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lundi 14 décembre 2015

Régionales : Xavier Bertrand, vaillant gagnant de la mascarade des alliances de second tour


L'élu LR a incarné le ras-le-bol du PS et la page Aubry est tournée

Après avoir renouvelé le discours politique, Xavier Bertrand doit maintenant être efficace.
Xavier Bertrand, LR,
modeste dans la victoire
Xavier Bertrand est le mieux élu de tous les candidats de l'opposition, avec 57,77 % des suffrages qui se sont portés sur sa liste en Nord-Pas-de-Calais-Picardie. Devancé par Marine Le Pen au premier tour, il l'a laissée loin derrière au second, en dépit des sondages. Xavier Bertrand obtient plus de 57 % des voix et devance largement Marine Le Pen. A lui l'obligation de l'initiative, de la transparence et de l'efficacité.

Du fait de l'élimination au premier tour du parti présidentiel, dans l'un de ses fiefs les plus emblématiques et puissants, c'est une victoire atypique, comme il l'a reconnu d'emblée dans son discours prononcé dans les premières minutes de la soirée électorale, dans sa ville de Saint-Quentin: "Ce soir, ce n'est pas la victoire des partis politiques. Ce soir, ce n'est même pas ma victoire." S'adressait-il aux caciques de  la droite qui le traitaient, lui, le petit assureur, avec condescendance ? 
Il a en outre pris soin de remercier les orphelins, "les électeurs de gauche qui ont voté pour faire rempart, ainsi que ceux qui s'étaient abstenus au premier tour et ceux qui ont préféré l'attachement à la région à la colère du premier tour".

Pendant la campagne, et singulièrement dans l'entre-deux-tours,
Xavier Bertrand, homme de droite, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, dont il fut porte-parole de campagne en 2007, a aussi pratiqué un exercice inédit : il a rompu avec la langue de bois habituelle pour s'en prendre aux hiérarques et aux apparatchiks de son parti : "Qu'ils se taisent !" a-t-il répété. Cette tonalité, qui pointait la responsabilité des élites politiques parisiennes, outre son travail de terrain et sa modestie, s'est révélée gagnante.

mercredi 26 mars 2014

2e tour des municipales: réglements de comptes de dissidents, à droite comme à gauche

Trahisons et ralliements de dissidents

La gauche se rallie à la droite
Villejuif - Ils ont pour objectif de pousser vers la sortie la maire communiste Claudine Cordillot, en poste depuis 1999 dans cette ville du Val-de-Marne. UMP, UDI, dissident socialiste et écologistes ont décidé de s'unir pour le second tour des municipales, suscitant la colère de l'état-major des Verts, qui avait annoncé "la suspension de tout candidat EELV fusionnant avec l'UMP". Avec 54% des voix à eux quatre au premier tour, cette candidature commune pourrait faire basculer la ville, communiste depuis 1925.

Il s'agit en fait de redistribuer les cartes en Val-de-Marne et notamment dans la Communauté d'agglomération du Val de Bièvre, actuellement dirigée par Patricia Tordjman, maire sortante PCF de Gentilly.


Marseille -
 
Vice-présidente du Conseil Général, Lisette Narducci (Parti radical de gauche) a annoncé la fusion de sa liste avec celle de l'UMP dans le 2e secteur de la cité phocéenne. "Les électeurs nous invitent souvent à bousculer les clivages politiques traditionnels", a justifié Jean-Claude Gaudin. Au risque de tendre le bâton à ses adversaires, le sénateur-maire UMP Jean-Claude Gaudin accueille une brebis égarée, maire du 2e secteur de Marseille et ex-premier adjoint  de Jean-Noël Guérini, le président socialiste du Conseil général des Bouches-du-Rhône, mis en examen dans plusieurs affaires et en voie d'exclusion du PS. 
Gaudin fait ainsi ce qu'il a promis, rassembler la population, plutôt que de la diviser. 

La droite se rallie à la gauche

Lens -
Secrétaire du PS lensois qui n'avait pas obtenu l'investiture de son parti, Arnaud Sanchez a choisi de fusionner au second tour avec un ancien socialiste, Sébastien Plociniczak (12,61 %), et avec la candidate de la droite (UMP-UDI-MoDem), Sophie Gauthy. Sylvain Robert, dauphin de Guy Delcourt et maire sortant choisi par Paris, devrait donc être à la peine au second tour, alors qu'il a rassemblé 27,5% des voix au premier, contre 41,8% globalement pour ses adversaires. Le frontiste, Hugues Sion, a quant à lui obtenu 19,99 % des suffrages.

Paris 4e - Au coude-à-coude avec l'UMP Vincent Roger (37,82%) au premier tour, le candidat PS du 4e arrondissement de Paris, Christophe Girard (37,40%), successeur de Dominique Bertinotti devenue ministre déléguée à la Famille, a annoncé un accord avec la candidate divers droite, Anne Lebreton qui a obtenu 5,86% des voix dimanche. Elle rejoint sa liste en 8e position, ce qui lui garantit un siège de conseiller d'arrondissement. 
L'UMP Vincent Roger assure qu'elle avait également entamé des discussions avec lui, mais qu'elle "voulait la place de numéro deux ou rien". Après s'être rapprochée de la principale liste dissidente à Nathalie-Kosciusko-Morizet, menée par l'entrepreneur Charles Beigbeder "Paris libéré", Anne Lebreton (UDI) a repoussé son soutien dans le IVe arrondissement. La centriste candidate dans un arrondissement connoté homosexuel invoque notamment le refus de cautionner le choix de présenter Stéphane Journot dans Ier. Ce dernier avait été exclu de l'UMP pour des positions jugées homophobes après le saccage des locaux d'Act Up pendant l'été 2013.

Paris 18e - Il ne s'agit pas d'une fusion, mais d'un soutien, pour marquer ses distances avec le candidat officiel de l'UMP, Pierre-Yves Bournazel. Dans le 18e arrondissement de Paris, Roxane Decorte, dissidente UMP, appelle ses électeurs à voter pour la liste du candidat PS, même si cela n'aura que peu d'influence sur les résultats du scrutin : l'arrondissement est ancré à gauche.
L’association ARA18 (Associations Relais Autonomie 18), présidée par Roxane Decorte,  a été condamnée aux prud’hommes pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, et ne s’est pas acquittée de sa condamnation plus d’un après le jugement, affirmait Mediapart jeudi. 
Elle avait été écartée par la candidate UMP à la mairie de Paris Nathalie Kosciusko-Morizet, au motif d’une autre condamnation en 2011 pour abus de confiance. Elle trouve néanmoins grâce auprès d'Eric Lejoindre, dauphin du maire sortant PS Daniel Vaillant.

Autant de petites manoeuvres qui seront immanquablement instrumentalisées par les camps adverses.

vendredi 26 juillet 2013

Municipales: le PCF prend ses distances avec le Parti de gauche

Le Front de gauche se lézarde: Laurent se démarque de Mélenchon

Le secrétaire national du PCF a reconnu vendredi une différence d'"appréciation" entre sa formation et le Parti de gauche (PG) de Jean-Luc Mélenchon 
Le PCF ne veut pas partager le pactole
des municipalités communistes
pour la présentation de listes communes de la gauche au 1er tour des élections municipales.
"Nous n'avons pas tout à fait la même appréciation des choses sur la conduite de listes au premier tour mais sur le rassemblement de la gauche au deuxième, je pense que nous pouvons tomber d'accord", a déclaré Pierre Laurent, interrogé par i-télé.

Le PCF se désolidarise dès qu'il se croit "en position dans beaucoup d'endroits de conduire des listes" 
Le numéro un communiste a expliqué que ce serait fait en priorité "là où nous avons des maires".

Le PCF entend également "participer à la constitution de rassemblements de gauche"

Les communistes recherchent des alliances avec le PS
, le but étant de ne "pas laisser la gestion des communes, surtout dans cette période, à la droite et à l'extrême droite".
A Paris, le PCF présentera ses chefs de file aux municipales le 9 septembre et les militants voteront en octobre sur la stratégie. Ils auront à choisir entre une alliance avec le PS dès le premier tour, comme en 2001 ou en 2008, ou des listes communes avec le PG, son allié au sein du Front de gauche.

Le PdeG a d'ores et déjà annoncé qu'il ne se rangerait pas derrière le PS au premier tour des municipales parisiennes, et a présenté son chef de file dans la capitale, la conseillère du 20e arrondissement (PG), Danielle Simonnet, déléguée à la lutte contre les discriminations, l’intégration, le handicap et le monde associatif.
 
Le Parti de gauche n'a pas attendu ses alliés communistes pour taper sur NKM, mais Anne Hidalgo aussi bien, comme l'explique Simonnet, sur les deux candidates qui incarnent "l'austérité et la précarité": "J'ai l'ambition d'être la troisième candidate", a-t-elle lancé, se jugeant capable de "créer la surprise", comme on dit, avec des mesures phares: gratuité des premiers mètres cubes d'eau, gratuité des transports en commun (même si cela ne dépend pas que de la mairie), et gratuité des cantines scolaires. Pour tous. Les communistes rasent gratuit... Et dans le XXe, les souchiens ne sont pas légion!
D'autres secrétaires nationaux du PG se sont rangé sans délai aux côté de Simonnet: le conseiller du XIIe Alexis Corbière et le conseiller régional Ile-de-France Éric Coquerel, mais aussi l'ex-député de Paris Martine Billard, coprésidente du parti. Déjà, ils s'en étaient déjà pris à Bébert Delanoë sur le dossier des rythmes scolaires "qui montre jusqu'où on peut aller dans la mascarade", a indiqué mercredi Danielle Simonnet, la démagogue de la gratuité.
Agacement du PCF 
Côté communiste, ces départs  prématurés en campagne agacent. "Nous souhaiterions que les annonces unilatérales de listes s'arrêtent", a grincé lundi Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, soucieux d'aller "au bout du rassemblement" à gauche, préférentiellement avec le PS.
Mélenchon n'est plus le bon camarade de la présidentielle et des législatives !

vendredi 8 juin 2012

A la différence du PS, l'UMP ne s'en remet pas aux extrémistes

Législatives: résister à la "tentation" d'alliances avec le FN, dit Juppé 


La majorité socialiste soumise
aux totalitaires de l'extrême gauche,
altermondialiste et communiste


Le maire UMP de Bordeaux , Alain Juppé, a insisté sur son blog sur la nécessité de résister à la "tentation" d'alliances tactiques avec le Front national, qui cherche à "casser l'UMP", pour battre la gauche aux législatives.
"A l'approche des élections, la même tentation revient sur le terrain : pourquoi ne pas faire alliance avec le Front National pour battre la gauche?", observe Alain Juppé, en réponse à l'incompréhension des militants qui ne comprennent pas que le PS puisse accepter le vote des totalitaires de l'extrême gauche communiste.

Estimant que ceux qui accuseraient la direction de l'UMP d'être "coupée des réalités" en refusant une telle option, A. Juppé assure qu'il faut faire passer "les principes avant les considérations tactiques".

"Il y a au moins trois raisons essentielles pour refuser toute alliance avec le Front National"

L'ex-ministre des Affaires étrangères défend "une raison morale", car les "références idéologiques de ce parti ne sont pas les nôtres";  "une raison programmatique" car "sur bien des points, les propositions du FN sont en totale contradiction avec les nôtres" et enfin, "une raison tactique", car "l'objectif du FN n'est pas de faire alliance avec nous, mais de casser l'UMP" et de recomposer la droite.

Alain Juppé souligne ainsi que le Front national est prêt à "assurer la victoire des candidats PS, pour asseoir sa prédominance sur la droite".
L'ancien Premier ministre met en garde: "On n'est pas obligé de tomber dans le piège".

Pour Alain Juppé, les électeurs et les électrices du Front National sont "des Français comme les autres" et il faut donc "les écouter" et "dialoguer pour les convaincre".
Mais "la ligne de l'UMP est claire": "J'appelle tous ceux qui partagent nos valeurs et qui conjuguent attachement à la Nation et engagement humaniste, à tenir bon", face à la menace que représente la direction du FN.



samedi 12 mai 2012

Aubry et Ayrault se sont exclus de Matignon par leur anti-sarkozysme


Leur anti-sarkozysme les rend inappropriés aux fonctions de rassemblement

Ces socialistes qui ne peuvent être des représentants de tous les Français


Aubry et Ayrault, représentants des deux factions ennemies du PS


Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry ont réuni les députés PS, mercredi  à l'Assemblée nationale, pour organiser le  plan de bataille de la campagne qui s'ouvre pour le contrôle de l'Assemblée nationale.

Depuis les présidentielles anti-sarkozystes  et maintenant dans la perspective des élections législatives, les chefs de guerre socialistes qui dressent les Français les uns contre les autres ne peuvent plus prétendre les rassembler
En poursuivant dans leur lancée, Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry ont choisi de renoncer au poste de Premier ministre. " J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle, a lancé en introduction. Je commence par la mauvaise: nous avons un député de moins, c'est le député de Corrèze. La bonne nouvelle, c'est qu'il est devenu président de la République," a lancé La Voix de son Maître, Monsieur P'tite blague. Applaudissements des présents. La réunion visait aussi à cela: " se congratuler et applaudir ceux qui ont mené campagne ", raconte la députée de Paris, Annick Lepetit.

Prenant la parole après le patron des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault,  la première secrétaire du PS a ainsi salué François Hollande. " Si nous n'avions pas eu un candidat qui a fait un sans-faute, nous n'aurions pas gagné ", a assuré Martine Aubry avant de passer au gros du sujet, les élections législatives de juin, en ouvrant son propos sur un nouveau réquisitoire contre ses adversaires
Ces deux A-là ne nous ramèneront pas le triple A, car ils sont encore dans la haine et incapables de fumer le calumet de la paix avec tous les Français.


Aubry n'est pas la Mère Denis

" Nous, nous respecterons l'opposition (…) L'échec de la France, c'est l'échec de la droite ", a-t-elle promis, malgré tous les signaux contraires dont elle est l'émettrice, appelant les candidats à se méfier de Nicolas Sarkozy qui " tout d'un coup serait l'ange blanc."


Aubry acceptera-t-elle d'être responsable de l'échec de la gauche
?


" La droite prétend qu'on veut tous les pouvoirs…" Qui pourrait en douter au moment de leur lancement de la campagne des législatives !
" Mais l'échec de la France, c'est l'échec de la droite et que l'on ne nous dise pas qu'il faudrait maintenant l'union nationale, alors que l'on n'a jamais écouté nos propositions." Alors que le PS a refusé de voter la plupart des textes proposés au Parlement. 
" Il faut une majorité " à François Hollande. C'est l'enjeu. Ce que Jean-Marc Ayrault a également rappelé en assurant qu' " un président de gauche avec une majorité hostile conduirait à une crise ". Ainsi donc la droite n'a-t-elle finalement pas tort de "prétendre qu'on veut tous les pouvoirs"… 


Pour leur campagne,
les socialistes vont donc s'appuyer sur ce qui a fait le succès de celle de François Hollande: le rejet de Nicolas Sarkozy
Savoir si ça marchera deux fois, car ce dernier a réduit l'écart, alors que Hollande n'a pas obtenu une victoire franche en ne l'emportant en fait que grâce au vote blanc et nul:  un million deux cent mille voix d'écart, mais deux millions bulletins blancs.  
Bien que Sarkozy ait pris du champ au soir du 6 mai et que la population  stigmatise aujourd'hui les interférences anti-républicaines des media militants dans le jeu démocratique, le PS estime que sa recette de dénigrement et de mensonges ne sera pas éventée. 
Accessoirement, il sera question -mais aussi peu que possible - de défendre l'application du projet du président socialiste et de ses soixante propositions.


Les alliances avec les autres partis de gauche s'annoncent épineuses


Les socialistes partent confiants, mais leur hégémonie en a braqué plus d'un qui ne brigue ni maroquin, ni niche dorée. 

Un " accord " serait possible sur des candidatures communes de la gauche dans les circonscriptions où elle risque l'élimination au premier tour, annonce  Stéphane Le Follun proche de François Hollande, court-circuitant le premier secrétaire du PS, la Ch'tite Aubry, qui a pourtant la responsabilité des élections. Un signe que l'Elysée entend bien s'emparer de tous les pouvoirs.

Signe que l'accord en question est toujours bloqué, le PCF s'est dit réservé sur l'issue des discussions. D'après la très sincère Martine Aubry, elles sont toutefois " en bonne voie " et pourraient déboucher sur une candidature unique de la gauche au second tour dans 55 circonscriptions. " Cela ne pose pas de grandes difficultés ", prétend la première comploteuse du PS.

jeudi 29 mars 2012

Présidentielle: la gauche met le feu; les Français appellent Sarkozy

"La guerre des gauches", selon Ph. Tesson


La montée de Mélenchon ouvre une alternative à Hollande, selon le chroniqueur du magazine Le Point.


Mélenchon met le feu; pas certain qu'au bout du compte la violence leur profite.

Voilà Jean-Luc Mélenchon projeté au centre de la campagne

L'enthousiasme qu'a provoqué son passage à Lille mardi soir ne laisse plus de place au doute: il sera contagieux dans les quatre semaines restant jusqu'au premier tour. Le candidat des communistes masqués dans le Front de gauche va doucement vers les 15 %. Il n'est pas exclu qu'il les dépasse. A-t-il effacé Marine Le Pen et peut-il prétendre refaire son retard de quinze points et doubler F. Hollande (PS) ? La campagne du premier tour est entrée dans une phase gauche-gauche. Il va bien falloir que François Hollande cesse de tourner autour du pot. Se résoudra-t-il à descendre de son petit nuage ? Condescendra-t-il à rencontrer Mélenchon et à débattre de "révolution sociale" ?
Que faire, comme disait Lénine ?

Ou " Le Pape, combien de divisions ? " comme demandé en 1945 par Staline en réponse à Winston Churchill qui l'incitait à respecter les libertés religieuses dans l’Europe centrale occupée que l’Armée rouge. Surenchérir sur Lénine, Staline et Mélenchon, c'est vraiment difficile,  et dans la forme et sur le fond ! Lui donner des gages, c'est se couper de la gauche modérée et repousser Bayrou vers l'UMP. S'opposer franchement à lui, c'est insulter l'avenir, s'aliéner définitivement la gauche radicale et renoncer à la part des voix communistes qui pourraient le faire roi. L'ignorer, faire comme si de rien n'était, temporiser, c'est risqué, mais c'est la posture actuelle du candidat socialiste. Il ne compte pas esquiver l'obstacle; il attend qu'il s'efface sur son passage: tel est le coup de poker que veut, semble-t-il, tenter François Hollande. C'est dans son tempérament, et il n'a plus la main dans le jeu de barbichette qui l'oppose à Mélenchon.
Alors, au soir du premier tour, on fera les comptes, on additionnera les résultats de chacune des deux gauches. Le score sera sans doute honorable, aux environs de 45 %, semble-t-il. Mais les problèmes se poseront, considérables, dans la perspective du second tour, avec en toile de fond celle des élections législatives, c'est-à-dire de la majorité parlementaire.

Tout peut encore arriver

En effet, si les négociations qui s'engageront entre les deux parties  n'aboutissaient pas, la victoire de François Hollande ne serait pas assurée.

Elle dépendra du report aléatoire des voix des partisans de Mélenchon, sauf à penser que celui-ci renie ses engagements, en particulier sur le nucléaire.

Et si le PS et le Front de gauche s'entendent sur un compromis, Hollande risque également l'échec. En effet, première hypothèse : ce compromis est favorable à Mélenchon et prévoit des mesures sociales très avancées concernant, par exemple, les 35 heures ou l'âge de la retraite, et Hollande perd des voix sur sa droite. Seconde hypothèse : ce compromis est favorable à Hollande, qui perd alors des voix sur sa gauche.
Rien n'est joué à gauche

Non seulement il n'y a pas d'unité à gauche, et s'il emporte l'élection présidentielle, François Hollande aura bien du mal à gouverner.

Mais à droite Marine Le Pen peut parfaitement reprendre le dessus et Nicolas Sarkozy n'a évidemment pas tout dit. Bien loin de là !

Quant à François Bayrou, qui n'est pas propriétaire de ses voix, il trouvera la position assise entre deux chaises de plus en plus inconfortable et ses électeurs pourraient bien décider de se rendre utiles, sans lui.

dimanche 12 juillet 2009

L'UMP Maryse Joissains reprend la tête des municipales à Aix

Zizou Bayrou cul et chemise avec Cohn-Bendit et le Che-Besancenot !

Avec 43,31% des voix, la députée UMP Maryse Joissains, maire sortante invalidée, est arrivée en tête lors du premier tour des
élections municipales partielles d'Aix-en-Provence dimanche 12 juillet 2009.
Sa liste devance la liste
PS (Alexandre Medvedowsky)-MoDem (François-Xavier de Peretti)-PRG (Lucien-Alexandre Castronovo
) créditée de 34,08% des suffrages, avec près de 10 points d'avance.
La liste écologiste obtient 11,31%, celle du divers-droite Stéphane Salord (ancien adjoint de l’équipe sortante) 7,08%, et celle du rassemblement
PCF (Nathalie Leconte
, tête de liste)-NPA (Claude Ramin )-PG (Hélène Le Cacheux), 4,21%.

Une annulation de plus : la 4e en 40 ans !

Le scrutin de 2008 avait été invalidé par le Conseil d'Etat, qui a estimé que les résultats avaient pu être faussés par "des propos et des insinuations d'une gravité inadmissible" durant la campagne. C'est la quatrième annulation d'un scrutin en 40 ans à Aix-en-Provence…En 2008, Maryse Joissains, maire d'Aix-en-Provence depuis 2001, avait été réélue à la tête de la deuxième ville du département (140.000 habitants), avec 44,2% des voix au second tour, contre 42,9% à Alexandre Medvedowsky, candidat du PS, et 12,7% à François-Xavier de Peretti, tête de liste pour le MoDem.

Du taux de participation dépend l’issue du second tour

  • Les électeurs se lassent des rivalités politiques
    Aix-en-Provence est l’une des grandes villes de France qui sollicite le plus ses électeurs, tant les scrutins se font au fil du rasoir.
    Près de 89.000 électeurs aixois étaient encore appelés à choisir leur équipe municipale, mais la participation s'éleva à 44,05% contre 59,18% au premier tour des municipales de 2008.
  • 2008 est à refaire

    Maryse Joissains avait emporté l'élection municipale du 16 mars 2008
    dans une triangulaire avec 44,28% des voix devant le socialiste Alexandre Medvedowsky (42,94%) et le MoDem de François-Xavier de Peretti (12,78%).
    Le Conseil d'Etat avait invalidé l'élection le 8 juin dernier après un recours déposé par Stéphane Salord (7,08% en 2009), au motif de « propos et insinuations inadmissibles ayant pu fausser le résultat du scrutin».
    Cette invalidation fut provoquée par la sortie d'un tract anonyme. La liste menée par le candidat du
    Modem François-Xavier de Peretti, dans laquelle figuraient deux adjoints au maire UMP ayant rompu avec Maryse Joissains, Stéphane Salord et Bruno Genzana [conseiller général Nouveau centre], était qualifiée de « gay pride ». Pour Maryse Joissains-Masini et son entourage, il s'agit d'une décision politique : en effet, le tract n'a pas été distribué et son impact est impossible à définir.

    => Avec 43,31% en 2009, Maryse Joissains Masini n’est pas loin de ses 44,28 % de 2008, mais les listes coalisées Medvedowsky (42,94 %) et Peretti (12,77 %) ne font plus 55,71% , mais seulement 34,08%.

  • La maire sortante a qualifié ce premier tour de" satisfaisant" et estime que des "surprises sont toujours possibles". Malgré le possible "déchaînement dans la ville contre (elle)", la candidate UMP est "dans un état d'esprit de gagnante", "d'une personne déterminée".Même si "ce ne sera pas facile", car "ils seront tous contre (elle)", Maryse Joissains "pense qu'(elle) va gagner"."Tous ces mecs contre moi, ça ne me fait pas peur", a-t-elle lancé avec sa gouille habituelle.

    A gauche, des alliances contre nature
  • Sans surprise, toujours avide de pouvoir, mais sans cesse repoussés, le PS et le MoDem ont présenté dimanche une liste d'union à nouveau emmenée par Alexandre Medvedowsky après un accord signé le 17 juin.
    Alexandre Medvedowsky a aussi témoigné d' «une grosse satisfaction ».
    "La dynamique est de notre côté. Maintenant, il faut construire une large majorité alternative" a-t-il ajouté.
  • Le candidat écologiste Hervé Guerrera, qui récolte 11,3% des suffrages, pourrait se désister au profit de la liste d'opposition à la maire sortante.

    Le deuxième tour, qui s'annonce extrêmement serré, n’est pas gagné pour Maryse Joissains, qui devra mobiliser les abstentionnistes.
  • Mais les Aixois et les Aixoises participeront-ils à ce mariage de la carpe et du lapin ?


  • Les Verts invitent en effet à voter contre l’UMP… Les amis de Zizou-Bayrou ne craignent donc pas de s’allier avec n’importe qui pour exister :
    non seulement avec les électeurs du Che-Besancenot, le « rapace » capable d’indigner jusqu’à la CFDT et la CGT, vont se rabattre sur la liste hybride,
    mais aussi avec les camarades de Dany-le-Rouge, le tripoteur de braguettes qui lui fait horreur à la télé mais se livre à des attouchements dans l’isoloir.
    On aura tout vu et la morale politique est probablement sauve.
    Sauve qui peut !

    mercredi 19 novembre 2008

    Royal a un droit de propriété exclusive sur les militants

    "J'ai un contact particulier avec le peuple, cela fait ma force"
    Alors tout va bien: pourquoi ce nouvel accaparement des media?
    Le Monde a encore prêté une oreille attentive aujourd'hui mercredi au projet aux illusions de Désirdavenir Royal, candidate à la direction du PS. Elle leur a assuré qu'elle a "un contact particulier avec le peuple" qui fait "sa force" et "intrigue certains". Pourquoi le dire, si c'est tellement évident?...

    Le Monde lui a servi la soupe tendu la perche
    Le quotidien l’a interrogée sur les ripostes démocratiques de ses rivaux socialistes qu'ils appellent "cette violence" verbale, et Sa Cynique Majesté Royal avance "trois explications".
    Soutenue par Frêche (70 ans) ou Collomb (sexa), elle se croit pourtant justifiée à affirmer : "D'abord, je symbolise le changement et même la rupture. Cela en dérange beaucoup alors que j’ai vingt-cinq ans de militantisme au sein du PS. Ensuite, j’ incarne la légitimité que m'a donnée la campagne présidentielle. [Avec cinq points dans la vue au 2e tour, du jamais vu sous le Ve République ! Et l’inconsciente ne réalise donc pas qu’elle colle la poisse au PS ?] Enfin, [bien qu’elle n’ait guère eu encore de mandat électif national,] la présidente de la région Poitou-Charentes revendique : j’ai un contact particulier avec le peuple. Cela fait ma force et intrigue certains". Dès lors, pourquoi 29% et aucune synthèse au Congrès de Reims, sous sa tutelle?

    L’amère Royal, éternelle victime
    Le congrès de Reims a été "un jeu de poker menteur", affirme celle qui s’est montrée partout, alors qu'à l'en croire, tout le monde aurait dû la trouver dans son ‘frigidaire’, comme Diogène dans son tonneau.
    Elle glisse avec aisance du principe à la règle. "En principe", dit-la frigoriste, "le rassemblement se fait autour de la motion arrivée en tête. C'est la règle. Mais parce que c'était moi [pathologique !] et une nouvelle génération [soumise, comme d'autres à Jojo Frêche qui la soutient...] , ils ont refusé de s'y plier", accuse-t-elle, bien qu’elle n’ait pas été capable de rassembler et pour mieux rassembler maintenant. "Ils ont fait de ce congrès une question de personnes", avance-t-elle. 'Ils', c'est qui? Tous les autres. Mais alors quelle est sa 'légitimité'? Serait-elle usurpée?
    Avec à peine un tiers (29%) des voix exprimées par 50% seulement des militants qui ont participé au vote, elle souligne ainsi qu'elle s’est attribuée une légitimité qui ne va évidemment pas de soi. "Il s'agissait d'un congrès d'obstruction à la motion arrivée en tête", dénonce-t-elle. Les motions de Bertrand Delanoë (25,2%), Martine Aubry (24,3%) et Benoit Hamon (18,5%) cumulent plus des trois quart des voix.

    L’amère de Melle confond agitation et mauvaise foi avec changement
  • Pour l’amère de Melle, comme pour tout le monde, le PS a "l'obligation de changer". Bon, alors à part ça? "Aujourd'hui, le vrai risque, c'est l'immobilisme", affirme-t-elle. A moins que ce ne soit l’éclatement.
    Et pour dire quoi ? "Le PS est devant un choix crucial : se recroqueviller ou s'envoler, se refermer sur lui-même ou s'ouvrir au monde, s'étioler ou renaître en prenant le risque de créer un parti joyeux, métissé, créatif, constructif". Et qui verrait-elle pour ces lendemains qui chantent ?
  • Ce n’est toujours pas tout… Si elle était désignée Premier secrétaire du PS, l’amère Royal voudrait réformer les instances du parti avec 29% des militants. Elle assure qu’elle est rassembleuse, comme chacun a pu l’observer au Congrès de Rems et entend "constituer une équipe ouverte aux autres motions, y compris celle de Benoit Hamon". Est-il seulement d’accord ? Est-ce une révélation ? On ne nous donc pas tout ! Hamon-Emmanuelli sont-ils au courant? Seraient-ils d’accord pour une partie carrée avec le MoDem de Bayrou ?
  • La malheureuse espère convaincre et débaucher des personnalités instables mais de talent, comme Pierre Moscovici ou Jean-Yves Le Drian, le président PS de la région Bretagne, qui avait apporté son soutien au maire de Paris et à la motion Delanoë. Les futurs Judas sont-ils prêts à lui faire la bise ?
  • Sa première décision sera de contacter immédiatement les responsables socialistes européens, puisque la France a la présidence de l'UE [quel est le rapport ? Un aveu d'isolement national ? D’autant que c’est pour encore un mois seulement !], pour organiser "un forum global avec les PS européens, le mouvement syndical et les ONG. Le 'débat participatif' serait-il passé de mode, trop ringard pour une rupture? Et revendiquerait-elle la maternité de cette idée d’élargissement de la base avec les Verts, les syndicats et les associations ?