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vendredi 6 septembre 2013

Valls veut un "pacte national" pour Marseille: Michel Pezet hausse les épaules

"C'est sur le moyen et le long terme qu'il faut régler la situation marseillaise," 

Valls organise une table ronde sur la sécurité à Marseille samedi. 

Les réponses de la classe politique locale sont-elles à la hauteur? 
Bien que mis en cause dès 1989 puis amnistié dans l'affaire SORMAE-SAE dite des "fausses factures du sud-est", et poursuivi en 1991, mais innocenté dans l'affaire Urba, Me Michel Pezet (1942), ex-président PS de la région PACA, reste une figure marseillaise. Il jette un regard personnel sur la situation. Ex-premier fédéral du PS à Marseille, il est à nouveau avocat. En mars dernier, il avait demandé la "mise sous tutelle nationale" de la fédération PS des Bouches-du-Rhône. Il reste cependant conseiller général dans ce département: c'est à ce titre qu'il s'est investi dans le dossier "Marseille capitale culturelle".

Que pensez-vous du "pacte national" proposé par Manuel Valls pour Marseille?
(soupir) Ce ne sont que des mots. Manuel Valls fait un travail méritoire, il a fait son maximum pour augmenter le nombre de policiers. Mais ce n'est pas ça qui empêchera le mec de la voiture d'à côté de tirer sur sa victime, sur fond de trafic de drogue. Et une fois que vous l'aurez arrêté, qu'est-ce qui se passera? Celui qui récupérait 100 euros dans l'affaire va chercher à les toucher autrement, il va attaquer dans le métro ou arracher des colliers dans la rue. C'est terrible mais c'est la réalité.

Mais tout de même, il faut bien s'attaquer au grand banditisme, non?
Les gens veulent une réponse immédiate, oui, mais ce n'est qu'un plâtre sur une jambe de bois, car c'est sur le moyen et le long terme qu'il faut régler la situation marseillaise. Vous savez, je les vois, ces jeunes de 20 ans, dans mon cabinet d'avocats. Ils me disent: "On veut sortir de là, on veut un toit et un emploi." Mais on les condamne à rester dans la délinquance, dans la forêt vierge des quartiers nord. Il faut régler les affaires de banditisme, bien sûr, mais on ne fait rien en réalité si l'on ne change pas la vie dans les cités.

La classe politique marseillaise ne s'est-elle jamais penchée sérieusement sur le sujet?
On a construit  de grands ensembles n'importe comment [le socialiste Gaston Deferre fut maire de 1953 à 1986pour accueillir un afflux de gens après la guerre d'Algérie, dans les années 1960. Et ce qui devait être provisoire n'a jamais été détruit. On n'est jamais revenu à un urbanisme normal et on le paie. Je ne vise pas plus Jean-Claude Gaudin que les autres [il est maire depuis 1995 et privé des soutiens financiers des Conseil général et Conseil régional socialistes]: les différentes municipalités ne se sont jamais vraiment attaquées au dossier. [La politique d'urbanisme de la municipalité actuelle saute pourtant aux yeux de quiconque est de bonne foi]

Alors on peut bien peindre les façades en rose ou en bleu de temps en temps, on fait du Mickey.
[le tram et le métro ou le nouveau stade de football, la rénovation urbaine (quartier de la gare, de la Rue de la République ou de la Porte d'Aix sont des chantiers pharaoniques qu'il est injuste de balayer d'un revers de manche] Mais ça ne sert strictement à rien tant qu'on ne s'occupe pas à ce qui compte: démolir, transformer, soigner l'école, réintroduire des services sociaux, lutter pour l'emploi. Si on ne fait pas cela, on ne fait rien. Les Marseillais le savent, le comprennent, et ne veulent plus de simples sparadraps dans une ville où le climat est de plus en plus délétère, nourri par des incivilités au quotidien. 

Jusqu'à présent, Jean-Claude Gaudin et les candidats à la primaire socialiste se sont souvent renvoyé la balle, entre eux et avec l'Etat, qui le leur rend bien... Craignez-vous une instrumentalisation du problème marseillais sur fond d'élections municipales en 2014 ?
Arrêtons le cirque des déclarations. Les élections municipales sont une chose, mais ne sont pas l'essentiel. Laissons les biscailleries et les propositions démagogiques, laissons cela au FN, c'est sa fonction... Et les Marseillais savent bien que le vote FN ne règlera pas leurs problèmes, ils veulent des réponses intelligentes et qualitatives.

Les politiques marseillais en ont-ils pris conscience? Et peuvent-ils apporter une réponse crédible aujourd'hui alors que les affaires entachent une partie d'entre eux?
Tout le monde veut que ça s'arrête, gauche et droite confondues. Mais j'attends de voir qui sera autour de la table pour discuter [lors de la table ronde organisée ce samedi]
Bien sûr, si Jean-Noël Guérini est là, ce ne sera qu'une vaste blague..." 


vendredi 7 décembre 2012

B. Tapie veut tout: La Provence et Marseille

Reprise de La Provence: Tapie peine à convaincre qu'il ne vise pas plus


Bernard Tapie s'allie à la famille Hersant pour refinancer des journaux du groupe, dont La Provence

Le tribunal de commerce de Paris a donné jusqu'à samedi pour valider l'offre Hersant-Tapie de reprise des quotidiens du groupe en PACA, aux Antilles et en Guyane.
"C'est plié !", affirme déjà Me Michel Pezet, conseiller général PS et ancien président de la Région. "Et comme il va de soi que ce rachat n'est pas économiquement intéressant, il le fait forcément dans un autre but".

Le quotidien La Provence
est né en 1997 de la fusion des deux quotidiens anciennement dénommés Le Provençal (PS) et Le Méridional (droite), rachetés à Gaston Defferre. Dans la région PACA, dont le président de Région est le socialiste Michel Vauzelle, ce quotidien ancré à gauche rayonne sur le département des Bouches-du-Rhône (présidé par ...Jean-Noël Guérini), de Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence

Début octobre, l'ancienne incarnation de la réussite sociale des années 80 avait démenti un "retour en politique" à l'occasion des municipales de 2014.
"C'est ridicule, ça n'a pas de fondement", avait déclaré l'acteur de théâtre, ancien ministre de la Ville (4 mois) de Mitterrand, élu député en 1989 à Marseille pour la gauche et âgé aujourd'hui de 70 ans en janvier. Le 21 novembre, il qualifiait encore l'hypothèse de "triple connerie" au micro de France Bleu.

Tapie veut revenir sur le devant de la scène

Tapie bouleverserait les plans de la gauche.
Alors que la presse met le paquet pour discréditer le maire, le sénateur  UMP Jean-Claude Gaudin, la 4e ville portuaire d'Europe, agitée par les voyous,  et pour préparer le retour de la gauche. 
"Personne n'est dupe: Tapie aux commandes de 'La Provence', c'est un premier pas vers un retour sur la scène politique provençale en général et marseillaise en particulier", estime le député Patrick Mennucci, l'un des prétendants à la mairie dans les rangs socialistes.
"Si M. Tapie avait l'intention d'être candidat à la mairie, il me trouverait sur sa route", prévient-il, se disant "ni inquiet, ni pas inquiet".

A droite, l'hypothèse d'une candidature de "Nanard" dérange aussi.

"S'il doit se confirmer, ce retour sera le signe inquiétant du niveau zéro de morale en politique", glisse un élu UMP.

Les députés Guy Teissier et Valérie Boyer ont même interpellé le gouvernement, cette semaine, sur le rachat des titres de la PQR dans le Sud-Est par le prédateur des sociétés en dépôt de bilan pour un franc symbolique (Manufrance, des piles Wonder et de bien d’autres entreprises, tels les fixations Look, les balances Terraillon, ou les magasins alimentaires biologiques La Vie Claire), souhaitant que l'Etat "exerce une vigilance extrême sur les conditions de ces transactions".

G. Teissier, candidat, parmi d'autres, à la succession de Jean-Claude Gaudin si celui-ci renonce à briguer un quatrième mandat de maire, avait été l'adversaire (heureux puis malheureux) de B. Tapie aux législatives en 1988 et 1989.

Rénovation de Marseille,
entreprise par Gaudin,

avec Iosis Conseil
L'homme d'affaires fut ensuite battu par J.-Cl. Gaudin, qui le qualifia alors de "pilleur d'épaves déguisé en pêcheur de voix communistes", aux élections régionales de 1992, dans le cadre d'une triangulaire avec le FN.


Réélu député à Gardanne en 1993, puis élu conseiller général en 1994, Tapie fut pressenti pour conduire la liste de gauche à Marseille aux municipales de 1995, avant que ses ennuis judiciaires dans l'affaire de corruption VA-OM (1993, matchs truqués impliquant Jacques Mellick, le maire socialiste de Béthune (Pas-de-Calais), ne mettent fin à sa carrière politique.

Nanard lorgnerait toujours du côté de l'OM

Bernard Tapie était devenu président l'OM en 1986, qui lui avait apporté gloire et popularité parmi les Marseillais.
"Ce beau jeune homme au nez de taureau m'a avoué son rêve de reprendre l'OM", avait raconté à l'époque Edmond Charles-Roux, veuve de l'ancien maire Gaston Defferre. "Je l'ai présenté à Gaston. En vingt-quatre heures, c'était fait".
"L'OM a connu alors une série de bons résultats et Tapie s'est implanté localement, dans une image positive", se souvient Michel Pezet.

Après la prison et une reconversion artistique, Bernard Tapie fit un bref retour à l'Olympique de Marseille en 2001-2002. Mais, comme pour la mairie, il a démenti vouloir y remettre un pied à la faveur d'un rachat de La Provence.

Or, une violente polémique entre l'un de ses fils, Stéphane, et le président du club, Vincent Labrune, alimente aussi la rumeur sur les intentions cachées du père. "Les actions en cours permettront de déterminer les motivations précises de Stéphane Tapie et de son entourage", soulignait l'OM la semaine dernière en annonçant avoir engagé des poursuites pour injures contre l'intéressé.


mardi 24 janvier 2012

CG 13 : une motion de défiance circule contre le président Guérini

Rédigé, le texte demandant sa démission n'a encore pas été signé

Affaire Guérini : un bakchich pour ouvrir une maison de retraite ?
Fin 2010, le groupe Korian a repris la gestion de la maison de retraite de Vauvenargues, près d'Aix-en-Provence. Sans savoir que Beaulieu Patrimoine avait versé de l'argent en vue d'obtenir des autorisations.


Le président socialiste fait régner la terreur

Jean-Noël Guérini a réuni les élus du groupe socialiste hier matin au Conseil général. Le président a annoncé qu'il comptait porter l'institution partie civile dans le volet "maisons de retraites" d'une affaire qui empoisonne la vie politique depuis deux ans.
Lien PaSiDupes: les réseaux mafieux internationaux des frères Guérini

En adoptant une méthode déjà utilisée à l'agglomération d'Aubagne ou à la communauté urbaine MPM, Jean-Noël Guérini infléchit son action, coupant au passage l'herbe sous le pied de l'opposition. "Il ne l'aurait pas fait il y a une semaine, glisse un conseiller général PS. Il a compris qu'il fallait protéger l'institution et les gens qui y travaillent. Notre travail de persuasion commence à payer."


Chacun se prépare à une éventuelle accélération judiciaire

Depuis un mois et demi environ, une quinzaine de conseillers généraux, réputés proches de leur patron mis en examen pour association de malfaiteurs dans le cadre d'une affaire de marchés publics présumés frauduleux, essaient de le convaincre de se mettre en retrait de la présidence.


Les pressions locales

Soit en douceur
, à l'image d'un Christophe Masse ou d'un André Guinde.

Soit de manière plus virulente, en témoignent les prises de bec sévères qu'il a eues dans son bureau ou par téléphone avec Jean-François Noyes, lui aussi mis en examen, Hervé Chérubini ou Denis Rossi. Certains sont allés à Paris en décembre rencontrer Stéphane le Foll et François Lamy, conseillers de François Hollande et Martine Aubry, afin de trouver une porte de sortie à Jean-Noël Guérini. D'autres se sont entretenus avec le député Laurent Fabius ou le sénateur François Rebsamen, chargés de jouer les bons offices. Mais sans insister lourdement, sachant qu'aucune loi ne peut pousser dehors un patron de collectivité mis en examen.


Cinq candidats déjà prêts à lui succèder

"Rien de tout cela ne débouchera, parce que l'initiative d'un départ ne peut venir que du président lui-même, explique un élu PS du Département. À moins que le juge d'instruction n'accélère le calendrier en le convoquant à nouveau."Une hypothèse à laquelle tout le monde se prépare à Saint-Just.

Depuis quelques jours, une motion de défiance circule en coulisses
Si Marie-Arlette Carlotti, Michel Pezet et Janine Ecochard, les frondeurs déclarés, n'en sont pas, elle est le fruit du "groupe des quinze", même si personne n'en revendique la paternité.

Le texte qui demande à Jean-Noël Guérini de laisser son poste est toujours dans les limbes. Personne ne s'engageant pour l'heure à le signer. Mais chacun étant prêt, si la justice ou le PS national venait à bouger [sans attendre l'après-présidentielle...], à suivre une révolution interne.

Cinq candidats sont d'ailleurs déjà officieusement déclarés à la succession : les Marseillais Christophe Masse et Michel Pezet, l'Aixois André Guinde, le maire des Pennes Michel Amiel et celui de Saint-Rémy Hervé Chérubini. Et à Istres, le maire François Bernardini, se tient également en embuscade.

Évidemment, Jean-Noël Guérini ne peut pas ne pas être au courant de tout ce manège. Reste à savoir dans quelle mesure il pourrait se laisser infléchir par la "révolte" de palais. Et aider à placer l'un des candidats dans son fauteuil...
Mais cette motion vide de signatures a un autre avantage. Elle indique que personne n'a la capacité de contester, pour l'instant, sa légitimité, éteignant l'incendie politique et médiatique qui couve au moment où François Hollande ne veut surtout pas entendre parler des Bouches-du-Rhône.
(source La Provence)

La peur règne sur les Bouches-du-Rhône et entrave son développement.Et pendant ce temps, Jean-Claude Gaudin, le sénateur-maire UMP de Marseille, poursuit à grands pas la mutation de sa ville

vendredi 18 avril 2008

Hold-up à Marseille : Caselli, usurpateur socialiste, intronisé par la droite

Président de la communauté urbaine de Marseille en dormant

Les battus socialistes se congratulent. La Région est verrouillée.
Caselli n’a rien fait pour le mériter, mais à 61 ans - acclamé par son camp- il se retrouve posé dans le fauteuil de Président de la Communauté urbaine de Marseille. Il a dédié sa victoire sans combattre au parrain socialiste marseillais, Jean-Noël Guérini, président PS du Conseil Général des Bouches-du-Rhône et pourtant, candidat malheureux à la mairie de Marseille.

Jean-Noël Guérini -battu mais ‘transcendé’- pavoise.
Sans vergogne, il a tourné le hold-up socialiste en victoire. "La candidature d'Eugène Caselli a rassemblé des femmes et des hommes qui ont transcendé (!)des clivages politiques. Pour moi, c'est une heureuse surprise". C'est le moins qu'on puisse dire...

Autre son de cloche à gauche: le bourdon du président socialiste de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur." La gestion par un homme de gauche de la communauté urbaine permettra, sans nul doute, de mieux travailler ensemble au développement nécessaire et équilibré de Marseille, du département (des Bouches-du-Rhône) et de la région", a déclaré ensuite Michel Vauzelle .

Pourtant, Caselli, l’usurpateur socialiste, ne fait pas l’unanimité.
A Istres, au nord du département des Bouches du Rhône, on connaît Caselli, où on écrit sur le site de la Section PS Istres-sud:
Déclaration
"On était en droit de penser que les déclarations incontrôlées de Eugène CASELLI sur France 3 Méditerranée au lendemain des élections municipales d'Istres étaient faites sur le coup d'une cruelle déception. Mais l'interview qu'il donne à la Provence ce jeudi 14 décembre confirme que notre 1er fédéral n'est plus maître de ses nerfs et qu'il met en péril la crédibilité du Parti Socialiste. Il confirme ses menaces à l'encontre du Parti Communiste responsable à ses yeux de la chute de Michel CAILLAT[ex-maire d’Istres] et surtout il dénonce la probable alliance à AIX entre le PS (Michel PEZET) et l'UDF (François Xavier de Peretti) en rappelant je cite : "... l'UDF est jusqu'à preuve du contraire un parti classé à droite. Il n'en est absolument pas question" Sur ce deuxième point on peut mettre en doute sa bonne foi quand on relit sa lettre envoyée à tous les militants d'Istres la veille du premier tour des municipales dans laquelle il approuve l'appel de l'UDF à voter pour Michel CAILLAT, car c'est un parti républicain !!! A quelques mois des futures échéances électorales et notamment des Présidentielles il serait urgent de prévoir son remplacement après les fêtes dans l'intérêt du Parti socialiste de notre département et même au delà car ce couac politique commence déjà à faire bien du bruit chez les médias nationaux."

Hélas, la nullité est le plus court chemin vers les responsabilités au PS.

jeudi 13 mars 2008

Municipales à Aix-en-Provence: les opposants à l’UMP ne s’entendent pas

Complet désaccord: le socialiste Pezet retire sa liste
La proposition de fusion des trois listes d’opposition à la municipalité sortante, avancée par Michel Pezet le soir du premier tour des élections municipales n’a pu être menée à terme.

Dans la nuit de lundi à mardi 11 mars, le PS Alexandre Medvedowsky de la liste « Aix pour tous », le PS Michel Pezet -venu de Marseille- de la liste « Aix à venir », et le MoDem François-Xavier De Perreti de la liste « Génération Aix », ont renoncé à une fusion de leurs trois listes.
Cette union d’opposition à Maryse Joissains aurait été interrompue par la volonté d’Alexandre Medvedowsky.
Egal à son maître Bayrou, le MoDem local, François-Xavier De Perreti de la liste « Génération Aix » avait accepté dès le départ l’idée une fusion dans le seul but avoué et honorable de bloquer la maire sortante au second tour… « Je ne peux que prendre acte de cette décision, alors que cette proposition portait en elle la meilleure possibilité de reprendre la municipalité à l’équipe en place en regroupant les deux tiers des électeurs Aixois.
La décision de fusionner avec son concurrent socialiste ou le candidat centriste aurait pu revenir à cet autre socialiste, Michel Pezet. Il jette l’éponge !