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dimanche 9 décembre 2012

Démission: Hollande va perdre Monti, son semblable italien

Mario Monti démissionnera après le vote du budget

L'impopulaire président du Conseil italien sur le départ

 Dans ce pas de deux,
ils se font des noeuds !


Finis les entrechats
Hollande-Monti

Mario Monti ne peut se maintenir sans le soutien du parti de Silvio Berlusconi,  et démissionnera comme annoncé en cas de difficultés dans l'adoption au Parlement du budget 2013, prévue d'ici Noël.
Les élections législatives étaient normalement prévues en mars prochain, probablement le 10, une date jugée samedi "acceptable" par le "Cavaliere" qui, pour la cinquième fois, brigue à 76 ans la direction du pays.Mais la prochaine démission de Mario Monti - une décision "irrévocable", a dit ce dernier - pourrait avancer la date du scrutin à février.
Aux termes de la constitution, des élections législatives doivent en effet être organisées dans les 70 jours suivant la dissolution du Parlement par le président de la République, Giorgio Napolitano.

Face à la crise économique et financière, le "Professore" Mario Montiancien commissaire européen et successeur de Silvio Berlusconi, et le nouveau gouvernement  de "techniciens" ont mis en place une politique  draconienne d'austérité afin d'éviter à l'Italie le sort de la Grèce, un programme censé rassurer les investisseurs et les marchés, mais qui suscite la colère d'une grande majorité de la population: en treize mois, la cote de popularité de Mario Monti n'a jamais été aussi basse et rappelle celle de François Hollande, en distribuant des bisous.
Le président du Conseil dramatise la situation
Il a averti  samedi le chef de l'Etat qu'un rejet du budget 2013 au Parlement ne ferait qu'aggraver la crise politique et aurait des conséquences au niveau européen.
Si ce projet de budget est adopté, ce qui est envisageable, car le PDL a affirmé ne pas vouloir "plonger le pays dans le chaos", Mario Monti a annoncé qu'il démissionnerait aussitôt, ouvrant la voie à la dissolution du Parlement et aux élections.
"Face à l'irresponsabilité de la droite qui a trahi l'engagement pris il y a un an devant le pays, Mario Monti a répondu avec une dignité qui force le respect", a affirmé Pier Luigi Bersani, dirigeant du Parti démocrate (PD) et chef de file du centre gauche aux prochaines législatives, que les sondages donnent largement favori. "Nous sommes disposés à approuver le budget le plus rapidement possible", a-t-il ajouté.

Selon un récent sondage de l'institut SWG, le Parti démocrate est en tête des intentions de vote avec 30,3%, contre 19,7% pour le très populiste Mouvement 5 Etoiles de l'humoriste Beppe Grillo et 13,8% pour le PDL (le Peuple de la liberté, créé par Berlusconi (2009), qui arrive actuellement en troisième position.

"PdL" contre "PD"

"Si j'entre dans la course, c'est pour gagner", a ajouté Silvio Berlusconi. Face à cette situation dégradée, Silvio Berlusconi s'est finalement résolu à agir, à droite. "C'est avec tristesse que je retourne à la vie publique", a-t-il dit. "Et je le fais une nouvelle fois par sens des responsabilités."
Jeudi, à deux reprises et à la manière d'Europe Ecologie-les Verts ou du Front de gauche, les parlementaires PDL, dont le soutien était essentiel au président du Conseil, n'ont pas voté la confiance au gouvernement. Ils n'ont pas participé au vote au Sénat et se sont abstenus à la Chambre des députés - sans aller toutefois jusqu'à voter contre le cabinet Monti.
Mercredi dernier, préparant son retour, Silvio Berlusconi avait déclaré qu'il ne voulait pas laisser l'Italie "s'enfoncer dans la récession" et avait critiqué l'action de son successeur au palais Chigi.
"La situation est bien pire aujourd'hui qu'il y a un an, quand j'ai quitté le gouvernement de façon responsable et par amour pour mon pays", écrivait-il dans un communiqué."Je ne peux pas laisser mon pays sombrer dans une spirale récessive sans fin. Il est impossible de continuer ainsi."

Sanction de l'angélisme italien et bientôt de la démagogie française ?


C'est la fin de l'angélisme, treize mois après la chute du Cavaliere, à Bruxelles. Dans le rôle de l'ange noir, Mario Monti est sur le point de mordre la poussière du mécontentement qui s'empare de l'Italie et vise le technocrate européen et son cabinet d'experts non élus, après le jet de l'éponge du socialiste Georges Papandréou le 11 novembre 2011 en Grèce.

La cote de popularité du président du Conseil italien, déjà divisée par deux depuis son arrivée aux affaires à la mi-novembre 2011, a encore baissé d'un point depuis le début juin, selon un sondage SWG-Agora. Aujourd'hui, seulement deux Italiens sur dix feraient encore confiance à Monti pour redresser le pays.


En France début décembre,
la cote de popularité de Jean-Marc Ayrault demeurait défavorable auprès de 51% de l'électorat, tandis que selon Paris Match/Ifop, seulement 41% des personnes interrogées approuvent l'action de François Hollande et 58% la désapprouvent,  1% n'ayant pas d'avis.


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