yves Le Drian a déclaré que la France ne va pas rester inactive sur la question hong-kongaise. « Nous envisageons des mesures que je serai amené à diffuser le moment venu », a-distillé le matamore, soulignant vouloir le faire en « coordination » avec d’autres pays européens. « Il y a vraiment une rupture par rapport à la loi fondamentale de 1997, par rapport au principe “un pays, deux systèmes”, (…) donc on ne va pas rester comme cela », a insisté le fier-à-bras français.

Loi controversée sur la sécurité nationale à Hong-Kong

Pékin a imposé, la semaine dernière, une loi sur la sécurité nationale à Hong-kong qui vise à réprimer la subversion, la sécession, le terrorisme et la collusion avec les forces étrangères, en réponse à la contestation lancée, l’an dernier, contre le pouvoir central dans l’ex-colonie britannique. Elle constitue le changement le plus radical pour Hongkong depuis sa rétrocession par le Royaume-Uni à la Chine en 1997. Les militants prodémocratie redoutent une érosion sans précédent des libertés et de l’autonomie dans le territoire.
Lors d’un point de presse commun jeudi à la mi-journée à Paris au Quai d’Orsay avec son homologue espagnole Arancha Gonzalez, Jean-Yves Le Drian a réitéré ses propos :
« Cette loi sur la sécurité est un acte très grave qui remet en cause, de notre point de vue, la loi fondamentale de 1997 qui validait la forme d’autonomie de Hongkong sous la référence “un pays deux systèmes”. »
« A partir du moment où il y a cette remise en cause des fondamentaux de justice, nous considérons que ces principes-là sont aussi remis en cause », a poursuivi M. Le Drian, ajoutant que, « par ailleurs, nos propres ressortissants peuvent eux-mêmes être victimes de ces nouvelles dispositions ». « Nous aurons l’occasion de reparler de cette question au sein de l’UE lundi », lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères de l’Union européenne (UE) à Bruxelles, a encore souligné le ministre français.
De son côté, Arancha Gonzalez a estimé, jeudi, lors du point de presse, que « les règles du jeu, c’est un pays deux systèmes ». « Il nous paraît important que ce système soit préservé dans ces conditions et dans sa mise en œuvre au quotidien », a-t-elle ajouté.
L’UE est restée, pour l’heure, très mesurée sur ce dossier, à la différence des Etats-Unis et du Royaume-Uni. Elle a appelé la Chine « à éviter toute action qui saperait l’autonomie de Hongkong » mais n’a fait état d’aucune mesure de riposte.


réservé à nos abonnLes Etats-Unis ont, en revanche, menacé Pékin de nouvelles représailles après avoir déjà révoqué, en mai, le statut commercial préférentiel de Hongkong. Londres a, pour sa part, décidé de faciliter l’accès à la citoyenneté britannique aux Hongkongais, une annonce qualifiée « d’ingérence grossière » par Pékin. L’Australie a, de son côté, annoncé, jeudi, la suspension de son accord d’extradition avec Hongkong et l’extension des visas au profit des Hongkongai

mercredi 18 janvier 2017

Secrets de sécurité nationale: le prochain ex-président américain a commué la peine d'une fuiteuse

Que reste-t-il du crime de trahison en temps de paix?

Après la clémence pour Chelsea Manning, le sort d’Edward Snowden toujours en suspens


La (haute) trahison est-elle un crime ?
Il consiste en une extrême déloyauté à l'égard de son pays, de son chef d'État, de son gouvernement ou de ses institutions. Ce crime est souvent associée à celui d'intelligence avec l'ennemi. Il s'agit souvent d'une infraction politique, concernant les détenteurs d'une autorité politique dans l'exercice de leurs fonctions.
La gifle, comme celle que Valls a encaissée sans broncher, est aussi un acte déloyal, mais peut-elle être envisagée à la fois comme une violence physique et comme une atteinte à la fonction?  Car Valls n'est plus que représentant du peuple et non plus chef de gouvernement. Il ne peut donc attendre plus de rigueur de la loi à l'encontre de son agresseur que si celui-ci avait souffleté l'un de ses rivaux de droite ou de gauche. Il peut seulement prétendre à plus de compassion de la pègre médiatique. 

Que risquent les enfarineurs et autres entartreurs ?
Les faits d'enfarinage ou d'entartage ne constituent pas un délit pénal, mais pourraient être sanctionnés par une contravention de quatrième catégorie en application de l'article 624-1 du Code pénal: "Il s'agit de violences n'ayant - à priori - entraîné aucune incapacité temporelle de travail (ITT). L'auteur devra s'en expliquer devant le tribunal de police et encourt une peine d'amende d'un montant maximal de 750€". Le candidat Valls a-t-il réclamé une ITT ?

Des circonstances aggravantes peuvent être retenues en vertu de l'article 222-13, comme l'utilisation d'une arme ou à considérer que Manuel Valls est toujours dépositaire de l'autorité publique. Mais ce n'est pas gagné, sauf à le déclarer cumulard, chef de gouvernement et député... 
Et puis, la farine ou la chantilly est-elle une arme par destination? Démissionnaire de sa fonction il y a plusieurs semaines, l'ancien premier ministre n'exerce plus de fonction ni gouvernementale, ni représentative, maire d'Evry et  député de l'Essonne. "Le droit pénal s'applique de façon extrêmement stricte. Manuel Valls n'étant plus ni maire, ni député, ni ministre, la circonstance aggravante ne peut pas être retenue. Néanmoins, on peut imaginer qu'au moment d'évaluer la peine, le juge interprétera la loi et prendra en compte les très hautes responsabilités occupées il y a peu par Manuel Valls" et bien qu'il ait été pris à parti au cours d'un déplacement de campagne.
Dernier facteur aggravant à disposition du magistrat indépendant : l'utilisation d'une arme par destination. Le juge devrait encore trouver compliquée l'interprétation de la loi : en 2002, près avoir été entarté par Noël Godin, Jean-Pierre Chevènement - alors lui aussi candidat à l'élection présidentielle - avait réclamé que la tarte à la crème utilisée par l'"entarteur" soit considérée comme une arme par destination. En vain. La jurisprudence n'arrange pas l'ex-homme fort du gouvernement.

Y a-t-il eu préméditation à Lamballe ?
Marie-Ségolène Royal avait poursuivi son agresseur lorsqu'elle fut proprement entartrée à La Rochelle (lien PaSiDupes). Mais son jeune entarteur avait été condamné à 150 euros d'amende avec sursis. Le tribunal n'avait pas suivi le procureur de la République, qui avait requis 150 heures de travaux d'intérêt général (TIG) à l'encontre du jeune lanceur d'alerte  de tarte aux fraises, un étudiant de 22 ans poursuivi pour "violences volontaires avec préméditation".

Lorsque Hollande fut enfariné à Lille, il parla d'un agresseur irresponsable - comme on parle de djihadiste "déséquilibré" - et ne donna pas suite.
De même que BFMTV commenta sur "le sang froid" du président en fonction, de même Valls y voyant, provocateur exaucé, "deux raisons de s'en réjouir", selon le HuffPost: elle était sans gluten et apprécia cette "attention"... 

Mais l'escalade dans la violence n'amuse plus le candidat.

Manning a, quant à lui, porté atteinte à la sécurité nationale

Le fuiteur n'a pas été jugé coupable d'intelligence avec l'ennemi, l'accusation la plus grave, mais d'espionnage. 

Si la presse n'est pas indépendante, les lanceurs d'alerte sont-ils justifiés?
L'extrême gauche condamne la presse asservie. L'avocat de Bradley Manning avait rejeté l'accusation de trahison invoquée par l'administration démocrate d'Obama. "C'est quelqu'un qui veut informer l'opinion publique américaine", avait expliqué David Coombs dans sa plaidoirie. Depuis le début du procès, la défense du prévenu s'était efforcée de le faire apparaître comme un être naïf, désireux de montrer aux Américains la réalité des guerres en Afghanistan et en Irak. La stratégie est invariable: les agresseurs et les tueurs sont des naïfs ou des déséquilibrés: irresponsables, ils ne peuvent être reconnus coupables...

Les ONG, les associations et la rue rendent la justice.
La semaine précédente, le ministère public avait démontré que Bradley Manning avait porté atteinte à la sécurité nationale des Etats-Unis. L'accusation avait notamment cité des télégrammes diplomatiques, ainsi que des détails secrets sur les prisonniers détenus à Guantanamo.
Bradley Manning est escorté lors de son arrivée au tribunal militaire de Fort Meade (Etats-Unis), mardi 30 juillet 2013."Nous avons gagné une bataille, maintenant il nous faut gagner la guerre", a déclaré l'avocat à la sortie du tribunal.

Le site WikiLeaks a pourtant qualifié ce verdict de "dangereux extrémisme"
, sur son compte Twitter. "Manning risque 136 ans de prison [128 ans, selon d'autres] pour les chefs d'accusation pour lesquels il a été aujourd'hui reconnu coupable. Dangereux extrémisme, en matière de sécurité nationale, de l'administration Obama".

Le président américain a commué la peine de la lanceuse d’alerte, un ancien analyste militaire de l'armée des États-Unis

Incarcérée pour trahison, Obama fera libérer l' "espionne" en mai prochain. 
Au grand dépit des activistes vertueux internationalistes, le lanceur d'alerte n'est pas considéré comme un héros de la transparence et de la démocratie.

Lorsqu'en avril 2010, WikiLeaks diffuse différents documents militaires classifiés, dont notamment des documents sur les morts de civils pendant la guerre d'Afghanistan (Afghan War Diary), ainsi qu'une vidéo d'une bavure américaine lors d'un raid aérien américain du 12 juillet 2007 sur Bagdad, pendant la guerre d'Irak, titrée Collateral Murder, le 7 juillet 2010, les autorités américaines soupçonnent Bradley Manning, 23 ans, d'être l'informateur de l'organisation non-gouvernementale (donc supra-nationale et illégitime) de Julian Assange, WikiLeaks, spécialisé dans la propagation par millions de documents relatifs à des scandales de corruption, d'espionnage et de violations de droits de l'homme dans plusieurs dizaines de pays à travers le monde. "Hillary Clinton et des dizaines de milliers de diplomates dans le monde vont avoir une crise cardiaque un matin quand ils se réveilleront et découvriront qu'un répertoire complet de documents classifiés sur la politique étrangère est accessible" à tous, écrit-il au hacker Lamo, son confident, qui le dénoncera aux autorités.

Bradley Manning a été inculpé de huit chefs d'inculpation criminels, dont "communication, transmission et envoi d'information traitant de sécurité nationale à une source non autorisée", et de quatre violations du règlement militaire.

Au lendemain de sa condamnation, Bradley Manning déclara être transgenre
Il entama des démarches pour changer d'identité et prendre le prénom de Chelsea. Le 23 avril 2014, la justice américaine reconnaît le changement de nom de Manning, qui s'appelle désormais officiellement Chelsea Elizabeth Manning tout en demeurant légalement considérée comme un homme. En février 2015, l'armée autorise Manning - 1,57 m (même Cazeneuve fait 1,65 m, même s'il s'attribue 2 centimètres de plus) - à entamer son traitement hormonal et, le mois suivant, la Cour d'Appel de l'US Army statue que Chelsea Manning doit être désignée par des pronoms féminins ou neutres.


Activiste, Bradley Manning aurait lui-même provoqué son arrestation par ses propres révélations à Lamo. 
Manning est inculpé le 23 février 2012 en cour martiale et le militant choisit de ne pas contester les chefs d'accusation. Pour avoir transmis à "un Australien aux cheveux blancs", Julian Assange (WikiLeaks), "plus de 150.000 notes diplomatiques" confidentielles, la taupe - dont le militantisme homosexuel (le militaire s'opposait ouvertement à la loi "don't ask, don't tell" (ne rien demander, ne rien dire), qui oblige les homosexuels à taire leur orientation sexuelle, sous peine de devoir quitter l'armée) et l'idéologie et l'ont placé en rupture de ban de l'armée - encourait 52 ans de prison.

Cette diffusion d'informations - ou dénonciation -lui vaut d'être condamnée le 21 août 2013 à trente-cinq ans de prison. Le 17 janvier 2017, trois jours de la fin de son mandat, le président Obama sur le départ décide de commuer la peine de Manning, rendant possible sa libération en mai 2017. Alors, le cafard est-il un héros ou un traître ? 

La gauche sans foi ni loi craint qu'Edward Snowden ne bénéficie pas de la même "clémence" 

Des manifestants réclament la libération du soldat Bradley Manning, mardi 30 juillet, devant la base militaire de Fort Meade (Etats-Unis).
Barack Obama a cédé aux pressions de nombreux activistes élevés au rang de "défenseurs des libertés publiques", lesquels l’appelaient à faire un geste avant la fin de son mandat. Les mêmes qui ont obtenu que l'administration d'Obama fasse interférer la justice privée d'un homme dans la justice public d'une nation ont profité de sa faiblesse pour aussi réclamer ces dernières semaines qu'il pardonne à Edward Snowden, autre fuiteur glorifié par les  media. Visé par un mandat d’arrêt aux Etats-Unis, il réside depuis 2013 en Russie après avoir révélé l’ampleur du programme de surveillance de la NSA (National Security Agency) américaine.

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Mais il y a peu de chances que les espoirs de ses soutiens se concrétisent, à deux jours de la fin du mandat de Barack Obama : la Maison Blanche a déjà fait savoir que, pour elle, les deux situations sont radicalement différentes. Vendredi, le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, cité par le New York Times, a développé ses arguments :
"Chelsea Manning est une personne qui a été confrontée à tout le processus de justice militaire, qui a subi un procès, qui a été jugée coupable et a été condamnée pour ses crimes, et elle a reconnu avoir mal agi. (…) M. Snowden s’est réfugié dans les bras d’un adversaire, un pays [la Russie] qui a récemment tenté de briser la confiance en notre démocratie."

Il est également fait référence au piratage du Parti démocrate pendant la campagne présidentielle. 
Cet espionnage-là est attribué par les Américains à la Russie. Et si les documents livrés par Chelsea Manning à WikiLeaks étaient "préjudiciables à la sécurité nationale", ceux d’Edward Snowden étaient "bien plus sérieux et bien plus dangereux," a estimé Josh Earnest, le porte-parole de la Maison blanche. Les documents révélés par Chelsea Manning étaient en fait 'classés secrets', tandis que ceux dévoilés par Edward Snowden étaient 'top secret'.
Une autre différence réside dans le fait que les documents de Chelsea Manning donnaient des informations sur des faits passés, pendant la guerre en Afghanistan et en Irak, alors que ceux d’Edward Snowden détaillaient un système de surveillance toujours actif.

François Hollande n'a-t-il pas divulgué des documents classés "secret-défense" ?

Le FBI, lanceur d'alerte
Lorsque que le FBI a relancé l'affaire des emails d'Hillary Clinton, la candidate à une dynastie de présidents américains a jugé "étrange" et "inquiétant" que de nouveaux emails soient découverts à quelques jours du scrutin présidentiel.

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Davet et Lhomme, des journalistes du journal Le Monde, révèlent dans un livre de confidences du président "normal" (?) comment ils ont eu accès à des documents représentant un plan des frappes aériennes en Syrie.

Hollande, lanceur d'alerte ?
Quelques heures seulement après l’annonce de Barack Obama, la Russie a prolongé de deux ans le permis de séjour d’Edward Snowden et Hollande abdique: il ne se représente pas pour un second mandat. 


Il faudra apprendre à distinguer entre les informateurs citoyens, les activistes lanceurs d'alertes et les fuiteurs institutionnels ?

dimanche 24 juillet 2016

"Au PS, on a beaucoup plus débattu de Macron que de la sécurité nationale," déplore Boutih

En démocratie, "on ne peut donc pas demander à l'opposition de se taire"

Le député socialiste propose l'installation d'une commission nationale de défense à laquelle serait associée l'opposition 

Malek Boutih fait l'éloge de l'unité nationale face au terrorisme, sans épargner sa famille politique.

Au Parisien Magazine, le député PS d'origine Kakyle lance vendredi: "En mars, le président aurait dû constituer un gouvernement de guerre, dans lequel chaque ministre aurait été recruté pour faire face. Il a fait un gouvernement de campagne électorale, c'était une erreur". 

"La gauche est dans la même situation", poursuit-il, "au bureau national du PS, ces derniers mois, on a beaucoup plus débattu, avec beaucoup plus de passion, de la loi travail et d'Emmanuel Macron que de la sécurité nationale !" 

"Je pense qu'une guerre ne peut pas être traitée comme un problème de sécurité lambda", insiste le député de l'Essonne.

Boutih propose la création d'une "commission nationale de défense" 

Sa lourde charge est assortie d'une proposition pour rassembler tous les responsables politiques autour d'une même table. "On ne peut pas demander à l'opposition de se taire. On doit lui proposer un cadre pour organiser le débat". Le député PS fait allusion aux élus de la majorité qui s'indignent de la dénonciation de failles de sécurité et des défaillances de l'Etat-PS par Alain Juppé ou Eric Ciotti.

Certains tweets de responsables socialistes sont insupportables en démocratie.  
Ainsi, les grands airs de Carlos DA SILVA (lettres capitales, s'il vous plaît !), second couteau de Manuel Valls - il est son député suppléant - sont-ils insupportables, singulièrement en la circonstance du mensonge du ministre de l'Intérieur sur la vidéosurveillance de la tuerie de Nice.


 
Lisez encore ci-dessous le tweet agressif de l'intolérant Gérard Sebaoun, néo-député PS du Val-d'Oise élu de justesse dans la circonscription voisine de Beaumont-sur-Oise - qui en est actuellement à sa 5e nuit d'émeutes suite à la mort naturelle d'Adama Traoré, un repris de justice après interpellation - et qui craint pour son siège:
En tant que conseiller départemental, Sebaoun a contribué à la réduction des subventions pour les polices municipales et la vidéosurveillance et s'est opposé au subventionnement des polices municipales armées... Sans cette décision irresponsable du Conseil général du Val-d'Oise, Adama Traoré serait peut-être en vie.

Le 3 juin 2013, Marc, le fils de ce député né à Alger, fut placé en garde à vue pour avoir importé 22 kg de cannabis du Maroc.

Depuis l’attentat de Nice, l’Algérie s'inquiète des défaillances françaises
Aux yeux du général-major Tartag, le chef militaire qui a succédé au général Toufik à la tête d’un DRS remanié, il se passe en France de troublants dysfonctionnements qui peuvent mettre en péril l’efficacité de la coopération sécuritaire entre les deux pays.
"Les différents services français sont clairement divisés, notent nos voisins, et leur travail d’infiltration est de moins en moins efficace". Selon eux, des cellules de Daesh se composent rapidement et passent à l’action. "Les divers dispositifs français peinent à les contrer et ces groupes terroristes peuvent ensuite prospérer et développer leurs activités sans que personne ne puissent les arrêter”, analyse un autre officier du DRS qui demeure, lui, toujours en poste et n’hésite pas a railler “l’amateurisme” des actuels responsables des services français.
Boutih propose ainsi de faire entrer l'opposition dans un cadre qui contraindrait aussi le Front national et Jean-Luc Mélenchon. 
"Quand une force politique comme le Front national représente 30% de l'électorat et qu'on parle de la sécurité de la communauté nationale, on ne la met pas de côté."

"Il n'y a pas une France de droite et une France de gauche pour les islamistes", fait valoir Malek Boutih. A l'Etat islamique, "on doit lui montrer ce visage" de l'unité, insiste-t-il. Ajoutant: "Il faut que tous ensemble nous disions 'entre Français on s'engueule, mais envers vous, l'Etat islamique, on est impitoyables et on ne changera pas' ".

Dans la commission qu'il prône, les forces politiques auraient "accès, sous le sceau du secret défense, à des données de sécurité nationale et seraient associées à des choix stratégiques de défense". Sa proposition vise ainsi à rompre "la chaîne des causalités" où "personne, ni à droite ni à gauche", ne se serait "montré à la hauteur de la situation ces trente dernières années". Les dirigeants français, dit-il, "portent une lourde responsabilité dans la gestion des problématiques qui nourrissent l'islamisme".
L'auto-flagellation reste une activité foncièrement socialiste.

samedi 23 juillet 2016

Sécurité : Hollande refuse de retirer sa confiance à Cazeneuve accusé de mensonge

Crise de confiance: polémique sur le dispositif de sécurité suite à l'attentat de Nice

L
e jour de la tuerie de Nice l'accès à l
a zone piétonne sur la promenade des Anglais n'était pas sécurisé par la police nationale 

Libération dénonce ainsi l'affirmation de
 Bernard Cazeneuve jeudi 21 juillet.
Plusieurs versions s'affrontent depuis l'attentat de Nice (Alpes-Maritimes). 

D'abord, celle de la préfecture détaillée dès le 16 juillet et validée par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, quelques heures plus tard. Selon le ministère, la zone piétonne de la promenade des Anglais était sécurisée par des barrières et des véhicules de police nationale, contournés par le camion qui passa sur le trottoir.

Version officielle contestée par les vidéos et les témoins. A l'endroit du franchissement du 19 tonnes, il n'y avait qu'un seul véhicule -celui de la police municipale- , dénonce le journal Libération qui publie, ce 21 juillet, des photos (ci-dessus). Devant les barrières, seuls deux agents de police municipaux, mais aucune voiture de police nationale disposée en travers de la chaussée pour empêcher le franchissement du barrage.

Hollande n'est pas convaincu du mensonge de Cazeneuve...

Le ministre de l'Intérieur, très critiqué pour son traitement des attaques terroristes en France ces derniers mois, a néanmoins reçu le soutien du Président de la République, malgré les preuves matérielles de défaillance et de mensonge. Ce matin, le ministre défaillant a franchi le perron de l'Elysée, le portable visé à l'oreille pour ne pas répondre aux questions pressantes des journalistes. Aveu d'embarras, voire de culpabilité ?

Le pouvoir socialiste s'agite pour créer une diversion
Alors qu'un nouveau Conseil de défense a déjà eu lieu vendredi à l'Elysée, le chef de l'Etat a tenu à mettre en avant les mesures prises par son gouvernement en matière de lutte contre le terrorisme. Il a également réaffirmé son soutien total au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, sous le coup d'une accusation de mensonge, après l'attentat de Nice.

Alors que la fusillade de Munich est du pain béni pour Hollande et Valls, l'Elysée réunit aussi un "séminaire gouvernemental" ce samedi -sorte de rideau de fumée- pour définir les priorités de rentrée.  Et la campagne présidentielle de son locataire fragilisé par le chaos général dans lequel il a plongé le pays. Projections délicates en période de tourmente mortifère.
"Au gouvernement, la rentrée se prépare tôt", commente l'AFP ! Ce séminaire s'est ouvert vers 10 heures sous la présidence de Hollande, a indiqué l''entourage du président à l'Agence France-Presse.
"L'ordre du jour, c'est de définir les priorités de la rentrée. En matière de sécurité, de défense, de justice, avec le contexte d'aujourd'hui", celui de l'attentat du 14 juillet à Nice, qui a fait 84 morts, a indiqué l'entourage de François Hollande, présenté comme le "protecteur" de la France.
Pour mémoire, rappelons que l'un des saints patrons de la France, outre Jeanne d'Arc, n'est pas saint François, mais Saint Martin de Tours, originaire de Hongrie...

Trois autres domaines seront étudiés
: "l'Europe, dans le contexte du Brexit; la consolidation économique; et l'engagement, la participation, autour de la réserve citoyenne", a-t-on indiqué de même source.

Premier séminaire depuis les attentats du 13 novembre
Lors du compte-rendu du Conseil des ministres, mercredi, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll avait indiqué que "l'ordre du jour de ce séminaire, c'est ce qui c'est passé la semaine dernière, l'état d'urgence, mais aussi la préparation de l'ensemble du travail parlementaire et gouvernemental sur la fin de l'année, avec une loi de finances, et la préparation de la position française sur la question européenne" après le Brexit.

"
Il n'y a pas d'ordre du jour formel, avoue-t-on d'ailleurs à l'Elysée qui reconnaît donc implicitement que ce séminaire annoncé en grande pompe est une coquille vide. C'est un moment d'échange, de réflexion, pour définir les priorités de la rentrée", mais ce n'est pas "décisionnel", a-t-on pris soin de préciser de même source, rappelant qu'il y a encore "deux conseils des ministres" à l'agenda avant la pause estivale. Une anticipation de la débandade estivale, alors. 
Le dernier séminaire de ce type s'était tenu le 19 décembre 2015, un mois après les attentats de novembre, une semaine après le second tour des régionales. Trois autres séminaires gouvernementaux s'étaient tenus en 2015. Un stratagème, puisque personne n'a en tête une quelconque mesure saillante qui en serait ressortie.

L'exécutif se serre les coudes dans la tourmente


Chef de guerre ou gestionnaire comptable ?
Hollande se retranche derrière les effectifs chiffrés du dispositif déployé sur le territoire français - en état d'urgence - qui implique déjà 10.000 policiers - avec l'"efficacité" que constate et déplore le pays entier - mais aussi des militaires de l'opération Sentinelle -détournés de leurs missions de défense contre l'étranger-, qui recevront des renforts avant la fin du mois par 15.000 personnes supplémentaires mobilisées dans le cadre de la "réserve opérationnelle" de la police et de la gendarmerie, sans formation spécifique, et exposés à tous les soi-disant déprimés et déséquilibrés (comme à Munich) et islamistes avérés (comme à Paris ou Nice).

"Effrayer pour désunir", tel est l'objectif des groupes terroristes, décrypte super-François, expert monteur-démonteur de stratégies, qui souhaite symboliser l'unité nationale, mais Hollande peine à assurer l'intégrité de son propre gouvernement enfoncé dans les faux-semblants et le mensonge. Funestes séminaristes...

lundi 12 octobre 2015

Hollande va-t-il encore sacrifier des Français en Syrie?

Deuxièmes frappes françaises en Syrie sur un camp d'entraînement de l'Etat islamique
L'un des deux Rafale qui ont frappé en Syrie jeudi soir
Le raid visait des djihadistes français

Une décision qui devrait avoir des implications juridiques.
La France a-t-elle le droit de tuer ses propres ressortissants dans un pays étranger? 
La question se pose après le bombardement qui visait des djihadistes français en Syrie, vendredi dernier. "Les Français qui s'entraînaient dans ce camp ne se formaient pas seulement au combat et aux attentats-suicides comme la plupart de ceux qui rejoignent Daech, mais pour faire partie, une fois de ­retour en France, d'une cinquième colonne capable de frapper notre pays", précise une "source officielle" informée des détails du raid, mais qui ne se dévoile pas... 

"La France ne "(cible -pourtant-) personne en particulier," assure le pouvoir 

La légitimité de l'ordre de frappe a en tout cas été soulevée au ministère de la Défense. Pour justifier des frappes contre les ressortissants français, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian s'est défendu dans un entretien au journal officieux du PS, Le Monde, expliquant que la France ne "(ciblait) personne en particulier. Nous combattons non des individus mais un groupe terroriste - à l'aveugle ? - composé de ressortissants de différentes nationalités, dans le respect du droit international... humanitaire" (en somme, une guerre peut être juste), avant d'indiquer que la France agit en s'appuyant sur le principe de la "légitime défense". Autrement dit, l'auto-défense ? 

Sur le plan juridique, viser des Français, même intentionnellement, pourrait toutefois poser problème, comme le rappelle Patrick Beaudouin, avocat et président d'honneur de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) qui aurait un doute sur les notions de "droit international humanitaire" et de "légitime défense" brandies par la France : "Il est en effet envisageable que des familles de nationaux portent plainte pour assassinat en invoquant l’absence de fondement légal de ces bombardements [qui ont lieu sans déclaration de guerre et en vertu du 'droit d'ingérence' des plus forts supposés].
Contre qui ces plaintes pourraient-elles être dirigées? La responsabilité pénale de l’Etat, (en tant que) personne morale? Le fondement me semble douteux. Il est plus probable qu’elles soient dirigées contre le ministre de la Défense, donneur d’ordre, ou les exécutants, les militaires français", note-t-il dans un entretien au Monde, Pravda de l'Elysée. Le responsable de l'ONG a toutefois le sentiment que le risque ne serait "sérieux" : "Je suis extrêmement dubitatif", glisse-t-il, hésitant à donner sa caution à ce type d'agissement. 

"En termes de droit, il n’existe aucun fondement qui l’interdit" 

C'est également l'avis de Didier Maus, professeur honoraire de droit constitutionnel à l’Université Aix-Marseille, interrogé par France 24 : "Il n’existe aucune interdiction légale, aucun argument juridique dans ce type de conflit armé très particulier, où les lois de la guerre et l’État de droit sont inopérants, qui interdit à un gouvernement de viser ses propres ressortissants considérés comme dangereux, ou qui sont passés dans le camp adverse". Le retraité Didier Maus poursuit : "Cela peut poser un problème politique au gouvernement qui prend une telle décision, cela peut être discuté d’un point de vue de la morale [républicaine], mais en termes de droit, il n’existe aucun fondement qui l’interdit dans ce cas précis [appréciation subjective], de danger immédiat [à démontrer], où aucune autre solution n’existe [à prouver]". 

La pratique n'est, en effet, pas inédite. "De nombreux États, mêmes démocratiques, procèdent à des exécutions sommaires d’éléments menaçant la sécurité nationale, ressortissants du pays ou pas. Sauf que contrairement à Washington et nouvellement à Londres, ils ne communiquent pas sur cette question", rappelle cyniquement Alain Bauer, professeur en criminologie au Conservatoire national des Arts et Métiers, et proche de Manuel Valls, dans un entretien à France 24. Une menace a priori...

"Certains ont décidé de ne plus hésiter"

Si la France visait ses ressortissants, cela serait en tout cas une première, même si Alain Bauer précise qu'on ne sait toujours pas ce qui est "advenu" d'un certain nombre de Français enlevés et portés disparus pendant la guerre d'Algérie. 

D'autres Etats ont eu moins de scrupules, selon le JDD. Début septembre, le Premier ministre, David Cameron avait révélé en septembre dernier que les forces britanniques avaient tué plusieurs djihadistes britanniques sur des soupçons de préparation d'une attaque à Londres. Outre-Manche, la frappe de drones n'avait été que très peu contestée sur le plan juridique. Le Premier ministre avait pris soin de préciser qu'il avait demandé l’approbation du Procureur général et conseiller juridique en chef de la Couronne et du gouvernement, Jeremy Wright. "Il est clair que l'action que nous avons conduite était parfaitement légale. Le Procureur général a été consulté et nous avions une base légale claire pour agir en fonction de la loi internationale", a précisé David Cameron. 

C'est aussi le cas des Etats-Unis dont les attaques de drones ont visé épisodiquement des sujets américains. "Lorsqu’un Américain part à l’étranger pour mener la guerre contre les États-Unis, et que ni les États-Unis, ni nos partenaires ne sont en position de le capturer avant qu’il ne mène à bien un complot, sa nationalité ne devrait pas le protéger, pas plus qu’un tireur isolé en train de faire feu sur la foule ne devrait être protégé d’un commando de la police", s'était défendu en mai 2013 le président américain Barack Obama. 
"Il est très facile de donner des leçons de morale lorsque l’on n’est pas confronté à ce genre de problématique, mais quand il s’agit de sauver le plus grand nombre, d’éviter de faire pleurer des victimes innocentes, pour le prix d’un seul bien identifié, certains ont décidé de ne plus hésiter", justifie, pour sa part, Alain Bauer. En France, la question n'a pas encore secoué le débat public, comme cela a pu être le cas aux Etats-Unis. 

On l'a bien compris,
Hollande fait donner la presse pour justifier qu'un chef d'Etat puisse sacrifier ses ressortissants. Pas moins de cinq missions de reconnaissance ont précédé la frappe française, depuis la base française d'Al-Dhafra, aux Émirats arabes unis, dans la nuit du 8 au 9 octobre 2015 contre l'Etat islamique en Syrie, à 5 km au sud-ouest de Raqqa, le bastion de Daesh dans le nord du pays, et les renseignements obtenus étaient formels. Il y avait bien plusieurs Français et des djihadistes francophones parmi la centaine de combattants qui s'entraînaient dans le camp visé par les bombes des Rafale de l'opération Chammal. Mais la France de Hollande n'a pas eu plus de scrupules que d'autres Etats... Mais elle affirme mener une guerre vertueuse. Les ordres depuis le départ sont clairs, selon notre presse aux ordres : éviter les frappes qui puissent faire des victimes "collatérales"...
Ou la politique n'a pas de morale ou la vie de certains citoyens français n'a pas le même prix que d'autres. Et le pouvoir fait dire le droit à sa convenance. Un pôle judiciaire spécialisé dans le traitement des crimes de guerre (les crimes contre l’humanité, les crimes de génocide et les crimes de torture) a toutefois ouvert ses portes en janvier 2012.