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vendredi 3 avril 2020

Propagation du Covid19 au bac 2020 : les épreuves nationales contaminées par les E3C et le contrôle continu complet

Edouard Philippe en profite pour étendre le contrôle continu

Une année noire comparée à Mai 68

Après des apprentissages chahutés par les séries rapprochées d'épreuves communes de contrôle continu (E3C), la pandémie de coronavirus finit de désorganiser l'année scolaire et ses acteurs. Les candidats au baccalauréat 2020 et leurs familles n'en peuvent plus du confinement de protection contre le virus mortel et des incertitudes attachées à la passation des épreuves.
Les circonstances de crise sanitaire viennent ajouter aux aléas du nouveau bac voulu par la réforme Blanquer qui, avec les E3C - représentant 40 % de la note finale - a étendu le contrôle continu embryonnaire, hachant le deuxième trimestre entre le 20 janvier (avec numérisation et correction en ligne d’1,7 million de copies), et exigeant des ajustements et des assouplissements en cours de match: les dernières épreuves devaient pouvoir se dérouler, au choix des établissements, à partir du 20 avril, comme initialement annoncé, et jusqu’à la fin du mois de... juin. Ce n'était plus un trimestre d'enseignement sur trois qui était amputé, mais deux. Désormais, la vie de la communauté éducative est suspendue aux décisions de Macron. Or, un retour à l'école, le 4 mai, n'est qu'un "scénario, pas plus, pas moins", prévient Jean-Michel Blanquer.

Un baccalauréat "aménagé" à cause du Covid: les scénarios bientôt dévoilés par Blanquer

Les épreuves du baccalauréat devront vraisemblablement être remplacées par un contrôle continu complet, 
a annoncé le premier ministre Edouard Philippe, sur TF1.
"Il est acquis aujourd'hui définitivement que les épreuves du baccalauréat ne pourront pas se dérouler au mois de juin comme elles se déroulent chaque année", a annoncé Edouard Philippe sur TF1, jeudi 2 avril. En raison du coronavirus, le programme des élèves, même s'ils continuent d'être encadrés à distance par leurs professeurs, est trop bouleversé, a-t-il admis.


Quelles sont les thématiques abordées par le premier ministre et le ministre de la santé, mercredi 1er avril, en commission, à propos du baccalauréat?


De plus, le confinement perturbe les longs mois de préparation de la lourde organisation des épreuves.
L'hypothèse d'un décalage du baccalauréat à juillet, un temps évoquée, a également été écartée. Cela poserait d'autres problèmes de compatibilité avec des concours", a justifié Edouard Philippe, qui assure évidemment "comprendre l'inquiétude" des futurs bacheliers et de leurs parents.


L'édition 2020 du bac sera donc singulière, et
deux scenarii se profilent. "Soit les épreuves auront lieu sur le fondement du contrôle continu des premiers et deuxième trimestre (...) Soit on peut espérer conjuguer à ce contrôle continu une épreuve organisée à la fin du mois de juin." Notamment orale.

Cette dernière hypothèse est actuellement envisagée par le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, même si elle apparaît d'ores et déjà compliquée.
"Je crois pour ma part que c'est sur la piste du contrôle continu le plus complet qu'il va falloir se reposer", a indiqué le premier ministre. 

Si rien n'est encore officiellement acté, l'hypothèse d'un baccalauréat sans aucune épreuve nationale et égalitaire apparaît de plus en plus crédible.

jeudi 26 mars 2020

Ndiaye Sibeth: seuls les élus peuvent faire grève…

Sibeth ne fait jamais grève …

Lors des épreuves du bac, la porte-parole était déjà surmené

La bi-nationale est élue de nulle part: elle parle donc sans savoir 
Le chameau blatère; elle déblatère...
Pas de mandat, pas de droit de grève, assène-t-elle, s'agissant ds autres, avec l'arrogance des parvenus. Interrogée le jeudi 4 juillet 2019 sur la grève de certains professeurs correcteurs du bac 2019 à l'heure des résultats, la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, n'a toujours pas tourné sa langue dans la bouche au micro de Sud Radio : "Ils n'ont pas été élus par les citoyens au suffrage universel". Comprendre : la légitimité des élus est supérieure à celle des fonctionnaires exerçant leur droit de grève… et qu'importe si les ministres ne sont pas élus non plus, mais nommés et si Sibeth Ndiaye, elle-même, n'a jamais reçu d'onction populaire. Elle ne doit qu'au prince sa liberté de déblatérer.

Résultat de recherche d'images pour "sibeth ndiaye piercing"Esprit bien fait et ouvert, la ministre a accordé aux professeurs le droit d'être "en désaccord" avec le gouvernement, "mais"… "Je respecte le droit de grève, mais la grève on peut la faire au mois de mars, à d'autres moments", a-t-elle jugé. Niant tout "entêtement" du gouvernement, cet être doté de raison a communiqué le fruit de sa réflexion sur la grève et les grévistes : "ils n'ont pas été élus par les citoyens au suffrage universel, donc, à un moment donné, il faut aussi qu'on puisse avancer, évidemment dans le dialogue". 
On comprend qu'elle ait entrepris des études de philosophie politique à l'université Paris-Diderot sans aboutir après trois années (2004 et 2006) et se soit reconvertie dans l'économie publique. 
Mais attention ! Elle serait spécialitste en économie de la santé, ce qui, par les temps qui courent derrière le Covid-19, a un prix inestimable... Avec les conséquences sanitaires que l'on sait. 
Mais elle est conseillère du président?
Parce que Macron est un DRH hors pairs et utilise les compétences, il en fait sa conseillère presse et communication, sur les conseils d'Alexis Kohler...

Pourquoi pas des "retenues sur salaire"!

Pointant "une forme d'injustice vis-à-vis de ceux qui ont bûché", Sibeth Ndiaye a relayé la menace de sanction du ministre de l'Education nationale sur les salaires des grévistes : "Il y a un truc syndical de base", faire grève "se traduit par le fait qu'on ne travaille pas et donc par des retenues sur salaire".

Aux élèves, la porte-parole a répété : "Nous avons renforcé les correcteurs, ceux qui peuvent potentiellement saisir les notes" (deux opérations distinctes qui requièrent des compétences très inégales), et le ministre de l'Education, l'illustre Jean-Michel Blanquer au regard de bovidé, a pris "une décision très courageuse" en annonçant la prise en compte provisoire de notes du contrôle continu si les copies n'étaient pas rendues à temps.

Face à cette décision qui, a-t-elle admis, "pose évidemment plein de questions",  elle a aussi pris la responsabilité d'enjoindre aux professeurs de brader le bac : "évidemment les jurys auront de la souplesse pour apprécier ces faits-là dès lors qu'on aura les notes de la copie".

La question se  posait déjà de savoir si elle est parfaitement bien dans sa tête.


jeudi 4 juillet 2019

Baccalauréat : la parade de Blanquer pour pour publier des résultats coûte que coûte dès vendredi

Coup de force de Blanquer pour que des résultats soient affichés quels qu'ils soient

Des notes de toutes origines pour contrecarrer 
la menace des copies retenues par les profs grévistes

Des notes 'au pif' ou issues du contrôle continu, illégalement...
Jean-Michel Blanquer, ministre controversé de l'Education nationale
Des notes arrachées par la fraude ou inventées, tout est possible au bac 2019, en attendant de pouvoir prendre en compte les notes de l’épreuve perturbée.
 
Mercredi 3 au soir, au micro de BFMTV, Jean-Michel Blanquer a exposé sa riposte, face aux enseignants en grève qui refusent de rendre les copies du bac. Lorsqu'il manquerait encore des notes jeudi soir, à la veille des résultats, les candidats se verront attribuer… la moyenne de leurs notes inscrites dans leur dossier scolaire dans la matière concernée. Ainsi, dans les cas où les copies manquent, les notes de l'examen final seront remplacées par celles du contrôle continu pendant l'année de Terminale. Or, c'est justement l'esprit de la réforme du lycée, que combattent, entre autres revendications, les correcteurs grévistes.

Pour emporter l'adhésion des familles, déjà très échaudées par les rebondissements en cascade de ce bac 2019, le ministre ajoute un bonus : les élèves qui, au final, auraient obtenu une meilleure note au bac que pendant l'année verront leur moyenne remonter d'autant. 
Peuvent se réjouir, en revanche, ceux qui ont fait une contre-performance à l'examen  : c'est leur moyenne de l'année qui comptera.
Une cuisine interne qui n'a aucune chance d'être étoilée, où le Gault et Millau macronien récompense le tripatouillage... 

Echec et mat pour le gouvernement ? 

Cette "solution technique" de fortune est inédite, tout comme l'est la situation d'ensemble. Si les menaces de perturbation des examens ont très souvent émaillé le bras de fer social entre syndicats enseignants et gouvernement, la "rétention des notes" pratiquées depuis lundi est une première.
 
Ce mercredi, le collectif des enseignants mobilisés en Ile-de-France, région parmi les plus touchées par le mouvement, a réuni 400 personnes, dont "300 correcteurs en grève", selon ses membres. Les enseignants ont voté la reconduction de la grève jusqu'à jeudi inclus, date à laquelle doivent se tenir les jurys de délibération, dernière étape avant la publication des résultats.

Pas de dialogue, mais des sanctions : "10 à 15 jours" de retenues de salaires
Blanquer pose un ultimatum aux enseignants réfractaires en réponse au mécontentement. Pour forcer un maximum de professeurs grévistes à rendre les armes et permettre aux jurys de fonctionner, Jean-Michel Blanquer vient d'annoncer que ceux qui n'auraient pas rendu leurs copies avant ce jeudi soir seront considérés comme grévistes à partir du jour où leur a été remis leur paquet de corrections à effectuer. Soit des retenues de salaires "de 10 à 15 jours", met en garde le ministre.

jeudi 26 juin 2014

Éducation : Hamon dénonce une évaluation qui découragerait les élèves

Comment dissimuler le niveau réél aux élèves et leurs parents

Benoît Hamon lance une conférence afin de revoir les systèmes de notation et d'évaluation des élèves
Hamon est à l'écoute...
Le ministre bac +3 de l'Education nationale, Benoît Hamon, lance mardi une "conférence nationale sur l'évaluation des élèves", espérant parvenir d'ici à décembre à un "consensus" sur une notation plus "bienveillante". "Aujourd'hui, notre système d'évaluation souligne les lacunes et les échecs des élèves, ce qui peut être très décourageant pour certains", déclare Benoît Hamon dans un entretien paru ce mardi dans Le Parisien/Aujourd'hui. 

Les parents n'ont pas à savoir

Le ministre ne les "calcule" pas. Selon lui, "l'évaluation doit permettre aux enseignants et aux enfants de mesurer les progrès accomplis et ceux qui restent à accomplir. Il faut qu'elle soit plus exigeante, qu'elle en dise plus ; qu'elle soit bienveillante et qu'elle stimule au lieu de décourager".

Les jeunes Français seraient inhibés par la peur de l'erreur 
L'enquête Pisa de l'OCDE montre que "les jeunes Français sont ceux qui redoutent le plus l'erreur" et qui s'abstiennent le plus de répondre "par peur de faire une faute", souligne-t-il, bien qu'il soit particulièrement difficile d'évaluer le bien-fondé d'une telle assertion. Nos petits enfants-rois seraient donc plus craintifs qu'ils n'en ont l'air?



Le ministre est capable de distinguer "syntaxe" et "grammaire"...  "En dictée par exemple, un élève qui progresse en syntaxe mais continue à faire trop de fautes en grammaire peut être toujours noté zéro. Comment peut-il savoir qu'il a progressé ?", lance-t-il, à partir d'un exemple particulièrement malheureux qui montre à quel point il domine son sujet. Peut-être l'incompétent voulait-il valoriser la syntaxe contre l'orthographe (grammaticale, dans le meilleur des cas), science des ânes.



L'élève doit savoir qu'il a progressé, mais ignorer qu'il a baissé

La note ne serait pas utilisée "à bon escient"
"La note doit être utilisée à bon escient. Elle est utile, mais quand elle paralyse, on doit lui substituer d'autres formes d'évaluation", prône-t-il. "On doit pouvoir apprendre et évaluer différemment comme avec les travaux personnels encadrés (TPE) par exemple, qui permettent de juger l'aptitude de l'élève à travailler de manière collective". Les TPE, il faut le savoir, sont réalisés à la maison, avec toutes les aides humaines et matérielles possibles -donc inégalitaires- et font l'objet d'une épreuve anticipée du baccalauréat, de type contrôle continu, validée par un groupe de professeurs de l'établissement du candidat, avec en effet toute la "bienveillance" qu'imposent les taux de réussite et la rivalité entre lycées d'une même région...



La conférence nationale sur l'évaluation des élèves associera de juillet à décembre la communauté éducative et la société civile, sous l'égide d'un comité d'organisation présidé par le recteur de l'Académie de Rennes Michel Queré.
Ses travaux se concluront avec "une semaine de l'évaluation" du 8 au 12 décembre. Benoît Hamon recevra ensuite les conclusions d'un jury composé de professionnels et d'usagers du système éducatif, présidé par le physicien Etienne Klein. Leurs recommandations devront s'appuyer sur "les résultats de la recherche, les connaissances scientifiques, les pratiques de terrain nationales et internationales".

La vérité ne doit pas être sanctionnée

Le principe de faire évoluer l'évaluation des élèves pour éviter une "notation-sanction" figure dans la loi de Refondation de l'école défendue par l'ancien ministre Vincent Peillon. 

Avec l'évaluation, Benoît Hamon ouvre son premier chantier depuis son arrivée rue de Grenelle. Si le ministre espère parvenir à un consensus, le sujet peut se révéler délicat à traiter, entre des habitudes qui poussent à l'inertie et la crainte qu'une notation renouvelée n'aboutisse à une baisse des exigences et du niveau des élèves.

Le ministre s'expose à une "notation-sanction" du SNUipp
Ce syndicat hégémonique du primaire s'est montré jusqu'ici hostile à toute évaluation nationale des élèves. Probablement inhibés par la peur d'un jugement tombé du ministère, le syndicat des enseignants de gauche au primaire.   

Liens PaSiDupes:

- 19 janvier 2009: Des enseignants syndicalistes perturbent l'évaluation des élèves de CM2

- 30 janvier 2011: Des fonctionnaires organisent le sabotage des évaluations de CM2 - Des fuites sur Internet bloquent les évaluations de CM2