POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

mardi 11 décembre 2012

Hollande et Valls exercent des pressions sur la justice

Hollande et Valls écrivent au juge du procès des biographes de Trierweiler

Les avocats de la défense s'insurgent


La sangsue
François Hollande et Manuel Valls ont chacun écrit une lettre manuscrite au tribunal de grande instance de Paris pour apporter leur soutien à Valérie Trierweiler dans son assignation des journalistes auteurs de sa biographie intitulée "La Frondeuse". 

C'est ce qu'a révélé  RTL lundi, le jour où se tenait le procès au TGI de Paris
Lien PaSiDupes - " Trierweiler s'ingère sans aucune légitimité dans la vie politique: comme sa rivale Royal, elle aimerait vivre de ses dommages et intérêts"

Atteintes aux libertés de la presse et d'expression

Par lettre,
 François Hollande écrit de sa main: "Je tiens à dénoncer comme pure affabulation les passages du livre La Frondeuse (p. 46 et 47) concernant une prétendue lettre jamais écrite et donc jamais parvenue à son prétendu destinataire. L'invention ne peut être un procédé dans un essai politique sauf à être présenté comme un roman", juge le président de la République par lettre manuscrite sans en-tête de la présidence. Et sans destinataire, ni formule de politesse ?

Pour Me Olivier Pardo, avocat des journalistes traînés en justice,
"la séparation des pouvoirs a été violée" avec l'envoi de cette lettre au tribunal. " Le président de la République est garant de l'indépendance de la magistrature. C'est absolument incroyable !" 


Dans une seconde lettre, cette fois comportant l'en-tête du ministère de l'Intérieur, Manuel Valls confirme avoir reçu en juin dernier l'un des auteurs, Christophe Jakubyszyn, dans le cadre de la rédaction de son ouvrage "qui devait selon l'auteur lui être favorable". "Les propos qui me sont prêtés, dans ce livre, sont souvent approximatifs, partiels et sortis de leur contexte", se défend  dans cette lettre le ministre de l'Intérieur, ajoutant que certains propos cités dans six pages lui "sont attribués, alors même qu'(il) ne les (aurait) pas tenus", selon lui.

Atteintes aux libertés de la presse et d'expression

Me Olivier Pardo, avocat des journalistes traînés en justice, souligne en outre que "la séparation des pouvoirs a été violée" avec l'envoi de cette lettre au tribunal. "Le président de la République est garant de l'indépendance de la magistrature. C'est absolument incroyable ! " 
Mais l'explication pourrait venir de
la première concubine de
 François Hollande qui dénonce l'emprise de Valérie Trierweiler sur le président, sans légitimité aucune.
Lien PaSiDupes - 
Royal Charentes-Poitou se plaint de l'usurpatrice élyséenne à Hollande : l'amère Royal se plaint de "pressions" de V. Trierweiler sur le président Hollande "

Selon un
 expert en sémantique, proche anonyme du concubin présidentiel de la plaignante, le Chef de l'Etat aurait voulu apporter "un témoignage" discret et non pas exercer une " pression" publique. Cela allait donc mieux de soi en le précisant...

Le Syndicat de la magistrature dénonce "un problème d'éthique politique"

Ces deux lettres posent "un problème d'éthique politique", une ironie de la part du président qui a fait signer une charte de déontologie à ses ministres. Lien PaSiDupes

Proche du pouvoir, le Syndicat de la magistrature considère qu'une intervention de l'exécutif sur papier à en-tête ne constituent pas une atteinte à la séparation des pouvoirs. "Ni la loi, ni la Constitution n'interdisent au président de la République ou à un membre du gouvernement d'attester ou de témoigner dans un procès", mais les deux courriers posent un problème différent, a toutefois estimé le président du syndicat, Matthieu Bonduelle.


Le syndicaliste Matthieu Bonduelle dicte ses instructions au juge

"François Hollande a fait une attestation, mais le président du tribunal de Grande instance ne peut pas le convoquer pour venir témoigner au procès s'il veut l'entendre", c'est interdit par l'article 67 de la Constitution, a précisé le syndicaliste. "Cette démarche pose problème au regard du statut" du chef de l'Etat, d'après lui. Outre le statut d'une concubine à l'Elysée, qui plus est partie civile.

Il gronde Manuel VallsIl exprime son sentiment personnel avec empathie: "il a utilisé un papier à en-tête" de son ministère et "ce n'est pas correct, c'est un mélange des genres", a-t-il considéré. "Il donne un poids institutionnel à un courrier dans lequel il dit des choses à titre personnel", accuse-t-il toutefois, au nom du syndicat qui rassemble les "juges rouges." 
Une modération qui interpellent, sachant que le SM mêle rejet de la "bourgeoisie" et lutte des classes.

Valérie Trierweiler estime ses états d'âme à 80 000 euros de dommages et intérêts

Le  président et
sa garde rapprochée
Les auteurs de La Frondeuse, une biographie de Valérie Trierweiler, étaient lundi au Tribunal de Grande Instance de Paris pour "diffamation et atteinte à la vie privée" de la maîtresse de François Hollande. 
Les débats n'ont pas abordé le fond du dossier. La séance a été consacrée à la recherche des "moyens de nullité", portant notamment sur les délais de citation, ont été soulevés par la défense, qui a demandé l'annulation de l'assignation des auteurs et éditeur du livre. Une décision sur ces points de procédure a été fixée lundi au 28 janvier. 

Valérie Trierweiler réclame 80 000 euros de dommages et intérêts et 5 000 euros de frais de justice aux journalistes, Christophe Jakubyszyn, en charge du service politique de TF1-LCI, et Alix Bouilhaguet, grand reporter au service politique de France 2, et à leur éditeur Yves Derai (Editions du Moment). 
Elle demande également devant la 17e chambre civile 70 000 euros de dommages et intérêts au magazine Point de Vue, qui avait publié début octobre un entretien avec les auteurs de la biographie.

L'ouvrage est un succès de librairie, selon l'éditeur qui a vendu "autour de 20 000 exemplaires". 
L'ouvrage révèle en outre que François Hollande aurait fait une tentative d'approche du camp Balladur en 1995, par l'entremise de Patrick Devedjian après le refus de Jacques Delors de se présenter à l'élection présidentielle. 

Les auteurs y évoquent d'ailleurs 
une relation intime qu'auraient eue dans le passé la journaliste de Paris Match, Valérie Trierweiler, et Patrick Devedjian, le président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine.

A noter que, quand Mediapart n'a rien à dire de ce procès,  
Libération appelle Bruno Le Roux à la rescousse pour estimer benoîtement que "c'était le citoyen François Hollande, sur une lettre privée à en-tête privée du président de la République." C'est clair, non ?


Bernard Accoyer à l'Assemblée nationale le 6 mars 2012.
Pas pour Bernard Accoyer qui écrit ce mardi que le témoignage du président Hollande est "un vrai problème". "C’est surtout le contraire de ce qu’il a toujours dit, qu’il mettrait la plus grande distance, un mur entre lui et l’institution judiciaire", a souligné le précédent président de l'Assemblée national, sur Radio Classique-Public Sénat. Le député UMP de Haute-Savoie a ajouté qu’il s’agit "d’un reniement supplémentaire avec des interventions, une personnelle, une du ministre de l’Intérieur sur papier à en-tête". "Comme distance, comme mur, on fait mieux !", a-t-il ironisé.

1 commentaire :

  1. Cette femme serait une intrigante, cela ne m'étonnerait pas ... Et une femme dominatrice à l'extrême. A partir du moment où elle s'affiche à la une des journaux, et qu'elle se prend pour une première dame, elle doit s'attendre à un retour de bâton sévère. Et elle n'a à s'en prendre qu'à elle-même. Cette manie indécente qu'elle a de faire des procès tous azimuts montre tout simplement qu'elle a une trop haute opinion d'elle-même. Un jour peut-être, on s'en rendra compte...

    RépondreSupprimer

Vous pouvez ENTRER un COMMENTAIRE (il sera modéré):