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dimanche 23 novembre 2014

Alain Juppé hué à Bordeaux: la primaire UMP s'engage-t-elle mal ?

L'UMP s'applique à dénoncer le bruyant rejet de la provocation de Juppé 

La proposition de Juppé d'un "large rassemblement de la droite et du centre" a déplu aux militants venus pour  N. Sarkozy à Bordeaux


"Je suis convaincu qu'il faut un large rassemblement de la droite et du centre si nous voulons battre la gauche", en 2017, a lancé le maire de Bordeaux devant les partisans de Nicolas Sarkozy, alors en campagne des primaires, auxquelles Juppé n'est pas candidat... En ouvrant le débat sur sa propre orientation, le maire de Bordeaux a manqué de courtoisie et d'habileté. Cette déclaration d'Alain Juppé samedi 22 novembre au meeting de Nicolas Sarkozy à Bordeaux a mécontenté la foule qui n'a pas manqué de manifester sa désapprobation en le huant et en scandant "Nicolas, Nicolas". 

La provocation s'est déroulée en présence de l'ancien président de la République qui, le moment venu, a embrayé sur les méthodes du triumvirat à la tête du parti, rappelant: "Nous n'avons pas le droit de nous diviser. Ce qui s'est passé entre Jean-François Copé et François Fillon, a été indigne".


Un coup monté, au regard de certaines réactions de Juppéistes

Bien que Juppé ait tenté de perturber la réunion, Edouard Philippe, député-maire UMP du Havre, en a profité pour tacler, dans les colonnes du Parisienla réaction de l'ancien Président pourtant à l'écoute du mouvement Sens commun qui l'invitait à Paris le 15 novembre 2014. "Nicolas Sarkozy a montré la semaine dernière qu'il n'avait pas su résister à l'appel de la foule en promettant l'abrogation du mariage pour tous. Cette fois, il n'est pas parvenu à la tenir. C'est préoccupant quand on veut rassembler", a estimé le Juppéiste

A la vérité, Sarkozy souligne que ré-écrire ou abroger conduisent au même résultat !
Ses adversaires créent une ambiguïté qui n'existe que dans leur stratégie :

Loin de fermer le débat, Sarkozy ouvre le dialogue sur le mariage entre personnes du même sexe, ce que le gouvernement Ayrault n'a pas voulu:


Sarkozy pointe le problème soulevé par la loi Taubira:


Il donne ainsi un axe de réflexion pour améliorer le texte existant, dans le respect de tous.
Plus modéré que Dominique Bussereau qui traite d' "abrutis" les militants de ce soir-là, 


Hervé Mariton, lui aussi candidat à la présidence de l'UMP, juge ces huées "graves", mais réalise que Juppé les a privés de leur meeting.
"Les militants sont libres de penser ce qu'ils souhaitent. Ils sont libres de l'exprimer, et c'est même important qu'ils l'expriment. Mais pas de cette manière là", a déclaré le député de la Drôme sur BFMTV.

A Bordeaux, Alain Juppé s'est fait huer pour une seconde provocation

Juppé a-t-il décidé que le débat de la présidentielle a commencé ?
 
Dans son impatience, il s'est précipité et a commis une erreur de timing.  
La ville de Bordeaux accueillait Sarkozy et non pas son maire qui a outrepassé ses prérogatives. Il a donc été hué à deux moments précis, sur deux points connus de divergence: outre que l'UMP devait, selon lui, garantir le rassemblement de la droite et du centre, quand il a soutenu l'idée des primaires ouvertes pour 2017
VOIR et ENTENDRE Alain Juppé multiplier les défis lancés au public qui ne s'était pas déplacé pour l'entendre: 


tandis que Sarkozy dit considérer Juppé comme "un atout":


Aux propos de Juppé qui ont enflammé l'assistance, Sarkozy a réagi en rassembleur:



Nicolas Sarkozy a acquis l'expérience de l'ouverture et en a tiré la leçon...



Luc Chatel, secrétaire général intérimaire de l'UMP, s'est dit gêné de la situation:
"Cette séquence m'a gêné parce que les sifflets n'ont pas leur place à l'UMP. Et comme l'a très bien dit Nicolas Sarkozy, nous n'avons pas le droit de nous diviser. Qu'il y ait des débats, qu'il y ait des désaccords, qu'on en parle c'est normal, sur les alliances et sur le rassemblement au-delà de notre famille politique, sur l'organisation des primaires, mais nous devons nous respecter."
L'eurodéputé UMP et proche de Nicolas Sarkozy Brice Hortefeux, a de son côté rejeté sur Europe 1 l'idée d'un piège tendu à Alain Juppé. "Comment peut-on penser qu'il y a un piège lorsque l'on s'adresse aux adhérents, aux sympathisants, aux militants de sa propre région et de sa propre commune?".

mercredi 23 janvier 2013

Marseille: les sardines du PS se mordent la queue dans le Vieux Port

Des primaires sociaklistes nécessaires sur fond de lutte interne

Aucun candidat socialiste ne s'impose

Il faudra organiser des primaires "citoyennes"  à Marseille pour désigner le candidat socialiste aux municipales de 2014, a confirmé mardi Jean-Philippe (Harlem) Désir sur le plateau du "Talk Orange-Le Figaro". L'annonce du premier secrétaire du PS intervient dans un contexte local tendu de guerre fratricide.

Mennucci débarqué par une partie de son groupe

Patrick Mennucci a reçu une injonction à quitter le poste qu'il occupe depuis 2008.
Ch. Masse et Delanoë
24 des 34 membres de son groupe municipal d'opposition ont signé un mail adressé lundi soir au président de "Faire Gagner Marseille". "Il est important de dissocier la fonction de président de celle de candidat à l'investiture, estime Christophe Masse, premier signataire et candidat à la suite de Patrick Mennucci. Il faut aussi une prise de décision collective. Nous devons transformer le groupe en moteur du projet socialiste pour les élections de 2014 et en vitrine de notre unité autour d'un candidat, car l'investiture va bientôt arriver", ajoute le rival du caïd socialiste.
Lien PaSiDupes (2008) - " Municipales 2008: Guérini a un ami qui lui veut du bien : Mennucci veut prendre les manettes de Marseille"

Patrick Mennucci se résout donc à quitter la présidence de "Faire gagner Marseille" le 31 janvier, date de la prochaine réunion du groupe pendant laquelle seront également évoquées les primaires ouvertes. "Je suis pour l'organisation de ces primaires citoyennes, indique Mennucci, un ancien portefaix de la candidate Royal en 2007.
Lien PaSiDupes -" Présidentielles 2007 : commentaires de Mennucci, porte-bagages de Royal : Mennucci tente un petit sursaut perso "

Les signataires de cette lettre pensaient m'affaiblir, mais ils ont tort, ça me renforce", argumente-t-il, pointant des proches de Jean-Noël Guérini parmi les signataires.
Lien PaSiDupes : " 2° tour des municipales à Marseille: Mennucci pris la main dans les poubelles "

Certains veulent reprendre le groupe depuis longtemps et l'opinion sait maintenant qui a rompu avec Guérini et qui ne l'a pas fait". 

Et chacun sait qui a appelé Montebourg faire la police dans la fédération PS, après avoir vainement tenté de bouger la Ch'tite Brochen-Aubry.Lien PaSiDupes - Guérini dégage ! : La Provence révèle un rapport confidentiel de Montebourg à Aubry



Au sein du PS, la bataille sera rude jusqu'en 2014.

Les candidats sentent la marée


Caselli, Guérini et Vauzelle
Outre Mennucci, le maire des 1er et 7e arrondissements (photo ci-dessus, à l'arrière plan) et MasseEugène Caselli (ci-contre), le président de MPM, est officiellement candidat.
A ces ambitions  déclarées s'ajoutent officiellement celle de Samia Ghali (photo ci-contre à droite) la maire des 15e et 16e arrondissements (lien PaSiDupes : " Marseille: la sénatrice PS pleure sur les morts de dealers ")
et, officieusement, celles encore du député-maire Jean-David Ciot  ou du député PS Henri Jibrayel, qui déclara le 14 janvier : "Je serai certainement candidat à la mairie des 15e-16e [occupée par S. Ghali, PS]. Et peut-être que je franchirai la marche pour être dans la course à l'Hôtel de Ville. Pourquoi pas ? Je ne m'interdis rien." 
Lien PaSiDupes :  PS mafieux, après Guérini et Andrieux, Henri Jibrayel !
Autre lien PaSiDupes - " PACA: le chef Vauzelle et ses casseroles Sylvie Andrieux et J.-Noël Guérini : La mafia locale tente de se maintenir encore quatre ans

On parle également de l'ancienne porte-parole de Jean-Noël Guérini (photo ci-dessus, au centre) candidat socialiste à la mairie de Marseille (lien PaSiDupes : ), la cumularde Marie-Arlette Carlotti (61 ans), ex-eurodéputée (1996-2009), conseiller général des Bouches-du-Rhône et conseiller régional de PACA, aujourd'hui ministre déléguée aux Personnes handicapées et à la Lutte contre l'exclusion (rebaptisée "pour l'inclusion" par le sémiologue Jean-Marc Ayrault, premier ministre à ses heures !) Son pittoresque suppléant Avi Assouly siège à sa place. Lien PaSiDupes :Avy Assouly, député PS et modèle d'activité parlementaire "

Il ne manquerait plus qu'une ex-proche de Michel Vauzelle (ci-contre), la pétaradante amazone Sylvie Andrieux(photo ci-dessus, à droite) condamnée par la Justice ! Lien PaSiDupes - Andrieux, députée condamnée mais réintégrée par le PS : une sournoiserie de plus de l'équipe Hollande


Une abondance qui à de quoi boucher le port et refluer dans les égouts de la ville!

dimanche 28 novembre 2010

Primaires socialistes: Duflot juge les trois conspirateurs PS

La patronne des Verts dénonce ses partenaires socialistes
Duflot cherche le projet des comploteurs

Alors que les socialistes n'en finissent plus de se déchirer autour du "pacte" secret de Marrakech entre Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Désirdavenir Royal - dont celle-ci se désolidarise - , la secrétaire nationale des Verts se dit agacée par ces partenaires de gauche.
Invitée de Canal + dimanche 28 novembre, Cécile Duflot s'est crue autorisée à parler au nom des Français et a estimé que « dans la situation qu'on vit, les électeurs, les électrices, les habitants de ce pays en ont aussi un peu ras-le-bol du concours de beauté. »

Duflot juge sévèrement le spectacle socialiste

Questionnée sur sa propre préférence au sein du trio, elle a expliqué - dans son français oral qui, selon elle, fait sans doute populo - ne pas en avoir : "tous les épisodes qu'on vit aujourd'hui, dans quelques mois ça apparaîtra comme totalement inexistant, c'est [ce sont] des péripéties."

Interrogée à dessein sur la candidature écologiste pour 2012, Cécile Duflot a réaffirmé son soutien à l'ex-magistrate Eva Joly. "C'est pas [ce n'est pas ] parce qu'elle est ma copine, mais oui c'est une bonne candidate !", a-t-elle estimé en toute impartialité, répétant au passage qu'elle-même ne comptait pas être candidate. "C'est pas [ce n'est pas] à l'ordre du jour, c'est 'non', si vous voulez oui ou non".





Duflot cherche le projet des comploteurs





1605 - Guy Fawkes regrette amèrement d'avoir oublié ses allumettes à la maison.
"Merde! Cette saleté de zippo (briquet) ne vaut rien..."
(référence à la 'Conspiration des poudres' - lien)




Cécile Duflot estime que les électeurs socialistes piaffent d'impatience de connaître le projet socialiste. « Ils ont envie de savoir ce qu'on propose », est-elle en capacité d'affirmer, vu sa proximité langagière avec le peuple.
« Si on se centre exclusivement sur les qualités intrinsèques des uns et des autres, on passe à côté du vrai sujet, et le vrai sujet c'est quelle politique on mène au niveau européen, (...) au niveau français. Qu'est ce qu'on fait ? (On est) candidat pour quoi faire?"

Les intrigants se déchirent

Martine Aubry a réaffirmé mercredi l'existence d'un "pacte" entre elle, Strauss-Kahn et la présidente de Poitou-Charentes, au terme duquel ils décideraient ensemble lequel des deux se présenterait aux primaires, l'autre le soutenant.

Malgré ses dénégations, elle a inclus Sa Cynique Majesté Royal dans ce pacte.
Mais, une fois découvertes ses turpitudes, la présidente de la région Poitou-Charentes nie en bloc
, comme elle nie avoir appelé les ados de 14-15 ans à descendre dans la rue contre la réforme des retraites.
Lien PaSiDupes
Elle s'est aussitôt défiée du pacte dont elle avait pourtant voulu faire partie.
Lien PaSiDupes

Les intrigants se déchirent

Quant aux candidats déclarés ou pressentis aux primaires, ils ont fustigé un "verrouillage" des primaires socialistes qui se voulaient un modèle de démocratie. Plusieurs personnnalités du PS ont également critiqué le "bal des égos".
Martine Aubry, candidate légitime du parti en tant que premier secrétaire, semble avoir plus de mal à s'imposer à l'opinion, selon les enquêtes, et ne déborde pas d'enthousiasme. La découverte du complot des éléphants roses aura encore "abimé", "sali" l'image désastreuse de la maire de Lille.

La découverte du complot ne fait que précipiter les événements
L'amère Royal affirme maintenant qu'elle pourrait elle aussi se présenter, indépendamment des deux autres comploteurs. Ségol'haine Royal n'est donc pas prête à céder la place à Martine Aubry: elle n'y a jamais été disposée. Seul DSK pourrait la contraindre à jouer les seconds rôles.
Désirdavenir Royal a donc assez à faire avec DSK sur sa route sans de surcroît se laisser compromettre par les magouilles fumeuses de la maire de Lille.

DSK pourrait tirer les marrons du feu

Dominique Stauss-Kahn fait figure de grand favori des sondages, mais son mandat au FMI court jusqu'à l'automne 2012 et il n'a pas encore indiqué son souhait d'en démissionner pour revenir en France.
Pourtant, "Dominique Strauss-Kahn va revenir sur le terrain de la politique française", assure Marisol Touraine.
Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, l'a prophétisé jeudi 25 novembre sur LCP : "A mon avis, il va y aller, il est en train d'y aller."

Les sondages, en tous cas, le désignent toujours comme le grand favori pour la présidentielle de 2012. Selon une étude TNS-Sofres publiée jeudi par Le Nouvel Observateur, le directeur du FMI est crédité au second tour de 62 % des voix face à Nicolas Sarkozy (38 %).

dimanche 10 janvier 2010

François Hollande, trop grand pour la Cour des Comptes...

Finis les seconds rôles ?

Hollande a le melon

Unanimement estimé, Philippe Séguin n'a pas encore été porté en terre que l'ex-premier secrétaire inexistant du PS se juge trop grand pour prendre sa succession à la tête de la Cour des Comptes.

Invité du "Grand rendez-vous" Europe 1-Le Parisien, Flamby 1er affirma: "Je ne suis plus dans les petits rôles ou dans les personnages secondaires". Lien de son ex

Il éprouva néanmoins le besoin de se justifier. "Je ne pense pas qu'il soit bon que ce soient des responsables politiques qui président des organes de contrôle des pouvoirs publics".

"Ce n'est pas mon destin."
La vérité, c'est que François Hollande se rêve un destin de premier plan. Mais son désir d'avenir présidentiel en 2012 est soumis à des primaires à gauche, au risque qu'elles tournent pour lui au cauchemar.

Le voie royale du velléitaire Hollande

La Cour des Comptes est pourtant le corps d'origine de François Hollande.


  • En 2002, le numéro 1 socialiste avait déjà laissé passé sa chance .
    Il s'était en effet effacé derrière Jospin, le premier ministre qui croyait pouvoir thésauriser sur un bilan positif en période favorable de croissance. Lolo Jospin était arrivé troisième, derrière Le Pen et Chirac avait été plébiscité au second tour.
  • Mais il a maintenant une revanche à prendre sur son ex-concubine
    En 2007, alors qu'il était encore à la tête du parti, il
    avait dû céder le passage à Sa Cynique Majesté Royal, se soumettant, dit-on, à son chantage: elle l'aurait en effet menaçé de le priver de la possibilité de voir ses enfants. Maintenant, malgré un bilan désastreux et alors qu'il est bien peu de chose au PS, il annonce: " Je me prépare pour être candidat".
  • Voix qui crie dans le désert
    François Hollande a souhaité à nouveau que les primaires aient lieu un an avant l'élection présidentielle. "Je considère qu'une élection présidentielle, ça se prépare longtemps à l'avance. Le plus tôt sera le mieux", a-t-il estimé.

    Puisque l'amuseur des media et des salons n'est plus écouté, peut-il être entendu ?

  • dimanche 6 septembre 2009

    Bayrou se défile : il s’exclut des primaires à gauche

    Le MoDem se garde à gauche comme à droite

    François Bayrou a prétendu répondre au défi de la Ch’tite Aubry qui l’invite à clarifier sa position. Mais à l’université d’été du MoDem, se contentant de préciser une offre de dialogue au sein de l'opposition, il a exclu une participation aux primaires souhaitées par le PS pour désigner un candidat pour 2012. Il a d’ailleurs déclaré ne pas avoir, pour l'instant, rencontré Martine Aubry, premier secrétaire du
    PS, et son appartenance à l’opposition reste donc essentiellement verbale.

    Le velléitaire Bayrou entretient la confusion

    Tout en prônant une "logique du désintéressement" et de désistement, le président du
    MoDem estime que le premier tour de l'élection présidentielle doit demeurer l'occasion pour chaque courant politique de tenter sa chance.
    Sans le dire explicitement, François Bayrou n'entend donc pas passer par les fourches caudines d'un tour préliminaire pour obtenir une investiture aléatoire qui lui permettrait éventuellement de briguer la magistrature suprême. En clair, si son score de 18% en 2007 lui laisse espérer de pouvoir rallier le second tour dans trois ans, s'il parvenait à rassembler au-delà de l'électorat centriste, il ne prend pourtant pas le risque de se faire exclure du premier tour !

    Bayrou tente de transmettre ses craintes à l’opposition

    Bayrou prône le statu quo.
    "La logique de désintéressement doit s'appliquer à tout le monde, y compris à moi", a affirmé François Bayrou sur France Inter. "Mais dans mon esprit, le premier tour de l'élection présidentielle doit faire que tous les courants politiques sont représentés".
    "C'est le moment où tous les grand courants politiques viennent et disent aux Français : 'voilà ce que nous proposons'. Et, après, au deuxième tour, les logiques sont de rassemblement."
    Le leader centriste juge que l'élection du chef de l'Etat au suffrage direct restant "la règle d'or" de la Ve République, le "premier tour reste le moment du dialogue avec les Français". La Vie République n’est pas pour maintenant.

    Bayrou réaffirme son anti-sarkozysme

    Pour le président du MoDem, ces discussions sur "une période assez longue" ne doivent pas aboutir à une perte d'identité des courants représentés mais à proposer une "alternance crédible".

    Bayrou pontifie mais voit petit
    Se plaçant dans la perspective des présidentielles, François Bayrou a de nouveau souhaité "une organisation" du dialogue au sein de l'opposition à
    Nicolas Sarkozy.
    "Ce qu'il faudrait mettre en place, c'est quelque chose qui ressemble à un parlement, en petit, où chacun serait représenté et présent avec des personnalités qu'il choisirait, y compris des personnalités hors des partis politiques", a-t-il dit.

    Sachant que le débat est quasiment inexistant au sein du MoDem et que ses derniers membres s'en plaignent, on n'imagine pas à gauche comment il serait possible avec lui... Il assure pourtant qu' "il faudrait que l'on ait un travail une fois par semaine ou deux fois par mois. Cela permettrait, devant tous les Français, de voir ce que pensent en réalité ces responsables qui s'adressent à eux mais qui ne se parlent jamais du fond."

    La ligne de clivage au sein de la vie politique française ne passe plus, selon lui, entre la droite et la gauche, mais entre ceux qui soutiennent le président de la République et ceux qui s'opposent à son action.
    "On a l'impression que le régime que Nicolas Sarkozy préside est en train de s'installer et de sinstaller pour 10 ans sans que personne ne soit capable d'offrir aux Français un autre choix", a-t-il déclaré.
    "Je crois que 10 ans, cela emportera des conséquences irréversibles sur la société française dans beaucoup de domaines", a-t-il ajouté, craignant le renforcement d'une "société inégalitaire".

    François Bayrou ne manquerait-il pas de cohérence ?

    Tout en préconisant une sorte de « débat participatif » innovant ( !), le président autocrate du MoDem a précisé ne pas avoir, pour l'instant, rencontré Martine Aubry, premier secrétaire du PS.

    dimanche 30 août 2009

    Cohn-Bendit: « Ridicule », la position de l'amère Royal sur la taxe carbone

    Désirdavenir Royal fait obstacle à une participation de son camp aux primaires
    Daniel Cohn-Bendit (Europe-écologie) a qualifié dimanche de "ridicule" et "aberrant" le point de vue de Sa Cynique Majesté Royal sur le projet de taxe carbone, qualifiée vendredi par la présidente PS de Poitou-Charentes d'"impôt injuste".

    "Elle est à l'est avec ce qu'elle a dit !", a lancé le chef de file d'Europe-écologie sur Europe 1. "Ce qu'elle a dit est complètement ridicule, absolument ridicule". Voire minable ?...

    Dany-le-Rouge brandit la menace

  • Son constat: l'amère Royal fait obstacle à une participation de son camp aux primaires

    "Si voter pour les primaires c'est dire: la contribution climat-énergie, on n'en veut pas, c'est complètement idiot, on ne peut pas y participer", car "nous croyons que la fiscalité écologique est une nécessité, une urgence", a poursuivi D. Cohn-Bendit.

  • Son rappel à la « cohérence juste »

    "C'est Ségolène Royal qui pendant toute la campagne électorale nous a dit: l'ordre juste, avec les punitions nécessaires et qui aujourd'hui, se fait le chantre d'un néo-libéralisme du comportement ! C'est aberrant. Il faut une réglementation", a-t-il poursuivi.

  • Dany-le-Rouge se paie la tête de Marie-sEGOlène

    Enumérant les initiatives de fiscalité écologique dans le monde entier, il a ajouté: "la présidente de Poitou-Charentes, elle seule, avec Claude Allègre - voilà une alliance révolutionnaire maintenant - dit : ça, c'est contre le peuple"...

  • Sentence de Daniel Cohn-Bendit

    Le donneur de leçon condamne "C'est de la mauvaise politique".

    Dany-le-Rouge met le PS en garde

    Le message est-il assez clair ?
    La ré-élection de l'amère de Melle à la Région est soumise au bon vouloir de Dany-le-Rouge.

    Les primaires « ouvertes » se ferment … et le ciel de Poitou-Charentes se bouche.
  • vendredi 28 août 2009

    Université d'été: l'entreprise Aubry de rénovation ne va pas tarder à se mettre au travail

    Bayrou doit se soumettre ou disparaître

    Université d'été du PS: Aubry raconte ses vacances
    A la pêche au gros
    Elle en a attrapé un gros comme ça...
    PaSiDupes lui souhaite d'autres prises !

    Le Premier secrétaire va plus loin que les ségoléniens primaires.

    Martine Aubry a promis de rénover le Parti socialiste de A à Z.
    Une convention nationale de modification des statuts se tiendra avant l'été 2010, mais, en tout état de cause, elle se serait tenue sans que les ségoléniens ne se mobilisent..
    En grandes pompes, Martine Aubry a annoncé à l'université d'été du Parti socialiste ce qui avait transpiré avant même son ouverture vendredi à La Rochelle.
    «La refondation des idées du PS est indissociable de la refondation du parti, alors cette rénovation, on va y aller, de A à Z, de C comme cumul des mandats jusqu'à P comme primaires», a lancé le Premier secrétaire. L'alphabet socialiste est tombé à 14 lettres, avec des lacunes: un beau début en soi.


  • Le calendrier
    La maire de Lille a dévoilé un calendrier et le mode d'emploi de cette révolution de l'organisation du PS. Une consultation des militants socialistes sera organisée le 1er octobre pour «fixer le cap du changement». Ensuite, le parti tiendra une convention nationale extraordinaire de modification de ses statuts «avant l'été 2010».
  • La consultation
    «Ces primaires doivent être une opportunité pour nous afin de conduire un grand mouvement populaire et non pas un problème entre nous», a rêvé la vainqueur du congrès de Reims. Ces primaires ouvertes seraient «sûrement au premier semestre 2011».
    Sans garantie, puisque tout reste à débattre. «Nous déciderons des modalités tous ensemble», a-t-elle insisté. Comme s'ils avaient mis à profit les vacances pour suivre une thérapie de groupe, on apprend que les socialistes seraient prêts à discuter avec «toutes les forces de gauche» et «non pas en décidant nous-mêmes à la place des autres».
    Or, André Vallini a déjà exprimé ses doutes sur la faisabilité d'une telle entreprise et le PCF, comme le transfuge socialiste, Jean-Luc Mélenchon, sont sur la défensive.
    Comme Daniel Cohn-Bendit (ci-contre à droite, à la gauche de Le Foll), ils ne croient pas un instant que le PS puisse abandonner ses habitudes hégémoniques.

    Martine Aubry a principalement promis d'instaurer ces primaires sous la pression de son opposition interne. 100 socialistes ségoléniens sectaires ont ainsi signé sans savoir ce que le concept pouvait recouvrir. Il leur importait seulement de remettre en selle l'instigatrice de la pétition en punissant le Premier secrétaire d'avoir battu Désirdavenir Royal.

    Bille en tête vendredi, en ouverture de l'université d'été de La Rochelle, la maire de Lille a coupé l'herbe sous le pieds des ségoléniens. Comme les signataires sectaires de la pétition en faveur de primaires, elle ignore pourtant ce qu'il faut entendre par « primaires ouvertes », ce qui n'empêche la presse socialiste de fonder d'insensés espoirs sur un miraculeux concept, mais facteur de divisions. Pour la désignation du candidat à l'élection présidentielle de 2012, les militants meurtris qui ont déjà commis l'erreur d'envoyer l'amère Royal à la défaite en chantant devront renouveler l'opération kamikaze, en se prononçant sur la question des primaires ouvertes dont tout le monde ignore tout.
    Or, à la différence des pétitionnaires sectaires, la maire de Lille est manifestement moins obnubilée par la Présidentielle que par la réforme du parti. Les militants devront donc aussi exprimer leur opinion sur le non-cumul des mandats.

    « Une rénovation en profondeur du PS » sans tabou

    L'amère Aubry a donc aussi annoncé son intention de régler leur affaire aux cumulards des mandats.
    «Faut-il un mandat parlementaire unique ? Faut-il limiter le nombre de mandats exercés simultanément ou successivement. Voilà les questions que nous poserons aux militants», a promis Martine Aubry.
    => La belle affaire, puisque, depuis la loi organique du 5 avril 2000, les députés et sénateurs ne peuvent déjà plus cumuler leur mandat avec plus d'un mandat de conseiller régional, conseiller à l'assemblée de Corse, conseiller général, conseiller de Paris, conseiller municipal d'une commune de 3 500 habitants ou plus. Il était donc grand temps qu'en cessant de truster les mandats, les démocrates vertueux du Bureau national du PS n'ajoutent pas à l'affaiblissement de la démocratie aux niveaux local et national.

    Ainsi, outre que Stéphane Le Foll est passé de professeur d'économie au lycée agricole de Rouillon (72) à chargé de cours à l'Université de Nantes, avec en tout et pour tout une maîtrise et un ...DEA, comme tout bon socialiste moyen, l'ex-directeur du cabinet de François Hollande fut à la fois conseiller municipal du Mans, vice-président de la communauté urbaine Le Mans Metropole et député européen depuis 2004. Aurait-il aussi été député hexagonal, si le méchant réformateur François Fillon ne l'avait pas mis KO au premier round, dès le 1er tour, le 10 juin 2007, avec 53,39 % des suffrages ?
    En revanche, Benoît Hamon, le porte-parole de la Ch'tite Aubry, n'est élu à rien, refoulé à tous les scrutins, dont les Européennes de 2009, mais présent devant toutes les caméras. Gageons qu'il n'est pas hostile à l'alignement des socialistes cumulards...
    Le Premier secrétaire les interrogera également sur la parité, des moyens de faciliter les adhésions et de la future chartre d'éthique du PS.

    L'anti-sarkozisme, échec d'un projet primaire

    La gauche s'oppose aussi au PS sur la question des alliances, depuis l'évocation par l'aventureux philosophe Peillon d'un rassemblement de gauche allant du PCF au MoDem, de l'Oural à Pau. Le Premier secrétaire a refusé de se laisser forcer la main.
  • Les velléités hégémoniques du PS continuent de bloquer
    Sarnez en jeans sur le devant de la scène de l'Espoir à gauche
    avec Taubira,Peillon,
    Hue,Rebsamen et Dany-le-Rouge

    Bien qu'elle-même élue à Lille grâce à l'apport de voix du MoDem, Martine Aubry continue d'exiger de François Bayrou des gages de loyauté. A sa décharge, il faut noter que l'inénarrable Marielle, vice-présidente du MoDem, a beaucoup flirté avec les Verts d'Europe Ecologie. Puisque Zizou-Bayrou refuse de se laisser tripoter la braguette par Dany-le-Rouge, la vieille pomme ridée de Sarnez s'est sacrifiée, malgré la préférence de Dany-le-Rouge pour les fruits verts. L'amère de Lille a donc sommé François Bayrou de clarifier une fois pour toute ses positions.

    «François Bayrou, qui dit vouloir combattre l'UMP, doit répondre à deux questions : Soutenez vous les listes de gauche aux régionales ? Est-ce que vous nous rejoignez sur notre projet économique, social et écologique ? Pouvez-vous partager ce que nous sommes ? ». «Le PS est ouvert aux démocrates mais François Bayrou doit apporter la clarté», a prévenu la première secrétaire du PS.
    «Il faut se mettre d'accord d'abord sur nos priorités avant de discuter des alliances, mais l'antisarkozysme ne suffit pas à bâtir ensemble un avenir», a réalisé Martine Aubry.