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vendredi 13 septembre 2019

Un diplomate français inculpé pour appartenance à une association terroriste

Ce diplomate est soupçonné d'un projet d'attaque(s) contre des musulmans et des juifs en France 

Ce diplomate se préparait à des attaques en France, depuis l'ambassade de France au Salvador

Résultat de recherche d'images pour "survivalisme"Le numéro 2 de l'ambassade de France a été interpellé à l'aéroport de Roissy par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) le 2 juin lors d'un voyage en France. Quatre jours plus tard, il a été inculpé pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a-t-on appris jeudi "de source proche du dossier". 

Ancien consul adjoint au Gabon, Marc-Antoine G. occupait les fonctions d'adjoint à l'ambassadeur de France au Salvador.   Ce haut fonctionnaire du Ministère des Affaires étrangères, âgé de 51 ans, serait membre actif d'une cellule d'ultra-droite, l'AFO, ou Actions des forces criminelles - groupuscule antisémite et islamophobe implanté sur l'ensemble du territoire français et composé de retraités adeptes du survivalisme, convaincus que l'Etat est incapable de les protéger, et des radicalisés -, qui projetait des attaques contre des musulmans en France.  Ce n'est "pas juste un sympathisant" mais un membre "actif" du groupe d'ultra-droite Actions des forces opérationnelles (AFO), selon cette source. Le diplomate a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter la France et a été suspendu de ses fonctions. Le Quai d'Orsay n'a pas souhaité "commenter une procédure judiciaire en cours".
Ce groupuscule voulait lutter contre un "péril islamique" que Le Parisien estime "prétendu".

Treize membres présumés de l'AFO ont déjà été mis en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" à l'été 2018. 

Ils affichaient leur ambition de lutter "contre le péril islamiste" évoquant déjà des projets d'attaques contre des musulmans. Lors de deux coups de filet et de perquisitions chez des suspects, des armes à feu avaient été retrouvées. Une haine des juifs et des musulmans unissait ce groupe hétéroclite, composé de femmes et d'hommes âgés de 33 à 70 ans. 
Ils projetaient d'attaquer des cibles musulmanes, pour lutter contre un supposé "péril islamiste". Parmi leurs projets : le meurtre d'imams, l'empoisonnement de nourriture halal dans des supermarchés, l'attaque de mosquées..

Les cinq premiers membres de cette mouvance visant des musulmans et des juifs ont été arrêtés et mis en examen entre septembre 2018 et mai 2019. Ils sont soupçonnés d’avoir projeté d’attaquer des lieux de cultes musulmans et juifs, dont le traditionnel dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). L'enquête judiciaire a mis au jour un projet d'attaque "aux contours mal définis", "susceptible de viser un lieu" de culte, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Ce groupe "à l'idéologie proche de la mouvance néo-nazie" avait évoqué "des lieux de culte juifs ou musulmans". En janvier, la section antiterroriste du Parquet de Paris s'était saisie de l'information judiciaire initialement ouverte à Grenoble le 8 septembre pour des infractions à la législation sur les armes.

Un membre "actif" qui envoyait des directives par mail
A leur domicile, les forces de l'ordre avaient retrouvé des armes à feu et des milliers de munitions, notamment des éléments permettant de fabriquer des explosifs de type TATP, signe que leurs projets étaient déjà ébauchés, bien qu'aucune date d'opération ne semble alors fixée. Le probable chef de file du groupe, un policier à la retraite, "avait la volonté de durcir l'action d'AFO", avait indiqué une source proche de l'enquête à l'époque. 
Les suspects avaient nommé leur groupe "L'Oiseau Noir". Ils communiquaient par l'intermédiaire d'un forum, dans lequel ils "discutaient de l'opportunité de commettre un attentat". Parmi les suspects figurerait un gendarme volontaire. Les enquêteurs auraient retrouvé à son domicile des explosifs, des munitions de kalachnikov, un pistolet Glock et un fusil.

Le diplomate arrêté n'était "pas juste un sympathisant" d'AFO mais au contraire un membre "actif". Il donnait des instructions, se tenait au courant de l'avancée des projets d'attaques par mail et aurait même recruté des sympathisants. "Le projet initial de l'AFO consistait, lors d'une attaque terroriste en riposte aux attentats du 13 Novembre 2005 (série de fusillades et d'attaques-suicides islamistes perpétrées dans la soirée à Paris et dans sa périphérie par trois commandos distincts - aux abords du Stade de France, à des terrasses de cafés et de restaurants des 10e et 11e arrondissements de Paris et dans la salle de spectacle du Bataclan -, revendiqués par l'organisation terroriste Etat islamique), à être en mesure dans les heures qui suivaient de frapper à travers toute la France des cibles reconnues comme étant radicales", aurait reconnu l'homme, cité par Le Parisien. Pour lui, le groupuscule comptait avant tout préparer des "mesures de représailles" mais pour certains membres "l'attaque était une option".


mercredi 5 juin 2019

Révélations sur l'ex-mosquée salafiste de Torcy, Seine-et-Marne

Les confidences des infiltrés de la DGSI dans l’ex-mosquée salafiste

L'imam a déclaré que les ennemis de l’Islam sont les Occidentaux et qu’il faut enseigner aux jeunes musulmans à combattre les mécréants

En avril 2017, pendant la fermeture de la mosquée de Torcy gérée par l’association salafiste Rahma, dissoute depuis,
les fidèles avaient continué à prier en plein air, sur le parking.
Dans son livre enquête "Les guerres de l’ombre de la DGSI", qui vient de paraître aux éditions Nouveau Monde, Alex Jordanov consacre un chapitre édifiant au lieu de culte de Torcy, PS, en Seine-et-Marne, 
Résultat de recherche d'images pour "Les guerres de l’ombre de la DGSI"fermée pendant huit mois entre 2017 et 2018. Et le cas n'est pas unique puisque, par un arrêté de décembre 2017, le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Olivier de Mazières, a ordonné la fermeture provisoire de la mosquée salafiste As Sounna, située sur le boulevard National à Marseille, au motif notamment que "les prêches qui sont tenus au sein de la mosquée […] légitiment le djihad armé".

Dans son nouvel ouvrage "Les guerres de l’ombre de la DGSI", le journaliste d’investigation (Capa et 'le Vrai Journal' de Canal+) et documentariste Alex Jordanov raconte les opérations menées à la mosquée Rahma à Torcy par des infiltrés de la Direction générale de la sécurité intérieure.

Visé par une note blanche des services du renseignement, en 2017, le lieu de culte a été fermé pendant huit mois. Il a rouvert début 2018. Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, avait alors remis les clés au président de la nouvelle association qui assure depuis la gestion de la mosquée.
On y apprend que "le 21 octobre 2016, [le président imam] a notamment déclaré que les ennemis de l’Islam étaient les Occidentaux et qu’il fallait éduquer les jeunes musulmans et leur enseigner l’Islam pour mieux combattre les mécréants ; que la France menait au nom de la liberté une guerre contre les musulmans et qu’ils allaient combattre grâce aux jeunes et à Allah". L'ordonnance précise "qu’à plusieurs reprises au mois de novembre 2016, il a fait référence aux djihadistes et a sollicité l’aide d’Allah en leur faveur afin de détruire les ennemis de l’Islam, des ennemis de l’intérieur, ici en France et ailleurs". Parmi les autres arguments de la note des renseignements, la venue à deux reprises du prédicateur Elias d’Imzalene "qui a fourni des éléments de langage comparant la situation existant en France à l’apartheid et demandant aux fidèles d’arrêter d’être Français légalistes, Français républicains et Français patriotes". Il est aussi indiqué que "l’imam […], professeur de mathématiques[dans un collège public, mais , révoqué de l’Education nationale en septembre 2017 car soupçonné de prosélytisme religieux], utilisait ses fonctions à des fins prosélytes en essayant d’entraîner les élèves dans des formes de radicalisme religieux".

Me William Bourdon et Me Vincent Brengarth, les avocats de l’association Rahma, considèrent que ce procès "illustre le tropisme de trop de juges administratifs pour sacraliser les notes blanches". Ils avaient fait valoir, lors de l’audience, que "la mosquée n’a jamais rencontré de problème depuis sa création", que "son président participe à la diffusion de valeurs républicaines en enseignant les mathématiques au sein d’un établissement public" et que "le fait que la mosquée s’inscrit dans la mouvance salafiste ne signifie pas qu’elle préconise le djihad". Des arguments qui n’ont pas fait mouche.

Les avoirs de l’association ont été gelés par arrêté du 13 avril 2017. Les fidèles prient depuis sur le parking, à côté des préfabriqués fermés. Une pétition à l’encontre du préfet de Seine-et-Marne pour la réouverture de la mosquée a recueilli plus de 700 signatures.
Alex Jordanov lui consacre le chapitre "Camping-car et Algeco", en référence au préfabriqué de l’avenue Lingenfeld. En compagnie des officiers du renseignement Rayan et Yanis (noms d'emprunt), il a marché sur les traces de Jérémy Bailly, un islamiste converti membre de la cellule terroriste dite de Cannes-Torcy. C'est le nom donné au groupe terroriste impliqué dans un attentat antisémite commis à Sarcelles, dans le département du Val-d'Oise, le 19 septembre 2012.

Lien PaSiDupes - "Toulon: un Français serait le commanditaire de l'attentat djihadiste avorté - L'antiterroriste a réussi à identifier un individu "placé sous surveillance depuis un an en raison de sa radicalisation": trop forts !"

"Ils sont un certain nombre d’agents comme Yanis, un cercle fermé de spécialistes de l’islam, à avoir prié dans à peu près tout ce que la France compte de mosquées qualifiées de salafistes par le gouvernement, c’est-à-dire plus d’une centaine", détaille le journaliste dans son livre.

"Ces officiers sont des disques durs. Je suis un scribe. Il y a environ deux ans, ils m’ont emmené sur les lieux de la filature à la sortie de la mosquée, au Lavomatic en face, dans le box où il y avait les armes, là où habitait Bailly", se souvient-il.

Des fidèles priaient armés


Dans son livre, le journaliste Alex Jordanov consacre un chapitre
à l’ex-mosquée salafiste de Torcy. Nouveau Monde éditions
"A Torcy, l’imam Abdelali Bouhnik restait dans les clous et n’allait jamais trop loin dans les prêches. Mais les agents dont l’islam est la spécialité et qui ont fréquenté cette mosquée estiment qu’en privé, il tenait le traditionnel double discours", raconte Alex Jordanov.

"Il faisait un peu du Tariq Ramadan. C’était lisse en surface  - libellé PaSiDupes pour découvrir ce qu'est ce qu'est la 'taqiya' - mais le policier est pratiquant, il sait discerner, lire entre les lignes. Les barbus, comme il dit, ce n’est pas sa tasse de thé. Et puis, si la mosquée était fréquentée par Bailly, il n’y a pas de mystère…", explicite-t-il.

On apprend que certains fidèles radicalisés recherchés, comme Jérémy Bailly, 32 ans, y priaient... armés. "Les officiers le voyaient sur lui et le savaient grâce aux écoutes téléphoniques. Il avait révélé à son père qu’il allait chercher son arme à la mosquée", indique le journaliste.

Dans un immeuble du quartier, des membres de la cellule de Cannes-Torcy avaient réquisitionné un box. "C’était une caverne d’Ali Baba, assure le journaliste. Il y avait des kalachs, des armes de poing, des bombes cocotte-minute prêtes à l’emploi, des produits chimiques…", énumère Alex Jordanov.

Un brouilleur de téléphone portable et de radio avait même été installé dans l’enceinte de la mosquée. "Un brouilleur, c’est louche. C’est délibéré. Ils sont méfiants. Quand tu entres là-dedans à 5 heures du matin pour la première prière, qu’il y a trente mecs qui te regardent et ne te connaissent pas, t’as une boule au bide", a confié Yanis, l’un des officiers de la DGSI, à Alex Jordanov.

Les policiers ne pouvaient donc pas faire passer de messages depuis l’intérieur du lieu de culte. "Ils identifiaient les cibles, notamment grâce à leurs chaussures, précise Alex Jordanov. Mais c’est compliqué quand on ne peut pas communiquer avec l’extérieur. Bailly était un fou furieux. Le policier a pris des risques pour sortir de la mosquée avec lui et le suivre."

Résultat de recherche d'images pour "Abdelali Bouhnik"
Le tribunal correctionnel de Meaux a rendu son verdict, lundi 1er avril 2019, sur l’affaire Abdelali Bouhnik, ancien imam de la mosquée de Torcy, en Seine-et-Marne. Poursuivi pour réception illégale d’argent et abus de confiance, cet ancien imam a écopé d'une peine de huit mois de prison avec sursis et une interdiction de diriger une association pour les cinq ans à venir. 

jeudi 17 janvier 2019

L'ancien salaire de l'actuel binôme de Castaner

A ce prix-là, Griveaux est un traîne-savate qui ne peut être propriétaire dans Paris

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a mis en ligne le salaire de Laurent Nuñez

Benjamin Griveaux : avec "7.900 euros net par mois", "je ne suis pas propriétaire parce que le m2 est trop cher"
Griveaux se déclare sous-payé

Comme l'y oblige la loi, le secrétaire d'Etat à l'Intérieur a déposé sa déclaration d'intérêts, mais il y a seulement quelques jours, le 8 décembre dernier, alors qu'il a été nommé auprès de Castaner en octobre.  
Ce document révèle le montant du salaire perçu par l'actuel binôme de Christophe Castaner entre mai 2017 et octobre 2018, alors qu'il était directeur de la Direction générale de la sécurité Intérieure (DGSI).

La somme de 9.500 euros nets par mois laisse les "gueux" sans voix.
Un salaire élevé - nourri, logé - pour des missions dans lesquelles il s'expose pas personnellement, même contre le contre-terrorisme et le contre-espionnage. 

Un salaire qui rend d'autant plus insupportable celui de Chantal Jouanno (environ 15.000 euros par mois), femme qui gagne plus qu'un homme, ce qui remet en perspective le sujet délicat des inégalités de salaires entre les femmes et les hommes...Et la validité du poste de Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité les hommes et les femmes, ou inversement. La somme perçue par Laurent Nuñez comme directeur de la DGSI était quasiment au même niveau que celle gagnée par le directeur du Centre national de la chanson, des variétés et du jazz, Philippe Nicolas, note la presse qui précise que Laurent Nuñez, 54 ans, était mieux payé pour ses postes précédents. Et encore le point d'indice des (hauts) fonctionnaires n'est pas gelé !

Le ministre de tutelle officieux de Castaner gagnait un peu plus de 10.000 euros nets mensuels quand il était directeur de cabinet du préfet de police de Paris ou plus récemment préfet de police des Bouches-du-Rhône. Le salaire de Laurent Nuñez n'a pas beaucoup évolué en entrant au gouvernement. Il aurait même un peu baissé puisque, selon le décret du 25 avril 2014, les secrétaires d'Etat gagnent 9.443 euros bruts par mois.

Griveaux se dit encore plus mal traité



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Nuñez fait plus envie que pitié

Avec "7.900 euros net par mois", "je ne suis pas propriétaire parce que le m2 est trop cher," s'est-il plaint, cherchant à faire pleurer dans les cabanes des Gilets jaunes aux ronds-points, au cours d'un entretien avec "Brut" en direct sur Facebook, mercredi 16 janvier.



Macron est-il un patron-exploiteur ? Malgré sa charge de travail, le porte-parole du gouvernement a déclaré ne pas pouvoir acheter de logement à Paris. Le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre répondait aux questions sur la colère des "gilets jaunes", notamment au sujet du pouvoir d'achat et a ainsi défendu les niveaux de salaires des députés ou des ministres. 




Ancien directeur de la communication du groupe immobilier Unibail-Rodamco, il indique avoir divisé son salaire par "deux et demi" ou "trois". "Donc ce n'est pas un avantage financier d'être élu. Je gagne très bien ma vie; je gagne 7.900 euros net" par mois, a-t-il précisé. Malgré cela, "je ne vis pas dans un château, rassure-t-il. Je suis locataire, je ne suis pas propriétaire à Paris, parce que le prix du mètre carré est trop cher", poursuit-il. "Moi je n'ai pas hérité, je n'ai pas d'argent caché. Je n'ai pas de voiture, je ne m'habille pas dans des costumes très chers", détaille l'aigri de 41 ans. 

Pour information, il est lui-même fils d'un notaire et d'une avocate et marié à l'avocate Julia Minkowski, petite-fille du pédiatre Alexandre Minkowski, nièce du chef d'orchestre Marc Minkowski. On peine donc à croire que les fins de mois du couple arrivent le 15.
Qui ouvrira une cagnotte numérique de soutien à Griveaux ?

Aigre-doux, Benjamin Griveaux défend son niveau de rémunération. "Je ne vais pas me plaindre. C'est formidable, je travaille 100 heures par semaine, c'est un choix et je suis très heureux comme ça", explique-t-il. "Ma vie, elle est un peu compliquée", donc "ce n'est pas anormal, quand vous investissez beaucoup de votre temps, que vous ayez des élus à qui on puisse donner des indemnités conséquentes", insiste-t-il. 

Et de poursuivre : Etre secrétaire d'État, "c'est épuisant, c'est dur sur le plan personnel, sur le plan familial. J'ai deux enfants qui sont petits, j'ai un troisième qui arrive au mois de mai (...) En tant que papa, c'est difficile de pas trop les voir", insiste Benjamin Griveaux. D'autant plus qu'il en a commandé un troisième... Etait-ce donc bien responsable ?




Moins rémunérer les élus "pour régler les problèmes, "c'est strictement démago," juge-t-il. "Vous avez beaucoup de parlementaires, sur les rangs de La République en marche, comme d'ailleurs sur les bancs des autres groupes politiques, qui ont eu des petits revenus (...) qui ont, pour certains, été au RSA", explique-t-il, un brin populiste.

Pas assez bon pour être ministre, Griveaux s'avoue déprécié... Il se dit en outre "choqué" par la faible rémunération des maires de France, pour la plupart bénévoles. Le bénévolat n'est pas sa tasse de thé... 

vendredi 13 juillet 2018

Un nouveau plan anti-terroriste : un de plus ?

Une DGSI musclée et un Parquet national antiterroriste feront-ils la différence ?
Siège du renseignement à Levallois-Perret, où la DGSI va se voir confier tout le pilotage opérationnel de la lutte antiterroriste
Cinq mois après l'annonce d'un vaste plan national de prévention de la radicalisation, le Premier ministre, Edouard Philippe, présente ce matin un nouveau plan d'action en 32 mesures contre le terrorisme, pour renforcer le précédent, dans un contexte de menace devenue essentiellement endogène avec des attaques de plus en plus imprévisibles, comme celle qui a eu lieu à Trèbes au printemps dernier, le terroriste ayant attaqué des policiers, puis un supermarché, juste après avoir déposé sa petite soeur à l'école.

La première mesure-phare concerne la DGSI, au siège duquel ce plan doit être annoncé. Le gouvernement souhaite aujourd'hui donner plus de pouvoirs à cette Direction générale de la sécurité intérieure, dont les policiers spécialistes du renseignement doivent suivre quelque 4.000 cibles parmi les plus inquiétantesCe service du ministère de l'Intérieur va se voir confier tout le pilotage opérationnel de la lutte antiterroriste. Ces policiers assureront désormais des investigations judiciaires et la coordination du renseignementsous l'autorité de magistrats. 
Le but est avant tout de mieux partager l'information, entre services antiterroristes souvent co-saisis dans des enquêtes. La section antiterroriste de la PJ parisienne, ou la Sdat (la sous-direction antiterroriste) travailleront ainsi autrement avec la DGSI.

Un Parquet national antiterroriste

Résultat de recherche d'images pour "profilage antiterroriste"
La création d'un Parquet national anti-terroriste est l'autre annonce majeure attendue ce matin. Le fameux PNAT n'est donc pas abandonné. Il devrait bel et bien être officiel aujourd'hui, avec des contours identiques à ceux qu'on pressentait. Ce nouveau Parquet national, à compétence nationale pour toutes les affaires terroristes (comme le Parquet national financier pour les affaires financières), devrait être un Parquet uniquement dédié aux affaires de terrorismeet ne pas s'ouvrir au crime organisé, comme il en avait un temps été question.

Parmi les autres mesures qu'Edouard Philippe devrait annoncer : la création d'une cellule de profilage des auteurs d'actes terroristes et d'identification des facteurs de passage à l'acte. L'idée serait de conduire un travail sur les caractéristiques communes à tous les auteurs d'attentats ou de tentatives d'attentats, pour dégager notamment des critères objectifs de dangerosité.

Le gouvernement devrait aussi annoncer la création d'une unité permanente dédiée au suivi des détenus terroristes ou des détenus de droit commun radicalisés en fin de peine. Des détenus qui inquiètent particulièrement les autorités, qui réfléchissent au meilleur suivi possible après la sortie de prison. Les prochains sortants  - on en attend 400 dans l'année qui vient - pourraient ainsi être désormais suivis par cette cellule spéciale, avec des policiers antiterroristes et des agents du renseignement pénitentiaires

Enfin, ce plan prévoit de mieux prendre en charge les victimes d'actes de terrorisme, et de créer pour elles un juge dédié.

lundi 26 mars 2018

Tueur islamiste de Trèbes: la compagne du terroriste islamiste était aussi fichée pour radicalisation

La jeune française convertie avait été repérée par la police...

La compagne du djihadiste assassin, Radouane Lakdim, a été placée en garde à vue.

Les policiers lors de l'intervention au domicile de Radouane Lakdim, dans une cité de Carcassonne.
Les "fichés S" peuvent bénéficier de l'attribution d'un logement HLM
Interpellée après que son compagnon a été abattu vendredi après avoir fait quatre morts dans la zone urbaine de Carcassonne, elle est fichée pour radicalisation depuis un an et suivie par la DGSI de l'Aude, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
Cette femme majeure de 18 ans est "fichée S" (pour "Sûreté de l'Etat"), ont précisé des sources policière et judiciaire. Selon un enquêteur anonyme, elle était suivie par les services de renseignement.

Abattu par les forces de l'ordre après une équipée meurtrière à Carcassonne et Trèbes, le djihadiste franco-marocain, Radouane Lakdim, était lui-même fiché "S" et suivi depuis quatre ans (2014) par les services de renseignements.

Or, le procureur de la République de Paris François Molins assure pourtant qu'aucun aucun "signe précurseur pouvant laisser présager un passage à l'acte terroriste" n'avait été décelé,  ce qui pose la question de la validité des "fiches S". Il avait été envisagé que la surveillance humaine partielle de Radouane Lakdim soit levée.

Deux gardes à vue ont été prolongées

La compagne française de l'assassin de 25 ans "d'origine marocaine" - en fait bénéficiaire de la double nationalité,  a été interpellée vendredi soir et un ami du tueur, un mineur âgé de 17 ans, a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi. 

La femme d'origine française apparaît fortement endoctrinée et, sur sa photo de profil Facebook, on voit les yeux d'une personne qui porte un niqab.
Selon les services de renseignements, elle avait même fait l'apologie de l'Etat islamique sur les réseaux sociaux.  

Les enquêteurs exploitent aussi les éléments retrouvés lors de la perquisition au domicile de Radouane Lakdim à Carcassonne. Des expertises informatiques ont été lancées en urgence pour savoir avec qui il était en relation, qui a pu être au courant de son projet et qui a également pu lui fournir une arme.
Les enquêteurs cherchent à déterminer les raisons du passage à l'acte de l'assaillant djihadiste et à trouver d'éventuelles autres complicités.

vendredi 9 mars 2018

De retour de Syrie, un djihadiste français, arrêté à Roissy

Cet islamiste compte sur la mansuétude française...

Les enquêteurs de la DGSI le soupçonnent "d'avoir joué un rôle actif au sein d'une mouvance d'Al-Qaïda" : d'être un tueur ?

Un fanatique français, soupçonné d'avoir rejoint la zone de combats djihadistes en Syrie en lien avec "une mouvance d'Al-Qaïda", a été arrêté jeudi à l'aéroport de Roissy.
"Cet homme, né en 1988, prétend s'être rendu en Syrie avec sa femme de nationalité japonaise et radicalisée, pour faire de l'humanitaire", a raconté une "source proche du dossier".

Début 2018, "le couple a réussi à quitter avec leur fille la zone des combats en traversant la frontière turco-syrienne et a obtenu d'être expulsé récemment vers le Japon".

Le Japon nous retourne l'islamiste 

Malgré l'absence de mandat d'arrêt international français contre lui, les autorités japonaises ont décidé de l'expulser vers son pays d'origine. Sa femme et sa fille sont restées au Japon.

L'homme a été placé en garde à vue jeudi après-midi par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a précisé une source judiciaire.

Les enquêteurs de la DGSI le soupçonnent "d'avoir joué un rôle actif au sein d'une mouvance d'Al-Qaïda", a précisé une autre source proche du dossier. Il faisait l'objet d'un mandat de recherches émis par le parquet de Paris dans le cadre d'une enquête préliminaire.

Cette semaine, deux femmes djihadistes et cinq enfants ont été placés en garde à vue à leur retour en France, après avoir été expulsées par les autorités turques.

1.700 Français partis faire le djihad sont susceptibles de rentrer en France

Au total, en date du 8 mars, 258 adultes et 77 mineurs sont revenus en France, après avoir rejoint la zone de combats djihadistes en Syrie et en Irak, a affirmé le ministère de l'Intérieur. 

Les "revenants" du djihad sont la hantise des autorités françaises depuis les attentats meurtriers de 2015, en partie perpétrés par des djihadistes français de retour de Syrie. Selon le gouvernement français, environ 1.700 Français sont partis rejoindre les zones djihadistes irako-syriennes à partir de 2014. 

Quelque 300 djihadistes français, dont 12 femmes, ont été tués sur le théâtre irako-syrien depuis 2014, selon un bilan du ministère de l'Intérieur jeudi soir. 

731 adultes (421 hommes et 310 femmes) et 538 enfants sont encore en zone irako-syrienne. Parmi les 538 mineurs, 52 sont âgés de plus de 13 ans.

L'AFP n'a pas pour mission de défendre la langue française.
L'agence de presse dite française nous impose l'orthographe arabe de , soit 'jihad', alors que le mot français est 'djihad', donc 


samedi 30 décembre 2017

Terrorisme : deux jeunes islamistes arrêtés à Paris et à Lyon

Identifiés "islamistes", seront-ils classés "déséquilibrés" ?

Un "homme" et une "femme": en sait-on si peu sur eux ? 

Résultat de recherche d'images pour "couple terroriste islamiste"
On ne connaîtra pas leurs identités, mais on saura que c'est la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qui a procédé aux interpellations des deux individus en début et en fin de semaine dernière, les 18 et 22 décembre dernier à Lyon et Pariset qu'ils ont été mis en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle". 

A priori sans liens entre eux, ils étaient toutefois en contact avec des membres de l'organisation Etat islamique (EI) dans la zone irako-syrienne, via les réseaux sociaux, et envisageaient de passer à l'action chacun de leur côté. Rien ne prouve qu'ils ne se connaissaient pas.

Les deux suspects, un homme et 22 ans et une femme de 19 ans, étaient pareillement "déterminés". Ils avaient procédé à des repérages et visaient des porteurs d'uniformes, en particulier des militaires, mais aussi un lieu public, comme un café en province. Leur projet n'était toutefois pas totalement abouti et ni armes ni explosifs n'ont été découverts au cours des perquisitions à leurs domiciles.
L'homme, interpellé le 22 décembre, souhaitait répondre aux appels de Daech en s'attaquant d'abord à des militaires. Il a été écroué le 26 décembre.

Une  dissimulatrice

Interpellée le 18 décembre en Ile-de-France, la femme "habite la région parisienne". Mise en examen des mêmes chefs d'accusation, elle a été placée en détention provisoire le 21 décembre. En garde à vue, elle a confirmé un projet d'action violente en province, où la surveillance est moindre, selon elle. Elle a aussi indiqué qu'elle cherchait des armes à feu depuis deux mois, notamment une kalachnikov, mais qu'elle n'avait pas eu le temps d'y parvenir. Elle a été arrêtée avant... 

Cette jeune femme avait orchestré sa vie autour d'une stratégie de dissimulation, comme elle l'a expliqué aux enquêteurs. Face à eux, elle a pourtant affiché très clairement des idées radicales, plus affirmées que celles du second suspect. "Le Parisien" précise que, lors de perquisitions au domicile de la suspecte, les enquêteurs ont mis la main sur des écrits de type testamentaire.

Les enquêteurs considèrent cette radicalité comme la preuve qu'une menace "endogène" pèse toujours sur la France. Elle émane de personnes souhaitant passer à l’acte sur le territoire français, faute de pouvoir se rendre en Syrie ou en Irak, ce qui semble être le cas pour ces deux islamistes radicaux. Il n'est pas précisé si nous avons affaire à des convertis.

Depuis la vague d'attentats djihadistes sans précédent qui ont fait 241 morts depuis 2015, la France n'en a donc pas terminé avec la menace terroriste : elle subsistera aussi longtemps qu'une portion des Français l'alimentera, soit en l'exacerbant, soit en la justifiant.

samedi 26 août 2017

Un musulman radicalisé qui projetait des attentats a été mis en examen et écroué

Le fondamentaliste vivait chez ses parents à Saint-Denis, avant d'être placé en détention provisoire

L'islamiste projetait de s'attaquer à des "bars, boîtes de nuits et des lieux tels que les clubs homosexuels et les clubs libertins"

Illustration du XIIIè montrant l'étreinte
 de deux hommes musulmans
Agé de 22 ans, l'intégriste musulman de Saint-Denis (ville communiste de Seine-Saint-Denis, 93) avait annoncé sur internet sa volonté de commettre un attentat. Il avait cherché à se procurer une arme et projetait de s'attaquer à des discothèques, mais n'avait semble-t-il pas encore effectué de repérages. 

Dans le viseur des services de renseignement, il a été interpellé mardi en Seine-Saint-Denis, avant le passage à l'acte. Il a été longuement entendu par la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), dans leurs locaux de Levallois-Perret, lors d'une garde à vue prolongée dans le cadre d'une enquête pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste criminelle". 
L'ouverture de l'enquête remonte à quinze jours,  le 9 août dernier par la section antiterroriste du Parquet de Paris concernant cet inconnu des services de police
Résultat de recherche d'images pour "islamiste desequilibre"L'individu n'a pas été étiqueté "déséquilibré", bien que solitaire et malgré l'absence de projet élaboré. Il a pourtant a été mis en examen et écroué par un juge antiterroriste, selon les informations d'une source judiciaire ce samedi.

Une mise en examen, malgré un "projet", jugé "intellectuel" et "vague"

Les investigations "laissaient craindre qu'il puisse commettre un acte violent dans la mesure où il avait fait savoir qu'il cherchait à se procurer une arme", a expliqué "une source proche du dossier", admettant néanmoins qu'il avait échoué dans cette recherche. Une initiative qui a pourtant déclenché la saisie de la section antiterroriste de Paris au début du mois.

72viergesLes enquêteurs ont notamment repéré des messages sur les réseaux sociaux qui faisaient ressortir "des propos et une attitude pro-djihad", selon la même source. 

Le suspect aurait envisagé de s'attaquer à des "bars, boîtes de nuits et des lieux tels que les clubs homosexuels et les clubs libertins", révèlent les premiers éléments de l'enquête. Lors de sa garde à vue, il a reconnu un projet mais qui apparaît "intellectuel" resté vague, l'individu n'ayant pas effectué de repérages. 

“Ignace – Le terroriste du Louvre hospitalisé” est verrouillé Ignace – Le terroriste du Louvre hospitaliséSans emploi et à tendance dépressive, il aurait assuré aux enquêteurs qu'il souhaitait "mourir en martyr", rapporte France info. L'homme, dont le casier judiciaire serait vierge, aurait ainsi aspiré aux 72 vierges imparties aux terroristes dans le Paradis éternel musulman, comme aux bédouins du désert et aux benêts de Seine-Saint-Denis.

Des perquisitions, menées au domicile des parents du suspect, n'ont pour le moment rien donné. L'enquête se poursuit pour déterminer s'il a pu entretenir des liens avec des membres de la mouvance radicale. 
Image associéePour l'heure, il s'agirait d'un velléitaire désireux de se donner de l'importance (et du plaisir au lupanar d'Allah), mais que le gouvernement instrumentalise pour tenter, lui aussi, d'apparaître à la hauteur.

En guise de paradis artificiels, Papy Cazeneuve et le jouvenceau pourront toujours se passer un joint.