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jeudi 27 septembre 2018

Les Régions lancent “l'appel de Marseille” pour plus de libertés locales

Un appel à Marseille, ville symbole de la décentralisation initiée par le socialiste Defferre

1.100 élus départementaux, régionaux ou locaux réclament plus d'autonomie

Martine Vassal, au centre,
présidente de la Métropole
Ils sont rassemblés au palais du Pharo depuis le mercredi 26 septembre au soir et pendant deux jours. Maires, présidents de région, ou présidents de conseils départementaux et tous s'opposent à la re-centralisation en coursIl souhaitent par exemple être en mesure de réfléchir localement à la politique énergétique ou à la politique du logement ou encore à l'apprentissage dont ils ont la responsabilité.

Image associée"Ce n’est pas un combat pour avoir des petits budgets," a expliqué Renaud Muselier, ci-dessus au centre. Les présidents de Régions, ont organisé un "rassemblement des élus pour les libertés locales" en ouverture de leurs travaux ce mercredi au Pharo à Marseille. Ils ont le soutien de l’Association des Départements de France et de l’Association des maires de France. Tous ont boycotté, en juillet, la conférence nationale des territoires pour protester contre une "recentralisation massive" depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron.


Présence de ministres

Pour essayer de défendre la position du gouvernement, 
plusieurs ministres ou secrétaires d'Etat, comme Elisabeth Borne (Transports), Jean-Michel Blanquer (Education) ou encore Frédérique Vidal (Enseignement supérieur) sont attendus

Edouard Philippe a assisté à ce congrès.


dimanche 23 novembre 2014

Alain Juppé hué à Bordeaux: la primaire UMP s'engage-t-elle mal ?

L'UMP s'applique à dénoncer le bruyant rejet de la provocation de Juppé 

La proposition de Juppé d'un "large rassemblement de la droite et du centre" a déplu aux militants venus pour  N. Sarkozy à Bordeaux


"Je suis convaincu qu'il faut un large rassemblement de la droite et du centre si nous voulons battre la gauche", en 2017, a lancé le maire de Bordeaux devant les partisans de Nicolas Sarkozy, alors en campagne des primaires, auxquelles Juppé n'est pas candidat... En ouvrant le débat sur sa propre orientation, le maire de Bordeaux a manqué de courtoisie et d'habileté. Cette déclaration d'Alain Juppé samedi 22 novembre au meeting de Nicolas Sarkozy à Bordeaux a mécontenté la foule qui n'a pas manqué de manifester sa désapprobation en le huant et en scandant "Nicolas, Nicolas". 

La provocation s'est déroulée en présence de l'ancien président de la République qui, le moment venu, a embrayé sur les méthodes du triumvirat à la tête du parti, rappelant: "Nous n'avons pas le droit de nous diviser. Ce qui s'est passé entre Jean-François Copé et François Fillon, a été indigne".


Un coup monté, au regard de certaines réactions de Juppéistes

Bien que Juppé ait tenté de perturber la réunion, Edouard Philippe, député-maire UMP du Havre, en a profité pour tacler, dans les colonnes du Parisienla réaction de l'ancien Président pourtant à l'écoute du mouvement Sens commun qui l'invitait à Paris le 15 novembre 2014. "Nicolas Sarkozy a montré la semaine dernière qu'il n'avait pas su résister à l'appel de la foule en promettant l'abrogation du mariage pour tous. Cette fois, il n'est pas parvenu à la tenir. C'est préoccupant quand on veut rassembler", a estimé le Juppéiste

A la vérité, Sarkozy souligne que ré-écrire ou abroger conduisent au même résultat !
Ses adversaires créent une ambiguïté qui n'existe que dans leur stratégie :

Loin de fermer le débat, Sarkozy ouvre le dialogue sur le mariage entre personnes du même sexe, ce que le gouvernement Ayrault n'a pas voulu:


Sarkozy pointe le problème soulevé par la loi Taubira:


Il donne ainsi un axe de réflexion pour améliorer le texte existant, dans le respect de tous.
Plus modéré que Dominique Bussereau qui traite d' "abrutis" les militants de ce soir-là, 


Hervé Mariton, lui aussi candidat à la présidence de l'UMP, juge ces huées "graves", mais réalise que Juppé les a privés de leur meeting.
"Les militants sont libres de penser ce qu'ils souhaitent. Ils sont libres de l'exprimer, et c'est même important qu'ils l'expriment. Mais pas de cette manière là", a déclaré le député de la Drôme sur BFMTV.

A Bordeaux, Alain Juppé s'est fait huer pour une seconde provocation

Juppé a-t-il décidé que le débat de la présidentielle a commencé ?
 
Dans son impatience, il s'est précipité et a commis une erreur de timing.  
La ville de Bordeaux accueillait Sarkozy et non pas son maire qui a outrepassé ses prérogatives. Il a donc été hué à deux moments précis, sur deux points connus de divergence: outre que l'UMP devait, selon lui, garantir le rassemblement de la droite et du centre, quand il a soutenu l'idée des primaires ouvertes pour 2017
VOIR et ENTENDRE Alain Juppé multiplier les défis lancés au public qui ne s'était pas déplacé pour l'entendre: 


tandis que Sarkozy dit considérer Juppé comme "un atout":


Aux propos de Juppé qui ont enflammé l'assistance, Sarkozy a réagi en rassembleur:



Nicolas Sarkozy a acquis l'expérience de l'ouverture et en a tiré la leçon...



Luc Chatel, secrétaire général intérimaire de l'UMP, s'est dit gêné de la situation:
"Cette séquence m'a gêné parce que les sifflets n'ont pas leur place à l'UMP. Et comme l'a très bien dit Nicolas Sarkozy, nous n'avons pas le droit de nous diviser. Qu'il y ait des débats, qu'il y ait des désaccords, qu'on en parle c'est normal, sur les alliances et sur le rassemblement au-delà de notre famille politique, sur l'organisation des primaires, mais nous devons nous respecter."
L'eurodéputé UMP et proche de Nicolas Sarkozy Brice Hortefeux, a de son côté rejeté sur Europe 1 l'idée d'un piège tendu à Alain Juppé. "Comment peut-on penser qu'il y a un piège lorsque l'on s'adresse aux adhérents, aux sympathisants, aux militants de sa propre région et de sa propre commune?".

samedi 26 juillet 2014

Ségolène Royal crée un bouchon sur l'autoroute de l'Ouest

La ministre de l'Ecologie met son veto au projet d'autoroute dans l'Ouest 
La ministre de l'Ecologie Ségolène Royal s'oppose au projet d'autoroute 
d'une soixantaine de kilomètres reliant Fontenay-le-Comte en Vendée à Rochefort, en Charente-Maritime, a-t-elle indiqué, en précisant qu'elle ne lancera pas la procédure d'appel d'offres.
"Je ne transmettrai pas le dossier de consultation technique aux entreprises", en vue d'un appel d'offres, a-t-elle déclaré en confirmant des propos tenus au quotidien Sud Ouest, et en rappelant que pour que ce projet soit mené à bien le feu vert de son ministère est nécessaire. 

Le projet avait reçu en 2011 le feu vert de l'ancien Premier ministre François Fillon.
Ce veto est lié, selon elle, à la fois à la protection de l'environnement et aux difficultés de financement de l'autoroute, au coût estimé à 900 millions d'euros, dont initialement l'Etat devait prendre en charge 137,5 millions d'euros.
L'autoroute A831, a-t-elle rappelé, doit traverser le Marais poitevin, qui a retrouvé en 2014 le label de Parc naturel régional, perdu en 1996.

"L'enquête d'utilité publique date de dix ans. Il faudrait refaire l'ensemble des études", a-t-elle déclaré. "Par ailleurs, elle a été classée dans les équipements non prioritaires. L'Etat ne cofinancera pas ces infrastructures".

"J'appelle au sens des responsabilités", a-t-elle lancé visant les élus locaux progressistes et favorables au projet et pas seulement Dominique Bussereau, président UMP du Conseil général de Charente-Maritime, en évoquant l'impact d'un tel projet sur les finances locales. 

Le département a d'abord besoin d'électrifier deux voies de train, selon la ministre PS.

Ses arbitrages sont en corrélation directe avec sa lutte de pouvoir, d'un côté contre Bussereau et de l'autre contre Fountaine. Dans la hiérarchie des projets, elle veut donc améliorer la desserte du port de la Rochelle, une préférence motivée par son désir de reprendre la ville à son rival, Jean François Fountaine, nouveau capitaine PS de La Rochelle...
Une solution est en outre possible en améliorant la route nationale qui passe par Marans, au nord du département.

Jacques Auxiette, président PS de la Région des Pays-de-la-Loire, s'est d'ailleurs étonné de cette décision.
"La déclaration de Madame Royal intervient de façon totalement improvisée tandis que les services de l'Etat, mais aussi ceux des collectivités locales, travaillent en étroite collaboration depuis des semaines à la finalisation du projet", a-t-il déploré.
"J'ai rencontré Michel Sapin pour examiner les conditions de financement des travaux de l'autoroute dont la construction créera de l'emploi, et dont la mise en service apportera de l'activité dans le Sud de la Vendée", insiste-t-il.

le coût réel du projet reste à évaluer et le contournement du Marais poitevin était déjà pris en compte, objecte-t-il comme D. Bussereau, qui s'est exprimé dans Sud Ouest.

De son côté, le sénateur (UMP) et président du Conseil général de Vendée, a accusé "Ségolène Royal de mentir et de mépriser le peuple dont elle tire pourtant, en tant qu'élue, sa seule légitimité". 

Dénonçant en la ministre de l'Ecologie, "l'archétype d'une caste politicienne (...) que les Français rejettent", B. Retailleau (ci-contre) en appelle à Manuel Valls qui "ne peut pas tolérer de voir son autorité ainsi bafouée". Le président du Conseil général de Vendée considère que "cette affaire est un couac de plus pour le gouvernement, mais surtout un véritable boulet qu'il va traîner pendant des mois".

"Ce qui est en jeu, c'est l'intérêt général", assure l'élu qui promet: "si le gouvernement ne lance pas avant la rentrée l'appel d'offres (pour cet autoroute), il peut s'attendre à une véritable guerre de tranchées".

jeudi 22 mai 2014

Ségolène Royal, fraudeuse "juste" ?

Bussereau balance la vertueuse

S
égolène Royal a-t-elle un contentieux aussi contre la SNCF

La ministre n'a pas hésité à fustiger la SNCFhier en sortie de Conseil des ministres. Comme le révèle cette semaine Le Canard Enchaîné, la société nationale va en effet devoir débourser entre 50 et 300 millions d'euros pour aménager ses quais après avoir commandé des trains régionaux trop large pour entrer en gare. Or, avant qu'elle n'accepte le ministère de l'Ecologie au gouvernement VallsSégolène Royal était déjà en délicatesse avec la SNCF.

Ségolène Royal avait pour habitude de frauder lorsqu'elle prenait le train

Telle est la révélation de l'ancien Secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereauhier sur BFM Business. "Elle a une difficulté, Ségolène Royal, – ce n'est plus le cas maintenant parce qu'elle est ministre – c'est qu'elle n'a jamais de billet. Donc j'ai assisté depuis 20 ans à quelques épisodes amusants avec les contrôleurs de la SNCF", a affirmé le  député UMP de Charente-Maritime.
Et Dominique Bussereau de préciser qu'il prenait à l'époque "souvent" le train avec celle qui était alors présidente de la région Poitou-Charentes. "Une anecdote de voyage" que le député UMP n'a pas résisté au plaisir de partager "juste pour la plaisanterie", a-t-il précisé. 

Pas sûr que la fraudeuse solidaire ait le sens de l'humour...
 
D'autant plus que l'ancien ministre a cru bon d'ajouter : "Avant de regarder les quais, il faut d'abord qu'elle regarde si elle a un billet sur elle !".  

jeudi 3 avril 2014

Pavé dans le marais poitevin: Royal ne veut pas lâcher prise en région

Ségolène Royal ne veut plus lâcher sa région pour le ministère de l'Ecologie

Royal veut garder une poire pour la soif et son retour au désert
S.Royal, présidente de Poitou-Charentes, admet la cessation d'activité
d'Heuliez à Cerizay dans les Deux-Sèvres, le 31 octobre 2013.
Sa région y a englouit plus de 2,5 millions d'euros.
Le Poitou-Charentes comme la moule à son rocher 
Royal veut imposer sa région au gouvernement... Elle souhaiterait cumuler son nouveau titre avec le mandat de présidente de région.

Ségolène Royal a vanté son bilan écologique dans la région Poitou-Charentes, lors de son discours d'installation au ministère de l'Ecologie ce mardi. Elle compte ainsi ouvrir régulièrement la vitrine de sa présidence de région qu'elle présente partout comme positive...

Ségolène Royal ne veut plus lâcher Poitou-Charentes, lieu de parachutage en souplesse après plusieurs échecs politiques.  Elle y fait de nombreuses allusions, dont la plus récente au fil de son discours d'installation au ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie. Et il ne semble pas que Manuel Valls, son nouveau chef de gouvernement,  puisse la faire renoncer à ce lieu d'ancrage sécurisant après tant d'échec accumulés
"On continue comme avant", lance Maryline Simoné, porte-parole de la région et vice-présidente du Conseil régional, interrogée par Sud-Ouest.  France Bleu La Rochelle l'a encore confirmé dans la journée. 

VOIR  et ENTENDRE le retour de Ségolène Royal décrypté par Marcelo Wesfreid, journaliste à L'Express: 


François Hollande commencera-t-il par un accroc à la règle du non-cumul en faveur de son ex-compagne?
"Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local (...) parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leurs tâches", avait proclamé le président de la République lors du débat de l'entre-deux-tours de l'élection présidentielle de 2012.

Le non-cumul des mandats relève de la "morale politique", avait souvent souligné Ségolène Royal... avant d'entrer au gouvernement. 
Au ministère du Travail, François Rebsamen est un autre rebelle et une exception en faveur de l'ex-concubine du premier secrétaire du PS serait la porte ouverte à la débandade de l'exécutif.
   
"Gouvernement de combat: ministres à plein temps?", s'est aussitôt interrogé Jean-Pierre Raffarin, sénateur UMP de la Vienne, sur Twitter. 

"Je demande à Madame Royal d'être cohérente avec sa ligne de conduite du non cumul de mandat! J'espère qu'elle se respectera !", a renchéri la conseillère régionale UMP de Poitou-Charentes Sally Chadjaa

Marais poitevin et Mia Electric

La pétroleuse a dû laisser sa Mia au garage
La nouvelle ministre a aussi profité de son discours pour faire la promotion du Poitou-Charentes. En déroulant son CV écologique local, la coquecigrue a notamment évoqué la préservation du marais poitevin et le secteur de la voiture électrique made in France... sans citer nommément la Mia Electric, fabriquée dans sa région et invendable.

Pourtant, le constructeur, liquidé le 12 mars dernier, est toujours à la recherche d'un repreneur. Ce qui fait dire à Dominique Bussereau, député UMP de Charente-Maritime, sur Twitter: "La médiocre politique écologique de Ségolène Royal en Poitou-Charentes illustrée par l'échec de la Mia électrique sera-t-elle transposée?" Et d'ajouter sur France Bleu La Rochelle: "J'avoue que le bilan écologique de me Royal en Poitou-Charentes me laisse dubitatif. La région est classée 18ème sur 23".
Royal avait pourtant promis d'arriver en Mia à son ministère, dans l'hôtel du 246, boulevard Saint Germain... "J'arriverai en Mia Electric", avait-elle lancé à La Nouvelle République dans la matinée. Mais elle a finalement laissé sa merveille technologique au garage au profit d'une Berline Renault plus banale, mais en état de marche. 

Acceptera-t-elle un deuxième renoncement en deux jours à propos de la présidence de la région Poitou-Charentes pour éviter un premier couac au nouveau gouvernement de François Hollande ?

jeudi 26 décembre 2013

Avec 17.800 chômeurs de plus en novembre, l' "inversion de la courbe du chômage est "bien amorcée"...

Hollande nie son incapacité à inverser la courbe du chômage

Le nombre de demandeurs d'emploi est reparti à la hausse en novembre

Un coup dur pour l'exécutif, mais surtout pour les demandeurs d'emploi
L'inversion de la courbe du chômage "est bien amorcée", mais c'est la présidence de la République qui le dit et "ce mouvement pour être significatif doit se poursuivre mois après mois", insiste-t-elle... Et pendant encore longtemps? "C'est une bataille de chaque jour", répète le comique de l'Elysée.

Pour gagner cette bataille, y a plus qu"à "amplifier la reprise de la croissance économique à travers le soutien à l'investissement des entreprises", analyse Hollande. Jetant un regard extérieur sur les drames humains, il raconte en outre qu' "elle passe aussi par la pleine utilisation de tous les instruments en faveur de l'emploi : réforme du marché du travail, emplois d'avenir, contrats de génération", détaille-t-il, comme si il était en charge de rien.

Les réactions politiques ont fusé de toutes parts 

Mais la confirmation des mauvais chiffres du chômage du mois de novembre a atteint inégalement la classe politique, de l'opposition, du FN, du centre en passant par l'UMP, et de la majorité présidentielle.
Dans l'équipe gouvernementale et sa majorité
Michel Sapin, ministre du Travail, n'a pas les boules. Il a défendu le bilan du gouvernement lors d'une conférence de presse. Pour intoxiquer l'opinion les chiffres, il a trouvé avantageux de mettre en avant les chiffres trimestriels de l'emploi plutôt que les relevés mensuels. "Il y a 1300 chômeurs en moins chaque mois, c'est bien une inversion de la courbe. En moyenne trimestrielle, nous avons une légère inversion de la courbe au 4e trimestre pour la catégorie A. C'est insuffisant, car il y a beaucoup trop de chômeurs. Oui, le chômage recule modestement mais il recule. Le chômage recule sur les deux derniers mois du quatrième trimestre. C'est globalement satisfaisant car l'inversion est engagée."

Où est le changement ?

Évolution de la courbe du chômage depuis mai 2012 (France métropolitaine - Source Dares, Le Point.fr)

Les chômeurs des catégories B et C n'existent pas pour l'exécutif
La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem ne s'est pas montrée: elle s'est exprimée via les réseaux sociaux. 

Mais la mauvaise foi a des limites:
Tout le monde attendait le flagorneur en gros sabots
Bruno Le Roux, président du groupe PS à l'Assemblée nationale, estime dans un communiqué que "mois après mois la situation s'améliore même si elle n'est pas linéaire (...) Tout notre défi est de conforter et d'accélérer cette reprise. C'est le levier de la confiance pour les entreprises et la création d'emplois". Pouvons-nous faire appel à ce Bruno pour rédiger les cartes de voeux à nos proches en recherche d'un emploi ? 

François Rebsamen prépare son entrée au gouvernement remanié
Le président du groupe PS au Sénat est  plus catégorique: il estime que l'examen des chiffres sur plusieurs mois "confirme que la progression mensuelle, inéluctable, du chômage est enfin stoppée". "L'inversion de la courbe du chômage est donc à notre portée et l'engagement pris par le président de la République est proche de devenir une réalité". 
Voilà bien un raisonnement d'un gestionnaire municipal hors pairs 

La droite tire à boulets rouges

Dominique Bussereau, ancien ministre des Transports, a réagi sur Twitter.
Le député et président du Conseil général de la Charente-Maritime rappelle au passage la télévision d'Etat à la décence:
Yves Jégo, délégué général de l'UDI et ancien secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, juge dans un communiqué qu' "aucune perspective durable de baisse significative du chômage ne semble hélas poindre à l'horizon". "La France paye ainsi très cher la double erreur économique d'une majorité socialiste qui a préféré le gourdin fiscal aux réformes structurelles indispensables pour baisser la dépense publique".

Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a considéré sur Twitter qu'il vaut mieux en rire de peur d'avoir à en pleurer:
Guy Bedos a laissé la place vacante.


jeudi 11 octobre 2012

Giscard prédit une dissolution de l'Assemblée

L'ancien Président de la République annonce le retour de la droite avant peu
 

"Préparez-vous, vous allez revenir ! "

Tel est le message de Valéry Giscard d’Estaing aux anciens ministres du gouvernement Fillon qu’il croise. 
Les débuts agités du quinquennat de François Hollande rappellent à l’ancien chef de l’Etat l'instabilité de la IVe République. "A l’époque, un gouvernement changeait tous les trois ou quatre mois ", leur rappelle-t-il. 
Et de prédire : " Le seul dénouement possible à la crise actuelle sera une dissolution. " 

L’ancien président n’a pas fait part à Nicolas Sarkozy de son pronostic 

Ils ne se sont pas vus depuis la victoire de la gauche. 
Sarkozy s’agace d’ailleurs quand on fait allusion à VGE. Il ne veut pas être comparé à celui qui essaya aussi de revenir. " Je lui ai fait remarquer que ses nouveaux bureaux se situaient à 100 mètres du siège de campagne de Giscard en 1981. J’ai bien vu que cela ne lui avait pas plu ", raconte Dominique Bussereau, ancien du mouvement des jeunes giscardiens, qui a rencontré Nicolas Sarkozy le 12 septembre.

dimanche 11 avril 2010

Xynthia: la Royal indifférence de Poitou-Charentes pour la Charente-Maritime

Bussereau renonce à un "impôt Xynthia"

Le président du Conseil général de Charente-Maritime annonce renoncer à son projet d'augmentation de 6% des impôts dans son département pour financer les dépenses engendrées par la tempête Xynthia. Ce projet devait être soumis au vote des conseillers généraux le 16 avril.

Bussereau n'est pas Bartolone. Ni d'ailleurs Montebourg

Les emprunteurs toxiques ont pris des risques et appellent maintenant l'Etat au secours. Mais pour faire face aux coûts de la catastrophe naturelle occasionnée par la tempête, la Charente Maritime ne comptera que sur elle-même.

Selon le président Dominique Bussereau (UMP), le département fera ce qu'il faudra pour dépenser environ 27 millions d'euros, qui a ravagé le littoral vendéen le 28 février. "Nous avons la possibilité de ne pas augmenter l'impôt", a déclaré Dominique Bussereau lors d'un entretien téléphonique.
Il a précisé avoir pris en compte trois éléments:
- l'aspect "anxiogène" d'un nouvel impôt "au moment où les gens sont dans une grande détresse dans le département".
- de plus, "le Premier ministre a rendu un arbitrage permettant au Conseil général de percevoir dès cette année (au lieu de 2011) la TVA sur les travaux liés aux destructions dues à la tempête, soit 3,4 millions d'euros que je n'avais pas prévus".
- les services du Conseil général avaient pu faire un état de travaux prévus en 2010 qui pouvaient être redéployés en 2011.

L'amère Royal, solidaire d'EADS, se désolidarise de la Charente-Maritime

Le Poitou-Charentes, laboratoire de la «république du respect » ?

Le 28 février 2007, Airbus a présenté un plan de restructuration dit "Power 8".
L'avenir d'Alain Rousset (Aquitaine), de Martin Malvy (Midi-Pyrénées) et singulièrement de l'amère Royal (Poitou-Charentes), alors candidate de la gauche à la présidentielle de mai 2007, était lié à celui d'Airbus. Les trois socialistes firent alors preuve d'une sollicitude inégalée, puisqu'ensuite, ni la CAMIF (lien 1 - lien 2), ni Heuliez (lien PaSiDupes) ne retinrent leur attention. Aujourd'hui, les élections régionales sont passées et ils n'ont pas entendu parler de la détresse occasionnée par la tempête Xynthia.
La présidente de région Royal a mis en place, à La Rochelle, ...une « antenne d'urgence des services techniques de la Région pour assurer une coordination avec les services de l'Etat, du Département de Charente-Maritime et de la Ville de La Rochelle ». Un dispositif administratif à la limite de l'indécence ? Ce n'est pas sa générosité qui risque d'emporter une digue !
La présidente de Poitou-Charentes les lâche avec un élastique et invite les autres à la solidarité. Elle "demande, par solidarité et pour redonner de l'espoir, que les Français viennent passer leurs vacances d'avril et d'été sur le littoral".
Elle a en revanche récupéré la catastrophe Xynthia à des fins politiciennes.
« Face à la nouvelle épreuve que subissent les ostréiculteurs et les conchyliculteurs », Sa Cynique Majesté Royal « exige du gouvernement qu’il verse très rapidement les 20 millions d’euros promis », selon un communiqué du Conseil régional.

Pourtant, à Toulouse en 2007, M. Malvy avait évoqué une prise de participation d'Airbus à hauteur de 5 à 10% (entre 1 et 2 milliards d'euros), une initiative qui nécessitait un décret en Conseil d'Etat, selon le code général des collectivités territoriales. Désirdavenir Royal avait envisagé une autre solution: la possibilité pour les régions "d'intervenir au niveau de la trésorerie" par "des prêts à taux préférentiel" à Airbus ou par "une garantie d'emprunts".

En mars 2007, après l'annonce du plan de restructuration d'Airbus, huit présidents de régions à majorité socialiste avaient écrit au Premier ministre, Dominique de Villepin, pour lui demander de définir dans quelles conditions elles pourraient entrer dans le capital d'EADS. Lien PaSiDupes

En octobre 2007, Martin Malvy en était toujours aux intentions et chiffra l'apport des régions françaises: « Nous avons le sentiment que les Allemands ont pesé dans le débat de façon bien plus forte […] Nous sommes capables de réunir 150 millions d'euros à cet effet. »

Ne rêvons pas: l'idée d'une entrée au capital ne venait pas des trois présidents français en pointe sur ce coup médiatique. Des régions allemandes (Länder), telles que la Basse-Saxe ou la Bavière, devaient leur montrer la voie...

Plus nuancée, l'ancien ministre des Affaires européennes, Noëlle Lenoir, avait alors indiqué qu'elle n'était "pas certaine que la solution soit une entrée dans le capital d'EADS". "Le débat sur l'actionnariat des régions dans les entreprises, qui a été rouvert à l'occasion de la loi sur la décentralisation d'août 2004, est sans doute à revisiter, mais méfions-nous des débats lancés dans l'urgence et sous le coup de l'émotion, qui est par ailleurs parfaitement légitime", affirma-t-elle dans un entretien à Aujourd'hui en France/Le Parisien.

Au bout du compte, après tout ce ramdam médiatique, le 11 novembre 2007, la plus grosse commande arriva du Prche-Orient, avec l 'annonce par la compagnie Emirates Airlines, de l'achat de soixante-dix futurs A350 XWB et onze très gros porteurs A380. Contrat estimé à 20,2 milliards de dollars.

Suite à la tempête Xynthia, la France est restée « sous le coup de l'émotion, qui est par ailleurs parfaitement légitime », sauf à la présidence de Poitou-Charentes... Les Emirats Arabes Unis, peut-être ?
Pour Sa Grandeur, c'est un tsunami ou rien !

mercredi 17 mars 2010

Régionales: les ministres qui sont allés à la conquête des régions

Le baromètre des ministres en campagne

Ils sont huit membres du gouvernement Fillon à briguer une présidence de région, le 14 et encore le 21 mars prochain. France-Soir a passé les chances au crible de ceux qui ne sont pas restés les bras ballants.

Ceux qui peuvent créer la surprise

Alain Joyandet
Le secrétaire d’Etat à la Coopération a creusé son sillon en Franche-Comté, où son ambition régionale rencontre un écho favorable. Soutenu par Nicolas Sarkozy, qui est venu lui rendre visite mardi dans le Doubs, il a bénéficié d’un petit coup de pouce en décembre pour lancer sa campagne en trombe : la grâce accordée aux deux Franc-Comtoises accusées de trafic de drogue en République dominicaine. A Noël, c’est Alain Joyandet qui est allé les chercher pour les ramener dans leurs familles.

Hervé Novelli
Pour avoir travaillé le terrain pendant plus d'un an, le secrétaire d’Etat au Commerce dit avoir tiré parti d’une campagne longue dans la région Centre. Il a d’abord dressé un état des lieux et nourri ses réflexions dans un blog, avant de mobiliser ses amis et de ratisser le terrain. Il a développé un style et créé une dynamique. Au point de ramasser la mise initiale, le 21 mars.

Ceux qui ont fort à faire
Valérie Pécresse
Le message de sa campagne a été parasité par la mise au jour du casier judiciaire chargé d’Ali Soumaré, chef de file du PS et que certains de ses colistiers (Karoutchi, Poniatowski et Delattre) ont exploité sans son aval. Révélant de légitimes initiatives que l'opposition a habilement détournées du fond du problème -le passé judiciaire des candidats qui -sauf en régime de démocratie bananière- ne peut être voilé, au point d'occulter les projets, cette affaire a contraint le chef de l’Etat à sortir de sa réserve pour conforter l'action de la ministre de l’Université. Une marque de confiance qu’il pourrait réitérer lors du prochain remaniement. Rama Yade est porte parole de campagne en Ide-de-France

Xavier Darcos
Incité par l’Elysée à briguer la présidence en Aquitaine qui lui avait échappé en 2004, le ministre du Travail ne décolle pas dans les sondages. D’après l’un d’eux, mené fin février pour Sud-Ouest, il serait devancé de 7 points au premier tour et largement battu au second (39 % des voix, contre 61 % au socialiste Alain Rousset), si tant est qu'on sache sur qui les abstantionnistes vont se décider à exercer leur droit de vote. Le soutien affiché du maire de Bordeaux, Alain Juppé, et du Premier ministre, François Fillon, lors de la présentation des listes pourrait permettre d’inverser la tendance.

Dominique Bussereau
Le secrétaire d’Etat aux Transports n’a accepté de porter la liste UMP en Poitou-Charentes que dans un esprit de mission. Eloigné par ses responsabilités et face à une rivale sortante, certes battue en 2007 et en 2009, mais fortement médiatisée, il a été contraint d'écourter sa campagne du fait de la tempête Xynthia qui a frappé la région, fin février, pour se concentrer à la tête du Conseil Général de Charente-Maritime à l'organisation du sauvetage et à l'assistance des sinistrés. Lui en sauront-ils gré ? Raffarin juge l'amère Royal prenable.

Alain Marleix
Brice Hortefeux ne lui a pas forcément fait un cadeau. En renonçant, l’automne dernier, à conduire la liste UMP en Auvergne, le ministre de l’Intérieur a propulsé le secrétaire d’Etat aux Collectivités locales dans une région où on le connaît peu, mais où il a abattu un travail considérable qui n'est pas passé inaperçu. Alain Marleix, qui n’a jamais perdu une élection, pourrait bien confirmer.

Valérie Létard
La secrétaire d’Etat au Développement durable a dû batailler pour obtenir l’investiture de l’UMP en Nord-Pas-de-Calais, une région où la gauche est traditionnellement forte et où Marine Le Pen (FN) tente de se faire une place depuis plusieurs élections. Selon un sondage mené fin février pour la très socialiste Voix du Nord, cette ex-UDF ne serait pas récompensée de ses efforts : elle n’arriverait qu’en deuxième position au premier tour, distancée de 7 points par la liste socialiste. Mais ce n'est pas prendre en compte de la triangulaire et des abstentionnistes: moins d’un électeur sur deux a voté.

Bruno Le Maire s'est révélé
Implanté dans l’Eure depuis les législatives de 2007 afin de pallier le retrait de Jean-Louis Debré, le ministre de l’Agriculture tente de s’enraciner en Haute-Normandie. Il y mène une campagne courageuse et a marqué des points contre la gauche.

jeudi 10 décembre 2009

Conflits sociaux: solliciter la médiation de l'Etat pour lui soutirer le maximum

Les syndicats rejettent la responsabilité sur le patronat

Noël, temps béni du chantage syndical

A moins de quinze jours de Noël, les producteurs de lait français se prévalent de l'effondrement des cours du lait et trouvent naturel de brandir la menace du blocage du pays avec les routiers, lesquels font du chantage à la grève à partir de dimanche.
La prise d'otages est aussi au programme des syndicats avec deux nouvelles journées de galère pour les usagers du RER A en région parisienne. En Ile-de-France, un préavis de grève a en effet été lancé par six syndicats.
La RATP prévoit jeudi et vendredi un train sur deux aux heures de pointe (7h30-9h30 et 16h30-19h30) et un trafic quasi nul aux heures creuses, sur la partie du réseau gérée par la régie parisienne et fréquentée par un million d'usagers journaliers.
Dépôts bloqués, rayons dégarnis dans les grandes surfaces: consommateurs mécontents. Distributeurs de billets non réapprovisionnés: consommation ralentie. Producteurs de lait menaçant de reprendre la traite des subventions de l'Etat: déficit public creusé. Prise d'otages: c'est bon pour le moral des travailleurs et les sondages d'opinion...

  • Le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, cherche à éviter un conflit social avant les fêtes de fin d'année et a proposé mercredi soir une réduction supplémentaire de la "taxe carbone" de 100 millions d'euros pour le secteur. Le débat a été suspendu et doit reprendre ce jeudi à 16h00, mais les syndicats, échaudés par la tournure des discussions et l'intervention de Dominique Bussereau qui a, selon eux, "jeté un froid", font planer le doute sur leur retour.
    Les parties en conflit n'ont pas intérêt à tomber trop vite d'accord mais s'entendent pour faire monter la pression.
  • L'intersyndicale (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC) a annoncé qu'elle se réunirait à 14h00 pour décider de participer ou non à la suite des négociations.
    Elle assure vouloir que les négociations aboutissent d'ici vendredi matin, faute de quoi ils mettront à exécution leur menace de bloquer les entrepôts de livraisons à partir de dimanche à 21h30.
    L'intersyndicale réclame le passage à un salaire de dix euros brut de l'heure pour les coefficients les plus élevés, 4% d'augmentation pour toute la grille et 3% de hausse pour les frais de déplacement, ainsi qu'une protection sociale conventionnelle pour tous et la généralisation du 13e mois.
  • Mercredi, les maîtres chanteurs n'ont pas fait plier les patrons, qui ont dit n'avoir rien à donner et s'en sont remis à l'aide de l'Etat.

  • Les entreprises du secteur souhaitent a minima obtenir un taux de réduction sur la "taxe carbone" équivalent à celui des agriculteurs pour 2010 au moins, soit 75%, et l'application de la défiscalisation des heures supplémentaires.
    "On a pondu une loi qui permet d'alléger partiellement les charges sociales et patronales sur les heures supplémentaires. Or, paradoxalement, nous sommes la seule profession dans le transport logistique qui ne bénéficie pas à plein de cette mesure", a dit Philippe Grillot, président de la Fédération des entreprises de transport et logistique de France (TLF).
    "Ce n'est pas une aumône, c'est un principe d'équité", a-t-il expliqué au micro de France Info, ajoutant que la proposition sur la "taxe carbone" n'était pas pertinente pour l'heure parce qu'elle concerne un nouvel impôt.

    Or, l'OTRE, l'une des trois organisations patronales du transport routier, met du sucre dans le réservoir. Dans un communiqué diffusé jeudi, elle estime en effet que l'exonération partielle sur la taxe carbone (pour des pollueurs parmi les plus gros) proposée par le gouvernement est un "cadeau empoisonné" et réclame des mesures fiscales supplémentaires.
  • Dominique Bussereau, en tampon, a prévenu que les cartes étaient désormais entre les mains des deux parties.
    -> Il est toutefois confiant. "Je crois qu'ils viendront. Le transport routier, ce sont des gens sérieux, aussi bien les organisations syndicales que les organisations professionnelles. Je suis persuadé que la bonne volonté l'emportera", a-t-il dit sur i>Télé.
    "Ce n'est plus le problème du gouvernement. Le gouvernement a fait un geste (...) je l'ai mis sur la table. Maintenant, c'est un problème de négociation salariale", a-t-il expliqué.

    -> Mise en garde du secteur contre les conséquences d'un blocage des entrepôts à l'approche des fêtes de fin d'année.
    "Bloquer les plateformes, ça veut dire plus de courses de Noël, plus d'alimentation dans les supermarchés. La reprise économique française est fondée sur la consommation des ménages, si en plein moment de consommation des ménages, les fêtes de Noël, on stoppe la machine, c'est un coup économique", a dit le secrétaire d'Etat. "Les Français ne pardonneront pas", a-t-il ajouté.

    Qu'elle soit politique ou sociale, la gauche demande toujours tout à l'Etat.
    Or, le gouvernement n'est pas en capacité de réduire les quotas laitiers et la profession ne réussit pas à s'autogérer. Peut-elle dès lors lui reprocher son activité débordante et les loupés qui vont avec ? Les patrons et les syndicats sont incapables de se parler.
    Ils ont besoin de médiation, mais alors, de grâce, qu'ils aient tous l'honnêteté de lui reconnaître le mérite de sa volonté de dialogue, sans lui impossible.