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jeudi 25 octobre 2018

'Townships" à Paris - Encore un jeune tué dans une rixe, à Sarcelles: deux adolescents de 16 ans en garde à vue

Les "sauvageons" sont anonymés et leurs âges minorés

Les jeunes retournent-ils à l'état de barbarie ?

Soupçonnés d'être impliqués dans le meurtre d'un jeune de 17 ans mardi à Sarcelles (Val-d'Oise), deux adolescents de 16 ans sont entendus en garde à vue jeudi matin,  a-t-on appris "de source proche de l'enquête", un floutage insupportable des sources. 

Ces deux individus ont été interpellés mercredi soir et jeudi matin, a précisé cette source anonyme. La victime était décédée après avoir été frappée à la tête près de la gare RER de Sarcelles, mardi vers 19h30.

Quelques heures plus tard, un autre homme avait été tué par arme blanche dans une rixe entre bandes boulevard Mortier, dans l'est de la capitale, le XXe arrondissement. Trois personnes susceptibles d'être impliquées dans ces faits ont été interpellées.

Les sources anonymes sont très bavardes

Dans l'affaire de Sarcelles, selon les premiers éléments de l'enquête, la victime et les agresseurs se connaissaient, ils ne sont "même pas ennemis", a dit "une source proche de l'enquête". "Ce n'est pas lié au phénomène d'affrontements entre bandes de quartiers rivaux", a ajouté une autre source.

Les ados visent la tête...
L'adolescent retrouvé inconscient au sol présentait de "multiples plaies saignantes" à la tête, a précisé mercredi le procureur de la République de Pontoise, Eric Corbaux. Le jeune homme est décédé à l'hôpital des suites de ces blessures.

Un "morceau de manche à balai" et "plusieurs bouts de bois", dont l'un présentait des traces de sang, ont été retrouvés sur place, a ajouté le magistrat. "Un montant de lit en métal" est également en cours d'analyse, selon une "source proche de l'enquête", ouverte pour "homicide volontaire".

Les assassins auraient-ils vraiment tous moins de 16 ans ? 

Il y a dix jours, le 14 octobre, la mort d'un collégien de 13 ans, décédé après avoir été frappé aux Lilas (Seine-Saint-Denis), avait suscité émoi et inquiétude face à la multiplication des bagarres de bandes de jeunes adolescents. Quatre suspects âgés de 15 à 16 ans ont été écroués.

Un mois plus tôt, un autre garçon, âgé lui de 16 ans, avait été tué de plusieurs balles dans une cité de Saint-Denis, à l'autre extrémité du département.

"J'appelle à durcir les sanctions contre cette hyperviolence !", a réagi mercredi sur Twitter Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Ile-de-France, après ces deux décès qui viennent s'ajouter à une série de violences impliquant des jeunes en banlieue parisienne.

mardi 30 janvier 2018

Antisémitisme : un garçon de 8 ans portant une kippa s'est fait agresser à Sarcelles

Le mobile antisémite a été retenu par le procureur de Pontoise

Par sa kippa, l'enfant a été identifié de confession juive

Antisionisme/antisémitisme : Shlomo Sand adresse une lettre ouverte à Macron, «inculte politique»Deux adolescents d'une quinzaine d'années l'ont roué de coups à Sarcelles dans le Val-d'Oise, a indiqué mardi 30 janvier le parquet de Pontoise.

L'enfant a été agressé [la presse écrit "violemment agressé" (!) dans le cas de victime musulmane] alors qu'il se rendait à un cours de soutien scolaire, a précisé le Parquet. "Ils l'ont fait chuter au sol et lui ont porté des coups", a ajouté une source policière. Les agresseurs seraient de jeunes Noirs âgés de 15 à 16 ans.

"Les auteurs n'ont rien verbalisé durant l'agression et n'ont dérobé aucun objet appartenant à la victime, dont la kippa était visible", indique la victime, avec papillotes et tsitsit à la ceinture. Pour le Parquet "le mobile antisémite est donc retenu pour le moment.
Aucune interruption totale de travail (ITT) n'a été délivrée à la victime. L'enfant a pu se réfugier sous une voiture.

Les services du ministère de l'Intérieur ont réagi en langue de bois.
C'est par communiqué qu'ils lui prêtent au ministre Gérard Collomb d'avoir condamné  "avec la plus grande fermeté (cette) lâche agression" qui est "contraire à nos valeurs les plus fondamentales", démocratiques et laïques.

Le pouvoir fait le constat d'une recrudescence des actes antisémites

Le 10 janvier, une lycéenne juive de 15 ans qui se rendait au lycée avait été frappée au visage par un agresseur encapuchonné, à Sarcelles, "un homme" d'une trentaine d'années. 
Le mode opératoire interpelle : hormis que "l'inconnu" l'avait frappée au visage, entaillant sa pommette droite, la jeune fille portait l'uniforme de son lycée (chemise et jupe bleue) et, détail troublant si l'on compare à l'agression du garçonnet de 8 ans, l'agresseur n'a rien dit et n'a rien dérobé. Une source policière précise qu'"aucun signe extérieur" ne donnait à penser que la jeune fille était juive, ce qui est contesté par certains.
Député PS et ancien maire de Sarcelles, François Pupponi fait le lien entre ces deux agressions, soulignant que dans les deux cas, le ou les agresseurs n'ont pas prononcé de paroles antisémites. "Le caractère antisémite de l'agression de lundi ne fait aucun doute, déclare l'élu. Je connais le profil de ces délinquants: ils sont abjects, mais ils ne sont pas débiles, et ils savent exactement ce qu'ils font! Ils sont venus dans le quartier juif précisément pour "casser du juif". " François Pupponi précise qu'il veut "faire évoluer les textes en la matière". C'est pourquoi, indique-t-il, "je vais déposer un amendement dans les prochaines semaines afin que le caractère aggravant de l'antisémitisme ou du racisme soit reconnu dans toute agression d'un membre d'une communauté religieuse qui porterait un signe distinctif reconnaissable".
L'AFP y va de son commentaire: "une importante communauté juive" vit à Sarcelles. 
Or, cette commune (socialiste depuis 1995, dont deux années de gestion par Dominique Strauss-Kahn) fait cohabiter quatre communautés : les Juifs d'Afrique du Nord, les Noirs, notamment de Côte d'Ivoire, les Chaldéens (avec les Turcs) et les Musulmans d'origine maghrébine, et comporte également trois mosquées (bientôt quatre) pour 57.000 habitants. En fait, Un tiers des habitants sont juifs et un tiers musulmans.
Suite aux violences subies par la jeune fille, des associations et le président du Consistoire israélites avaient dénoncé une agression au mobile antisémite, qualification qui n'est pas retenue par le Parquet à ce stade.

Joël Mergui, le président du Consistoire, s'était inquiété mi-janvier d'une "forte recrudescence d'actes antisémites" et avait appelé le ministre de l'Intérieur a "enrayer" cette "dangereuse spirale".
Collomb lui oppose ses chiffres : selon le ministère de l'Intérieur, les actes antisémites auraient baissé de 7% sur les onze premiers mois de 2017, après un repli significatif (-58,5%) en 2016.
On notera toutefois que le ministre de l'Intérieur a condamné l'agression du garçon de 8 ans dans un communiqué. Lors d'un récent dîner régional du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Gérard Collomb précisait : "depuis le début de l'année 2018, je vois se multiplier à nouveau les actes antisémites. Cela, je ne m'y résignerai pas, car de tels actes bafouent notre République. Ils portent atteinte aux principes qui font l'unité de notre nation." L'attaque de Sarcelles est d'autant plus sensible que la communauté juive locale, l'une des plus importantes d'Ile-de-France, reste habitée par le souvenir de l'attentat contre une épicerie kacher en 2012 et par l'émeute antisémite de 2014.
"Si les enfants juifs, qui sont comme les autres enfants de la République, deviennent les chiffons rouges de cette République, c'est très grave." René Taïeb, président de l'Union des communautés juives du Val-d'Oise.

Résultat de recherche d'images pour "Macron antisemitisme"

L'enquête a été confiée à la Sûreté départementale.
René Taïeb souligne que les autorités lui ont promis que Sentinelle serait renforcée localement et des renforts policiers dépêchés.

samedi 5 septembre 2015

Aider les réfugiés, est-ce rendre un service aux pays victimes du "printemps arabe" ?

Les Français poussés à l'accueil de clandestins par le PS, récupérateur de la mort du petit Aylan 

Halte à la culpabilisation

Initiatives spontanées... sous la pression !
Après l'hyper-médiatisation des photos du petit Aylan, dans certains pays dont la France, à retardement, mais avec la détermination des vigilants surpris dans leur sommeil, le PS multiplie les initiatives pour faciliter l'accueil des réfugiés. Appel d'élus socialistes à un réseau de "villes (nouvèlement) solidaires", pétition, mobilisation citoyenne (marches blanches? cellules psychologiques dans les écoles?)... Les photographies montrant l'enfant syrien de trois ans trouvé noyé sur une plage turque, ont déclenché un vaste mouvement d'opinion.

Plusieurs élus socialistes ont saisi l'opportunité

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a lancé jeudi un appel à la spontanéité   "constitution d'un réseau de villes solidaires" qui s'engageraient à accueillir des réfugiés. Les visuels sont déjà prêts et le patron du PS ne manque pas à se mettre en valeur sur Twitter pour faire passer le message :

De son côté, le secrétaire du PS chargé des élections, Christophe Borgel, signait avec une dizaine de maires de son département un appel en faveur des réfugiés intitulé "Nous sommes prêts à accueillir". 

A Strasbourg où le maire Roland Ries (PS) a appelé à une "mobilisation citoyenne". Dans le Lot, où six conseillers départementaux souhaitent faire de leur département une "Terre d'accueil d'urgence", les élus socialistes ont été nombreux à relayer cette idée. 

A Lille (Nord), Martine Aubry s'est dite prête ce vendredi à "accueillir une centaine de réfugiés sans difficulté" dans sa ville et sa piscine. "La ville de Lille mettra gracieusement à disposition des locaux (deux résidences et des logements individuels) pour accueillir ces réfugiés", a-t-elle annoncé. A croire que les sans-abri de la Communauté urbaine ont trouvé un logement décent. Elle a également indiqué que quatre écoles de sa municipalité disposant de classes (en surnombre?) pour enfants ne parlant pas français pourront accueillir des jeunes et qu'un soutien psychologique et de santé sera assuré pour les personnes en faisant la demande, à la charge du contribuable. Le site internet de la ville offrira aussi des conseils aux habitants souhaitant "donner de leur temps, héberger des réfugiés ou donner des biens".

Odieuse, l'évidente politisation de la mort d'un enfant

De son côté, le député PS des Bouches-du-Rhône battu à la municipale phocéenne, Patrick Mennucci, a interpellé  le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin (LR) ce vendredi dans un courrier, afin que la cité phocéenne et les communes du territoire s'organisent pour accueillir "un quota minimum de réfugiés". Sans limite supérieure pour ce port ouvert sur la Méditerranée... La démagogie politique ne connaît pas de bornes.

La mairie de Sarcelles (Val-d'Oise), ville de banlieue parisienne où une centaine de chrétiens d'Irak sont hébergés dans des familles d'accueil depuis un an, veut ouvrir un centre d'accueil de réfugiés, a expliqué son maire, le socialiste François Pupponi. La mairie s'est portée acquéreuse (sic)  auprès de la ville de Paris d'un établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) situé à Sarcelles, avec l'idée de transformer une partie des locaux en une structure pour les réfugiés. Coût de l'opération: 15 M€ pour la commune qui fait des choix en défaveur de ses habitants, tous des privilégiés . "Accueillir des réfugiés demande de l'organisation, cela nécessite un vrai plan national, estime le député-maire. Il faut qu'on soit solidaire, c'est évident, mais là, on le fait sans le dire, en bricolant, c'est très empirique, très désorganisé".


François Baroin (LR) donne la priorité à la population de Troyes
A droite, la sénatrice UDI de l'Orne, Nathalie Goulet, a lancé une pétition appelant François Hollande et François Baroin, le président de l'Association des maires de France, à coordonner l'accueil de réfugiés dans des communes. 
Vendredi, le texte avait reçu plus de 40 000 signatures. Mais ce type d'initiative passe mal. François Baroin (Les Républicains) a fait le constat que la France n'est pas en position d'accueillir "durablement" des réfugiés et que, pour sa part, il n'en accueillera pas davantage à Troyes, dont il est maire.


Une majorité de Français résiste au lavage de cerveau…

Les initiatives destinées à accueillir plus de migrants en France suscite une réaction de défense. A Rosans par exemple, dans les Hautes-Alpes, la maire a demandé à la préfecture de pouvoir loger deux familles de réfugiés syriens dans des HLM. Mais face à cette initiative, un collectif "Respectez les Rosanais" a été créé pour demander la tenue d'un référendum auprès des habitants. "On ne demande pas l'avis aux habitants. J'ai reçu plusieurs appels d'habitants écœurés qu'on ne leur demande pas leur avis, en tant que contribuables", a déclaré Julien Leonardelli, secrétaire départemental du FN en Haute-Garonne.

Un sondage IFOP pour Atlantico, réalisé aussi jeudi et vendredi, confirme également qu'une majorité de Français (51%) sont opposés à l'accueil de nouveaux migrants. Toutefois, ils étaient plus de 60% début juillet, rappelle l'institut qui y voit pour sa part un impact «indéniable» de la photo dans l'opinion. 

Malgré l'émoi et l'incitation à la solidarité suscités par la photo du jeune Aylan, selon un autre sondage, Odoxa pour i-télé et Paris-Match, également réalisé jeudi et vendredi, les Français restent majoritairement opposés à l'accueil de réfugiés, l'indécence de instrumentalisation de la photo d'Aylan n'y est pas étrangère. 52% désapprouvent les propos du premier ministre Manuel Valls jugeant que les migrants qui "fuient la guerre, les persécutions, la torture, les oppressions, doivent être accueillis".

L'opinion publique reste en fait majoritairement (à 56 %) opposée à l'accueil de migrants et de réfugiés sur le territoire français, avec un clivage marqué entre la gauche et la droite, selon un sondage Elabe pour BFM TV publié mercredi 2 septembre. 
A la question "selon vous, la France doit-elle accueillir une part" des migrants et réfugiés qui tentent actuellement de gagner l'Union européenne, notamment en provenance de Syrie, 56 % des sondés ont répondu "non", contre 44 % "oui". L'opposition est également partagée chez les hommes et les femmes, mais elle atteint son maximum chez les 35-49 ans (63 %) et les 50-64 ans (61 %). Seules les personnes âgées de 65 ans et plus se disent majoritairement favorables (à 62 %) à l'accueil de migrants et réfugiés.
Et pourtant, le PS -déconnecté du pays - met le doigt dans un engrenage qui dessert les accueillants forcés et les demandeurs délocalisés et déracinés. 

samedi 26 juillet 2014

Voilà que Cazeneuve interdit la nouvelle manif pro-palestinienne du jour

Cazeneuve appelle cette fois les mêmes organisateurs "à renoncer"

Comprenne qui peut : Valls autorise le mercredi ce qu'il interdit le samedi suivant
Paris-plage ? Non!
Le Hamas organise l'été des camps militaires de jeunesse à Gaza 
Le ministre de l'Intérieur a appelé vendredi les organisateurs pro-Hamas à "renoncer" à leur manifestation prévue samedi à Paris, a déclaré son ministère. La préfecture de police de Paris (PP) a interdit vendredi la manifestation pro-palestienne du 26 juillet ans la capitale.
La semaine dernière, le gouvernement avait autorisé une  manifestation prévue mercredi 23, alors que les mêmes organisateurs qui s'était vu opposer une interdiction le samedi 19 précédent avaient maintenu un rassemblement qui avait tourné à l'émeute. A Barbès, au coeur de Paris, des activistes avaient provoqué des affrontements avec les forces de l'ordre.
 
Ce samedi 26, le rassemblement devait se tenir à 15 heures sur la place de la République, à Paris. "J'appelle les organisateurs à renoncer à la manifestation de samedi", a déclaré le ministre de l'Intérieur en marge d'un déplacement à Mont-de-Marsan oà il a fait une escapade cycliste. "On sait à quels débordements a conduit la manifestation de samedi dernier", a rappelé le ministre de l'Intérieur en personne - occultant celle sans heurts du 23 - prétextant un "trajet à haut risque" proposé par les organisateurs.

Le tribunal administratif a rejeté le recours déposé par les organisateurs du rassemblement

Les organisateurs de la manifestation non-autorisée - le Front de gauche, le NPA et l'Association France-Palestine Solidarité - avaient déposé un recours devant le tribunal administratif pour que soit levée cette interdiction. "J'introduis un mémoire en référé-liberté auprès du tribunal administratif de Paris", avait indiqué Me Hosni Maati, avocat des organisateurs. "On épuisera tous les recours juridiques", avait ajouté Omar Alsoumi, membre du Palestinian Youth movement, l'un des organisateurs de cette manifestation aux côtés notamment du NPA et du Parti des Indigènes de la République (PIR).




Recours rejeté, la bataille se poursuit au Conseil d’État. 

Vendredi soir, le tribunal administratif de Paris a rejeté ce recours en procédure d'urgence. "Requête rejetée: direction conseil d'Etat", a annoncé sur Twitter Me Hosni Maati, confirmant son intention de faire appel en urgence samedi devant la plus haute juridiction administrative du pays contre la décision de la préfecture, qui a argué de la nécessité de prévenir d'éventuels débordements.


"Les organisateurs "devaient négocier aujourd'hui"
 
Omar Alsoumi a jugé cette interdiction "extrêmement grave". "Le gouvernement est en train d'interdire un droit fondamental", "il crée une division entre des citoyens qui seraient légitimes à s'exprimer et d'autres non", a-t-il estimé. 
Alain Pojolat, du NPA, s'est, pour sa part, dit "stupéfait", alors que les organisateurs "devaient négocier aujourd'hui un parcours de manifestation". "Les arguments, c'est qu'il y aurait beaucoup de monde et qu'on serait incapables d'encadrer la manif". Or "on aurait pu avoir 200 personnes pour le service d'ordre", a-t-il affirmé.


"Un trajet a haut risque", craint le pouvoir.

Face à cette interdiction, les organisateurs semblent  déterminés à manifester. "Le cas de figure est le même : on ira manifester" même si le rassemblement est interdit, avait indiqué dimanche Alain Pojolat, membre du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), qui figure aux côtés des organisations pro-palestiniennes. 

Revirement depuis mercredi. 
Il y seulement trois jours, une manifestation pro-palestinienne a été autorisée. Les organisateurs s'étaient en effet montrés coopératifs avec les autorités, acceptant par exemple d'en assurer en partie la sécurité et de changer le parcours.
Cette autorisation a donc radicalisé le mouvement.


L'interdiction s'explique pour des raisons non invoquées

D'une part, le chassé-croisé des vacanciers mobilise un maximum de forces de l'ordre. Les Français comprendraient-ils que leur sécurité sur les routes soient sacrifiée à la cause palestinienne?
D'autre part, à Paris le même jour, 
le ministre des Affaires étrangères de Hollande accueille une réunion diplomatique pour un cessez-le-feu durable dans le conflit israélo-palestinien. Il reçoit le secrétaire d'Etat américain John Kerry, ainsi que ses homologues britannique, allemand, italien, qatari, turc et de l'Union européenne. Pas question de courir le risque de nouvelles émeutes...

A noter enfin que l'annonce que Pépère renonce à son séjour à La Réunion pour cause de drame aéronautique au-dessus du Mali résonne comme
un foutage de gueule particulièrement cynique au vu des véritables motifs de cette annulation.  

vendredi 25 juillet 2014

Val-d'Oise : trois policiers agressés pars une trentaine de jeunes

Des représentants de l'Etat agressés lors d'une interpellation 

L'interpellation du conducteur d'une moto tourne mal 
Les trois fonctionnaires patrouillaient dans une rue piétonne de la ville, lorsque le conducteur d'une moto de 125 cm3 leur a délibérément foncé dessus peu avant 23h30. L'agresseur a reçu alors le renfort d'un groupe d'une trentaine de voyous qui ont agressé les trois policiers jeudi soir  dans une cité de Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise).

Communiste jusqu'en 1995, la ville est située dans la banlieue nord de Paris, dans l'arrondissement de Sarcelles qui compte une importante communauté juive séfarade et qui vient d'être le théâtre d'émeutes pro-palestiniennes où le NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste) est accusé d'avoir encouragé les débordements au cours des rassemblements de soutien au peuple palestinien
des manifestants arrêtés sont originaire de Sarcelles ou de la ville voisine de Garges-lès-Gonesse. Le dernier maire PCF de Garges, Roger Cukierman, préside désormais Conseil représentatif des institutions juives de France. Au lendemain des émeutes de Sarcelles et de l'interdiction du défilé de soutien aux Palestiniens, prévu dimanche 20 devant la gare de Garges-Sarcelles (Val-d'Oise), il a estimé que le ministère de l'Intérieur avait fait "ce qui est nécessaire" en interdisant les manifestations de Paris et Sarcelles, car "les faits démontrent qu'il y a risque de trouble à l'ordre public". "Les faits, c'est qu'on s'attaque systématiquement aux Juifs", a-t-il poursuivi, observant que "personne parmi ces manifestants ne va manifester devant l'ambassade de Syrie alors que la Syrie a tué 170.000 citoyens syriens musulmans".

L'un des agents "a été heurté de plein fouet par la moto", a précisé une source policière0 Selon le parquet de Pontoise, le conducteur du deux roues et son passager sont alors tombés par terre et ont tenté de prendre la fuite à pied. "Le conducteur a été rattrapé mais pas le passager", a expliqué le Parquet.

Plusieurs jeunes désoeuvrés ont porté des coups aux représentants de l'Etat

Alors que les agents s'efforçaient de maîtriser le conducteur, "un groupe d'une trentaine de personnes s'est approché". Ils ont encerclé les policiers pour empêcher" l'arrestation, a indiqué la source policière, qui fait état d'une "situation très tendue"...

Plusieurs agresseurs dans la foule ont porté des coups aux fonctionnaires, rapporte Thierry Mazé, du syndicat de policiers Alliance. "Ils étaient harangués par le conducteur", qui a aussi "frappé l'agent" qui tentait de le maîtriser, a précisé le responsable syndical.

Des renforts policiers sont finalement arrivés pour disperser la foule et rétablir le calme. Le conducteur de la moto, connu des services de police, a été placé en garde à vue. Selon le Parquet de Pontoise, il devrait être déféré samedi pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique", "rébellion", "outrage", "conduite sans permis" et "détention de stupéfiants".
Pour être autorisé à conduire une moto de 125 cm3, il faut être majeur de 16 ans et détenteur du permis A1.

Blessé au dos, le policier renversé par la moto s'est vu prescrire une incapacité totale de travail (ITT) de 8 jours. Les deux autres agents ont obtenu respectivement deux jours et un jour d'ITT, a précisé le syndicat Alliance.

mercredi 23 juillet 2014

Manif pro-Hamas à Paris : la gauche extrême prend Hollande au piège

Pro-palestinien honteux, l'exécutif socialiste se contorsionne 

Le gouvernement autorise finalement une nouvelle manifestation en soutien au peuple palestinien de Gaza à Paris
ce mercredi 23 juillet

Manifestation en soutien aux Palestiniens de Gaza, le 13 juillet à Paris
Une volte-face du pouvoir socialiste qui s'était opposé - en vain - à la précédente, celle du 19 juillet, dont B. Cazeneuve avait assumé l'interdiction. 
Cette valse-hésitation démontre une nouvelle fois l'incapacité  de François Hollande à suivre une ligne ferme et à trancher entre les différents courants du PS. 
François Hollande président continue à se comporter en Premier secrétaire du Parti socialiste et, après dix années passées dans les compromis trans-courants, il semble trouver habile de gouverner à la godille dans le conflit opposant le Hamas et Israël comme sur les autres sujets. Le comportement de Ponce Pilate du représentant de la "patrie des droits de l’homme" avait profondément déçu. D'abord "solidaire" d'Israël avant d'adopter une posture de neutralité, sous la pression du Quai d'Orsay et de Laurent Fabus, le président de la République avait  ensuite déclaré qu'"il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces."
Manifestation interdite: affrontements des émeutiers pro-palestiniens
avec la police à Sarcelles, le 20 juillet 2014
 
 
C'est avec cette légèreté que François Hollande a d'abord réagi aux tensions qui ont éclaté à Gaza
, avant de laisser recadrer son discours le 14 juillet quand il avait tenu à se déclarer ni "pro-israélien", ni "pro-palestinien", affichant une position neutre face au conflit qui secoue la bande de Gaza, où l'Etat hébreu a riposté par une série de raids aériens meurtriers à des tirs de rockets venus du territoire palestinien. Il a finalement manifesté de l'empathie pour la souffrance des populations civiles à Gaza. "Tout doit être fait pour mettre un terme immédiat à la souffrance des populations civiles à Gaza", a déclaré François Hollande le 21 juillet. Le président du Collectif des musulmans de France (CMF) s'est alors inquiété des fluctuations de la diplomatie française et le président de la République en est désormais au partage de la souffrance des populations civiles à Gaza. Un glissement du côté où penche le PS qui se défend de sympathies pro-arabes et anti-sionistes...

Pour Marie-Françoise Bechtel, députée chevènementiste de l'Aisne et 1re vice-présidente du MRCpar cette interdiction "la France a donné de nouveaux gages à Israël et a favorisé les troubles constatés hier dans cette seule ville" à Paris. "Interdire une manifestation est un acte rare au regard de la tradition de nos libertés publiques. Il appartient aux forces de l'ordre d'éviter à la fois tout débordement et toute provocation", appuie-t-elle dans un communiqué, en estimant que "c'est en s'alignant sur les demandes les moins justifiées d'un État qui ne cesse de violer le droit international et porte une lourde responsabilité dans l'impasse actuelle que la France risque d'importer le conflit israélo-palestinien".
De son côté, le NPA (Nouveau parti anticapitaliste), seul parti politique à avoir appelé à la manifestation pro-palestinienne interdite à Paris, a estimé que François Hollande et le gouvernement "ont enclenché une épreuve de force qu'ils ont finalement perdue"

Les errements dialectiques du président tiennent à sa totale incapacité à mener à son terme une discussion, un questionnement ou un raisonnement Dès lors, comment conclure? Hollande en vient à se prendre les pieds dans le tapis volant de ses prises de positions successives. Sans culture historique ni convictions idéologiques, Pépère fluctue.

Sur l'autorisation ou l'interdiction des manifestations pro-palestiniennes à Paris,
le fol esquif de Hollande suit le courant porteur dans les tourbillons.

Au départ, les circonstances et son absence de vision ont fait que Hollande s'est naturellement déclaré "solidaire" d'Israël "face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza", face aux attaques terroristes du Hamas. Il était cohérent que François Hollande apportât son plein soutien à Netanyahou à la tête d'un État en guerre contre le terrorisme du Hamas qui enlève des jeunes israéliens, les tue, puis lance des roquettes, en se disant victime. C'est que la France s'est ingérée dans une guerre contre le terrorisme islamiste au Mali puisque, à la différence de l'état d'Israël, son intégrité territoriale n'est nullement menacée.  
L'opération terrestre menée par Tsahal le 17 juillet au soir –après ses incursions du 13 juillet– ont fait virer François Hollande le 14 juillet quand il bloqua dans une attitude de neutralité. Ce gel du cerveau est pourtant incompréhensible, puisque la veille, des heurts avaient éclaté sur le territoire français, en plein Paris et contre la synagogue de la Roquette notamment alors que des slogans "mort aux Juifs" avaient été criés dans les rues de la capitale sur le parcours de la manifestation pro-palestinienne.
Le chef de l'Etat avait-il besoin de preuves plus flagrantes de l'antisémitisme des manifestants de France? Ce virement à la neutralité est dénué de bon sens et manifeste son manque profond de neutralité. Cette réaction paradoxale fut pourtant officialisée par communiqué et choqua durablement en révélant la préférence du président. "Tout doit être fait pour mettre un terme immédiat à la souffrance des populations civiles à Gaza", a déclaré le vertueux président socialiste, le 21 juilletdeux jours après les violentes émeutes antisémites de Sarcelles en Val d'Oise. Les pensées de François Hollande sont occupées à démentir son mariage avec Julie Gayet...

Suiveur, plutôt qu'inspirateur, des positions de nos alliés à l'international, notamment celles du président américain Obama,
Hollande se laisse entraîner par le courant de la gauche du PS qui se radicalise en réaction à sa politique économique assumée par Manuel Valls et dans le sillage de l'extrême gauche pro-palestinienne. Ce faisant, il suit ainsi la ligne du Qatar, important investisseur en France, Qatar qui soutient financièrement le Hamas...

Atlantisme d'un Hollande, second rôle condamné à faire illusion

L'administration américaine a fixé une ligne rouge à Netanyahou: une intervention terrestre israélienne. François Hollande a donc anticipé la réaction des États-Unis -et donc de l'ONU-  pour apparaître comme moteur, alors qu'il est simplement "raccord" avec ses alliés

Pour des raisons électoralistes et de politique intérieure, il devait par ailleurs rétablir une sorte d'équilibre entre les protagonistes, en calmant les susceptibilités de son aile gauche en même temps que des arabes pro-palestiniens de France. D'où l'autorisation à risque de manifester à travers Paris, le 23 juillet, après des interdictions bafouées à Barbès et Sarcelles.
Des élus de la gauche radicale ont défié le pouvoir socialiste en défilant avec les auteurs d'affrontements avec les forces de l'ordre dans les rues de Paris... 
Hollande a préféré renoncer à interdire plutôt que d'être défié par la rue. Après avoir "assumé" les interdictions devant les media, Bernard Cazeneuve, petit ministre de l'Intérieur, a déclaré qu'il n'y aurait pas "d'interdiction générale" de ces manifestations. C'est ainsi qu'il cède à deux nouveaux rassemblements prévus cette semaine.
Selon Mediapart, à Barbès, les activistes du NPA auraient été
 les victimes d'une "souricière policière"... 
Les organisateurs du défilé de mercredi sont les mêmes qu'à Barbès ou Sarcelles. Contrairement à sa précédente affirmation du 21, B. Cazeneuve a admis que les organisateurs sont les mêmes mercredi 23 que le 19... 
Les irresponsables ont toutefois promis de mobiliser leurs services d'ordre qui étaient étrangement absents lors des précédentes violences urbaines. Le cortège se rassemblera à l'appel du "Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens", qui regroupe un large éventail d'associations, de syndicats et de partis d'extrême gauche, parmi lesquels le Parti communiste (PCF), le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Europe Ecologie-Les Verts (EELV), la Ligue des droits de l'homme (LDH) ou le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP).  La CGT serait-elle neutre? Des élus socialistes ne le seront pas: ils ont annoncé leur participation. Les antifa sont-ils cette fois appelés à rester à distance?

Aujourd'hui, François Hollande estime qu'il appartient désormais au gouvernement israélien de mettre fin à la "souffrance à Gaza". Peu lui importe comment l'État israélien peut assurer sa survie et la sécurité de ses ressortissants en contenant le Hamas qui a refusé tout cessez-le-feu ou ne les a pas respectés. 
La communauté juive est certes divisée, mais, pour l'heure,  les sionistes de France restent respectueux de la République.

Le double-jeu du pouvoir atteint ses limites



Les zig-zags du pouvoir socialiste sont d'autant plus insupportables que Hollande sait à quoi s'en tenir sur son autorité personnelle à gauche. S'il était conscient de la gravité de la guérilla urbaine organisée sur le territoire national par le NPA et des élus Verts comme Jacques Boutault (maire EELV du 2e arrondissement de Paris)  samedi (outre celle de Sarcelles, dimanche!), ainsi que de la montée de l'antisémitisme en France, le chef présumé de l'Etat ne prendrait pas le risque inconsidéré d'importation du conflit israélo-palestinien sur le territoire national, avec le même spectacle de haine et de désolation à chaque fois: voitures brûlées, forces de l'ordre agressées, saccage et pillage de commerces, slogans et insultes antisémites (et non pas anti-sionistes !)...
L'hypocrisie socialiste au sommet de l'Etat est à son comble.
L'anti-sionisme est la face politique  de l'anti-sémitisme religieux des arabes musulmans. Et comme l'extrême gauche française, Hollande s'y abandonne, tout en appelant ensemble au cessez-le-feu et à la paix. C'est cette gauche-là qui accuse pourtant le FN et Marine Le Pen de racisme et d'islamophobie... 

Le problème de François Hollande et de Manuel Valls, c'est la ligne dure du parti socialiste (dont les frondeurs du PS) de la gauche de la gauche qu'ils peinent de plus en plus à contenir sur l'ensemble des sujets. Qu'ils soient aubrystes "affligés" par sa politique sociale ou signataires de "l'Appel des 100 pour plus d'emplois et de justice sociale", ils sapent l'autorité de Hollande et du gouvernement Valls qui comporte des leurs, tels Benoît Hamon et Arnaud Montebourg.

Le problème des Français est qu'ils ont porté des irresponsables au pouvoir. François Hollande était un gros mou notoire et Manuel Valls est apparu comme un faux dur, un impuissant tout en mimiques et postures. Cette paire molle a de plus en plus de mal à contenir sa majorité sur l'ensemble des fronts qu'il continue à ouvrir et à entretenir, dans ce conflit lointain où la France n'a pas d'intérêts directs comme sur le pacte de responsabilité franco-français.

La majorité présidentielle n'en finit pas d'imploser

 SA à côté d'une affiche disant:
"Allemands, défendez-vous !
N'achetez pas chez les Juif"-1933
Le président Hollande s'auto-détruit en donnant des gages aux députés PS Razzye Hamadi, Yann Galut, Alexis Bachelay, au NPA, aux élus Verts qui soutiennent les manifestations qu'elles soient ou non interdites. Sans incarnation d'une autorité incontestable et incontestée, la gauche est livrée à elle-même. Et à ses mauvais penchants. En position d'observateur de la déliquescence du pouvoir présidentiel, le FN se frotte les mains en attendant de ramasser la mise antisémite du PS. 

Ce mercredi, ce qui reste du PS -isolé, éclaté- n'a aucun droit à l'erreur. 
La première manifestation était autorisée sous la responsabilité des extrémistes de gauche et les autorités n'imaginaient pas encore que les violences qu'elle a engendrées. La seconde était interdite pour éviter de nouveaux débordements antisémites. Le pouvoir savait et il sait, mieux encore aujourd'hui, que les mêmes organisateurs peuvent à nouveau se laisser déborder. Il ne suffira plus d'accuser des "casseurs" en marge du défilé.  Aux nervis de la CGT, le ministère de l'Intérieur apporte le renfort d'effectifs policiers équivalents à ceux d'une nuit du ...14 juillet.

Le préfet de police risque d'être le fusible de Valls
 
Le préfet de police s'est couvert de gloire en réprimant des familes avec femmes et enfants d'opposants pacifiques au projet de "mariage pour tous". Il a eu le courage de couvrir le tabassage et l'emprisonnement d'un jeune homme sans cagoule ni batte de base-ball, mais le préfet de cette police-là, résistera-t-il à une autorisation à haut risque de manifester ?  Il a d'ores et déjà été critiqué sur la gestion des manifestions du 13 (autorisée) et du 19 juillet 2014 (non autorisée), qui toutes deux se sont soldées par des émeutes. Mais ils sont prêts à recommencer.

Une troisième manifestation était celle de trop. 
Ni les forces de l'ordre, ni les peines -avec sursis- prononcées à l'encontre de quelques-uns (3) seulement des interpellés (38), ne sont dissuasives. Pas plus que des peines de prison, Madame Taubira ! 
Alors qu'espère donc la bande à Hollande? Une mascarade de manifestation qui exclurait les arabes et musulmans radicaux ? Un défilé entre soi, comme l'a osé le faire le NPA ? Pas un casseur, cette fois-là: que des militants bien briefés, des pros de l'intox révolutionnaires. Des barbus n'auraient pas fait mieux sous les caméras impavides du SNJ-CGT, comme il se doit. Et pas un décrypteur patenté pour dénoncer la manipulation ! qui en plus pourrait connaître à nouveau des débordements fragiliserait le préfet de police. 

Des débordements "en marge" (!) d'une manifestation autorisée - fussent-ils le fait de "casseurs"-  seraient  un double désaveu des "bras cassés" socialistes et appelleraient inévitablement un limogeage du préfet de police, mais aussi de Cazeneuve, voire de Valls...