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samedi 6 juin 2020

L'impudent journaliste Patrick Cohen s'attaque au Pr Raoult

Dans "C à vous" sur France 5, le vulgaire s'en prend au nécessaire

Cohen dénonce ce qui les rapproche: 
l'égo, la suffisance, les erreurs et le mépris des autres.

Mais l'un est néfaste et stérile, l'autre est bienfaisant et utile
, au service d'Autrui.

L'édito n'apaise pas les passions suscitées par l'acharnement des mandarins hégémoniques qui veulent imposer leurs dangereux protocoles quand l'urgence exige que les médecins soignent et apaisent les maux de leurs patients, plutôt que de sur-infecter les plaies, physiques, morales et sociales.

Hier soir dans "C à vous", c'est le diseur, superflu et inutile, Patrick Cohen qui s'attaque au faiseur, nécessaire et indispensable, le Pr Raoult, dénonçant son égo, sa suffisance, ses erreurs et son mépris des autres. 

Un édito aussi malveillant que malfaisant de près de 10 minutes,  construit comme un réquisitoire de procureur général, chargé d'arguments choisis, avec des extraits sortis du contexte de ses interventions, des chiffres dont les fact-checkers de la presse font dire ce qu'ils veulent - les quatre "savants" du Lancet se sont fait prendre en flagrant délit -, et des références que jeanmarcmorandini.com a consenti à présenter.

VOIR et ENTENDRE Lien
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Au final, Didier Raoult a des valeurs dont Cohen et la meute n'ont pas idée.

lundi 30 octobre 2017

Procès Merah : perpétuité requise contre Abdelkader Merah, le frère du terroriste islamiste

Abdelkader Merah, reconnu complice du tueur

Même pas peur, l'avocate générale Naïma Rudloff

Procès Merah : perpétuité requise contre Abdelkader Merah, le frère du tueur
Le réquisitoire de la représentante du gouvernement et de la société n'a pas montré de faiblesse, ce lundi 30 octobre.
Elle a requis la réclusion criminelle à perpétuité contre l'islamiste Abdelkader Merah, le frère de Mohamed Merah, le terroriste au scooter de Toulouse et de Montauban, et 20 ans de prison contre Fettah Malki, un petit trafiquant de cité impliqué.

La complicité active du grand frère ne fait pas de doute.
"La culpabilité d'Abdelkader Merah ne fait aucun doute pour le ministère public." "Dans un temps très court, avant et après chaque passage à l'acte, Abdelkader Merah est présent pour entretenir la motivation de Mohamed", a notamment pointé l'avocate générale. Son réquisitoire a été suivi d'applaudissements sur les bancs des parties civiles.

"Toute sa vie, Abdelkader Merah sera torturé par cette question : est-il le frère d'un martyr ou le frère d'un assassin d'hommes et d'enfants ? Dans notre démocratie, c'est la justice qui apportera la réponse à cette question", a-t-elle conclu. On peut douter qu'il se pose la question. 
Logiquement confiante en la justice de son pays, est-elle aussi optimiste que naïve ? 
A l'origine de l'association 'Jurispensées', Naïma Rudloff est une enfant placée d'origine maghrébine, avocate générale depuis 30 ans et secrétaire générale du syndicat FO. Elle était procureure dans l'affaire de l’ex directeur de la Maison d’arrêt de Versailles, Florent Gonçalves, de son premier surveillant et d'Emma Arbabzadeh, l’appât du "Gang des barbares" ou affaire Ilan Halimi, en 2006, condamnés par le tribunal correctionnel de Versailles, à des peines de prison ferme pour recel et correspondance illicite au sein d’un établissement pénitencier.

"Un procès hors norme"

Après une ultime journée de procès mardi, consacrée aux plaidoiries de la défense, le verdict est attendu jeudi. S'ils ne sont pas à la hauteur de l'avocate générale, les juges pourraient faire retomber l'espoir que la justice se réhabilite.

"C'est un procès hors norme, marquant, dans l'histoire du terrorisme français", avait souligné jeudi Olivier Morice, avocat d'un militaire tué par Mohamed Merah, devant la cour d'Assises de Paris.
Pourtant un avocat avait déposé
une requête pour que le procès, qui s'est tenu à partir du 2 octobre, soit filmé et enregistré, au nom de "l'intérêt historique" qu'il représente.

Résultat de recherche d'images pour "Mohamed Chemse Dine Legouad"
Or, l'avocat à l'origine de la requête est celui de la famille de Mohamed Chemse Dine Legouad, Me Olivier Morice (comme la mère d’Imad Ibn Ziaten, militaire également assassiné, la maman, ci-contre, du militaire de carrière de 23 ans, abattu, dans le dos, le 15 mars 2012, s'est montrée digne). "Il est important [...] que les générations futures puissent savoir exactement ce qui s'est passé et la décision qui sera rendue par la justice pour répondre à cette tragédie," avait-il estimé sur France Info. Ce n'est pas important : il n'a pas été entendu...
Depuis la loi Badinter de 1985, qui autorise l'enregistrement audiovisuel de certaines audiences, très peu de procès ont été filmés. Au total, on en compte moins d'une dizaine : Klaus Barbie en 1987, le premier de l'histoire judiciaire français, puis les procès de Paul Touvier, Maurice Papon, celui du sang contaminés ou plus récemment le premier procès d'un génocidaire rwandais en 2014.
"Ce qui se joue ici, c'est la capacité d'une justice démocratique à juger des terroristes sans sacrifier le droit", avait ainsi résumé Simon Cohen, avocat de victimes assassinées dans une école juive.

Entre le 11 et le 19 mars 2012, Mohamed Merah avait assassiné sept personnes, des militaires, ainsi que trois enfants de l'école juive avec leur professeur, à Toulouse et Montauban, avant d'être abattu par la police.

samedi 20 décembre 2014

PS: certains Saint-Just laissent éclater leur haine d'Eric Zemmour

"Monsieur Zemmour, la République, on l’aime ou on la quitte"
C'est Libération qui leur ouvre cette tribune
Sans-papiers d'A. Hidalgo?
"Illettré" de Gad ?
Photo de Zemmour choisie par Libération
Yann Galut, député PS du Cher (Fidl, UNEF, MJS, SOS Racisme, ATTAC), fondateur et porte parole de la Gauche forte, Medhi Thomas Allal, délégué général de la Gauche forte, non élu (fondation Terra Nova), Colette Capdevielle, députée PS des Pyrénées-Atlantiques, Alexis Bachelay, député des Hauts-de-Seine et porte-parole de la Gauche forte, Marie-Anne Chapdelaine, députée PS d'Ile-et-Villaine et David Abdelkader-Corrihons membre de la Gauche forte (deuxième année de Sciences- Po) se sont érigés en juges, le 18 décembre 2014. Sans les sénateurs Patricia Schillinger et Ronan Kerdraon, ni les députés Jean-Pierre Maggi et Hugues Fourage.
Ils se comportent en groupe des Montagnards de la Révolution française 
Galut et Abdelkader-Corrihons, sur TF1
dont les plus intolérants, Robespierre (Bachelay) et Saint-Just (Galut), membres de la Convention, furent guillotinés le 28 juillet 1794. L'intransigeant Saint-Just fut notamment l'inspirateur de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, celle de 1793 qui présente comme un devoir l'insurrection populaire contre un pouvoir oppressif, tyrannique et, despotique. "Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs". Au nom de cette déclaration de 1793, les révolutionnaires instaurèrent le règne de l'arbitraire caractérisé par les exécutions de masse de la période sanglante de la Terreur responsable de colonnes infernales et de massacres qui fit plusieurs dizaines de milliers de victimes, voire plus de 100.000 victimes, singulièrement en Vendée et en vallée du Rhône.

TRIBUNE

Procès d'intention en préambule
"Vous prétendez aimer la France, mais vous en haïssez le véritable peuple, quand un quart d’entre nous a un grand-parent né à l’étranger", affirment-ils péremptoirement, forts de leur arrogante idéologie. Pour se donner quelqu'autorité, ils citent Emile Zola: "La République est envahie par les réactionnaires de tous genres; ils l’adorent d’un brusque et terrible amour; ils l’embrassent pour l’étouffer." (Lettre à la France, 7 janvier 1898).

Profession de foi
"Nous sommes patriotes. Nous aimons la France, autant que nous aimons la République, parce que, pour nous, la France est République ou elle n’est pas. Nous sommes patriotes parce que nous chérissons les valeurs républicaines d’égalité des droits, de liberté, d’émancipation et de laïcité."

Réquisitoire
"Monsieur Zemmour, ceux qui, comme vous, se font les prêcheurs des idéologies du déclin et prédisent le 'grand remplacement', n’aiment pas la France." [généralisation clivante et liste noire]

En faisant des musulmans de France des boucs émissaires [assertion], vous reniez les valeurs républicaines de notre pays. Vous vous accrochez aux stigmates des périodes les plus sombres de notre histoire, pour ériger en modèle votre propre système, antirépublicain, raciste et xénophobe… Non, l’islamophobie n’a pas sa place dans la République ! [ostracisme]

Vous voudriez nous faire croire que la France appartient à une certaine religion et à une certaine "ethnie", à ce que certains acclament comme un peuple exclusivement constitué par des "Français de souche", mais qui n’est rien d’autre que le fruit de leurs fantasmes, déconnecté de ce qu’a été l’histoire de France. [discrimination]

Nous répondons que la République, c’est la puissance du vivre-ensemble [l'évoquer, c'est en admettre l'absence], grâce à des valeurs, qu’il n’y a d’autre peuple que l’assemblée de tous les citoyens français. L’essentialisme culturel [distinction sexe et genre, notamment] et ethnique [opposant nature et la culture] n’a pas sa place dans notre République ! [dogmatisme]

Vous prétendez aimer la France [audacieux déni], mais vous en haïssez le véritable peuple [qui sont les faux ou mauvais Français?], quand un quart d’entre nous a un grand-parent né à l’étranger [combien sont Européens?]. Le discours prononcé par François Hollande inaugurant la Cité nationale de l’histoire de l’immigration (CNHI) a permis de rappeler comment se construit une nation : par les échanges, par les apports extérieurs, par le contact…

La Gauche forte, idéologue fumeuse
"La France est diversité" [qui le nie?], précisait Braudel [marxiste à bien des égards]. Elle est le plus ancien pays d’immigration en Europe. [après les pays nordiques et l'Allemagne !]

Sa force, c’est son métissage [son histoire  séculaire et son génie singulier, accessoirement ?] grâce auquel elle a pu grandir [axiome galutien: sans métissage, point de croissance], se réinventer et enrichir sa culture. Le nier, c’est attaquer la France [binaire et ], c’est renier la tradition française, c’est être antipatriote [la sentence est tombée!].

Etre français et être républicain ne se décrète [accord au pluriel, SVP] pas par le sang [exclusive hardie], mais se définit par une adhésion commune à des principes qui nous dépassent [c'est clair!], à ces valeurs transmises par l’école de la République [disons plutôt de la FSU].

La Gauche forte n'est pas agressive...
Vous vous attaquez aux droits fondamentaux du peuple français, issus d’une histoire commune et garantis par le préambule de la Constitution [celle de la Ve République peut encore servir !] : "Au lendemain de la victoire remportée par les peuples libres sur les régimes qui ont tenté d’asservir et de dégrader la personne humaine [nazi et soviétique], le peuple français [ses citoyens et non ses clandestins] proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés."

Cette histoire commune, c’est celle des conflits mondiaux du XXe siècle, c’est celle des 100.000 soldats musulmans morts pour la France, tirailleurs algériens, marocains, tunisiens ou sénégalais [Harkis, aussi, ou non ?]. Non, Monsieur Zemmour, lorsque vous bafouez la mémoire nationale, vous n’aimez pas la France. [de quel droit cette condamnation terroriste ?]

Attendus du jugement de condamnation
Députés PS Y. Galut et N. Bays,
brièvement époux d'Aurore Bergé (UMP),
pro-mariage homosexuel
En déclarant la guerre à une sorte "d’ennemi intérieur" [que ce quarteron  de signataires insanes nous épargne en revanche ses "démons intérieurs"], vous vous inscrivez dans la tradition de l’extrême droite réactionnaire, qui a toujours nié l’égalité des humanités et l’égalité des possibles. Vous rêvez d’attiser la haine et les rancœurs d’une France contre l’autre. Vous mettez en danger la démocratie fondée sur le pacte social républicain. Ne soyons pas dupes et écoutons les mots de Montaigne : "Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous." [mais que ni Zemmour, ni aucun républicain ne se sente menacé !]

Au secours, le GIGN, retenez les djihadistes roses !


dimanche 19 octobre 2014

Martine Aubry (PS) tire à boulets rouges contre son camp

Un réquisitoire qui place la maire de Lille à la tête des "frondeurs"

La ch'tite maire se pose en rassembleur des frondeurs en tous genres contre le "social-libéralisme" de François Hollande


Elle sort du bois pour se poser clairement en chef de file des députés PS frondeurs. L'ancienne ministre du Travail, puis de l'Emploi passe en effet à l'offensive, affichant sa radicalité en éreintant la politique économique de Hollande et Valls
"Je demande qu'on réoriente la politique économique (...) (Il faut) emprunter le bon chemin dans les deux ans qui viennent", faute de quoi la gauche va "échouer", lance la Cassandre du PS en direction du chef de l'État, qui l'a battue lors des primaires de 2011 pour la présidentielle. "Je ne me résigne pas (...) à la victoire de la droite en 2017", lâche-t-elle encore dans un entretien au JDD.

Martine Aubry s'était déjà montée en première ligne ces derniers mois en s'insurgeant contre la réforme territoriale menée par son amie Lebranchu et l'abandon de l'encadrement des loyers, mais elle semble avoir armé sa kalach. Elle a d'ailleurs lancé une première salve dans la nuit en publiant sur Internet sa contribution aux états généraux du PS, où elle plaide pour "une nouvelle social-démocratie", un projet qui n'est, insiste-t-elle, "ni le libéralisme économique, ni le social-libéralisme". Un texte signé à ce stade par 34 responsables socialistes : des frondeurs comme Jean-Marc Germain (époux Hidalgo) et Christian Paul (député de la Nièvre), des présidents de région, Jacques Auxiette (Pays de la Loire), François Bonneau (Centre), Marie-Guite Dufay (Franche Comté) et René Souchon (Auvergne), les ex-ministres François Lamy (son homme lige pour représenter son courant au gouvernement Ayrault) et Philippe Martin (éphémère ministre de l'Ecologie), des présidents de conseils généraux (Matthieu Klein, André Vezinhet), mais aussi des députés non étiquetés "frondeurs", mais ni le président de la Région Nord, ni aucun des présidents du Pas-de-Calais (Michel Dagbert), ni du Nord (Didier Manier).

Un bilan largement négatif

La bagouze étincelante pour
convaincre les socio-libéraux ?
Tout l'entretien est un réquisitoire contre l'action du tandem Hollande-Valls, bien qu'elle concède que l'exécutif aurait, selon elle, accompli quelques "bonnes choses" citant, en une petite phrase, gage de  sa positivité, "le retour de la France sur la scène internationale, les moyens complémentaires donnés à la police, à la justice, à l'éducation, la retraite à 60 ans pour les longues carrière". "Nous avions prévu qu'à mi-mandat, la croissance serait revenue, le chômage en repli et les déficits réduits en deçà de 3 %. Ce n'est pas le cas. Il nous faut trouver au plus vite le bon réglage des politiques économiques qui permettra de sortir la France de la crise", assène-t-elle à la veille du vote en première lecture de la partie recettes du budget 2015.

Aucune proposition, que des critiques 
- sur le fond de la politique menée. "Regardons la vérité en face. La politique menée depuis deux ans, en France, comme presque partout ailleurs en Europe, s'est faite au détriment de la croissance", ou encore : "Il n'y a pas d'un côté les sérieux et de l'autre les laxistes. Mais je demande une inflexion de la politique entre la réduction des déficits et la croissance."
- mais aussi sur la gouvernance Hollande : il faut "refaire de la politique", "donner la destination du voyage" car "on n'a pas fixé le cap", déplore la sexagénaire visiblement en partance pour une nouvelle aventure en 2017.

Aubry, candidate ?

Autre bague à diamants:
"Si à 60 ans on n'a pas une grosse 
collec de bagouzes, 
on a raté sa vie"

Faut-il lui baiser l'anneau?"


Martine Aubry franchit un pas supplémentaire aux côtés des "frondeurs en admettant pour la première fois publiquement "partager leurs propositions" économiques. Elle "regrette" au passage "que le Parlement n'ait pas pu en discuter" dans le cadre du pacte de responsabilité et de solidarité. "J'espère que la prise de conscience sera là, que le débat aura lieu. En tout cas, plus on sera nombreux à le dire à gauche - élus nationaux ou locaux, mais aussi dans la société civile -, plus on aura une chance d'être entendus", lance-t-elle en guise d'avertissement et d'appel au ralliement. À l'instar de ces frondeurs de la gauche radicale du parti, elle oppose d'ailleurs les Français en fonction de leurs revenus, jugeant dans une approche marxisante que "20 milliards d'euros peuvent et doivent être libérés sur les 41 milliards d'euros" d'aides aux entreprises.


Restant dans le flou, l'ex-ministre des Affaires sociales du gouvernement Jospin conseille vaguement de "mieux cibler les aides aux entreprises sur celles qui sont exposées à la concurrence internationale et sur celles qui investissent et embauchent", un "plan de soutien à la croissance qui touche les ménages et les collectivités locales", ainsi qu'une "fusion" du CICE (crédit d'impôt compétitivité emploi) avec le crédit d'impôt recherche, sans chiffrage, ni aucune précision de montant, de méthode ou de calendrier.

A son tour, elle juge aussi qu'une grande réforme fiscale "est plus que jamais nécessaire pour réconcilier les Français avec l'impôt" et surtout "préférable à des mesures au fil de l'eau, aux allers-retours sur les mesures fiscales, aux baisses des prestations familiales ou au gel des retraites qui inquiètent les Français en situation difficile". Seul à échapper à ses piques assassines, le patron du PS, le trotskiste Jean-Christophe Cambadélis, qui était son candidat contre Harlem Désir et dont elle salue l'initiative "salutaire" des états généraux.

"Il faut en finir avec les vieilles recettes libérales. Ne perdons pas notre temps dans des débats du passé sans cesse remis sur la table par le MEDEF : le repos dominical, c'était il y a un siècle, l'assurance-chômage, soixante ans, les lois Auroux et les seuils sociaux, trente ans, les 35 heures, seize ans", ajoute-t-elle en visant autant le gouvernement Valls que le patronat.

Une façon de se poser très clairement en recours à gauche. Pourtant, promis juré, elle n'est "candidate" à rien d'autre qu'au "débat d'idées". Mais ça servirait à quoi que la ch'tite se décarcasse en démagogie?
Sur son créneau, Montebourg va devoir sortir de sa retraite.

vendredi 8 novembre 2013

Standard and Poor's sanctionne la politique économique de Hollande

Un réquisitoire justifie la dégradation par l'agence de notation  

L’agence s’interroge en clair sur la capacité des socialos-écolos
L’agence de notation a décidé d’abaisser la note souveraine accordée à la France. Elle passe de « AA+ » à « AA ». - AFP
à mener des nouvelles réformes et à réduire les dépenses publiques.

En dégradant la France pour la deuxième fois en moins de deux ans,
à AA , Standard & Poor’s porte un coup dur au gouvernement. D’autant que, loin de critiquer les fondamentaux de l’économie, l’agence de notation met en cause directement à sa politique économique et s’interroge ouvertement sur la capacité de l’exécutif à réformer le pays.
"Cet abaissement traduit notre opinion selon laquelle il est peu probable que l’approche actuelle du gouvernement en matière de réformes budgétaire et structurelle dans les domaines de la fiscalité, du secteur des biens et services et du marché du travail améliore de manière substantielle les perspectives de croissance de la France à moyen terme ", explique Standard & Poor’s dans son communiqué . Après une croissance nulle cette année, elle anticipe une hausse du PIB de 0,7 % l’an prochain et de 1,4 % en 2015, inférieure aux prévisions de Bercy (+0,9 % en 2014, + 1,7 % en 2015).

Marge de manoeuvre réduite

S&P prend note des mesures prises depuis un an (notamment le crédit d’impôt compétitivité et emploi, ou encore l’accord sur l’emploi conclu par les partenaires sociaux traduit dans la loi cet été) mais estime qu’elles sont "probablement insuffisantes " pour débloquer le potentiel de croissance et n’ont "pas réduit de manière significative le risque que le taux de chômage reste au-dessus de 10% jusqu’en 2016".

Ce contexte réduit la marge de manoeuvre du gouvernement, selon Standard & Poor’s. "Le niveau actuel du chômage amoindrit le soutien populaire en faveur de nouvelles réformes structurelles et sectorielles et affecte les perspectives de croissance à plus long terme ", souligne l’agence. 
La fronde bretonne sur l’écotaxe, impôt maudit en France, et, plus globalement le débat sur le "ras-le-bol fiscal" ne sont également pas passés inaperçus. Le "mécontentement grandissant" des Français face "au poids croissant de la fiscalité" et les " revirements" du gouvernement en la matière (écotaxe, épargne..) "les pouvoirs publics disposent désormais d’une marge de manœuvre réduite pour augmenter les recettes", met en garde S&P.

"Incapacité à réduire significativement les dépenses"

L'agence pointe l'"incapacité du gouvernement à réduire les dépenses de l’Etat de manière significative". Comme ne cesse de le répéter l'opposition, "nous ne percevons pas de plan d’ensemble pour redéfinir les dépenses publiques pour dégager un potentiel de croissance", a précisé Jean-Michel Six, chef économiste pour l’Europe de S&P. Impossibilité d’augmenter davantage les impôts, difficultés à baisser les dépenses, "la marge de manœuvre budgétaire de la France s’est réduite, alors que nous la considérions auparavant comme élevée au regard des pays comparables", poursuit l’agence. 
S&P annonce un déficit de public de 4,1 % cette année, conforme à la prévision du gouvernement, mais supérieur aux 3,5 % attendus par S&P il y a un an quand elle avait confirmé la note de la France. Elle estime désormais que la dette publique de la France culminera à 93,2 % du PIB en 2015 (hors soutiens aux fonds européens).

Difficile pour le gouvernement d'avoir raison contre tous

Hollande avait fait de la maîtrise des finances publiques sa ligne conductrice,
depuis son arrivée au pouvoir l’an dernier, dans l’espoir notamment de maintenir au plus bas les taux d’intérêt des emprunts d’Etat, et donc le coût de la dette publique. Mais il a aussi créé des postes de fonctionnaires et engagé des dépenses inconsidérées, tels les 3 milliards promis encore aujourd'hui par Ayrault pour le désenclavement des quartiers populaires de Marseille nord.
Le gouvernement a mal pris la condamnation de sa politique. 
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, en déplacement à Marseille pour la municipale 2014, a soutenu sur France Bleu Provence que l’agence n’aurait "pas pris en compte toutes les réformes" menées depuis l’an dernier, notamment le projet concernant les retraites, en dépit de l'opposition de TOUS les sénateurs, toutes tendances confondues, un fait sans précédent. 
De son côté, le ministre de l’Economie Pierre Moscovici a dénoncé les " jugements critiques et inexacts" de l’agence de notation.


Depuis mai 2012,
chacun redoutait d'avoir à payer d'un lourd tribut l'inexpérience du président et l'amateurisme de l'exécutif. 
Les Français affligés ont dû faire avec l'injustice sociale et la totale inconscience d'un pouvoir d'idéologues donneurs de leçons inappropriées et incapables d'adaptation à la situation. Non seulement ils prennent leur entêtement pour une "détermination" que les résultats ne justifient en rien, mais ils nient avec entêtement les évidences, les conseils et les mises en garde, d'où qu'ils viennent.

Les Bonnets rouges ont compris qu'il n'y a rien à attendre de bon de ces bras cassés-là.

Pourvu qu'ils n'aient pas donné en Bretagne le signal de la révolte partout en France.

   

lundi 24 décembre 2012

Audrey Pulvar et Clémentine Autain agressent Miss France

Du mépris de classe ? s'interroge ...Le Nouvel Observateur

Le Nouvel Obs propose un Plus de Bruno Roger-Petit: une gageure

Le chroniqueur "politique" illettré relève que Marine Lorphelin, Miss France 2012, était l'invitée de la dernière de "Vous trouvez ça normal" sur France 2
Mais Roger-Petit ne tarde pas à pointer son museau , observant que "ce qui devait être une gentille opération promotionnelle s'est transformé en procès de Miss France, grâce à Clémentine Autain et Audrey Pulvar." Le Nouvel Obs commente les propos de son chroniqueur commentateur pour déplorer (au passé simple, s'il vous plaît!) que "ce fut un pénible moment de télévision, teinté de beaucoup de condescendance". A commencer d'ailleurs par de la condescendance-maison pour une émission qui ne pouvait être que "gentille", puisqu'elle abordait le sujet futile des Miss décérébrées. Condescendance machiste, par conséquent, à cela près que les coups sont portés par deux Walkyries de la gauche. 

Roger-Petit va se répandre à nouveau; vous voilà prévenu(e):
La dernière de la (regrettée) émission Vous trouvez ça normal, sur France 2, accueillait Miss France 2012, Marine Lorphelin. Ce qui devait être une participation télévisée de plus, sympathique et bon enfant, destinée à partager le moment Miss France qui, par tradition accompagne les fêtes de fin d'année, s'est transformée en procès télévisuel devant le tribunal populaire de la Gauche féministe (à voir ici à partir de 40.12').

Les élites françaises en mode "mépris de classe" : édifiant

Formulation ampoulée: "Certes, en apparence, l'événement qui nous préoccupe en ce billet n'est qu'une anecdote, un moment de télévision et rien d'autre. [La télévision se "préoccuperait"-elle de l'anecdotique ?] Mais si on l'ausculte [quand d'autres décryptent] avec méticulosité [au scalpel ?], si on en extraie ["extrait": les correcteurs du Nouvel Obs ne valent pas mieux que le chro-niqueur de mouches] la substantifique moelle audiovisuelle, il met en relief tous les travers de certaines élites françaises lorsqu'elle[s] se mettent à fonctionner en mode mépris de classe.
Car sur le plateau où l'excellent [?] Bruce Toussaint accueillait [est-ce bien le mot le mieux approprié ?] Miss France, se tenaient, de [on est tellement fat qu'on ne se relit donc pas] dressaient même, ces figures indispensables de la gauche ultra et féministe que sont Clémentine Autain (chroniqueuse régulière de VTCN) et Audrey Pulvar, ex-directrice des Inrocks (ce qu'elle était encore quand l'émission fut enregistrée la semaine passée) [à plus forte raison puisque, jusqu'à plus ample informé -sans être chroniqueur- elle le reste jusqu'en ...février !]

En un clin d’œil, on vit se mettre en branle la même mécanique déjà observée quand Philippe Poutou débutait dans la vie publique (et déjà face à Audrey Pulvar, dans On n'est pas couché, sur France 2) : par une sorte d'alchimie assez étrange [ce qui ne veut rien dire], les représentants des classes populaires, ou d'une certaine culture populaire [quelle est la nuance ?], qui accèdent d'un coup à une large notoriété [amer, le Bruno-cuit ?], sont systématiquement [réaction parano] moqués, dénigrés, vilipendés et agressés par des représentants de la gauche politique et médiatique institutionnelle qui s'empressent de leur contester légitimité et représentativité, les renvoient à leur extraction ou leur incarnation populaire au nom même de la représentation de valeurs de gauche, incroyable paradoxe" [découverte tardive d'un quinqua précoce].

Miss France sur le banc [ou au banc ] des accusés : trop facile

Bruno, défenseur de la veuve et de l'orpheline
"Bref, la sympathique Marine Lorphelin, d'invitée de Bruce Toussaint, devint aussitôt l'objet [ou sujet] d'un procès engagé par Clémentine Autain, figure emblématique de la gauche de la gauche mélenchoniste, et Audrey Pulvar, figure de proue éditoriale de la gauche sociétale anti-socialiste : "Accusée Miss France, levez-vous !"

Comme il se doit, c'est au nom du féminisme, de la condition de la femme, de l'image de la femme, de la libération de la femme que le procès fut mené.

Clémentin Autain commença par s'en prendre, sourire méprisant à l'appui, au phénomène Miss France : "L'institution me parait datée, surannée", façon élégante [et subjective] de signifier à Marine Lorphelin qu'elle vit dans un temps dépassé et incarne des valeurs mortes, pauvre fille..." [subtile décryptage] 

Puis, elle entreprit (au passé simple "élégant"] de dénoncer le caractère représentatif de l'élue : "Je ne sais si c'est super de désigner une femme en dehors de tout processus démocratique qui représente la France dans le monde", formule assez évocatrice d'une conception un rien "stalinienne" ou "chavezienne" (donc mélenchoniste ?) de la représentation étatique de la culture pensée pour le peuple par son élite avancée : "Des Miss qui représentent la France, oui, mais à condition d'être les ambassadrices du petit père des peuples", voilà ce que signifie en creux la formule. [Il aurait convenu  que le "chroniqueur" socialiste laissé pour compte rappelât au passage à cette aigrelette que les Miss régionales sont désignées par la base "populaire" et que, dans le genre "processus démocratique", le premier secrétaire du PS, Jean-Philippe  Désir, dit Harlem, a quant à lui été désigné par cooptation "stalinienne" depuis le Château.]

Clémentine Autain s'est-elle seulement rendue compte du sens et de la portée de sa remarque ? On s'interroge. ["On" tient-il les autres - et singulièrement les femmes- pour plus sottes que lui ?]

Enfin le réquisitoire ne pouvait manquer de recourir à l'argument ultime : "Je ne comprends pas le sens de ce qui n'est pas autre chose qu'une tradition patriarcale". Miss France, Clémentine Autain, le féminisme et la gauche de la gauche te condamnent, car, à toi seule, tu incarnes vingt siècles de domination masculine. [Pour  condamner ses cibles, le p'tit Bruno recourt au tutoiement à la façon d'un autre laissé pour compte du hollandisme, Philippe Torreton tentant de se hausser dans les media au niveau  de Gérard Depardieu]


Ce que c'est que la force de l'habitus  ['croquignolet' sous la plume d'un analphabète qui nous renvoie ici à l'usage incorrect du mot "impétrant" par Nono Montebourg - Lien PaSiDupes : " Le pédant Montebourg emploie des mots qui le dépassent ! chez celles et ceux qui sont les derniers représentants de la culture communiste et qui, encore et toujours, considèrent que le peuple de gauche pense mal, vit mal, agit mal et qu'il faut le corriger, sans relâche et sans vergogne..." [Ce en quoi il n'a pas tort, mais pourquoi le p'tit homme ne prend-il pas de la graine de cette observation lorsqu'il tourne ses flèches sur le peuple de droite ?]

"Pulvar rappelle au peuple qu'il n'est finalement que... le peuple

Du pain et des jeux
La seconde partie du réquisitoire, fut l’œuvre d'Audrey Pulvar. Toujours au nom du féminisme, cette dernière entreprit de démontrer que la soirée d'élection Miss France tenait lieu d'Opium du peuple télévisuel.

"On est quand même dans un pays libre, hein ? Je suis une féministe prosélyte et engagée, mais en même temps, si c'est regardé par 9 millions de téléspectateurs, c'est très bien... ", débuta Audrey Pulvar, renvoyant les 9 millions de Français à leur misérable condition, avant d'ajouter : "Je ne regarde pas, je ne trouve pas ça que ce soit effectivement épanouissant [là nous sollicitons un sous-titrage] pour l'image de la femme, mais si certaines personnes y trouvent leur compte..." [Un fois encore Pulvar n'a nul besoin de travail personnel ou de fiches de collaboratrices pour nous resservir les mêmes poncifs]

Le sous-texte de la double remarque d'Audrey Pulvar est lui aussi révélateur d'un habitus de gauche [avec 'opus', 'habitus' fait partie de la liste des mots favoris des incultes honteux et dissimulateurs de leur handicap] fonctionnant en mode mépris de classe. De la même façon qu'elle avait expliqué à Philippe Poutou qu'il n'était pas équipé intellectuellement et rhétoriquement [adverbe nouveau] pour les joutes télévisuelles, Audrey Pulvar a renvoyé les 9 millions de téléspectateurs de la soirée d’élection Miss France à leur pauvre condition de personnes indifférentes au combat du féminisme, contemplateurs d'un spectacle peu ou "pas épanouissant pour l'image de la femme" mais y "trouvant leur compte". [Et de la part d'une socialiste, cette découverte à 50 ans, ça fait mal au militant borné, n'est-ce pas ?]

Le ton et le propos étaient condescendants, voire méprisants, empreints de cette morgue propre à ceux qui s'estiment culturellement dominants car supérieurs. [Alors ça !! Il a dit  écrit "supérieurs": tout est dit !] S'en est-elle seulement rendue compte, elle aussi ?" [Nous ne demandons même pas à BRP si il sait ce qu'il dit ni s'il pense ce qu'il dit, sachant qu'il n'est capable que de réactions d'humeur que l'on nomme un peu abusivement 'chroniques' au Nouvel Obs, dans la lignée du site Le Post : un passage au Sanibroyeur s'impose]

"La culture populaire face à la violence sociale de la télé

Face à Miss France [ou à elles-mêmes, pour tout dire], Audrey Pulvar et Clémentine Autain n'ont pas dit "Salauds de pauvres", mais elles ont su signifier leur mépris de classe [le raisonnement fait du sur-place] à l'encontre d'un symbole de la culture populaire française avec un talent et une assurance qui forcent l'admiration. [Un  peu excessif, le Bruno-cuit, non ?]

Décidé à venir au secours de Miss France, Guy Carlier, présent lui aussi sur le plateau, trouva les mots justes pour ramener le phénomène à sa juste dimension et rétablir Marine Lorphelin dans sa dignité de femme bafouée au nom du peuple, du féminisme, et de l'image de la femme : "Je ne vais pas aller dans la démagogie, mais Miss France, c'est comme Johnny qui nous accompagne depuis toujours..."

Ce petit moment de télévision fut en tout cas l'occasion de constater que les âmes charitables de la gauche de la gauche [voilà donc enfin le "hic" fétide  qui remonte du tréfonds du "chroniqueur politique"], lorsqu'elles expriment leur compassion à l'égard du peuple manipulé et égaré font parfois preuve de bien plus de violence sociale que les plus réactionnaires des réactionnaires.


Dinde en chocolat
et lunettes en écaille de tortue
Et de penser à ce mot, jeté par Danton à Robespierre, preuve que le débat interne à la gauche est ancien : "Tu veux faire le bonheur du peuple ? Mais est-ce que tu sais ce que c'est que le peuple ?" 
Mlle Autain aurait elle-même
été victime de viol
[Les deux rédactrices "en cheftaines" ont en effet dû oublier leurs origines: Pulvar (ci-contre), fille de syndicaliste et indépendantiste antillais, comme Autain, fille du chanteur Yvan Dautin et de Dominique Laffin qui tourna deux fois avec Philippe Torreton Gérard Depardieu, est la nièce de François Autain,  sénateur du Parti de gauche de Loire-Atlantique,  ancien secrétaire d'État chargé des Immigrés, puis de la Défense sous la présidence de François Mitterrand et père de Kristian Autain, grand reporter à France 2. Le microcosme est encore plus petit que ne pense le peuple...]


Ainsi, pesamment, Roger-Petit  s'est -il posé en juge de chacun

TF1 qui diffuse la soirée a échappé à la critique. Le concours de Miss France aurait-il été fustigé s'il avait été programmé sur M6, Canal+ ou le service public ? France 2 aurait eu les parts de marché que ne lui rapportent pas l'émission de Frédéric Lopez, "Rendez-vous en terre inconnue", qui consiste à mettre en présence de "bons sauvages" et des "people", tels Adriana Karembeu en Ethiopie, Emmanuelle Béart au Yémen ou Édouard Baer au Mali. Une "gentille opération" tiers-mondiste, ça au moins, ça suscite l'empathie  de la gauche caviar  microcosmique...

Ce qui dérange la gauche dirigée par la pensée unique n'est-il pas au bout du compte qu'une fille du peuple puisse être mignonne et élégante, voire diplômée, plutôt que travailleuse défavorisée ou immigrée clandestine mal nourrie et à la charge du SAMU et de la CMU ? 

samedi 12 mai 2012

Aubry et Ayrault se sont exclus de Matignon par leur anti-sarkozysme


Leur anti-sarkozysme les rend inappropriés aux fonctions de rassemblement

Ces socialistes qui ne peuvent être des représentants de tous les Français


Aubry et Ayrault, représentants des deux factions ennemies du PS


Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry ont réuni les députés PS, mercredi  à l'Assemblée nationale, pour organiser le  plan de bataille de la campagne qui s'ouvre pour le contrôle de l'Assemblée nationale.

Depuis les présidentielles anti-sarkozystes  et maintenant dans la perspective des élections législatives, les chefs de guerre socialistes qui dressent les Français les uns contre les autres ne peuvent plus prétendre les rassembler
En poursuivant dans leur lancée, Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry ont choisi de renoncer au poste de Premier ministre. " J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle, a lancé en introduction. Je commence par la mauvaise: nous avons un député de moins, c'est le député de Corrèze. La bonne nouvelle, c'est qu'il est devenu président de la République," a lancé La Voix de son Maître, Monsieur P'tite blague. Applaudissements des présents. La réunion visait aussi à cela: " se congratuler et applaudir ceux qui ont mené campagne ", raconte la députée de Paris, Annick Lepetit.

Prenant la parole après le patron des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault,  la première secrétaire du PS a ainsi salué François Hollande. " Si nous n'avions pas eu un candidat qui a fait un sans-faute, nous n'aurions pas gagné ", a assuré Martine Aubry avant de passer au gros du sujet, les élections législatives de juin, en ouvrant son propos sur un nouveau réquisitoire contre ses adversaires
Ces deux A-là ne nous ramèneront pas le triple A, car ils sont encore dans la haine et incapables de fumer le calumet de la paix avec tous les Français.


Aubry n'est pas la Mère Denis

" Nous, nous respecterons l'opposition (…) L'échec de la France, c'est l'échec de la droite ", a-t-elle promis, malgré tous les signaux contraires dont elle est l'émettrice, appelant les candidats à se méfier de Nicolas Sarkozy qui " tout d'un coup serait l'ange blanc."


Aubry acceptera-t-elle d'être responsable de l'échec de la gauche
?


" La droite prétend qu'on veut tous les pouvoirs…" Qui pourrait en douter au moment de leur lancement de la campagne des législatives !
" Mais l'échec de la France, c'est l'échec de la droite et que l'on ne nous dise pas qu'il faudrait maintenant l'union nationale, alors que l'on n'a jamais écouté nos propositions." Alors que le PS a refusé de voter la plupart des textes proposés au Parlement. 
" Il faut une majorité " à François Hollande. C'est l'enjeu. Ce que Jean-Marc Ayrault a également rappelé en assurant qu' " un président de gauche avec une majorité hostile conduirait à une crise ". Ainsi donc la droite n'a-t-elle finalement pas tort de "prétendre qu'on veut tous les pouvoirs"… 


Pour leur campagne,
les socialistes vont donc s'appuyer sur ce qui a fait le succès de celle de François Hollande: le rejet de Nicolas Sarkozy
Savoir si ça marchera deux fois, car ce dernier a réduit l'écart, alors que Hollande n'a pas obtenu une victoire franche en ne l'emportant en fait que grâce au vote blanc et nul:  un million deux cent mille voix d'écart, mais deux millions bulletins blancs.  
Bien que Sarkozy ait pris du champ au soir du 6 mai et que la population  stigmatise aujourd'hui les interférences anti-républicaines des media militants dans le jeu démocratique, le PS estime que sa recette de dénigrement et de mensonges ne sera pas éventée. 
Accessoirement, il sera question -mais aussi peu que possible - de défendre l'application du projet du président socialiste et de ses soixante propositions.


Les alliances avec les autres partis de gauche s'annoncent épineuses


Les socialistes partent confiants, mais leur hégémonie en a braqué plus d'un qui ne brigue ni maroquin, ni niche dorée. 

Un " accord " serait possible sur des candidatures communes de la gauche dans les circonscriptions où elle risque l'élimination au premier tour, annonce  Stéphane Le Follun proche de François Hollande, court-circuitant le premier secrétaire du PS, la Ch'tite Aubry, qui a pourtant la responsabilité des élections. Un signe que l'Elysée entend bien s'emparer de tous les pouvoirs.

Signe que l'accord en question est toujours bloqué, le PCF s'est dit réservé sur l'issue des discussions. D'après la très sincère Martine Aubry, elles sont toutefois " en bonne voie " et pourraient déboucher sur une candidature unique de la gauche au second tour dans 55 circonscriptions. " Cela ne pose pas de grandes difficultés ", prétend la première comploteuse du PS.