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lundi 30 mars 2015

Valls et son gouvernement, tous déjugés: peuvent-ils se maintenir contre le peuple ?

Aucun ministre survivant au "crash" des départementales

François Hollande, président de la République: chassé de Corrèze;

Manuel Valls, premier ministre, chassé de l'Essonne;



Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chassé de Seine-Maritime;

Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, virée des Deux-Sèvres où elle a été parachutée:

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche: Lyon-ville n'était pas appelé à voter... Mais le Rhône est gagné par la droite;

Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la Justice: la Guyane n'était pas appelée à voter... 

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, majorité sortante UMP reconduite dans l'Indre;

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (mais plutôt de la guerre), chassé du Morbihan passé à l'Union de la droite;

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, chassée d'Indre-et-Loire;

François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, chassé de Côte-d'Or;

Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, chassé de la Manche;

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, porte-parole du Gouvernement, sur le départ de la Sarthe;

Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique: n'a aucun ancrage municipale ni départemental, n'a jamais sollicité de légitimité populaire...

Sylvia Pinel, ministère du Logement, de l'Égalité des territoires et de la Ruralité,  sur le départ de Tarn-et-Garonne;

Marylise Lebranchu, ministère de la Décentralisation et de la Fonction publique, admise à faire valoir ses droits à le retraite hors du Finistère;

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, n'a aucun ancrage municipale ou départemental: sans aucune légitimité populaire...

George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer, en attente des Régionales de décembre: elle est conseillère régionale d'Île-de-France.

Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, viré de la forteresse PS du Nord, dont il était le président (2011-2014).

Le bilan des Départementales est sans appel.
Le gouvernement a été massivement désavoué; 
il ne peut s'incruster.


vendredi 10 octobre 2014

Hollande: Batho remonte au créneau contre la politique du gouvernement Valls

L'ex-ministre de l'Ecologie s'apprête à étriller le président de la République

Delphine Batho va publier "Insoumise", un pamphlet politique duquel François Hollande ne devrait pas sortir indemne

L'ancienne ministre de l'Ecologie ne passe pas la brosse à reluire. 
Dans son bilan de l'action présidentielle, Delphine Batho (PS) condamne l'"abandon de l'idéal" socialiste par Hollande et sa perméabilité au lobbying des grandes entreprises.
Un tutoiement qui tue
"Cher François (...) Tu as organisé une sorte d'abandon de l'idéal (...) Ton échec le plus grave est d'avoir tourné le dos à tes idées (...) Au fond, tu le sais bien, il n'y aura pas de deuxième mandat pour toi (...) Tu n'as plus rien à perdre, alors pourquoi ne pas essayer de mettre le temps qui reste à profit ? (...) Essaie d'accomplir des réformes dont on puisse être fiers", lance-t-elle à la fin de son livre au chef de l'Etat.
VOIR et ENTENDRE D. Batho dénoncer les choix du budget 2014 qu'elle jugeait "mauvais":


Dans son bouquin, 
Delphine Batho raconte les conditions de son éviction du gouvernement de Jean-Marc Ayrault le 2 juillet 2013

Pour s'être publiquement plainte de la réduction des crédits de son ministère, Batho s'était faite limoger du gouvernement. Elle juge aujourd'hui que c'est la décision d'un "chef de gouvernement en mal d'ascendant".
Elle dédie d'ailleurs son livre "à toutes celles et ceux qui, comme moi, ont un jour été écartés, limogés, licenciés, virés". 
Elle avait pourtant commencé par pointer des collègues en juillet 2013: "Je pense que d'autres ministres que moi sont allés beaucoup plus loin!". "Pas plus tard qu'hier, Cécile Duflot est allée beaucoup plus loin", avait précisé Delphine Batho, avant d'insister: "je n'aurais pas dû être virée !" Dans un entretien du Monde, Cécile Duflot avait en effet réclamé à François Hollande "un véritable second souffle" en matière d'écologie. Avec son éviction du gouvernement, "je crois que le Premier ministre a voulu faire un exemple. Comme si j'avais été le bouc émissaire, peut-être, du flottement qu'il y a depuis un certain nombre de mois"...

Duflot-Filippetti-Batho
L'ex-ministre fait le récit de son année passée au gouvernement, à lutter contre les lobbies du secteur énergétique - Henri Proglio, PDG d'EDF, était le "ministre fantôme" de l'énergie, et Christophe de Margerie, patron de Total, montre que "le patron, c'est lui" -, deux grands patrons pourtant violemment agressés par la gauche at temps des années d'opposition.

Hollande aurait en outre sacrifié temps et énergie à une relation conflictuelle avec Arnaud Montebourg, alors ministre du Redressement productif.
En désaccord total avec le président sur le gaz de schiste, l'erreur de casting affirme avoir été prête, ainsi que sa collègue Aurélie Filippetti, à quitter le gouvernement si leur meneur, Arnaud Montebourg avait démissionné après avoir été désavoué sur l'aciérie de Florange en décembre 2012. Elle regrette qu'il ne l'ait pas fait, car il a été contraint de partir l'été dernier "dans de plus mauvaises conditions", suivi d'Aurélie Filippetti, la ministre de la Culture.

Le nouveau ministre de l'Economie n'échappe pas au carnage

A propos d'Emmanuel Macron, la ministre en disgrâce révèle que  "le tout-Paris des affaires chuchotait depuis longtemps qu'il se voit un jour président de la République".
L'amère Batho est moins virulente envers le premier ministre qui serait "le meilleur de sa génération" à ses yeux. Elle avoue toutefois que Manuel Valls l'a souvent "exaspérée par ses prises de position libérales".

L'aigrie est étrangement silencieuse sur l'actuelle ministre de l'Ecologie Ségolène Royal, dont elle fut très proche et avec qui elle est brouillée comme tant d'autres, mais qu'elle ménage, voyant actuellement en elle une candidate crédible pour 2017, bien que déjà vue. 

Batho se prépare-t-elle à soutenir une nouvelle candidature de S. Royal ?

Celle qui fut l'une des porte-parole de Hollande pendant la campagne présidentielle de 2012 est députée des Deux Sèvres, à la suite de Ségolène Royal, et devait garder le siège de son aînée au chaud, en cas de repli de l'ex-concubine de Hollande. Passée de la FIDL (au lycée ...Henri IV avec Mazarine Pingeot, la fille adultérine de François Mitterrand) à SOS Racisme, comme vice-présidente au côté du nouveau président Fodé Sylla, mouillé dans l'affaire de la MNEF et dans une sombre affaire de stupéfiants suite à des dépêches mensongères de l'AFP en 2007, cette originaire des Deux-Sèvres donc devint conseillère de Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle de 2007, pour les affaires de sécurité.

Batho miserait  sur ce cheval  de retour
Ministre le temps d'un seul printemps,  mais quadra en 2017, Batho se verrait bien à nouveau responsable du projet de Ségolène Royal, comme lors des primaires "citoyennes" de 2011.
Ségolène Royal aura-t-elle un tel besoin de Batho qu'elle puisse passer sur leur brouille? Son ex-mentor, Ségolène Royal, a eu la dent dure contre elle après son éviction, rappelant qu'il faut "jouer collectif" quand on est membre du gouvernement et assurant que "l'écologie ne se résume pas à un budget".
"Je ne veux pas commenter... Je crois que Ségolène Royal s'enferme dans une forme de rancoeur", avait laconiquement tancé Delphine Batho.

Delphine Batho traîne une casserole
Jeudi 19 avril 2012, le Collectif Jeudi Noir dénonçait l'occupation d'un logement social de la Ville de Paris, par Delphine Batho, porte-parole de François Hollande.

jeudi 21 août 2014

Poitou-Charentes n'a plus envie de revoir Ségolène Royal !

La ministre est à Paris; qu'elle y reste !

Ségolène Royal s'est faite rare en Poitou-Charentes ces derniers mois
et les habitants se sentent soulagés. 

À tel point que l'ancienne présidente de région pourrait sécher l'université d'été 2014 du Parti socialiste à La Rochelle. 

"Elle n'est pas sûre d'y avoir un bon accueil"
, explique le député et président  UMP du Conseil général de la Charente-Maritime, Dominique Bussereau. En effet, en s'éloignant, la ministre de l'Écologie a laissé le champs libre à ses nombreux détracteurs, jusque dans son propre camp. Elle avait fait une brève apparition à l'université d'été l'année dernière, mais son impopularité n'a cessé de croître et, cette année, elle pourrait renoncer. 

Les "camarades" qu'elle a maltraités se trouvent à La Rochelle. Il s'agit du maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine, à qui elle refusait la parole au Conseil régional, et du député de la Charente-Maritime, Olivier Falorni, le candidat socialiste légitime que Paris avait tenté d'écarter au profit de Ségolène Royal, qui  a été préféré à la parachutée dans les urnes en 2012. Or, l'usage veut que le maire de La Rochelle ouvre l'université d'été du PS: même l'ex-maire PRG Michel Crépeau le faisait en son temps. Solférino a sollicité Fountaine, bien qu'il ait été exclu du parti lors des municipales: il s'était également présenté à la mairie en dissident face à la candidate officielle du parti, Anne-Laure Jaumouillié. Cette désignation parisienne avait provoqué la colère de la fédération socialiste de Charente-Maritime. Olivier Falorni critiqua la réaction des militants locaux : "C'est une volonté de revanche des ségolénistes", estima-t-il, qui chercheraient à isoler le tandem qu'il forme avec Fountaine. Dans son viseur, Mickaël Vallet, à la tête de la fédération PS de Charente-Maritime et soutien de Ségolène Royal. Pour ce dernier, Falorni et Fountaine jouent trop sur "l'effet répulsion" qu'inspire de plus en plus souvent la personnalité de Ségolène Royal.
VOIR et ENTENDRE ce qu'est la "démocratie participative, selon S. Royal:

"Tous lui en veulent terriblement"

Ségolène Royal perd de plus en plus de soutiens. La polémique autour du projet de construction d'un tronçon d'autoroute entre Fontenay-le-Comte et Rochefort, sur lequel elle a tenté d'opposer son veto, l'a grandement isolée. "Elle a mis tout le conseil général en porte à faux", souligne Jean-François Fountaine. "Tous lui en veulent terriblement", ajoute un élu UMP du Conseil général de la Charente-Maritime. Et ils n'ont pas manqué de le lui faire savoir. Des personnalités locales, dont de nombreux socialistes, ont demandé à Manuel Valls de trancher, requête à laquelle le Premier ministre a répondu... à la défaveur de Ségolène Royal.

Dans les Deux-Sèvres aussi, le terrain est miné pour la ministre. Dans la circonscription de son ancienne protégée Delphine Batho, devenue sa rivale, elle s'est trouvé une nouvelle ennemie : la socialiste Geneviève Gaillard, députée et ex-maire de Niort, dont la défaite aux municipales face à un candidat centriste - soutenu par l'UMP - n'a pas spécialement ému Ségolène Royal, qui a salué le soir même "la victoire d'une liste de large rassemblement sur une liste de divisions et de cumul des mandats". Une pique adressée directement à Geneviève Gaillard, qui crie, en retour, à une cabale. 
D'importantes villes de gauche ont basculé aux dernières municipales et la déclaration de l'ex-présidente de Poitou-Charentes a de quoi étonner, elle qui a pourtant besoin de s'attirer des soutiens. Angoulême a été remportée par la droite, alors qu'elle avait été raflée en 2008 par Philippe Lavaud, proche de Royal. Unique petite consolation, le nouveau président du Grand Angoulême, le socialiste Jean-François Dauré - qui a succédé à Philippe Lavaud -, a confié son cabinet à un ancien chargé de mission de Royal, Aurélien Tricot.

Avis de gros temps 

Angoulême : près de 600 personnes ont manifesté
pour le rattachement des Charentes à l'Aquitaine
La ministre de l'Écologie tente de conserver son leadership en Poitou-Charentes. Ainsi, pendant le feuilleton de la réforme territoriale elle a suggéré un rapprochement avec les Pays de la Loire plutôt qu'avec l'Aquitaine, provoquant la colère d'élus locaux, droite et gauche confondues en juin dernier. Peut-être, avec une telle proposition, entend-elle éviter une rivalité avec le président de la région Aquitaine, Alain Rousset, un socialiste localement influent, qui risquerait de lui asséner le coup de grâce en région.  "Rousset pèse lourd au niveau des fédérations", estime Olivier Falorni. 
Jean-François Macaire, successeur de Royal à la tête de la région Poitou-Charentes, prétend en revanche que proposer de se rapprocher des Pays de la Loire est, au contraire, une "prise de risque électorale" pour Royal, un rapprochement avec l'Aquitaine lui paraissant beaucoup plus bénéfique électoralement : "Lorsqu'il a plutôt été question de se rapprocher de l'Aquitaine, on nous a même accusés de faire des arrangements électoraux pour établir une région forteresse pour la gauche !" raconte-t-il à qui veut l'entendre. 

Malgré tout, à l'approche des sénatoriales, les derniers royalistes affichent de la confiance. Ils sont convaincus que la tête de liste en Charente-Maritime Bernard Lalande, étiqueté "ségoléniste", va rafler son siège à la droite sortante. Pour cela, ils comptent beaucoup sur le vote des élus ruraux, qui apprécieraient particulièrement la ministre, surtout quand ils appartiennent à la Confédération paysanne qu'elle a favorisé au détriment de la FNSEA. Bernard Lalande, décrit par un de ses soutiens comme un "ultra-ultra-rural", pense que le label "Royal" est un réel avantage. "Elle respecte les ruraux, lorsqu'elle vient dans les petites communes, il y a toujours beaucoup de monde pour l'accueillir," affirme-t-il.
Pour le maire de La Rochelle, Jean-François Fountaine, à l'inverse, si Lalande espère remporter les sénatoriales, le candidat socialiste devra "ratisser large": "Il faudra qu'il prenne des distances avec son image ségoléniste." 
On l'a compris, tout se jouera autour du rejet -ou non- de Ségolène Royal. Et le malaise est cette fois plus profond que les décolletés que la ministre de l'Écologie a tenté d'imposer en avril dernier par le biais d'un code vestimentaire.

vendredi 27 juin 2014

Poitou-Charentes conteste l'échec du projet Royal de voiture électrique régional

La chambre régionale des comptes (CRC) d'Aquitaine a révélé vendredi le gouffre financier creusé par la voiture écolo 

Le Monde est impayable ! Il titre que "la région Poitou-Charentes défend le projet de voiture électrique de Ségolène Royal"...

Ségolène Royal pose au volant d'un prototype de véhicule électrique, en octobre 2008, lors de la présentation de voitures "propres" à bas coût développées par des entreprises de la région Poitou-Charentes.
Photo d'archives montrant l'ex-présidente de Poitou-Charentes,
Ségolène Royal, prenant la pose
pour promouvoir un projet de voiture électrique qui a depuis capoté

Le journal gouvernemental ne tarde pas à expliciter 
Comme présidente PS du Conseil régional de 2004 à avril 2014 avant d'entrer au gouvernement, Ségolène Royal avait lancé la production des voitures SimplyCity en novembre 2009 à Chauvigny (Vienne). Développées par la société Eco & Mobilité, la présidente claironnait  qu'il s'agissait "d'une première en Europe, la production du premier véhicule électrique de nouvelle génération, c'est-à-dire un véhicule à bas coût, grand public, disposant de batteries rechargeables chez soi". Pas étonnant que son successeur défende le projet, si indéfendable qu'il puisse être. Il était alors vice-président de région et particulièrement mouillé puisque chargé de l'Economie.

Lancé en 2008, ce projet visait à construire un véhicule électrique écologiquement conçu et fabriqué entièrement en Poitou-Charentes. Finalement, quelque 1.000 exemplaires ont été essentiellement achetés par des collectivités locales avant que la société ne soit liquidée en mai 2012.
Extrait Le Monde-27 juin 2014
En 2013, il était affirmé que quatre repreneurs potentiels étaient intéressés par la société Heuliez SAS, placée en redressement judiciaire depuis le 11 avril. Le 31 octobre 2013, le tribunal de commerce de Niort autorisa la reprise par une SEM, dont la région Poitou-Charentes est encore actionnaire majoritaire (associée à un ensemble de sociétés privées : EURL La Charpenterie, Groupe Millet Industrie, Onex, SA Libner, SBCA, SAS Aphelie, Laboratoire Science et Nature et le député PS Jean Grellier, responsable du groupe socialiste pour le projet de loi relatif à l'économie sociale et solidaire)

Conflit d'intérêt
Une "Traban" électrique et éphémère
En 2010, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) s'était déconsidérée en accordant son aide à l'achat à deux autres véhicules électriques commercialisés en France, pour un montant de 3 000 euros pour le SimplyCity Pick-Up et de 2 000 euros pour la Ligier Be Sun Proline.
C'est la société française Heuliez qui produit en série cette année le pick-up électrique SimplyCity d'Eco&Mobilité dans l'usine de Cerisay (Deux-Sèvres). 
Or, l'ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) est un établissement public présidé par un syndicaliste CFDT.
Vendredi, la CRC a notamment épinglé le "soutien important et inconditionnel " de la région dans ce projet éphémère.

Le successeur de Mme Royal tente de démonter les reproches

Macaire nie que beaucoup d'argent a été gaspillé.
"Important oui, mais inconditionnel non", a estimé Jean-François Macaire, le nouveau président du Conseil régional, qui estime à 7 millions d'euros "le concours de la région et l'apport à la société de capital-risque".
Le successeur de Royal défend le droit de la région de perdre l'argent du contribuable
"Tout ce qui a été acté a été fait. Il n'y a pas eu d'argent de gaspillé", tente-t-il de faire croire, en dépit de la liquidation de l'entreprise. "Le modèle de lancement d'un véhicule innovant, c'est de perdre de l'argent et la CRC ne rentre pas dans ces détails", a-t-il expliqué, jugeant que la société n'était " pas si loin que ça de réussir".
"Le rôle des collectivités locales est aussi de soutenir des filières locales et de prendre des risques comme ceux que rencontre toute entreprise innovante. Nous avons accepté ces risques et les assumons"
En Poitou-Charentes, on accuse les autres
Selon le socialiste qui était alors vice-président de la région, la suspension d'une aide de 6.000 euros par voiture décidée par le gouvernement Fillon "quelque temps après le lancement du projet a pénalisé la société" Eco & Mobilité. Avec cette aide, le véhicule, vendu 11.000 euros, revenait finalement à 5.000 euros au constructeur. Le dispositif, mis en place en 2008 pour soutenir l'achat de véhicules propres au détriment de ceux plus polluants, était déficitaire et coûtait de plus en plus cher à l'Etat.

Nombre insuffisant de bornes: 
8.000 sont en service 
ou en cours d'installation
Cependant, Jean-François Macaire considère qu'avec "deux constructeurs de bornes électriques de recharge et deux constructeurs de voitures électriques", JDM et Noon Electric [mais une densité extrêmement faible du réseau de bornes  électriques de recharge en France: Montebourg promet de les développer de même qu'il rétablit le bonus à 6.300 euros], sans compter le problème de la viabilité de la Mia Electric, qui doit être tranché mercredi par le tribunal de Commerce de Niort avec quatre repreneurs potentiels, "la filière existe dans la région", si bancale soit-elle. "Nous avons perdu le premier étage de la fusée, mais la fusée a décollé quand même", a-t-il raconté.

jeudi 3 avril 2014

Pavé dans le marais poitevin: Royal ne veut pas lâcher prise en région

Ségolène Royal ne veut plus lâcher sa région pour le ministère de l'Ecologie

Royal veut garder une poire pour la soif et son retour au désert
S.Royal, présidente de Poitou-Charentes, admet la cessation d'activité
d'Heuliez à Cerizay dans les Deux-Sèvres, le 31 octobre 2013.
Sa région y a englouit plus de 2,5 millions d'euros.
Le Poitou-Charentes comme la moule à son rocher 
Royal veut imposer sa région au gouvernement... Elle souhaiterait cumuler son nouveau titre avec le mandat de présidente de région.

Ségolène Royal a vanté son bilan écologique dans la région Poitou-Charentes, lors de son discours d'installation au ministère de l'Ecologie ce mardi. Elle compte ainsi ouvrir régulièrement la vitrine de sa présidence de région qu'elle présente partout comme positive...

Ségolène Royal ne veut plus lâcher Poitou-Charentes, lieu de parachutage en souplesse après plusieurs échecs politiques.  Elle y fait de nombreuses allusions, dont la plus récente au fil de son discours d'installation au ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie. Et il ne semble pas que Manuel Valls, son nouveau chef de gouvernement,  puisse la faire renoncer à ce lieu d'ancrage sécurisant après tant d'échec accumulés
"On continue comme avant", lance Maryline Simoné, porte-parole de la région et vice-présidente du Conseil régional, interrogée par Sud-Ouest.  France Bleu La Rochelle l'a encore confirmé dans la journée. 

VOIR  et ENTENDRE le retour de Ségolène Royal décrypté par Marcelo Wesfreid, journaliste à L'Express: 


François Hollande commencera-t-il par un accroc à la règle du non-cumul en faveur de son ex-compagne?
"Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local (...) parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leurs tâches", avait proclamé le président de la République lors du débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2012.

Le non-cumul des mandats relève de la "morale politique", avait souvent souligné Ségolène Royal... avant d'entrer au gouvernement. 
Au ministère du Travail, François Rebsamen est un autre rebelle et une exception en faveur de l'ex-concubine du premier secrétaire du PS serait la porte ouverte à la débandade de l'exécutif.
   
"Gouvernement de combat: ministres à plein temps?", s'est aussitôt interrogé Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP de la Vienne, sur Twitter. 

"Je demande à Madame Royal d'être cohérente avec sa ligne de conduite du non cumul de mandat! J'espère qu'elle se respectera !", a renchéri la conseillère régionale UMP de Poitou-Charentes Sally Chadjaa

Marais poitevin et Mia Electric

La pétroleuse a dû laisser sa Mia au garage
La nouvelle ministre a aussi profité de son discours pour faire la promotion du Poitou-Charentes. En déroulant son CV écologique local, la coquecigrue a notamment évoqué la préservation du marais poitevin et le secteur de la voiture électrique made in France... sans citer nommément la Mia Electric, fabriquée dans sa région et invendable.

Pourtant, le constructeur, liquidé le 12 mars dernier, est toujours à la recherche d'un repreneur. Ce qui fait dire à Dominique Bussereau, député UMP de Charente-Maritime, sur Twitter: "La médiocre politique écologique de Ségolène Royal en Poitou-Charentes illustrée par l'échec de la Mia électrique sera-t-elle transposée?" Et d'ajouter sur France Bleu La Rochelle: "J'avoue que le bilan écologique de me Royal en Poitou-Charentes me laisse dubitatif. La région est classée 18ème sur 23".
Royal avait pourtant promis d'arriver en Mia à son ministère, dans l'hôtel du 246, boulevard Saint Germain... "J'arriverai en Mia Electric", avait-elle lancé à La Nouvelle République dans la matinée. Mais elle a finalement laissé sa merveille technologique au garage au profit d'une Berline Renault plus banale, mais en état de marche. 

Acceptera-t-elle un deuxième renoncement en deux jours à propos de la présidence de la région Poitou-Charentes pour éviter un premier couac au nouveau gouvernement de François Hollande ?

lundi 11 juin 2012

Le président Hollande a-t-il fait pression sur Falorni en faveur de son ex-concubine ?

"François Hollande a fait savoir clairement à Olivier Falorni ..."



L'objet de toutes les ambitions,
outre le luxe de l'Hôtel de Lassay...



Les lendemains de scrutins qui déchantent

Aux cent coups depuis sa mise en difficulté au premier tour des législatives,  l'amère Royal elle-même raconte, ce lundi 11 juin dans la matinée en marge d'un porte-à-porte dans un quartier populaire de La Rochelle, qu'elle intrigue à Paris pour faire éliminer son petit rival.

Oui, explique-t-elle, elle a passé et reçu de nombreux coups de fil, ce dimanche 10 juin, sitôt connus les résultats qui la placent en tête du premier tour dans la 1ère circonscription de Charente-Maritime, mais en position délicate, défiée en duel par un dissident légitime du PS sur la circonscription où l'arriviste s'est faite parachuter, depuis les Deux-Sèvres, sans passer par les primaires - cas unique - alors qu'elle aurait été élue sur son fief d'origine, tenu au chaud par Delphine Batho...

Parmi les interlocuteurs dont elle peut se prévaloirl'intrigante cite Martine Aubry, François Hollande, Jean-Michel Baylet pour les radicaux et Jean-Marc Ayrault.



Salon des Saisons,
de l'Hôtel de Lassay,
résidence des présidents de l'Assemblée



Et l'agence de presse française rapporte que Marie-sEGOlène Royal livre par le menu la conversation qu'elle assure avoir eu avec François Hollande.

Selon elle, le président de la République aurait vertement sermoné Olivier Falorni, qui refuse de se désister en sa faveur :

[Hollande] a fait savoir clairement [à Falorni] qu'il y a des règles en politique,auxquelles elle ne s'est pas pliée, puisqu'elle a a eu le privilège d'une investiture sans compétition, depuis Paris

Qu'il ne [peut] pas se prévaloir de son soutien;

Qu'il [faut] respecter le suffrage universel, même si elle-même s'est faite dispenser de primaires, zappant ainsi les militants;

Que je suis la seule candidate de la majorité présidentielle,

Et qu'on ne peut pas laisser se mélanger des voix de la majorité présidentielle avec des voix sarkozystes."

A relever que ce lundi 11 juin dans la matinée, la ministre Marisol Touraine, invitée de RTL, avait pourtant appelé à laisser François Hollande hors de tout débat sur les élections législatives :

"Je ne sais pas si c'est du ressort du président de la République de s'engager dans les batailles législatives" [...]
"Les affaires législatives sont, en général, du ressort du parti et en l'occurence de la première secrétaire du parti.
Je pense que Martine Aubry est en mesure de s'exprimer avant même que le conseil national se réunisse."


samedi 16 avril 2011

Le bâtonnier des Deux-Sèvres serait-il un petit chef ?


Inutiles ? Pas d'avocats pour les justiciables en garde à vue

Le citoyen-bâtonnier ne laisse pas le choix à ses victimes

Dans les Deux-Sèvres, le shériff entend faire sa loi et refuse d'appliquer la réforme de la garde à vue !

Le bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau des Deux-Sèvres a bien fait savoir samedi qu' il a fait pression sur les avocats de permanence ce week-end pour qu'ils n'appliquent pas le nouveau régime de la garde à vue, arguant notamment du "principe de la séparation des pouvoirs".

Laurent Di Raimondo tente de justifier son coup politico-médiatique

Le bâtonnier estime que la décision de la Cour de cassation percute la loi parue au journal officiel, qui prévoit l’entrée en vigueur du texte au 1er juin 2011... Le petit maître du marais poitevin se fonde sur "une analyse légaliste des choses".

Le jour où entre en vigueur la réforme de la garde à vue, qui prévoit la présence de l’avocat dès la première heure, le bâtonnier refuse de plier devant la Cour de cassation.
Etant donné l’incertitude de la situation, j’ai prescrit aux deux avocats de permanence ce week-end de s’en tenir aux textes anciens.
Me Laurent Di Raimondo s’explique : “on a hier deux normes qui se sont entrechoquées : un arrêt de la cour de cassation”, qui décide donc des nouvelles règles de la garde à vue, applicables immédiatement, et “de l’autre une loi parue au journal officiel portant réforme de la garde à vue qui prévoit l’entrée en vigueur de ce texte au 1er juin 2011”.

Seul bâtonnier de France actuellement saisi d'un doute, le militant zélé préfère bloquer le système. “
>Le pouvoir judiciaire, représenté par la Cour de cassation, ne peut pas décider contre la loi adoptée par l’Assemblée et ne peut pas décider d’anticiper l’entrée en vigueur d’un texte,” décide-t-il de son propre chef. Qui fait les lois, le juge ou le Parlement ? interroge Me Laurent Di Raimondo qui répond qu' on ne peut pas “laisser au pouvoir judiciaire le soin de détricoter ce que le pouvoir législatif a tricoté; c’est un non-sens.”.

Qui est ce petit chef, commis d'office ou co-opté ?

La reine est morte, vive le roi

Ce démocrate de 42 ans,Laurent Di Raimondo , est bâtonnier du barreau des Deux-Sèvres depuis le 14 décembre 2010 seulement. Aucun autre candidat n'avait osé braver la bâtonnière sortante, Me Patricia Guillaume-Ennouchi qui avait co-opté son « dauphin».
=> Me Patricia Guillaume-Ennouchi, une lilloise en terre segogole, est devenue bâtonnier de Niort, vingt-deux ans après sa prestation de serment à la Cour d’Appel de Douai. L'époux de la notable niortaise, David Ennouchi, est médecin cardiologue à Niort.
Cette spécialiste du droit commercial, du droit social et du droit des personnes n'a rien pu faire pour sauver la CAMIF, dont 20% des salariés sans travail sont traités avec indifférence par la présidente de région, Désirdavenir Royal.
=> Me Laurent Di Raimondo est détenteur d'un DEA, a prêté serment en 1994, s'est inscrit au Barreau de Niort le 1er janvier 1995, a succédé à Me Poinson (2000).

Cette élection désignation était intervenue dans un contexte nouveau à double titre : le barreau des Deux-Sèvres est né en septembre dernier de la fusion des barreaux de Niort et Bressuire, porté le 1er janvier 2011 sur les fonds baptismaux par Me Guillaume-Ennouchi et sa consœur Me Brigitte Lambert-Rousselot.
Cette succession s'était effectuée dans un climat tendu peu propice aux bons choix: les avocats de ce département étaient engagés dans une grève affectant toutes les procédures pénales. Ils protestaient contre le projet de réforme de la garde à vue, à la veille de la première lecture de ce projet à l'Assemblée nationale.
Manifestation des avocats du barreau de Niort (Oct. 2010):
Me Di Raimondi, visage cerclé
Me P. Guillaume-Ennouchi, marquée d'une croix

Les incohérences des avocats rebelles de Poitou-Charentes

Le bâtonnier donneur de leçons est avocat à Niort ...
La seule fausse note à la mise en place de la réforme se situe à Niort qui se situe dans les Deux-Sèvres. Et les Deux-Sèvres sont en Région Poitou-Charentes !

La malveillance Royal déteint-elle sur les robes noires ?
Les avocats deux-sévriens ont manifesté en octobre 2010 contre le projet de loi sur la garde à vue, présenté par le gouvernement. Cette réforme a été rendue obligatoire par une décision du conseil constitutionnel qui invalide le système actuel.
Lien Nouvelle République

« Mais ces nouvelles propositions sont également anticonstitutionnelles, estimait la bâtonnière Patricia Guillaume-Ennouchi, il y a quatre mois : elles n'assurent pas la présence de la défense lors de la mesure de garde à vue, le procureur pouvant différer le passage de l'avocat. », affirmait-elle
Aujourd'hui, Me Di Raimondo n'est plus disposé à appliquer les revendications de son prédécesseur.

Baver sur une participation des contribuables - à hauteur de 80 millions d'euros, cette année, au lieu des 15 millions acceptés lors des négociations de l'an dernier - n'est pas "social", de la part des avocats militants de la Région Poitou-Charentes aux mains de Sa Cynique Majesté Royal.

jeudi 6 janvier 2011

Renault, victime d'espionnage industriel

A qui profite le crime: Heuliez, en Poitou-Charentes ?

Le privé, comme la fonction publique, a des 'fuites'


On le sait, le journalisme d'investigation consiste souvent à attendre devant son téléphone que 'fuite' un syndicaliste zélé ou un fonctionnaire aigri... C'est ce qu'ils appellent une 'source anonyme' et qui explique qu'ils tiennent autant au 'secret des sources'. Mais, depuis l'effondrement du Mur de Berlin et de l'empire soviétique, l'espionnage industriel semblerait moins constant.

Or,
des activités d'espionnage ont été découvertes chez Renault
Trois hauts cadres du constructeur automobile Renault, dont un membre du comité de direction, sont soupçonnés d'espionnage industriel. Les éléments à disposition sont qualifiés de "graves" par la direction et le ministre de l'Industrie.

Les trois suspects ont été mis à pied lundi à titre conservatoire, mais sont menacés de licenciement. Le constructeur ne fait encore état d'aucune plainte pénale et, pendant plusieurs jours, est resté muet sur la nature exacte des faits.

Il est toutefois permis de savoir que les trois personnes auraient des liens avec le programme véhicules électrique, une technologie sur laquelle Renault mise beaucoup et dans laquelle il a décidé d'investir quatre milliards d'euros avec son partenaire Nissan.
"Ça paraît probable, tel que je le comprends, puisque c'était au technocentre de Guyancourt", a déclaré le ministre de l'Industrie, Eric Besson, à des journalistes en marge du colloque Nouveau Monde, Nouveau capitalisme, au ministère de l'Economie.
Ce dernier a ajouté que la direction générale de Renault, avec laquelle il s'était entretenu, s'était montrée préoccupée. " Les faits qu'ils ont cités, s'ils sont avérés, sont des faits sérieux, sont des faits graves ", a-t-il dit.

En effet, "c'est toute la question de la protection de notre secret industriel, de notre innovation qu'il faut renforcer", a-t-il ajouté, précisant que les conventions passées entre l'Etat et les entreprises qui demandent des aides à l'innovation devront comprendre des engagements de protection des secrets.
" C'est un péril globalement pour l'industrie française. L'expression 'guerre économique', là pour le coup, parfois outrancière, est adaptée", a-t-il ajouté.

Les entreprises ne peuvent plus faire confiance en leurs cadres

"Il est probable que nous aurons d'autres mesures à prendre, je vais y travailler dans les jours qui viennent", a assuré le ministre. "J'ai l'intention de faire de ce dossier un dossier majeur."

Christian Husson, directeur juridique de Renault, a expliqué de son côté que la mise à pied visait à protéger les actifs stratégiques, intellectuels et technologiques de notre entreprise" de l'entreprise.
"Cette enquête, qui a duré plusieurs mois [déclenchée fin août par le comité interne de déontologie mis en place en 2007], nous a permis d'identifier un faisceau d'éléments convergents attestant que les agissements de ces trois collaborateurs (...) mettaient en risque consciemment et délibérément des actifs de l'entreprise", a-t-il affirmé.

" Renault entend respecter et préserver l'identité des trois cadres concernés " par les mesures de mise à pied "et ceci conformément aux dispositions du Code du Travail. La procédure avance, mais à ce stade, Renault ne souhaite pas faire davantage de commentaires ", conclut Christian Husson, dans sa déclaration.

Une source proche de Renault a estimé de son côté que les personnes mises en cause pourraient être licenciées d'ici la semaine prochaine.
" L'enquête interne continue, mais la décision devrait être prise dans les jours à venir ", a-t-elle déclaré. " Dans neuf cas sur dix, une mise à pied à titre conservatoire est suivie d'un licenciement. "
" Une mise à pied conservatoire ne dure jamais très longtemps ", a expliqué une autre source proche du groupe. "Je pense que malheureusement dans les jours à venir, la semaine prochaine, il risque d'y avoir effectivement des sanctions qui tombent, si tant est qu'il y a des sanctions."


Reste la question de savoir à qui profite le crime

L'enquête s'oriente du côté chinois, dont on nous dit que l'espionnage industriel est dans leur culture, comme il l'était déjà au temps de l'Union soviétique: on s'en rappelle dans la rade de Brest, par exemple. Pourtant, la Chine produit déjà un véhicule capable de parcourir 300 kilomères sur une seule charge électrique. On en souhaite autant à Renault.
A titre indicatif, et si on exclut donc provisoirement la concurrence étrangère, plusieurs entreprises françaises sont sur le même créneau.

Les deux premières Fluence Z.E. viennent de sortir des lignes de production de l’usine de Renault de Bursa, en Turquie.
Berline familiale cinq places, la Fluence ZE peut rouler jusqu'à 135 km/h grâce à un moteur électrique de 70 kW. Son autonomie de 160 km est assurée par un pack batteries lithium-ion. Elle sera également la première voiture électrique de série à être équipée du système Quickdrop permettant d'échanger le pack batteries en moins de 3 minutes grâce à des stations spécialisées.
Annoncée 21.300 € TTC, bonus de 5.000 € déduit et hors batteries, la Renault Fluence Z.E sera commercialisée dans l'hexagone en septembre 2011.

Fin décembre 2010, le constructeur japonais Nissan-Renault a remis à Lisbonne les clés de 10 voitures électriques Leaf au consortium portugais Mobi.E. Celui-ci est constitué d'entreprises comme Siemens, EDP... et compte également la participation du gouvernement portugais.
"Ces voitures vont changer nos villes et les transports dans toute l'Europe", a déclaré le Premier ministre portugais José Socrates.

Le constructeur français Goupil Industrie dévoile à Pollutec à Lyon son nouvel utilitaire bi-mode G5, associant motorisation électrique et thermique, prouvant ainsi sa capacité à innover avec un produit unique sur le marché. Le Goupil G5 se classe dans la catégorie des quadricycles lourds et reprend la motorisation électrique du G3.
Mais la liste est longue: voir les véhicules électriques disponibles -
Lien ADEME

Où en est la MIA ? Et la Friendly ?

La sortie de la MIA d'Heuliez est prévue pour juin 2011 (particuliers : 2012), mais sera-t-elle prête ?
Nous apprenons en effet que c'est le lancement de la production de la Mia électrique, dans l'usine de Cerizay, qui interviendra en Juin 2011 et que les livraisons pour les pros et collectivités interviendront dans la foulée. Dans le meilleurs des cas, les particuliers devront attendre 2012...
Les ingénieurs de Poitou-Charentes auraient-ils du retard à l'allumage ? Ont-ils besoin d'un petit coup de pouce ? D'autant que Heuliez, qui devait produire quatre modèles, dont la Renault Clio electric et la Citroën AX electric, a abandonné celle de la Citroën Saxo electric et de la Peugeot 106 electric .













Quant à la Heuliez Friendly (ci-dessus), qui avait été présentée en 2008 au salon automobile de Paris, elle devait être commercialisée en 2010...

Pour nous ôter d'un doute, il faudrait que Heuliez 'fuite'...