La proposition de Juppé d'un "large rassemblement de la droite et du centre" a déplu aux militants venus pour N. Sarkozy à Bordeaux
La provocation s'est déroulée en présence de l'ancien président de la République qui, le moment venu, a embrayé sur les méthodes du triumvirat à la tête du parti, rappelant: "Nous n'avons pas le droit de nous diviser. Ce qui s'est passé entre Jean-François Copé et François Fillon, a été indigne".
Un coup monté, au regard de certaines réactions de Juppéistes
Bien que Juppé ait tenté de perturber la réunion, Edouard Philippe, député-maire UMP du Havre, en a profité pour tacler, dans les colonnes du Parisien, la réaction de l'ancien Président pourtant à l'écoute du mouvement Sens commun qui l'invitait à Paris le 15 novembre 2014. "Nicolas Sarkozy a montré la semaine dernière qu'il n'avait pas su résister à l'appel de la foule en promettant l'abrogation du mariage pour tous. Cette fois, il n'est pas parvenu à la tenir. C'est préoccupant quand on veut rassembler", a estimé le Juppéiste.
A la vérité, Sarkozy souligne que ré-écrire ou abroger conduisent au même résultat !
"Le PACS n'est pas suffisant. Je veux un mariage pour les homos et un mariage pour les hétéros" #MeetingSC
— Nicolas Sarkozy (@NicolasSarkozy) 15 Novembre 2014
Loin de fermer le débat, Sarkozy ouvre le dialogue sur le mariage entre personnes du même sexe, ce que le gouvernement Ayrault n'a pas voulu:
"Ayons un débat pour savoir comment nous apportons de la reconnaissance à l'amour homo durable" #MeetingSC
— Nicolas Sarkozy (@NicolasSarkozy) 15 Novembre 2014
"Avec le mariage pour tous, la séparation entre le mariage et la filiation est impossible." #MeetingSC
— Nicolas Sarkozy (@NicolasSarkozy) 15 Novembre 2014
Les abrutis qui ont hué @alainjuppe au meeting de Bordeaux de @NicolasSarkozy n'ont pas leur place à ´@ump
— Dominique Bussereau (@Dbussereau) 22 Novembre 2014
A Bordeaux, Alain Juppé s'est fait huer pour une seconde provocation
Juppé a-t-il décidé que le débat de la présidentielle a commencé ?
tandis que Sarkozy dit considérer Juppé comme "un atout":
Aux propos de Juppé qui ont enflammé l'assistance, Sarkozy a réagi en rassembleur:
"Si je suis élu à la tête de notre famille politique, j'aurais besoin de vous tous, et de toi @alainjuppe " #NSBordeaux
— Nicolas Sarkozy (@NicolasSarkozy) 22 Novembre 2014
Nicolas Sarkozy a acquis l'expérience de l'ouverture et en a tiré la leçon...
"Oui à l'alliance de la droite et du centre, mais un centre qui a choisi d'être avec nous, matin, midi et soir" #NSBordeaux
— Nicolas Sarkozy (@NicolasSarkozy) 22 Novembre 2014
Luc Chatel, secrétaire général intérimaire de l'UMP, s'est dit gêné de la situation:
"Cette séquence m'a gêné parce que les sifflets n'ont pas leur place à l'UMP. Et comme l'a très bien dit Nicolas Sarkozy, nous n'avons pas le droit de nous diviser. Qu'il y ait des débats, qu'il y ait des désaccords, qu'on en parle c'est normal, sur les alliances et sur le rassemblement au-delà de notre famille politique, sur l'organisation des primaires, mais nous devons nous respecter."







