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mercredi 5 juin 2019

Révélations sur l'ex-mosquée salafiste de Torcy, Seine-et-Marne

Les confidences des infiltrés de la DGSI dans l’ex-mosquée salafiste

L'imam a déclaré que les ennemis de l’Islam sont les Occidentaux et qu’il faut enseigner aux jeunes musulmans à combattre les mécréants

En avril 2017, pendant la fermeture de la mosquée de Torcy gérée par l’association salafiste Rahma, dissoute depuis,
les fidèles avaient continué à prier en plein air, sur le parking.
Dans son livre enquête "Les guerres de l’ombre de la DGSI", qui vient de paraître aux éditions Nouveau Monde, Alex Jordanov consacre un chapitre édifiant au lieu de culte de Torcy, PS, en Seine-et-Marne, 
Résultat de recherche d'images pour "Les guerres de l’ombre de la DGSI"fermée pendant huit mois entre 2017 et 2018. Et le cas n'est pas unique puisque, par un arrêté de décembre 2017, le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Olivier de Mazières, a ordonné la fermeture provisoire de la mosquée salafiste As Sounna, située sur le boulevard National à Marseille, au motif notamment que "les prêches qui sont tenus au sein de la mosquée […] légitiment le djihad armé".

Dans son nouvel ouvrage "Les guerres de l’ombre de la DGSI", le journaliste d’investigation (Capa et 'le Vrai Journal' de Canal+) et documentariste Alex Jordanov raconte les opérations menées à la mosquée Rahma à Torcy par des infiltrés de la Direction générale de la sécurité intérieure.

Visé par une note blanche des services du renseignement, en 2017, le lieu de culte a été fermé pendant huit mois. Il a rouvert début 2018. Dalil Boubakeur, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, avait alors remis les clés au président de la nouvelle association qui assure depuis la gestion de la mosquée.
On y apprend que "le 21 octobre 2016, [le président imam] a notamment déclaré que les ennemis de l’Islam étaient les Occidentaux et qu’il fallait éduquer les jeunes musulmans et leur enseigner l’Islam pour mieux combattre les mécréants ; que la France menait au nom de la liberté une guerre contre les musulmans et qu’ils allaient combattre grâce aux jeunes et à Allah". L'ordonnance précise "qu’à plusieurs reprises au mois de novembre 2016, il a fait référence aux djihadistes et a sollicité l’aide d’Allah en leur faveur afin de détruire les ennemis de l’Islam, des ennemis de l’intérieur, ici en France et ailleurs". Parmi les autres arguments de la note des renseignements, la venue à deux reprises du prédicateur Elias d’Imzalene "qui a fourni des éléments de langage comparant la situation existant en France à l’apartheid et demandant aux fidèles d’arrêter d’être Français légalistes, Français républicains et Français patriotes". Il est aussi indiqué que "l’imam […], professeur de mathématiques[dans un collège public, mais , révoqué de l’Education nationale en septembre 2017 car soupçonné de prosélytisme religieux], utilisait ses fonctions à des fins prosélytes en essayant d’entraîner les élèves dans des formes de radicalisme religieux".

Me William Bourdon et Me Vincent Brengarth, les avocats de l’association Rahma, considèrent que ce procès "illustre le tropisme de trop de juges administratifs pour sacraliser les notes blanches". Ils avaient fait valoir, lors de l’audience, que "la mosquée n’a jamais rencontré de problème depuis sa création", que "son président participe à la diffusion de valeurs républicaines en enseignant les mathématiques au sein d’un établissement public" et que "le fait que la mosquée s’inscrit dans la mouvance salafiste ne signifie pas qu’elle préconise le djihad". Des arguments qui n’ont pas fait mouche.

Les avoirs de l’association ont été gelés par arrêté du 13 avril 2017. Les fidèles prient depuis sur le parking, à côté des préfabriqués fermés. Une pétition à l’encontre du préfet de Seine-et-Marne pour la réouverture de la mosquée a recueilli plus de 700 signatures.
Alex Jordanov lui consacre le chapitre "Camping-car et Algeco", en référence au préfabriqué de l’avenue Lingenfeld. En compagnie des officiers du renseignement Rayan et Yanis (noms d'emprunt), il a marché sur les traces de Jérémy Bailly, un islamiste converti membre de la cellule terroriste dite de Cannes-Torcy. C'est le nom donné au groupe terroriste impliqué dans un attentat antisémite commis à Sarcelles, dans le département du Val-d'Oise, le 19 septembre 2012.

Lien PaSiDupes - "Toulon: un Français serait le commanditaire de l'attentat djihadiste avorté - L'antiterroriste a réussi à identifier un individu "placé sous surveillance depuis un an en raison de sa radicalisation": trop forts !"

"Ils sont un certain nombre d’agents comme Yanis, un cercle fermé de spécialistes de l’islam, à avoir prié dans à peu près tout ce que la France compte de mosquées qualifiées de salafistes par le gouvernement, c’est-à-dire plus d’une centaine", détaille le journaliste dans son livre.

"Ces officiers sont des disques durs. Je suis un scribe. Il y a environ deux ans, ils m’ont emmené sur les lieux de la filature à la sortie de la mosquée, au Lavomatic en face, dans le box où il y avait les armes, là où habitait Bailly", se souvient-il.

Des fidèles priaient armés


Dans son livre, le journaliste Alex Jordanov consacre un chapitre
à l’ex-mosquée salafiste de Torcy. Nouveau Monde éditions
"A Torcy, l’imam Abdelali Bouhnik restait dans les clous et n’allait jamais trop loin dans les prêches. Mais les agents dont l’islam est la spécialité et qui ont fréquenté cette mosquée estiment qu’en privé, il tenait le traditionnel double discours", raconte Alex Jordanov.

"Il faisait un peu du Tariq Ramadan. C’était lisse en surface  - libellé PaSiDupes pour découvrir ce qu'est ce qu'est la 'taqiya' - mais le policier est pratiquant, il sait discerner, lire entre les lignes. Les barbus, comme il dit, ce n’est pas sa tasse de thé. Et puis, si la mosquée était fréquentée par Bailly, il n’y a pas de mystère…", explicite-t-il.

On apprend que certains fidèles radicalisés recherchés, comme Jérémy Bailly, 32 ans, y priaient... armés. "Les officiers le voyaient sur lui et le savaient grâce aux écoutes téléphoniques. Il avait révélé à son père qu’il allait chercher son arme à la mosquée", indique le journaliste.

Dans un immeuble du quartier, des membres de la cellule de Cannes-Torcy avaient réquisitionné un box. "C’était une caverne d’Ali Baba, assure le journaliste. Il y avait des kalachs, des armes de poing, des bombes cocotte-minute prêtes à l’emploi, des produits chimiques…", énumère Alex Jordanov.

Un brouilleur de téléphone portable et de radio avait même été installé dans l’enceinte de la mosquée. "Un brouilleur, c’est louche. C’est délibéré. Ils sont méfiants. Quand tu entres là-dedans à 5 heures du matin pour la première prière, qu’il y a trente mecs qui te regardent et ne te connaissent pas, t’as une boule au bide", a confié Yanis, l’un des officiers de la DGSI, à Alex Jordanov.

Les policiers ne pouvaient donc pas faire passer de messages depuis l’intérieur du lieu de culte. "Ils identifiaient les cibles, notamment grâce à leurs chaussures, précise Alex Jordanov. Mais c’est compliqué quand on ne peut pas communiquer avec l’extérieur. Bailly était un fou furieux. Le policier a pris des risques pour sortir de la mosquée avec lui et le suivre."

Résultat de recherche d'images pour "Abdelali Bouhnik"
Le tribunal correctionnel de Meaux a rendu son verdict, lundi 1er avril 2019, sur l’affaire Abdelali Bouhnik, ancien imam de la mosquée de Torcy, en Seine-et-Marne. Poursuivi pour réception illégale d’argent et abus de confiance, cet ancien imam a écopé d'une peine de huit mois de prison avec sursis et une interdiction de diriger une association pour les cinq ans à venir. 

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