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lundi 30 mai 2016

Forte poussée de Nicolas Sarkozy dans les sondages

Lentement mais sûrement, Sarkozy revient dans les pensées des Français

Le président du parti Les Républicains bondit dans les sondages. 

Nicolas Sarkozy, qui fait discrètement campagne, tient plus que jamais à cette stratégie ds petits pas pour 2017.
Nicolas Sarkozy réapparaît sur le terrain et dans les media depuis plusieurs semaines et cette stratégie commence à porter ses fruits : les sondages marquent sa forte progression auprès des électeurs de droite et du centre. Il gagne sept points dans la dernière étude Ipsos (à 44%) et +10 points (à 63%) parmi les sympathisants LR, dans le dernier sondage BVA publié dimanche 29 mai, il s'agit de sa plus forte progression auprès des sympathisants les Républicains.

Au-dessus des primaires de la droite et du centre

Certes, Nicolas Sarkozy reste distancé par Alain Juppé, auteur de plusieurs livres et soutenu par les media socialistes, mais l’écart se resserre. L'ancien président est toujours distancé par Alain Juppé aux yeux de la droite et du centre (69%) comme des Républicains (69%), mais le maire de Bordeaux perd respectivement deux et sept points dans ces échantillons.

Parti plus tôt, le septuagénaire s'essouffle dans les sondages. La dynamique en ce moment est dans le camp du président du parti Les Républicains. On l'a vu galvaniser les foules à la Réunion, le 28 mai, surfant sur les désillusions et les rancoeurs provoquées par la politique de François Hollande. En effet, pour se concentrer sur l'arnaque de 2012, l’ancien chef de l’état ne se situe pas dans l'optique de la primaire de la droite. Nicolas Sarkozy ne répond jamais à ses concurrents, Alain Juppé, François Fillon, Bruno Lemaire ou NKM qui font pour exister de l’anti-sarkozysme dans leur meetings et interventions publiques. Une fois qu’il aura réduit toutes leurs ambitions à la primaire et qu’il sera face à François Hollande, ses anciens concurrents à droite n'auront d'autre choix que de se ranger derrière lui: c'est la loi des primaires.

L'alternative Sarkozy se précise

Certes, l'ancien Président de le République suscite toujours un vraie réticence chez les électeurs sous influence. Sa campagne est  soit occultée, soit "bashée" par les media, contrecarrée par les entreprises de sondages et dénigrée par certains faiseurs d’opinion. Mais cet acharnement pourrait jouer en sa faveur auprès des Français également maltraités par les mesures gouvernementales et les troubles syndicaux à l'ordre public provoqués par un exécutif autoritaire et sourd au malheur social. En effet, Nicolas Sarkozy regagne sa popularité dans ses déplacements en province, loin des élites et du microcosme socialo-bobo parisien. Il se rend par exemple dans des librairies de centres commerciaux de zone industrielles ou encore chez les producteurs de canne à sucre à la Réunion. Il fait campagne sur l'écoute du peuple qui souffre. C'est cet électorat qui l'avait porté à l'Elysée en 2007, en se détournant des bobards de Ségolène Royal, candidate qui rasait gratis.

Populaire chez les jeunes. 

Nicolas Sarkozy parvient à séduire les jeunes. Dans le dernier sondage IFOP de cette semaine sur la primaire des Républicains, il très largement en tête avec 40% d’intention de vote chez les 18/24 ans contre 20% pour Alain Juppé. Cette popularité rappelle la campagne de Chirac en 1995 face à Edouard Balladur, longtemps favori, mais débordé par la dynamique de fin de campagne de Jacques Chirac, porté par les jeunes électeurs RPR. 

Entre un exécutif au plus bas dans les sondages et un PCF en pointe dans l'opposition à la loi Valls de réforme du code du Travail et qui va "lancer un appel" pour une "candidature commune d'alternative à gauche", la débandade à gauche profite à l'oppositionNicolas Sarkozy incarne le besoin d’autorité et d'une ligne forte et lisible.

La primaire organisée par Les Républicains est prévue les 20 et 27 novembre.

mardi 2 décembre 2014

Le Roux (PS) insulte le président de l'UMP

Le chef de file des députés critique une "forme de vulgarité" chez Sarkozy

La majorité présidentielle craint Sarkozy et donne dans l'insulte

Bruno Le Roux perd ses nerfs. Le président du groupe parlementaire PS a dénoncé mardi une "forme de vulgarité dans la façon de faire de la politique" de Nicolas Sarkozy, jugeant sans surprise que son retour n'apporte "rien de nouveau".

Une mauvaise foi révélatrice de la déception socialiste. 

Bruno Le Maire a obtenu moins de 30%, alors que les commentateurs imaginaient qu'il lui suffirait d'un tour.
Déçu de n'avoir pas le quadra face à lui, le responsable socialiste a affirmé sur France Inter qu'"il [Sarkozy] voulait un plébiscite, il n'a pas eu de plébiscite", et le socialiste a même le sentiment qu' "il n'y a pas d'enthousiasme"...  L'élu de Seine Saint-Denis pourrait s'en réjouir, mais il laisse éclater son dépit.

La majorité présidentielle est mal placée sur le critère de l'enthousiasme
"D'ailleurs", a poursuivi, "je reconnais que c'est difficile de s'enthousiasmer pour quelque chose qu'on a déjà vu", estime le député depuis 1997. "Un retour sans rien de nouveau, le même énervement, cette forme de vulgarité dans la façon de faire de la politique", portraiture à la brosse le godillot qui, bien que quinqua, n'a jamais réussi à être une seule fois ministre.

La meilleure performance de Le Roux aura été d'être vice-président (1988- 1991) de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF, rebaptisée LMDE), 
tristement célèbre pour une sombre affaire d'enrichissement personnel et d'emplois fictifs (permettant de salarier des personnalités prometteuses telles que Jean-Marie Le Guen, de 1982 à 1997, Manuel Valls) dans laquelle Jean-Christophe Cambadélis -actuel homologue socialiste -coopté- du président de l'UMP) a été condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20.000 euros d'amende, pour une supposée mission de conseil sur les étudiants étrangers, entre 1991 et 1993. (lien Mediapart). 

"L’histoire de Manuel Valls, qui croise celle de Cambadélis et de Le Guen, donne tout autant à voir sur la nécrose qui a gagné le PS. Elle donne à réfléchir sur ce parti qui s’est coupé des milieux populaires ; ce parti de technocrates hautains ou de professionnels de la politique n’ayant jamais travaillé de leur vie, ou si peu de temps, et qui sont souvent mobilisés autour d’une seule cause : la leur... C’est le point commun entre Cambadélis et Valls : ils n’ont pas de légitimité universitaire, n’ayant fait que de maigres études. Ils n’ont pas de légitimité professionnelle puisque leur ascension, c’est d’abord à d’obscures et dérisoires manigances dans les coulisses du Parti socialiste qu’ils la doivent. (…)" 
Vous avez dit "vulgarité" ?


samedi 12 mai 2012

Aubry et Ayrault se sont exclus de Matignon par leur anti-sarkozysme


Leur anti-sarkozysme les rend inappropriés aux fonctions de rassemblement

Ces socialistes qui ne peuvent être des représentants de tous les Français


Aubry et Ayrault, représentants des deux factions ennemies du PS


Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry ont réuni les députés PS, mercredi  à l'Assemblée nationale, pour organiser le  plan de bataille de la campagne qui s'ouvre pour le contrôle de l'Assemblée nationale.

Depuis les présidentielles anti-sarkozystes  et maintenant dans la perspective des élections législatives, les chefs de guerre socialistes qui dressent les Français les uns contre les autres ne peuvent plus prétendre les rassembler
En poursuivant dans leur lancée, Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry ont choisi de renoncer au poste de Premier ministre. " J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle, a lancé en introduction. Je commence par la mauvaise: nous avons un député de moins, c'est le député de Corrèze. La bonne nouvelle, c'est qu'il est devenu président de la République," a lancé La Voix de son Maître, Monsieur P'tite blague. Applaudissements des présents. La réunion visait aussi à cela: " se congratuler et applaudir ceux qui ont mené campagne ", raconte la députée de Paris, Annick Lepetit.

Prenant la parole après le patron des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault,  la première secrétaire du PS a ainsi salué François Hollande. " Si nous n'avions pas eu un candidat qui a fait un sans-faute, nous n'aurions pas gagné ", a assuré Martine Aubry avant de passer au gros du sujet, les élections législatives de juin, en ouvrant son propos sur un nouveau réquisitoire contre ses adversaires
Ces deux A-là ne nous ramèneront pas le triple A, car ils sont encore dans la haine et incapables de fumer le calumet de la paix avec tous les Français.


Aubry n'est pas la Mère Denis

" Nous, nous respecterons l'opposition (…) L'échec de la France, c'est l'échec de la droite ", a-t-elle promis, malgré tous les signaux contraires dont elle est l'émettrice, appelant les candidats à se méfier de Nicolas Sarkozy qui " tout d'un coup serait l'ange blanc."


Aubry acceptera-t-elle d'être responsable de l'échec de la gauche
?


" La droite prétend qu'on veut tous les pouvoirs…" Qui pourrait en douter au moment de leur lancement de la campagne des législatives !
" Mais l'échec de la France, c'est l'échec de la droite et que l'on ne nous dise pas qu'il faudrait maintenant l'union nationale, alors que l'on n'a jamais écouté nos propositions." Alors que le PS a refusé de voter la plupart des textes proposés au Parlement. 
" Il faut une majorité " à François Hollande. C'est l'enjeu. Ce que Jean-Marc Ayrault a également rappelé en assurant qu' " un président de gauche avec une majorité hostile conduirait à une crise ". Ainsi donc la droite n'a-t-elle finalement pas tort de "prétendre qu'on veut tous les pouvoirs"… 


Pour leur campagne,
les socialistes vont donc s'appuyer sur ce qui a fait le succès de celle de François Hollande: le rejet de Nicolas Sarkozy
Savoir si ça marchera deux fois, car ce dernier a réduit l'écart, alors que Hollande n'a pas obtenu une victoire franche en ne l'emportant en fait que grâce au vote blanc et nul:  un million deux cent mille voix d'écart, mais deux millions bulletins blancs.  
Bien que Sarkozy ait pris du champ au soir du 6 mai et que la population  stigmatise aujourd'hui les interférences anti-républicaines des media militants dans le jeu démocratique, le PS estime que sa recette de dénigrement et de mensonges ne sera pas éventée. 
Accessoirement, il sera question -mais aussi peu que possible - de défendre l'application du projet du président socialiste et de ses soixante propositions.


Les alliances avec les autres partis de gauche s'annoncent épineuses


Les socialistes partent confiants, mais leur hégémonie en a braqué plus d'un qui ne brigue ni maroquin, ni niche dorée. 

Un " accord " serait possible sur des candidatures communes de la gauche dans les circonscriptions où elle risque l'élimination au premier tour, annonce  Stéphane Le Follun proche de François Hollande, court-circuitant le premier secrétaire du PS, la Ch'tite Aubry, qui a pourtant la responsabilité des élections. Un signe que l'Elysée entend bien s'emparer de tous les pouvoirs.

Signe que l'accord en question est toujours bloqué, le PCF s'est dit réservé sur l'issue des discussions. D'après la très sincère Martine Aubry, elles sont toutefois " en bonne voie " et pourraient déboucher sur une candidature unique de la gauche au second tour dans 55 circonscriptions. " Cela ne pose pas de grandes difficultés ", prétend la première comploteuse du PS.

mardi 7 juin 2011

Les indignés chroniques français se sont fait doubler par des Espagnols


Les vigilants hexagonaux ont l'indignation pitoyable
Les professionnels de l'indignation savent-ils pourquoi ils s'agitent?

Sans le savoir, nos indignés sont des gâtés du sarkozysme et leur empathie mimétique prête à rire, mais aussi bien à pleurer.
Voir ci-dessus "la foule" des Indignés de Bayonne
Ils suscitent le titre volontariste du Nouvel Obs: "Les "Indignés" français tissent leur toile" !

Mais, Benoît Rayski, historien (L'affiche rouge, Denoël), écrivain (Les cigognes, Ramsay) et journaliste à France Soir, L'Événement du jeudi, Le Matin de Paris ou Globe (L'homme que vous aimez haïr (Grasset) qui dénonce l' "anti-sarkozysme primaire" ambiant) ne se laissse pas gagner par la morosité hargneuse de la gauche aux privilèges.

Le 28 mai, des centaines de manifestants se sont réunis place de la Bastille à Paris - comme d'autres à Nantes pour faire la teuf - et soutenir les milliers d'"indignados" qui manifestaient depuis plusieurs jours à Madrid,
dans une Espagne au bord de la banqueroute.

Mais qui sont donc ces Indignés français et pourquoi manifestent-ils ?

Les Indignés français : posture et imposture


Les Indignés existent : Dominique de Villepin les a découverts ! Dans une lettre assez pathétique (elle commence par « Mon cher Nicolas », ce qui est plutôt tendre s’adressant à un homme qui a promis de le pendre à un croc de boucher…) le président de République Solidaire reproche au chef de l’État de ne pas s’être déplacé pour voir les Indignés. Et il note que De Gaulle, Mitterrand, Chirac ne craignaient pas, eux, d’aller à la rencontre des foules.

[Le "vent de révolte" annoncé (2008) par la pithie Royal tarde à se lever
]
On ignore combien d’individus il faut à Dominique De Villepin pour faire une foule. On relèvera simplement que selon Libération (peu suspect de vouloir minorer un si sympathique mouvement), ils étaient 500 l’autre jour à occuper les marches de l’Opéra Bastille. Mais il est vrai que les Indignés font dans tous les médias- oui, oui, le Figaro aussi – autant de bruit que si ils étaient des centaines de milliers. Car ici et là on évoque en frémissant Mai 68. Ça plaît. C’est bon ça, coco, comme on dit dans les journaux. Certains pour s’enthousiasmer : et si les Indignés étaient l’avant-garde d’un merveilleux chambardement comme celui que la France a connu il y a 43 ans ? D’autre, notoirement plus à droite, en profitent, au contraire, pour dénoncer l’idéologie soixante huitarde, laxiste et génératrice de chienlit (selon De Gaulle).

Quelques mots sur Mai 68 avant d’en venir aux Indignés.
« 69 année érotique » chantait Gainsbourg. L’année 1968 le fut beaucoup plus, si l’on veut bien admettre que l’érotisme ne se cantonne pas uniquement aux ébats d’alcôves. Mai 68 c’est le dernier, et puissant, ­souffle d’une utopie révolutionnaire condamnée à disparaître. Cette utopie était généreuse : ses résultats sont monstrueux… Cette utopie fît éclore des dizaines de milliers de martyrs qui acceptèrent de périr pour elle : là où elle fut appliquée elle engendra des dizaines de milliers de bourreaux… Cette utopie avait la beauté de tous les rêves messianiques : concrétisée dans le réel, elle devint une abominable pourvoyeuse de cimetière…

L’Indigné est, à l’arrivée, un être triste et aigri
Les révoltés de Mai 68 voulaient l’avènement d’un monde nouveau et ils savaient lequel. Pour certains, une démocratie prolétarienne avec des conseils ouvriers partout. Pour d’autres, l’autogestion à la yougoslave (c’était la mode à l’époque). Et pour d’autres encore (quand même moins nombreux) le Grand Bond en avant, cher au président Mao. Ils ne connaissaient pas la haine, sauf peut-être à l’égard du communisme stalinien. Ils avaient lu Marx, Engels, Lénine, Trotsky, Rosa Luxembourg et aussi les situationnistes et aussi Reich et Herbert Marcuse [mais en fait, ce qu'en disait Le Monde, dans le meilleur des cas]. Ils témoignèrent dans leurs affiches, dans leurs slogans, dans leurs textes, d’un bouillonnement intellectuel exceptionnel. Ils échouèrent et, au vu de ce qu’on savait de l’URSS, et de ce qu’on a appris sur le Cambodge et la Chine, il vaut certainement mieux que les choses se soient passées ainsi.

Les Indignés maintenant.

Ils lisent aussi : mais un seul livre, celui de Stéphane Hessel (22 pages, c’est court et c’est à leur portée, Edgard Morin qu’ils vénèrent, c’est déjà trop long et compliqué) [Il faudra songer à le mettre en BD]. Ils ne rêvent pas, ne construisent pas, ne savent pas ce que c’est une utopie qui, même irréalisable, structure quand même les âmes et les cœurs. Non, ils sont juste contre. Dans un noir ressentiment théâtralisé où le cabotinage a le premier rôle. L’Indigné ne va pas à la sortie des usines pour soutenir des ouvriers licenciés. L’Indigné ne prendra pas chez lui, pour une heure, pour un soir, une famille de Roms afin de la nourrir. L’Indigné n’était pas présent au gymnase du 11 ème arrondissement où s’entassaient les migrants tunisiens. Mais l’Indigné s’indigne de ce qu’on fait aux ouvriers, aux Roms et aux Tunisiens. [Et le fait savoir...]

L’Indigné est fait pour s’indigner : toute autre action l’éloignerait de sa posture qui est sa seule raison d’être. C’est pourquoi il regarde parfois vers le ciel – c’est loin – pour donner de la voix contre la main invisible du marché qui plane au-dessus de nos têtes. C’est pourquoi aussi il tend le poing vers l’Ouest, vers Washington– c’est loin aussi – où siège un affreux machin du nom de FMI. C’est pourquoi dans sa version écolo, assez répandue, il proteste avec véhémence contre les Japonais, génocidaires des thons rouges qui sont pour lui, en quelque sorte les Palestiniens de la mer. A moins que ce soit l’inverse, les Palestiniens étant les thons rouges du Proche-Orient.

L’Indigné est dans une sombre imposture à l’égard de lui-même

[Il lui importe de donner de lui une bonne image, celle qui a cours dans l'instant, quitte à flouter sa réflection dans le miroir] : il occupe les marches de l’Opéra Bastille et essaye de croire un peu qu’il a pris la Bastille. [Il s'y fait prendre en photo, pour fixer à jamais sa participation à la marche de l'Histoire] L’Indigné est, à l’arrivée, un être triste et aigris. Car quand il cesse de s’indigner (il faut bien manger et dormir), il constate que les puissants sont très puissants et qu’ils complotent pour le faire taire : ça rend malheureux [ces grandes figures historiques]! Pour en finir avec le parallèle entre Mai 68 et le mouvement des Indignés, il y a une phrase de Marx qui dit tout ce qu’il faut dire : « L’Histoire se répète toujours deux fois : la première sous forme de tragédie, la deuxième sous forme de farce ». La deuxième… Nous y sommes.

atlantico.fr

vendredi 1 avril 2011

La santé des mono-maniaques de l'anti-sarkozysme inquiètent Guaino

Henri Guaino se demande "si l'antisarkozysme ne rend pas fou"






Le refus de s'intégrer,
c'est la volonté de s'exclure.



Le conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy dénonce "le climat d'intolérance qui règne aujourd'hui", dans un entretien à L'Express, daté du 30 mars au 5 avril.

L'anathème systématique menace la démocratie
Interrogé sur les critiques envers le chef de l'Etat et ses propos sur l'identité nationale ou la laïcité, H. Guaino affirme qu'"aucun débat démocratique n'est possible si l'on n'échange plus que sur le registre de la caricature, de l'insulte ou du procès d'intention".

Les malsains détournements de pensée
"Quand Nicolas Sarkozy évoque 'l'homme africain', c'est raciste. Quand Aimé Césaire parle de 'l'homme noir', ça ne l'est pas", remarque H. Guaino, faisant allusion au discours prononcé par le président à Dakar en juillet 2007 et à la fière "négritude" de Léopold Senghor, président de la République du Sénégal et académicien français.

Santé mentale de l'opposition
"A force, je finis par me demander si l'antisarkozysme ne rend pas fou!", s'exclame-t-il.

La lâcheté socialiste booste le FN
Le rédacteur des discours présidentiels affirme également que "ce n'est pas le fait de réfléchir sur l'identité nationale ou la laïcité qui fait monter l'extrême droite, c'est l'acharnement à vouloir éviter ces questions. S'interroger sur ce que signifie 'être français' à l'heure de la mondialisation n'était tout de même pas absurde", souligne-t-il.

Selon lui, "l'échec du débat" sur l'identité nationale a "surtout démontré la difficulté de débattre dans le climat d'intolérance qui règne aujourd'hui".

Faisant allusion à la convention sur la laïcité de l'UMP le 5 avril, qui inquiète les conservateurs de droite comme de gauche, de la même façon que les réformes des retraites, des hôpitaux ou du système judiciaire alarmèrent les syndicats défenseurs des acquis, les religieux redoutent que les cartes soient rebrassées. Le conseiller du président affirme: "il faut prendre grand soin de ne blesser personne. Mais poser aujourd'hui le problème de la construction d'un islam de France n'est que l'expression de nos valeurs les plus profondes, incompatibles avec toutes formes de communautarisme".

"Il a fallu plus de cent ans pour que le catholicisme intègre l'héritage des Lumières et de la Révolution.
Avec l'islam, cela ne se fera pas non plus en un jour
", explique-t-il.

vendredi 5 novembre 2010

Les partisans de Villepin désapprouvent son antisarkozysme


La solidarité prévaut dans la majorité

Dominique de Villepin publie un réquisitoire sur la présidence Sarkozy

Dans un livre à paraître lundi 8 novembre, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac pourfend la présidence de Nicolas Sarkozy, qu'il accuse d'avoir notamment "dévalorisé la fonction présidentielle". Au terme d'un vaste tableau historique, ce pamphlet retrouve les accents du bouquin publié en 2008 par le patron du MoDem, François Bayrou
"Nicolas Sarkozy a innové en inventant une cour à son image. Elle a la peur comme moyen, l'argent comme fin et le spectacle médiatique comme théâtre de sa mise en scène narcissique. La politique n'y est pas perçue comme un levier, encore moins comme un idéal, mais comme un marché où l'on achète et brade les hommes comme les idées en fonction de l'intérêt du moment", caricature-t-il.

Une charge charge qui tombe mal

Ses partisans appellent Dominique de Villepin à sortir de la critique systématique du chef de l'Etat. Ils l'invitent à ouvrir une phase de "responsabilité" afin de représenter une alternative crédible en 2012.

Certains cadres de son parti "République solidaire" (RS) espéraient que leur leader tournerait la page de l'antisarkozysme, même avec le procès en appel de Clearstream en mai 2011, et prendrait de la hauteur pour crédibiliser son offre de candidature alternative à droite en 2012.
"L'antisarkozysme ne mène à rien. Les Français ne veulent pas d'un président qui clive, fabrique de la distance et pas de l'adhésion. Il faut dépasser cela si on veut apparaître comme un homme d'Etat, sinon, on se 'Bayrouise' ", analyse-t-on dans l'entourage de l'ancien Premier ministre.

Alors que circule le nom de Marie-Anne Montchamp parmi les prochains bénéficiaires du remaniement gouvernemental, la porte-parole de RS estime que l'histoire des relations complexes entre Villepin et Sarkozy doit s'enrichir d'un nouveau chapitre après l'opposition frontale sur fond d'affaire Clearstream et le lancement de République solidaire le 19 juin.
"On est à 7% dans les sondages. On a vocation à être plus haut. Il faut repartir sur une dynamique politique", affirme Mme Montchamp, qui évoque une "séquence de la responsabilité" pour faire "un pont entre l'homme de l'ONU (non à l'intervention en Irak en 2003) et l'homme du combat présidentiel de 2012".

A l'Assemblée nationale, Mme Montchamp et François Goulard, autre pilier de RS, ont mis ce principe en application en votant avec le reste de l'UMP la réforme des retraites, au risque de brouiller leur message en faveur d'une alternative à droite.
"On ne peut pas refuser une loi qui va apporter quelques milliards à l'équilibre des comptes sociaux", se justifie le député-maire de Vannes François Goulard. Pour Mme Montchamp, "l'état des finances sociales ne supporte pas les atermoiements".

Dominique de Villepin accuse le coup

"J'ai dit que moi je me serais abstenu. Qu'ils décident de faire autrement, c'est leur choix", relativise l'ancien Premier ministre, qui revendique une "liberté" totale pour ses proches - y compris celle d'entrer au gouvernement.

Sur fond de remaniement, Marie-Anne Montchamp, ex-secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées de Jean-Pierre Raffarin, aurait été approchée. "Je ne ferai rien qui n'aille pas dans le sens d'amplifier l'action de République solidaire", affirme l'intéressée, sans préciser ses intentions.

Le coup de grâce pour le MoDem de Bayrou ?
Tout en étant courtisés par l'Elysée, la dizaine de députés estampillés RS affirme toujours vouloir constituer un groupe parlementaire autonome de l'UMP (quinze députés minimum), en misant sur d'hypothétiques "prises de guerre" avec les déçus du remaniement.

D. de Villepin ne démord pas
Il maintient son cap vers 2012: "Je serai partie prenante à cette élection présidentielle. Je ne fais pas que taquiner le goujon".
Grivois, Monsieur le baron Dominique Marie ?

Ah ! C'que c'est bon ! Ah ! C'que c'est bon !
De se faire astiquer les balises
Ah ! C'que c'est bon ! Ah ! C'que c'est bon !
De se faire taquiner le goujon

samedi 10 avril 2010

PACA: à peine réélu, Vauzelle regarde déjà ailleurs

Michel Vauzelle, président de région déjà parti vers d'autres aventures

L'article de La Provence se passe de commentaires:

Au PS, la contre-offensive de Vauzelle

Décidé à s'impliquer au sein du PS, le patron de la Région Paca brigue aussi la présidence de l'ARF.
Réélu [le 21 mars au soir] pour un troisième mandat à la tête du Conseil régional, Michel Vauzelle a troqué son habituelle veste de velours pour un costume printanier,[...]. Fort des 44,1% obtenus la veille, "ce qui n'est pas mai dans une région de droite" [commentaire étrange, puisqu'en plus du CR, le Conseil général est tenu, ainsi que la communauté urbaine de Marseille, par le PS !], le président socialiste a profité du petit nuage sur lequel il s'est posé pour reprendre un envol national. Certes, a-t-il souligné d'embiée, "je ne vais pas gérer benoîtement les dernières années de l'institution régionale. Notre priorité de travail reste l'emploi et les transports. Je vais d'ailleurs rencontrer le président de la SNCF cette semaine. "

[Le PS attend après Vauzelle] "Le PS a besoin de clarifier son message."

Une fois cadrée la feuille de route régionale, qu'il lancera officiellement vendredi, après son investiture, Michel Vauzelle a ouvert son cahier national. Première page, le Parti socialiste. "Je me suis volontairement tenu à l'écart du PS et des guerres de courants. Maintenant qu'on a prouvé qu'on pouvait faire gagner la gauche, on peut proposer quelque chose au peuple. [royal, non? Attention Marie-Ségolène, me voilà !] Le PS a besoin de clarifier son message."
Invité [...] à Paris avec ses homologues régionaux par la première secrétaire Martine Aubry, il compte organiser "un examen de conscience. Le défi pour le PS est d'être moderne. Il faut ouvrir le débat lors des primaires pour savoir s'il y a un modèle social capable de nous imposer dans la course mondiale sans renier nos idéaux." Une projection vers la présidentielle 2012.
Celui qui considère que Martine Aubry "a fait du bon travail en améliorant sensiblement le climat" ne se voit toutefois pas ministrable. " Je l'ai été, chacun son tour. "

Son ambition: mener la contre-offensive anti-sarkozyste

Ses objectifs seraient ailleurs. D'une part, la législative 2012 où il compte se représenter dans sa circonscription arlésienne. D'autre part, l'Association des régions de France (ARF). " Je vais en briguer la présidence. Je me sens la force, le courage et les arguments, en plus de mon expérience, pour lutter contre les projets de réforme de Nicolas Sarkozy."
S'il ne connaît pas d'autres candidats à ce poste, Michel Vauzelle devra toutefois en déloger Alain Rousset qui l'occupe depuis douze ans. "ll faut nous faire entendre d'avantage [sic, La Provence est au niveau de LePost!] alors qu'on détruit les régions." Son traval de lobbymg commencera [aujourd'hui] à l'Assemblée nationale.
Décidé à "être punchy tout de suite" [gag !], l'ancien Garde des Sceaux va repartir au combat pour l'inscription d'une charte des services publics dans la constitution. "On peut y arriver", s'enthousiasme celui qui compte également "s'impliquer au sein de Îa fédération PS des Bouches-du-Rhône" et tient à "réfléchir à l'avenir politique de Marseille. Il faut se demander comment on va reprendre cette ville." Une contre-offensive sur tous les fronts.
La Provence - François Tonneau

En d'autres termes, pendant ces quatre années, Vauzelle aura la tête ailleurs

Le PS et le PC se sont réparti les rôles idélement: Arles resterait aux communistes et il reviendrait aux socialistes de ravir Marseille à l'UMP. A défaut, il arracherait la communauté urbaine à Eugène Caselli et la fédération PS à Jean-Noël Guérini.
Les électeurs de Vauzelle ne vont pas tarder à regretter d'avoir maintenu à son poste un fantôme.
Lien PaSiDupes

dimanche 6 septembre 2009

Bayrou se défile : il s’exclut des primaires à gauche

Le MoDem se garde à gauche comme à droite

François Bayrou a prétendu répondre au défi de la Ch’tite Aubry qui l’invite à clarifier sa position. Mais à l’université d’été du MoDem, se contentant de préciser une offre de dialogue au sein de l'opposition, il a exclu une participation aux primaires souhaitées par le PS pour désigner un candidat pour 2012. Il a d’ailleurs déclaré ne pas avoir, pour l'instant, rencontré Martine Aubry, premier secrétaire du
PS, et son appartenance à l’opposition reste donc essentiellement verbale.

Le velléitaire Bayrou entretient la confusion

Tout en prônant une "logique du désintéressement" et de désistement, le président du
MoDem estime que le premier tour de l'élection présidentielle doit demeurer l'occasion pour chaque courant politique de tenter sa chance.
Sans le dire explicitement, François Bayrou n'entend donc pas passer par les fourches caudines d'un tour préliminaire pour obtenir une investiture aléatoire qui lui permettrait éventuellement de briguer la magistrature suprême. En clair, si son score de 18% en 2007 lui laisse espérer de pouvoir rallier le second tour dans trois ans, s'il parvenait à rassembler au-delà de l'électorat centriste, il ne prend pourtant pas le risque de se faire exclure du premier tour !

Bayrou tente de transmettre ses craintes à l’opposition

Bayrou prône le statu quo.
"La logique de désintéressement doit s'appliquer à tout le monde, y compris à moi", a affirmé François Bayrou sur France Inter. "Mais dans mon esprit, le premier tour de l'élection présidentielle doit faire que tous les courants politiques sont représentés".
"C'est le moment où tous les grand courants politiques viennent et disent aux Français : 'voilà ce que nous proposons'. Et, après, au deuxième tour, les logiques sont de rassemblement."
Le leader centriste juge que l'élection du chef de l'Etat au suffrage direct restant "la règle d'or" de la Ve République, le "premier tour reste le moment du dialogue avec les Français". La Vie République n’est pas pour maintenant.

Bayrou réaffirme son anti-sarkozysme

Pour le président du MoDem, ces discussions sur "une période assez longue" ne doivent pas aboutir à une perte d'identité des courants représentés mais à proposer une "alternance crédible".

Bayrou pontifie mais voit petit
Se plaçant dans la perspective des présidentielles, François Bayrou a de nouveau souhaité "une organisation" du dialogue au sein de l'opposition à
Nicolas Sarkozy.
"Ce qu'il faudrait mettre en place, c'est quelque chose qui ressemble à un parlement, en petit, où chacun serait représenté et présent avec des personnalités qu'il choisirait, y compris des personnalités hors des partis politiques", a-t-il dit.

Sachant que le débat est quasiment inexistant au sein du MoDem et que ses derniers membres s'en plaignent, on n'imagine pas à gauche comment il serait possible avec lui... Il assure pourtant qu' "il faudrait que l'on ait un travail une fois par semaine ou deux fois par mois. Cela permettrait, devant tous les Français, de voir ce que pensent en réalité ces responsables qui s'adressent à eux mais qui ne se parlent jamais du fond."

La ligne de clivage au sein de la vie politique française ne passe plus, selon lui, entre la droite et la gauche, mais entre ceux qui soutiennent le président de la République et ceux qui s'opposent à son action.
"On a l'impression que le régime que Nicolas Sarkozy préside est en train de s'installer et de sinstaller pour 10 ans sans que personne ne soit capable d'offrir aux Français un autre choix", a-t-il déclaré.
"Je crois que 10 ans, cela emportera des conséquences irréversibles sur la société française dans beaucoup de domaines", a-t-il ajouté, craignant le renforcement d'une "société inégalitaire".

François Bayrou ne manquerait-il pas de cohérence ?

Tout en préconisant une sorte de « débat participatif » innovant ( !), le président autocrate du MoDem a précisé ne pas avoir, pour l'instant, rencontré Martine Aubry, premier secrétaire du PS.