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jeudi 25 octobre 2018

'Townships" à Paris - Encore un jeune tué dans une rixe, à Sarcelles: deux adolescents de 16 ans en garde à vue

Les "sauvageons" sont anonymés et leurs âges minorés

Les jeunes retournent-ils à l'état de barbarie ?

Soupçonnés d'être impliqués dans le meurtre d'un jeune de 17 ans mardi à Sarcelles (Val-d'Oise), deux adolescents de 16 ans sont entendus en garde à vue jeudi matin,  a-t-on appris "de source proche de l'enquête", un floutage insupportable des sources. 

Ces deux individus ont été interpellés mercredi soir et jeudi matin, a précisé cette source anonyme. La victime était décédée après avoir été frappée à la tête près de la gare RER de Sarcelles, mardi vers 19h30.

Quelques heures plus tard, un autre homme avait été tué par arme blanche dans une rixe entre bandes boulevard Mortier, dans l'est de la capitale, le XXe arrondissement. Trois personnes susceptibles d'être impliquées dans ces faits ont été interpellées.

Les sources anonymes sont très bavardes

Dans l'affaire de Sarcelles, selon les premiers éléments de l'enquête, la victime et les agresseurs se connaissaient, ils ne sont "même pas ennemis", a dit "une source proche de l'enquête". "Ce n'est pas lié au phénomène d'affrontements entre bandes de quartiers rivaux", a ajouté une autre source.

Les ados visent la tête...
L'adolescent retrouvé inconscient au sol présentait de "multiples plaies saignantes" à la tête, a précisé mercredi le procureur de la République de Pontoise, Eric Corbaux. Le jeune homme est décédé à l'hôpital des suites de ces blessures.

Un "morceau de manche à balai" et "plusieurs bouts de bois", dont l'un présentait des traces de sang, ont été retrouvés sur place, a ajouté le magistrat. "Un montant de lit en métal" est également en cours d'analyse, selon une "source proche de l'enquête", ouverte pour "homicide volontaire".

Les assassins auraient-ils vraiment tous moins de 16 ans ? 

Il y a dix jours, le 14 octobre, la mort d'un collégien de 13 ans, décédé après avoir été frappé aux Lilas (Seine-Saint-Denis), avait suscité émoi et inquiétude face à la multiplication des bagarres de bandes de jeunes adolescents. Quatre suspects âgés de 15 à 16 ans ont été écroués.

Un mois plus tôt, un autre garçon, âgé lui de 16 ans, avait été tué de plusieurs balles dans une cité de Saint-Denis, à l'autre extrémité du département.

"J'appelle à durcir les sanctions contre cette hyperviolence !", a réagi mercredi sur Twitter Valérie Pécresse, présidente (LR) de la région Ile-de-France, après ces deux décès qui viennent s'ajouter à une série de violences impliquant des jeunes en banlieue parisienne.

jeudi 5 janvier 2017

Loiret : dix adolescents accusés de viol sur une mineure de 12 ans

S'agit-il de notre jeunesse ?

Dix très jeunes hommes ont été arrêtés et placés en garde à vue à Artenay (Loiret) mercredi 4 janvier 2017 

Résultat de recherche d'images pour "viol sur mineure"Presque tous mineurs, ils sont soupçonnés de viol sur une mineure de 12 ans. 
Agés de 14 à 19 ans, ils auraient imposé une vingtaine de fellations à l' adolescente entre l'été 2016 et novembre 2016. Les viols en réunion se seraient déroulés au domicile du père de la jeune fille, alors qu'il était absent, révèle, mercredi  sur Twitter, Cécile Ollivier journaliste police-justice de BFMTV, la chaîne d'information en continu. 
Des smartphones ont été saisis et les enquêteurs les exploitent pour tenter d'établir le contexte de cette affaire.

Des photos dénudées de l'adolescente circulaient dans l'établissement
Résultat de recherche d'images pour "viol sur mineure"Le principal du collège Jean Moulin d'Artenay où la victime est scolarisée avait donc d'abord rencontré sa mère, mais c'est en interrogeant sa fille à ce sujet, que son père a pris connaissance du crime. Il a déposé plainte pour viol sur mineur. 

Six des adolescents interpellés, dont neuf sont encore mineurs, sont bien connus des services de police 
pour des faits de dégradations, de violences, de menaces, d'outrages et de rébellion, précise BFMTV.

Artenay, 1800 habitants, se situe à 28 kilomètres au nord d'Orléans.

vendredi 10 mai 2013

Ces ados qui braquent et tuent sans crainte: rançon d'un code pénal dépassé

La majorité pénale inadaptée à la sauvagerie ado

Narbonne: l'apprenti braqueur avait 13 ans


Précoce, un garçon de 13 ans a tenté ce vendredi de braquer une bijouterie de Narbonne. L'adolescent,
connu des services de police pour des délits mineurs, est entré ce vendredi vers 11h30 dans le commerce situé dans une rue piétonne du centre-ville, mais est reparti bredouille.

Le visage masqué par une cagoule, il a réclamé "de l'or" en brandissant une arme de poing. 

Le gérant de la bijouterie a refusé d'obtempérer et a tenté d'attraper
l'apprenti braqueur qui a réussi à prendre la fuite
Lors de la bousculade, une détonation a retenti. Mais lorsque les enquêteurs sont arrivés sur les lieux, ils n'ont retrouvé ni impact de balle ou de plomb, ni douilles, ce qui leur fait privilégier l'hypothèse d'une arme factice.

L'auteur présumé des faits a ensuite été interpellé par la police en début d'après-midiL'adolescent a reconnu les faits mais l'arme n'a pas été retrouvée.

Marseille : un ado de 17 ans exécuté dans les quartiers Nord

Un mineur de 17 ans a été abattu à bord de sa voiture dans les quartiers Nord de Marseille ce jeudi 9 mai, dans la soirée. Il était connu pour de petites affaires de stupéfiants, précise une source judiciaire.


23 impacts de balles
Selon les premiers éléments de l'enquête, deux hommes circulant à deux roues ont fait feu sur la victime à de multiples reprises avec une arme de calibre neuf millimètres, dans le quartier Saint Joseph, à proximité de la cité de la Maurelette (15e arrondissement).
Le délinquant, qui était seul à bord de son véhicule, a été atteint par 23 impacts de balle mais n'est pas mort immédiatement, selon les marins-pompiers de Marseille qui l'ont pris en charge. L'arme utilisée serait un pistolet mitrailleur. 
Le directeur de la Sécurité publique des Bouches-du-Rhône, Jean-Marie Bourniquel, et le préfet de police de Marseille, Jean-Paul Bonnetain,  sont allés  sur les lieux constater ce septième meutre depuis le début de l'année. 

Valls fait semblant de ne pas comprendre


La retraite ou le cercueil avant 18 ans
La jeunesse des victimes dans ces récents règlements de comptes signifie "qu'il y a des réseaux qui se renouvellent très vite pour l'appropriation du marché de la drogue", selon le ministre de l'Intérieur.

VOIR et ENTENDRE le laïus Valls qui réclame du temps, alors que tombent les jeunes dealers incités par la loi:

A 18 ans, ils doivent se reconvertir ou prendre le risque de tomber sous le coup de la loi, s'ils n'ont pas déjà succombé aux coups d'armes à feu. 


La gauche a combattu le projet de loi renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs, le décrétant déraisonnableEn ce qui concerne les mineurs, il reposait  sur deux grands principes. Les mineurs de plus de 13 ans se verraient infliger des peines minimales, dites peines plancher, et les mineurs de plus de 16 ans encourraient le même maximum de peine que les majeurs. Rarement projet de loi aura suscité, chez les professionnels, autant de débats idéologiques.

L''idéologie dominante est coupable de la mort de mineurs 
Le journal socialiste Le Monde a stigmatisé un symbole du discours répressif de Nicolas Sarkozy, selon eux, le projet de code de justice pénale des mineurs: prison et responsabilité pénale dès 12 ans, tribunal correctionnel spécial pour les 16-18 ans, abaissement de la majorité pénale à 16 ans, séparation des fonctions du juge des enfants entre ses activités pénales (adolescents délinquants) et civiles (mineurs victimes et à protéger).



Le quotidien du soir souligne comme légitime que le projet mobilisa contre lui des professionnels de la justice, car il écornait certains pouvoirs corporatistes. "C'est la fin du juge des enfants comme pierre angulaire de la justice des mineurs", regrette Catherine Sultan, présidente de l'Association française des magistrats de la jeunesse.
Les juges restent à leurs postes mais les enfants tombent.

Mokded avait reçu des coups 
de cutter au thorax
L'élu socialiste Mennucci est en tête des marches contre la criminalité à Marseille.
Un peu de récupération politique ne peut faire de mal à l'approche des municipales...

dimanche 9 décembre 2012

Marcel Rufo s'inquiète de la consommation de cannabis chez les ado

Rufo: les parents doivent poser fermement un interdit

"On ne sait jamais jusqu'où son enfant est vulnérable" avec le cannabisexplique le pédopsychiatre.

"La société française va-t-elle laisser encore longtemps ses adolescents s'abrutir ainsi ? En consultation, je vois des jeunes qui me demandent de les prendre par la main, par le corps, pour les remonter à la surface. Ils sont complètement engloutis dans la dépendance. Certes, je vois ceux qui ne peuvent pas aller au lycée sans leur pétard, mais il faudrait tout de même que l'on comprenne qu'on n'est pas heureux lorsqu'on est intoxiqué! 

>> Retrouvez notre article: Cannabis: le cri d'alarme des psys

L'un des problèmes est que les parents et les grands-parents d'aujourd'hui cherchent à séduire les enfants et les adolescents, ce qui les amène à rester assez passifs vis-à-vis des interdits. 
Certains adultes vont jusqu'à dire: "Fume du haschisch, après tout, si ça te rend heureux!" Le jeune va d'autant plus fumer qu'on le lui interdit, pensent-ils. 
Mais, primo, c'est le métier des ados que de transgresser; et secundo, il y a deux types de transgresseurs: celui qui le fait en sachant ne pas aller trop loin, et l'autre, qui ne voit pas la limite. 

Lorsque le parent autorise le haschisch, il n'aide pas l'ado à trouver cette limite. Que le gosse transgresse l'interdit parental à l'extérieur, avec ses copains, de temps en temps, cela ne va pas nécessairement le faire sombrer dans l'addiction. En revanche, le fait qu'il puisse fumer à la maison entraîne chez lui du désarroi. Ce n'est pas la transgression qui me gêne, c'est l'autorisation. 
En plus, les adultes autorisent la consommation d'un produit qui est illégal, donc se mettent eux-mêmes dans l'illégalité

Je sais très bien que la majorité de ceux qui ont fumé dans leur jeunesse mènent une vie normale à la trentaine. Mais ça, c'est pour les gens qui vont bien. On ne sait jamais jusqu'où son enfant est vulnérable. Tous les ados se voient ainsi, tout en doutant profondément d'eux ; c'est le paradoxe de l'adolescence. Hélas, les plus fragiles sont aussi ceux qui se croient les plus forts." 

Dernier livre paru: Grands-parents, à vous de jouer (Anne Carrière.)


dimanche 17 juin 2012

Un ado de 15 ans mis en examen pour le viol d'une octogénaire

La politique de prévention de Hollande va tout régler

La Garde des Sceaux visitant le tribunal pour enfants de Paris avec M° Pierre Joxe, 78 ans, ex-ministre de l’Intérieur, a annoncé la suppression du tribunal correctionnel pour mineurs mis en place  le 1er janvier 2012 (loi du 10 août 2011),
avant toute évaluation du dispositif. 
Cette annonce était espérée et attendue. "On doit se réjouir sans état d’âme de la voir survenir dès les premiers pas de Mme Taubira", lit-on dans Le Monde.

Un adolescent de 15 ans a été mis en examen pour le viol d'une femme de 83 ans
commis le 3 juin à Belsunce, dans le centre-ville de Marseille, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Le Parquet de Marseille a requis l'incarcération dans un établissement pénitentiaire pour mineurs du "jeune homme", mis en examen notamment pour des faits de "viol sur personne vulnérable" et de "vol aggravé".

Il est soupçonné d'avoir suivi cette femme dans le hall de son immeuble, d'avoir forcé la porte de son domicile, de l'avoir violée et d'avoir dérobé plusieurs objets, avant de s'enfuir non sans arracher le fil du téléphone.


Connu des services de police pour des vols avec violence, le mineur aurait été confondu par des traces ADN retrouvées sur place. Plus sûrement, ce sont
les caméras de vidéo-protection qui ont permis aux enquêteurs d'identifier l'individu.


Le suspect avait dû déposer son profil génétique dans le fichier des autorités. Une fois le lien établi, les enquêteurs de la brigade des mœurs n’ont pas tardé à localiser l’adolescent, domicilié chez ses parents. 
Déscolarisé et décrit comme "désocialisé", le tout jeune suspect a fini par accepter de se rendre dans les locaux de la police, boulevard Schuman (2e), accompagné de son père. Mais les policiers, craignant une fuite soudaine, sont intervenus pour l’interpeller, alors qu’il s’approchait du commissariat. Lors de ses auditions, le jeune suspect aurait nié en bloc les premières accusations portées contre lui.

L'abaissement à 16 ans de la majorité pénale ne serait-il pas dissuasif ?


Il st à craindre que M'dame Taubira et le SM ne sont pas d'avis...

"L’annonce par la nouvelle garde des sceaux, Christiane Taubira, de la volonté gouvernementale de supprimer le tribunal correctionnel pour mineurs est une bonne nouvelle" (Le Monde du 21 mai 2012)

Le traumatisme de la victime n'entre pas en ligne de compte



Et si c'est un pédalo ?


La vieille dame est depuis sortie de l’hôpital. Mais son état psychologique reste extrêmement préoccupant. Elle a d’ailleurs préféré rejoindre des membres de sa famille en région parisienne pour tenter d’échapper aux terribles images qui hantent encore son esprit.
Son avocat, Eric Bellaïche, soulagé par l’arrestation, décrivait une famille anéantie : "Ce qui s’est passé, c’est un massacre humain, pour ma cliente, les enfants, les petits-enfants. Pour l’instant, il n’est pas question qu’elle revienne à Marseille. Ce que l’on redoute aujourd’hui c’est qu’on nous sorte un rapport psychiatrique et qu’on nous dise qu’il souffre d’un trouble psychologique, vu l’atrocité de l’acte."

jeudi 5 avril 2012

La sécurité, secondaire ? Encore un ado tué par un ado, à Mende


Présidentielle: la gauche nie le problème de la violence physique 



Le procureur veut croire à un accident


Le drame de Toulouse n’a pas bouleversé la hiérarchie des préoccupations des électeurs enregistrée par le baromètre TNS-Covéa Finance pour " La Croix ".

Les thèmes de la sécurité ou de l’intégration enregistrent une petite poussée mais restent loin derrière les questions sociales comme l’emploi ou le pouvoir d’achat.

L’émotion causée par les tueries de Toulouse avait pourtant conduit à une mise entre parenthèses de la campagne électorale. " Elle ne semble toutefois pas en avoir dévié le cours "..., selon La Croix, ce 5 avril.

Ils ne sont pas des terroristes, alors...


Deux adolescents ont été placés en garde à vue mercredi à Mende (Lozère) après la  de David, 9 ans, tué par arme à feu dans l'après-midi au pied de leur immeuble du centre-ville. Jeudi, dans la matinée, le père du tireur présumé âgé de 13 ans a été placé en garde à vue pour détention illégale d', selon une source proche de l'

Selon une connaissance de la famille, l'homme détiendrait de nombreuses armes.


Le procureur de la République privilégie la piste de l'accident 

"Pour l'instant, il ressort des auditions que c'est un acte accidentel. Il faut cependant que ce soit confirmé par l'expertise balistique. C'est pourquoi je reste extrêmement prudent", a déclaré le magisrat, Samuel Finielz, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Le second adolescent, frère du tireur présumé et âgé de 15 ans, doit s'expliquer sur la modification de la scène de crime et la dissimulation de l'arme. Selon le procureur, les deux garçons, inconnus des services de police, scolarisés, et habitant le même immeuble que la victime, avec qui ils jouaient régulièrement, sont "effondrés".

L'enfant de 9 ans a été touché au thorax, peu avant 18 heures, par une balle tirée avec un pistolet automatique de calibre 22 LR. Les Pompiers et le Samu ont tenté de le réanimer pendant de longues minutes jusqu'à ce que l'on entende, de la rue, les pleurs des proches. Selon nos informations, l'enfant est décédé vers 18h30 d'une blessure au thorax. L'autopsie devait être pratiquée dans la matinée à Montpellier.


"Ils auraient joué avec le pistolet sans avoir conscience du danger"

Les faits se sont produits rue du Torrent, dans le quartier populaire de Four Moulon, au pied d'un petit immeuble HLM de quatre étages, dans le centre de cette ville de quelque 13 000 habitants, la plus petite préfecture de France. Un voisin a indiqué "bien connaître les familles" du tireur présumé et de la petite victime, prénommée David qui  a trois frères, un plus jeune et deux plus âgés. 


"Ils étaient copains, ils jouaient toujours ensemble. Ca faisait des années que je les voyais jouer ensemble", a indiqué ce voisin qui a souhaité garder l'anonymat. "Ma mère m'a appelé et m'a dit que le petit aurait ramassé l'arme par terre et qu'ils auraient joué avec sans avoir conscience du danger", a-t-il ajouté. Selon lui, il s'agit "d'enfants sans problèmes" et de "familles sans problèmes", qui vivent "dans un quartier tranquille", où "il n'y a jamais de soucis avec personne".


Récit de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours 
Le voisin poursuit, dans le registre de la subjectivité : "La voisine de ma mère, qui a vu les enfants avec le pistolet, est partie au poste de police faire une déposition. C'est vraiment pas quelque chose de volontaire : les jeunes croyaient que c'était un pistolet à billes en plastique. Elle aussi. Le jeune qui a tiré, il a tiré par terre et la balle a ricoché sur le petit David". Ainsi, le coup ne serait-il pas parti tout seul...


Une autopsie jeudi matin et des expertises balistiques

Selon les déclarations des adolescents, le coup de feu serait parti alors qu'ils exhibaient l'arme. Le tireur présumé a ensuite aidé la victime à regagner son domicile juste à côté, mais celle-ci s'est effondrée sur le palier d'un étage où les secours n'ont pas pu le réanimer. L'information selon laquelle le coup aurait été tiré vers le bas et la balle aurait ricoché n'a pas été confirmée par le procureur. Il a précisé que cette trajectoire de la balle comme d'autres seront au centre du travail de l'expert balistique mandaté.


Le procureur de Mende n'a pas dévoilé dans quelles conditions les jeunes garçons avaient découvert ou étaient entrés en possession de l'arme, dans l'attente des vérifications nécessaires. Une autopsie de la victime devait être pratiquée ce jeudi matin à Montpellier, les expertises balistiques devant permettre notamment de déterminer s'il y a bien eu ricochet. Des auditions vont également se poursuivre. Selon lui, le tireur présumé a ensuite transporté la jeune victime jusque dans leur immeuble, avant que celle-ci ne s'effondre sur un palier.


Pour tout régler, une cellule d'urgence activée

Dans la soirée de mercredi, les enquêteurs ont longuement procédé à des recherches d'indices alors que de nombreux badauds se massaient près des lieux, bouclés par la police, sous une pluie fine. Des techniciens en investigations criminelles de la gendarmerie sont venus prêter main forte aux policiers. Des détails que le journaliste aurait pu nous épargner.

Une cellule d'urgence médico-psychologique a été activée et s'est rapprochée de la famille de la victime. Elle devait aussi accueillir à compter de jeudi parents et élèves de l'école Jeanne d'Arc que fréquentait le petit garçon. Une empathie vertueuse qui ne s'attaque pas aux causes.


"Je suis accablé", a aussitôt dit le sénateur-maire divers gauche Alain Bertrand, mettant ses états d'âme en balance avec l'effondrement des parents. L'élu a ensuite eu le souci de la réputation de sa ville. "Dans notre ville, la plus sûre de France, ce drame confine à l'incroyable. Mais cela montre qu'un accident peut toujours arriver", a souligné l'édile - un brin fataliste - qui veut bien enfin accorder une pensée au "deuil de la famille."


Ce drame intervient quelques jours seulement après la mort d'Alexandre, près de Dieppe. Cet adolescent de 17 ans avait été froidement exécuté lundi puis brûlé dans une forêt près de Beauvoir-en-Lyons (Seine-Maritime) par quatre de ses camarades. Un rapprochement troublant qui réduit à néant tous les clichés et les efforts précédents de banalisation et de déculpabilisation. 


dimanche 20 novembre 2011

Le mineur a avoué le viol et le meurtre de l'adolescente

Mathieu assume froidement la récidive et la préméditation

Une plaque commémorative fixée à un mur de l'établissement
a été dévoilée avec la mention :
"Les habitants du Chambon et les élèves du collège Cévenol
en hommage affectueux à Agnès Marin,
décédée le 13 novembre 2011 à l'âge de 13 ans"

Tandis que le suspect mis en examen pour assassinat et viol était écroué, le procureur, très réservé, a fait un point partiel sur l'enquête...

L'autopsie d'Agnès, l'adolescente disparue en Haute-Loire dont le corps carbonisé a été retrouvé deux jours plus tard dans un bois, à trois kilomètres de l'établissement scolaire où elle était en internat, n'a pas encore eu lieu, mais déjà, à partir des premières constatations et des aveux partiels du suspect, lui aussi pensionnaire du Collège Cévenol mixte de Chambon-sur-Lignon, le procureur de la République de Clermont-Ferrand, Jean-Yves Coquillat, a pu affirmer que l'adolescente de 13 ans a été violée, et que sa mise à mort avait été préméditée.

Notamment par égard pour les parents de la victime avec lesquels il venait de s'entretenir pendant une heure,le procureur s'est refusé à détailler quoi que ce soit lors d'une conférence de presse en fin d'après-midi, mais il a toutefois indiqué que l'adolescente avait été tuée de façon "atroce". Relancé avec insistance sur la question du mode opératoire, le magistrat n'a pas été plus disert, mais il a répété que la jeune fille a été "tuée de façon extrêmement violente et brutale".

Pour preuve que le meurtre avait été planifié, le procureur a souligné que Mathieu, un mineur de 17 ans, s'était muni la veille du crime de divers "objets" dans la perspective de sa "promenade aux champignons" avec la victime. Mais à cet égard aussi, le procureur s'est montré très discret. Gardé à vue depuis jeudi, l'assassin présumé a conduit les enquêteurs sur le site où se trouvait le corps.

Le jeune assassin est un récidiviste

M. Coquillat a apporté des éclaircissements sur la personnalité et le parcours du suspect, qui a reconnu avoir violé, tué et brûlé la jeune fille, mais qui pour l'heure n'a pas expliqué son geste, ou du moins qui a tenu aux enquêteurs des propos peu crédibles à ce sujet.

" Il a reconnu en partie les faits, sans s'expliquer sur ses motivations pour l'instant... Les aveux sont évolutifs: il a fait de très longues déclarations depuis la dénégation totale jusqu'aux aveux partiels, mais il n'a pas fourni d'explications cohérentes sur les faits ", a déclaré le magistrat.

Entre autres informations approximatives qui avaient circulé, le procureur de Clermont a précisé la situation judiciaire du pervers de dix-sept ans, mis en examen pour "assassinat" et "viol".

Contrairement à ce qui a pu être dit, il n'a jamais été condamné pour agression sexuelle, vu qu'il n'a jamais été jugé, ou du moins pas encore, mais il avait bien été mis en examen dans le Gard, accusé du viol d'une camarade de classe en août 2010. Les circonstances de cette affaire sont assez similaires, à la différence notable que la précédente victime avait été épargnée, a insisté le procureur à deux reprises.

Des aberrations

Un loi laxiste favorable aux délinquants mineurs de 18 ans

Après quatre mois de détention provisoire, Le jeune suspect avait été relâché, dans l'attente d'un éventuel procès, puisque les experts l'ont déclaré ré-insérable et qu'en tout état de cause la loi protège les mineurs de cet âge, quelle que faute qu'ils aient commise: un assassin présumé mineur ne peut donc être mis hors d'état de nuire. Il faisait toutefois l'objet d'un contrôle judiciaire strict, lui interdisant notamment de se rendre dans le Gard, lui imposant un suivi psychiatrique, et la scolarisation dans un internat. Si "strict" que l'internat de placement était ...mixte !

Un établissement huppé
Le collège-lycée de Chambon-sur-Lignon, la pension est très chère, les activités multiples et les libertés inimaginables: son réglement intérieur et ses méthodes éducatives progressistes, en milieu ouvert et mixte, de surcroît, auraient dû sembler inadaptés à tout adulte sensé. Le directeur, au moins lui, qui était au courant de sa situation, a accepté de prendre le risque de son inscription et de l'expositions des mineurs des deux sexes placés sous sa responsabilité.

" La fois précédente, les circonstances étaient identiques. C'était la même chose sauf que la victime est restée en vie... Il avait un contrôle judiciaire strict qu'il respectait. Il était suivi par un psychiatre au Puy-en-Velay, et par un psychologue en visite dans l'établissement " scolaire même ", a précisé le procureur.

Un faisceau d'aberrations, de négligences et d'incompétences

Tout prête à la polémique sur la question de la récidive et d'un éventuel manque de suivi judiciaire,
Non sans légèreté, un expert lâche que la " psychiatrie n'est pas une science exacte ", le magistrat martelle que l'adolescent, arrivé en novembre 2010 au lycée-collège privé, a été jugé "adaptable" et "réinsérable" par les experts de Nîmes, qui ne voyaient pas en lui de "dangerosité". La profession a-t-elle une quelconque raison d'être si le juge ne peut se fier à elle, si pontifiante soit-elle ?

Interrogé sur les éventuelles addictions du suspect, le procureur a indiqué que selon ses dires, l'adolescent fumait sans doute du haschich à l'occasion, mais que fondamentalement, concernant son "problème de stupéfiant", il aurait été sevré il y a un an, lors de son passage en maison d'arrêt (si destructives soient-elles) et qu'il ne consommait pas particulièrement d'alcool. Vive l'internat, le suivi psychologique et l'éducation ouverte !

Bref, apparemment RIEN ne permettait de craindre le drame, en tout cas pas le contexte familial et social du tueur présumé, un père enseignant, une mère comptable et deux soeurs, des gens "normaux", selon le mot du procureur.

Quoi qu'il en soit, vu la gravité des faits, l'excuse de la minorité ne tient plus. Si ce mineur devait être jugé pour cette affaire et reconnu coupable, le suspect devrait au laxisme de son encadrement d'être finalement incarcéré et condamné à ne peine de réclusion "à perpétuité".

lundi 9 mai 2011

Viol collectif d'une ado : quatre ados mis en examen

Légèreté de la presse envers une victime adolescente de violences sexuelles

Les quatre mineurs âgés de 14 à 16 ans soupçonnés d'avoir agressé sexuellement une jeune fille mercredi soir sur le parvis de la gare de la Part-Dieu à Lyon ont été mis en examen pour "viol aggravé".
Une dizaine de leurs camarades avaient assisté à la scène: soit une bande de quinze pour l'agression d'une seule petite jeune fille et quatre fellations. Des relations protégées ?
Parmi les témoins, un enfant de 6 ans.

Avec leurs téléphones portables, "certains l'ont filmée", selon le journal Le Télégramme; "certains ont filmé la scène", selon le Midi Libre: ce qui fait une différence notable en termes d'appréciation de l'humiliation et de respect.

Les quatre agresseurs présumés de l'ado de 14 ans, interpellés en "flagrant délit", précision utile du Midi Libre (évacuée par Le Télégramme), ont été présentés au juge ce vendredi. Le Télégramme ne précise pas que les criminels ont reconnu les faits lors de leur garde à vue.

Le Parquet avait requis un placement en détention, mais le juge en a décidé autrement.
Les quatre mineurs, biens sous tous rapports puisqu'inconnus des services de police, ont été placés sous contrôle judiciaire et ...tout contact avec la victime leur est interdit !

De nouvelles procédures pourraient être intentées contre certains des adolescents présents au moment des faits. Les deux garçons de 13 ans qui ont filmé la scène ont effectué une garde à vue avant d'être libérés.
Et les parents, ils tombent évidemment des nues.

La proie: une "jeune fille fragile"

La victime est une adolescente de Villeurbanne, en banlieue lyonnaise. Elle se rendait mercredi vers 17 h avec une amie à la gare de la Part-Dieu, où elle devait retrouver son petit ami et quelques copains. En chemin, elle a été interpellée par "un ou deux jeunes" d'un autre groupe d'adolescents. Ils étaient pour la plupart originaires de Villeurbanne également et elle en connaissait certains.
Ils l'ont "invitée" (Le Télégramme, après l'A*P) à les suivre jusqu'à un accès de la gare à proximité d'une borne de taxis et d'un parking. "Son amie a refusé. Elle a accepté", commente Le Télégramme, portant manifestement un jugement sur les comportements respectifs, mais en ajoutant toutefois: "la suite tient du sordide".

"Fragile", elle "ne sait pas dire non" (Paris Match)
L'un des adolescents l'a contrainte à lui faire une fellation, la menaçant de représailles si elle ne s'exécutait pas.

Trois de ses "copains", selon Le Télégramme et l'A*P, mais ses "complices" pour les autres, ont tour à tour bénéficié de cette prestation par la force, "selon un phénomène d'entraînement, explique l'Agence de presse française (A*P), décidément fort compréhensive.

"En pleine ville, en plein après-midi", dans un lieu de passage.
Aucun passant n'a réagi, et pour cause, puisque les complices de la bande s'étaient organisés pour faire "écran", a explIqué la police.
Lien sur la chasse aux femmes en Algérie

Le Télégramme accable la victime

Isolée, incapable de se défendre ni de "dire non" face au nombre, le quotidien commente: "l'adolescente effrayée ne s'est pas débattue, n'a pas cherché à s'enfuir ni même à appeler à l'aide." Le journal insinue-t-il que la jeune fille était consentante ?

Le journal n'est pas odieux, non !
"Elle n'a pas subi de violence physique autre, commente Le Télégramme, à la suite de l'A*P.
En revanche, une source judiciaire observe que les adolescents, qui ont profité de leur situation de force, sans avoir besoin de recourir à la "violence physique" pour arriver à leurs fins. Le Midi Libre note pourtant que la jeune fille a été retrouvée "en état de choc".

"Rien ne permet en l'état de dire que ce viol était prémédité", selon la même source: une pulsion !
Ou une récidive...
(lien PaSiDupes)

La société serait seule responsable

C'est finalement le salarié d'un bureau donnant sur la place où s'est déroulée la scène qui, apercevant la jeune fille en difficulté, a appelé la police.

Le maire (PS) de Villeurbanne, Jean-Paul Bret, s'est déclaré "choqué" non pas par le sort de la victime, mais par le fait "qu'un acte aussi grave ait pu se dérouler à quelques pas de la foule de la Part-Dieu". Le maire de Villeurbanne a pourtant doublé les effectifs de la police municipale, qui sont passés de 18 en 2001 à 40 en 2010.

Ni la police de proximité, ni la prévention, rien n'y fait
"Je suis convaincu que le respect du corps de l'autre s'éduque et s'apprend", a ajouté J.-P.Bret, estimant que "la circulation d'images agressives sur internet tend à banaliser des gestes d'une grande violence".
L'élu socialiste est ...enseignant, en biologie végétale à l'université Claude Bernard Lyon 1, actuellement en ...détachement (lien PaSiDupes)

Monsieur le maire PS est opposé à la videosurveillance
Contrairement au maire de Lyon, Gérard Collomb, également socialiste, Jean-Paul Bret s'est publiquement montré méfiant envers l'efficacité alléguée de la vidéosurveillance 1 (à Villeurbanne). Il déclare ainsi, dans Lyon Capitale (lien): « Peut-être ces caméras déplacent-elles les problèmes là où elles ne sont pas présentes ? Peut-être même qu'elles sont sans résultat sur la délinquance, renforçant seulement un sentiment de sécurité qui, lui, est difficilement quantifiable ? Parfois, je pense qu'il serait plus utile d'installer un lampadaire. »

Les chiens apprécient les lampadaires et les violeurs les caméras, exception faite de celles de videosurveillance.