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samedi 25 février 2017

Le parquet national financier enquête sur le maire socialiste d’Istres

Le PNF enquête sur les marchés publics de Bernardini, maire PS d’Istres

Ouverte à Aix-en-Provence 
par le parquet national financier


En parallèle sont attendues au début 2017 les conclusions de la chambre régionale des comptes qui s'annoncent salées.
Les affaires de François Bernardini ne s’arrangent pas, puisqu'une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de la tête du maire d’Istres, un rapport provisoire de la chambre régionale des comptes et de la brigade financière sur sa gestion municipale et une enquête préliminaire. de la justice pénale. 

Ouverte par le parquet d’Aix-en-Provence et désormais entre les mains du parquet national financier (PNF) à Paris, l'enquête s’intéresse à des questions d’ "atteinte à la probité" – en clair, des faits présumés de corruption. A l'hôtel de ville dont le parvis est décoré par Buren, on confirme s’être saisi de l’enquête sans vouloir en dire plus pour ne pas compromettre les investigations en cours de la Chambre régionale des comptes et de la brigade financière. 
Nicolas DAVINI
Fin septembre, l’opposition interrogea toutefois François Bernardini sur les investigations. Envoyé au charbon, l’adjoint "centriste", Olivier Mayor, confirme que Nicolas Davini (ci-contre à droite), le directeur général des services, a été entendu par la CRC et la police. Et le maire d’assurer que si la police est venue, c'est juste pour savoir, suite à des "dénonciations", pourquoi " les travaux à la Régalido [cercle du troisième âge classé 'restaurant ou service social classifié Foyer club restaurant, comme on voudra] ont duré autant de temps ? […] Voyez comme c’est pauvre !" commenta cet ex-directeur général du syndicat d'agglomération nouvelle regroupant les villes de Fos-sur-Mer (PS), Istres, Miramas (PCF). 

Depuis 2002, il est directeur régional d'un groupe de presse et vice-président du SAN Ouest Provence. Le sexagénaire est grand-père puisque sa fille Laetitia a donné un fils à un footballeur marié du PSG, Yohan Cabaye, ci-contre.
 
L’information de l'enquête n’est pas anodine car le PNF a été créé après l’affaire Cahuzac pour combattre la corruption et l’évasion fiscale. Si toutes les affaires pouvant relever de son champ de compétences lui sont signalées, le parquet national financier ne sélectionne que les dossiers les plus graves et les plus complexes. C’est donc le cas du dossier istréen, mais c'est la procureure du parquet d’Aix, Dominique Moyal, qui instruit le dossier. A propos du maire, "il a été approché en tant que témoin mais n’a pas encore été formellement entendu. Et il n’y a pour l’heure ni information ouverte ni garde à vue," indique le parquet.

Récidiviste, ce maire a déjà été condamné en 2001

Des soupçons d'irrégularités potentielles pèsent sur des marchés publics de la mairie d’Istres. Les comptes de plusieurs entrepreneurs sont en cours d'examen, ainsi que le train de vie de certains élus et cadres de la Ville, comme le tissu de circuits financiers qui pourrait les relier. Il revient au PNF de choisir les enquêteurs  et d'ouvrir, si besoin, une information judiciaire qui conduirait à la désignation d’un juge du pôle financier.

Après plus d'un an d'enquête, si le parquet de Marseille a ouvert une information judiciaire, c'est à la suite d'un vol d'armes sur la base aérienne d'Istres. 

La possible mise en examen de François Bernardini rend le dossier sensible.
 
Maire d’une commune de 40.000 habitants, président du Conseil de territoire Istres Ouest Provence et vice-président de la métropole, c’est un élu qui compte dans un département particulièrement marqué par les affaires politico-financières ces dernières années. 
C'est ainsi qu'il a déjà été condamné en 2001 à dix-huit mois de prison avec sursis, 400.000 francs d’amende et cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics au détriment d’une association. L’affaire l’avait alors obligé à quitter la présidence du département et (provisoirement) la mairie. 

En 1997, le préfet avait démissionné le maire et l'un de ses adjoints, ... Bernardini !
Procédure exceptionnelle 
Déclarés comptables de fait par la chambre régionale des comptes (un jugement du 30 avril 1995), le docteur Jacques Siffre, maire PS, et son adjoint, François Bernardini, vice-président (PS) du conseil général, ont été démis par le préfet des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Proust. Au coeur du débat, la gestion très laxiste de l'association Istres Promotion, un organisme qui, selon la chambre régionale, "n'a été que l'instrument passif d'une entreprise organisée par les dirigeants de la commune".
Les magistrats indiquaient que l'organisme n'a eu « aucune réelle vie associative ", et relevaient des dépenses somptuaires sinon extravagantes engagées pour le seul profit des dirigeants. Pour assumer ces dépenses, la commune d'Istres a versé au total une somme de 9,430 millions de francs, « subventions qui ont constitué les seules ressources de l'association, laquelle n'a perçu aucune cotisation de ses membres ». Champagne à flots, frais de déplacement exagérés, sondages politiques inutiles, financements de la campagne « les voeux du maire " : les comptes, selon les magistrats financiers, étaient éloquents. Lien Les Echos
Un pedigree qui ne plaide pas en la faveur du socialiste auprès des juges financiers.

Des éléments de l'enquête se corroborent

Le travail des juges financiers complétera celui de la chambre régionale des comptes (CRC) dont le rapport définitif sur la gestion de la mairie d’Istres ne devrait être rendu public qu’en 2017. 
Dans son rapport provisoire, celle-ci fait aussi état de soupçons de conflit d’intérêts entre le maire et des entrepreneurs qui lui sont proches. Il est tenu secret malgré les demandes de communication faites au conseil municipal le 18 octobre 2016 par les opposants Lionel Jarema (PS) et Robin Prétot (LR). 
Conformément à la règle du contradictoire, la CRC a adressé cet été des courriers à tous les acteurs, privés comme publics. Leurs réponses serviront à la rédaction du rapport final. 

Plusieurs acteurs proches du dossier confirment que le résultat de l’inspection s’annonce sévère.
La CRC en aura alors fini avec le dossier municipal mais restera dans le secteur puisque la Cour mène aussi une inspection de l’ancien SAN Ouest Provence, l’intercommunalité qui a trouvé opportun de se dissoudre dans la métropole au début de l’année 2016.
 
 On pourrait aussi évoquer les nombreux soupçons d'irrégularités pesant sur l'acquisition et la reconstruction de la villa de Marlène Prospéri-Picon, la directrice de cabinet de François Bernardini. 
Le parquet financier ne manquera pas de se pencher sur le dossier du 'mas de Saint-Véran', estimé à plus d’un million d’euros... 

jeudi 26 janvier 2017

Istres: un porte-char, un camion et un tractopelle de l'armée de l'Air ont disparu

Ce matériel volé à la base militaire d’Istres reste introuvable depuis douze jours

L'armée de l'Air a constaté le vol entre le 13 et le 17 janvier
Istres : un camion militaire volé mi-janvier reste introuvable

Les autorités militaires recherchent toujours les deux énormes engins et le mystère reste entier à Istres (Bouches-du-Rhône). Ce mega vol d'un camion de marque Renault Premium, équipé d’une remorque porte-char sur laquelle se trouvait un tractopelle Terex TL210 appartenait au 25e Régiment du Génie de l’Air basé à Istres a eu lieu dans la nuit du 14 au 15 janvier dernier. Il ne sera constaté avant le 17.

Au moment des faits, le camion et la remorque étaient stationnés en dehors de la base aérienne 125.
Bien que ce convoi soit d’une taille particulièrement impressionnante avec plus de 10 mètres de long, le camion et l’engin de chantier n’ont toujours pas été retrouvés malgré l’enquête de la gendarmerie de l’Air.
 
Le rôle du Génie de l’Air est notamment la participation à la défense d'une base aérienne.

L'état d'urgence permet les vols mais ne facilite pas les recherches

La piste d'un trafic d'engins de chantier privilégiée. 
Le signalement de ce véhicule a été transmis à toutes les unités de police et de gendarmerie de l’Hexagone afin d’aider les enquêteurs à le retrouver, surtout dans le contexte d’attentats au camion-bélier commis l'an dernier, à Nice le 14 juillet - lorsqu'un camion conduit par un terroriste islamiste a fauché mortellement 86 personnes - et à Berlin le 19 décembre. Au point zéro des investigations, les autorités - et donc les enquêteurs de la gendarmerie de l’Air - se refusent à envisager la piste terroriste. En cette période de primaire socialiste, elles poussent en avant l'hypothèse d’un trafic d’engins de chantier à destination de l’étranger (le Mali ou la Syrie). L'Etat-PS n'écarte pas non plus l'idée un vol commis par des membres du... grand banditisme.
La base aérienne 125 a particulièrement sécurisée...
L’implantation historique, dès 1962, du centre d’essais en vol de Snecma sur la base aérienne d’Istres au centre de la direction générale de l’Armement (DGA), a permis le développement des moteurs de tous les avions de combat de Dassault Aviation (Mirage F1, Alphajet, Mirage 2000, Rafale) et dernièrement et jusqu’en 2012, celui du TP400 de l’A400M d’Airbus.
Au cours de l’exécution de l’actuelle Loi de Programmation Militaire (LPM), seulement 26 exemplaires du Rafale seront livrés aux forces aériennes françaises. Aussi, les marges de manoeuvre sont limitées pour l’armée de l’Air, qui a dû revoir ses plans. 

A la BA 125 d'Istres est basé l'escadron de défense sol-air 1/950 (Crau) qui est précisément "en dehors de la base aérienne 125", comme indiqué précédemment, sans autre détail...
Vu le manque d’indices qui permettraient de retracer la piste du véhicule, la gendarmerie de l’Air a demandé l’appui des policiers et des gendarmes de France en leur faisant parvenir le signalement des véhicules qui ont disparu. Face à un vol d’une telle ampleur, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian est particulièrement humilié, mais la presse aux ordres n'a pourtant pas ébruité l'affaire.


En effet, le 25e régiment du génie de l'air reste en guerre
Depuis 2013 au Mali, dans le cadre de l'opération Serval : accompagnement et soutien des forces militaires françaises sur les pistes de Bamako, Mopti-Sévaré, Gao, Kidal et Tessalit; 2013-2014 - Centrafrique, dans le cadre de l'opération Sangaris : améliorations sur la piste et les parkings de l’aéroport international de Bangui et aménagements du camp militaire de M'Poko (intégré à l'aéroport);en 2014 au Tchad, dans le cadre de l'opération Épervier (devenue opération Barkhane le 1er août 2014): travaux d'extension de la zone militaire de l'aéroport de N'Djamena;2014 au Niger, dans le cadre de l'opération Barkhane, agrandissement de la zone militaire de l'aéroport international de Niamey; réfection et extension, à partir du 5 novembre 2014, de la piste de Madama pour permettre le poser d'avions de transport tactique. Différentes unités du génie sont chargées de la piste et de l'édification de la base, dont le 25e RGA. La fin des travaux est prévue pour le printemps 2015, puis reportée au 1er juillet 2015.


Super Le Drian a ordonné une enquête de commandement auprès de l'Inspection générale des Armées, dans le but d'identifier d'éventuels dysfonctionnements ou risques pouvant peser sur le fonctionnement des armées. L'Inspection est composée de généraux des trois armées (Terre, Air, Marine), de la Gendarmerie nationale et de la Direction générale de l'armement.

Or, la base aérienne d'Istres accumule les négligences

pamas-20160925Après le vol d’explosifs, commis en juillet 2015, dans le dépôt de Miramas, tout proche, dans la nuit du 20 au 21 septembre, des armes ont été dérobées  sur la base aérienne 125 d’Istres. Le vol aurait "essentiellement" concerné des "armes de poing", mais, a priori, aucun munition n’aurait été dérobée. 

La piste terroriste n'était évidemment pas envisagée, mais aucune avancée de l'enquête n'est plus signalée.

mardi 8 mars 2016

La ville socialiste d'Istres attire quinze "migrants" irakiens

Vauzelle (PS) a débloqué 3 millions d’euros pour l’accueil des migrants en région PACA

Les élus régionaux de gauche se sont réunis en Assemblée plénière extraordinaire le 14 septembre; le 13 décembre, ils étaient remerciés par les électeurs de PACA
Clandestins expulsés de la "jungle" de Calais et déplacés à Istres
fin octobre 2015
L'unique question à l’ordre du jour était la solidarité avec les migrants. La mise en place d’un fonds de 3 millions d’euros a ainsi été votée à la 24e heure de cette assemblée. Ils encouragent les communes volontaires ainsi que les associations à venir en aide aux clandestins. Le Président Vauzelle -qui s'est dit "fier d'être le président d'une grande région musulmane"-  a rappelé son combat depuis de nombreuses années, afin que soit pris en compte que la Méditerranée est une communauté de destin.

A trois mois de la régionale qui a balayé la gauche, un rapport a été voté par la majorité sortante, alors que la droite s’abstenait, après une intervention très critique envers le gouvernement de Pierre Paul Leonelli, et un autre, tout aussi sévère de Chantal Eymeoud. Deux intervenants FN, T. de la Tocnaye et Hubert de Mesmay, ont évoqué un million de migrants à venir... Finalement, le FN n'a pas pris part au vote.

Quinze illégaux déplacés de la "jungle" de Calais à Istres

Quinze hommes originaires d'Afghanistan, d'Iran, d'Irak, d'Erythrée ou du
Soudan,
Trois Irakiens choisis parmi quinze arrivants
sont arrivés à Istres (PS, Bouches-du-Rhône), après parfois plusieurs mois passés dans la "jungle" de Calais, ce bidonville géant où s'entassent les migrants illégaux. 

C'est l'Adamal (association d'accès et de maintien au logement), basée à Salon-de-Provence, qui prend le relais en matière de démarches administratives : tous ont déposé un dossier de demandeur d'asile. En attendant que leur régularisation soit effective, ils veulent se promener dans le centre d'Istres, faire des courses, acheter une pâtisserie, discuter avec les commerçants; bref, retrouver en quelque sorte leur humanité, raconte Fanny Viard, directrice-adjointe de l'association, qui ajoute: ils "veulent s'installer en France". Pour la plupart, ils ont 22 ou 23 ans et le plus âgé en a 50. 

Les quinze migrants sont hébergés en ce moment à l'AFPA d'Istres (association pour la formation professionnel des adultes). Ils ont tous séjourné plus ou moins longtemps dans la "jungle" de Calais, où s'entassent des milliers de personnes qui espèrent rejoindre l'Angleterre. Mais ces 15 migrants ont été envoyés à Istres pour apprendre le français et peut-être s'installer durablement en France. L'AFPA d'Istres est prête à recevoir près de 80 migrants pour les héberger, les nourrir et les former. 

40 clandestins étaient déjà arrivés à Istres en octobre 2015
Le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, préfet de la zone de défense Sud et préfet des des Bouches-du-Rhône, Stéphane Bouillon, est venu en personne de Marseille les accueillir, avec le maire d'Istres, François Bernardini.
Cette fois, outre Istres, la ville de Carpentras vient d'accueillir 25 illégaux en provenance de Calais. D'autres sont arrivés à Sisteron dans les Alpes de Haute-Provence.

vendredi 8 janvier 2016

Métropole Aix-Marseille Provence frappée de paralysie politique et d'asphyxie économique

La justice bloque la Métropole Aix-Marseille Provence

Les opposants à la nouvelle collectivité pavoisent, mais sa population et ses 7.500 agents sont en attente...

Hier, devant les juges du tribunal administratif de Marseille, la métropole a tenté de surmonter la doctrine, la jurisprudence et autres subtilités juridiques et de faire valoir les préjudices encourus. Les battus ont introduit six recours  contre l'élection de Jean-Claude Gaudin à la présidence de la nouvelle collectivité. Ils tentent ainsi d'obtenir des juges qu'ils se prononcent contre le principe de la majorité démocratique et fassent tomber celui qu'une majorité de communes a porté à la tête de la métropole. 

Mais c'est surtout du Conseil constitutionnel que les mauvais perdants attendent une décision qui lui porte un mauvais coup, d'ici au 27 février. Cette guerre administrative de "cent ans" devenue ubuesque plonge les acteurs économiques de la zone et les 7.500 agents de la Métropole et en état de sidération
4 maires, de 4 communes des Bouches-du-Rhône ont annoncé samedi 14 novembre 2015, avoir déposé un recours pour contester l’élection de Jean-Claude Gaudin à la tête de la future métropole. Il s’agit du maire PCF de Gardanne, Roger Meï, du maire DVD de Pertuis, Roger Pellenc, et des maires Les Républicains d’Eguilles et de Cabriès, Robert Dagorne et Hervé Fabre-Aubrespy. Ce dernier, un proche de François Fillon, s’était présenté, le jour de l’élection, comme seul adversaire à Jean-Claude Gaudin.
Les  élus n'ont pas le droit de siéger ni de décider quoi que ce soit 

Les fonctionnaires des six communautés de communes (EPCI) se retrouvent en "chômage technique" depuis que la collectivité "suspendue" (par décision du Conseil d'État du 18 décembre)  a été dissoute le 31 décembre. Son président, en sursis, ne peut plus gérer que les strictes affaires courantes... "C'est le flou total, dans une institution qui existe sans exister, sans aucune lisibilité sur l'avenir", résume Patrick Rué, secrétaire général FO-Territoriaux à la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM). 
"On ignore même qui a le pouvoir de signer ! " Seule certitude, explique Jean-Claude Gaudin : les 7.500 agents métropolitains seront bien payés fin janvier (ce qui ne sera sans doute pas le cas des 240 élus). 
Pour tout le reste, "les services sont à l'arrêt, nous ne recevons aucune consigne, on ignore quels projets doivent être développés, selon quel calendrier", témoigne un cadre de MPM. "Tout est bloqué, les parapheurs sont à l'arrêt", confirme une secrétaire de direction; le personnel s'occupe en "faisant du rangement". "On demande à nos chefs ce qui va se passer, personne n'est capable de répondre. On ignore même qui a le pouvoir de signer! Le plus embêtant, c'est pour les facturations aux fournisseurs. Cette situation risque de mettre des entreprises en difficulté." Un autre l'atteste, "la principale difficulté, c'est que les seuls à pouvoir signer, ce sont le président de la Métropole et les maires en exercice".

A MPM pourtant, le président Guy Teissier avait donné des instructions pour que les urgences soient réglées avant le 31 décembre, date à laquelle la communauté urbaine, devenue conseil de territoire, a perdu la personnalité juridique. "Nous avons fait remonter les priorités pour les ports, l'assainissement, les eaux pluviales, la voirie et nous avons signé tout ce que nous avons pu : notifications et lancements de marchés, bons de commandes, afin de pouvoir continuer à fonctionner durant le premier trimestre 2015", assure Lionel Royer-Perreaut qui était chargé de la commande publique à MPM. 
L'élu est même revenu pendant ses vacances pour parapher d'ultimes documents, en sorte que des chantiers de sécurisation de voirie ou dans le métro puissent être engagés. Et donc payés aux prestataires, à leur livraison. "Même en l'absence de budget métropolitain, censé être voté en mars, il est possible d'engager des financements jusqu'aux 3/12e de ce budget", précise l'élu. 

Les grands projets marseillais, type Boulevard Urbain Sud, ou pôle multimodal du Capitaine-Gèze, sont menacés: ils ne sont pas concernés par cette avance qui risquent donc d'être retardés. 
Pas question non plus de passer de nouveaux marchés, "sauf cas exceptionnel et urgent". Espérons du moins que si la corniche s'effondre demain, on n'attendra pas de statuer sur la mutabilité de la question préjudicielle... 

La vie administrative et économique est suspendue


Dans les couloirs du Syndicat d'agglomération nouvelle (San) Ouest-Provence, socialiste, à Istres (PS), les voeux se teintent ces jours-ci de perplexité et d'ironie. "On ne sait vraiment pas ce qui nous attend; c'est le flou, commente l'une des agents. Tout le monde attend de savoir à quelle sauce nous serons mangés." C'est notamment un problème pour les agents qui seront reversés, non à la Métropole, mais aux communes. La perte d'un système de primes, "plutôt favorable", aurait créé des aigreurs dans certains services, dont celui des forestiers, note une autre source. Dans tel service, décembre a été mis à profit pour "signer le plus possible" de conventions, afin qu'elles soient, de façon certaine, honorées par la future Métropole. "Car là, seul le directeur général des services est habilité à parapher quoi que ce soit.

Plusieurs services sont, de fait, à l'arrêt. 
Un responsable de service souligne ainsi que les demandes de permis de construire, jusqu'ici instruites par le San, sont en suspens. "Que se passera-t-il si la Métropole ne se met pas en marche ?", s'interroge cet agent haut placé. On sent "monter l'inquiétude": "Puisque nous ne pouvons pas lancer le paiement de nos fournisseurs, c'est toute l'économie locale qui risque des problèmes de trésorerie."  

Une collectivité "suspendue" et bientôt décapitée ? 
La Métropole pourrait,de surcroît, perdre son président. C'est du moins ce qu'a préconisé hier Hélène Rouland-Boyer, rapporteur public du tribunal administratif de Marseille, présidé par Christophe Ciréfice. La magistrate s'est ralliée à certains arguments des six protestations déposées à l'issue de ce scrutin par Roger Pellenc, maire de Pertuis, Hervé Favre-Aubrespy, maire LR de Cabriès, Robert Dagorne, maire NC d'Éguilles, Roger Meï, maire PCF de Gardanne, Gaby Charroux, maire PCF de Martigues et le sénateur-maire FN des 13e-14e arrondissements de Marseille, Stéphane Ravier, qui contestent l'élection de Jean-Claude Gaudin, lors de la séance du 9 novembre dernier. 

Le rapporteur public estime que la décision du juge des référés du 6 novembre dernier de suspendre les arrêtés préfectoraux du 1er septembre et du 12 octobre 2015, "fait obstacle à ce que le conseil de la Métropole pût régulièrement se réunir le 9 novembre". Sans séance licite, point d'élection valide donc...
D'autant que, relève le rapporteur, nommée à point nommé à ce poste sensible depuis septembre 2015, cette séance avait été dûment close par le maire d'Aix Maryse Joissains, qui présidait l'assemblée en tant que doyenne d'âge. Ancienne-directrice de cabinet à la préfecture du Morbihan et ex-sous-préfète en poste depuis... septembre 2012 à Saint-Benoît à La Réunionen charge de la Sécurité routière (après Clermont-Ferrant et Tahiti), Hélène Rouland-Boyer (née en 1965, ci-dessus) n'a, en revanche, pas retenu l'insincérité du scrutin invoquée par certains plaignants, constatant la large majorité dégagée par Jean-Claude Gaudin (119 voix sur 169 votants, une soixantaine d'élus ayant toutefois refusé de participer au vote). 
Mais pour l'avocat de Jean-Claude Gaudin, la vérité juridique n'est pas si limpide. Me Gilbert Sindrès estime que "la chronologie absurde de l'enchaînement procédural de ce dossier empêche d'être péremptoire". Et d'analyser la nature exacte des arrêtés préfectoraux qui servent de base à l'argumentaire du rapporteur public. Métropole, les élus sans le sou ! Le premier portait sur le nombre et la répartition des sièges du conseil de la future Métropole, le second sur la composition du conseil métropolitain. Pour Me Sindrès, ces textes n'ont qu'"une valeur déclarative". Ils se bornent à "constater l'existence d'un fait". 
Leur annulation par le juge des référés portant sur la compétence du préfet à fixer le nombre et la répartition des sièges n'empêcherait donc en rien la tenue de la séance métropolitaine. Dans l'entourage de Jean-Claude Gaudin, on s'est félicité que les arguments retenus par le rapporteur public ne portent que sur des points très juridiques et nullement sur les conditions dans lesquelles s'est déroulé le scrutin. 
Emmenés par Maryse Joissains, maire de Aix-en-Provence (ville historiquement rivale de Marseille) et chef de file de cette gronde anti-métropole, ces élus dénoncent la surreprésentation, selon eux des élus Marseillais au sein du futur conseil métropolitain. Argument face auquel l’entourage de Jean-Claude Gaudin, oppose un argument juridique. Celui de la Loi Sarkozy du 16 décembre 2010 qui prévoyait 130 membres pour la composition des conseils de la métropole. Un nombre bien mois élevé que celui du futur conseil provençal. "Si on applique la loi strictement, affirme un proche du maire de Marseille, la proportion d’élus Marseillais sera mécaniquement beaucoup plus forte".
Décision sous huit jours.

lundi 6 janvier 2014

Istres: un candidat UMP face à un front municipal contre le FN

Le Front national a inscrit Istres au tableau de chasse de ses conquêtes aux municipales

L'UMP pourrait remporter la mise sur cette mascarade  de front

  
François Bernardini, l'un des nombreux condamnés en justice du PS, ne décolère pas. Assis dans son bureau, cravate multicolore jurant avec son costume moutarde, le maire (divers gauche) d'Istres, 61 ans, prend le journaliste à témoin : "Je sais pourquoi vous êtes là ! Parce que après les législatives, le FN s'est dit : "Dans cette ville, c'est jouable aux municipales." Mais c'est n'importe quoi : mon bilan est exceptionnel et le FN n'a aucune tradition ici." 
La menace frontiste est telle que son ancien adversaire UMP et le leader local de l'UDI se sont ralliés pour faire barrage à Adrien Mexis, 32 ans (ci-contre), bardé de diplômes, dont Sciences Po. Aixois d'adoption, cet administrateur de la Commission européenne a décidé de s’engager en politique et s’est rapproché de Stéphane Ravier, secrétaire départemental du FN et conseiller municipal du 7e secteur de Marseille. Il peut s’appuyer sur les contacts du leader historique du FN à Istres, José Rodriguez qui préfère aujourd’hui rester en retrait "Il y aura des historiques du Front, mais pas seulement", prévient Adrien Mexis en quête de 42 co-listiers du "Rassemblement bleu marine" dans cette sous-préfecture, un bastion rose et rouge.

"Istres n'est ni Sorgues ni Carpentras, oppose Christophe Borgel, le délégué national aux élections du PS sur la défensive, mais
il y a dans cette ville, un vrai sujet Front national que l'on ne doit pas éluder." Le Parti socialiste a donc été le premier à se positionner, en dépit de l'avis de sa section locale, qui dénonce "la gestion opaque et l'autoritarisme du maire sortant", mais le PS ne présentera pas de liste contre son dissident en 2014.
Dans un communiqué rendu public début décembre 2013, François Bernardini a fait savoir que "le Parti Socialiste, réuni en convention nationale les 6 et 7 décembre, vient de mettre un terme définitif au doute volontairement distillé dans l’esprit des socialistes d’Istres par leur section locale. En officialisant sa décision de ne pas présenter de liste PS à Istres, cette instance nationale démontre clairement sa volonté de faire représenter et gagner la Gauche par le candidat le mieux placé pour y parvenir."
"J’ai donc rencontré en tout premier lieu les responsables locaux du Parti Socialiste pour les inviter à me rejoindre dans la bataille pour Istres. En toute transparence, je leur ai proposé une rencontre avec les services administratifs, leur permettant de comprendre le déficit hérité, de 14 millions d’euros, qu’ils contestent; celle-ci a été déclinée ! Ils devaient, par la suite, poser officiellement, par courrier, les bases d’un accord électoral, afin d’entamer un travail commun ; celui-ci ne m’est jamais parvenu !"
Le PS apparaît donc profondément divisé. Bernardini , qui fustige aujourd'hui sa gestion, mais le PS a pourtant tenu la maison pendant ses années d'affaires politico-judiciaires. Impliqué et relaxé dans l'affaire de la MNEF qui fit condamner Jean-Christophe Cambadélis à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d'amendeà la fin des années 1970, Bernardini fut à nouveau impliqué avec Lucien Weygand en mai 1998 par la Chambre régionale des Comptes PACA dans des détournements de fonds d'une association (OCID) pour un montant de 64,775 millions de francs, provenant exclusivement de subventions du Conseil général, à l'exception de 161.695 F de fonds communautaires". Bien que condamné à 18 mois de prison avec sursis, 200. 000 francs d'amende et 2 ans d'inéligibilité, le franc-maçon Bernardini parvient de justesse à se faire élire maire d'Istres, le 18 mars 2001, bien qu'il ait été exclu du PS. François Bernardini doit néanmoins démissionner de la mairie d’Istres en 2002, un mois avant que la Chambre régionale des Comptes de PACA lui demande à nouveau de justifier que les subventions versées par le département à l'OCID étaient d’utilité publique. Bernardini obtient du département des Bouches-du-Rhône, alors présidé par Jean-Noël Guérini, des déclarations d'utilité publique pour les dépenses effectuées par l'OCID, mais le Tribunal administratif de Marseille les annule. En décembre 2009, la Cour des Comptes confirme donc les amendes dues par Bernardini et Weygand.

François Bernardini, le maire sortant divers gauche, vient d'accrocher à son tableau de chasse son ancien adversaire UMP, Alain Aragneau. 
Le maire sortant a inauguré son QG de campagne en présence d'un petit nombre d’Istréens et d’élus, de l’UMP Alain Aragneau au communiste Michel Colson, en passant par l’UDI Olivier Mayor ou le socialiste Patrice Gouin, chacun "avec ses propres sensibilitésn sa propre histoire, sa propre identité", rangés derrière Bernardini.
L’UMP Alain Aragneau, un gaulliste qui milite depuis 35 ans dans cette ville de près de 44.000 habitants sur la rive ouest de l'étang de Berre, avait passé la main, mais il figurera sur la liste Bernardini. Le maire sortant a également rallié le président du groupe d'opposition au conseil municipal, l'UDI Olivier Mayor que son parti venait d'investir. 
"J'ai voulu rassembler du Front de gauche à l'UMP en passant par les socialistes qui ne voulaient plus me parler. C'est d'autant plus original que ce sont tous des opposants qui m'ont tapé dessus", reconnaît Bernardini, qui avoue une "petite jouissance". 
"Cette stratégie n'est pas dictée par la crainte du FN", assure-t-il, mais par "une vision partagée" de la métropole Aix-Marseille. Le PS ne présente pas de liste face à lui, mais ces ralliements ne passent pasle secrétaire de section locale, Lionel Jarema, vient de demander à son parti de se positionner sur ce qu'il appelle "le gloubi boulga" politique istréen!

Bernardini sent pourtant fort le soufre 

Il fut dans les années 1990 l'homme fort du Parti socialiste dans les Bouches-du-Rhône. D'ex-patron du PS local, il est devenu premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône de 1990 à 2000, conseiller général des Bouches-du-Rhône de 1988 à 1998, député des Bouches-du-Rhône de mai 1992 à avril 1993, député européen de 1994 à 1999 et conseiller régional Provence-Alpes-Côte d'Azur en 1998,  cet incontournable est réélu à la mairie d'Istres en mars 2008, après avoir été condamné pour abus de confiance, notamment à cinq ans d'inéligibilité et démis de ses mandats
Il fut ainsi le prédécesseur de Jean-Noël Guérini à la fédé et au conseil général.

Course au strapontin
Le ralliement d'Aragneau a aussi déclenché l'indignation de l'UMP qui l'a aussitôt suspendu. 
"Quand on a dénoncé pendant des années les pratiques douteuses de Bernardini, son système clientéliste et totalitaire entretenu à coup de subventions et de prébendes, rien ne justifie ce ralliement contre nature si ce n'est la course au strapontin", dénonce Michèle Vasserot, responsable UMP dans la circonscription. "Les électeurs sont déboussolés", observe-t-elle. 

"C'est la démonstration que le clivage UMPS et même UMPC est totalement factice. Ils ne pensent qu'à leurs destins personnels. Cette municipalité me fait penser à une République bananière", souligne Adrien Mexis. Ce fonctionnaire de l'Union européenne, qui a enseigné à Sciences Po à Paris et à Aix-en-Provence, mise sur le ras-le-bol des Istréens pour le "système Bernardini ne profitant qu'à un petit nombre de gens s'accaparant l'argent public"
Et sur les scores du FN à Istres aux dernières élections: 27,33 % au premier tour de la présidentielle et 45,83 % au deuxième tour des législatives. "On verra le moment venu si le Dr Leban prend ses responsabilités pour faire tomber le système Bernardini", conclut Mexis.

La tâche du candidat investi par l'UMP, le Dr Michel Lebanpourrait néanmoins s'en trouver facilitée entre extrémisme et corruption.
Ce radiologue qui exerce à Istres n'est pas un parachuté. 
Né en Algérie, il a fait ses études au fameux lycée Thiers de Marseille, a obtenu son diplôme à la faculté de médecine marseille et fait son internat à Montpellier. Michel Leban, conseiller municipal d'Istres depuis 1995, est le choix de la base. 


dimanche 28 avril 2013

La fusillade d'Istres met Taubira au centre d'une polémique

La justice de Taubira a-t-elle été à la hauteur ?

Mise en cause de l'idéologie de la ministre de la justice
 
La personnalité et les antécédents judiciaires du tueur de 19 ans qui a abattu jeudi trois personnes à Istres (Bouches-du-Rhône) suscitent un début de polémique.

Le tireur faisait l'objet d'une procédure de placement sous bracelet électronique après avoir été condamné, en août 2012, pour la découverte d'une arme prohibée dans sa voiture.
"Les cinq mois d'emprisonnement qu'il se devait d'effectuer étaient en cours de mise à exécution sous forme de bracelet électronique après qu'il ait été vérifié qu'il présentait bien les conditions pour bénéficier de cette alternative à l'incarcération", a affirmé samedi à la presse le procureur-adjoint d'Aix-en-Provence, Denis Vanbremeersch.

Le magistrat a toutefois réfuté que le jeune homme soit passé entre les mailles du filet judiciaire
.
"Après coup, on a toujours l'envie d'analyser pourquoi on n'a pas anticipé telle ou telle dérive mais on ne peut pas demander à la justice de tout prévenir", a-t-il jugé, une nouveauté depuis mai 2012 !

Les premiers éléments de l'enquête ont montré que ce fana d'armes avait depuis plusieurs mois confié ses intentions meurtrières à un proche. Adepte de jeux de guerre sur internet, il est aussi établi que c'est sur internet qu'il s'est procuré son arme.
Selon le magistrat, la justice n'est pas davantage responsable de la facilité apparente avec laquelle le tireur a pu se procurer une arme de type kalachnikov.
"C'est bien par le biais d'internet qu'il a acquis l'arme et les éléments qui lui ont permis de la remilitariser", a-t-il confirmé. Il a précisé que le tireur n'en était pas à son coup d'essai et qu'il s'était même fait une "spécialité d'acquérir des armes neutralisées" sur la toile, puis de les remettre en état de fonctionner. Autant d'éléments à charge contre les juges qui ont opté pour le bracelet électronique.

Le juge accable le jeune pour se décharger de toute responsabilité

En apparence, le jeune homme respectait les dispositions légales auxquelles il était assujetti. Il a ainsi respecté le contrôle judiciaire qui lui imposait de pointer deux fois par mois au commissariat d'Istres, ce qu'il a encore fait la veille de la tuerie. Mais il ne faudrait évidemment pas y voir un froid calcul de la part du tueur et donc la pleine possession de ses moyens !

"Parallèlement, il a pourtant poursuivi ses achats d'armes, qu'il a pris soin de dissimuler, soit au domicile de ses parents, soit en les enterrant", a insisté Denis Vanbremeersch.

D'ailleurs, les premiers éléments du dossier font apparaître que le criminel n'a  pas fait l'objet de soins psychiatriques et qu'il était titulaire d'une licence de tir sportif pour laquelle un certificat médical lui a été délivré.

Le club de tir d'Istres a pris les mesures que d'autres n'ont pas prises.
Il a en effet exclu le jeune à la suite de sa condamnation pour port d'arme prohibé, en août 2012.

La version des faits, selon le tueur 

Au cours de sa garde à vue, l'auteur de la fusillade a expliqué qu'il a parcouru une distance non précisée la kalachnikov à la main après l'avoir déterrée. Il a ensuite fait feu et tué deux voisins de 35 et 45 ans occupés dans leurs jardins.

Il a ensuite stoppé une voiture et demandé à la conductrice de le conduire à Paris. Devant son refus, il a fait feu sur le pare-brise du véhicule, blessant légèrement la conductrice à la main et à l'oreille.

Il a arrêté une deuxième voiture conduite par un sexagénaire, qu'il a abattu d'une rafale d'arme automatique.

Le directeur interrégional de la police judiciaire est un psy...
Christian Sainte analyse les faits: "Il est dans un registre où il joue depuis des années sur des jeux de guerre. Il est parti sur ce schéma".

A Istres, à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Marseille, l'heure était samedi au recueillement: une marche blanche en hommage aux trois victimes a rassemblé près de 3.000 personnes.

Karl Rose serait un solitaire sans aucune idélogie

Le tireur soutient "n'être militant de rien", n'avoir aucune conviction politique ou religieuse et ne se revendique d'aucune idéologie ni d'aucun courant de pensée.

Il affirme avoir agi seul. "C'est quelqu'un qui a conscience de la gravité des faits commis. il coopère avec son intelligence et son système de défense", a précisé le procureur adjoint.

Le parisien placé en garde à vue jeudi à Paris, après que l'auteur de la fusillade eût livré son nom aux enquêteurs, devait être libérée sans qu'aucune charge ne soit retenue à son encontre.
Les deux hommes avaient l'habitude de correspondre par téléphone et de jouer en réseau sur internet depuis cinq ans. Le tireur avait révélé à son compagnon de jeu son intention de tuer mais ce dernier ne l'avait pas pris au sérieux, jugeant qu'il s'agissait de "délires de post-adolescent"...

Et quelle est la part de responsabilité de la ministre de la Justice ?

Une probable mise en examen pour "assassinats et tentative d'assassinat" devait être prononcée contre le tueur après qu'il ait été déféré samedi après-midi devant un juge.

Christiane Taubira détient les clés de nos vies. Et de nos morts.
Face aux centres de détention surpeuplés, la garde des Sceaux soutient que "nos prisons sont pleines, mais vides de sens." Elle entend donc développer massivement les peines alternatives. Un changement profond de la politique pénale française… qui demande beaucoup de moyens.

Sa circulaire diffusée aux parquets entend lutter contre la surpopulation carcérale de plusieurs manières. 
D’abord en limitant le recours aux peines planchers, ces sanctions automatiques contre les récidivistes. Taubira a en conséquence demandé aux procureurs d’ "individualiser" les décisions en n’optant pour la prison ferme "qu’en dernier recours", avec notamment l'idée pré-conçue qu'un jeune ne peut être dangereux... 
La ministre de la Justice encourage aussi à freiner les comparutions immédiates, accusées d'être hâtives et prononcées à tour de bras.
Et l'idéologue enjoint enfin les parquets à "faire de l’aménagement des peines une priorité de politique pénale". Cette priorité est défendue au nom de la lutte contre la récidive, considérant que les taux de "rechute" seraient inférieurs parmi les condamnés ayant bénéficié d’un aménagement partiel ou ...total de leur peine., soit un condamé sur cinq.Mais cet affichage suppose des moyens que Taubira n'a pas débloqués.

La tuerie d'Istres soulève la question du placement sous surveillance électronique mobile 
Alors que la majorité des peines alternatives sont peu utilisées, le bracelet électronique, ou Psem, l'est bien davantage du fait de son coût très avantageux. Il a donc connu un boom (9 000 personnes aujourd’hui, contre la moitié il y a deux ans). 
Outre les motivations idéologiques de la politique judiciaire de la gauche, les questions de coûts exposent les Français aux doux tueurs et violeurs. 
Christiane Taubira aura à répondre aux deux délires idéologiques de la gauche qui a fait trois morts cette semaine à Istres.

Taubira a mérité son affichage au "mur des cons" du Syndicat de la magistrature. 
Et pourtant...

jeudi 25 avril 2013

Fusillade mortelle à Istres

Trois morts à la kalachnikov dans la ville de François Bernardini (PS) 

Trois personnes ont été tuées et une autre a été blessée jeudi lors d'une fusillade de plusieurs minutes à Istres, au bord de l'Etang de Berre, au nord des Bouches-du-Rhône.
L'auteur présumé des tirs a été interpellé en possession d'une arme d'assaut à proximité du lieu de la fusillade, qui s'est produite peu après 14h00.
On avait commencé par dire que les victimes étaient des personnes connues de la ville, mais le tueur, âgé de 19 ans, aurait fait feu au hasard, tuant trois hommes et blessant une femme légèrement à la tête. 
Les victimes sont deux voisins de 45 et 35 ans qui ont été abattus dans leurs jardins. Un automobiliste d'une soixantaine d'années a pour sa part été abattu au volant de son véhicule. 
Aucun lien n'existerait entre l'agresseur et ses victimes.
"Rien ne permet de penser spontanément qu'il y ait eu une cible identifiée en un seul lieu", a affirmé à la presse le préfet de police des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Bonnetain. "S'il y a un lien avec les victimes, il convient de l'établir. Rien pour l'instant n'a permis de le faire".
Selon une source anonyme proche du dossier, le criminel souffrirait de   schizophrénie, a-t-on aussitôt affirmé. Il a été interpellé sans heurt après avoir jeté son arme. Contrairement à une déclaration prématurée de nature à atténuer également la responsabilité du tireur, il s'agit non pas d'un fusil à pompe,  mais d'une kalachnikov, comme il en circule beaucoup dans le milieu du banditisme.
Bien qu'il soit connu des services de police pour des faits de "petite" délinquance, notamment pour port d'armes prohibé, son identité n'a pas encore été  communiquée. L'individu évoque al-Qaïda en des termes manquant de cohérence.
"Il semblerait que cette personne avait une arme de gros calibre, une kalachnikov, et ait tiré dans la foule", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, lors d'un point de presse à Paris, avant de se rendre à Istres à la demande de François Hollande.
"C'est évidemment très inquiétant et cela pose une nouvelle fois le problème de la circulation des armes", a ajouté 
le ministre de l'Intérieur pour ne rien dire. "Vous savez que j'en fais, là aussi, une priorité parce qu'il y a beaucoup trop d'armes qui circulent depuis des années, depuis la guerre des Balkans, depuis l'éclatement de l'ex-Yougoslavie".
Encore une priorité gouvernementale qui tarde à produire des effets.
D'autant que la ville d'Istres a déjà été  le théâtre d'e fusillade.