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mardi 11 décembre 2012

Hollande et Valls exercent des pressions sur la justice

Hollande et Valls écrivent au juge du procès des biographes de Trierweiler

Les avocats de la défense s'insurgent


La sangsue
François Hollande et Manuel Valls ont chacun écrit une lettre manuscrite au tribunal de grande instance de Paris pour apporter leur soutien à Valérie Trierweiler dans son assignation des journalistes auteurs de sa biographie intitulée "La Frondeuse". 

C'est ce qu'a révélé  RTL lundi, le jour où se tenait le procès au TGI de Paris
Lien PaSiDupes - " Trierweiler s'ingère sans aucune légitimité dans la vie politique: comme sa rivale Royal, elle aimerait vivre de ses dommages et intérêts"

Atteintes aux libertés de la presse et d'expression

Par lettre,
 François Hollande écrit de sa main: "Je tiens à dénoncer comme pure affabulation les passages du livre La Frondeuse (p. 46 et 47) concernant une prétendue lettre jamais écrite et donc jamais parvenue à son prétendu destinataire. L'invention ne peut être un procédé dans un essai politique sauf à être présenté comme un roman", juge le président de la République par lettre manuscrite sans en-tête de la présidence. Et sans destinataire, ni formule de politesse ?

Pour Me Olivier Pardo, avocat des journalistes traînés en justice,
"la séparation des pouvoirs a été violée" avec l'envoi de cette lettre au tribunal. " Le président de la République est garant de l'indépendance de la magistrature. C'est absolument incroyable !" 


Dans une seconde lettre, cette fois comportant l'en-tête du ministère de l'Intérieur, Manuel Valls confirme avoir reçu en juin dernier l'un des auteurs, Christophe Jakubyszyn, dans le cadre de la rédaction de son ouvrage "qui devait selon l'auteur lui être favorable". "Les propos qui me sont prêtés, dans ce livre, sont souvent approximatifs, partiels et sortis de leur contexte", se défend  dans cette lettre le ministre de l'Intérieur, ajoutant que certains propos cités dans six pages lui "sont attribués, alors même qu'(il) ne les (aurait) pas tenus", selon lui.

Atteintes aux libertés de la presse et d'expression

Me Olivier Pardo, avocat des journalistes traînés en justice, souligne en outre que "la séparation des pouvoirs a été violée" avec l'envoi de cette lettre au tribunal. "Le président de la République est garant de l'indépendance de la magistrature. C'est absolument incroyable ! " 
Mais l'explication pourrait venir de
la première concubine de
 François Hollande qui dénonce l'emprise de Valérie Trierweiler sur le président, sans légitimité aucune.
Lien PaSiDupes - 
Royal Charentes-Poitou se plaint de l'usurpatrice élyséenne à Hollande : l'amère Royal se plaint de "pressions" de V. Trierweiler sur le président Hollande "

Selon un
 expert en sémantique, proche anonyme du concubin présidentiel de la plaignante, le Chef de l'Etat aurait voulu apporter "un témoignage" discret et non pas exercer une " pression" publique. Cela allait donc mieux de soi en le précisant...

Le Syndicat de la magistrature dénonce "un problème d'éthique politique"

Ces deux lettres posent "un problème d'éthique politique", une ironie de la part du président qui a fait signer une charte de déontologie à ses ministres. Lien PaSiDupes

Proche du pouvoir, le Syndicat de la magistrature considère qu'une intervention de l'exécutif sur papier à en-tête ne constituent pas une atteinte à la séparation des pouvoirs. "Ni la loi, ni la Constitution n'interdisent au président de la République ou à un membre du gouvernement d'attester ou de témoigner dans un procès", mais les deux courriers posent un problème différent, a toutefois estimé le président du syndicat, Matthieu Bonduelle.


Le syndicaliste Matthieu Bonduelle dicte ses instructions au juge

"François Hollande a fait une attestation, mais le président du tribunal de Grande instance ne peut pas le convoquer pour venir témoigner au procès s'il veut l'entendre", c'est interdit par l'article 67 de la Constitution, a précisé le syndicaliste. "Cette démarche pose problème au regard du statut" du chef de l'Etat, d'après lui. Outre le statut d'une concubine à l'Elysée, qui plus est partie civile.

Il gronde Manuel VallsIl exprime son sentiment personnel avec empathie: "il a utilisé un papier à en-tête" de son ministère et "ce n'est pas correct, c'est un mélange des genres", a-t-il considéré. "Il donne un poids institutionnel à un courrier dans lequel il dit des choses à titre personnel", accuse-t-il toutefois, au nom du syndicat qui rassemble les "juges rouges." 
Une modération qui interpellent, sachant que le SM mêle rejet de la "bourgeoisie" et lutte des classes.

Valérie Trierweiler estime ses états d'âme à 80 000 euros de dommages et intérêts

Le  président et
sa garde rapprochée
Les auteurs de La Frondeuse, une biographie de Valérie Trierweiler, étaient lundi au Tribunal de Grande Instance de Paris pour "diffamation et atteinte à la vie privée" de la maîtresse de François Hollande. 
Les débats n'ont pas abordé le fond du dossier. La séance a été consacrée à la recherche des "moyens de nullité", portant notamment sur les délais de citation, ont été soulevés par la défense, qui a demandé l'annulation de l'assignation des auteurs et éditeur du livre. Une décision sur ces points de procédure a été fixée lundi au 28 janvier. 

Valérie Trierweiler réclame 80 000 euros de dommages et intérêts et 5 000 euros de frais de justice aux journalistes, Christophe Jakubyszyn, en charge du service politique de TF1-LCI, et Alix Bouilhaguet, grand reporter au service politique de France 2, et à leur éditeur Yves Derai (Editions du Moment). 
Elle demande également devant la 17e chambre civile 70 000 euros de dommages et intérêts au magazine Point de Vue, qui avait publié début octobre un entretien avec les auteurs de la biographie.

L'ouvrage est un succès de librairie, selon l'éditeur qui a vendu "autour de 20 000 exemplaires". 
L'ouvrage révèle en outre que François Hollande aurait fait une tentative d'approche du camp Balladur en 1995, par l'entremise de Patrick Devedjian après le refus de Jacques Delors de se présenter à l'élection présidentielle. 

Les auteurs y évoquent d'ailleurs 
une relation intime qu'auraient eue dans le passé la journaliste de Paris Match, Valérie Trierweiler, et Patrick Devedjian, le président UMP du conseil général des Hauts-de-Seine.

A noter que, quand Mediapart n'a rien à dire de ce procès,  
Libération appelle Bruno Le Roux à la rescousse pour estimer benoîtement que "c'était le citoyen François Hollande, sur une lettre privée à en-tête privée du président de la République." C'est clair, non ?


Bernard Accoyer à l'Assemblée nationale le 6 mars 2012.
Pas pour Bernard Accoyer qui écrit ce mardi que le témoignage du président Hollande est "un vrai problème". "C’est surtout le contraire de ce qu’il a toujours dit, qu’il mettrait la plus grande distance, un mur entre lui et l’institution judiciaire", a souligné le précédent président de l'Assemblée national, sur Radio Classique-Public Sénat. Le député UMP de Haute-Savoie a ajouté qu’il s’agit "d’un reniement supplémentaire avec des interventions, une personnelle, une du ministre de l’Intérieur sur papier à en-tête". "Comme distance, comme mur, on fait mieux !", a-t-il ironisé.

lundi 16 juillet 2012

Itinéraire de François Hollande, président par défaut

Ré-écriture hagiographique de l'Histoire
De Hollande des journalistes font tout un flan
Le "flamby", le "Grand Méchant Mou" n’est pas celui que croient les militants
La "gauche molle" aurait  bien plus d’épaisseur, apprend-on ici, surtout depuis qu’il a maigri ! Le message de Docs ad hoc ? Le "capitaine Haddock  de pédalo" s’est étoffé. L’Itinéraire d’un Président, le documentaire de 26 min d’Ahmed Tazir retrace le parcours du socialiste François Hollande.  
Quelques repères 
- une enfance choyée à Bois-Guillaume, petit Neuilly  du côté de Rouen, sous l’autorité d’un père médecin ORL, pétainiste et proche de l’OAS à l'extrême droite ;
- la rencontre avec " Miss Glagla ",  Marie-Ségolène Royal, sur les bancs de l’ENA 
- Jacques Delors, le mentor,  et le coucou qui provoque les foudres de sa fille Martine Aubry, remontée à bloc contre ce fils adoptif… 
- l'acteur politique dont aucun ne voudra pour ministre et qu’il ne sera jamais ;
- le premier secrétaire, une fonction de "moto-crottes", selon ses propres termes;
- la déchirure: l'enfant qu'il fera à Anne Hidalgo, mais dont ce reportage ne parle pas, et la rupture avec Désirdavenir Royal qui brigue la présidence de la République et le renvoie; 
- l’amour avec la journaliste Valérie Trierweiler ;
- les grandes alliances ; les stratégies ; les victoires : Y a-t-il encore un mystère Hollande ? 
En dépit de son slogan, il faut croire que ce rescapé de la politique est tout sauf un "homme normal", malgré son application obsessionnelle  à le paraître. 
Il est apparu nécessaire et utile de ré-écrire par un choix d'images et d'entretiens son parcours plutôt terne jusque au somment de l’État, un parcours connu des initiés, mais plutôt méconnu du grand public .
Des journalistes et des proches l’ayant entouré pendant sa traversée du désert (2008-2011), apportent leurs témoignages subjectifs :
Serge Raffy rédacteur en chef sympathisant du Nouvel observateur et auteur d'un livre sur Hollande.

Marie-Ève Malouines, vice-présidente de l'Association des journalistes parlementaires, qui l’a suivi longtemps pour France Info.

Frédérique Espagniac, ancienne attachée de presse de Francois Hollande présidente de l'Ofcap (Office de commerce et de l'artisanat de Pau et des professions libérales) et sénatrice depuis 2011.

Jean-Pierre Mignard, ami de l’ex-couple Hollande-Royal et parrain de plusieurs de ses enfants, l'avocat de Seine-Saint-Denis fut le candidat investi par le PS et soutenu par les radicaux de gauche et Europe écologie-les Verts aux élections législatives de 2012 à Marseille dans la 2e circonscription, battu avec 41,50 % des voix.

Michel Sapin, ami de François Hollande et aujourd'hui ministre du gouvernement Zayrault.


Aucun témoignage d'adversaire n'est sollicité...
VOIR et ENTENDRE ce montage flatteur, une propagande diffusée le 7 mai 2012:




Les cinq années à venir nous diront si ces témoignages résistent aux épreuves d'un pouvoir pourtant sans partage.

lundi 27 décembre 2010

DAL - Eyraud fait son show de Noël devant le ministère du Logement

DAL se contenterait d'une étable pour tous


Une centaine de personnes a manifesté le jour de Noël, samedi après-midi, à l'appel de l'association Droit au logement, qui ne manque pas une occasion médiatique.



Manifestation festive

Jean-Ba Eyraud en Père Noël vert des enfants


Le sapin, les banderoles, les jouets distribués à des enfants de familles défavorisées ont logiquement dû être financés par les quelques personnalités présentes au générique, comme la famille Fouettard, Guy Bedos (il prend la défense de Siné et d'Yvan Colonna), Jojo Balasko (habitante de Belleville, en novembre 2007, alors qu'elle soutient des mal-logés qui campent dans la rue, elle s'exclame devant les caméras, « Mais qu'est-ce qu'ils foutent au PS ? L'opposition, c'est nous ! ») et Albert Jacquard, généticien altermondialiste (ainsi soutient-il Philippe Meirieu et la Palestine). Il faut décemment l'espérer, puisque Santa Claus (J.-B. Eyraud, 1954), dit "Babar", ancien sympathisant maoïste et artisan ... charpentier (ça ne s'invente pas !), ne dispose que de ses revenus d'enseignant. Mais le montant des contributions des généreux manifestants n'a pas été révélé. Et pour cause ?

VOIR et ENTENDRE


Le Père Noël réhabilite le Père Fouettard

La permissivité à ses limites, selon Eyraud


Il est né en 1954 à St-Germain-des-Prés, dans une famille «un peu mondaine, un peu bohème», d'une mère peintre, Marianne, soeur du cinéaste existentialiste Alexandre Astruc, et d'un père comédien: des 'bobo' de l'époque. A 16 ans, Jean-Baptiste croise avec ses professeurs « tous plus gauchistes les uns que les autres » le chemin de la mouvance maoïste. Asthmatique, il est envoyé en internat à Briançon. Dans le collège glacé des Alpes, il mène la révolte du chauffage. « Le lendemain on l'a eu, c'est là que j'ai compris que ça marchait comme ça.»


Après des années de petits boulots et d'errance de type 'beatnik' de squat en squat, cet agnostique vit toujours dans le XXe arrondissement avec sa compagne, Nadja, et leurs deux enfants. Opportuniste et exploiteur récupérateur, il a su se trouver une activité intermittente à la mesure de sa nonchalance, en faisant monter sa cote dans le sillage de l'abbé Pierre et en rameutant sur son créneau les stars du spectacle et de la politique.



Les camarades de DAL et Jean-Ba Eyraud se sont regroupés devant le ministère du Logement, boulevard Saint-Germain (VIe) pour un Noël des sans-logis.
« Nous sommes là pour dire que malheureusement ce n’est pas Noël pour tout le monde, les enfants, les mal-logés et les sans-abri »,explique Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL.

Mais DAL ne s'émeut pas du malheur de tous, égalitairement: lien PaSiDupes

Benoist Apparu, le secrétaire d’Etat au Logement, a reçu une délégation de DAL.

lundi 26 janvier 2009

Le PS accuse Malek Boutih d'être le "premier des sarkozystes"

Le secrétaire aux …Droits de l'homme du PS le somme de choisir !

Quand on veut couler un camarade, on l’accuse de sarkozysme

Il n'a pas l'air d'un ayatollah (ci-contre - merci à l'aimable lecteur), mais "que Malek Boutih choisisse son camp", lance Pouria Amirshahi (biographie), secrétaire aux Droits de l'homme du PS, né en 1972 à Shemiran en Iran, d’’un père architecte et d’une mère politiquement engagée puisqu’elle a été l’une des conseillères de Shapour Bakhtiar, le dernier premier ministre d'Iran sous le Shah . Réfugié, son parcours est le résultat du bon fonctionnement de « l’intégration républicaine ».
Pourtant il refuse à Boutih le parcours républicain dont il continue de bénéficier : "'Sarko-compatible' sur à peu près tous les sujets, Malek Boutih est en train de marcher dans les pas" de Jean-Marie Bockel et Eric Besson.

Le délit de fasciès d’un ségolénien

La chasse aux sorcières est-elle ouverte?
Le secrétaire socialiste aux Droits de l'homme s'en est pris samedi 24 janvier à son camarade Malek Boutih, le qualifiant dans un communiqué de "premier des sarkozystes" et l'appelant à "choisir son camp".
"Que Malek Boutih choisisse son camp", lance-t-il, réagissant aux déclarations de ce dernier contre le plan d'urgence anticrise présenté par les socialistes. Dans les colonnes du Parisien-Aujourd'hui en France, le "ségolénien" Malek Boutih, membre du bureau national du PS et organisteur de la Marche des Beurs, avait qualifié vendredi de "régression" reprenant "des recettes usées" le contre-plan de relance proposé par la secrétaire du PS, Martine Aubry. S'en prenant aussi à un PS "bunkerisé", il a pourtant nié vouloir en claquer la porte. Le comportement de l'ex-premier secrétaire, François Hollande, n'a en outre pas été très élégant et Boutih qui se sentait mal apprécié, sent désormais le soufre.

L’ouverture socialiste interdite : Boutih "casse le PS" et "applaudit Sarkozy"

Les refoulés socialistes refoulent
"'Sarko-compatible'
sur à peu près tous les sujets (sécurité, discrimination positive, et maintenant économie), Malek Boutih est en train de marcher dans les pas ceux qui, comme Jean-Marie Bockel et Eric Besson, ont fait le lit de la droite - avant d'y finir carrément"
, juge Pouria Amirshahi.

Il suffit d'une rumeur...
"Que Sarkozy pense à lui à chaque fois qu'il envisage un remaniement, ou une nouvelle mission, en dit long sur l'état des relations politiques de proximité qu'ils entretiennent".
Le secrétaire aux …Droits de l'homme du PS
lance la fatwa Pouria contre Malek
?

mercredi 5 novembre 2008

Barack Hussein Obama II, un Noir à la Maison Blanche

Mi Noir, mi-Blanc, c’est la victoire du métissage
Le rêve Américain, mythe ou réalité ?
On le sait, Barack Obama est né à Honolulu (Hawaii), et sa grand-mère blanche y est décédée, sans connaître la joie de sa réussite. Elle avait largement contribué à son éducation et au financement de ses études.

Barack a été élevé par une mère blanche et décédée (ci-desus).

Les parents de Barack Obama se marient en 1960 et Barack naît un an plus tard. Il a deux ans en août 1963, quand son père vient d'être accepté à l'Université Harvard et il part seul pour le Massachusetts car il est incapable de subvenir aux besoins de sa femme et de son fils.



Le divorce sera prononcé en janvier 1964 : Barack n’a pas 3 ans. Obama pourra maintenant aider au financement du Kenya de sa grand-mère noire, Sarah (ci-dessous).


Ainsi va le monde
  • Sans nuances, ni demi-teintes ! Il ne voit en lui que le Noir, fils d'un guérisseur de l'ethnie Luo, il est éduqué dans la religion musulmane, mais, qu’on le veuille ou non, le nouveau président est à moitié blanc et à moitié afro-américain. Mais encore n’est-il pas issu de l’esclavage.
  • Son père est mort en 1982 et sa mère en 1995.
    > Son père, Barack Obama Sr. est kenyan ; fils d'un guérisseur de l'ethnie Luo, il est éduqué dans la religion musulmane mais est néanmoins athée.
    Pour la « repentance coloniale », il ne faut pas ignorer que, jeune cuisinier des colons d'Alego au bord du lac Victoria, le papa entre à l'école des missionnaires qui lui paient par la suite des études à Nairobi, avant de l'envoyer poursuivre un cursus d'économétrie à l'université d'Hawaii où il fonde l'association des étudiants étrangers et rencontre la maman du futur président des USA.
  • > Sa mère, StanleyAnn Dunham (1942-1995), est née sur une base militaire du Kansas dans une famille américaine et chrétienne. Elle est l'enfant de Stanley (23 mars 1918 – 8 février 1992) et Madelyn Dunham (26 octobre 1922 — 2 novembre 2008)
    Par sa grand-mère maternelle, Madelyn Dunham, Barack Obama a du sang cherokee. Barack Obama aurait aussi une ancêtre commune avec le vice-président Dick Cheney : une Française, à la 8e génération. Il compte d'autres ancêtres français, originaires d'Alsace, Christian Gutknecht né en 1722 et Maria Magdalena Grünholtz, tous deux nés à Bischwiller.
    Tout bien considéré et dans l'hystérie médiatique ambiante, Obama est donc le premier président européen des Etats-Unis ( !), Noir surtout pour les Blancs qui le veulent Noir et très peu Blanc pour les Noirs qui le veulent pour eux.

    La rupture fantasmée

    Le changement est donc plus visible à la surface de la peau qu’au cœur des choses : les extrémistes ne voient en Barack Obama que sa face la plus noire, mais ils peuvent bien nier sa part blanche, ce métis de Chicago ne sera jamais noir comme un descendant d’esclave du Sud des Eats-Unis, et s’ils y regardaient bien, il est gris. Pas plus que tous les métis de France et de Navarre, le nouvel élu ne se caractérise clairement par sa couleur de peau. Le président du plus puissant des états au monde est le plus européen.

    Que sera la rupture réelle ?

  • La carte des Etats-Unis a viré au bleu et les Démocrates sont tout à leur joie.
  • Mais si l’écart avec les Républicains s’annonce net et clair, il ne sera que de quelques points : à l’heure où nous écrivons, Obama serait largement élu, mais à 51% contre 47%, ce qui est encore inférieur à Sarkozy, face à Sa Cynique Majesté Royal, qui, bien que née au Sénégal, avait misé avec tant de perspicacité sur Hillary Clinton, soit dit en passant…

  • La réalité pourrait être quelque peu décevante, si l’on songe à l’inexpérience des Carter et Clinton, qui, partis de leurs petits états, se sont faits manger arrivés à Washington. Pour aider les enthousiastes à relativiser, rappelons que Bill Clinton avait fait campagne sur la réforme du système de santé américain. Qu’est-il advenu de cette promesse de changement? A-t-il su améliorer le système de santé ?
  • Intelligent, travailleur et dynamique, à 47 ans (né en 1961), le président élu ne sera pas le plus jeune président des Etats-Unis (JFK avait 44 ans) mais sans doute le plus inexpérimenté. Obama a donc déjà annoncé qu’il serait le président de l’ouverture. Il pourrait faire entrer des Républicains dans son administration. Encore un métissage…

  • Wait and see !

    vendredi 13 juin 2008

    Audiovisuel - Laurence Ferrari, c'est laquelle ?

    Laurence Ferrari n’est pas une perdrix de l'année
    Laurence Ferrari est une quadra née le 5 juillet 1966 à Aix-les-Bains, de l’ancien député-maire UDF Gratien Ferrari.
    Laurence Ferrari a suivi des études de communication à l’École française des attachés de presse. Elle est également diplômée du DESS de Communication Politique et Sociale (3e cycle) de la Sorbonne (Paris I).
    Laurence débuta (mal) comme pigiste à l’A*P, puis travailla sur Europe 1 à la rubrique « santé » jusqu’en 1997. Quelle expertise avait-elle donc ?
    Elle commença à présenter le journal télévisé de LC1 puis devint chroniqueuse à l’émission « Combien ça coûte » avec Jean-Pierre Pernaut.Elle présenta également l’émission « Vis ma vie » sur TF1 et le magazine qui la propulsa au sommet avec son ex-mari Thomas Hugues « Sept à huit » sur la même chaîne. Doublure de Claire Chazal au journal de 20h pendant quelques temps, l’ambitieuse se constitua une niche sur la chaîne et réussit à se faire apprécier par le public.
    En 2006, la journaliste rejoignit la chaîne Canal + et présenta l’émission « Dimanche + » tout en animant « Le journal inattendu » à la radio sur RTL.Fort de son succès, c’est donc tout naturellement que Nonce Paolini pensa à elle pour remplacer PPDA.

    Côté cœur, la journaliste et son mari Thomas Hugues ont décidé en 2007 de se séparer, après 14 années de mariage et deux enfants. Certaines langues lui prêtèrent bien une amourette avec Nicolas Sarkozy, en doublure, dans l’intervalle Cécilia-Carla, mais la belle nia toujours cette relation et a attaqué tous les magazines insinuant ces rumeurs sans preuve. Lire toutefois PaSiDupes
    Laurence Ferrari est une femme engagée. Comme Anny Duperey ou Robert Pires, elle est d’ailleurs ambassadrice de l’association « SOS Villages d’Enfants » LIEN et n’a de cesse de se lancer dans diverses missions humanitaires.

    mardi 4 mars 2008

    Jean-Claude Gaudin, une biographie

    Jean-Claude Gaudin, une vie consacrée à Marseille
    Effacé Gaston Deferre! Gaudin est devenu la figure emblématique de Marseille.
    Age: né en 1939.
    Métier d'origine: professeur d'histoire-géographie.

    1965: élu, à 26 ans, conseiller municipal de Marseille.

    1976: Gaston Defferre rompt son alliance avec les centristes. Gaudin se retrouve dans l'opposition municipale.1978: se fait élire député (UDF) à la surprise générale, en battant le sortant socialiste, le tout-puissant Charles-Emile Loo.

    1981: seul député de droite à être réélu. Devient président du groupe UDF à l'Assemblée nationale.

    1983: devance Gaston Defferre de 3 300 voix aux municipales, mais est battu sur la ville par ce dernier à cause du découpage électoral. Devient maire du 4e secteur (VIe et VIIIe arrondissements).

    1986: président du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Accord «technique»avec le Front national, qu'il associe à sa gestion.1989: contre toute attente, Robert Vigouroux remporte le grand chelem aux municipalesà Marseille. Etrillé, Gaudin se console au Sénat.

    1992: réélu président du conseil régional, contre Bernard Tapie et Jean-Marie Le Pen.

    1995: remporte la mairie de Marseille, en tandem avec le RPR Renaud avec une liste d'union UDF-RPR.
    Septembre: les Sénateurs Républicains et Indépendants l'élisent président de leur groupe au Sénat
    Novembre: Alain Juppé le nomme ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ville et de l'Intégration. Il créée les Zones Franches Urbaines.

    1998: élu vice-président du Sénat.

    2000: devient Président de la nouvelle Communauté urbaine Marseille Provence Métropole, c'est la troisième Communauté Urbaine de France après Lyon et Lille.

    2001: réélu maire (DL) de Marseille avec 48,5% des voix, après une triangulaire, au second tour (8 points sur l'ensemble de la ville par rapport à 1995) et 6 sièges supplémentaires au conseil municipal (61 sur 101).

    2002: membre fondateur de l'UMP, dont il devient le vice-président délégué.

    2003: Jean-Claude Gaudin préside l'Association des Communautés Urbaines de France.

    2004: devient le premier Vice-Président du Sénat

    2008: candidat à un troisième mandat aux élections municipales.

    dimanche 10 février 2008

    Rachid Nekkaz, candidat du RSD à tout

    Quand la diversité devient du n'importe quoi
    Rachid Nekkaz, 36 ans (né en 1972) à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), de parents algériens -Kabyles- installés en France depuis 1950 et originaire d’un quartier populaire de Choisy-le-Roi dans le Val-de-Marne, la France ne le maltraite pas comme on pourrait croire, à écouter la gauche.

    Itinéraire d'un beur
    Son curriculum vitae retient l'attention : neuvième enfant sur douze de Larbi et Khadija, tous deux analphabètes, son père mineur de fond, cinq fois opéré, mariage au bled en Algérie, regroupement familial. La France n'est pas ingrate. En 1967, la famille a la «chance» de débarquer en cité de transit. Ses parents y ont habité jusqu'à l'année dernière. «On a grandi avec l'idée qu'on rentrerait en Algérie. Tout était provisoire.» Rachid est le premier de sa famille (ils sont 14) à avoir eu des papiers français, à 11 ans, pour un voyage scolaire en Angleterre.

    Grâce à des bourses d'Etat, Rachid est d'ailleurs diplômé de la Sorbonne en histoire ou en philosophie, ce n'est pas clair, d'autant que sa maîtrise en a fait un … chef d'entreprise (une start-up de conseil et création de sites Internet) et 'homme politique', pour quelques-uns, comique pour les autres, car il ignore que les projet de loi sont déposée par le gouvernement, les propositions par le Parlement et que Rachid ne peut pas. Ca ne s'invente pas quand on est candidat à la présidentielle, mais ça ne s'apprend pas non plus à la Sorbonne…
    Si la gauche orchestre les plaintes des banlieues qui du coup ne croient pas qu'on peut en sortir, Rachid à la fois étale et dissimule sa réussite. Le 'grand frère' ne claironne pas qu'il possède une BMW grise de cadre moyen-sup, un appartement dans le XVIe et une maison à Asnières, que les 'culs-blancs' défavorisés lui envieraient, s'ils savaient.
    Chez les Nekkaz, sans originalité, on parle arabe à la maison, français dehors : «Il n'y a rien de pire que de se faire traiter de sale Arabe et de ne même pas parler arabe.» Il suit cette règle avec son fils Iskander, 5 ans, de mère américaine, hispanophone et cadre sup.
    S'il n'est pas reconnaissant à la solidarité des Français, comme ils disent, il l'est à sa famille. «Notre père nous disait juste : "Il faut être le meilleur." L'éducation, c'est pas des grandes choses, juste quelques principes simples qu'on répète beaucoup.» Le soir, il bûche tandis que les copains squattent la cage d'escalier. Les mercredis, violon au conservatoire municipal gratuit.
    L'ordre mais pas la schlague. Quand Marie-sEGOlène Royal expose ses propositions musclées, il allume : «Les jeunes de banlieue ne sont pas des animaux et les quartiers populaires ne sont pas un zoo pour expérimenter des idées irresponsables et dangereuses pour la dignité de nos concitoyens.»
    Ses frères et soeurs ont tous réussi. «Quand la famille est structurée, on ne risque rien.» A 12 ans, l'aîné, avocat, l'envoie au collège, à Paris : «A Choisy-le-Roi, tu ne feras rien de bon.» Un autre frère, philosophe et psychanalyste, lui raconte Kant et Hegel, le soir dans sa chambre, comme d'autres détaillent les dribbles de Thierry Henry ou les rimes de Joey Starr. Un rien mythomane, il assure: «A 16 ans, j'avais lu l'Etre et le Néant , j'avais l'arrogance de ceux qui pensent tout savoir.» Les murs de l'appartement familial sont tapissés de livres, il cite l'édit de Caracalla et revisite l'histoire de France.
    On sait pourtant que la Constitution échappe à sa fringale de savoir et que les déclarations de ce hâbleur font rigoler jusque sur le Vieux-Port, qui en a pourtant entendues…
    Il n'oublie pas les oncles FLN torturés pendant la guerre d'Algérie. Mais il ne se reconnaît pas dans la demande de repentance des «indigènes de la République» et ne croit pas à une poussée identitaire dans une communauté arabe «ataviquement divisée». Il ne croît pas à l'inné et se marque à gauche en insistant sur les caractères acquis. .
    Troisième condition remplie, l'école de la République des colonisateurs, à laquelle il doit sa réussite. Il a été admissible à l'agrégation de philo. «Paradoxalement, c'est là que j'ai compris que les diplômes ne servaient à rien si on n'avait pas les relations, les contacts, les codes. Le cauchemar, dans la cité, c'est l'absence de réseau, de relations.» L'agrégation est un concours et les réseaux ne permettent que l'obtention de la maîtrise et d'un DEA… Au lycée Victor-Duruy («à 200 mètres de Matignon !») , on ne le prend pour un fils d'attaché consulaire, mais d'ambassadeur : belles mains fines, diction précise, il ne «fait» pas arabe (si les stéréotypes ont encore cours dans les médias), même s'il pratique l'islam avec modération (ni porc, ni alcool, et il fait le ramadan, mais pas la prière: ce qui l'arrange). L'école de la République est laïque, il ne faut pas trop en faire.
    En quinze ans, jamais un contrôle de police au faciès. De quoi se faire rejeter par la gauche. Incrédule, le journaliste de gauche insiste : pas de discrimination, vraiment ? «A la rigueur, c'est le contraire. Quand mon porte-parole Jean-Bruno Roumégoux, blanc et catholique, écrit une lettre à un ministre, c'est la secrétaire qui répond. Dès que c'est moi qui signe, on m'appelle pour un rendez-vous.» La presse militante n'est donc pas informée; serait-elle déformée, qu'elle reste dubitative: si ce n'est pas ce qu'on enseigne dans les écoles de la FSU et de journalisme, qu'elle lise plutôt PaSiDupes !

    En sortir donc, pour mieux la servir. «Quand j'ai eu le bac, j'ai regardé ce qu'étaient devenus les copains. La cata : drogue, prison, chômage. J'ai voulu rendre tout ce qui m'a été donné.» A 20 ans, il fonde une association avec Léonard Anthony, un ami d'origine indienne de Choisy-le-Roi, aujourd'hui son associé dans son entreprise. Leur projet, mener une enquête sur la Bourse avec 10 jeunes de banlieue, pour «changer leur image». Le plus difficile n'a pas été d'écrire le livre mais de le faire paraître : 1 500 courriers, sans succès.
    Un coup de pouce de Rachida Dati, alors magistrate et tête chercheuse chez Sarkozy, débloque la situation. En 1998, les deux compères se mettent en tête de soumettre des questions de jeunes internautes aux chefs d'Etat du G7. Refus poli à l'Elysée. Jusqu'à ce que Rachid et Léonard décrochent un rendez-vous avec un conseiller de Clinton, qui flaire le coup médiatique. Rastignac allumé, quand Rachida Dati lui demande son CV, il décline... A cette époque, il ne croyait pas au succès de la droite !

    Déraillements politiques
    Lien AUDIO (+ de 30 mn): entretien - prochainement (profession de foi du candidat à la présidentielle)
    Suite à sa déclaration de candidature présidentielle,en février, il organise en grandes pompes une conférence de presse pour annoncer la vente aux enchères de son QG (son appartement), dans le … 16e arrondissement de Paris.
    Rachid Nekkaz est co-fondateur, avec Jean-Bruno Roumegoux et Leila Hireche, du Club des Élus Allez France qui est une association défendant en 2006 l'inscription automatique de tous les citoyens sur les listes électorales (LIRE PaSiDupes, à son nom).
    Avec le soutien d'une quinzaine de sympathisants, il a donc annoncé sa candidature à l'élection présidentielle de 2007, le 14 mars 2006, et affirma détenir 521 promesses de parrainages de maires de communes rurales au 10 novembre 2006…
    Influencé par la manipulation des banlieues par Sa Cynique Majesté Royal, Rachid croit que son heure est arrivée. Nekkaz affiche la couleur. «Le seul candidat à la présidentielle issu des quartiers populaires» et joue de son image de «jeune de banlieue» qui a réussi.
    Le 12 mars 2007 pourtant, il achète pour 1550 euros le parrainage du maire de Noron-la-Poterie que celui avait mis en enchère et le déchire en direct sur la chaîne d'information LCI. C'est de cet évènement que Rachid Nekkaz tient l'essentiel de sa notoriété médiatique et théâtrale. Les institutions sont respectables de tous, sauf de Rachid.


    Le 16 mars 2007, il avoue qu'il n'a pas obtenu les 500 parrainages nécessaires pour être candidat à l'élection présidentielle. Rachid Nekkaz dénoncera des pressions qu'auraient reçues les élus lui ayant promis leur soutien. A la manière de Sa Cynique Majesté Royal, il prétend en effet qu'au cours du cambriolage de son siège de campagne seul l'ordinateur comportant les coordonnées des parrains aurait disparu. C'est pas de chance, et ce n'est pas habile de copier Sa Cynique susnommée, même pour la légende! Mais comme dans le cas Royal, la presse n'en a plus parlé. N'est-ce pas injuste? A moins que la plainte ait été retirée...
    Celui qui affirmait en mars 2006 détenir plus de 700 promesses certifiées de maires ruraux devait encore ignorer la procédure en vigueur qui n'était faite que pour le gêner. Le pot aux roses est découvert: il n'a finalement obtenu que …13 parrainages envoyés directement au Conseil constitutionnel. Le candidat affirme toujours, sans apporter d'éléments probants, en avoir reçu 454 autres à son QG de campagne.
    Ce résident du 16° arrondissement de Paris a de nouvelles prétentions.
    Aux municipales 2008, il est candidat à Orly
    (Val-de-Marne), où il n'est pas même conseiller municipal. Il n'est évidemment pas conseiller général non plus. Mais il se défend de s'être parachuté là… Il est beur: ça devrait suffire
    . (PaSiDupes y reviendra: cf. libellé à son nom)
    Candidat de la diversité, peut-être, mais de la diversion, sûrement. Voire du divertissement
    .

    mercredi 26 septembre 2007

    Brice Lalonde entre en scène au côté de Sarkozy

    Ouverture : Brice Lalonde, côté jardin


    L'écologiste Brice Lalonde a été nommé aujourd’hui mercredi ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique, a annoncé le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, en soulignant "une façon de continuer l'ouverture" voulue par Nicolas Sarkozy. "
    Brève bio :
    Brice Lalonde, est né en 1946 de l’union de Alain-Gauthier Levy, d'origine alsacienne, et Fiona Forbes, écossaise, qui changérent leur nom en Lalonde en 1950. Brice Lalonde est cousin germain de John Kerry, sénateur démocrate du Massachusetts, candidat à l'élection présidentielle américaine de novembre 2004. Leurs mères respectives sont sœurs, issues de la famille Forbes.
    Il milita longtemps au PSU (Parti socialiste unifié) et fut militant à l'UNEF comme étudiant. Il rejoint au début des années 70 l'association Les Amis de la Terre. Puis, il fut directeur de campagne du candidat écologiste René Dumont à l'élection présidentielle française de 1974.
    Il fut secrétaire d'Etat puis ministre de l'Environnement dans des gouvernements de Michel Rocard et Edith Cresson de mai 1988 à avril 1992. Marie-sEGOlène Royal lui succéda. Il fonda également en 1990 le parti Génération écologie, fondé à l'initiative du Président Mitterrand, qui d'après Noël Mamère, cherchait à empêcher la montée de Les Verts aux régionales de 1992 à la suite de leurs excellents résultats de 1989.

    Il s'éloigna ensuite peu à peu des écologistes radicaux, et se rapprocha d’autant des libéraux. Élu conseiller régional de Bretagne en mars 1992, il se découvrit plus d’affinités avec la majorité de droite de l'Assemblée et sera réélu en mars 1998 sur la liste d'union UDF-RPR-GE (Génération écologie).
    Brice Lalonde est actuellement maire de Saint-Briac (Ille-et-Vilaine).


    B. Lalonde, qui fut candidat écologiste à la présidentielle de 1981, "est évidemment reconnu pour ses compétences en la matière et notamment sur le développement durable", a ajouté L. Wauquiez.

    lundi 6 août 2007

    Mgr Lustiger nous a quitté pour l’éternité

    ‘Un père, un frère, un ami’ (Mgr André Vingt-Trois)

    Cardinal juif polonais converti au christianisme, Jean-Marie Lustiger, archevêque de Paris de 1981 à 2005, est mort samedi à Paris, à l'âge de 80 ans, des suites d'un cancer. Après "plusieurs mois d'un long traitement qu'il a supporté avec constance", selon le diocèse de Paris, il s’est éteint dans un établissement de soins palliatifs dépendant de la fondation des Dames du Calvaire où il avait été admis le 23 avril.

    En octobre 2006, Mgr Lustiger avait annoncé aux prêtres et diacres de Paris qu'il était atteint d'"une maladie grave dont le traitement a commencé". Le 31 mai 2007, il avait fait une brève apparition à l'Académie française pour adresser ses adieux aux "Immortels". "Vous ne me reverrez pas", leur avait-il lancé. Sa dernière apparition en public remontait au 26 janvier 2007, quand il avait concélébré la messe d'obsèques de l'Abbé Pierre à Notre-Dame.

    "Les dernières semaines ont été plus particulièrement douloureuses et pénibles" pour le cardinal, écrit dans un communiqué l'actuel archevêque de Paris Mgr André Vingt-Trois, qui succéda à Mgr Lustiger en 2005.

    Sa mort, annoncée de source gouvernementale et confirmée par l'archevêché, a été révélée dimanche soir aux fidèles de Saint-Germain-des-Prés à l'issue de la messe dominicale

    Son parcours

    Son parcours aura été très singulier. Médiatique bien que timide, cet homme d'Eglise se sentait investi d'une mission universelle dans l'Eglise, à laquelle il s'était adonné depuis sa conversion au catholicisme durant la Deuxième Guerre mondiale

    Il est né en 1926 à Paris de parents bonnetiers, des réfugiés polonais, conscients de leurs racines mais peu religieux. La mère d’Aaron Lustiger était morte à Auschwitz. Converti au christianisme à l'âge de 14 ans, il devint Jean-Marie, fut ordonné prêtre le 17 avril 1954 et.

    Il fut aumônier des étudiants de la Sorbonne et des grandes écoles, puis curé de la paroisse Sainte-Jeanne de Chantal à Paris (XVIe). Nommé évêque d'Orléans en 1979 par Jean Paul II, il devient archevêque de Paris trois ans plus tard, en 1981, et cardinal après deux années, en 1983.

    "Pas un instant je n'oublie l'histoire que je représente", revendiquait-il en juin 1995 lors de sa nomination à l'Académie Française en remplacement du Primat des Gaules, archevêque de Lyon, le cardinal Albert Decourtray, autre artisan du dialogue judéo-chrétien.

    Homme d'ouverture et auteur de nombreux ouvrages sur la foi, considéré comme un "traditionaliste moderne", Jean-Marie Lustiger compta parmi les proches de l'ancien pape Jean Paul II, fut considéré comme ‘papabilable’ en 2005 et fut également membre de l'Académie française.

    Un homme d’exception

    Proche de la société civile, à l'aise dans tous les milieux sociaux, intellectuel charmeur, "juif égaré" pour les uns, "drôle de paroissien" pour les autres, personnalité atypique, brillante, parfois rugueuse, Mgr Lustiger ne laissait pas indifférent, provoquant, jusqu'au sein de l'Eglise, admiration ou amertume.

    "Toujours prêt à intervenir dans les débats publics aux moments difficiles ou importants comme à accueillir discrètement des personnages officiels, il tenait une place particulière dans notre société et dans les débats intellectuels de notre temps, notamment par sa participation à l'Académie Française."

    Pour Nicolas Sarkozy, "la France perd une grande figure de la vie spirituelle, morale, intellectuelle et naturellement religieuse de notre pays".

    "Sa personnalité était à l'image des épreuves que la vie lui avait fait traverser et qui furent d'abord celles de l'Europe au cours du 20ème siècle. Elles avaient forgé un homme de caractère, mais aussi d'engagement et de liberté d'esprit", dit-il dans un communiqué.

    "Jean-Marie Lustiger était l'image même de l'homme de foi et de vie intérieure."

    D'après Odon Vallet, spécialiste partial des questions religieuses, "c'était un homme de caractère, un caractère pas commode, qui a tout chamboulé à Paris". Il cite notamment l'accès à la prêtrise, la création de maison de séminaristes ou "une attitude très directive envers les prêtres parisiens".

    Même s'il avait fait des erreurs, comme la création de la chaîne de télévision Kto, "devenue une catastrophe financière", selon Odon Vallet, Jean-Marie Lustiger savait à la fois entreprendre et "envoûter son auditoire et avait redonné un certain lustre à la cathédrale Notre-Dame-de-Paris".

    Pourtant, Mgr Vingt-Trois, son successeur à l’archevêché de Paris, ne partage pas l’avis de Vallet et souligne que "pour les catholiques parisiens, c'est un archevêque exceptionnel qui les quitte", rappelant ses nombreuses initiatives, dont l'Ecole cathédrale, Radio Notre-Dame et la télévision KTO (lien internet), qui est toujours écouté et apprécié:

    - En France, sur Canalsatellite, sur TPS, et sur le câble
    - En Europe, via le satellite ASTRA et HOTBIRD
    - Partout dans le monde, sur Internet en Real Video

    Le diocèse de Paris annonce qu'une messe sera donnée en son honneur ce lundi par Mgr Vingt-Trois et qu'une chapelle ardente sera mise en place jeudi dans la cathédrale Notre-Dame-de-Paris, où ses obsèques seront célébrées le lendemain.

    Ses obsèques

    Elles seront célébrées vendredi à 10H00 à la cathédrale Notre-Dame de Paris et une chapelle ardente sera organisée la veille, de 9h00 à 22h00, dans la cathédrale pour permettre "aux Parisiens et à ceux qui le voudront de prier près du cardinal ou de le saluer une dernière fois", selon l'archevêché.

    mardi 3 juillet 2007

    PS : Vedrine ou la fuite des cerveaux

    Le socialiste Hubert Védrine accepte une mission de réflexion
    Hubert Védrine accèpte de Nicolas Sarkozy une mission de réflexion
    Les grands enjeux du monde actuel feront l’objet d’une étude par l'ancien ministre socialiste des Affaires étrangères Hubert Védrine.
    "Nul mieux que vous, en France, ne peut conduire cette nécessaire réflexion, qui devra déboucher sur des propositions concrètes", affirme le Président Sarkozy dans un courrier rendu public lundi par l'Elysée. "C'est pourquoi je souhaite personnellement vous confier la rédaction d'un rapport que vous pourriez me présenter avant la mi-septembre."
    Pour le chef de l'Etat, "le monde a connu depuis près de vingt ans des bouleversements majeurs dont nous avons encore à mesurer et à tirer toutes les conséquences: fin du monde bipolaire; émergence de nouveaux acteurs essentiels, politiques et économiques; apparition de nouvelles lignes de fracture, et de menaces telles que le terrorisme transnational et les Etats faillis, mais aussi le réchauffement climatique et les pandémies".
    "Dans ce monde nouveau, globalisé, la France et l'Union européenne doivent repenser leur rôle, leur positionnement", poursuit-il. "Elles doivent imaginer, dans la fidélité à leur histoire et à leurs alliances, les initiatives leur permettant de promouvoir leurs idéaux, leurs valeurs, dans un esprit de dialogue et de coopération, comme de défendre au mieux leurs intérêts."

    Approché une première fois en mai dernier pour le Quai d'Orsay, Hubert Védrine avait expliqué son refus des propositions de Nicolas Sarkozy par le fait que, sous la nouvelle présidence, le ministère des Affaires étrangères ne serait pas "fort".
    "Homme de gauche, je n'étais demandeur de rien", précisait l'ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, contacté dans le cadre de l'ouverture voulue par le nouveau chef de l'Etat. "Quand le président élu Nicolas Sarkozy m'a contacté pour me proposer de discuter d'une éventuelle entrée dans le prochain gouvernement, j'ai accepté cette discussion dans un esprit républicain et d'ouverture, même si cela m'aurait posé un sérieux problème politique de principe."

    Biographie d'Hubert Védrine
    Né en juillet 1947 (60 ans) , diplômé de l’Institut des Sciences Poltiques, conseiller diplomatique de François Mitterrand (1991-1995), il devint le Ministre des Affaires Etrangères de Lionel Jospin (1997-2002) remplacé par Dominique de Villepin dans le gouvernement Raffarin. Chirac, Villepin et Védrine se démarquèrent de l’hyper-puissance américaine et sa politique en Irak.