Une cliente se plaint des trains trop chers, le CM de la SNCF part en vrille
Quand un cheminot se croit supérieur retranché derrière son ordi

La réforme du statut des cheminots imposée par Macron ne passe visiblement pas.
Pour autant, l'usager de la SNCF en connaît plus d'un qui, retranché derrière ce statut, se prend pour son arrogante ministre, l'hermétique Elisabeth Borne. L'impudent employé aux relations numériques avec la clientèle de ce qui reste un service public aurait dû tourner son smartphone (de service) sept fois dans sa main avant de tweeter ces mots dont il s'autorise l'outrecuidance du fait qu'il rédige dans l'anonymat, sans respect aucun, ni de l'entreprise, ni de ceux qui la financent trois fois, par leur usage et leur impôt, mais aussi par le versement de son salaire:

— Fallait Pas Supprimer (@FallaitPasSuppr) 7 juin 2019
"Comment les 'pauvres' pourront prendre le TGV si un aller coûte 179 euros ?", demandait une utilisatrice sur Twitter, dans un message publié à l’adresse de la SNCF et de la ministre des Transports, Elisabeth Borne.
Une question à laquelle l’entreprise ferroviaire a répondu : "Comme vous devez le savoir, la réponse reste inchangée : l’offre TGVmax est une offre qui permet de voyager en illimité hors période de très forte affluence." Une réponse qui n’a visiblement pas satisfait l’utilisatrice, qui a rétorqué, tout de go :
"Vous répondez à côté. Le sujet est sur le prix d’un billet pour une personne qui gagne 850 euros par mois. Comment va-t-elle pouvoir payer 179 euros l’aller pour un TGV ? Le sujet est l’accessibilité du transport quand on vit sous le seuil de pauvreté. #mobilité"
Et c’est là que le community manager responsable de communauté de la SNCF aurait mieux fait de réfléchir à deux fois avant de valider ses propos à la vitesse d'un TGV. Voici le message qu’a envoyé celui qui se prend pour bac +7:
"Et comment fait-elle aussi pour s’acheter un smartphone de dernière génération : même débat et je pense que c’est compréhensible même pour les gens qui n’ont pas Bac+7.À très vite, l’équipe TGVMax"
Rapidement, les commentaires ont fait un arrêt en gare du réseau social, tels que "mais quel mépris", "rien ne va dans sa réponse" ou encore "la violence !". Depuis, la SNCF tente de sauver les meubles en tweetant une réponse identique à tous les internautes qui l’interpellent :
"Bonjour, nous regrettons la tonalité déplacée de ces réponses [sur le fond, rien d'anormal!]. Elles ne reflètent en rien nos valeurs [mot galvaudé] et sont incompatibles avec le comportement nécessaire à l’exercice de nos métiers."
"Un très ferme rappel a été effectué auprès de l’agent concerné", a-t-elle ajouté.
Comme il est très probablement syndiqué, c'est peine perdue, même "très ferme".
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