POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Chambre Régionale des Comptes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chambre Régionale des Comptes. Afficher tous les articles

samedi 29 juin 2019

Des fonctionnaires "fantômes" dans le Var, comme en Corse

Payés depuis plus de 20 ans

Une trentaine de fonctionnaires territoriaux seraient salariés, 
sans aucune affectation

Résultat de recherche d'images pour "heure sieste"Parfois depuis plusieurs dizaines d’années, révèle la Chambre régionale des comptes. Un peu comme les responsables syndicaux... 
 
Si certains serviteurs de l’Etat se dévouent sans compter à la cause commune, d'autres en sont empêchés... Voyez ces fonctionnaires du Var, qui touchent un salaire à ne rien faire depuis plusieurs décennies, selon un rapport de la Chambre régionale des comptes Provence-Alpes-Côte d’Azur publié lundi dernier et dont Var-Matin ne fait que révéler les bonnes pages, tout en se la jouant presse d'investigation. 
Le document souligne que "le centre de gestion du Var rémunère toujours une trentaine d’agents privés d’emploi", et provenant principalement des communes de La Seyne-sur-Mer et de Toulon ou encore de Cogolin. En cause, l’engagement légal de l’administration de payer ses agents, pendant deux ans (à taux plein, puis avec retenues), même lorsqu’un changement d’organisation ou d’affectation les prive d’emploi concret au quotidien.

Des agents "dormants"... qui continuent à progresser automatiquement dans l'échelle des salaires

Image associée
Les fonctionnaires concernés sont rattachés au centre de gestion de la fonction publique, et payés par lui, mais c’est la commune qui les employait à l’origine qui prend, in fine, la dépense en charge. Une situation à cheval sur deux administrations qui facilite les évitements et l’allongement des procédures de requalification, ou de nomination sur de nouveaux postes... À tel point que certains sont sans affectation et rattachés au centre de gestion depuis 1989 !

Le rapport fait également état du traitement administratif de ces fonctionnaires "fantômes". Etant considérés "en position d’activité", ces derniers "ont pu bénéficier d’avancements d’échelons et de reclassements statutaires"! Le rapport cite même une lettre dans laquelle un de ces agents sollicite l’obtention d’un grade supérieur, "se sentant désavantagé dans le déroulement de [sa] carrière par rapport aux anciens de [ses] collègues", qui l’ont obtenu...

Des "stratégies individuelles" particulièrement audacieuses.
Résultat de recherche d'images pour "fonctionnaires au travail"
Lucide sur le comportement de ces fonctionnaires, la Chambre régionale des comptes souligne des "stratégies individuelles", parfois particulièrement audacieuses, comme celle d'un des agents concernés, adjoint administratif, qui a même bénéficié de son salaire pendant huit ans (de 2009 à 2017), alors qu’il était par ailleurs "gérant d’une société commerciale dans les Hautes-Alpes". Enfin, le document met en avant la logique imperturbable de ces fonctionnaires au moment de prendre leur retraite: "une part importante [d’entre eux] ne demande pas leur admission à la retraite dès l’obtention de l’âge légal de départ, mais attend bien souvent la limite d’âge, restant de ce fait à charge encore plus longtemps pour le centre de gestion". Pourquoi se priver? Et de Mitterrand à Hollande, le nombre de fonctionnaires a augmenté de 40%...

Un coût supérieur à million d’euros par an, en argent public

Ce coût pourrait baisser légèrement, grâce à la mise en place de la dégressivité des rémunérations dans ces situations, prévue par une loi de 2016. Mais pour l’instant, la Chambre "ne peut que constater la faible incitation du centre de gestion au reclassement des intéressés, du fait de la prise en charge de l’essentiel de la dépense par la collectivité d’origine". Dans sa réponse au rapport d’observations, le président du centre de gestion de la fonction publique du Var n’évoque d’ailleurs pas le problème de ces fonctionnaires fantômes. Ils ne sont visibles qu'après minuit...

Parmi les autres reproches faits par la Chambre régionale des comptes: la surévaluation "systématique des prévisions de dépense" et "l’absence de prise en compte de ses résultats excédentaires", ainsi que, plus étonnant, l’absence de comptabilité analytique globale, qui rend l’établissement incapable de connaître le coût de revient de ses missions.

mardi 4 juin 2019

Gérard Collomb, visé par une enquête préliminaire pour "détournement de fonds publics"

L'ancien ministre de l'Intérieur de Macron  visé par une enquête préliminaire pour "détournement de fonds publics"

Le maire de Lyon a dénoncé "des informations tant inacceptables qu’intolérables"




Le maire de Lyon s’en est pris au Canard enchaîné qui révèle aujourd'hui l’ouverture de cette enquête par le Parquet national financier. L'ex-ministre d'Etat de Macron n'apprécie pas du tout les informations que livre le journal anarchiste sur l’ouverture par le Parquet national financier (PNF) d’une enquête préliminaire sur un "possible détournement de fonds publics" au profit de son ex-compagne.

Le Canard enchaîné’ précise que cette enquête préliminaire a été ouverte à la suite d’un rapport provisoire de la chambre régionale des comptes d’Auvergne-Rhône-Alpes consacré à la gestion de la ville de Lyon, transmis au PNF.

"Je ne peux donc que m’étonner, alors que les conclusions de l’enquête administrative ne sont toujours pas connues, qu’on ait pu diffuser des informations tant inacceptables qu’intolérables et déjà largement propagées", a réagi Gérard Collomb.

Entre David Kimelfeld (à gauche), président de la Métropole de Lyon et Gérard Collomb, maire de Lyon, les relations sont tendues.
"Il n’échappera à personne les véritables raisons qui conduisent ceux qui ont pris l’initiative de diffuser de telles informations de m’atteindre à 10 mois des élections municipales", poursuit le maire de Lyon qui entend se présenter en 2020 aux élections municipales et métropolitaines, à l'âge de 73 ans.
Mais il trouvera sur sa route son ancien actuel président de la métropole lyonnaise David Kimelfeld (ci-dessus à gauche), par la grâce de Collomb, mais qui entend se maintenir et évincer son mentor.

Collomb aurait "fait bénéficier son ex-compagne (Meriem Nouri) de plusieurs emplois municipaux depuis plus de vingt ans"

"Je n’ai pas attendu Gérard Collomb pour travailler pour la ville de Lyon", a réagi Meriem Nouri - une compagne du nom de Myriam, dont il a eu un fils en 1996 - aux révélations des rapporteurs de la chambre régionale des comptes cités par le Canard enchaîné. "Cela fait trente ans que j’y suis employé. Et je travaille plus qu’il n’en faut."

L’ex-ministre de l’Intérieur "confirme que, depuis 1995, M. Nouri est employée par la ville de Lyon dans différentes fonctions, d’abord comme agent non titulaire de catégorie C, puis titularisée comme agent administratif en juin 2005". Il épousera Caroline Rougé en 2001. "De 2005 à 2009, elle [Meriem] Nouri] est successivement affectée dans deux mairies d’arrondissement, puis, à partir de 2009, elle est en charge d’une activité d’accueil et d’information de proximité sur des projets urbains, notamment à la mission Serin? puis à la maison du projet Rives de Saône jusqu’à l’été 2015", détaille-t-il.

"Pour les années suivantes 2015 à 2017, pour lesquelles un signalement a été effectué par sa hiérarchie en novembre 2017, j’ai seulement été informé de ce fait en février 20193, jure-t-il. "J’ai aussitôt pris l’initiative de faire diligenter une enquête administrative dont les conclusions seront rendues fin juin et, conformément à l’article 40, j’ai informé le procureur de la République. Depuis début 2018, M. Nouri a été affectée d’abord dans une bibliothèque municipale, puis dans une mairie d’arrondissement où elle travaille actuellement", précise encore Gérard Collomb.

samedi 16 décembre 2017

UDI : accusations d’achats de voix, soupçons de clientélisme à la mairie de Bobigny

Le centre vertueux a-t-il des leçons à donner à Wauquiez (LR) ? 

Le maire de Bobigny, Stéphane de Paoli, UDI, fait face à des accusations d’achats de voix et des soupçons de clientélisme


Pointé à son arrivée au pouvoir pour s’être entouré de personnages troubles, "nominations discutables, promotions injustifiées, renvois d'ascenseur éhontés", l
e nouveau maire UDI, "en plus de son indemnité d'élu, perçoit une allocation chômage de 1.851 € net par mois," révèle Marianne. 
Stéphane de Paoli, un proche de Jean-Christophe Lagarde (ex-Nouveau centre, ex-président de l'UDI, ex-Les Centristes, devenu groupe UDI, Agir et indépendants (abrégé en UAI, qu'il co-dirige avec F. Riester, exclus des Républicains, pour avoir viré sa cuti avec Macron), anciennement groupe Les Constructifs : républicains, UDI, indépendant, abrégé en LC, souvent dénommé plus simplement Les Constructifs ou Les Constructifs-UDI), par ailleurs pointilleux en termes de vertu républicaine, s’est accordé une confortable indemnité de 4.500 € net, le maximum légal pour une ville de moins de 50 000 habitants.

Les accusations sont étayées par un rapport de la Chambre régionale des comptes.
"Il y avait de l’argent qu’ils donnaient aux mecs de cité pour aller voter. Je l’ai vu de mes propres yeux": tenus dans un reportage diffusé sur France 3, ces propos de Sabrina Saïdi, une ancienne élue de la majorité qui a participé à la campagne de 2014, ont fait l’effet d’une bombe. En janvier 2016, le maire adjoint UDI Christian Bartholmé, 61 ans (et son collaborateur Kianoush Moghadam, 33 ans), deux proches du numéro un de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, pour des "violences en réunion" exercées sur une autre élue de la ville, avait été condamné à un stage de citoyenneté, suite à des violences entre élus intervenues après la victoire surprise d'une alliance entre les centristes et des habitants des quartiers.
Les élus UDI avaient convoqué Sabrina Saïdi, alors maire adjointe chargée de la petite enfance. Ils l'accusaient d'avoir rédigé et distribué dans les boîtes aux lettres d'une cité de la commune un tract mettant en cause une cadre municipale, Lynda Benakouche. Le tract, anonyme, reprochait à la nouvelle municipalité l'embauche de Mme Benakouche, condamnée pour l'agression d'une femme enceinte et mariée à un membre du "gang des barbares" impliqué dans l'assassinat d'Ilan Halimi.
Des accusations "grotesques" pour le maire de Bobigny, Stéphane de Paoli, qui a annoncé avoir porté plainte en diffamation contre Sabrina Saïdi. "Si un tel système existait, on n’aurait pas perdu toutes les élections depuis les municipales !", argumente son directeur de cabinet, Abdeslam Berrouane. 

Le conflit qui oppose à Sabrina Saïdi, 36 ans, l’équipe UDI au pouvoir remonte au lendemain de la victoire de la liste "Rendez-nous Bobigny" qui a mis fin, en mars 2014, à un siècle de gestion communiste de la ville-préfecture de Seine-Saint-Denis. En juin 2014, un tract anonyme dénonce l’embauche à la mairie de l’épouse de Jean-Christophe Soumbou. Considéré comme le n°2 du "gang des Barbares", ce jeune de Bobigny a été condamné à 18 ans de prison pour l’assassinat du jeune juif Ilan Halimi en 2006.  

Soupçonnée d’être l’auteur du tract, Mme Saïdi est convoquée dans le bureau du premier adjoint, Christophe Bartholmé. "Tu crois que tu parles à qui ? Y’a personne qui me parle comme ça dans cette ville !", s'indigne Kianush Moghadam, son bras droit, présent lui aussi. L’adjointe ayant enregistré la conversation, un procès s’ensuit. 
A la barre, K. Moghadam, 35 ans, justifie le recrutement de la femme de Jean-Christophe Soumbou par ses liens d’amitié avec ce dernier. Relaxée en diffamation, Sabrina Saïdi obtient en janvier 2016 la condamnation de Christian Bartholmé et Kianush Moghadam pour violences en réunion. Ces deux proches collaborateurs de Jean-Christophe Lagarde, le député de la circonscription et patron de l’UDI, seront jugés en appel en janvier. 

Ces accusations d’achats de voix "n’étonnent personne à Bobigny, hormis le maire" 

Pour Ugo Portier, le candidat de La France insoumise, LFI, aux dernières législatives, tout commence avec la volonté du député-maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, élu depuis 2002, de faire basculer la ville au centre pour renforcer son assise électorale. "Certaines personnalités de Bobigny étaient prêtes à tout pour aider l’UDI dans cette entreprise", estime l’opposant d'extrême gauche.

"Et la question était : quelle cité est prête à basculer dans le camp UDI ? Par exemple, Kianush Moghadam s’est fait embaucher comme assistant parlementaire de Lagarde sur la promesse qu’il pouvait lui apporter la cité Paul-Eluard". "C’est faux et absurde, parce qu’à l’époque où M. Moghadam m’a proposé ses services, vers 2010-2011, personne – et moi le premier – n’imaginait que la ville pouvait échapper aux communistes", a raconté Jean-Christophe Lagarde.
Des "carrières fulgurantes" à la mairie UDI

Après l’élection, les soutiens les plus actifs ont été récompensés par des postes en mairie, comme le veut l'usage. Or, à en croire un rapport provisoire de la Chambre régionale des comptes (CRC), nombre de ces nominations témoignent "d’un recrutement fléché, effectué dans des conditions irrégulières". Parmi les 12 dossiers passés au crible : plusieurs trentenaires, titulaires d’un BEP d’artisan-boucher ou d’un brevet d’éducateur, mais rémunérés à des salaires normalement accessibles après 5, 10, voire 20 ans d’ancienneté dans la fonction publique. 

Six recrutements concernent également des responsables d’associations subventionnées par la commune. Des responsables, souligne la CRC, qui ont "publiquement soutenu la campagne électorale de l’actuelle majorité". 

Dans l’organigramme municipal figure aussi un homme condamné pour vol aggravé et outrage à personne dépositaire de l’autorité publique. Un profil "peu compatible avec les fonctions d’agent public", selon la CRC. Une ancienne chargée de mission, titulaire d’un diplôme d’architecte-urbaniste, a raconté être "tombée de sa chaise" en découvrant qu’on avait nommé à la direction de l’urbanisme de cette ville de 50.000 habitants "quelqu’un qui n’avait aucune expérience" dans ce domaine. Après huit ans de bons et loyaux services, cette quadragénaire a été "virée du jour au lendemain", quelques mois après les municipales. 
Ces "carrières fulgurantes", ces "salaires disproportionnés", ces "postes plus ou moins occupés", la CGT de Bobigny n’a eu de cesse de les dénoncer depuis 2014, y compris devant le tribunal administratif. 
Début décembre, la CGT a exhorté l’Etat à la fermeté pour que "des territoires entiers cessent d’être livrés à des gens qui n’ont que faire des règles et des lois de la République". Jusque-là désunie, l’opposition de gauche tente de se structurer. Avec deux militants PS et EELV, Ugo Portier (LFI) a fondé une association politique baptisée Poing commun : "C’est parce qu’il n’y a plus de projet commun qui unisse les citoyens qu’un tel système clientéliste et individualiste a pu se construire".

samedi 25 février 2017

Le parquet national financier enquête sur le maire socialiste d’Istres

Le PNF enquête sur les marchés publics de Bernardini, maire PS d’Istres

Ouverte à Aix-en-Provence 
par le parquet national financier


En parallèle sont attendues au début 2017 les conclusions de la chambre régionale des comptes qui s'annoncent salées.
Les affaires de François Bernardini ne s’arrangent pas, puisqu'une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de la tête du maire d’Istres, un rapport provisoire de la chambre régionale des comptes et de la brigade financière sur sa gestion municipale et une enquête préliminaire. de la justice pénale. 

Ouverte par le parquet d’Aix-en-Provence et désormais entre les mains du parquet national financier (PNF) à Paris, l'enquête s’intéresse à des questions d’ "atteinte à la probité" – en clair, des faits présumés de corruption. A l'hôtel de ville dont le parvis est décoré par Buren, on confirme s’être saisi de l’enquête sans vouloir en dire plus pour ne pas compromettre les investigations en cours de la Chambre régionale des comptes et de la brigade financière. 
Nicolas DAVINI
Fin septembre, l’opposition interrogea toutefois François Bernardini sur les investigations. Envoyé au charbon, l’adjoint "centriste", Olivier Mayor, confirme que Nicolas Davini (ci-contre à droite), le directeur général des services, a été entendu par la CRC et la police. Et le maire d’assurer que si la police est venue, c'est juste pour savoir, suite à des "dénonciations", pourquoi " les travaux à la Régalido [cercle du troisième âge classé 'restaurant ou service social classifié Foyer club restaurant, comme on voudra] ont duré autant de temps ? […] Voyez comme c’est pauvre !" commenta cet ex-directeur général du syndicat d'agglomération nouvelle regroupant les villes de Fos-sur-Mer (PS), Istres, Miramas (PCF). 

Depuis 2002, il est directeur régional d'un groupe de presse et vice-président du SAN Ouest Provence. Le sexagénaire est grand-père puisque sa fille Laetitia a donné un fils à un footballeur marié du PSG, Yohan Cabaye, ci-contre.
 
L’information de l'enquête n’est pas anodine car le PNF a été créé après l’affaire Cahuzac pour combattre la corruption et l’évasion fiscale. Si toutes les affaires pouvant relever de son champ de compétences lui sont signalées, le parquet national financier ne sélectionne que les dossiers les plus graves et les plus complexes. C’est donc le cas du dossier istréen, mais c'est la procureure du parquet d’Aix, Dominique Moyal, qui instruit le dossier. A propos du maire, "il a été approché en tant que témoin mais n’a pas encore été formellement entendu. Et il n’y a pour l’heure ni information ouverte ni garde à vue," indique le parquet.

Récidiviste, ce maire a déjà été condamné en 2001

Des soupçons d'irrégularités potentielles pèsent sur des marchés publics de la mairie d’Istres. Les comptes de plusieurs entrepreneurs sont en cours d'examen, ainsi que le train de vie de certains élus et cadres de la Ville, comme le tissu de circuits financiers qui pourrait les relier. Il revient au PNF de choisir les enquêteurs  et d'ouvrir, si besoin, une information judiciaire qui conduirait à la désignation d’un juge du pôle financier.

Après plus d'un an d'enquête, si le parquet de Marseille a ouvert une information judiciaire, c'est à la suite d'un vol d'armes sur la base aérienne d'Istres. 

La possible mise en examen de François Bernardini rend le dossier sensible.
 
Maire d’une commune de 40.000 habitants, président du Conseil de territoire Istres Ouest Provence et vice-président de la métropole, c’est un élu qui compte dans un département particulièrement marqué par les affaires politico-financières ces dernières années. 
C'est ainsi qu'il a déjà été condamné en 2001 à dix-huit mois de prison avec sursis, 400.000 francs d’amende et cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics au détriment d’une association. L’affaire l’avait alors obligé à quitter la présidence du département et (provisoirement) la mairie. 

En 1997, le préfet avait démissionné le maire et l'un de ses adjoints, ... Bernardini !
Procédure exceptionnelle 
Déclarés comptables de fait par la chambre régionale des comptes (un jugement du 30 avril 1995), le docteur Jacques Siffre, maire PS, et son adjoint, François Bernardini, vice-président (PS) du conseil général, ont été démis par le préfet des Bouches-du-Rhône, Jean-Paul Proust. Au coeur du débat, la gestion très laxiste de l'association Istres Promotion, un organisme qui, selon la chambre régionale, "n'a été que l'instrument passif d'une entreprise organisée par les dirigeants de la commune".
Les magistrats indiquaient que l'organisme n'a eu « aucune réelle vie associative ", et relevaient des dépenses somptuaires sinon extravagantes engagées pour le seul profit des dirigeants. Pour assumer ces dépenses, la commune d'Istres a versé au total une somme de 9,430 millions de francs, « subventions qui ont constitué les seules ressources de l'association, laquelle n'a perçu aucune cotisation de ses membres ». Champagne à flots, frais de déplacement exagérés, sondages politiques inutiles, financements de la campagne « les voeux du maire " : les comptes, selon les magistrats financiers, étaient éloquents. Lien Les Echos
Un pedigree qui ne plaide pas en la faveur du socialiste auprès des juges financiers.

Des éléments de l'enquête se corroborent

Le travail des juges financiers complétera celui de la chambre régionale des comptes (CRC) dont le rapport définitif sur la gestion de la mairie d’Istres ne devrait être rendu public qu’en 2017. 
Dans son rapport provisoire, celle-ci fait aussi état de soupçons de conflit d’intérêts entre le maire et des entrepreneurs qui lui sont proches. Il est tenu secret malgré les demandes de communication faites au conseil municipal le 18 octobre 2016 par les opposants Lionel Jarema (PS) et Robin Prétot (LR). 
Conformément à la règle du contradictoire, la CRC a adressé cet été des courriers à tous les acteurs, privés comme publics. Leurs réponses serviront à la rédaction du rapport final. 

Plusieurs acteurs proches du dossier confirment que le résultat de l’inspection s’annonce sévère.
La CRC en aura alors fini avec le dossier municipal mais restera dans le secteur puisque la Cour mène aussi une inspection de l’ancien SAN Ouest Provence, l’intercommunalité qui a trouvé opportun de se dissoudre dans la métropole au début de l’année 2016.
 
 On pourrait aussi évoquer les nombreux soupçons d'irrégularités pesant sur l'acquisition et la reconstruction de la villa de Marlène Prospéri-Picon, la directrice de cabinet de François Bernardini. 
Le parquet financier ne manquera pas de se pencher sur le dossier du 'mas de Saint-Véran', estimé à plus d’un million d’euros... 

mardi 20 décembre 2016

La "situation financière alarmante" laissée par Ségolène Royal en Poitou-Charente est... involontaire


C'est la faute à son incompétence, selon le rapport définitif sur la gestion de la région Royal


"
Que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir", va lui rappeler Bayrou... 

Des irrégularités financières, mais pas d'insincérité des comptes, décide le rapport officiel et définitif de la Chambre régionale des Comptes rendu public ce lundi 19 décembre sur la gestion des trois ex-régions socialistes, Limousin, Poitou-Charentes et Aquitaine, qui ont fusionné pour devenir la Nouvelle Aquitaine au 1er janvier 2016. 



La surprise est grande, car le bilan des comptes de la région Poitou-Charentes, dirigée de 2004 à 2014 par la socialiste Ségolène Royal, et actuelle ministre de Hollande, faisait état d’une "situation financière alarmante", après les informations révélées au printemps dernier. Le président d'alors, Franc-Gilbert Banquey, qui présidait cette CRC depuis 2010, a été promu cet été à la Cour des Comptes, où il est conseiller maître, magistrat de grade supérieur...

Conseiller maître à la Cour des comptes depuis 2012, l
e nouveau est diplômé en chinois de l'Institut national des langues et civilisations orientales.
A noter qu'il a assuré la fonction de secrétaire général du ministère de... l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer (de 2010 à 2012) actuellement occupé par... Ségolène Royal.


Les conclusions de l’institution régionale laissent un sentiment d'injustice

Le président Jean-François Monteils (à droite) 
au côté de Jean-Noël Gout, vice-président
La Chambre régionale des Comptes confirme des impayés [dettes ?] à hauteur de 111 millions d’euros, qui ont été épongés par la Nouvelle Aquitaine, et 172 millions d’euros d’emprunts dont 46 sont estimés toxiques. L’institution estime pourtant qu’il n’y a pas d’insincérité des comptes, malgré autant de négligences. "L’insincérité dans nos procédures, c’est la non-comptabilisation volontaire d’une dépense obligatoire et connue. Comme une dette exigible, par exemple", a précisé dans la Charente Libre, Jean-François Monteils, président de la Chambre régionale des comptes depuis le 11 septembre 2016. 

Le rapport précise aussi que la fusion arrive à point nommé pour le Poitou-Charentes
"En l’absence de fusion, l’état des finances de l’ancienne région Poitou-Charentes aurait nécessité, vraisemblablement dès 2016, des décisions importantes en matière de réduction des dépenses et/ou de modification de la politique suivie auparavant en matière de fiscalité".

Comment a réagi Ségolène Royal sur l’ensemble du rapport ?
Elle a estimé que le rapport mettait hors de cause sa gestion à la tête de la région. "Je suis très contente des résultats de ce rapport (…) qui clarifie les choses, démonte les accusations vraiment diffamatoires qui ont été faites pour détruire et pour abîmer", avait affirmé Ségolène Royal. "Je considère que Ségolène Royal n’a pas lu le rapport", a rétorqué Alain Rousset, président socialiste de la Nouvelle Aquitaine.

Et l’opposition régionale ?

Dans son intervention lors de la plénière du 19 décembre, Pierre Durand (Les Républicains) a estimé que l’ex-région Poitou-Charentes était une "maladie financièrement transmissible que l’on va devoir soigner impérativement". Il s’inquiète de l’impact sur les comptes de la grande région : "Il y a eu tromperie et cela va plomber toute la mandature, ne serait-ce que pour tenter de ramener la capacité d’endettement de la Nouvelle Aquitaine à 7 années à horizon 2022, où notre région va devoir ' faire face à un pic de remboursement de 34,9 millions d’euros' ".

Le porte-parole de la Nouvelle Aquitaine Florent Boudié, rappelait en mai 2016 que la situation de l’ex-Poitou-Charentes était "à mettre en perspective avec ce qu’est le budget de la région, soit 2,5 milliards d’euros", écartant l’idée que les comptes de la Nouvelle Aquitaine puissent être plombés.

La Chambre n'exerce aucune poursuites...

"C’est à la Chambre de saisir la cour de discipline budgétaire. 
Le président socialiste sortant en Aquitaine a été élu à la tête de la nouvelle grande région.Elle ne le fait pas, elle n’a pas tiré la conclusion que le budget était insincère, donc elle ne saisit pas", rappelle Alain Rousset, PS, estimant ainsi qu’il est temps de tourner la page sur cette affaire...

Dans son entretien à la Charente Libre, le président de la Chambre précise qu'il "n’a eu aucun document indiquant que ce directeur financier (Daniel Parizot, le dernier directeur financier du Poitou-Charentes) avait délégation pour signer ces prêts", relevant qu’il est du ressort des juridictions compétentes de décider ou non de poursuivre, sur ce volet.


Transparency International France va-t-elle s'emparer de la question ? 

L'ONGI entend en effet surveiller les représentants du peuple...
Avec une hausse des charges de 7 % et un recul des produits de 3,5 % entre 2011 et 2014, les villes de 2.500 à 10.000 habitants sont fragilisées. Et "177 collectivités sont inscrites au réseau d'alerte, sur les 12 départements [de la grande région], dont 159 communes", a observé notamment Jean-Noël Gout. De son côté, Jean-François Monteils a montré avec humour qu'il avait pris la mesure de l'enjeu. "Quand on se retrouve à la tête du plus vaste ressort de France, avec plus de 4.500 communes, 25 grandes aires urbaines, il est important ne pas céder à la mégalomanie," a-t-il ainsi relevé. Avant de raconter que les magistrats de cette juridiction financière devaient se réinventer, dans un contexte devenu particulièrement exigeant pour le financement des collectivités publiques. A quoi s'ajoutent de nouveaux sujets, comme le rapprochement des établissements du secteur hospitalier public et privé ou même la gestion du trait de cote du littoral, lourd de conséquences en terme d'urbanisation. 

Dans un souci de distraction de l'attention générale, Jean-François Monteils a fait dans son discours référence à Lao Tseu
 ... Benjamin Constant, rappelant que pour cet intellectuel contemporain de la Révolution française et apôtre de "la jouissance paisible de l'indépendance privée", la démocratie moderne [par opposition à celle de l'Antiquité] allait de pair avec un système de représentation, ce qui implique de "surveiller de façon active et constante les représentants [du peuple]", a souligné en conclusion le nouveau président de la CRCAPC. 
L'ONG Transparency trouvera matière à étude dans laquelle donner toute sa mesure. 

vendredi 27 juin 2014

Poitou-Charentes conteste l'échec du projet Royal de voiture électrique régional

La chambre régionale des comptes (CRC) d'Aquitaine a révélé vendredi le gouffre financier creusé par la voiture écolo 

Le Monde est impayable ! Il titre que "la région Poitou-Charentes défend le projet de voiture électrique de Ségolène Royal"...

Ségolène Royal pose au volant d'un prototype de véhicule électrique, en octobre 2008, lors de la présentation de voitures "propres" à bas coût développées par des entreprises de la région Poitou-Charentes.
Photo d'archives montrant l'ex-présidente de Poitou-Charentes,
Ségolène Royal, prenant la pose
pour promouvoir un projet de voiture électrique qui a depuis capoté

Le journal gouvernemental ne tarde pas à expliciter 
Comme présidente PS du Conseil régional de 2004 à avril 2014 avant d'entrer au gouvernement, Ségolène Royal avait lancé la production des voitures SimplyCity en novembre 2009 à Chauvigny (Vienne). Développées par la société Eco & Mobilité, la présidente claironnait  qu'il s'agissait "d'une première en Europe, la production du premier véhicule électrique de nouvelle génération, c'est-à-dire un véhicule à bas coût, grand public, disposant de batteries rechargeables chez soi". Pas étonnant que son successeur défende le projet, si indéfendable qu'il puisse être. Il était alors vice-président de région et particulièrement mouillé puisque chargé de l'Economie.

Lancé en 2008, ce projet visait à construire un véhicule électrique écologiquement conçu et fabriqué entièrement en Poitou-Charentes. Finalement, quelque 1.000 exemplaires ont été essentiellement achetés par des collectivités locales avant que la société ne soit liquidée en mai 2012.
Extrait Le Monde-27 juin 2014
En 2013, il était affirmé que quatre repreneurs potentiels étaient intéressés par la société Heuliez SAS, placée en redressement judiciaire depuis le 11 avril. Le 31 octobre 2013, le tribunal de commerce de Niort autorisa la reprise par une SEM, dont la région Poitou-Charentes est encore actionnaire majoritaire (associée à un ensemble de sociétés privées : EURL La Charpenterie, Groupe Millet Industrie, Onex, SA Libner, SBCA, SAS Aphelie, Laboratoire Science et Nature et le député PS Jean Grellier, responsable du groupe socialiste pour le projet de loi relatif à l'économie sociale et solidaire)

Conflit d'intérêt
Une "Traban" électrique et éphémère
En 2010, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) s'était déconsidérée en accordant son aide à l'achat à deux autres véhicules électriques commercialisés en France, pour un montant de 3 000 euros pour le SimplyCity Pick-Up et de 2 000 euros pour la Ligier Be Sun Proline.
C'est la société française Heuliez qui produit en série cette année le pick-up électrique SimplyCity d'Eco&Mobilité dans l'usine de Cerisay (Deux-Sèvres). 
Or, l'ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) est un établissement public présidé par un syndicaliste CFDT.
Vendredi, la CRC a notamment épinglé le "soutien important et inconditionnel " de la région dans ce projet éphémère.

Le successeur de Mme Royal tente de démonter les reproches

Macaire nie que beaucoup d'argent a été gaspillé.
"Important oui, mais inconditionnel non", a estimé Jean-François Macaire, le nouveau président du Conseil régional, qui estime à 7 millions d'euros "le concours de la région et l'apport à la société de capital-risque".
Le successeur de Royal défend le droit de la région de perdre l'argent du contribuable
"Tout ce qui a été acté a été fait. Il n'y a pas eu d'argent de gaspillé", tente-t-il de faire croire, en dépit de la liquidation de l'entreprise. "Le modèle de lancement d'un véhicule innovant, c'est de perdre de l'argent et la CRC ne rentre pas dans ces détails", a-t-il expliqué, jugeant que la société n'était " pas si loin que ça de réussir".
"Le rôle des collectivités locales est aussi de soutenir des filières locales et de prendre des risques comme ceux que rencontre toute entreprise innovante. Nous avons accepté ces risques et les assumons"
En Poitou-Charentes, on accuse les autres
Selon le socialiste qui était alors vice-président de la région, la suspension d'une aide de 6.000 euros par voiture décidée par le gouvernement Fillon "quelque temps après le lancement du projet a pénalisé la société" Eco & Mobilité. Avec cette aide, le véhicule, vendu 11.000 euros, revenait finalement à 5.000 euros au constructeur. Le dispositif, mis en place en 2008 pour soutenir l'achat de véhicules propres au détriment de ceux plus polluants, était déficitaire et coûtait de plus en plus cher à l'Etat.

Nombre insuffisant de bornes: 
8.000 sont en service 
ou en cours d'installation
Cependant, Jean-François Macaire considère qu'avec "deux constructeurs de bornes électriques de recharge et deux constructeurs de voitures électriques", JDM et Noon Electric [mais une densité extrêmement faible du réseau de bornes  électriques de recharge en France: Montebourg promet de les développer de même qu'il rétablit le bonus à 6.300 euros], sans compter le problème de la viabilité de la Mia Electric, qui doit être tranché mercredi par le tribunal de Commerce de Niort avec quatre repreneurs potentiels, "la filière existe dans la région", si bancale soit-elle. "Nous avons perdu le premier étage de la fusée, mais la fusée a décollé quand même", a-t-il raconté.

mardi 18 mars 2014

Manche: les locaux du Conseil général investis par des fonctionnaires

Des  fonctionnaires ont occupé le bureau du président du CG de la Manche le 27 février 

Tant pis si ça pince !
"C’est une première dans l’histoire de la Manche", s’indigne Jean-François Le Grand, président du Conseil général du département (ex-UMP).
L'hebdomadaire La Manche libre montre des policiers évacuant dans le bruit et la confusion des fonctionnaires syndiqués. Ils protestent contre le passage de onze à dix semaines par an de… congés payés ! Inacceptable, selon les organisations syndicales. Votée par le Conseil général de la Manche, cette mesure de réorganisation du temps de travail ne vise pourtant qu’à s’adapter aux 35 heures, les agents ne travaillant pour l’instant que… 34 heures hebdomadaires. 

L'absentéisme est généralisé 

Chaque année, la Fondation Ifrap dresse le palmarès des villes où les fonctionnaires sont le plus absents. Le record a été attribué en ce début 2014 à Montpellier (PS) où les agents s’absentent, par an, en moyenne… 39 jours, dont 19 seulement dans le cas d’arrêts maladie ! 

L’Ile-de-France de J.-P. Huchon n’est pas en reste. Le rapport de la Chambre Régionale des Comptes a ainsi estimé que l’absentéisme des fonctionnaires de la région a  coûté 40,35 millions d’euros pour la seule année 2011 (derniers chiffres connus). Des chiffres à propos desquels les organisations syndicales se font très discrètes…


jeudi 27 janvier 2011

Les hauts fonctionnaires de la ville de Paris sont-ils grassement payés ?

Débat autour de la gestion de la ville de Paris par Delanoë

Delanoë ramène à la décence les salaires des hauts fonctionnaires de la mairie

Le maire de Paris tente d’apaiser l’indignation suscitée par les révélations de la Chambre Régionale des Comptes en septembre.


Dans un rapport, celle-ci dénonçait
la multiplication et l’envolée des hauts salaires à la Ville de Paris
.

Dans
un courrier adressé aux présidents des cinq groupes politiques du Conseil de Paris, Bertrand Delanoë annonce qu’il va réduire en moyenne de 15 % la prime départementale versée aux 60 plus hauts fonctionnaires de la Ville.
Pour les 10 plus hautes rémunérations, la prime (qui pouvait atteindre les 40 000 € annuels) va être réduite de 20 %.

Au final, la Ville va donc réaliser une économie de 280 000 € et moraliser les inégalités salariales pratiquées par le pouvoir socialiste. Cette réduction sera appliquée dès l’an prochain.

Le maire PS est ainsi poussé à demander à la secrétaire générale d’engager une réforme du régime indemnitaire des cadres dirigeants afin que leurs rémunérations correspondent mieux à leurs fonctions réelles...

VOIR et ENTENDRE les débatteurs réunis par BFM Business, en novembre dernier: Pierre-Yves Bournazel (UMP), conseiller de Paris et conseiller régional d'Ile-de-France, le sénateur Pozzo di Borgo (groupe Centre et Indépendant du Conseil de Paris) et Julien Bargeton, 1er adjoint (PS) à la maire de Paris pour le 20ème arrondissement et rapporteur de la mission d'information de la ville de Paris.
Le parti-pris flagrant de la journaliste - Caroline Brun (chroniqueuse dans les émissions de Pascale Clark et directrice éditoriale du quotidien gratuit Metro - n'échappera à personne, non plus que sa participation intrusive: est-ce ce qu'on appelle "insolence de la presse" ou plutôt son engagement militant ?



Débat sur la gestion Delanoë de la ville de Paris partie 1/3 envoyé par PierreYvesBournazel.

SCRIPT 2e partie

Pierre-Yves Bournazel
Et ça fait dix ans que vous êtes aux responsabilités et il y a de nouvelles erreurs que vous avez commises qui ont été épinglées dans votre gestion.


Julien Bargeton
Non.

Pierre-Yves Bournazel
Et qu'à un moment donné, il faut se poser la question de savoir combien d'investissement on fait pour la ville de Paris, avec quel fonctionnement. Et là je crois qu'il faut rationaliser les dépenses de fonctionnement de la ville de Paris.Dix mille agents supplémentaires en dix ans, c'est quand même lourd ...

Julien Bargeton
(Inaudible).

Pierre-Yves Bournazel
C'est quand même lourd. C'est quand même très lourd. Il faut quand même, au moment où vous augmentez les impôts des Parisiens, s'interroger sur la manière dont on peut mieux évaluer les objectifs et les résultats des fonctionnaires dans leurs missions de service public parce qu'il ne faut jamais oublier que les fonctionnaires sont garants de l'intérêt général et de la continuité du service public et que c'est vis-à-vis des contribuables aussi que vous, vous devez rendre des comptes. Et cela, vous l'avez souvent oublié dans votre gestion.

CAROLINE BRUN
Alors on va poursuivre ...

Julien Bargeton
La ville de Paris est la seule à avoir mis en place un budget en mode loi organique relative aux lois de finances alors que nous ne sommes pas obligés.Nous avons demandé à l'État de pouvoir passer en mode loi organique relative aux lois de finances ...

CAROLINE BRUN
On fait une petite pause...

Julien Bargeton
L'État ne nous l'a pas accordé ...(Brouhaha).

CAROLINE BRUN
On fait une courte pause et on va revenir très longuement sur ce sujet juste après la pub et les infos.

CAROLINE BRUN
Alors je voudrais revenir sur un élément qu'on a eu juste avant la coupure, dans le rapport de la Chambre régionale des comptes il y a l'idée que, au fond, un certain nombre de titres de directeurs généraux ne correspondent pas aux fonctions réellement exercées - et c'est une partie des critiques que vous avez formulées Pierre-Yves Bournazel tout à l'heure en parlant de politisation de l'administration - alors, Julien Bargeton, est-ce que tous les hauts fonctionnaires ont des fonctions, enfin font effectivement le travail qui correspond à leurs fonctions et donc qui pourrait éventuellement justifier une rémunération élevée ou est-ce qu'effectivement il y a un problème de... ? Un peu comme dans la fonction publique, où, quand on a acquis un grade, on ne le perd jamais. Et donc est-ce qu'il y a des gens qui n'exercent pas les fonctions qu'ils devraient exercer et pour lesquelles ils ont des salaires élevés?

Julien Bargeton
Non! Je ne connais pas de fonctionnaire à la ville de Paris - je parle pour tous les agents - qui ne fasse pas son travail, tous les agents de la ville de Paris sont occupés à ce qu'ils doivent faire et sont rémunérés pour cela. Après, il y a la question de la grille par rapport aux collectivités locales et par rapport à l'État, c'est le débat qui nous a intéressé tout à l'heure. Donc il n'y a pas de fonctionnaire qui ne soit pas chargé d'une mission et qui ne travaille pas.Ensuite la question que vous posez est la question du maintien dans le temps d'un certain niveau de rémunération, etcetera, quand on évolue, cela vaut pour l'État d'ailleurs, cela vaut aussi pour les hôpitaux, cela vaut...

CAROLINE BRUN
Pour toute la fonction publique!

Julien Bargeton
Pour toutes les fonctions publiques territoriales également, et hospitalières, et d'État, c'est-à-dire effectivement comment on attache mieux et davantage des éléments de rémunération aux fonctions qui sont exercées. Et donc on assume le fait que lorsqu'on change de fonctions, on perde certains éléments de rémunération. C'est cela le sujet. Et effectivement il y a des personnels qui ont des rémunérations parfois élevées, mais lorsque vous dirigez des directions de taille très importante, il est légitime de percevoir la rémunération qui s'y attache; ensuite il y a un travail de cotation de…

CAROLINE BRUN
Quand vous changez de fonction, il y a moins de raisons?

Julien Bargeton
Non! Mais il y a un travail de cotation de poste qui est en cours, il y a un travail de cotation de poste qui est en cours. C'est un terme un peu technique, pardonnez-moi, cela veut dire, finalement de dire: est-ce que toutes les directions valent le même niveau de primes en fonction du nombre de personnes, en fonction des enjeux, en fonction des risques, etcetera ? C'est un travail qui est très lourd, parce que ça ne concerne pas que les directeurs, ça doit concerné aussi les sous directeurs, les chefs de bureaux, etcetera et, donc, on doit avancer sur cette question de dire: Voilà quel est le niveau de responsabilité d'un poste et quel est le niveau de rémunération qui va avec.

CAROLINE BRUN
C'est ça…

Julien Bargeton
Mais je ... Il faut le dire très clairement, c'est effectivement une question qui se pose à l'ensemble des fonctions publiques.

Pierre-Yves Bournazel
Oui! Je voulais dire que c'est... ce que vous venez de dire, on peut l'entendre, mais simplement il y a aujourd'hui des gens qui ont des titres de directeurs et qui ne sont pas directeurs de l'administration, or ils ont été formés par la ville, ils sont administrateurs de la ville de Paris, ils ont un véritable cursus dans la ville de Paris et, aujourd'hui, ils se trouvent placardisés, c'est ce que dit le rapport de la Chambre Régionale des Comptes...

Julien Bargeton
Placardisés ça veut dire quoi? Ils sont...

Pierre-Yves Bournazel
Ca veut dire qu'ils ont des missions qui ne correspondent pas à leur niveau de compétences et vous le savez très bien. Et...

Julien Bargeton
Non! Mais de quoi vous parlez en...

Pierre-Yves Bournazel
Il y a un certain nombre de gens qui ont le grade de directeur et qui ne sont pas à la tête de direction de la ville de Paris et qui, en fait, sont chargés d'une mission. Vous voulez que je vous parle par exemple d'un certain nombre de gens au design, les postes ancrés?

CAROLINE BRUN
Mais...

Pierre-Yves Bournazel
Oui! Je...

CAROLINE BRUN
Pierre-Yves Bournazel...

Pierre-Yves Bournazel
Je voudrais juste insister sur un point!

CAROLINE BRUN
Oui!

Pierre-Yves Bournazel
Moi j'ai fait une recherche 1 parce que, quand j'ai lu ce rapport de la Chambre Régionale des Comptes, je me suis dit: mais alors, s'il y a une placardisation, qui sont ces nouveaux directeurs?

Julien Bargeton
On a la même recherche!

Pierre-Yves Bournazel
Et donc j'ai fait une recherche - qui a d'ailleurs été publiée dans une interview du « Parisien» il y a quinze jours - et je me suis rendu compte que trente-six pour l'instant - parce que vous savez, les recherches, c'est long-, pour l'instant, trente-six directeurs d'administration ou de société d'économie mixte, qui gèrent les plus gros budgets de la ville de Paris, ce sont des gens issus des cabinets ministériels ...

Julien Bargeton
Non! C'est faux.

Pierre-Yves Bournazel
Monsieur Jospin ou membres du Parti socialiste...

CAROLINE BRUN
Alors ... Non! Mais deux questions...

Pierre-Yves Bournazel
Je dirais même...

CAROLINE BRUN
Est-ce que c'est faux ou est-ce que c'est normal... ?

Pierre-Yves Bournazel
Non! C'est vrai.

CAROLINE BRUN
Je dirais ...

Julien Bargeton
Je vais prendre simplement...

CAROLINE BRUN
Attendez! Juste une...

Julien Bargeton
Je vous en prie!

CAROLINE BRUN
Est-ce qu'on ne peut pas considérer que Bertrand Delanoë s'entoure légitimement de gens ... ?

Pierre-Yves Bournazel
Oui! Alors justement je finis juste là-dessus ...

CAROLINE BRUN
Qui partagent son avis?

Pierre-Yves Bournazel
Juste un mot là-dessus !

CAROLINE BRUN
De même que la mairie de Paris était chiraquienne sous Chirac,Tibéri sous Tibéri...

Pierre-Yves Bournazel
Non! Je vais vous dire une chose ...

CAROLINE BRUN
Et on peut remonter plus loin.

Pierre-Yves Bournazel
Juste un mot! Juste un mot...

CAROLINE BRUN
Oui!

Pierre-Yves Bournazel
Et après, je laisse le débat se faire. Non! Pour deux raisons: d'abord, parce que dans la ville de Paris, il y a déjà des gens compétents, je l'ai dit, qui pourraient être directeurs et qui sont aujourd'hui placardisés, qui n'occupent pas ces fonctions parce qu'on a fait venir de l'extérieur de nouveaux directeurs, ça fait augmenter la masse salariale et ils ont été recrutés sur un seul critère, la préférence socialiste. Ils étaient tous issus des cabinets ministériels de Monsieur Jospin. Il y en a même certains qui sont membres du Parti socialiste et membres de la commission nationale des conflits du Parti socialiste. Ça veut dire très clairement qu'il y a eu un critère de sélection de ces gens qui étaient extérieurs de la ville de Paris qui est extrêmement politicien. Il n'y a rien d'illégal! Mais je trouve que dans la manière de gérer la ville de Paris, il y a quelque chose qui n'est pas transparent et qui ne correspond pas à l'éthique que je me fais de la politique.

CAROLINE BRUN
Alors, Julien Bargeton, est-ce que... ?

Julien Bargeton
Cette chasse aux sorcières est vraiment indigne pour les gens qui la lancent! Par définition la ville de Paris est une collectivité locale, nous l'avons dit tout à l'heure un peu spécifique, mais c'est une collectivité locale et, donc, elle dispose de ressources humaines en interne, il y a donc beaucoup ...

Pierre-Yves Bournazel
Vous en avez rajoutées!

Julien Bargeton
Beaucoup de gens, non, beaucoup de gens qui sont en poste et qui sont issus de l'administration parisienne et y compris directeurs, et y compris secrétaires généraux adjoints, et qui étaient sous-directeurs dans les précédentes mandatures, et c'est bien normal puisque, comme collectivité locale, nous disposons de...

Pierre-Yves Bournazel
Le directeur de...

Julien Bargeton
D'un personnel compétent, etc., et qui est effectivement...

Pierre-Yves Bournazel
Le directeur du développement économique ...

Julien Bargeton
Et qui poursuit sa carrière ...

Pierre-Yves Bournazel
Trente-six!

Julien Bargeton
Comme dans l'administration, on poursuit sa carrière ...

Pierre-Yves Bournazel
Je vous en cite trente-six minimum directeurs!

Julien Bargeton
On poursuit sa carrière, et, effectivement, il y a aussi des personnes qui viennent de l'extérieur. Mais moi je trouve que c'est plutôt un signe d'intérêt, ça fait...

Pierre-Yves Bournazel
Oui ! Mais ils viennent du Parti socialiste.

Julien Bargeton
Non! Ils ne viennent pas du Parti socialiste ...

Pierre-Yves Bournazel
Mais c'est vrai ...

Julien Bargeton
On ne demande pas la carte ...

Pierre-Yves Bournazel
J'ai la liste! Vous voulez que je vous la donne la liste?

Julien Bargeton
On ne demande pas la carte. C'est vraiment...

Pierre-Yves Bournazel
Non! Vous ne la demandez pas la carte, non.

Julien Bargeton
C'est vrai du Maccartisme aux petits pieds!

Pierre-Yves Bournazel
Non! Ce n'est pas bien ce que vous dites.

Julien Bargeton
Pardonnez-moi ...

Pierre-Yves Bournazel
J'ai la liste des gens ...

Julien Bargeton
C'est-à-dire que cette ... cette chasse aux sorcières ...

Pierre-Yves Bournazel
Ce n'est pas une chasse aux sorcières ...

Julien Bargeton
En plus, vous ne remettez jamais ...

Pierre-Yves Bournazel
C'est une chasse à votre gestion.

Julien Bargeton
Vous ne remettez jamais en cause la compétence des agents ...

Pierre-Yves Bournazel
C'est votre gestion.

Julien Bargeton
Vous, vous en prenez…

Pierre-Yves Bournazel
Non! Parce que je m'en prends à Bertrand Delanoë ...

Julien Bargeton
Aux personnes, alors même...

Pierre-Yves Bournazel
Et à vous ...

Julien Bargeton
Non! Avant même que ce sont des personnes qui viennent de l'extérieur... (Brouhaha) ...

CAROLINE BRUN
Alors, attendez, que pense le centriste du débat sur la politisation?

Julien Bargeton
Effectivement enrichissent par leurs compétences, par leur expérience ...

Pierre-Yves Bournazel
Je m'en prends à votre gestion, c'est vous qui les avez choisis.

Julien Bargeton
Certains ont fait du cabinet, c'est une réalité, mais c'est loin...

Pierre-Yves Bournazel
Membres du Parti socialiste ...

Julien Bargeton
C'est loin d'être le cas de tous, ils ne sont pas...

Pierre-Yves Bournazel
C'est une politisation totale.

Julien Bargeton
Il n'y a pas... Ce n'est pas une politisation, c'est un...

CAROLINE BRUN
Yves Pozzo di Borgo !

Pierre-Yves Bournazel
Vous avez fait ce que vous avez dénoncé ... (brouhaha) ...

CAROLINE BRUN
Essayez de les réconcilier, le Centre est toujours là pour ça.

Yves Pozzo di Borgo
Oui! Moi je crois, si je peux me permettre, c'est vrai que vous avez tout à fait raison, un maire qui arrive il est normal qu'il ait ses amis politiques dans son cabinet, c'est d'ailleurs ...

CAROLINE BRUN
Sous Chirac ça été exactement pareil!

Yves Pozzo di Borgo
Dans son cabinet! Et ils sont d'ailleurs très nombreux. Je vous signale d'ailleurs que nous, au groupe, nous avons demandé d'avoir les lettres de mission de tous les membres du cabinet, ça nous a été refusé. Et donc je vous annonce que je vais saisir la Commission d'accès aux documents administratifs pour qu'on puisse avoir ces lettres-là, pour savoir exactement ce que font tous ces membres de cabinet, parce qu'il y en a beaucoup...

Julien Bargeton
II y en a ...

Yves Pozzo di Borgo
Un nombre très conséquent, un nombre ...

Julien Bargeton
Pour la première fois, nous avons adopté une délibération ...

Yves Pozzo di Borgo
Si vous me permettez, Monsieur...

Julien Bargeton
Qui indique les plafonds pour les cabinets. C'est la première fois, ça n'existait pas...

Yves Pozzo di Borgo
Excusez-moi! Mais en au...

Julien Bargeton
Il y a un ...

Yves Pozzo di Borgo
On aimerait avoir les lettres de missions et cela, on ne l'a pas. C'est le premier point. Et donc c'est tout à fait normal qu'un maire ait ses amis politiques au cabinet. Seulement moi... J'ai devant moi simplement la liste de dix directions, ce sont tous des membres qui viennent d'un cabinet socialiste ...

Julien Bargeton
Et ils ne sont pas compétents, ils ne sont pas compétents. Vous remettez en cause leurs compétences?

Yves Pozzo di Borgo
Je n'ai pas dit ça !

Pierre-Yves Bournazel
Il n'y en avait pas des gens compétents à la ville de Paris?

Yves Pozzo di Borgo
Seulement, seulement...

CAROLINE BRUN
Est-ce qu'il y a des gens compétents à Droite?
Voilà!

Yves Pozzo di Borgo
Attendez! Excusez-moi. Il y a deux choses: il y a les membres de cabinet...

CAROLINE BRUN
C'est la question que vous posez.

Yves Pozzo di Borgo
Et vous êtes très nombreux membres de cabinet, vous avez quand même les ministres, même le ministre de Bercy, pourtant ministre des Finances, n'a pas un nombre de cabinets comme...

Julien Bargeton
C'est faux!

Yves Pozzo di Borgo
Mais...

Julien Bargeton
Mais c'est complètement faux.

Yves Pozzo di Borgo
C'est faux ...

Pierre-Yves Bournazel
Non! C'est vrai, il a raison, ils sont beaucoup ...

Yves Pozzo di Borgo
Mais ce n'est pas vrai! Mais c'est complètement fou, le nombre de chargés de missions auprès du maire de Paris mais c'est surréaliste, est-ce que...

Pierre-Yves Bournazel
Il y a quarante membres !

Yves Pozzo di Borgo
Mais non!

Pierre-Yves Bournazel
Donc…

Yves Pozzo di Borgo
Et puis il y a quarante membres. Dans un ministère de Bercy, c'est vingt...

Pierre-Yves Bournazel
Vingt! Oui.

Julien Bargeton
Non!

Yves Pozzo di Borgo
Excusez-moi, Monsieur Bargeton ...

Julien Bargeton
Non!

CAROLINE BRUN
Mais ce sont vingt officiels ...

Yves Pozzo di Borgo
Vingt! Oui, officiellement vingt... (Brouhaha) ...

CAROLINE BRUN
Et quelques informels. Oui! Oui.

Yves Pozzo di Borgo
Mais globalement, heureusement, vous n'avez pas...

Julien Bargeton
Eh bien on a pris une délibération pour le plafonner...

Yves Pozzo di Borgo
Ca, sans compter...

Julien Bargeton
Ils sont aujourd'hui trente-cinq ...

Yves Pozzo di Borgo
Sans compter...

Julien Bargeton
Et le plafond de quarante. Voilà!

Yves Pozzo di Borgo
Monsieur Bargeton, sans compter ce que dit la Chambre régionale des comptes, il y en a plus de cent soixante, cent soixante-trois qui ont été recrutés sans l'accord du Conseil de Paris et qui sont ses adjoints, alors arrêtez de dire ça...

Julien Bargeton
Ce n'est pas vrai! Ils sont...

Yves Pozzo di Borgo
Écoutez-moi! C'est dans le rapport ...

Julien Bargeton
Nous avons voté une délibération ...

Yves Pozzo di Borgo
De la Cour des comptes ...

Julien Bargeton
Non!

Yves Pozzo di Borgo
Lisez-le!

Julien Bargeton
Non! Nous avons voté une délibération, soyez précis ...

Yves Pozzo di Borgo
Lisez-le! Premier point.

Julien Bargeton
Nous avons voté une délibération, il y a cent trente ...

Yves Pozzo di Borgo
Non! Mais premier point...

Julien Bargeton
Il y a un plafond de cent trente chargés de mission ...

Yves Pozzo di Borgo
Monsieur Bargeton...

Julien Bargeton
Pour les adjoints ...

Yves Pozzo di Borgo
Premier point...

Julien Bargeton
Et il y a aujourd'hui cent vingt-cinq ...

Yves Pozzo di Borgo
Il est tout à fait normal...

Julien Bargeton
Donc... et c'est la première fois qu'on vote cette délibération ...

Yves Pozzo di Borgo
Monsieur Bargeton, il est tout à fait normal que le maire ait un cabinet politique, mais il est excessif. Deuxième point, c'est là où ce n'est pas normal, c'est que tous les postes de directeurs - et c'est pour ça qu'on crée des postes de directeurs qu'on met dans les placards de l'administration de la ville de Paris -, qui sont des gens compétents, ils sont sur la touche et ils sont dans des placards et on les met à la place des amis politiques ...

Julien Bargeton
Ce n'est pas vrai! Ce n'est pas vrai.

Yves Pozzo di Borgo
C'est là le problème. Je dis...

Julien Bargeton
Ce n'est pas le cas de ...

Yves Pozzo di Borgo
Écoutez! J'ai devant moi la liste de dix directeurs qui viennent tous de cabinets Jospin ...

Julien Bargeton
Tous des cas de ...

Yves Pozzo di Borgo
Enfin excusez-moi Monsieur Bargeton ... (brouhaha) ... ce n'est pas un reproche, je dis simplement - et le maire de Paris s'en est lui-même rendu compte d'ailleurs au Conseil de Paris ...

CAROLINE BRUN
Un tout petit peu mot de conclusion, parce que là je sens qu'on ne va vous mettre d'accord, Pierre-Yves Bournazel, mais on conclut.

Pierre-Yves Bournazel
Non, Je voudrais juste dire une chose…

CAROLINE BRUN
Non! Mais on conclut.

Pierre-Yves Bournazel
Je voudrais juste dire une chose en conclusion, je voudrais ... Non! Je voudrais dire que moi ce que je ...

CAROLINE BRUN
Non, vous n'aurez pas le ...

Pierre- Yves Bournazel
Ce n'est pas les fonctionnaires, c'est la gestion de Delanoë ...

CAROLINE BRUN
Vous n'aurez malheureusement pas le temps de le dire ... (brouhaha) ... Merci à tous.

Rappelons que la gestion socialiste de la Ville de Paris crée de plus en plus de polémiques

Bertrand Delanoë est ainsi accusé du financement de la CGT.
Selon Capital (lien), la mairie de Paris n'en a pas fini avec les emplois fictifs. Dans une lettre, révélée par le mensuel en octobre 2010, la CFTC accuse la Ville de Paris de financer des heures syndicales au bénéfice de la CGT.
L'inspection générale de la capitale chiffrerait à 1,2 million d'euros par an le coût de ces emplois. Selon Le Figaro (lien), le rapport de l'inspection générale indiquait en 2005 : " ce genre de mise à disposition s'analyse comme une fiction qui consiste à considérer qu'un fonctionnaire est en activité, occupe un emploi et a droit à la rémunération afférente à son grade, alors qu'il est au service d'un organisme distinct de la collectivité qui l'emploie".