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dimanche 9 décembre 2012

Marcel Rufo s'inquiète de la consommation de cannabis chez les ado

Rufo: les parents doivent poser fermement un interdit

"On ne sait jamais jusqu'où son enfant est vulnérable" avec le cannabisexplique le pédopsychiatre.

"La société française va-t-elle laisser encore longtemps ses adolescents s'abrutir ainsi ? En consultation, je vois des jeunes qui me demandent de les prendre par la main, par le corps, pour les remonter à la surface. Ils sont complètement engloutis dans la dépendance. Certes, je vois ceux qui ne peuvent pas aller au lycée sans leur pétard, mais il faudrait tout de même que l'on comprenne qu'on n'est pas heureux lorsqu'on est intoxiqué! 

>> Retrouvez notre article: Cannabis: le cri d'alarme des psys

L'un des problèmes est que les parents et les grands-parents d'aujourd'hui cherchent à séduire les enfants et les adolescents, ce qui les amène à rester assez passifs vis-à-vis des interdits. 
Certains adultes vont jusqu'à dire: "Fume du haschisch, après tout, si ça te rend heureux!" Le jeune va d'autant plus fumer qu'on le lui interdit, pensent-ils. 
Mais, primo, c'est le métier des ados que de transgresser; et secundo, il y a deux types de transgresseurs: celui qui le fait en sachant ne pas aller trop loin, et l'autre, qui ne voit pas la limite. 

Lorsque le parent autorise le haschisch, il n'aide pas l'ado à trouver cette limite. Que le gosse transgresse l'interdit parental à l'extérieur, avec ses copains, de temps en temps, cela ne va pas nécessairement le faire sombrer dans l'addiction. En revanche, le fait qu'il puisse fumer à la maison entraîne chez lui du désarroi. Ce n'est pas la transgression qui me gêne, c'est l'autorisation. 
En plus, les adultes autorisent la consommation d'un produit qui est illégal, donc se mettent eux-mêmes dans l'illégalité

Je sais très bien que la majorité de ceux qui ont fumé dans leur jeunesse mènent une vie normale à la trentaine. Mais ça, c'est pour les gens qui vont bien. On ne sait jamais jusqu'où son enfant est vulnérable. Tous les ados se voient ainsi, tout en doutant profondément d'eux ; c'est le paradoxe de l'adolescence. Hélas, les plus fragiles sont aussi ceux qui se croient les plus forts." 

Dernier livre paru: Grands-parents, à vous de jouer (Anne Carrière.)


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