POUR
LA   LIBERTE   D' EXPRESSIONFree speech offers latitude but not necessarily licensejeudi 14 mars 2019
Européennes : le parti Les Centristes d’Hervé Morin rejoint Les Républicains
lundi 22 novembre 2010
Royal et Bayrou, à la lutte pour figurer sur la feuille de match de 2012
Désirdavenir Royal (PS), 'coach' de la gauche
Dès le lundi, au lendemain de la constitution du gouvernement Fillon III, la battue de la présidentielle a estimé que les centristes avaient été "très mal traités" lors du remaniement.
Dans le même temps et pour prendre de vitesse DSK retenu au FMI, elle a également appelé les socialistes à accélérer la préparation de la présidentielle de 2012. "Il faut maintenant que le PS mette en place l'ensemble des structures, des bureaux de vote qui vont permettre l'organisation des primaires".
Sur Europe 1, Sa Cynique Majesté Royal a dit avoir assisté dimanche à "la fermeture d'un gouvernement avec l'éviction de Bernard Kouchner d'une part et des centristes qui, pourtant, n'avaient pas démérité", d'autre part, a-t-elle admis malgré la critique socialiste permanente du gouvernement.
Dans sa recherche de fédération autour de sa personne, l'amère Royal a aussi poussé le PS à l' « unité avec les écologistes qui viennent d'ailleurs de franchir un pas intéressant », avec la fusion des Verts et d'Europe Ecologie.
Bayrou raille le "panier de crabes" Morin-Borloo
Bayrou pris à son propre piège de l'autonomie
Sur France Inter, l'ancien candidat centriste à l'Elysée a plaidé pour une force politique au centre, indépendante de la majorité présidentielle, son créneau depuis l'élection de 2007. "Je ne crois pas au centre soumis dans la majorité", a fait valoir François Bayrou. "S'il s'émancipe, alors tout est possible mais s'émanciper cela veut dire qu'on accepte de former un courant indépendant." L'autocratique président du MoDem ne changera jamais
Bayrou refuse à Morin et Borloo l'indépendance qu'il ne leur reconnaissait pas au gouvernement !
Le Béarnais sent venir la menace sur sa droite
"L'idée du panier de crabes dans lequel vont s'ébattre ceux qui voudraient prendre le contrôle de ce qu'ils ont refusé toute leur vie, c'est une idée qui n'est pas la mienne. Je ne plonge pas dans les paniers de crabes", a ajouté le dirigeant centriste, à qui nul ne propose d'ailleurs le grand saut et qui une nouvelle fois ramène tout à lui.
L'enjeu de cette bataille, la présence d'un candidat de centre-droit en 2012
Les ex-ministres de l'Ecologie et de la Défense entendent, chacun de son côté, rassembler la famille UDF que Bayrou a fait éclater. Le président du MoDem craint donc que ses 9 partisans du Mouvement démocrate (MoDem) se laissent détourner par les membres de l'Union centriste au Sénat: le membre du Parti radical (Pierre Jarlier, un proche de Jean-Louis Borloo), les 9 membres du Nouveau Centre (autour d'Hervé Morin) et les 8 de l'Alliance centriste (derrière Jean Arthuis), outre les 2 sans étiquette.
mercredi 21 juillet 2010
André Santini au Grand Paris ne convient pas non plus au PS
Pas assez bien
André Santini (1940) a été ministre de Mitterrand délégué à la Communication (1987-88) et secrétaire d'Etat chargé des Rapatriés (1986-87).
Le MoDem apprécie mal l'arrivée du député-maire d'Issy-les-Moulineaux (Nouveau Centre) à la tête à la présidence du conseil de surveillance de l'établissement public Société du Grand Paris (SGP). Avec la gauche, il a donc qualifié de "copinage" ou de "mascarade" l'élection de cet ex-UDF à la tête du conseil de surveillance de l'établissement public Société du Grand Paris (SGP), bien qu'il en soit membre.
L'organisme dont il prend la direction sera notamment chargé de réaliser une double boucle de métro automatique autour de Paris.
L'opposition a encore pratiqué la politique de la chaise vide
Le candidat de la majorité, l'ancien secrétaire d'Etat à la Fonction publique, a été élu mercredi après-midi, dès la première réunion du conseil de surveillance de la SGP: les voix de la minorité lui étaient inutiles.
Une revanche de la majorité
L'Elysée a refusé de commenter cette polémique de plus.
Les mauvais joueurs de l'opposition
Dans un communiqué commun, les présidents de Conseils généraux de la région francilienne dénoncent de "petits arrangements entre amis", où ils voient "un symbole supplémentaire de la dérive du système Sarkozy".
Le symbole que la gauche ne voit pas dans cet échec, c'est celui de son l'impuissance.
Les électeurs de gauche n'étaient que six
Elle n'est donc pas crédible dans son numéro de surprise et d'indignation.
=> Jean François Martins, conseiller de Paris MoDem dénonce pourtant par communiqué "une nomination d'intérêt, et une supercherie pour tous les Franciliens qui méritent un homme à temps complet pour concevoir leur avenir".
Le responsable centriste se lance même dans une diffamation comme la gauche en produit plusieurs fois par jour. Selon lui, le maire d'Issy-les-Moulineaux "représente les méthodes et les pratiques du passé où cumul des mandats, copinage et mesure d'exception sont la règle". Nouvelle calomnie ?
André Santini a indiqué qu'il n'avait pas l'intention dans l'immédiat de renoncer à ses fonctions de député. Mais cette présidence, incompatible avec un mandat de député, devrait néanmoins entraîner une élection partielle à l'automne 2010. Mais
L'opposition s'arroge un droit de regard sur les désignations de candidats de la majorité
En effet, elle dénonce par avance une éventuelle candidature du porte-parole du parti majoritaire au fauteuil d'André Santini. Sachant que Frédéric Lefebvre (UMP) est le suppléant de l'ancien secrétaire d'Etat, il est donc le candidat naturel à sa succesion. Nous attendons avec impatience de juger du bien-fondé des critiques que vont produire les réfractaires aux règles de la République.
=> Pour les pics Verts, Nicolas Sarkozy "fredonne 'Les Copains d'abord'"
=> Le Grand Paris avait-il besoin d'un spécialiste des "emprunts toxiques"
Battu, le président socialiste du Conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, y voit pourtant une affaire "Epad bis". "Il faut donner la parole aux élus pour porter l'intelligence et l'espoir de leur territoire. Là on a une règle du jeu qui a été taillée sur mesure pour André Santini !", a-t-il grondé sur RTL.
Pourquoi le maire d'Issy-les-Moulineaux ne vaudrait-il pas celui de Saint-Maur-des-Fossés ?
vendredi 9 juillet 2010
Financement du PS par les militants (85-89) ? Affaire Urba -4/4
23 mars 1989. Emotion à la réunion des délégués régionaux. L'affaire des fausses factures de Marseille fait des vagues. Le juge Culié multiplie les inculpations. Notamment celles des dirigeants de la Sormae. A l'Elysée et Place Vendôme, on est de plus en plus inquiet. A Urba-Gracco aussi. Claire allusion au «risque pénal encouru par les délégués régionaux». Et Delcroix d'écrire qu'avec eux le commissaire aux comptes, le chef comptable et le trésorier du GIE, Pierre Letort, risquent «l'écrou et la tôle» (sic).
Oh comprend mieux pourquoi, au printemps 1989, le pouvoir ne veut absolument pas d'une information judiciaire sur Urba-Gracco. Et pourquoi, le 14 mai, lors de son traditionnel pèlerinage de Solutré, le président - qui est parfaitement informé du dossier - propose une nouvelle loi sur le financement des partis politiques. Et une seconde amnistie en moins d'un an ! Du jamais-vu dans les annales !
On aurait pu en rester là si, en octobre dernier, Antoine Gaudino n'avait publié son livre-brûlot, «L'Enquête impossible», révélant qu'Urba-Gracco avait financé, à hauteur de 25%, la campagne présidentielle de François Mitterrand. Ce qui n'apparaît pas dans les comptes communiqués par Henri Nallet au Conseil constitutionnel. Résultat: depuis un mois, chaque mercredi, lors de la séance des questions orales à l'Assemblée nationale, l'opposition livre une guérilla verbale à la majorité. La droite, pugnace - comme si elle était exempte de tout reproche en la matière - demande à cor et à cri l'ouverture d'une information judiciaire sur Urba-Gracco par la voix de François d'Aubert (UDF) et de Nicole Catala (RPR), ou proclame, par celle de Philippe de Villiers (UDF, Vendée), que les comptes du candidat Mitterrand publiés au «JO» sont des faux. Ce qui vaut illico à l'association Le Puy-du-Fou, qu'il préside, un redressement fiscal de 4 millions de francs. Alors que, à l'issue de ses investigations, le contrôleur des impôts qui avait consulté le livre de comptes n'y avait trouvé «aucune irrégularité, pas même une seule erreur de TVA». Dans son langage fleuri, le ministre du Budget, Michel Charasse, fournira bien vite à de Villiers la clef de ce rebondissement: «Vous, vous nous emmerdez. Eh bien, nous, on va vous emmerder!»
Ambiance. On se croirait revenu trois ans en arrière, au plus fort des remous causés par l'affaire Luchaire. Dans la logomachie un peu absconse à laquelle le bon peuple est soumis depuis quelque temps, qui a tort et qui a raison? Tout le monde et personne. En fait, le montage qui a permis de financer la campagne socialiste repose sur deux cagnottes distinctes. Celle du candidat Mitterrand en personne, que Nallet a gérée entre le 23 mars et la fin mai 1988, et dont il a, par la suite, publié la comptabilité, en application de la loi du 11 mars 1988 relative à la transparence de la vie politique. Et celle du PS, qui a payé toute la partie de la campagne menée, pour le compte du chef de l'Etat, par les ténors du parti. Quand Louis Mermaz ou Lionel Jospin allaient battre l'estrade au fin fond des provinces, c'est la caisse du PS, et non celle de Nallet, qui réglait les frais d'avion, d'hôtel, de location de salles ou de voitures, etc.
A présent, GSR est en liquidation.
Une loi prétend moraliser les finances des partis politiques. Plus d'un observateur en doute. «La droite a toujours travaillé avec des valises d'argent liquide, affirme Monate. Elle pourra continuer, les censeurs n'y verront que du feu !» Mauroy lui-même a versé une larme, lors d'un récent comité directeur du PS, en affirmant que «ceux qui ont travaillé avec Urba-Gracco étaient des vertueux».
Pourtant, aujourd'hui, les vertueux se rebiffent. Monate a toujours refusé un blanchiment à la sauvette: «Je ne suis pas un truand, clame-t-il. Je veux expliquer publiquement ce que j'ai fait. Je n'ai pas à en rougir.» Ses deux collaborateurs, Delcroix et Desjobert, qui avaient formé un pourvoi en cassation contre leur renvoi en correctionnelle, viennent de se désister. Ils comparaîtront devant le tribunal en janvier 1991 avec leur ancien patron. Un beau déballage en perspective.
mardi 1 juin 2010
Bayrou est-il sur la route de Canossa ?
"Le Retour du Fils prodigue",
de Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682)
François Bayrou est réapparu spectaculairement dépité dimanche soir au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro). Douché par les régionales (lien PaSiDupes: le MoDem se vide) et rasé de près par les dettes, il s’est exprimé sur le ton accablé de celui qui relève d'une longue maladie (lien PaSiDupes: le MoDem n'est pas mort, il parle encore): un état aussi surprenant qu'intrigant.
Que faut-il comprendre ?
1. Les gens sérieux et responsables, au rang desquels Bayrou entend figurer, ne peuvent plus se permettre de continuer les petits jeux classiques de la politique. Il se fonde sur le déficit français qui, la crise aidant, a augmenté de 400 %, de 2007 à 2010, passant de 38 milliards d’euros à 152 milliards d’euros. La situation étant grave, il ne pourrait garder plus longtemps la posture qui était la sienne. Il admet aujourd'hui avec force que « pendant longtemps, on a été un peu légers. Je suis moi-même gascon. On ne peut plus aujourd’hui se payer ce luxe-là. » Et à l’adresse de Nicolas Sarkozy : « Il est des moments où il faut rassembler un peuple pour qu’il s’en tire. »
2. Bayrou se garde de verser dans le catastrophisme, mais il estime que le pire n’est pas complètement exclu.
Le pire ?
Le pénitent noir estime que la France, parce qu’elle n’aurait pas pris à temps les mesures ad hoc, pourrait se retrouver demain, toutes proportions gardées (?), dans une situation proche de la Grèce et de l’Espagne : « dégradées » par la communauté financière, donc mal notées. L’ex-candidat centriste a pris bonne note de ce que le nouveau ministre du Budget, François Baroin, venait, en termes diplomatiques, d’admettre : la situation est « tendue ».
« Le pire est l'ami de l'excès »
C'est le corrélat que Pierre Dac apporte au dicton selon lequel « le mieux est l'ennemi du bien »
Du coup, Bayrou approuve Nicolas Sarkozy de vouloir faire inscrire dans la Constitution que les déficits de fonctionnement – gommés aujourd’hui artificiellement par des emprunts « immoraux, honteux » – soient demain structurellement interdits. Et il révèle, au passage, que la France a transmis une « note » à Bruxelles annonçant deux points d’augmentation des prélèvements obligatoires.
3. Bayrou fait don de sa personne à l'économie
Il fait une offre de services. Parce qu'il refuse catégoriquement l’idée d’une « récession », il se dit prêtà participer, à sa place, à toute opération de nature à éviter ce drame : « Je n’accepte pas qu’on plonge le pays dans la récession. » Que la crise se le tienne pour dit: elle trouvera Bayrou sur son chemin !
Mais qu'a-t-il à opposer à ce « on » voilé ? « Personne, admet-il, n’a de solution ». Quand 'on n'a pas de solution' (affirmation qui n'est pas de nature à le rapprocher du PS), comment peut-on refuser jusqu'à l'idée même de « récession » ?... Et il insiste dans le registre dérisoire en soulignant que nul ne sait quelle sera la donne « dans deux ans ».
Bayrou, indésirable
Le Gascon a fait le tour de ses ambitions
Il a échoué dans sa lutte contre le bipartisme et l'affrontement aura lieu sans lui, en 2012. Bayrou n'a rien à espérer d’une gauche qui a tenté de l'instrumentaliser: Wendolène a bien tenté de suborner Wallace, ci-contre, en lui proposant d'être son Premier ministre: cf. PaSiDupes, mais le PS ne veut plus de lui aujourd'hui: Hamon domine la faisant fonction de la Rue de Solférino et Bayrou, surnuméraire de la gauche, n'a jamais eu sa place dans la pléthore de courants socialistes et d'ambitions personnelles.
Le pénitent ira-t-il rencontrer Nicolas Sarkozy à Canossa ? 
Le pontifiant Bayrou n'est pas Grégoire VII ni Sarkozy Henri IV d'Allemagne
Le pape avait certes excommunié l'empereur, mais Sarkozy n'a pas prononcé la déchéance de l'ex-UDF Bayrou, ce ministre de l'Education qui colle des gifles aux petits enfants: cf. PaSiDupes.L'hypothèse d'une catharsis et d'une réconciliation est à court terme peu envisageable: Bayrou n'a pas engagé de purgation et le temps de l'ouverture est passé. Sarkozy serait-il miséricordieux ?
L'épine est plutôt dans le pied d'Hervé Morin qui, avant toute chose, devra se débarrasser de Bayrou-le-coucou. Qui d'ailleurs, pour le prix d'un, voudrait en prime recueillir la vieille reinette de Sarnez ?
lundi 14 septembre 2009
Municipales partielles: le MoDem fait élire le PS à Carcassonne
Mairie de CarcassonneLa gauche dit merci à Bayrou
Soutenu au 2e tour par le MoDem (officiellement) et les Verts (implicitement), Jean-Claude Perez a nettement remporté dimanche le scrutin face au candidat UMP, Gerard Larrat, dont l'élection en 2008 avait été annulée pour fraude, permettant au PS de reprendre cette ville ancrée à gauche.
A la tête d'une liste d'union PS-PCF-PRG M. Perez a totalisé 54,03% des voix, contre M. Larrat qui a rassemblé 45,97 des suffrages sur son seul nom.
Le PS, hégémonique dans l'Aude, complète ainsi sa main-mise sur le département avec l'acquisition de cette ville de 45.000 habitants, après son succès en 2008 à la mairie de Narbonne, elle aussi longtemps administrée par la droite en milieu socialiste.
Perez, 45 ans, élu député en 1997 à l'âge de 33 ans, a été conseiller municipal de Limoux (Aude, 1989-1995), puis de Carcassonne (2001-2009). Il est actuellement membre de la commission de la Défense nationale de l'Assemblée Nationale.
Mairie de Saint Cyprien
Thierry Del Poso (Nouveau centre) a pour sa part été élu maire de Saint-Cyprien, station balnéaire des Pyrénées-Orientales secouée par une affaire de corruption.
Dans cette commune profondément enracinée à droite, Jacques Bouille (UMP) avait été maire pendant vingt ans, régulièrement élu au premier tour. Mis en examen et placé en détention en décembre 2008, notamment pour blanchiment, corruption et trafic d'influence, il s'était suicidé en prison le 24 mai 2009. Son successeur, Pierre Fontvieille, élu le 2 juin, avait à son tour et mis en examen et placé en détention le 10 juin, provoquant ensuite la démission du conseil municipal.
Le nouveau maire, candidat de la liste du Nouveau Centre soutenue par l'UMP, a obtenu 47,48% des voix devant la candidate PS Marie-Pierre Sadourny-Gomez (23,54%), et deux candidats divers droite, Jean Roméo (15,14%) et Claudette Guiraud (13,84%), dont l'investiture de l'UMP lui avait été retirée entre les deux tours car elle refusait de se retirer.
Mairie de Briançon
A Briançon, la liste PS devance l'UMP d'une courte tête au 1er tour. La liste PS de Gérard Fromm a devancé d'une courte tête dimanche de l'élection municipale de Briançon, celle de l'UMP, Monique Estachy, après l'invalidation par le Conseil d'Etat de l'élection du maire sortant Alain Bayrou (ex-UMP) pour infraction au code électoral. Le conseiller général Gérard Fromm, 65 ans, qui a obtenu 40,81% des voix, affrontera Mme Estachy, 69 ans, vice-présidente du Conseil Général des Hautes-Alpes, (39,67%), au second tour, le 20 septembre.
Mairie de Bernay (Eure)
La droite a conservé dimanche soir la mairie de Bernay dès le 1er tour d'une élection municipale partielle organisée à la suite de l'annulation du scrutin de mars 2008 par le Conseil d'Etat après des soupçons de pression.
La liste conduite par Hervé Maurey, proche du ministre de la Défense, Hervé Morin, lui aussi élu de l'ouest de l'Eure, l'avait emporté en mars 2008 au second tour avec 71 voix d'avance sur la liste de gauche. Mais le Conseil d'Etat avait annulé le scrutin le 31 juillet en reprochant à Hervé Maurey d'avoir adressé une lettre personnelle à 77 familles d'une école privée locale dans laquelle il les mettait en garde contre une suppression de la subvention versée par la ville en cas de victoire de la gauche. Dans cette ville de 9.000 habitants, la liste conduite par le sénateur Hervé Maurey (NC), maire sortant invalidé, a obtenu 50,97% des suffrages. la droite a ainsi battu de 89 voix la liste de gauche emmenée par Gilles Launay (PS) qui en a réuni 49,03%.
Cantonale partielle de Mauléon (Deux-Sèvres)
Duel UMP/PS au 2nd tour dans l'ex-canton de M. Lambert et sur les terres de l'amère de Melle, Désirdavenir Royal.
Philippe Brémont, candidat sans étiquette, est arrivé dimanche en tête au premier tour de l'élection cantonale partielle de Mauléon (Deux-Sèvres), marqué par une abstention très élevée (66,97%). M. Brémont, qui a obtenu 2.161 voix, devance largement le socialiste André Hérault, qui a obtenu 924 voix, suivi de l'UMP, Gérard Albert (Albert, nom de famille), a recueilli 800 voix.
Cette cantonale partielle était organisée en raison de l'inéligibilité d'une année prononcée le 21 janvier 2009 par le tribunal administratif de Poitiers à l'encontre de Daniel Amiot (UMP). Il est reproché à M. Amiot d'avoir payé sa campagne électorale (4.000 euros) avec son chéquier personnel et non pas avec son compte spécial de campagne.
Bien qu'arrivé largement en tête, M. Brémont, maire de Nueil-les-Aubiers, commune dans laquelle M. Hérault est également conseiller municipal, n'a pas rassemblé sur son nom le quart des inscrits comme le prévoit la loi et un second tour est donc nécessaire.
Cantonale partielle de Nice
Victoire du candidat soutenu par l'UMP dans le 6e canton de Nice.
Soutenu par l'UMP, le candidat UMP-Nouveau Centre, Lauriano Azinheirinha, a largement remporté dimanche le second tour d'une élection partielle dans le sixième canton de Nice devant son adversaire socialiste. M. Azinheirinha, adjoint à l'éducation du maire de Nice, Christian Estrosi, a obtenu près de 60% des suffrages exprimés (59,44%) devant le socialiste Xavier Garcia (40,56%).
Le ministre Christian Estrosi (UMP) s'est félicité de ce résultat qui confirme "la solidité de nos positions à Nice" et constitue "une reconnaissance de l'action de notre municipalité, ainsi qu'un soutien au gouvernement de Nicolas Sarkozy". Hervé Morin, président du Nouveau Centre, a souligné de son côté que le résultat de cette cantonale "démontre la capacité du Nouveau Centre, l'UDF d'aujourd'hui, à participer au renouvellement de la vie politique française".
Ainsi, l'ex-UDF joue-t-elle les arbitres en apportant ses voix tantôt à gauche, tantôt à droite.
lundi 31 août 2009
Le Nouveau Centre veut faire renaître l'UDF de ses cendres
Phoenix renaissant de ses cendresL'inéquité du traitement de l'informationL'occultation des universités d'été des partis défavorisés, telle que celles du Parti de Gauche (PG) ou du Nouveau Centre (NC), par la presse libre de faire de la rétention démocratique, aura privé les Français d'une information majeure, qui vaut bien celle privilégiée par les journalistes partisans: l'annonce de primaires socialistes « ouvertes » qui sont fermées au reste de la gauche !
Nous avons certes le droit de savoir que le Nouveau Centre (NC) a tenu pendant trois jours son université d'été à Agen. Mais pourquoi devrions-nous accepter d'aller chercher l'information au fond d'une page de gauche de journal et de veiller jusqu'au bulletin d'information de minuit pour obtenir des détails partisans de la presse socialiste
Les électeurs n'auront pas manqué de mérite pour apprendre que le président du Nouveau Centre, Hervé Morin, a annoncé son intention de réunir la famille centriste de l'ex-UDF qui rejette le rapprochement du MoDem avec la gauche, pour exister face au géant UMP au sein de la majorité présidentielle. Il faut PaSiDupes pour y revenir ensuite.
Le MoDem tend le bâton
L'UDF est un parti "qui avait fait de nous la première force politique territoriale de France et nous avait conduits à la quasi égalité avec le RPR", a rappelé dimanche le président Hervé Morin dans son discours de clôture.
Or, le bradage du centre par la vice-présidente du MoDem, Marielle de Sarnez, au profit de la gauche -du PS à Europe-Ecologie- a créé une urgence au NC: sauver le centre menacé de dilution dans la gauche. La nécessité d'une renaissance, d'une refondation de la famille centriste, telle qu'elle existait au temps de l'UDF, est devenue urgente.
Il faut sauver l'espèce centriste en voie de disparition
Le ministre de la Défense a donc annoncé qu'il souhaite que le NC se réapproprie le nom de la formation giscardienne, détenu par une association avec un bureau majoritairement MoDem.Une annonce très symbolique, selon un député NC, qui vise surtout à rappeler que le NC reste l'héritier idéologique du grand parti, et à redonner espoir aux fidèles du centre véritablement au centre. Durant le week-end, les militants présents à Agen, près d'un millier, ont arboré des tee-shirts proclamant: "le NC, c'est l'UDF d'aujourd'hui".
"On a devant nous, pour la première fois, un espace politique dégagé au centre. Je ne vois pas pourquoi on ne serait pas capable de l'occuper. La seule chose qui nous empêche encore de le faire, c'est notre dispersion. Cette dispersion, il va falloir y mettre un terme", a expliqué à la presse Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du NC.
Pour le député de Seine-Saint-Denis, "la plupart des militants et des élus de l'ex-UDF sont dans la nature. Ils n'ont pas adhéré au MoDem et ne sont pas chez nous. Ils attendent ce regroupement".
Désir centriste d'unité
La présence aux universités d'été de l'ancien trésorier du Modem, le ministre de l'Aménagement du territoire Michel Mercier, aujourd'hui en quête d'une famille centriste recomposée, et celle du sénateur Jean Arthuis, qui a récemment créé le parti de l'Alliance centriste, a conforté l'espoir d'un possible rassemblement.Des personnalités invitées n'ont pas interféré avec cette réunion de famille: Alain Juppé, Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture ou François Sauvadet, président du groupe Nouveau Centre à l'Assemblée nationale. Leur appartenance à la majorité présidentielle pouvait en effet troubler le débat.
François Sauvadet a expliqué qu'il souhaitait que la position du NC soit "reconnue et confortée" également au sein de la majorité présidentielle.
Il estime que, malgré son à-coup de santé, le départ du gouvernement d'André Santini (qui avait le portefeuille de la fonction publique) "n'est pas un très bon signal", pas plus que l'abscence de concertation au comité de liaison de la majorité présidentielle concernant l'arrivée du souverainiste Philippe de Villiers et des chasseurs de CPNT.
"On ne peut exister vis-à-vis de l'UMP qu'à partir du moment où on est ensemble. Sinon, on laisse Sarkozy faire ses courses", a expliqué à la presse Jean-Christophe Lagarde. "Sans doute la clarification de notre relation avec l'UMP sera une des conditions de la réunion des centristes".
Pour les régionales, le président exécutif du NC a souhaité des alliances "à la carte": listes communes avec l'UMP ou candidature autonome au premier tour, selon les régions.
Hervé Morin espère quant à lui faire naître, à l'occasion de cette "élection intermédiaire", une nouvelle génération politique capable de porter les couleurs du parti aux législatives.
samedi 27 juin 2009
Jean Arthuis crée l’Alliance Centriste sur les ruines du MoDem
Le sénateur Jean Arthuis
a été élu président
de l’Alliance centriste,
un nouveau parti.
L’UDF va-t-elle renaître ?
Ce parti a tenu son congrès fondateur à Paris samedi 27 juin,et s'inscrit dans le prolongement de l'association "Rassembler les centristes" lancée en novembre par M. Arthuis pour tenter de réunifier la famille centriste divisée. Jean Arthuis, ancien ministre de l'Economie et dirigeant de l'ex-UDF, n'avait rejoint ni le MoDem de François Bayrou ni le Nouveau centre d'Hervé Morin, partenaire de la majorité présidentielle.
Un mouvement fédérateur
L'article premier des statuts du nouveau parti précise que "sa durée est conditionnée par sa vocation à promouvoir l'unification des formations centristes".
Le congrès a également adopté une charte éthique, qui souligne les valeurs "humanistes, sociales, libérales et européennes" revendiquées par le mouvement, qui met également l'accent sur les notions de "développement durable et d'économie sociale de marché".
mardi 2 juin 2009
Européennes 2004 en France
A la suite du scrutin 2004, les élus étaient répartis ainsi:
Parti français | Eurodéputé | Groupe européen |
| PS | 31 | PSE |
| UMP | 17 | PPE-DE |
UDF | 11 | ADLE |
| FN | 7 | NI (2004-07) ITS (2007) NI (2007-09) |
| Les Verts | 6 | Verts/ALE |
| PCF-PCR | 3 | GUE/NGL |
| Mouvement pour la France | 3 | IND/DEM |
Depuis 2007, certains élus de la liste UDF ont rejoint d'autres partis (ACDE, Parti radical) suite à la création du MoDem, un élu Verts a rejoint le MoDem sans rejoindre le groupe ADLE, trois députés du Front national l'ont quitté pour créer le Parti de la France.
Parti français | Députés | Parti européen |
31 | ||
15 3 | Parti populaire européen (PPE) | |
7 | ||
3 | Parti européen des libéraux, démocrates et réformateurs (ELDR) | |
4 | ||
3 | Non affilié | |
5 | ||
2 | ||
1 | non affilié | |
2 | ||
| 1 | Non affilié |
77 |
La participation avait atteint 41,3%
dimanche 3 mai 2009
Dans son livre, Dominique Paillé se paie Bayrou

Le porte-parole adjoint de l'UMP publie un livre qui fait tomber le masque du fossoyeur de l'UDF, le leader du Modem, François Bayrou, qu'il connaît mieux que bien d'autres, pour avoir été un proche.
François Bayrou publie le même jour son pamphlet contre le président de la République.
«Concernant sa personne, ce serait plutôt imbu de pouvoir», résume Dominique Paillé, auteur d’un livre au titre évocateur, Les habits neufs des faux centristes: arnaque ou imposture? (*)... qui sort justement en librairie.
La contre-attaque des p'tites Bayrou
Dans l’entourage de Bayrou, on réagit vivement, en assurant évidemment que «personne n’est dupe» du rôle de Dominique Paillé. Gilles Artigues va prendre du galon: il le décrit sur le ton du mépris, comme «un type qui n’a jamais été fiable et se retrouve à la botte de l’Elysée. » Il faut bien admettre que le cas n'est pas exceptionnel, puisque l'autoritarisme de Bayrou à l'UDF a fait fuir l'essentiel des effectifs.
Ce lynchage est cocasse, puisque Paillé a passé de longues années auprès de Bayrou, lequel l'a choisi pour diriger deux campagnes... Mais le sous-fifre dépité insiste. « Il a été recruté pour cette mission: contre-attaquer Bayrou», décode ce proche actuel du président du Modem.
Très fair play, il se livre même à des pronostics: le livre de mon maître «sera un succès», celui de notre ami «va faire flop».
Portrait du Bayrou tel qu'en lui-même
«Ah ça oui, drôle de hasard de calendrier !» déplore l’actuel porte-parole adjoint de l’UMP. Dominique Paillé souligne qu'il a écrit un «ouvrage totalement spontané» qui veut «livrer son analyse de l’évolution du centrisme à travers [son] parcours politique». L'auteur est donc amené à brosser un portait peu flatteur du Béarnais («mystique, «dilettante», «monomaniaque de la présidentielle», «isolé»), révélant «qui est vraiment Bayrou».
D. Paillé veut «démonter les stratégies» du troisième à la course à l'Elysée.
Pour cela, il est bien placé, puisqu'il l’a longtemps cotoyé. Celui qui fut son directeur de campagne aux Européennes de 1999, était membre de l'UDF qui ne se réduisait pas encore à Bayrou. L'ambition originelle de Bayrou était de «prendre la tête de l’UDF et la transformer en union de la droite et du centre.»
Mais Bayrou est tombé sur un bec. Il a «trouvé sur sa route un leader plus actif»: Nicolas Sarkozy. Fin 2001, Dominique Paillé jugea bon de se détourner de l'arriviste, puis, dans la foulée de la présidentielle, de se tourner vers l'UMP.
«Le prototype du coucou»
Dominique Paillé perce Bayrou à jour
Il reproche au leader du Modem d’avoir alors viré sa cuti et modifié ses plans, constatant qu’il «ne parviendrait pas à prendre le leadership». L'auteur l'accuse surtout d'avoir «trahi le centre: sous la Ve République, le centre a toujours été l’allié de la majorité actuelle.»
Bayrou, lorgnant sur sa gauche, voudrait désormais «plumer la volaille socialiste», note Paillé. Bayrou, un drôle d'oiseau que l’on compare déjà à l’ouvrage antigaulliste de François Mitterrand, Le coup d’Etat permanent, cherche visiblement à séduire l’électorat de gauche, en «marchant dans les pas» de l’ex-président (PS) de la République, poursuit ce connaisseur du sujet. «C’est le prototype du coucou qui veut se mettre dans le nid des autres.»
Et ce sans élaborer d’alternative: «Ce garçon n’a rien à proposer. J’ai dirigé deux de ses campagnes et j’ai toujours souffert de l’absence de projet !», regrette Paillé.
Le Bayrou n'est qu'un «imprécateur» amer
«Il tente de gagner ses galons d’opposant à Sarkozy, en véhiculant des mensonges».<br>Le poids du centriste se réduit à un simple effet de loupe médiatique, sur le modèle de Sa Cynique Majesté Royal qui était venue roucouler, en vain, sous son balcon, entre les deux tours de la Présidentielle. Mais, il roulait déjà pour lui et ne voulait pas jouer les seconds couteaux. S'«il est chouchouté par les médias », c'est qu'il ne se distingue guère de Désirdavenir Royal et peut lui être utile. « Pour eux, on existe lorsqu’on flingue». C'est bien en effet l'unique stratégie de la Poitevine d'adoption.
*Les habits neufs des faux centristes: Arnaque ou imposture?, Dominique Paillé, Le Cherche-midi, 180 pages, 13,30 €).
jeudi 30 avril 2009
Le 3e de la présidentielle, à boulets rouges contre son premier
Alexandre-le-Grand et Diogène-le-Cyniquepar N.-A. Mansiau (19e s.)
Hanté par 2007, Bayrou se soigne
On dit que François Bayrou ne pense qu'à 2012, mais ses fantômes de 2007 ne le quittent pas et dirigent son cerveau reptilien. On dira qu'il a choisi sa cible, mais elle ne l'a pas quitté: en fait, elle ne le quitte pas et, à l'instar de Désirdavenir Royal, il ne lâchera plus Nicolas Sarkozy.
Bien que les électeurs aient été de 3,3 millions plus nombreux qu'en 2002, et que le vainqueur ait été élu par 18 983 138 Français et Françaises, avec 53,06 % des voix et 6 points d'avance sur sa concurrente de gauche, Bayrou n'a toujours pas digéré ses 18,57% du premier tour !
De la présidentielle, Bayrou garde des reflux gastriques
Les deux battus font des pieds et des mains pour se poser en premier opposant au chef de l'Etat. Surtout des pieds ! Pour cela, ils gesticulent, mais écrivent aussi: l'écriture est la meilleure des thérapies.Le fossoyeur de l'UDF publie donc aujourd'hui un pamphlet acide, en forme de réquisitoire contre le président, à la veille du deuxième anniversaire de l'élection à l'Elysée, le 6 mai 2007, de l'objet de tous ses tourments.
"Le président de la République actuel a un plan. Il nous conduit là où la France a toujours refusé d'aller" et "il le fait sans mandat", affirme l'ex candidat à la présidentielle, bien que les Français l'ait préféré à son détracteur, au suffrage universel direct, avec plus de 12,5 points d'avance au premier tour.
Bayrou-le-petit a le mépris de son vainqueur
Entre psychanalyse et littérature, Bayrou fait des phrases à visée politique.
"Il y a dans tout cela un régime que l'on tente d'imposer à la France", assure François Bayrou, conservateur des belles lettrs et de musée. Ni "monarchie", ni "dictature", l'agrégé de lettres classiques gouverné par la maîtresse de lycée professionnel et grande prêtresse de la FSU (Monique Vuaillat), au temps où il faisait fonction de ministre de l'Education, invente un néologisme pour "dire ce qu'est ce régime improbable": l'"égocratie", d'un président que François Bayrou compare à un "enfant barbare". C'est bien de dire et définir, mais que fait-il ?
Dans son petit bouquin, le grand Bayrou désigne par« ON » le préféré des Français d'avant la crise. L'écrivaillon, désagrégé par les élections, fustige pourtant l'"égocratie" d'un président qui gouverne à la première personne et "aime se mettre en scène comme un surhomme". Dixit Bayrou-le-petit. Mais voilà qui nous change des "unter-Menschen" du socialiste Georges Frêche, potentat héraultais. Un régime où "tremblent, les préfets, policiers de haut rang, fonctionnaires d'autorité", écrit-il, visiblement à jamais complexé par Monique, sa dominatrice.
Un régime qui s'appuie selon lui sur une "idéologie de l'argent, présenté comme valeur", une "idéologie souterraine de la distraction du citoyen à coup de peopolisation", sur "des réseaux d'intérêt puissants", et "des médias sous influence". "Cette politique qui s'attaque à tous les domaines de la vie nationale, éducation, recherche, justice, que l'on nous vend sous le nom générique et obsessionnel de +réforme+, écrit-il, ce n'est pas une modernisation". François Bayrou, qui se définit comme un "républicain et démocrate français", y voit plutôt un "renoncement" pour lequel "Nicolas Sarkozy n'a pas de mandat". "Le peuple français n'a jamais opté, affirme-t-il, pour les choix qui depuis dix huit mois ouvertement ou subrepticement sont faits en son nom".Grâce à l'héritage de l'UDF, le Modem avait pu bénéficier d'un financement public, ce qui n'avait pas été le cas du Nouveau Centre, lequel n'avait pas atteint aux législatives, le seuil des 50 candidats avec 1% des voix dans au moins 50 circonscriptions.
L'UDF-MoDem s'attendait donc à une stabilité injuste de ses comptes en recevant la même somme qu'en 2005, au détriment du Nouveau Centre. Le MoDem ne compte pourtant que 4 députés dans ses rangs contre 29 UDF dans la précédente législature. Le Nouveau Centre en compte 20, mais ses candidats n'étaient pas tous inscrits sous la même étiquette, ce qui favorisait le plaignant...
En ajoutant un remboursement de l'Etat de 800.000 euros au titre des frais pour le référendum de mai 2005 sur la Constitution européenne, le total de l'aide budgétaire publique s'élevaient à 5,4 millions d'euros.
Or, le MoDem ne pourra plus bénéficier de l'injustice passée. Lors des législatives, François Bayrou avait créé un nouveau parti, le MoDem. Peu de cadres de l'ancienne UDF l'avaient rejoint, préférant soutenir Nicolas Sarkozy, au sein du parti Nouveau Centre, et désormais, Bayrou est dans tous ses états.
Bayrou-le-Grand fustige aussi la politique étrangère d'un président qui, selon lui et objectivement, fait "allégeance aux puissants", comme Barack Hussein Obama, selon la gauche. Mais pour la cohérence de son raisonnement, il préfère associer le président français à Vladimir Poutine pendant la crise en Géorgie. "La France a donné son accord plein et entier à l'annexion, elle a consacré le fort et abandonné le faible", écrit-il. « On » n'a donc joué aucun rôle pour empêcher les affrontements entre Russie et Georgie...
Enfin, le latiniste , d'une langue morte, ranime les derniers feux.
Songeant sans doute à la prochaine présidentielle en 2012, le président du MoDem évoque en latin sa relation avec Nicolas Sarkozy. L'archaïque professeur préfère voir en lui un "ennemi à qui on fait la guerre" (hostis), plutôt qu'un "ennemi personnel" (inimicus). Pédant, non ?
dimanche 30 novembre 2008
Fillon, pour l’ouverture à gauche, toute !
Le Premier Ministre, François Fillon, a proposé samedi la poursuite de "l'ouverture" de la majorité présidentielle à gauche, face à un PS qui a échoué, selon lui, à se choisir une "ligne politique".L’UMP, terre d’accueil
"Tout milite pour que cette ouverture soit poursuivie, parce que le durcissement de l'opposition désarçonne beaucoup d'hommes et de femmes de gauche qui cherchent autre chose qu'un affrontement stérile, et c'est la raison pour laquelle nous devons rester ouverts et rassembleurs", a déclaré le Premier ministre au congrès fondateur de Gauche Moderne, parti allié à l'UMP, créé par l'ex-socialiste Jean-Marie Bockel.
Pour F. Fillon, le PS ne vit pas aujourd'hui "seulement une bataille de personnes", mais "en réalité une bataille pour savoir quelle doit être la ligne politique".

Bilan positif de l’ouverture
Le chef du gouvernement a estimé devant J.-M. Bockel, secrétaire d'Etat à la Défense chargé des Anciens combattants, que "l'ouverture" avait "mis un terme à toutes ces caricatures qui ont trop longtemps bridé la pensée française, divisé notre nation et freiné l'action".
"Je souhaite que la Gauche Moderne rassemble tous ces Français de gauche éloignés et las des querelles subalternes et dépassées", a déclaré de son côté le président Nicolas Sarkozy, dans un bref message d'encouragement lu aux quelques centaines de militants réunis à Suresnes (Hauts-de-Seine).
> S'exprimant un peu plus tôt à Paris devant des nouveaux adhérents de l'UMP, François Fillon avait déploré le vote contre du PS au Parlement sur la poursuite de la présence militaire française en Afghanistan et son abstention sur le plan d'aide aux banques, deux sujets qui, selon lui, auraient pu faire consensus.
> Explication, selon François Fillon: "le Parti socialiste n'a toujours pas fait le choix d'une ligne politique qui lui permettrait d'être un peu plus sûr de lui, et de dialoguer avec nous sans avoir peur de perdre son identité".
L’avenir de l’ouverture
> "On fera sans [le PS], (...) en ouvrant toujours et toujours davantage la majorité présidentielle", a-t-il conclu, entouré sur scène de tout l'état-major du parti majoritaire.
> Jean-Marie Bockel a déclaré samedi que Gauche moderne rassemblait quelque 1.000 militants et 150 élus municipaux.
Selon son entourage, le parti envisage d'avoir "quelques candidats" sur des listes UMP aux européennes de juin 2009 puis aux régionales, en principe en mars 2010.
dimanche 21 septembre 2008
Sénatoriales : la gauche n’obtient pas les 10 sièges de plus escomptés
Déception de la gauche, dimanche 21 septembre, à la mi-journée, pour les sénatoriales : l’opposition ne reçoit pas les dividendes de ses dénigrements systématiques. Dès la première partie de la journée, la droite ne cédait rien.
Progression limitée de l'opposition
Dans les Alpes-de-Haute-Provence, où sévit Jean-Louis Bianco, le socialiste Claude Domeizel a également été réélu.
Les deux sénateurs socialistes de l'Aude, Roland Courteau et Marcel Rainaud, ont été réélus avec plus de 76 % des voix dans les Côtes d'Armor, la gauche conserve ses trois sièges, deux pour les socialistes, un pour les communistes.
Le socialiste Michel Teston est réélu en Ardèche.
La droite conserve ses sièges
Dans l'Eure, la majorité présidentielle a de nouveau réalisé le grand chelem. Les sénateurs UMP Joël Bourdin et Ladislas Poniatowski ont été tous deux réélus, et Hervé Maurey, Nouveau Centre, emporte le troisième siège.
En Charente-Maritime, sur le territoire de l’amère de Melle, la présidente socialiste de région, l'UMP conserve ses trois sièges : Claude Belot et Michel Doublet sont réélus et Daniel Laurent, élu.
Dans l'Aisne, les deux sièges restent à l'UMP.
Charles Millon (UMP) a besoin de deux tours.
Chevènement (MRC) en ballottage
Jean-Pierre Chevènement, ancien ministre de l'Intérieur, président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), candidat dans le Territoire de Belfort, est lui aussi en bonne posture. Arrivé en tête du premier tour avec 127 voix, il devance le candidat socialiste, Yves Ackermann, qui en a recueilli 111. Malgré le soutien du PS à J.P. Chevènement, Yves Ackermann entend se maintenir au second tour.
Pari difficile pour Rebsamen (PS)
Le proche de Sa Cynique Majesté Royal en campagne présidentielle, le maire de Dijon, n'est arrivé qu'en 5e position en Côte-d'Or, ce qui compromet ses chances d'être élu. Avec 582 voix, ce numéro 2 du PS est largement devancé par le président PS du Conseil Régional François Patriat (740 voix), ainsi que par Alain Houpert (DVD), qui a recueilli 611 voix. Un jeune candidat PRG, Patrick Molinoz (38 ans), 596 voix et le sénateur sortant UMP Louis de Broissia, avec 594 voix, ont également devancé le maire de Dijon.Mais Frère Rebsamen pourrait profiter de ses passages devant micros et caméras.
Les facteurs d’incertitude
Malgré la mainmise de la gauche sur les grandes villes, les régions et une majorité de départements, la majorité du Sénat ne devrait pas basculer dimanche et le PS ne prétend gagner qu'une quinzaine sièges dans le meilleur des cas.
Les communes de moins de 3 500 habitants fournissent en effet la moitié des délégués des conseils municipaux : le Sénat a pour fonction de représenter la campagne et de contrebalancer le poids des villes. Ainsi, l’équilibre des secteurs urbain et rural est-il assuré.
Mais la création de 12 nouveaux sièges constitue un autre élément d’incertitude
L'UMP risque de voir sa majorité grignotée du fait d’une possible obligation de composer davantage avec ses alliés centristes de l'Union centriste-UDF (UC-UDF) et les radicaux valoisiens.
mardi 9 septembre 2008
"Bayrou focalisé sur l'élection présidentielle", tel est le constat de Jean Arthuis
Jean Arthuis, ancien ministre, a estimé mardi que le président du MoDem François Bayrou "est focalisé sur l'élection présidentielle". "Après avoir développé une stratégie de l'autonomie,
"Il serait intéressant de connaître les lignes d'action qui fondent ce rapprochement", a ironisé le président centriste de la commission des Finances du Sénat, estimant qu' "avant de faire des alliances, il faut avoir un projet".
Fanfan 1er a appelé dimanche les socialistes, sans les nommer, à se rapprocher de son parti pour réussir l'"alternance" en 2012, lors de l'université d'été du MoDem.
Jean Arthuis, qui a fui le MoDem créé par Bayrou à des fins personnelles après les élections municipales, a réuni le 28 juin quelque 200 personnes autour d'un appel pour un "rassemblement des centristes". Il prévoit de réunir des "associations départementales" autour de cet appel lors d'une "convention" à Paris fin octobre, début novembre.
Comme dirait le père Mamère, « il faut mobiliser »…
vendredi 18 avril 2008
Hold-up à Marseille : Caselli, usurpateur socialiste, intronisé par la droite
Les battus socialistes se congratulent. La Région est verrouillée.
Caselli n’a rien fait pour le mériter, mais à 61 ans - acclamé par son camp- il se retrouve posé dans le fauteuil de Président de la Communauté urbaine de Marseille. Il a dédié sa victoire sans combattre au parrain socialiste marseillais, Jean-Noël Guérini, président PS du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et pourtant, candidat malheureux à la mairie de Marseille.
Jean-Noël Guérini -battu mais ‘transcendé’- pavoise.
Autre son de cloche à gauche: le bourdon du président socialiste de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur." La gestion par un homme de gauche de la communauté urbaine permettra, sans nul doute, de mieux travailler ensemble au développement nécessaire et équilibré de Marseille, du département (des Bouches-du-Rhône) et de la région", a déclaré ensuite Michel Vauzelle .
Pourtant, Caselli, l’usurpateur socialiste, ne fait pas l’unanimité.
Déclaration
"On était en droit de penser que les déclarations incontrôlées de Eugène CASELLI sur France 3 Méditerranée au lendemain des élections municipales d'Istres étaient faites sur le coup d'une cruelle déception. Mais l'interview qu'il donne à la Provence ce jeudi 14 décembre confirme que notre 1er fédéral n'est plus maître de ses nerfs et qu'il met en péril la crédibilité du Parti Socialiste. Il confirme ses menaces à l'encontre du Parti Communiste responsable à ses yeux de la chute de Michel CAILLAT[ex-maire d’Istres] et surtout il dénonce la probable alliance à AIX entre le PS (Michel PEZET) et l'UDF (François Xavier de Peretti) en rappelant je cite : "... l'UDF est jusqu'à preuve du contraire un parti classé à droite. Il n'en est absolument pas question" Sur ce deuxième point on peut mettre en doute sa bonne foi quand on relit sa lettre envoyée à tous les militants d'Istres la veille du premier tour des municipales dans laquelle il approuve l'appel de l'UDF à voter pour Michel CAILLAT, car c'est un parti républicain !!! A quelques mois des futures échéances électorales et notamment des Présidentielles il serait urgent de prévoir son remplacement après les fêtes dans l'intérêt du Parti socialiste de notre département et même au delà car ce couac politique commence déjà à faire bien du bruit chez les médias nationaux."
Hélas, la nullité est le plus court chemin vers les responsabilités au PS.
