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samedi 25 mai 2019

Explosion à Lyon, malgré l'opération Sentinelle : "l'homme le plus recherché de France" court toujours

L'homme le plus doué de France a quitté l'Elysée pour se réfugier à La Lanterne

Alors que le président Hollande aurait été une des cibles de l'un des membres de la cellule qui prévoyait d'attaquer l'Elysée, selon BFM TV,  
le couple Macron aurait abandonné le palais présidentiel pour le château royal de Versailles

Au début du mois de mai, un mineur de 16 ans, membre de cette cellule terroriste qui projetait l'attaque dont Hollande aurait été un objectif, a été interpellé à Strasbourg mais les Gilets jaunes se rassemblent à nouveau dans Paris, pour la 28e fois, en maintenant sept mois, comme notamment à Amiens (où la sexagénaire possède une maison de famille): les Macron ne savent plus où aller... 

Un homme soupçonné d'être l'auteur de l'attaque au colis piégé à Lyon, ayant fait 13 blessés légers vendredi 24 mai, est activement recherché, assuraient vendredi les autorités. Samedi, l'individu court toujours, comme si l'opération Sentinelle était levée...
A Lyon, "les investigations sont menées bon train. Nous ne lâcherons pas cet individu", a assuré samedi matin Sébastien Thillet, le secrétaire départemental Rhône du syndicat de police SGP-FO, au lendemain d'une attaque au colis piégé à Lyon. 
"Il est dangereux par définition; nous invitons les citoyens à ne pas intervenir", a-t-il insisté. 

Résultat de recherche d'images pour "acte terroriste Lyon appel a temoin"La police en a été pourtant réduite à lancer un appel à témoins en diffusant la photo peu exploitable du suspect, capté par une caméra de vidéosurveillance municipale. Elle montre un homme à casquette, avec masque et lunettes noires, "porteur d'un haut sombre [vert] à manches longues" et "d'un bermuda clair" descendant sous le genou, sorte de burkini, poussant un vélo noir. 
Selon une source proche de l'enquête, il est âgé d'une trentaine d'années.



"On peut considérer que cet individu, qui n'a pas encore été identifié, est l'homme le plus recherché de France", a également raconté le syndicaliste sur Europe 1. "Il peut être à Lyon, en banlieue lyonnaise ou dans un département limitrophe. Les possibilités de fuite qui lui ont été offertes tout de suite après l'explosion sont multiples."

Chargée du dossier, la section antiterroriste du Parquet de Paris a ouvert "une enquête de flagrance des chefs de tentative d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et d'association de malfaiteurs terroriste criminelle". Malgré cela, la garde des Sceaux Nicole Belloubet a explique qu'il est "trop tôt" pour évoquer "un acte terroriste". "Au vu des résultats, on pourra effectivement qualifier cette enquête", a-t-elle commenté.

Castaner s'est rendu sur place à la nuit et le maire, Gérard Collomb, est rentré du Japon.
Mais Macron ne bouge pas une oreille.

vendredi 22 mars 2019

Déploiement de militaires samedi 23: "Ca peut aller jusqu'à l'ouverture du feu," avoue le gouverneur militaire de Paris

Il en faut plus pour troubler la Madelon de Macron 

Marlène Schiappa dénonce un "fantasme absolu"...

Résultat de recherche d'images pour "Schiappa BFMTV MARS 2019"Marlène Schiappa a micro ouvert sur BFMTV et elle s'est encore invitée ce vendredi soir, dans la tranche horaire de François Gapihan. La secrétaire d'Etat aux femmes n'a pas hésité à mettre sa goutte de fiel dans la controverse suscitée par la décision de Macron de déployer des militaires de l'opération Sentinelle autour de bâtiments publics samedi, lors de la mobilisation des Gilets jaunes. 
La députée I. Cicurel a en revanche indiquée en fin d'après-midi que l'armée ne serait pas dans Paris. La cacophonie est telle au pouvoir, que plus personne ne sait, pas même en macronie, en quoi consiste l'usage de l'armée pour l'Acte XIX des Gilets jaunes, dont on peut craindre - et de plus en plus - qu'il ne dégénère, du fait de cette menace sur le droit de manifester pacifiquement.

Elle a moqué les responsables vigilants, estimant qu'une partie de la classe politique joue à "se faire peur". 

L'opposition combat unanimement la décision de Macron de déployer des militaires de l'opération Sentinelle "autour de bâtiments publics à Paris", comme l'écrit BFMTV

Ce vendredi, Jean-Luc Mélenchon a même lancé un appel aux soldats concernés: "Nous demandons aux militaires conformément au droit qui leur est reconnu et au devoir qui leur est imposé de n’accomplir aucun acte contraire aux coutumes de la guerre et aux conventions internationales et quand bien même ils en recevraient l’ordre qu’ils n’y obéissent pas, qu’ils ne tirent pas.

Marlène Schiappa a dû aller  réfuter une telle éventualité sur BFM.
"Les Français en ont marre," estime la blogueuse, sans honte d'instrumentalisation de ses concitoyens.
"Il y a deux types de réactions, assure-t-elle, binaire, à propos d'une situation que d'aucuns s'accordent à juger complexe depuis plus de quatre mois. L'une est la confusion, qu’on peut comprendre - elle est installée par les déclarations contradictoires de ministres et d'élus de la majorité -, car ce sont des sujets assez techniques" : la sous-ministre condescendante, à l'instar de son maître méprisant, a une piètre opinion de ses semblables.
"Et d'autre part, il y a un peu de mauvaise foi politicienne et d’instrumentalisation, car imaginer des militaires de Sentinelle tirer sur la foule, c'est un fantasme absolu, peut-elle garantir, avant d'ajouter : C'est jouer à se faire peur et à faire peur".... 
La Voix de son Maître utilisait ici les mêmes mots qu'Emmanuel Macron qui, depuis Bruxelles, a brocardé "ceux qui jouent à faire peur et à se faire peur". 

Marlène Schiappa a ensuite parlé à la place de la ministre des Armées
Ainsi a-t-elle affirmé que les militaires sont "déployés pour permettre aux forces de l’ordre de faire leur travail". 

Marlène Schiappa a poursuivi: "Les événements qui se produisent depuis novembre sont graves". "Samedi dernier, il y a eu une recrudescence [de la participation] des violences, des faits inadmissibles. Les Français en ont marre, je crois, et ont besoin d’un maintien de l’ordre ferme", a-t-elle avancé.

Gilets jaunes : l'annonce de Macron de mobiliser l'armée crée un malaise chez les militaires

La troupe traîne les pieds pour suivre sa hiérarchie

L'opération de communication du gouvernement est mal vécue par les soldats


Ils ne seront pas face aux manifestants: la consigne aux militaires est l'évitement... 
"Il fallait laisser tuer les civils au Bataclan pour
préserver la vie des soldats" (Gl Bruno Le Ray) 
Après l'infiltration d'activistes de l'ultra-gauche parmi les Gilets jaunes, notamment à Paris le samedi 16 mars, Emmanuel Macron et le gouvernement promettaient des "mesures fortes". Mais, à grand renfort de communication, ils ont accouché de limogeages à la préfecture de police de Paris de subalternes de Castaner qui les accuse de tous les maux et de la mobilisation de militaires qui ne sont pas des gendarmes, spécialisés dans le maintien de l'ordre, samedi 23 mars.

Ces combattants du ministère des Armées seront affectés à la sécurisation de certains lieux sensibles en lieu et place de forces de sécurité intérieure (police ou gendarmerie), lesquelles seront alors disponibles pour assurer des missions de maintien de l'ordre face aux manifestants. L'armée en elle-même n'est pas une force de maintien de l'ordre : elle est déjà déployée sur le territoire national à titre exceptionnel, dans le cadre d'une opération antiterroriste, Sentinelle.

Des réactions indignées de toutes parts

Surfant sur l'exaspération de commerçants qui réclament qu'on "envoie l'armée aux Gilets jaunes"Macron mobilise des militaires qui, en réalité, ne seront pas face aux manifestants.

Cette annonce fumeuse a ainsi inspiré à Bruno Retailleau (LR) la critique d'une "décision funeste". Dans la foulée de la polémique sur les consignes données aux policiers de ne pas intervenir et de laisser les violences se poursuivre, on imagine l'inquiétude des militaires à l'idée d'être jetés dans l'arène sociale, sans les protections dont bénéficient les effectifs de maintien de l'ordre, tels que boucliers et jambières.

L'"innovation" de Macron est un dispositif déjà utilisé dans le passé...
Le malaise est palpable parmi les personnels du ministère de Florence Parly où l'annonce du gouvernement a été très mal perçue. Non seulement l'annonce de Macron a laissé penser que des soldats en armes pourraient jouer le rôle de CRS, ce qui s'avère faux, après mise au point, mais en plus, elle ternit le lien entre les citoyens et l'armée, pourtant crucial pour assurer le recrutement.

Au point presse hebdomadaire du ministère des Armées, jeudi 21 mars à Paris, les services de communication ont dû essayer de faire bonne figure. "Il n'y a rien de nouveau par rapport à ce qui était déjà réalisé les week-ends précédents ", a assuré le colonel Guillaume Thomas, porte-parole adjoint de l'Etat-major des armées, "car nous poursuivons notre mission antiterroriste et il n'est pas question d'envoyer des militaires faire du maintien de l'ordre : ils ne sont ni entraînés, ni formés, ni équipés à cet effet". Dont acte. 
"Simplement, nous adaptons notre dispositif ce week-end à la demande du ministère de l'Intérieur, et cette adaptation a déjà été utilisée par le passé3, a-t-il précisé. De quoi relativiser un peu plus l'opération de communication du gouvernement, qui a prétendu innover en mettant un coup de projecteur sur un dispositif déjà existant.

Ouvrir le feu face à des manifestants est concevable par le gouverneur de la place de Paris

Bruno Le Ray, gouverneur militaire de Paris, fait froid dans le dos.
Un véhicule de l'opération Sentinelle incendié à Paris, le 9 février 2019

Interrogé sur le risque de générer des situations dangereuses, par exemple si des militaires se trouvent encerclés par des manifestants violents et n'ont d'autre choix que d'ouvrir le feu pour se dégager, ce général de corps d'armée, commandant de l’opération Sentinelle en Ile-de-France depuis 2015, a botté en touche : "Il n'y a pas de raison de s'inquiéter, parce qu'il n'y a pas de raison de voir des soldats de l'opération Sentinelle au contact des émeutiers." "Les consignes sont les mêmes que pour les week-ends précédents: les soldats savent anticiper les situations et, le cas échéant, faire appel aux forces de sécurité intérieure s'ils étaient témoins de pillages ou d'autres exactions ou pour se dégager d'une situation problématique", a encore assuré l'officier. Il semble clair que les militaires ont pour instruction de ne pas s'approcher des zones à risque, et les sites qu'ils sécuriseront samedi seront géographiquement éloignés des lieux d'affrontements. 
Membre du Bureau exécutif de La République en Marche, déléguée nationale à la société de la connaissance, professeur de droit, directrice d'un réseau scolaire international, journaliste et nièce de Pierre Mendès-France, la députée Ilana Cicurel précise que les militaires ne seront pas dans Paris : même pas aux abords du "site sensible" du Palais présidentiel ?

Mais, au final, compte tenu de la mobilité fulgurante des groupes violents, notamment l'extrême gauche violente du 'Black bloc', et du parcours incertain des cortèges, le risque est réel de voir des militaires de Sentinelle pris à partie. C'est d'autant plus crédible que lors de l'acte XIII des Gilets jaunes, samedi 9 février à Paris, une voiture de patrouille Vigipirate avait été saccagée puis incendiée près de la tour Eiffel, rappelle Le Point. Les militaires n'étaient pas dans le véhicule et n'ont donc pas eu à réagir face aux manifestants. 
PaSiDupes rappelle au Point ce que sa sélection occulte :
Mais si, à l'avenir, des soldats se trouvaient piégés, il est hors de question pour eux de ne pas se défendre, et de risquer de se faire voler leurs armes (c'est bien connu, un militaire n'abandonne jamais son arme). Alors, ouvriraient-ils le feu, en état de légitime défense, si leur vie était menacée ? "Ce sont des combattants", conclut le colonel Thomas. Comprenne qui voudra. Ou non.

Pour mémoire
Pourquoi les soldats de l’opération sentinelle ne sont-ils pas intervenus au Bataclan? "Il est impensable de mettre des soldats en danger dans l’espoir hypothétique de sauver d’autres personnes."
Telle aurait été la réponse à la plainte de 17 familles de victimes par le gouverneur militaire de Paris de l’époque, le général Bruno Le Ray, toujours en poste aujourd’hui…

Déclaration du général, lors des auditions qui ont fait suite aux assassinats du 13 novembrer 2015, revendiqués par l'organisation Etat islamique,
quand les soldats de l’opération Sentinelle ne sont pas intervenus :
Pourquoi des militaires présents près du Bataclan le soir du 13 novembre n’ont-ils pas eu le droit d’intervenir ? Dénonçant l’absence de réponse « précise » depuis deux ans et demi, une trentaine familles de victimes ont décidé de déposer plainte à Paris.
Une trentaine de victimes ou familles de victimes de l’attentat du Bataclan vont déposer plainte contre X vendredi à Paris pour « non-assistance à personne en péril » afin qu’une enquête soit menée sur l’absence d’intervention de militaires le soir du 13 novembre 2015, a-t-on appris auprès de leurs avocats.
« Deux ans et demi après les attentats, les familles de victimes ne comprennent toujours pas pourquoi on a empêché, sur ordre, huit militaires de l’opération Sentinelle présents devant le Bataclan d’intervenir. Nous voulons une réponse précise », a expliqué à l’AFP l’une des avocates, Samia Maktouf, confirmant une information du Parisien.
« On leur a interdit une intervention physique, c’est-à-dire de rentrer (dans le Bataclan), mais aussi le prêt de matériel médical de premiers secours à des policiers », a-t-elle affirmé, estimant qu’« on n’aurait peut-être pas empêché la mort de 90 personnes mais au moins évité des hémorragies qui ont donné la mort ».
« Négatif, vous n’engagez pas les militaires, on n’est pas en zone de guerre »
Quatre-vingt dix personnes ont été tuées au Bataclan le 13 novembre. D’autres attaques jihadistes menées à Paris et Saint-Denis le même soir ont au total fait 130 morts.
Le soir du 13 novembre, alors que la prise d’otages débutait au Bataclan, huit militaires du 1er régiment de chasseurs de Thierville (Meuse) s’étaient retrouvés parmi les premières forces de l’ordre sur place aux côtés de policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) du Val-de-Marne.
Dans un rapport de la commission d’enquête parlementaire sur les attentats du 13-Novembre, un officier de la BAC du Val-de-Marne racontait notamment avoir demandé l’autorisation de les faire intervenir afin « d’atteindre le terroriste embusqué derrière l’issue de secours ». « Devant la commission, il a expliqué avoir reçu pour réponse de la Préfecture de police de Paris : « Négatif, vous n’engagez pas les militaires, on n’est pas en zone de guerre »L’un des militaires lui aurait également indiqué qu’il ne pourrait engager le feu, faute d’avoir reçu un ordre en ce sens », décrit le rapport.
Lors des auditions, la question du non-engagement des militaires avait également été posée au gouverneur militaire de Paris, le général Bruno Le Ray. « Sa réponse a été aussi froide et violente qu’inacceptable : « il est impensable de mettre des soldats en danger dans l’espoir hypothétique de sauver d’autres personnes » », affirment les avocats dans un communiqué commun.
Selon eux, d’autres victimes pourraient se joindre à cette démarche « qui vise à établir clairement toutes les responsabilités et savoir précisément quelles sont les missions de Sentinelle, s’il ne s’agit pas d’intervenir lorsque des civils sont attaqués à l’arme de guerre ».
Source : Libération (la rédaction, anonymement et solidairement,  
 08/06/18)

mercredi 12 décembre 2018

Attentat de Strasbourg : Castaner chasse les journalistes

Les journalistes n'ont rien à faire sur une "scène de crime", selon le ministre LREM

Le ministre de l'Intérieur n'a pas apprécié la présence des journalistes sur les lieux de l'attentat

A Strasbourg, le 12 décembre 2018.
Attentat perpétré pendant le traditionnel Marché de Noël
On peine à comprendre que le pouvoir n'aime pas la presse qui l'a porté au pouvoir, mais tout s'explique si on songe que les arrogants se font la vie dure entre eux. 

Macron a envoyé Christophe Castaner dès mardi soir à Strasbourg, où s'est déroulé vers 20h00 l'attentat qui a fait trois morts au marché de Noël. Exactement vingt-quatre heures après l'allocution présidentielle qui a ravivé la colère des Français. A fleur de peau sur les lieux de l'attaque attentat, ce mercredi 12 décembre, le ministre de l'Intérieur a viré les journalistes présents sur une "scène de crime" [sic], terminologie inappropriée empruntée à l'américain, correspondant au français "lieux du crime".

L'assaillant, selon la presse, mais le terroriste, selon les autres, a fait usage de son arme à feu à plusieurs reprises dans la ville. Après être passé par le Pont du Corbeau, armé d'un couteau, pour pénétrer dans l'ultra-centre de Strasbourg en fête, il a " tout au long de (son) parcours, à plusieurs reprises ouvert le feu avec une arme de poing et utilisé un couteau avec lesquels il a blessé grièvement et donné la mort", a précisé le procureur de la République, Rémy Heitz, lors d'une conférence de presse à la mi-journée.

En fin de matinée, Christophe Castaner était sur place, entouré de forces de l'ordre et aussi de nombreux journalistes à qui il a fait la leçon, selon les uns, mais qu'il a expulsés, selon d'autres. "Les journalistes, vous êtes sur une scène de crime là. Donc, s'il vous plaît, je vous invite à...", a lancé le ministre de l'Intérieur, sans finir sa phrase, mais avec un geste les invitant clairement à débarrasser le plancher. 

"C'est fermé là," leur a-t-il ensuite lancé en pointant du doigt l'entrée de la zone, pendant que les forces de l'ordre faisaient reculer les media, comme le montre cette vidéo de CNews.
Trois personnes ont été tuées et douze autres blessées dont six sont en état d'urgence absolue. 
Le tireur, un "fiché S" bien connu des autorités, Cherif Chekatt, que la presse s'obstine à encagouler sous ses initiales, Chérif C., Français radicalisé et braqueur multirécidiviste de 29 ans en liberté, était toujours en fuite mercredi en début d'après-midi, malgré le plan Vigipirate. 
Depuis janvier 2015, une mission de protection associée au plan Vigipirate est confiée à des militaires sous le nom d''Opération Sentinelle'. 720 personnes sont à ses trousses...

jeudi 10 août 2017

Autain (LFI) dénigre l'opération Sentinelle

Sentinelle n'est "pas l’opération la plus opportune", selon la députée novice d'extrême gauche

La néo députée 2017 de "La France insoumise" Clémentine Autain n'a pas tardé à polémiquer, dès jeudi.

Au lendemain de l’attaque terroriste qui a blessé six militaires devant une HLM de casernement à Levallois-Perret, la députée de Seine-Saint-Denis, née à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), a estimé sur franceinfo que "ce n’est pas l’opération la plus opportune, car la plupart des interventions vise à se protéger soi-même". 
"Le moment est venu de faire un bilan, affirme-t-elle (…). Tout ça n’a pas trop cohérent; il faut répondre plus profondément", a insisté C. Autain, en compétence, puisqu'elle a d'abord été conseillère de Paris (apparentée PCF) chargée de ...la jeunesse. 

Une nouvelle attaque a visé les forces de l’ordre mercredi lorsqu’une voiture-bélier a blessé six militaires à Levallois-Perret (Hauts-de Seine). Son conducteur, un Algérien, a été arrêté sur l’autoroute A16 dans le Pas-de-Calais.    

Interrogée sur le projet de loi antiterroriste, destiné à inscrire dans le droit commun certaines mesures du régime de l’état d’urgence, l'ex-collaboratrice de Cécile Silhouette, conseillère de Paris, élue d'Ensemble pour une gauche alternative et écologiste, Clémentine Autain a annoncé sans surprise que son groupe y "sera fortement opposé". 

"L’efficacité [de l’état d’urgence] n’est pas de mise et, dans le même temps, on veut laminer le fondement de la démocratie"


Conservatrice d'e
xtrême gauche, elle considère que l'état d'urgence bouscule "les normes juridiques".

Selon elle et son groupe, il ne va pas "permettre de lutter contre Daech (le groupe Etat islamique)". 

Cette sixième attaque contre des soldats de Sentinelle a ainsi relancé le débat sur le dispositif qui mobilise 7.000 militaires en permanence en France depuis les attentats djihadistes de 2015.

Savoir si, toutefois, la voix de la députée porte au-delà de la Seine-Saint-Denis. 
PoliceA la suite des attentats de Nice et Saint-Etienne du Rouvray, les Français ne croyaient plus à l'état d'urgence, selon une enquête IFOP. En un mois, la part des Français qui faisaient de l'insécurité leur première préoccupation avait été multipliée par trois. Selon la vague d'août du baromètre YouGov pour Le HuffPost et iTélé, ils étaient alors 29% (contre 10% en juillet) à le mettre tout en haut de leur liste. ils semblaient en attente d'une réponse sécuritaire forte bien que dubitatifs sur l'efficacité des dispositifs.

Ministre de la Justice il y a encore deux mois, député PS défait par une candidate de La République en marche lors des législatives, Jean-Jacques Urvoas pense le plus grand mal de l’état d’urgence et a voulu le faire savoir, tandis que son successeur, Gérard Collomb, affirmait devant le Sénat que l’état d’urgence est d’une "grande et profonde utilité".
  
Pour LR, "autant l’état d’urgence correspond à une nécessité dans les temps voisins d’attentats de grande ampleur, autant il faut savoir sortir de ce régime d’exception dont l’intérêt s’amenuise au bout de quelques semaines et qui de surcroît est contraire à l’état de droit qui fonde une démocratie," a déclaré Georges Fenech.

Des associations, des juristes, des autorités indépendantes et l’Eglise catholique s’inquiètent vivement du projet de loi antiterroriste du gouvernement. Quelques jours avant le discours que le président de la République doit prononcer devant le Congrès, lundi 3 juillet à Versailles, une délégation d’associations et de personnalités du réseau "Etat d’urgence/antiterrorisme" a été reçue, vendredi 30 juin, par Emmanuel Macron. Amnesty international, Human Rights Watch ou l’avocat William Bourdon l’ont alerté sur les risques qu’ils voient dans une sixième prorogation de l’état d’urgence – jusqu’au 1er novembre – et surtout dans l’intégration de certaines de ses dispositions dans le droit commun, prévue dans le projet de loi " renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme ".
Contrairement aux mesures sur la moralisation de la vie publique ou aux ordonnances sur le droit du travail, cette nouvelle loi antiterroriste ne figurait pas dans le programme électoral d'E. Macron.

Le président Jupiter a choisi entre la sécurité et les libertés.

Des centaines de manifestants à Paris contre l'instauration d'un «état d'urgence permanent» (IMAGES)Le président Macron a annoncé en mai 2017 son intention de prolonger l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre.
Le 6 juillet, la nouvelle majorité à l'Assemblée nationale a adopté la sixième prolongation de cet état d'exception, comme un seul homme et cette majorité est supposée représenter l'ensemble de la population...
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"Quatre mois de plus à une large majorité", ose écrire Libération,
mais noter toutefois les fortes abstentions de groupes
Dès l’adoption du projet de loi par le Conseil des ministres, le 22 juin, le Défenseur des droits des citoyens (on en est à défendre leurs droits...), Jacques Toubon, a dénoncé dans Le Monde la "pilule empoisonnée" qu’il instille dans la cohésion nationale, d'autant que le texte crée "des zones de flou", sans "offrir plus de garanties en termes de respect des droits et des libertés que l’état d’urgence"...

mercredi 9 août 2017

Attentat terroriste : des militaires ciblés par un automobiliste à Levallois-Perret

Le terroriste a fait six blessés parmi des militaires de l'opération Sentinelle

Un automobiliste a lancé son véhicule BMW sur les militaires avec la volonté de tuer
Résultat de recherche d'images pour "operation Sentinelle"L'attentat a été perpétré mercredi matin à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Le ou les terroristes ont réussi à  prendre la fuite.
Quatre jours après une tentative d'attaque contre d'autres soldats de l'opération Sentinelle à la tour Eiffel à Paris, la ministre des Armées, Florence Parly, a ressorti les phrases toutes faites pour condamneré "avec la plus grande fermeté cet acte lâche qui n'entame en rien la détermination des militaires à œuvrer pour la sécurité des Français". Issu de l'ENA, le haut-fonctionnaire a mis tout son coeur en copiant-collant le précédent tweet... La préfecture des Hauts-de-Seine a, quant à elle, évoqué un "acte a priori volontaire".

Survenu dans un contexte de forte menace terroriste en France, "l'incident [sic] s'est déroulé peu avant 08h00 sur la place de Verdun, en plein centre-ville de la commune cossue [l'AFP dit là essentiel !] de Levallois. Il a eu lieu dans une rue piétonne et devant un immeuble HLM [pas bien "cossu", pour sa part] où les militaires de l'opération Sentinelle disposent au rez-de-chaussée d'un local prêté par la mairie, située à quelque 200 mètres de là. 
"J'ai entendu un énorme bruit, j'ai d'abord cru qu'un échafaudage était mis en place", a témoigné pour l'agence de presse gouvernementale un résident de l'immeuble, qui a vu depuis son balcon "deux militaires à terre, semblant inanimés", entourés d'une dizaine d'autres soldats.

Le véhicule, une BMW [une berline également cossue], était "prépositionné dans l'allée" et "a foncé" sur un groupe de militaires [une douzaine] qui sortaient faire leur tournée", a déclaré sur BFMTV le maire de Levallois Patrick Balkany, dénonçant une "odieuse agression".

Les militaires visés font partie du 35e régiment d'infanterie de Belfort, ont ajouté les services de la locataire de l'Hôtel de Brienne, précisant que "six ont été blessés, dont trois plus grièvement, sans que leur pronostic vital ne soit engagé".

Le conducteur du véhicule, "en fuite, est activement recherché par les forces de l'ordre", a-t-elle osé ajouter.
"L'enquête en cours déterminera ses motivations et les circonstances dans lesquelles il a agi," si jamais elle remet la main dessus...
Un véhicule fonce sur six militaires à Levallois-Perret, une enquête ouverte
Sur place, un périmètre de sécurité a évidemment été mis en place, comme le précise la stagiaire de l'AFP. Plusieurs dizaines de policiers municipaux et de la police nationale et des militaires de la mission Vigipirate se trouvaient au pied du bâtiment de 12 étages qui donne sur un parc arboré : le paradis, suggère la novice.
Résultat de recherche d'images pour "Macron helitreuillé"
Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, et la ministre des Armées, Florence Parly, doivent se rendre à 12h30 au chevet de militaires blessés à l'hôpital militaire Bégin, à Saint-Mandé (Val-de-Marne): par hélitreuillage à grand spectacle? 

L'agression de Levallois a eu lieu alors qu'un conseil de Défense, avant le Conseil des ministres, avait lieu à l'Élysée, réunissant notamment le président Macron, le chef au 'command car' sur les Champs Elysées, son premier ministre Edouard Philippe, Gégé Collomb et Flo Parly.

La Macronie est visée

L'enquête du Parquet antiterroriste, ordonnée notamment pour "tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste" et "association de malfaiteurs terroriste", a été confiée à 
1- la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ), 
2- à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) 
3- et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Tant de personnels mobilisés ne peuvent qu'aboutir. Et déclarer le terroriste "déséquilibré"... On notera qu'actuellement, on ne sait rien. Il convient donc de dresser un bilan des "tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste", en bref et en clair, des attentats djihadistes. Tiens, à défaut d'enquête et de faits, l'AFP fait les comptes... 

Depuis janvier 2015, la France est visée par une vague d'attentats ...djihadistes (elle l'a dit !) qui a fait au total 239 morts.
"Une vague" qui fait 239 morts, est-ce une vague ou une déferlante ? Les dernières ont tout particulièrement visé les forces de l'ordre, sur des sites emblématiques : l'assassinat du policier Xavier Jugelé sur les Champs-Elysées le 20 avril, l'attaque d'une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame le 6 juin et celle d'un fourgon de gendarmerie le 19 juin également sur les Champs-Elysées. "Emblématique" renvoie à des atteintes à la République en tant qu'institution.

Samedi soir, 5 août, peu avant minuit à la tour Eiffel, lieu touristique hyper-sécurisé de Paris, un homme avait franchi un portique en bousculant un agent de sécurité, puis sorti un couteau en criant "Allah Akbar". Des militaires de Sentinelle lui avaient ordonné de poser son couteau à terre et il s'était exécuté sans opposer de résistance.

Un terroriste est-il nécessairement un "déséquilibré" ?
La question est systématiquement -et facilement- résolue et l'islamiste remis à un service de santé. L'homme du jour, comme ses frères, a été envoyé en psychiatrie : en permission de sortie, il a dit pendant sa garde à vue vouloir "commettre un attentat contre un militaire". Il a été réadmis lundi en hospitalisation d'office.

Le 14 juillet, le chef de l'État a annoncé que l'opération Sentinelle, qui mobilise 7.000 soldats en permanence sur le territoire national depuis les attentats de 2015, allait être revue, et "en profondeur [s'il vous plaît], afin d'avoir une plus grande efficacité opérationnelle et de prendre en compte l'effectivité et l'évolution de la menace."
Le dément - dont l'identité, l'origine et l'âge sont tenus secrets - a agi plus vite que le trentenaire de l'Elysée.

"Un acte qui a conduit le Parquet anti-terroriste à se saisir de l'enquête"...