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mardi 2 septembre 2014

Les chômeurs, cibles d'un ministre social-libéral du gouvernement Valls

Le premier ministre est étrangement absent de la polémique

Le ministre du Travail accuse les chômeurs de ne pas chercher fort un emploi
Rebsamen, nouveau comique,
après Bricq et Hamon
Pour les contraindre, il les menace de "sanction". Cette abondance de propos stigmatisants de l'ensemble des victimes des décisions et reculades du président est fort mal venue dans la séquence actuelle  de déconfiture de l'exécutif dans l'opinion. Cette annonce d'une chasse aux fraudeurs et demandeurs passifssuscité  mardi l'indignation sur l'ensemble de l'échiquier politique.
Samedi, Frère Rebsamen, ministre depuis début avril, avait reconnu "un échec" en matière d'emploi depuis le début du quinquennat. Plus de 500.000 nouveaux demandeurs d'emploi sans activité ont poussé la porte de Pôle emploi, qui en recense désormais plus de 3,4 millions, du jamais vu.

Le ministre du Travail évalue le nombre de postes non pourvus à 350.000. Selon lui, Pôle emploi doit adopter "un état d'esprit différent", avec "des convocations et des vérifications".

Le suspicieux Rebsamen n'est pourtant pas un néophyte de la politique
Rebsamen, le ravi
de la crèche socialiste
"Je demande à Pôle emploi de renforcer les contrôles pour vérifier que les gens cherchent bien un emploi"; "il faut qu'il y ait, à un moment, une sanction", a lancé le ministre sur i-télé. La violence de ces déclarations du ministre du Travail de Hollande ont aussitôt provoqué une montée aux créneaux des syndicats et des associations, "abasourdis" d'entendre le ministre français du Travail "tenir le même discours" que la droite.
Interrogé lors d'un déplacement en Seine-Saint-Denis, le président de la République François Hollande a éludé la polémique.

Ces déclarations ont déchaîné la colère des syndicats

"Je suis atterré", a lui-même réagi le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, qui a jusqu'à présent soutenu toutes les réformes du gouvernement, sans sourciller, jugeant ces propos "scandaleux" et "stigmatisants".
Eric Aubin, membre de la direction de la CGT, a lui déploré que "la seule solution que trouve le gouvernement pour faire baisser la courbe du chômage" soit de "sanctionner les demandeurs d'emploi". Il a remis en cause le chiffre de 350.000 emplois non pourvus, regrettant que le gouvernement reprenne des arguments qui donnent raison au président Sarkozy.

"La politique menée par François Hollande depuis son arrivée au pouvoir n’a pas permis d’inverser la courbe du chômage et la meilleure façon aujourd’hui de l’inverser, c’est de radier les demandeurs d’emploi pour qu’ils n’apparaissent plus sur les listes."

La CGT rappelle aussi que
"la recherche active est déjà prévue et obligatoire pour obtenir une indemnisation" et que le renforcement des contrôles serait difficile à mettre en oeuvre alors que certains agents [de Pôle Emploi] s'occupent de "300 demandeurs d'emploi". 
"C’est un constat d’échec du gouvernement" : Eric Aubin, CGT
Le chômage a augmenté à nouveau en juillet pour atteindre le nombre record de 3.424.400 demandeurs d’emploi dans la seule France métropolitaine.
FO est "abasourdie". "Si la politique de l'emploi de notre gouvernement c'est simplement stigmatiser des chômeurs, franchement je trouve que c'est assez pathétique", a regretté Stéphane Lardy, secrétaire confédéral.

La déclaration de Rebsamen a été jugée "malvenue et désolante" par la secrétaire générale de la FSU, Bernadette Groison, proche de la CGT.

Inversant les responsabilité la radio d'Etat en continu France Info estime que "
la gauche tire à boulets rouges sur François Rebsamen"... Elle propose, selon ses termes, un "florilège des mots doux réservés au ministre parti en guerre contre les 'fraudeurs' " . 

Le gouvernement solidaire de l'initiative de Rebsamen... 

"Ce n'est pas la solution", a affirmé le secrétaire d'Etat à la Réforme de l'Etat, Thierry Mandon, ancien porte-parole du PS: "Ce n'est pas parce qu'on contrôle un peu plus les chômeurs qu'on va vaincre le chômage", "il faut surtout se concentrer sur le réponses pour développer l'emploi".

"Il est temps d'en finir avec la culpabilisation des chômeurs et avec le mythe d'un chômage volontaire", a réclamé le Parti de gauche. "En 2012, alors que Nicolas Sarkozy parlait comme le fait aujourd'hui François Rebsamen, François Hollande répondait qu'il ne fallait pas 's'en prendre aux plus fragiles' ", a de son côté rappelé Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.
Sur son site, le PCF s'en prend avec virulence au ministre, le renvoyant à l'échec de l'inversion de la courbe du chômage :
"Il s'agit aujourd'hui de contrôler l'activité réelle de Monsieur Rebsamen, François, recruté en avril dernier pour s'occuper de l'emploi. Certains chiffres et résultats enregistrés dernièrement nous font douter de sa capacité réelle et de sa détermination."
Et le PCF de soumettre sa propre idée : que "les 5 millions de chômeurs" s'organisent eux-mêmes pour contrôler l'action de l'exécutif :
"Au lieu de singer la droite, le ministre du Travail ferait mieux de changer de politique. Il serait bien à la peine si les 5 millions de chômeurs décidaient d'installer des comités locaux pour mesurer les dégâts économiques et sociaux des choix gouvernementaux.
Si, à l'échelle des départements et des territoires, un suivi des aides publiques aux entreprises, comme pour le CICE, était mis en place par les citoyens, avec, d'un côté, des records de dividendes versés aux actionnaires et, de l'autre, des licenciements, des femmes et des hommes et des familles brisés."
Pour terminer, les communistes se font clairement menaçants. "La peur doit vite changer de camp. [...] Le gouvernement et le patronat doivent aujourd'hui rendre des comptes". 

Le Mouvement national des chômeurs et précaires, "abasourdi", estime que les gouvernements, qu'ils soient de gauche ou de droite, "tiennent le même discours". "On dit aux chômeurs 'tout est de votre faute, vous êtes malhonnêtes, fraudeurs, au mieux feignants' ", juge Pierre-Edouard Magnan, délégué fédéral.

"Ca faisait un petit moment qu'on se posait des questions sur des consignes de radiations à Pôle emploi, maintenant, c'est clair", estime quant à elle Rose-Marie Péchallat, de l'association Recours radiation.

Depuis 2008, les "devoirs" des demandeurs d'emploi sont inscrits dans la loi. Ils doivent notamment "effectuer des actes positifs et répétés de recherche d'emploi" et "accepter les offres raisonnables". "Le refus, sans motif légitime, à deux reprises d'une offre raisonnable d'emploi", entraîne la suspension des allocations pendant deux mois.
A Pôle Emploi, on estime "qu'on peut difficilement forcer les gens" à accepter des offres, soulignant que "la principale problématique reste de trouver des offres raisonnables d'emploi", mais il est également vrai que si les postes offerts en surnombre dans l'Education nationale ne trouvent pas suffisamment preneurs...

Rebsamen a-t-il voulu donner un coup de menton pour se donner de l'importance ?
En effet, Pôle emploi expérimente déjà  des dispositifs de "contrôle de la recherche d'emploi", dans quatre régions et depuis 2013... "L'objectif est avant tout de contrôler, par téléphone ou lors d'un rendez-vous physique, que la recherche est efficace : si les demandeurs d'emplois font des candidatures qui n'aboutissent pas dans les secteurs qui recrutent, on cherche où est le problème", explique-t-on. Le rappel de la menace de sanction par radiation est particulièrement intempestive alors que Pôle Emploi compte plus de 5 millions d'inscrits toutes catégories confondues. .

L'heure est à la solidarité gouvernementale
Emmanuel Macron, le nouveau ministre de l'Economie, n'a pas hésité à soutenir son collègue du Travail. Un exercice politique aussitôt relayé par i-télé (groupe Canal+) : "Je ne vais pas commenter ce qui ne relève pas de ma compétence ministérielle, (...) mais il est normal que François Rebsamen demande qu'il y ait des pratiques de contrôle. Je crois que c'est ce que veulent tous les Français"...
Pôle Emploi refuse de communiquer des données sur la proportion de chômeurs radiés après ces contrôles...

Valls et Hollande se sont bien gardés d'entrer dans la polémique: la solidarité, c'est pour les sous-fifres.
Dans l'entourage de François Hollande, la gêne est palpable, selon une journaliste qui accompagnait le président en déplacement en Seine-Saint-Denis pour la rentrée scolaire.

Alors qu'il poursuivait sa visite d'un collège flambant neuf, le chef de l'Etat a donc préféré botter en touche. Interpellé par un journaliste qui lui demandait s'il fallait contrôler davantage les chômeurs, François Hollande a répondu d'une phrase lapidaire : "Les élèves, quelquefois, oui".

Chasse aux chômeurs: Rebsamen veut radier les demandeurs d'emploi passifs

Vers un harcèlement "vertueux" des victimes des destructions d'emplois de Hollande et Montebourg

La chasse aux chômeurs est ouverte


Mais on est en Wallonie...
"Je demande à Pôle emploi de renforcer les contrôles pour être sûr que les gens cherchent bien un emploi." Cette offensive de François Rebsamen, ministre du Travail sur i>télé mardi matin enflamme les Français respectueux de la souffrance des victimes du soi-disant redressement de l'industrie par Montebourg. La "gauche sociale" tarde à s'indigner à la différence de son emportement contre les propos des gouvernements précédents confrontés au même problème: des gouvernements de "droite", ou considérés comme plus à droite que celui du social-libéral Manuel Valls.

Le ministre de Hollande estime même que leur "sanction" est nécessaire. "Je demande à Pôle emploi de renforcer les contrôles pour vérifier que les gens cherchent bien un emploi", a déclaré le ministre sur i>Télé. Interrogé sur la difficulté de pourvoir à certains postes, évalués à 350.000, et sur la possibilité de changer les règles d'indemnisation du chômage, François Rebsamen a rappelé qu'être "chômeur au sens du bureau international du travail", c'est rechercher un emploi. Et, dans le cas contraire "il faut qu'il y ait, à un moment, une sanction", a-t-il insisté.


Rebsamen ne passait déjà pas pour un malin

Socialiste désinvolte
"C'est négatif pour ceux qui recherchent des emplois d'être à côté de personnes qui ne cherchent pas d'emploi. Donc je demande à Pôle emploi de renforcer les contrôles." A sa portée selon le ministre, cette nouvelle mission de Pôle emploi nécessite un "état d'esprit différent, des convocations et des vérifications (...) Sinon on est radié". "Il n'est pas possible, dans un pays qui est en difficulté, qui veut se redresser, qui porte le travail, d'avoir des gens qui " ne cherchent pas d'emploi, a-t-il ajouté, précisant qu'il y en avait mais que ce n'était "pas la majorité"...

Rebsamen a toutefois  rectifié le tir, soulignant les "problèmes de salaires" et "d'adéquation" rencontrés par certains chômeurs auxquels sont censées répondre les "formations prioritaires" mises en place par le gouvernement. 

Samedi, le ministre du Travail avait de surcroît reconnu "un échec" en matière de chômage depuis le début du quinquennat de François Hollande, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité en métropole atteignant le record de 3,424 millions, après neuf mois de hausse consécutive. Plus de 5 millions, si on prend respectueusement en compte la souffrance des Outre-mer.



Des propos "scandaleux et indécents"

La CGT dénonce la volonté du gouvernement d'avoir de "belles statistiques"
Le secrétaire national de la CGT Chômeurs, Jean-François Kiefer, insiste sur le tour de passe-passe de l'augmentation des radiations, comme le souligne également Eric Aubin, membre de la direction de la CGT chargé de l'emploi : "La seule solution que trouve le gouvernement pour faire baisser la courbe du chômage, c'est de sanctionner les demandeurs d'emploi en considérant qu'ils ne recherchent pas activement des emplois.
Le syndicaliste estime par ailleurs que le chiffre de 350.000 emplois non pourvus évoqué par le ministre pour justifier une décision autoritaire et brutale ne s'appuie que "sur des projections" qui ne prennent pas en compte «la nature» des emplois en question, révélant un "manque de sérieux".
La CFDT n'a rien à dire...

Quand le PS s'insurgeait contre la stigmatisation des demandeurs d'emploi

En 2005, le Parti socialiste s'indignait de la chasse aux chômeurs, initiée par le gouvernement Villepin, dénonçant un "harcèlement des demandeurs d'emploi".
Ainsi, par communiqué daté de 2005 et signé d'Alain Vidalies, actuel secrétaire d'État aux Transports, le Parti socialiste fustigeait "la chasse aux chômeurs" initiée par la droite, selon celui qui était alors secrétaire national aux entreprises.

A son tour, le gouvernement socialiste mènera la lutte contre les chômeurs
Voici le communiqué de Vidalies, version démagogue d'opposition
"Pour le gouvernement, la lutte contre le chômage est une lutte contre les chômeurs. En adoptant un nouveau décret visant à renforcer le contrôle des demandeurs d'emploi, le gouvernement confirme que pour lui, la lutte contre le chômage est d'abord une lutte contre les chômeurs. Le Code du travail, dans sa rédaction actuelle, permet déjà aux agents de contrôle de se faire communiquer tous documents et informations nécessaires à l'accomplissement de leur mission. 
Ironie de 2007: plan d'accompagnement des chômeurs
Autoriser ces autorités à croiser les informations qu'elles détiennent avec les documents de l'administration fiscale revient à encourager un véritable harcèlement des demandeurs d'emploi, qui aura pour seul effet d'hypothéquer le contrat de confiance nécessaire à leur réinsertion.
Plutôt que de chercher à rogner par tous les moyens les droits des demandeurs d'emploi, le gouvernement serait bien inspiré de favoriser leur retour à l'emploi et de s'attaquer aux causes du chômage. Alors que la France ne crée toujours aucun emploi et que le chômage baisse depuis sept mois par le seul effet des radiations administratives et des départs massifs à la retraite, cette nouvelle décision, prise en catimini en pleines vacances de Noël, sans la moindre concertation avec les organisations syndicales et les associations de chômeurs, traduit l'incapacité du gouvernement à redonner confiance aux Français."

L'
actuelle ministre de la Santé, Marisol Touraine, y était également allée de son communiqué en mars 2012 : "Pour masquer son échec social, le président sortant refait le coup de la chasse aux fraudeurs !"

En 2012, quand Nicolas Sarkozy faisait déjà face à la crise
François Hollande répondait qu'il ne fallait pas "s'en prendre aux plus fragiles." Aujourd'hui, Rebsamen commente la même réalité, aggravée. 
Comme le souligne le porte parole du PCF, Olivier Dartigolles, à la différence de mon beau Sapin, roi des sombres forêts socialistes, "ce ministre du travail ne commente plus les chiffres du chômage tant il sont catastrophiques et contredisent, mois après mois, les prophéties présidentielles."
"Il s'agit aujourd'hui de contrôler l'activité réelle de Monsieur Rebsamen, François, recruté en avril dernier pour s'occuper de l'emploi. Certains chiffres et résultats enregistrés dernièrement nous font douter de sa capacité réelle et de sa détermination. Le gouvernement et le patronat doivent aujourd'hui rendre des comptes", tacle le porte parole du PCF.

Retour de Roselyne Bachelot au bercail ?


On attend aussi les justifications du journal Le Monde ou de Libération !

samedi 19 juillet 2014

Propos antisémites: ni sanction, ni démission pour l'élu PS de Vaulx-en-Velin

"Le PS se couvre de honte", admet le socialo archaïque Bruno Roger-Petit !

Malgré ses propos antisémites, Ahmed Chekhab, l'adjoint à la députée-maire socialiste de Vaulx-en-Velin, n'a pas été sanctionné par le PS.
 
L’adjoint aux sports de Vaulx-en-Velin, Ahmed Chekhab (PS) a eu un comportement insultant à l'encontre d’un dirigeant sportif, et il a même tenu des propos à la fois orduriers et antisémites concernant son prédécesseur, Philippe Zittoun. "La révélation dans nos colonnes de ses propos provoque un tollé d’autant plus vif que la députée-maire de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy (PS), chargée de recherche en mécanique à l'École nationale des travaux publics de l'État à Vaulx-en-Velin, protège son jeune adjoint : même si elle reconnaît des "propos inacceptables", elle met en avant l’inexpérience d’un élu soumis à la pression pour l’expliquer, rapporte Le Progrès du 09/07/2014. L’équipe municipale et le Parti socialiste exemplaire sont interpellés : comment peuvent-ils ne pas sanctionner le comportement indigne d’un de leurs élus?

La maire PS de la ville (ci-contre) l'a maintenu à son poste d'adjoint et l'antisémite propose même de prendre en charge la lutte contre le racisme et l'antisémitisme (lien), à sa demande  et avec la promesse de travailler main dans la main avec la LICRA. Or, "la Licra se contente des excuses de l’adjoint aux sports", souligne Le Progrès (lien).
Le journal rapporte les propos de la LICRA, accusatrice de la précédente municipalité communiste (PCF, depuis la fin de la guerre). 
"Dans un communiqué, la Licra rappelle "Depuis plusieurs années, la commune de Vaulx-en-Velin est le théâtre d’incidents et de provocations à caractère antisémites que nous avons dénoncés sous l’ancienne municipalité (dirigée par Bernard Genin). En dépit de nos alertes, l’ancienne municipalité est restée sourde à nos propositions, confortant ainsi les sentiments d’abandon éprouvés par les familles juives vaudaises. A tel point que la communauté juive, implantée depuis les années 60 et qui comptait plus de 250 familles dans les années 1990, ne rassemblait plus qu’une vingtaine de familles en 2010. Au contraire, l’ancienne municipalité n’a jamais cessé d’instrumentaliser le conflit du Proche-Orient, alimentant ainsi ceux qui souhaitaient importer en France les tensions qui surgissaient au fur et à mesure de l’actualité, avec les conséquences que l’on connaît parmi la jeunesse de la cité. Il a même fallu une décision du tribunal administratif pour faire enlever le drapeau palestinien qui ornait en permanence le fronton de la mairie.
Un incident fautif, ne suffit pas pour crier au loup et à l’antisémitisme. Face à un tel incident fautif, des excuses nous semblent suffisantes, surtout si elles sont accompagnées d’un programme d’actions mobilisant toutes les bonnes volontés. Aujourd’hui (ndlr lundi) la Licra souhaite rassembler toutes les énergies positives pour lutter avec efficacité contre l’antisémitisme endémique qui sévit à Vaulx-en-Velin… Un premier rendez-vous avec la Madame la Maire Hélène Geoffroy a permis, enfin, de jeter les bases d’une coopération sur plusieurs années, pour faire de sa commune un exemple du Vivre Ensemble", affirme le communiqué."

"L'immobilité du PS, ses petites compromissions électoralistes sur ce dossier, sont une honte, même pour Bruno Roger-Petit, chroniqueur diarrhéique des sanisettes du Nouvel Observateur.

Le journaliste ne sait pas se contenir, alors armez-vous de patience...
A quoi joue [sic] le PS de Vaulx-en-Velin avec Ahmed Chekhab, élu socialiste ayant tenu, en public, "des propos antisémites empreints d'une haine à glacer le sang ?" écrit BRP [...]

La riposte habile d'Ahmed Chekhab, toujours selon BRP

Les fréquentations hétéroclites de Y. Noah,
socialiste ségollandais inconditionnel
"On reprend les faits. Le 30 mai dernier, pour une histoire de mauvaises relations avec le dirigeant d'un club local de sport, Ahmed Chekhab, adjoint aux Sports de la mairie de Vaulx-en-Velin, débarque dans les locaux de l'association et s'en prend au dirigeant de celle-ci, coupable à ses yeux d'entretenir de bonnes relations avec un autre élu, Philippe Zettoun.


"Tu me parlais des sionistes. Tu veux Zittoun ? Tu veux un juif ? Tu veux Zittoun ? Tu veux ça, toi ? C’est ça que t’aime ! T’aimes pas quand les gens qui te ressemblent sont en place et veulent t’aider. Tu préfères un enculé qui te nique bien. C’est ça ce que tu veux. Tu préfères Philippe. Tu aimes bien Zittoun."
Confronté à une vague de protestations, Ahmed Chekhab a organisé une riposte habile, en liaison avec la maire socialiste, Hélène Geoffroy, qui avait elle-même excusé l'intolérable, arguant de la jeunesse de l'élu et de son inexpérience.

Ce 9 juillet, il a annoncé qu'il renonçait à sa délégation d'adjoint aux Sports, tout en demeurant adjoint afin de devenir le leader de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme menée au nom de la commune républicaine de Vaulx-en-Velin.

Une entourloupe de "haut niveau", éructe le socialiste BRP
Le Guadeloupéen Didier Dinart et
le Serbo-croate Nikola Karabatic
de l'équipe de France de handball
dans le geste et la mimique
antisémites
à Londres en 2012
Ainsi présentée, la solution trouvée ressemble à une entourloupe de haut niveau, montée avec la complicité de l'antenne locale de la LICRA qui avait visiblement quelques comptes à régler avec la mairie communiste sortante, jugée trop favorable à la cause palestinienne.
En effet, de manière fort surprenante, la LICRA, que l'on connaît plus sévère [selon le journaleux] en face [simplement "face à"] de ce type de dossier, s'est déclarée satisfaite des excuses murmurées par l'adjoint Ahmed Chekhab.

Quant au PS départemental, par la bouche du Premier fédéral David Kimelfed, il a paru bien embarrassé par cette affaire, condamnant d'un côté les propos antisémites, les jugeant contraires à l'ADN du PS [re-sic], et de l'autre prenant la décision de se donner le temps du temps d'offrir au temps du temps [vous suivez le charabia du chroniqueur du Nouvel Obs?] afin d'y voir plus clair :
 "Il ne saurait être question d’une quelconque procédure disciplinaire, sans avoir entendu l’intéressé et les différents protagonistes (...) Le seul décisionnaire concernant sa délégation d’adjoint est le maire de Vaulx-en-Velin et je fais toute confiance à Hélène Geoffroy.
Conclusion de BRP: après avoir vu l’intéressé et constaté les (non)mesures prises à son encontre au sein du conseil municipal, le Premier fédéral du PS a déclaré :
 "C’est une décision positive. Il va s’atteler à un travail de fond contre les discriminations", promettant dans un avenir indéterminé des "sanctions adaptées."
Au vu des sanctions prises au niveau municipal, on se demande ce que pourront bien être ces "sanctions adaptées" au niveau du parti, s'interroge l'écrivaillon: une confiscation de la carte du PS pendant une heure ? raille-t-il. Un TIG de dix minutes à la photocopieuse de la fédé ? insiste-t-il. Servir les cafés durant la prochaine réunion de section ? remet BRP.

Un PS mou, mou, mou..., selon le journaleux, coupeur de têtes

Roger-Petit semble découvrir le PS. On résume [pour ceux qui n'auraient pas compris ou sauté -assez naturellement - des lignes]: ni démission, ni sanction, ni exclusion du PS, mais auto-rédemption et auto-promotion [typique des socialistes qui ne s'excusent jamais de rien: tout juste s'ils se laissent parfois aller à des regrets!], le tout avec la complicité d'une LICRA locale aux abonnés absents de la République et un PS mou, mou, mou, tellement mou qu'il parait [paraît] avoir oublié que cette année 1914 est aussi celle de la célébration de Jaurès [abusivement revendiqué par le PS]
C'est bien la peine d'organiser à Paris, rue de Solferino, des festivités [on peut alléger "destinées à célébrer": à] la mémoire du grand Dreyfusard pour mieux la renier à Vaulx-en-Velin.

"La maire de la ville de Vaulx-en-Velin a visiblement les idées très larges en matière de lutte contre les ravages de la pensée Dieudonné", accuse BRP qui continue à dénoncer. "Dans le parti dirigé par [le trotskiste] Jean-Christophe Cambadélis, on peut donc tenir des propos antisémites, ne subir aucune sanction rapide et exemplaire, demeurer adjoint au maire d'une grande ville, et demander en prime à prendre en charge de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, et tout cela comme si de rien n'était ? [Que de mots! De grâce, mon p'tit Pruneau, apprenez à synthétiser plutôt que de vous en gargariser]
Cette affaire permet de mesurer à quel point en est rendu le PS, en certains lieux de France [seulement?], pour élargir son emprise électorale sur la gauche.

Selon des contacts socialistes de l'auteur de ces lignes [BRP se désigne à la 3e personne, genre Alain Delon: LOL], "c'est en menant une campagne communautariste à Vaulx-en-Velin, avec l'aide de personnages aussi peu recommandables que Ahmed Chekhab, que les socialistes du Rhône ont réussi à prendre la mairie au PCF (et Front de gauche) qui la tenait depuis 1944, et qu'il avait gérée, avec Maurice Charrier (issu du PCF) sans jamais céder aux communautarismes".
"Le successeur de Charrier, en 2009, Bernard Génin, avait même plaidé pour une position équilibrée lors des débats relatifs au port du voile intégral, refusant les communautarismes de tous bords", assure BRP [alors que Genin était celui qui faisait flotter le drapeau palestinien sur sa mairie...].

BRP y voit un "révélateur du fonctionnement de ce parti"

"Le PS est otage de sa propre stratégie opportuniste [et de son mépris des valeurs qu'il proclame]. Tout porte à croire qu'il ne faut pas sacrifier Ahmed Chekhab par peur de perdre ceux des électeurs qui ont porté Hélène Geoffroy à la mairie pour des raisons communautaristes, raisons qui ont peu à voir avec l'idéal de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.

Cette affaire est révélatrice d'un certain type de fonctionnement actuel au sein du PS. Ce sont des considérations locales purement tactiques et opportunistes qui paraissent expliquer pourquoi le parti héritier de Jaurès et de Blum tente, par des manœuvres locales aussi minables qu'infamantes, de sauver par tous les moyens l'élu communautariste auteur d'insupportables propos antisémites.

Prisonniers de leurs petites tambouilles, hors sol socialiste, déconnectés de la République et profitant de l'apathie du sommet du parti, où l'on a déclaré ouverte une enquête que l'on pressent longue [aussi longue qu'un article verbeux de BRP], des militants socialistes finissent par ne plus être socialistes.

Adieu Jaurès, Blum, Mitterrand [amalgame osé], et vive le petit poste, la petite position, le petit privilège qui vont bien. Et tant pis si, pour préserver ses ambitions médiocres [profusion d'adjectifs définitifs], on protège un "camarade" auteur de propos antisémites inadmissibles, commente inutilement le pistonné, recyclé  du site indigent LePost, peu respectueux de l'intelligence de ses rares lecteurs]. Pas grave. Il a dit que c'était pas lui qui parlait [grammaire approximative d'un journaliste illettré]. Il est jeune. Il est un peu impétueux. Il va être sanctionné de manière adaptée. Il va s'occuper lui-même de la lutte contre l'antisémitisme...

Les faits étant établis, connus et reconnus, il fallait sanctionner vite, sans attendre, et avec vigueur, insiste l'avocat général. En son temps, Harlem Désir avait prononcé l'exclusion de fait de Jérôme Cahuzac, compte tenu de sa faute [raconte le nostalgique BRP, qui s'arrange avec la petite histoire en oubliant légèrement le temps qu'il y a mis]. L'auteur de propos antisémites avérés, moralement bien plus accablants, mérite-t-il plus de considération ?

Pour le PS de Cambadélis, [premier secrétaire intérimaire et coopté par la grâce de Hollande] ce traitement de l'affaire Chekhab n'est ni républicain, ni jauressien, ni socialiste, c'est juste une honte absolue." 
Avec ou sans Jaurès. Ou Blum.

Un simple dérapage, selon Hélène Geoffroy

On ne peut accepter qu'un enfant lance des bananes sur le passage de la ministre de la Justice
, mais peut-on à la fois condamner à neuf mois de prison ferme une candidate FN qui compare la même bien-aimée du gouvernement à une gentille petite guenon innocente et laisser un élu socialiste tenir impunément des propos antisémites ?   

jeudi 26 juin 2014

Éducation : Hamon dénonce une évaluation qui découragerait les élèves

Comment dissimuler le niveau réél aux élèves et leurs parents

Benoît Hamon lance une conférence afin de revoir les systèmes de notation et d'évaluation des élèves
Hamon est à l'écoute...
Le ministre bac +3 de l'Education nationale, Benoît Hamon, lance mardi une "conférence nationale sur l'évaluation des élèves", espérant parvenir d'ici à décembre à un "consensus" sur une notation plus "bienveillante". "Aujourd'hui, notre système d'évaluation souligne les lacunes et les échecs des élèves, ce qui peut être très décourageant pour certains", déclare Benoît Hamon dans un entretien paru ce mardi dans Le Parisien/Aujourd'hui. 

Les parents n'ont pas à savoir

Le ministre ne les "calcule" pas. Selon lui, "l'évaluation doit permettre aux enseignants et aux enfants de mesurer les progrès accomplis et ceux qui restent à accomplir. Il faut qu'elle soit plus exigeante, qu'elle en dise plus ; qu'elle soit bienveillante et qu'elle stimule au lieu de décourager".

Les jeunes Français seraient inhibés par la peur de l'erreur 
L'enquête Pisa de l'OCDE montre que "les jeunes Français sont ceux qui redoutent le plus l'erreur" et qui s'abstiennent le plus de répondre "par peur de faire une faute", souligne-t-il, bien qu'il soit particulièrement difficile d'évaluer le bien-fondé d'une telle assertion. Nos petits enfants-rois seraient donc plus craintifs qu'ils n'en ont l'air?



Le ministre est capable de distinguer "syntaxe" et "grammaire"...  "En dictée par exemple, un élève qui progresse en syntaxe mais continue à faire trop de fautes en grammaire peut être toujours noté zéro. Comment peut-il savoir qu'il a progressé ?", lance-t-il, à partir d'un exemple particulièrement malheureux qui montre à quel point il domine son sujet. Peut-être l'incompétent voulait-il valoriser la syntaxe contre l'orthographe (grammaticale, dans le meilleur des cas), science des ânes.



L'élève doit savoir qu'il a progressé, mais ignorer qu'il a baissé

La note ne serait pas utilisée "à bon escient"
"La note doit être utilisée à bon escient. Elle est utile, mais quand elle paralyse, on doit lui substituer d'autres formes d'évaluation", prône-t-il. "On doit pouvoir apprendre et évaluer différemment comme avec les travaux personnels encadrés (TPE) par exemple, qui permettent de juger l'aptitude de l'élève à travailler de manière collective". Les TPE, il faut le savoir, sont réalisés à la maison, avec toutes les aides humaines et matérielles possibles -donc inégalitaires- et font l'objet d'une épreuve anticipée du baccalauréat, de type contrôle continu, validée par un groupe de professeurs de l'établissement du candidat, avec en effet toute la "bienveillance" qu'imposent les taux de réussite et la rivalité entre lycées d'une même région...



La conférence nationale sur l'évaluation des élèves associera de juillet à décembre la communauté éducative et la société civile, sous l'égide d'un comité d'organisation présidé par le recteur de l'Académie de Rennes Michel Queré.
Ses travaux se concluront avec "une semaine de l'évaluation" du 8 au 12 décembre. Benoît Hamon recevra ensuite les conclusions d'un jury composé de professionnels et d'usagers du système éducatif, présidé par le physicien Etienne Klein. Leurs recommandations devront s'appuyer sur "les résultats de la recherche, les connaissances scientifiques, les pratiques de terrain nationales et internationales".

La vérité ne doit pas être sanctionnée

Le principe de faire évoluer l'évaluation des élèves pour éviter une "notation-sanction" figure dans la loi de Refondation de l'école défendue par l'ancien ministre Vincent Peillon. 

Avec l'évaluation, Benoît Hamon ouvre son premier chantier depuis son arrivée rue de Grenelle. Si le ministre espère parvenir à un consensus, le sujet peut se révéler délicat à traiter, entre des habitudes qui poussent à l'inertie et la crainte qu'une notation renouvelée n'aboutisse à une baisse des exigences et du niveau des élèves.

Le ministre s'expose à une "notation-sanction" du SNUipp
Ce syndicat hégémonique du primaire s'est montré jusqu'ici hostile à toute évaluation nationale des élèves. Probablement inhibés par la peur d'un jugement tombé du ministère, le syndicat des enseignants de gauche au primaire.   

Liens PaSiDupes:

- 19 janvier 2009: Des enseignants syndicalistes perturbent l'évaluation des élèves de CM2

- 30 janvier 2011Des fonctionnaires organisent le sabotage des évaluations de CM2 - Des fuites sur Internet bloquent les évaluations de CM2