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mardi 16 juin 2015

Combat de chefs à l'UDI

Les Républicains trépignent sans brusquer les décisions

Le sujet de la participation à la primaire organisée par Les Républicains divise Jean-Christophe Lagarde et Hervé Morin
 
 J.-Ch. Lagarde-J.-L.Borloo-Morin 
Lagarde-Morin, les meilleurs ennemis de l'UDI s'affrontent une nouvelle fois.Vu leur position centrale, les centristes balancent. Ce lundi matin, après un week-end de réunions, la balle aurait été une nouvelle fois remise au centre. 

Ils ne sont pas d'accord sur la date à laquelle ils doivent arrêter leur choix.
Samedi, le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a répété que la question de la participation du centre-droit à la primaire organisée par l'UMP (aujourd'hui Les Républicains-LR) serait tranchée au printemps 2016. Le lendemain, Hervé Morin faisait adopter par le Nouveau Centre, l'un des principaux partis composant l'UDI, une motion réclamant que la question soit tranchée en "urgence"
"La campagne pour la primaire débutera dès janvier 2016, après les régionales. Avant même de décider si l'on y participe, il faut rencontrer dès septembre le mouvement Les Républicains pour connaître leurs garanties en terme d'égalité entre les candidats", avance Hervé Morin. "Jean-Christophe Lagarde ne change pas de position, répond l'entourage du député-maire de Drancy. Dès son premier entretien avec Nicolas Sarkozy en décembre, il a annoncé que la décision serait prise au printemps 2016."

Déterminé à régler la question de la participation du centre-droit à la primaire, Nicolas Sarkozy met la pression à son homologue de l'UDI.  Les alliés doivent en effet se mettre en ordre de bataille avant les régionales de décembre et marquer leur cohérence en liant la question d'un accord aux régionales à celle de la primaire. Si Lagarde et ses amis veulent être correctement représentés dans les conseils régionaux en décembre, ils ont tout intérêt à s'accorder avec le parti "Les Républicains". Pour ce faire, le contrat de mariage doit être signé avant le printemps.

"L'UDI sans le Nouveau Centre, ce n'est plus l'UDI"

Pour activer la réflexion du président de l'Union des Démocrates et Indépendants (UDI) face aux réalités, Nicolas Sarkozy joue des divisions profondes du centre-droit. Ainsi s'entretient-il régulièrement avec Hervé Morin, François Sauvadet, Philippe Vigier (trois probables têtes de liste aux régionales) et Maurice Leroy. Si ce quatuor s'engage dans le processus de la primaire dès septembre, l'UDI est écartelé. "L'UDI sans le Nouveau Centre, ce n'est plus l'UDI", veut même croire Hervé Morin.

Le calendrier peut-elle faire voler en éclat le parti créé par Jean-Louis Borloo? 
Refusant cette hypothèse, le député Nouveau Centre Philippe Vigier tente une médiation entre le réalisme de Hervé Morin et l'attentisme de Jean-Christophe Lagarde: "Si l'UDI se détermine à l'automne, en octobre ou novembre, il n'y a pas de drame", explique celui qui est également président du groupe UDI à l'Assemblée.

Menace d'exclusion pour Hervé Morin
Pour laisser le temps de la réflexion à ses alliés potentiels, Nicolas Sarkozy a d'ailleurs repoussé à septembre la mise en place de la Haute Autorité, affichant sa volonté de ne pas "choisir l'arbitre de la primaire" avant que tous les participants se soient déterminés. 
Pour convaincre ses partenaires du centre de le rejoindre rapidement, le président LR (Les Républicains) fait valoir en outre qu'un ralliement tardif les empêchera de participer à la conception des règles de la primaire. "Plus ils arrivent tôt, plus ils pourront participer à l'organisation", résume Thierry Solère, député LR des Hauts-de-Seine en charge du scrutin interne. 

Jean-Christophe Lagarde préfère le jeu de poker. "Si le parti Les Républicains tient tellement à ce que nous participions à la primaire, il acceptera les ajustements que nous souhaitons", affirme-t-il.
Le député-maire de Drancy est également prêt à un autre coup de poker, celui de laisser Hervé Morin lui griller la politesse dès septembre. "Dans ce cas-là, les instances de l'UDI décideront de ce qu'il faut faire. La règle sera décidée en commun au sein du parti," met-il en garde. La menace d'une exclusion de Hervé Morin est à peine voilée. 
De quoi interpeller sur l'identité du candidat favori de Lagarde et le suivisme des adhérents de l'UDI.

dimanche 24 mai 2015

Primaire UMP: en dormant, Juppé battrait Sarkozy,selon un sondage

Le Parisien et Odoxa roulent-ils pour Juppé ou pour le PS ? Les deux, mon capitaine !

Du haut de sa dune du Pyla
Alain Juppé battrait Nicolas Sarkozy de dix points lors de la primaire de novembre 2016 qui désignera le candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle de 2017, mais c'est si on en croyait les entreprises commerciales de sondage à la commande. 

Au premier tour, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy obtiendraient chacun 39%, devant Bruno Le Maire (12%), François Fillon (5%), Xavier Bertrand (3%) et Nathalie Kosciusko-Morizet (2%).
L'intention du sondeur saute aux yeux du fait de l'énoncé de son comparatif avec sa précédente estimation qui donnait 45% à Nicolas Sarkozy en avril et 35% à Alain Juppé.
Au second tour, Alain Juppé obtiendrait 55% et Nicolas Sarkozy 45% contre 49% et 51% respectivement en avril.

Moins on en fait, mieux on se porte dans les sondages ? 

Odoxa souligne qu'Alain Juppé doit son avance aux électeurs du centre (80%/20% chez les sympathisants de l'UDI face à Nicolas Sarkozy), l'ancien chef de l'Etat restant en tête auprès des sympathisants de l'UMP (58%/42% face à Alain Juppé).

Le président PS sortant a tout intérêt à une candidature UMP terne
Le charisme de Juppé reste à découvrir, tant il est enfoui profond depuis quarante ans. Va-t-il se mettre à l'accordéon comme Giscard d'Estaing ou partager le cannelé bordelais avec l'habitant ? Des cornes de gazelle, peut-être ? En attendant, il a du chemin à parcourir pour galvaniser les foules et monter un projet jeune et enthousiasmant.

De son côté, François Hollande resterait stable dans un sondage IFOP, malgré sa campagne électorale de cinq jours dans la Caraïbe et sa rencontre "historique" avec l'ex-dictateur et actuelle momie, Fidel Castro. Sans compter la vente soudaine du Rafale de Dassault, à la faveur de la montée des tensions islamiques entre Sunnites et Chiites du Moyen Orient...  

Le sondage ne sonde pas les reins et les coeurs de son échantillon sur
le cas où Hollande -déjà parti en campagne- serait troisième et éliminé et où Marine Le Pen arriverait en première position. Les électeurs auraient-ils à élire Sarkozy ou Juppé ?

Le sondage a été réalisé les 21 et 22 mai auprès de 911 personnes inscrites sur les listes électorales. Seules les réponses des personnes qui comptent voter lors de la primaire ont été comptabilisées.

dimanche 19 avril 2015

Primaire UMP: Fillon évoque un accord avec Juppé pour contrer Sarkozy

Coalition anti-Sarkozy à l'UMP: surprise !

La majorité présidentielle redoute une désignation de Sarkozy

Hollande rêve de Juppé -plutôt que Marine Le Pen- et les media à sa botte en font la promotion.
Lui aussi candidat, François Fillon ne veut se laisser distancer ni par l'un, ni par l'autre. L'ancien premier ministre a d'ailleurs confié à Sud-Ouest Dimanche qu'un accord serait passé avec Alain Juppé dans la perspective du second tour de la primaire: si l'un affronte Sarkozy, l'autre bénéficiera de son soutien.
"Au second tour de la primaire, il y aura un accord" avec Alain Juppé, candidat déclaré à la primaire, confie François Fillon. "Et c'est le mieux placé qui affrontera Sarkozy", précise-t-il au journal, sans pour autant citer directement Juppé.
Or, selon un sondage IFOP pour le Journal du Dimanche publié dimanche 19 avrilc'est Nicolas Sarkozy que la majorité des sympathisants de la droite et du centre veulent voir représenter l'UMP pour la présidentielle de 2017. Et Fillon sort donc du bois, puisque ce sont les sympathisants -et non pas seulement les militants- qui seront appelés à désigner le candidat de l'UMP. Tente-t-il ainsi de se donner du poids?
Le journal régional fait d'une pierre deux mauvais coups
Sud-Ouest assure que Sarkozy tient véritablement le rôle d’ennemi aux yeux de Fillon et que ce dernier ne rumine pas "seulement les humiliations subies pendant cinq ans," mais reproche aussi à l'ancien président "de ne pas l’avoir soutenu en 2012 dans sa bataille contre Copé, et de renvoyer encore aujourd’hui les deux hommes dos à dos". Il est  donc légitime de penser que ce quotidien -dont le siège est à Bordeaux (Gironde)- est de ces organes de presse "libres et indépendants" qui misent sur Juppé, le régional de l'étape, contre Fillon ?  

Alain veut être calife à la place de François

Fillon craint de se faire marginaliser
"Il y a indéniablement une très bonne entente entre François Fillon et Alain Juppé, qui partagent les même valeurs, la même conception de la vie politique et les mêmes objectifs mais il n'y a absolument aucun accord politique. François Fillon ira jusqu'au bout de sa démarche", a toutefois réagi l'entourage de Fillon, suite à la parution de l'article.
L'ancien premier ministre UMP assurait jeudi sur BFMTV et RMC que "rien ni personne" et "aucune intimidation" ne le ferait renoncer à être candidat à la primaire de son camp en vue de 2017. Pourquoi ce mot? "On voit bien qu'il y a une petite musique sur le thème 'François Fillon est mort', je vois bien une certaine manipulation des sondages", a détaillé l'élu de Paris.

Confiant mais attentif, Sarkozy observe le combat des sous-chefs. 

mardi 7 avril 2015

Sondage: pour gagner en 2017, Sarkozy a la confiance des sympathisants de droite, plutôt que Juppé

Et les Départementales confortent Sarkozy en France

Nicolas Sarkozy est plus à même qu'Alain Juppé de remporter la présidentielle, 

selon la grande majorité des sympathisants de droite et encore plus ceux de l'UMP, alors que l'ensemble des Français donnent une légère avance au maire de Bordeaux, jugé moins pugnace, selon un sondage Ifop, c'est-à-dire le... PS.
35% des Français considèrent que l'ancien Premier ministre aurait plus de chance que l'ex-chef de l'Etat (31%) pour ce qui est de la "capacité à remporter" le scrutin élyséen de 2017, estime cette enquête pour le site Atlantico.

L'écart se réduit cependant très fortement par rapport à un sondage comparable de novembre 2014 
(40% contre 24%) et de février 2015 (34%-27%).

Chez les seuls sympathisants de droite - qui seront conviés à voter à la primaire - ils sont 51% à mettre en tête Nicolas Sarkozy, contre 27% Alain Juppé. Chez les seuls sympathisants UMP, l'écart est de 66% à 29%.

Les Français dans leur ensemble placent Juppé en tête en fonction de la sélection de l'IFOP qui guide le choix entre les deux responsables UMP sur une série d'autres qualités,  (exemple : 51% pour le "sérieux" contre 18% à Nicolas Sarkozy), sauf dans deux catégories: "autorité" (26% contre 45% pour l'ancien président) et "dynamisme" (18% au septuagénaire contre 51%).

Sondage par internet mené du 31 mars au 3 avril auprès de 1.002 personnes représentatives de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).


dimanche 30 novembre 2014

Sarkozy porté à la tête de l'UMP par deux adhérents sur trois

La campagne pour la primaire peut commencer

Participation record
Plus de la moitié des adhérents UMP ont voté samedi et désigné Nicolas Sarkozy président de l'UMP, avec 64,5% des voix, a annoncé la haute autorité du parti, chargée d'organiser et de contrôler l'élection. Le nouvel élu a promis sur son compte Facebook de tendre la main à ses rivaux, en particulier, Bruno Le Maire, qui a obtenu 29,18% des voix avec les soutiens d'Alain Juppé, François Fillon et de l'appareil du parti dirigé par ses deux parrains et Jean-Pierre Raffarin. Tout dépité, Le Monde résume l'amertume de la presse, titrant "Bruno Le Maire, la victoire en perdant"..., après avoir fait campagne en qualifiant d'exception française le retour d'un président sortant.

La mobilisation des militants (58,1%), "d'un niveau inégalé dans l'histoire de notre mouvement, est la meilleure réponse à deux années de querelles internes et de divisions", écrit Sarkozy, en allusion à la guerre Copé-Fillon qui aurait pu faire imploser l'UMP fin 2012. 58,1% de plus de 268.000 adhérents de l'UMP c'est davantage qu'en 2004 (53,29%) et 54,35% en 2012.
Le scrutin a été marqué par des cyber-attaques sans conséquences mais qui ont conduit l'UMP à porter plainte
.

Le nouveau patron du principal parti d'opposition rencontrera "les principaux responsables de (sa) famille politique dès lundi

Nicolas Sarkozy s'attachera à "créer les conditions du plus large rassemblement". "Une autre histoire commencera pour lui le 29 novembre", disait son conseiller Pierre Giacometti pendant cette difficile campagne interne. Seule certitude, Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, qui fut son directeur de campagne, sera le prochain directeur général du parti. 

Ce vote "marque un nouveau départ" pour l'UMP, ajoute le nouvel élu. Mais l'AFP donne le ton de l'Elysée aux organes de presse, citant "certaines sources" anonymes UMP "en off" qui lui auraient déclaré qu'il s'agissait là d'"un très mauvais score pour Sarkozy. Il n'est pas le roi du pétrole !", ce qui sera l'élément de langage officiel repris par la presse. Le Huffington Post fait parler on ne sait qui (le "secret des sources"!) : "Lorsque Nicolas reviendra, ce sera un raz-de-marée qui emportera tout sur son passage." Cette prédiction si souvent entendue dans la bouche des sarkozystes avant le retour de leur champion s'est elle vérifiée samedi soir? Pas vraiment", raconte sur le site socialiste Geoffroy Clavel,  lequel parle néanmoins ce matin d'" élection sans surprise de Nicolas Sarkozy"... En prétendant respecter la déontologie de la presse? Pas vraiment...

"La volonté de renouveau devra être entendue et respectée", a de son côté défié Bruno Le Maire qui, malgré un tiers des votes et selon les partisans de Juppé, prend désormais de l'ascendant sur les autres quadras de l'UMP comme Nathalie Kosciusko-Morizet, Xavier Bertrand, Laurent Wauquiez ou François Baroin.

Quant à Hervé Mariton (6,32%), il s'est félicité "d'avoir rassemblé 10.000 voix", bien qu'il ait disposé "de beaucoup moins de moyens et bien moins d'exposition médiatique" que ses "concurrents", notamment le poulain de l'écurie Juppé-Fillon.

"Toutes les conditions sont réunies pour que notre famille politique soit rassemblée au service de la France", l'a assuré l'ancien président du mouvement Jean-François Copé, dont la démission forcée en juin dernier  a provoqué cette nouvelle élection pour cause d'affaire Bygmalion présumée.

La presse hollandienne reprend de plus belle ses attaques


La presse socialiste ne dissimule pas sa hargne. La campagne des deux derniers mois a en effet montré un Sarkozy déterminé, dont l'énergie ne semble pas avoir été entamée par la semi-retraite qu'il s'est imposée. Alors, L'Obs du propriétaire des sanisettes titre "Sarkozy : une victoire sans gloire, une autre histoire commence", Le Monde estime que " Le Maire vole le Graal du renouveau à Nicolas Sarkozy" mais les amis des voleurs ne publient que les tweets et photos favorables au candidat du triumvirat, le Huffington Post -associé au journal Le Monde- considère que "Nicolas Sarkozy sort plus abîmé que prévu de sa campagne de réélection" et, après avoir milité pour Bruno Le Maire et le triumvirat, notamment Juppé que la gauche juge à sa portée, Le Parisien a le sentiment que c'est "une bonne nouvelle" pour le PS! Jusqu'au Figaro qui affirme que " Sarkozy fait moins bien qu'en 2004": rappelons que ses rivaux étaient Christine Boutin (5,82 %) et Nicolas Dupont-Aignan (9,10 %) lequel annonça sa candidature à l’élection présidentielle de 2007, mais dut renoncer dès octobre 2005, faute d’avoir pu rassembler les 500 signatures d’élus nécessaires.

La presse socialiste militante n'a de cesse d'assurer que si Sarkozy garde la cote auprès des militants, l'ancien président susciterait toujours la défiance de la gauche et des sympathisants de droite qui lui préféraient son futur concurrent à la primaire,Alain Juppé, tant qu'il se tenait en réserve et avant qu'il ne soit élu à la tête de l'UMP. Le maire de Bordeaux avait senti monter le danger et avait pris l'offensive en provoquant le public venu entendre Sarkozy qu'il était supposé accueillir. Il s'était fait huer sur ses terres, s'attirant en outre les reproches de nombre d'électeurs de la droite, mais le soutien de la presse hollandienne.

Autre rival de Sarkozy manifestant ses aigreurs,
 François Fillon a quant à lui affirmé qu'il ne renonce pas, prévenant que "l'union n'est pas la soumission""Un grand parti moderne accepte la différence ! Pour ma part, je défendrai mes convictions et poursuivrai le travail engagé pour bâtir un véritable projet de redressement de la France", a lancé l'ancien Premier ministre, également candidat à la primaire de 2016 et facteur de divisions, malgré les mauvais draps dans lesquels il s'est plongé avec l'affaire Jouyet qui fait apparaître qu'il a bien incité le secrétaire général de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, à "taper vite" contre Nicolas Sarkozy pour accélérer les enquêtes en cours. Comble de malheurs, dans l'affaire Bettencourt qui a conduit au non-lieu de Sarkozy, la comptable qui portait des accusations contre lui, a été mise en examen sur des soupçons de "faux témoignage"...

Cerise sur le gâteau, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a lui proposé avec malice à N. Sarkozy de débattre avec lui. Kosta, son nom de révolutionnaire trotskiste, est-il l'élu de la base, comme Sarkozy, pour se placer sur un pied d'égalité avec celui qui a rassemblé deux militants sur trois sur son nom, alors qu'il a été quant à lui coopté par l'Elysée ? 
Si, selon un sondage Ifop pour le JDD publié dimanche, 40 % des Français - lesquels ne sont pas susceptibles de voter pour le candidat de l'UMP! - pensent que son nouveau patron n'est pas encore à même de gagner en 2017, 43% des sympathisants de droite pensent qu'il est mieux placé qu'Alain Juppé dont le candidat à la présidence de l'UMP, Bruno Le Maire, n'a pas atteint la barre des 30%.
Vers 21h30, Nicolas Sarkozy s'est rendu dans son QG, rue du docteur Lancereaux (Paris VIIIe), sans faire de déclarations mais visiblement décontracté et accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy. NKM, Laurent Wauquiez, Luc Chatel puis David Douillet l'ont rejoint quelques instants plus tard. Il est reparti au bout d'une heure sans faire de déclaration. Tandis que les partisans de Bruno Le Maire festoyaient malgré l'état des finances du parti, le nouveau président avait prévenu qu’il ne s’exprimerait pas au soir de la victoire, aux résultats "nets" comme les a qualifiés Alain Juppé, le vrai perdant, préférant se réserver pour le 20h de TF1 dimanche.

dimanche 23 novembre 2014

Alain Juppé hué à Bordeaux: la primaire UMP s'engage-t-elle mal ?

L'UMP s'applique à dénoncer le bruyant rejet de la provocation de Juppé 

La proposition de Juppé d'un "large rassemblement de la droite et du centre" a déplu aux militants venus pour  N. Sarkozy à Bordeaux


"Je suis convaincu qu'il faut un large rassemblement de la droite et du centre si nous voulons battre la gauche", en 2017, a lancé le maire de Bordeaux devant les partisans de Nicolas Sarkozy, alors en campagne des primaires, auxquelles Juppé n'est pas candidat... En ouvrant le débat sur sa propre orientation, le maire de Bordeaux a manqué de courtoisie et d'habileté. Cette déclaration d'Alain Juppé samedi 22 novembre au meeting de Nicolas Sarkozy à Bordeaux a mécontenté la foule qui n'a pas manqué de manifester sa désapprobation en le huant et en scandant "Nicolas, Nicolas". 

La provocation s'est déroulée en présence de l'ancien président de la République qui, le moment venu, a embrayé sur les méthodes du triumvirat à la tête du parti, rappelant: "Nous n'avons pas le droit de nous diviser. Ce qui s'est passé entre Jean-François Copé et François Fillon, a été indigne".


Un coup monté, au regard de certaines réactions de Juppéistes

Bien que Juppé ait tenté de perturber la réunion, Edouard Philippe, député-maire UMP du Havre, en a profité pour tacler, dans les colonnes du Parisienla réaction de l'ancien Président pourtant à l'écoute du mouvement Sens commun qui l'invitait à Paris le 15 novembre 2014. "Nicolas Sarkozy a montré la semaine dernière qu'il n'avait pas su résister à l'appel de la foule en promettant l'abrogation du mariage pour tous. Cette fois, il n'est pas parvenu à la tenir. C'est préoccupant quand on veut rassembler", a estimé le Juppéiste

A la vérité, Sarkozy souligne que ré-écrire ou abroger conduisent au même résultat !
Ses adversaires créent une ambiguïté qui n'existe que dans leur stratégie :

Loin de fermer le débat, Sarkozy ouvre le dialogue sur le mariage entre personnes du même sexe, ce que le gouvernement Ayrault n'a pas voulu:


Sarkozy pointe le problème soulevé par la loi Taubira:


Il donne ainsi un axe de réflexion pour améliorer le texte existant, dans le respect de tous.
Plus modéré que Dominique Bussereau qui traite d' "abrutis" les militants de ce soir-là, 


Hervé Mariton, lui aussi candidat à la présidence de l'UMP, juge ces huées "graves", mais réalise que Juppé les a privés de leur meeting.
"Les militants sont libres de penser ce qu'ils souhaitent. Ils sont libres de l'exprimer, et c'est même important qu'ils l'expriment. Mais pas de cette manière là", a déclaré le député de la Drôme sur BFMTV.

A Bordeaux, Alain Juppé s'est fait huer pour une seconde provocation

Juppé a-t-il décidé que le débat de la présidentielle a commencé ?
 
Dans son impatience, il s'est précipité et a commis une erreur de timing.  
La ville de Bordeaux accueillait Sarkozy et non pas son maire qui a outrepassé ses prérogatives. Il a donc été hué à deux moments précis, sur deux points connus de divergence: outre que l'UMP devait, selon lui, garantir le rassemblement de la droite et du centre, quand il a soutenu l'idée des primaires ouvertes pour 2017
VOIR et ENTENDRE Alain Juppé multiplier les défis lancés au public qui ne s'était pas déplacé pour l'entendre: 


tandis que Sarkozy dit considérer Juppé comme "un atout":


Aux propos de Juppé qui ont enflammé l'assistance, Sarkozy a réagi en rassembleur:



Nicolas Sarkozy a acquis l'expérience de l'ouverture et en a tiré la leçon...



Luc Chatel, secrétaire général intérimaire de l'UMP, s'est dit gêné de la situation:
"Cette séquence m'a gêné parce que les sifflets n'ont pas leur place à l'UMP. Et comme l'a très bien dit Nicolas Sarkozy, nous n'avons pas le droit de nous diviser. Qu'il y ait des débats, qu'il y ait des désaccords, qu'on en parle c'est normal, sur les alliances et sur le rassemblement au-delà de notre famille politique, sur l'organisation des primaires, mais nous devons nous respecter."
L'eurodéputé UMP et proche de Nicolas Sarkozy Brice Hortefeux, a de son côté rejeté sur Europe 1 l'idée d'un piège tendu à Alain Juppé. "Comment peut-on penser qu'il y a un piège lorsque l'on s'adresse aux adhérents, aux sympathisants, aux militants de sa propre région et de sa propre commune?".

samedi 27 septembre 2014

L'élection interne à l'UMP "vaut primaire", fait valoir François Baroin

"Si Juppé et Fillon pensent avoir des chances de devenir président, ils auraient dû s'y présenter", ajoute l'ancien ministre

"Le chef du parti est le mieux placé pour la présidentielle,"
  
estime le député-maire de Troyes, soutien de Nicolas Sarkozy. L'élection à la présidence de l'UMP comme est un tremplin pour la présidentielle à venir, explique François Baroin. 

L'ancien ministre de l'Economie considère que "l'élection à la tête du parti vaut primaire à l'UMP". Et si les possibles concurrents de Nicolas Sarkozy en interne pour l'investiture de 2017 ont la même ambition, il les encourage à se présenter. "Si (Alain) Juppé et (François) Fillon pensent avoir des chances de devenir président, ils auraient dû s'y présenter", affirme-t-il, convaincu qu'ils ont manqué le coche.

Pour justifier cette position, il invoque la "tradition gaulliste et bonapartiste" de la droite. "C'est comme ça, le chef du parti est le mieux placé pour la présidentielle". 

Baroin se situe par rapport à Fillon et Sarkozy

Jadis soutien de François Fillon pour la présidence du mouvement face à Jean-François Copé, François Baroin explique sa prise de distances.
"Je n'ai pas non plus compris les contretemps de Fillon, pour qui j'ai une grande estime, qui s'est accroché à Matignon et, après la défaite, [il] a critiqué le bilan de Sarkozy au lieu de récupérer son héritage", explique-t-il.

Mais il met aussi en garde Nicolas Sarkozy. Pour le député, tout n'est pas encore gagné. "L'histoire dira si les affaires ne sont pas trop lourdes et s'il parvient à renouer avec les Français. Car à ce stade, ce n'est pas fait. C'est possible, mais cela reste à faire", assure celui qui, à bientôt 50 ans, est candidat aux sénatoriales dans son département de l'Aube et vise la présidence de l'Association des maires de France.

jeudi 25 septembre 2014

Meeting de Sarkozy à Lambersart : 2000 personnes attendues et une seule star

Sarkozy en meeting "sobriété" ce soir à Lambersart

On en sait un peu plus sur le premier meeting de Nicolas Sarkozy jeudi à Lambersart


Daniel Fasquelle, président de l’UMP Pas-de-Calais, et Marc-Philippe Daubresse, président de l’UMP Nord, ont tenu un point presse ce lundi midi. Le rendez-vous était donné à l’espace sportif Pierre-de-Coubertin de Lambersart. On sait depuis vendredi que c’est là que Nicolas Sarkozy donnera son premier meeting, coup d’envoi de sa campagne pour la présidence de l’UMP. Entre Lambersart, Marcq-en-Barœul et Tourcoing, c’est la jauge de la salle (2.000 personnes) qui a fait pencher la balance du côté lambersartois.
Le maire Marc-Philippe Daubresse s’est félicité de ce choix "amical", soulignant que c’est la ville d’un "sarkozyste loyal et historique". Il a également souligné la situation géographique de la salle, qui se trouve "à 1 kilomètre de la maison natale du Général de Gaulle (dans le Vieux-Lille) et à 10 mètres du parc Jean-Louis Borloo", un clin d’œil à la volonté de Sarkozy d'être le rassembleur de la droite républicaine. 

Des élus politiques de la droite 

Ce premier meeting sera "classique", Nicolas Sarkozy s’exprimera environ 40 minutes dans "un discours fondateur"

En plus de l’ex-président,
ce sont trois figures régionales qui s’exprimeront : les deux présidents départementaux de la région Daniel Fasquelle (ci-contre à gauche) et Marc-Philippe Daubresse (ci-contre à droite), ainsi que Gérald Darmanin, le maire de Tourcoing, porte-parole national de la campagne. Tous les trois font partie de l’équipe rapprochée de campagne.

Du côté des figures nationales de l’UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet serait présente, mais on attend peu de personnalités nationales. Il ne s’agit pas « d’un meeting people », a précisé Marc-Philippe Daubresse.

Un millier de jeunes attendus

Si Nicolas Sarkozy a choisi le Nord-Pas-de-Calais, c’est parce qu’il "aime le Nord ", a insisté Daniel Fasquelle. Mais aussi parce que "c’est la plus jeune région de France" et que la jeunesse est une des priorités de Sarkozy. Sur les 2.000 personnes attendues jeudi soir au meeting, environ un millier de jeunes UMP devraient faire le déplacement. 
Daniel Fasquelle a précisé que le meeting est ouvert à tous et que si jamais tout le monde ne rentrait pas dans la salle, un écran géant permettrait de suivre les discours depuis l’extérieur.

Qui finance ?

Des bus seront prévus par l’UMP pour acheminer les personnes. Les présidents des comités départementaux ont précisé que le Nord-Pas-de-Calais compte 12.500 militants, 4.000 dans le Pas-de-Calais et 8 500 dans le Nord. 

Le déplacement est à la charge des militants.

La location de la salle, d’un montant de 1.800 euros, est prise en charge par l’ "association des amis de Sarkozy"
La mairie de Lambersart ne met la main à la pâte que pour assurer la sécurité des abords de la salle.

mercredi 20 août 2014

Présidentielle 2017 : Alain Juppé partant pour la primaire de l'UMP

Premier triumvir à se déclarer

L'ancien Premier ministre vient d'annoncer sa candidature 
"J'ai décidé d'être candidat, le moment venu, aux primaires de l'avenir", a déclaré, sur son blog ce mercredi, Alain Juppé qui a pris la direction provisoire de l'UMP, aux côtés de François Fillon et Jean-Pierre Raffarin.

Le maire de Bordeaux demande des primaires "largement ouvertes".

"Pour parvenir à une candidature d'union,
une méthode s'imposel'organisation de primaires largement ouvertes à toutes celles et tous ceux, inscrits ou non dans un parti, qui ne veulent ni de la France barricadée sur elle-même que leur promet le FN ni de ce qu'est devenue, faute d'adaptation aux réalités du monde actuel, l'idéologie socialiste", a proposé le maire de Bordeaux qui estime que ces primaires doivent avoir lieu au printemps 2016, par "bon sens".

A 72 ans en 2017, le premier candidat officiel,publie en ligne "quelques réflexions" pour contribuer à "l'élaboration du projet qui demain peut et doit redonner confiance aux Français".