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mercredi 5 juin 2019

Révélations sur l'ex-mosquée salafiste de Torcy, Seine-et-Marne

Les confidences des infiltrés de la DGSI dans l’ex-mosquée salafiste

L'imam a déclaré que les ennemis de l’Islam sont les Occidentaux et qu’il faut enseigner aux jeunes musulmans à combattre les mécréants

En avril 2017, pendant la fermeture de la mosquée de Torcy gérée par l’association salafiste Rahma, dissoute depuis,
les fidèles avaient continué à prier en plein air, sur le parking.
Dans son livre enquête "Les guerres de l’ombre de la DGSI", qui vient de paraître aux éditions Nouveau Monde, Alex Jordanov consacre un chapitre édifiant au lieu de culte de Torcy, PS, en Seine-et-Marne, 
Résultat de recherche d'images pour "Les guerres de l’ombre de la DGSI"fermée pendant huit mois entre 2017 et 2018. Et le cas n'est pas unique puisque, par un arrêté de décembre 2017, le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Olivier de Mazières, a ordonné la fermeture provisoire de la mosquée salafiste As Sounna, située sur le boulevard National à Marseille, au motif notamment que "les prêches qui sont tenus au sein de la mosquée […] légitiment le djihad armé".

Dans son nouvel ouvrage "Les guerres de l’ombre de la DGSI", le journaliste d’investigation (Capa et 'le Vrai Journal' de Canal+) et documentariste Alex Jordanov raconte les opérations menées à la mosquée Rahma à Torcy par des infiltrés de la Direction générale de la sécurité intérieure.

Visé par une note blanche des services du renseignement, en 2017, le lieu de culte a été fermé pendant huit mois. Il a rouvert début 2018. Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, avait alors remis les clés au président de la nouvelle association qui assure depuis la gestion de la mosquée.
On y apprend que "le 21 octobre 2016, [le président imam] a notamment déclaré que les ennemis de l’Islam étaient les Occidentaux et qu’il fallait éduquer les jeunes musulmans et leur enseigner l’Islam pour mieux combattre les mécréants ; que la France menait au nom de la liberté une guerre contre les musulmans et qu’ils allaient combattre grâce aux jeunes et à Allah". L'ordonnance précise "qu’à plusieurs reprises au mois de novembre 2016, il a fait référence aux djihadistes et a sollicité l’aide d’Allah en leur faveur afin de détruire les ennemis de l’Islam, des ennemis de l’intérieur, ici en France et ailleurs". Parmi les autres arguments de la note des renseignements, la venue à deux reprises du prédicateur Elias d’Imzalene "qui a fourni des éléments de langage comparant la situation existant en France à l’apartheid et demandant aux fidèles d’arrêter d’être Français légalistes, Français républicains et Français patriotes". Il est aussi indiqué que "l’imam […], professeur de mathématiques[dans un collège public, mais , révoqué de l’Education nationale en septembre 2017 car soupçonné de prosélytisme religieux], utilisait ses fonctions à des fins prosélytes en essayant d’entraîner les élèves dans des formes de radicalisme religieux".

Me William Bourdon et Me Vincent Brengarth, les avocats de l’association Rahma, considèrent que ce procès "illustre le tropisme de trop de juges administratifs pour sacraliser les notes blanches". Ils avaient fait valoir, lors de l’audience, que "la mosquée n’a jamais rencontré de problème depuis sa création", que "son président participe à la diffusion de valeurs républicaines en enseignant les mathématiques au sein d’un établissement public" et que "le fait que la mosquée s’inscrit dans la mouvance salafiste ne signifie pas qu’elle préconise le djihad". Des arguments qui n’ont pas fait mouche.

Les avoirs de l’association ont été gelés par arrêté du 13 avril 2017. Les fidèles prient depuis sur le parking, à côté des préfabriqués fermés. Une pétition à l’encontre du préfet de Seine-et-Marne pour la réouverture de la mosquée a recueilli plus de 700 signatures.
Alex Jordanov lui consacre le chapitre "Camping-car et Algeco", en référence au préfabriqué de l’avenue Lingenfeld. En compagnie des officiers du renseignement Rayan et Yanis (noms d'emprunt), il a marché sur les traces de Jérémy Bailly, un islamiste converti membre de la cellule terroriste dite de Cannes-Torcy. C'est le nom donné au groupe terroriste impliqué dans un attentat antisémite commis à Sarcelles, dans le département du Val-d'Oise, le 19 septembre 2012.

Lien PaSiDupes - "Toulon: un Français serait le commanditaire de l'attentat djihadiste avorté - L'antiterroriste a réussi à identifier un individu "placé sous surveillance depuis un an en raison de sa radicalisation": trop forts !"

"Ils sont un certain nombre d’agents comme Yanis, un cercle fermé de spécialistes de l’islam, à avoir prié dans à peu près tout ce que la France compte de mosquées qualifiées de salafistes par le gouvernement, c’est-à-dire plus d’une centaine", détaille le journaliste dans son livre.

"Ces officiers sont des disques durs. Je suis un scribe. Il y a environ deux ans, ils m’ont emmené sur les lieux de la filature à la sortie de la mosquée, au Lavomatic en face, dans le box où il y avait les armes, là où habitait Bailly", se souvient-il.

Des fidèles priaient armés


Dans son livre, le journaliste Alex Jordanov consacre un chapitre
à l’ex-mosquée salafiste de Torcy. Nouveau Monde éditions
"A Torcy, l’imam Abdelali Bouhnik restait dans les clous et n’allait jamais trop loin dans les prêches. Mais les agents dont l’islam est la spécialité et qui ont fréquenté cette mosquée estiment qu’en privé, il tenait le traditionnel double discours", raconte Alex Jordanov.

"Il faisait un peu du Tariq Ramadan. C’était lisse en surface  - libellé PaSiDupes pour découvrir ce qu'est ce qu'est la 'taqiya' - mais le policier est pratiquant, il sait discerner, lire entre les lignes. Les barbus, comme il dit, ce n’est pas sa tasse de thé. Et puis, si la mosquée était fréquentée par Bailly, il n’y a pas de mystère…", explicite-t-il.

On apprend que certains fidèles radicalisés recherchés, comme Jérémy Bailly, 32 ans, y priaient... armés. "Les officiers le voyaient sur lui et le savaient grâce aux écoutes téléphoniques. Il avait révélé à son père qu’il allait chercher son arme à la mosquée", indique le journaliste.

Dans un immeuble du quartier, des membres de la cellule de Cannes-Torcy avaient réquisitionné un box. "C’était une caverne d’Ali Baba, assure le journaliste. Il y avait des kalachs, des armes de poing, des bombes cocotte-minute prêtes à l’emploi, des produits chimiques…", énumère Alex Jordanov.

Un brouilleur de téléphone portable et de radio avait même été installé dans l’enceinte de la mosquée. "Un brouilleur, c’est louche. C’est délibéré. Ils sont méfiants. Quand tu entres là-dedans à 5 heures du matin pour la première prière, qu’il y a trente mecs qui te regardent et ne te connaissent pas, t’as une boule au bide", a confié Yanis, l’un des officiers de la DGSI, à Alex Jordanov.

Les policiers ne pouvaient donc pas faire passer de messages depuis l’intérieur du lieu de culte. "Ils identifiaient les cibles, notamment grâce à leurs chaussures, précise Alex Jordanov. Mais c’est compliqué quand on ne peut pas communiquer avec l’extérieur. Bailly était un fou furieux. Le policier a pris des risques pour sortir de la mosquée avec lui et le suivre."

Résultat de recherche d'images pour "Abdelali Bouhnik"
Le tribunal correctionnel de Meaux a rendu son verdict, lundi 1er avril 2019, sur l’affaire Abdelali Bouhnik, ancien imam de la mosquée de Torcy, en Seine-et-Marne. Poursuivi pour réception illégale d’argent et abus de confiance, cet ancien imam a écopé d'une peine de huit mois de prison avec sursis et une interdiction de diriger une association pour les cinq ans à venir. 

jeudi 11 octobre 2012

La cellule djihadiste de Torcy était chargée de menaces terroristes

La menace islamiste de Torcy inquiète la gauche au pouvoir

Les résultats des perquisitions à Torcy laissent à penser que des attentats étaient en préparation. 
Sept des douze suspects déjà arrêtés sont déférés devant la justice à Paris jeudi. Le Parquet devait ouvrir une information judiciaire et les sept personnes seront présentées à un juge d'instruction anti-terroriste. Les cinq autres suspects ont été libérés et aucune charge n'est retenue contre eux. D'autres personnes sont encore recherchées par la police.

L'enquête sur la cellule islamiste démantelée à Cannes et en Seine-et-Marne  prend corps. 
D'inquiétantes découvertes lors d'une perquisition à Torcy (Seine-et-Marne) la veille ont justifié la prolongation des gardes à vue. Le procureur de la République de Paris, François Molins, s'en explique: "Nous sommes clairement et objectivement confrontés à une cellule terroriste d'une dangerosité extrême, alerte-t-il. Il convient dès lors que tout soit mis en œuvre, en employant l'ensemble des pouvoirs qui nous sont conférés par la loi, pour que nous mettions un terme à ses agissements et prévenions tout risque de commission d'une attaque terroriste en France." 

Voici ce que la justice a découvert

L'attirail du poseur de bombes
À Torcy, d'abord, "dans un box utilisé par l'un des mis en cause", la police a mis la main sur "tous les éléments utiles à la fabrication d'engins explosifs", a révélé mercredi le procureur parisien. Pour les experts de police technique et scientifique à la PJ de Lyon appelés en soutien,  la moisson est riche: "Des sacs contenant du nitrate de potassium, du soufre, du salpêtre, des récipients type Cocotte-Minute et des ampoules de phare, tous produits ou instruments utiles à la fabrication de ce que l'on appelle des engins explosifs improvisés", assure le procureur Molins.

Jusqu'à six jours de garde à vue
Dès lors, il devenait nécessaire d'élargir le cadre de l'enquête. La loi anti-terroriste de 2006 autorise (encore) un régime spécial "lorsqu'il existe un risque sérieux de l'imminence d'une action terroriste en France". Une condition visiblement remplie selon le procureur qui a obtenu du juge des libertés (JAL) une prolongation de 24 heures des auditions des suspects. Au besoin, celle-ci peut être renouvelée pour un total de six jours de garde à vue.

Des suspects toujours en fuite
Dans cette affaire, tout est parti de l'enquête sur l'attentat à la grenade dite "défensive" contre une épicerie casher -pour ne pas dire juive - à Sarcelles (Val-d'Oise), le 19 septembre dernier, action qui fit un blessé ("léger", selon ...Le Monde). Le procureur de Paris a précisé mercredi que ce crime n'était pas totalement élucidé. 
Selon le Parquet, "si deux des organisateurs des faits commis à Sarcelles semblent avoir été interpellés, il n'est pas établi que les deux individus ayant perpétré l'attentat en lançant la grenade dans l'épicerie ont été appréhendés". Les enquêteurs considéraient donc mercredi qu'ils détenaient ceux qui ont peut-être fourni la grenade, mais pas les auteurs directs qui, apparemment, courent toujours, avec le risque qu'ils tentent une action désespérée alors que leurs complices interrogés pouvaient parler.

Un fusil et des armes de poing
La menace d'un attentat commis durant l'enquête est prise d'autant plus au sérieux que les islamo-terroristes déjà mis hors d'état de nuire disposent d'armes et savent s'en servir. Jérémie Louis-Sidney, 33 ans, l'un des membres actifs de la bande de Torcy, a été tué samedi alors qu'il vidait son chargeur de 357 Magnum sur les policiers venus le cueillir à Strasbourg. L'un de ses complices présumés, et peut-être même le "logisticien", voire le meneur de l'équipe, Jérémy Bailly, 25 ans, barbe et djellaba, a été appréhendé dans son immeuble de Torcy armé d'un calibre 22 long rifle chargé. Lors de la perquisition dans son box, un fusil à pompe et une arme de poing ont été saisis.

Des testaments de fanatiques
Ces "djihadistes auto-radicalisés", dit-on, pour exonérer les imams et associations musulmanes qui ne voient pas monter la menace ou la couvrent, étaient-ils prêts à mourir pour leur cause ? Louis-Sidney, en tout cas, avait rédigé un testament "à l'adresse d'Allah". 
La PJ a également retrouvé trois autres testaments attribués à des complices. 

Une liste de cibles juives

Chez le "gentil" Jérémy Bailly, les enquêteurs ont découvert une liste manuscrite d'associations juives, sur une feuille volante, avec, indiquées à la main, les adresses du siège parisien du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et de l'Union libérale israélite de France (ULIF), dont la synagogue de la rue Copernic, cible d'un attentat le 3 octobre 1980. Le devoir de mémoire de certains media qui ne parviennent pas à remonter les années récentes jusqu'à l'attentat contre l'école juive de Toulouse, qu'il aurait été possible d'empêcher en neutralisant Merah, polémiqua "Libération" à l'époque.

Un groupe hyper-actif
Ensuite, en août dernier, Jérémy Bailly a été contrôlé à Cannes, où il s'était rendu en camping-car pour motiver ses troupes. Sa présence sur la Côte d'Azur sera alors signalée à la DCRI. 
La cellule s'était également réunie le 3 octobre 2011 dans un appartement cannois placé sous surveillance par la police. À l'issue de cette réunion, plusieurs membres du groupe sont remontés à Paris d'une manière précipitée, selon les hommes du renseignement. Cette agitation a décidé les enquêteurs à lancer l'opération de samedi, en prévention d'un éventuel passage à l'acte. Les craintes du Parquet de Paris ne sont pas contestées par la presse aux ordres et la famille de Jérémie Louis-Sidneyl'agresseur tué par la police, mais la traque aux djihadistes de la cellule de Torcy n'est pas terminée… On a par ailleurs appris que le Toulonnais qui avait été mis en examen après avoir proféré des menaces contre Charlie Hebdo était en contact avec un des membres de la cellule.

Antillais né à Meaux en 1979 mais longtemps installé à Cannes, Jérémie Louis-Sidney, surnommé James, se partageait entre la Seine-et-Marne il avait domicilié une activité de forain sur les marchés et Strasbourg. Le rappeur a d’abord mené une vie " plutôt dissolue ", selon un enquêteur. Deux enfants nés d’une première union, puis un troisième avec une autre femme, deux autres encore avec sa compagne strasbourgeoise et un sixième à venir avec son amie cannoise : ne faisons pas le compte des prestations et allocations de la CAF pour les enfants et les mères seules !


L'islamisme "radical" croît en Seine-et-Marne

Le sénateur-maire PS de Torcy, qui est également président du Conseil général de Seine-et-Marne, est visiblement débordé par ses 3 cumuls de mandats. Le département a donc clairement choisi la candidature de Nicolas Sarkozy lors de la dernière élection présidentielle (avec plus de 56 % des votes), car Torcy, ville d'accueil de sans-papiers, est en souffrance.

Torcy, où Jérémy Bailly vivait dans le quartier du Mail, est-il aussi un nouveau refuge de l'islamisme radical ? 
Selon un haut fonctionnaire de la Place Beauvau, "une demi-douzaine d'imams se sont distingués en Seine-et-Marne par des propos qui ont attiré l'attention des services de renseignements, et deux d'entre eux faisaient même l'objet d'un signalement précis qui aurait dû, dans le courant de l'année 2012, justifier leur expulsion". 

Le travail de la police dans certaines mosquées de ce département se révèle délicat. 
"Récemment, explique cette source, le simple fait d'avoir rapporté, lors d'un débat télévisé, des propos à connotation antisémite tenus par un religieux dans un lieu de prière de Seine-et-Marne, a occasionné une réaction immédiate dans la mosquée concernée. Lors d'un prêche qui suivit l'émission, des menaces ont été proférées à l'encontre de tout traître qui renseignerait les autorités." 

Le haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur ajoute: "C'est dans la bande urbaine de l'ouest de la Seine-et-Marne que la police a pu constater des comportements laissant penser à une radicalisation de certains salafistes. Nous avons pu identifier dans le département une dizaine de points de fixation considérés comme sensibles, à Torcy donc, mais aussi à Noisiel (PS) ou à Meaux (UMP)."

En France, le premier risque terroriste ne serait pas importé, mais représenté par des jeunes qui y ont grandi.

"C'est toute la difficulté... Il ne s'agit pas de réseaux terroristes qui viennent de l'extérieur, il s'agit de réseaux qui sont dans nos quartiers. Il  ne s'agit pas d'étrangers, il s'agit de Français convertis, de Français musulmans", a expliqué samedi soir Manuel Valls sur RTL. 

Le ministre de l'Intérieur a dénoncé lundi "l'antisémitisme, l'antijuif véhiculés par internet, par la parabole, par un certain nombre de  media qui viennent du monde arabo-musulman et qui (agissent) sur des esprits faibles, l'endoctrinement, le mélange entre islamisme radical et trafic d'armes et de drogue". Cela nécessite "une mobilisation de tous", car "ce n'est pas simplement la communauté juive qui était ciblée, c'est la France tout simplement", a conclu Manuel Valls. Le ministre a évité de villipender l'Education nationale où bon nombre d'enseignants, qu'ils soient "politiquement corrects", démagogues ou très marqués à gauche par l'enseignement universitaire noyauté, véhiculent des idées radicalestantôt communautaristes, tantôt pro-palestiniennes, encourageant la révolte soixante-huitarde et la vigilance, le devoir de mémoire et la culpabilité coloniale, ainsi que l'empathie gratuite pour les clandestins et les mal-logés, tout en dénonçant les destructions d'emplois et les déficits publics: les générations Mitterrand et Jospin ont la FSU socialo-communiste en commun...

Jérémy Louis-Sidney, un Antillais converti de 33 ans, tué l'arme à la main samedi à  
Strasbourg, qui est soupçonné d'avoir jeté une grenade défensive dans un  supermarché casher de Sarcelles le 19 septembre, a bien dû être scolarisé... Et regarder France 2 et la très multi-culturelle France 5.
Louis-Sidney avait l'intention de combattre aux côtés des islamistes du nord du Mali: lien 20 Minutes

Les Torcéens disposent de lieux de culte bouddhique, catholique, musulman et protestant. La synagogue la plus proche est en revanche à Bussy-Saint-Georges. 
Le 21 novembre 2008, pour débloquer le dossier de la mosquée, une centaine de musulmans a envahi la mairie pour contraindre le maire à leur céder un terrain. En juin 2010, l'État sarkozyste donne un terrain d'une superficie d'environ 3 200 m2, prioritaire sur le prolongement de l'autoroute A 199...

La ministre de la Justice de F. Hollande, Christiane Taubira, annonce le recrutement d'imams en prison d'ici 2013.



mercredi 10 octobre 2012

Cellule islamiste: 7 des 12 interpellés sont déférés devant la justice

Cinq sont relâchés dans la nature

Ces sept personnes seront présentées à un juge d'instruction antiterroriste. 
Les 5 autres sont donc remis en liberté. 

Qualifiée de "radicale" (pléonasme ?), une cellule islamiste d'une "extrême dangerosité" (de surcroît !) a été démantelée le week-end dernier dans le cadre d'un vaste coup de filet anti-terroriste à la suite d'une grenade lancée contre une épicerie (juive) de Sarcelles (PS, Val-d'Oise) mi-septembre. Lien Le Monde
Arrêté samedi à Torcy (PS), Jérémie B., 25 ans (anonymat préservé...), "semble être le principal élément" de la cellule islamiste mise hors d'état de nuire samedi. 
Sur 12 interpellés, seulement 7 ont été déférées devant le Parquet de Paris jeudi, a-t-on appris de source judiciaire. 
Le Parquet devait ouvrir une information judiciaire et les sept personnes seront présentées à un juge d'instruction anti-terroriste dans le cadre de l'enquête sur le démantèlement de cette cellule qui avait non seulement stocké des éléments utiles à la fabrication d'engins explosifs, mais également dressé une liste de cibles juives, personnes et institutions. Il ne serait pourtant pas politiquement correct de parler d'antisémitisme antillais et les media "indépendants" s'en gardent bien !
De manière exceptionnelle, la garde à vue des douze personnes avait été prolongée un cinquième jour pour "prévenir tout risque d'une attaque terroriste en France", selon le procureur.
Des terroristes islamistes courent toujours

Le procureur de Paris, François Molins, a tenu une conférence de presse  mercredi 10 octobre à 10h30, mais les chefs d'ouverture de l'information judiciaire n'étaient pas connus dans l'immédiat. Le procureur a toutefois relevé que les auteurs de l'attaque contre une épicerie casher de Sarcelles (Val-d'Oise) le 19 septembre étaient peut-être toujours en fuite. 

Une fusil à pompe retrouvé 

Lors des perquisitions menées depuis mardi et mercredi à Torcy (Seine-et-Marne, PCF), des "éléments utiles à la fabrication d'engins explosifs" ont été découverts dans un box utilisé par l'un des suspects. 

Parmi ces éléments figurent un fusil à pompe, une arme de poing, "des sacs contenant du nitrate de potassium, du soufre, du salpêtre, des récipients type cocotte-minute et des ampoules de phare, tous produits ou instruments utiles à la fabrication de ce que l'on appelle des engins explosifs improvisés". 
Jérémy B., un chef terroriste bien sous tous rapports...
Jérémy B., 25 ans, pourrait être un membre central de cette cellule islamiste. Il utilisait le box renfermant de possibles composants d'engin explosif rudimentaire découvert à Torcy, ville de 22.000 habitants qui en 2009 a accueilli. 
Ce converti à l'islam a été cueilli par les policiers à son domicile du quartier du Mail à Torcy samedi à l'aube alors qu'il revenait d'une salle de prière (de nuit), en possession d'une arme chargée. Quand il était chez son père à Torcy, affirme l'imam, le jeune homme assistait à "quasiment toutes les prières" dans cette mosquée, installée dans des préfabriqués à quelques centaines de mètres de son domicile, niché dans un petit immeuble de 4 étages, bordé de verdure. 
Ce Jérémy Bailly, l' un des suspects interpellés ce week-end "semble être le principal élément de la bande", "le personnage central" de cette "cellule terroriste", confie désormais un proche de l'enquête. C'est d'ailleurs en surveillant Jérémy B., parce qu'ils le soupçonnaient de s'être rendu "dans des camps d'entraînement à l'étranger",  selon une source proche de l'enquête, bien qu'il soit un jeune homme " sans histoire ", que les policiers de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) sont tombés sur Jérémie Louis-Sidney, petit délinquant antillais né en Seine-et-Marne, apparu au printemps sur les radars des Renseignements. 
Les enquêteurs n'ont pas caché leur stupéfaction devant la détermination de Jérémy B., qualifié de "très dangereux": il portait samedi, dissimulée sous ses vêtements, une arme de poing de calibre .22 chargée, selon une source policière, avec une balle engagée dans le canon, selon le procureur de Paris François Molins.  
Un djihadiste "serviable" 
Jusqu'à récemment, le jeune homme qui "travaille sur les marchés", n'avait guère attiré l'attention de ses voisins qui le décrivent comme "gentil", "serviable", "calme", saluant quand ils le croisaient. "Il me posait encore des questions sur l'islam, sur la prière, quelques jours avant son interpellation. C'est quelqu'un qui se cherche", a déclaré l'imam qui décrit un jeune homme "au-dessus de tout soupçon"
Des voisins ont relevé des changements, intervenus cet été: Jérémy B. revêtait une djellaba et s'était laissé pousser la barbe. Ils avaient aussi remarqué la présence de Jérémie Louis-Sidney en sa compagnie et celle d'un autre homme du quartier interpellé samedi soir. La dernière fois, c'était il y a "deux ou trois semaines" selon les voisins, soit une période correspondant peu ou prou à l'attentat de l'épicerie de Sarcelles (Val-d'Oise) où deux hommes ont jeté une grenade défensive contre l'épicerie juive. 
Samedi, c'est chez Jérémy B. qu'a été retrouvée une liste d'institutions et organisations juives, qui comportait aussi un nom, liste qui fait craindre aux enquêteurs qu'il projetait d'autres attaques antisémites
Du matériel susceptible d'entrer dans la composition d'un engin explosif, allant du nitrate de potassium à la cocotte-minute et aux ampoules de phares, a également été retrouvé dans un box de Torcy utilisé par Jérémy B., renforçant ces craintes. 
Selon une source proche du dossier, en août dernier, Jérémy B. a été contrôlé à Cannes où il s'était rendu en mobile-home pour "une réunion de motivation des troupes". Sa présence sur la Côte d'Azur sera signalée à la DCRI. 
Il n'était en revanche pas là pour une réunion le 3 octobre dans un appartement cannois placé sous surveillance par la police. A l'issue de cette réunion, plusieurs membres du groupe sont remontés à Paris d'une manière qui a semblé précipitée à la DCRI, une agitation inquiétante qui a décidé les enquêteurs à lancer l'opération de samedi en prévention d'un éventuel "passage à l'acte", selon une source proche de l'enquête. 

Torcy, commune de 22.000 habitants, aspire les problèmes
Bien que le taux de chômage à Torcy soit de plus de 13%, c'est-à-dire 1487 chômeurs, la ville accueille des sans-papiers
En décembre 2009, 40 familles originaires d'Afrique noire, d'ex-Yougoslavie, de Serbie, du Kosovo
(ex-Albanais pro-chinois et de tradition musulmane), du Sri Lanka (accusé de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, favorable à la création d'un état palestinien), de Mongolie (longtemps livrée aux communistes, bouddhistes tibétains) ou encore de Tchétchénie (en proie à des actions de guérilla et de terrorisme de la part de groupuscules de séparatistes liés aux réseaux islamistes des taliban d'Afghanistan), relevant du SAMU social de Paris, ont été chassées de deux hôtels de la Seine-Saint-Denis, alors dirigée par Bartolone et dont E. Guigou est une députée PS, pour qu'ils aillent s'installer dans un hôtel Mister Bed. En février 2010, 80 familles se sont à leur tour installées dans cet hôtel Mister Bed, dont la capacité est remarquable, à moins que ses résidents se soient évaporés dans la nature. Soit, au bas mot, 160 personnes.
Forte déliquance
En avril de cette même année 2010, des cambrioleurs se sont introduits dans l'école maternelle ...Louise-Michel, où ils ont cassé plusieurs poignées de porte et un ordinateur. Ils ont aussi jeté à terre les livres de la bibliothèque.  Le 21 juin 2010, deux hommes armés de pistolets automatiques ont braqués le Domino's Pizza: sous la menace de leurs armes, la caissière à ouvert le coffre-fort. Dans la nuit de mercredi 4 août au jeudi 5 août 2010 vers 1h30, un incendie  a ravagé le garage Renault.
Le 23 février 2011 au soir, un bus a été la cible de jets de pierres. Le 27 mars 2011, une marche blanche a été organisée à la mémoire de Mohamed Laidouni  lynché à mort en juin 2010 par une bande de sept jeunes des Mureaux (DvG), suite à un accrochage entre une Peugeot 106 et l'Audi de Mohamed sur l'autoroute A 13. Il a été enterré à Tlemcen en Algérie.