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vendredi 21 septembre 2018

Peur de l'austérité: la croissance du 2e trimestre confirmée faible à 0,2%


Le pouvoir d'achat des Français n'a aucune chance de se redresser

Le rythme de croissance reste inchangé depuis le début de l'année

Les retraités sont moins concernés que les actifs : ils ne sont que 37 % à redouter de tomber dans la pauvreté, contre 60 % de ceux qui travaillent (Illustration).

La croissance de l’économie française au 2e trimestre a stagné à 0,2%, le même rythme que sur les trois premiers mois de l’année, a confirmé vendredi l’INSEE, leur niveau de pouvoir d’achat n'a donc pas incité les ménages à consommer davantage.

Au 30 juin, l’acquis de croissance pour l’ensemble de 2018 s’établit à 1,3%, à savoir l’évolution du PIB, si l’activité stagnait complètement au deuxième semestre, comme dans les deux précédentes estimations fournies par l’institut statistique, sans amélioration.

A ce niveau bas, l’objectif d’une croissance annuelle moyenne de 1,7% cette année paraît compliqué à atteindre : à moins d’une très forte accélération en fin d’année, le gouvernement s'y est résigné, après avoir envisagé au printemps de la voir monter jusqu’à 2,0%.

La Banque de France et l’OCDE viennent d'ailleurs de revoir leurs prévisions respectives  2018 à 1,6%.

Les composantes de la croissance du 2e trimestre sont quasiment inchangées
Elles restent identiques à la précédente estimation publiée fin août, à savoir 0,2 point provenant de la demande intérieure et 0,2 point de la variation des stocks des entreprises, la contribution du commerce extérieur étant négative à hauteur de 0,2 point.
Les trois mois du printemps ont bien été marqués par une reprise de l’investissement des entreprises (+1,2%), après sa quasi-stagnation (+0,1%) du premier trimestre.

Mais un pouvoir d'achat en berne a produit une consommation des ménages en baisse (-0,1%), une première depuis l’automne 2016. Outre le manque d'incitation des ménages, l'INSEE incrimine les grèves dans les transports (SNCF et Air France) - sans pour autant mettre en cause la réforme SNCF - qui ont affecté les dépenses de services, et l’impact de la météo clémente sur les achats d’énergie.
Les tarifs du gaz ont d'ailleurs été augmentés de 0,2% en août (la Commission de régulation de l’énergie a en revanche "recommandé" de réduire ceux de l'électricité de 0,5 % pour les ménages, tout en augmentant de 1,1 % pour les petits professionnels), tandis que les prix du gazole ne cessent de progresser pour tous.
Au final, la peur des Français dans leur avenir se répercute dans le gel de la croissance

L'INSEE avance une raison politique à ce rebond. L'officine de Bercy fait valoir que le pouvoir d’achat de certains Français s’est nettement repris (+0,7%), après sa forte baisse (-0,5%) du premier trimestre qui tenait notamment à la hausse de la fiscalité (CSG et carburants) et à l’inflation. 
La baisse des impôts sur le revenu et le patrimoine, principalement due au remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), et une hausse des prix moins marquée dans le sillage de la facture énergétique.

Les évolutions opposées de la consommation et du pouvoir d’achat ont débouché sur un bond de 0,6 point du taux d’épargne des ménages qui, à 14,3%, retrouve son niveau de fin 2017. Début juillet 2018, Le Point indiquait qu'un sondage IFOP révélait que 55 % des Français ont plus peur que par le passé de tomber dans le dénuement.

Le taux de marge des entreprise, quant à lui, dégradé de 0,5 point, à 31,5%. Il accuse les effets négatifs d’un recul des gains de productivité, d’un léger rebond des salaires réels et de la poursuite de la dégradation des termes de l’échange, raconte l’INSEE.

Par ailleurs, le déficit des administrations publiques a "légèrement" augmenté au deuxième trimestre, selon l'INSEE qui évite d'évoquer des taux cumulés, 2,5% du PIB après 2,4% à fin mars.
Matière à commentaires de "fact-checkers", s'ils cessaient de viser (exclusivement) les réseaux sociaux...

mercredi 24 mai 2017

Le "revenu universel" prôné par Hamon, déchiré par l'OCDE

Un revenu de base, inefficace pour réduire la pauvreté, selon l'OCDE

Accordé sans aucune condition à tous les individus d'âge actif et aux enfants,
un revenu de base serait ne serait pas un outil efficace pour réduire la pauvreté 

Image associéeet serait neutre pour les finances publiques, estime l'OCDE ce mercredi.

Dans une note intitulée "le revenu de base, que changerait-il ?", l'OCDE a étudié pour quatre pays (France, Finlande, Italie et Royaume-Uni) un revenu universel qui serait versé, sans conditions de ressources, à tous les individus d'âge actif, ainsi qu'aux mineurs.

D'un coût neutre pour les finances publiques et fixé à "un niveau pertinent" (456 euros par mois par adulte jusqu'à 62 ans et 100 euros pour les moins de 18 ans en France) - et non pas - , il exigerait un alourdissement de la fiscalité et des réductions des prestations existantes (sociales et familiales). 

Lui-même imposable, ce revenu de base "modifierait probablement le niveau de vie de vastes pans de la population", faisant des gagnants mais aussi des perdants. En France et en Italie, les préretraités et un grand nombre de chômeurs seraient ainsi perdants.

En France, et dans une moindre mesure en Finlande et au Royaume-Uni, les ménages à revenu intermédiaire, qui ne peuvent pas actuellement prétendre à des prestations sous conditions de ressources, seraient gagnants.
"Si on veut quelque chose de neutre en termes d'effort budgétaire, ça ne sera pas un instrument efficace contre la pauvreté ou les inégalités", a commenté Michaël Forster, en charge des inégalités et de la pauvreté à l'OCDE.
Résultat de recherche d'images pour "revenu universel"Benoît Hamon ne s'engageait que sur la première étape de son projet. Dès janvier 2018, auraient été concernés les résidents de plus de 18 ans, étudiants, travailleurs ou chômeurs, touchant maximum 1,9 Smic brut par mois (soit 2.800€, 5.600€ pour un couple). Les allocataires du RSA étaient inclus : pour ceux touchant le RSA socle, le revenu universel viendra remplacer cette aide, pour ceux touchant le RSA majoré (un ou plusieurs enfants à charge), la majoration sera conservée et augmentée de 10%. Les étudiants souhaitant bénéficier du RUE ne devaient pas être rattachés au foyer fiscal de leurs parents, qu'ils habitent chez eux ou pas. D'après le candidat, 10 millions de ménages devraient voir leurs revenus augmenter.
En 2018,
le candidat souhaitait revaloriser le RSA à hauteur de 600 euros et rendre le versement automatique pour les ayant-droits. Pour les 18-25 ans et les travailleurs, une prime leur aurait été versée de manière dégressive, selon leurs conditions de ressources, de 600 euros, à ceux n'ayant aucun revenu jusqu'à zéro à ceux touchant plus de 1,9 Smic.
Selon le scénario de l'étude, de nombreux ménages à faibles revenus, qui perçoivent actuellement des aides, seraient moins bien lotis. Le taux de pauvreté augmenterait en Finlande, en France et au Royaume-Uni, et resterait inchangé en Italie.

Les débats en cours sur un revenu de base et l'évolution rapide du marché du travail 

Le moment est propice à une réflexion sur "le type de protection sociale que veulent les sociétés", souligne l'OCDE.
Parmi les pistes de réflexion figurent l'instauration d'un revenu de base d'un montant plus bas, mais qui laisserait inchangée une grande partie des aides existantes, ou encore un dispositif "limité dans le temps" ou mis en place progressivement, par tranches de génération.

Objet d'expérimentations à petite échelle ou de projets dans plusieurs pays, notamment la Finlande, le revenu de base ou "universel" était la proposition phare du candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon.

vendredi 18 novembre 2016

Sapin revoit la croissance de la France à la baisse à 1,4% pour 2016

Hollande et Valls n'ont aucune prise sur la vie économique française

L'un est au Maroc et l'autre en Allemagne

Sapin s'est encore cassé une branche
Le gouvernement avoue ne plus compter que sur 1,4% de croissance de l'économie française pour 2016, contre 1,5% auparavant, a avoué vendredi le ministre de l'Economie et des Finances, l'illustre Michel Sapin.

"1,4%, c'est le chiffre que nous retiendrons pour cette année", a annoncé le menteur en chef de Bercy sur Europe 1 avant la présentation du projet de loi de finances rectificative de fin d'année pour 2016, en conseil des ministres retardé  à ce vendredi pour permettre à Hollande  et Valls de redorer leurs blasons à l'étranger.

Deuxième trimestre 2016
Sapin avait fait croire que l'objectif de croissance 2016 pourrait être de 0,5%

Il savait que ses prévisions devraient être revues à la baisse après la publication, fin octobre par l'INSEE, d'une hausse du PIB de seulement 0,2% au troisième trimestre.
Il sera "plus difficile d'atteindre" l'objectif de 1,5% en 2016 après ces chiffres avait admis en octobre dernier le ministre de l'économie, Michel Sapin.

VOIR et ENTENDRE Sapin colporter ses mensonges sur RTL, avec la complicité de France 24:
A la vérité, depuis... août 2016, Sapin, observateur impuissant, ne pouvait pas ignorer le ralentissement de la croissance du PIB de la zone OCDE à 0,3% au deuxième trimestre de 2016.

La croissance a en fait fortement "décéléré" - c'est-à-dire que la politique socialiste l'a fait ralentir - en France à 0,0% par rapport à 0,7% au trimestre précédent.

Et Michou-le-Bienheureux continue de raconter que cela ne remet pas non plus en cause la baisse du chômage
si les objectifs de déficit public étaient réellement ramenés à 3,3% du PIB en fin d'année.



dimanche 31 juillet 2016

Récession: croissance nulle en France au deuxième trimestre

"Ca va mieux", mais la gauche juge néanmoins la croissance ..."décevante"

"Une mauvaise nouvelle imprévue" ! selon l'AFP et ses copieurs-colleurs

L'activité économique a stagné  à 0,2% au deuxième trimestre -stagnation à zéro signifie 'récession'- , alo
rs qu'elle était attendue en hausse de 0,3%, mais elle ne "ne remet pas en cause la prévision de croissance de 1,5% en 2016", assure ...Sapin, qui a jugé que ce chiffre  de 0,3% de l'Insee publié vendredi 29 juillet, est "décevant au regard des prévisions en particulier de l'Insee et de la Banque de France" et il incrimine la consommation et un recul des investissements, selon de premières estimations. 

Le ministère des Finances a aussitôt assuré que l'économie française reste sur une "dynamique de reprise" 
et que la croissance nulle du deuxième trimestre ne remet "pas en cause la prévision de croissance de 1,5% en 2016".
Du coup, l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) a révisé légèrement à la hausse la croissance du premier trimestre, à +0,7% au lieu de +0,6%.

Comme par magie,
l'acquis de croissance (progression annuelle du PIB en cas de croissance nulle sur les deux derniers trimestres) s'établit donc à 1,1%, selon les maquilleurs de l'INSEE.

BFMTV participe d'ailleurs à la mascarade.
VOIR et ENTENDRE l''édito Eco du vendredi 29 juillet 2016 - improbable mais vrai - d'Emmanuel Lechypre, en service commandé, optimiste peu convaincant, "sauf catastrophe"...

"Pas une bonne chose"

L'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) souligne en revanche que le contrecoup, même s'il était attendu, est "très marqué" et donc "assez surprenant". "Avec un certain nombre de conditions macroéconomiques, l'arrivée à maturité de certains dispositifs comme le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), la sortie de la politique d'austérité, la politique accommodante de la Banque centrale européenne, on pourrait s'attendre à une accélération de la croissance", déclare-t-il. "Or, elle ne se produit pas", ce qui est n'est "pas une bonne chose", poursuit-il.

"La question posée est celle de savoir quelle sera l'ampleur du rebond qu'on peut attendre [maintenant] sur les troisième et quatrième trimestres", souligne pour sa part Philippe Waechter, chef économiste chez Natixis.
"Quels sont les facteurs qui vont permettre d'inverser la tendance et de retrouver des éléments de croissance qui permettront de tendre vers le 1,5% promis par le gouvernement?", s'interroge-t-il.

L'investissement au coeur des enjeux

Moteur traditionnel de croissance dans l'Hexagone, la consommation des ménages a stagné au deuxième trimestre, après avoir été dynamique [?] au premier (+1,2%).
Du fait du faible pouvoir d'achat des ménages et de leur défiance aux promesses incessantes, les dépenses de consommation alimentaires ont notamment nettement reculé, de 0,7%, après +0,4% sur les trois premiers mois de l'année. La consommation en services a quant à elle chuté à 0,1% contre +0,7%, "contrecoup après l'achat des billets de l'Euro 2016 de football au premier trimestre", ose-ton avancé, "et résultat de l'"infléchissement des dépenses en hébergement-restauration", détaille l'INSEE.

Les dépenses d'investissement ont pour leur part rechuté, de 0,4%, après avoir augmenté de 1,3% au premier trimestre. Dans le détail, celles des entreprises ont baissé de 0,2% et celles des administrations publiques de 1,7%.

"Il y a eu un effet de sur-amortissement fiscal, notamment du côté des entreprises, qui a pu beaucoup jouer", ose l'OCDE qui pointe la pression de l'impôt. Le mécanisme de déduction fiscale exceptionnelle sur les investissements productifs, qui devait prendre fin en avril, a finalement dû être prolongé, mais la décision a été prise tardivement, ce qui pourrait expliquer l'accélération des investissements au premier trimestre.

Pour Philippe Waechter, tout l'enjeu pour le reste de l'année va tourner autour de l'investissement. Brexit, attentats, élection présidentielle aux Etats-Unis..."tous ces phénomènes génèrent de l'incertitude et peuvent inciter les chefs d'entreprises à reporter leurs investissements", craint l'économiste qui occulte le déficit de confiance en l'exécutif.

Comme le reste, la production totale de biens et de services a aussi reculé (-0,2%). En particulier, "la production de biens manufacturés recule nettement (-1,0% après 0,0%), du fait principalement de la chute de la production dans les raffineries, affectées par des mouvements sociaux en mai et juin", souligne l'INSEE, direction, voire officine du ministère des Finances.

Secteur qui commençait tout juste à donner des signes de reprise, selon les experts militants, la construction a gravement baissé de 0,6%, après +0,3% au premier trimestre.

Avec notamment un net repli des importations en produits manufacturés et en hydrocarbures bruts, le commerce extérieur a en revanche contribué positivement au PIB, à hauteur de 0,3 point de PIB. 
Ce petit coup de l'économie internationale est un bienfait que Hollande et Valls ne pouvaient apporter tant ils s'entêtent dans une politique qui plombe toute initiative.  
La nouvelle poussée du chômage en juin confirme en outre que les socialistes ravis n'ont pas renoncé à porter des coups à notre économie. 

jeudi 24 décembre 2015

La France sort du top 20 des pays où il fait bon vivre

Fausse excuse donc que Daesh combattrait l''art de vivre à la française" 

La France recule à la 22e place du classement 2015 de l’ONU

Loin derrière l’Australie, l’Allemagne ou le Royaume-Uni,
la France est passée à la traîne de nombre de ses voisins où il fait en revanche réellement bon vivreTel est le principal enseignement du classement 2015 établi par l’Organisation des nations unies (ONU) sur la base de l’indice de développement humain

La France perd deux places par rapport à l’année dernière,
dépassée par les pays voisins que sont le Luxembourg et la Belgique. Les attentats de janvier, suscités par les agressions de l'islam par les dessinateurs de Charlie hebdo, puis en novembre, en représailles aux attaques de la France sur la Syrie, n’ont évidemment pas arrangé les choses. Sur le même thème, Paris avait chuté de la 20e à la 29e place dans le classement des 140 villes où il fait bon vivre.

Pour calculer cet indice,
l’ONU s’appuie notamment sur des données telles que l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’éducation, ou le revenu par habitant.



La Norvège en tête, les États-Unis reculent

Déclarée pays le plus pacifique du monde en 2007 par le Global Peace Index, c’est, pour la deuxième année consécutive, la Norvège qui occupe la plus haute marche du podium, devant l’Australie et la Suisse.

L'Europe est bien représentée, avec onze pays, dont la principauté du Liechtenstein (13e). A noter la grosse progression du Danemark, qui passe de la 10e à la 4e place. 


© DR

Les États-Unis de Barack Obama empruntent une trajectoire inverse, chutant de la 5ème à la 8ème place. La France, quant à elle, passe de la 20ème à la 22ème place, doublée par le Luxembourg et la Belgique. Une baisse d'autant plus marquante qu'en en 2005, la France figurait dans le top 10, et que dix ans plus tôt, l'ONU la classait au 2ème rang mondial des pays où il fait mieux vivre dans le monde. 


Une analyse de l'OCDE variait quelque peu, il y a seulement un mois

Les 34 pays membres de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques)
-des pays développés pour la plupart- ont ainsi été passés au crible sur un site Internet qui permet à tout un chacun de choisir ses critères, ainsi que leur importance pour mieux représenter ce qu'il considère comme participant à son bonheur, à son bien-être. Les critères de l'organisation retenus pour son indicateur du vivre mieux prennent au final en compte de la qualité du logement à la richesse en passant par le niveau d'éducation. 
Plus original et orienté, cet indicateur s'intéresse également au respect de l'environnement et à l'accès à l'eau potable ou encore à la solidarité au sein des sociétés et à l'égalité des genres.
1- Norvège; 2- Islande; 3- Suisse; 4- Australie; 5- USA; 6- Canada; 7- Suède; 8- Pays Bas; 9- Nouvelle Zélande; 10- Danemark.

La France avant-dernière au top 20 des pays où il fait bon vivre pour les jeunes

Les prioritaires dans la liste des engagements du candidat Hollande ne sont pas gâtés. En octobre 2015, le cercle de réflexion français Youthonomics a établi le palmarès des pays pro-jeunes. La Norvège et la Suisse occupent les premières places du classement tandis que la France n’apparaît qu’au 19e rang.

"Barrez-vous" avait déjà lancé aux jeunes Felix Marquardt,
communicant de luxe repenti, polémiste et faiseur de buzz, il il y a trois ans dans une tribune du quotidien Libération qui avait fait grand bruit.

Il récidive en 2015 et leur conseille où aller.
 
Le co-fondateur du think thank français Youthonomix a dévoilé, jeudi 8 octobre dernier le Global Index 2015, un tout nouveau classement des pays où il fait bon vivre lorsqu’on est jeune. L’ambition du cercle de réflexion: "replacer les jeunes au sommet de l’agenda global". Mauvaise nouvelle, la France ne fait pas partie du peloton de tête, loin de là: 
La France au 42e rang en terme d’emploi des jeunes protégés de Hollande et "aujourd’hui, les jeunes sont les nouveaux pauvres", selon l'enquête.
La solution, pour Felix Marquardt, c’est encore et toujours de partir à l’étranger. "Aujourd’hui, il y a trop de gens qui mangent sur le dos de la même bête, donc pour les jeunes, non seulement aller voir ailleurs est la seule chance de sauver la France, mais c’est aussi le seul moyen d’apprendre, de s’en sortir pour revenir plus tard en France".

Les États champions d’Europe du Nord sont totalement absents du Top 5 des pays où on est le plus optimiste.
C’est en Ouganda que les jeunes ont le plus confiance en leur avenir, suivi de la Côte d’Ivoire (2e), du Kenya (3e), du Mali (4e) et de l’Afrique du sud (5e). "Par définition, le ratio d’optimisme est calculé à partir de deux critères: les conditions actuelles des jeunes et les perspectives qu’ils peuvent avoir. Un pays qui garantit aujourd’hui de bonnes conditions de vie à ses jeunes a peu de chance d’être optimiste car il ne peut pas aller mieux", explique Felix Marquardt. "Les pays d’Afrique comme sont des pays où il y a une croissance importante et où les choses vont dans la bonne direction et parfois, on se rend compte qu’il vaut mieux être dans un pays où les choses sont difficiles mais où on a le sentiment qu’on peut aller dans la bonne direction plutôt que dans des pays où la vie est plus facile mais complètement bloqué".

jeudi 25 juin 2015

Chômage : nouvelle hausse forte de 0,5% en mai

La courbe du chômage ne faiblit toujours pas

Le nombre des demandeurs d'emploi (catégorie A) a encore progressé de 0,5%soit 16.200 chômeurs de plus au mois de mai. 

Leur nombre atteint le record de 3.552.200 dans la seule métropole. Mais le ministère du Travail raconte que cette hausse serait en grande partie due à des... difficultés rencontrées pour "actualiser" la situation des chômeurs ce mois-ci.

Après la très forte hausse du nombre des demandeurs d'emploi en avril (26.200 soit, 0,7%), la progression ne faiblit pas en mai avec 16.200 demandeurs d'emploi supplémentaires en catégorie "A" en France métropolitaine", soit une hausse de 0,5%. Ils sont maintenant 3.811.200, en comptant les Dom.
 
Si, cette fois, on n'exclut pas les catégories "B et C", le nombre des demandeurs d'emploi progresse de ... 1,3% en France métropolitaine (+ 69.000) pour atteindre 5.414.200 et même 5.717.900 en incluant les DOM. Un record absolu.

Des difficultés administratives

Mais, fait très rare, le ministère du Travail a lancé un avertissement pour expliquer cette progression. En voici le texte.
"Au mois de mai 2015, constatant que le nombre de demandeurs d'emploi ayant actualisé leur situation à la suite de la relance habituelle était sensiblement plus faible que d'ordinaire, Pôle emploi a procédé à deux relances supplémentaires.
Ces particularités de la période d'actualisation de mai 2015 ont contribué à la baisse inhabituellement forte des sorties de catégories A, B, C pour défaut d'actualisation (qui atteint 160 600 en mai 2015) et, par conséquent, à la hausse du nombre de
demandeurs d'emploi en catégories A, B, C enregistrées ce mois-ci. Par comparaison avec les évolutions passées, on estime que cet impact serait en mai 2015 de l'ordre de 28.000 à 38.000 sur le nombre de sorties de catégories A, B, C pour défaut d'actualisation"
En d'autres termes, les services de Pôle emploi ont eu des difficultés à connaître la situation des demandeurs d'emploi. 

Ils on donc fait deux relances, ce qui a conduit les demandeurs d'emploi a bien actualiser leur situation. Davantage que les mois ordinaires... Résultat, les services de Pôle emploi ont moins que d'habitude procédé à des "sorties de catégories" pour défaut d'actualisation. Les demandeurs d'emploi seraient donc restés inscrits dans leur catégorie en plus grand nombre qu'un mois ordinaire. C'est particulièrement vrai pour les catégories "B et C", celles où les demandeurs d'emploi ont exercé une activité réduite. Ce serait pour cette raison abracadabrantesque que le nombre des chômeurs inscrits dans ces catégories progresse fortement.

Ainsi, en l'absence de ces particularités de mai 2015, selon le ministre du Travail et si ma tante François Rebsamen en avait, la hausse du nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B, C en mai 2015 aurait été de l'ordre de 32.000 à 42 000, contre 69.600 observés et celle du nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A de l'ordre de 7.000 à 10. 000, contre +16. 200 observés. Il n'en reste pas moins vrai que, fait exceptionnel ou pas, que la courbe mensuelle du chômage continue de progresser... Et toutes les catégories d'âge sont concernées, y compris les jeunes, priorité du président.

Le mieux reste évidemment à venir, à la fin de l'année, à moins que...

Cependant, les pronostics de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de l'UNEDIC (assurance chômage) prévoient un "léger reflux du chômage" dans la seconde partie de l'année. Si jamais il est sensible...
VOIR et ENTENDRE Julien Dray dire "son sentiment" que "le tournant va avoir lieu à l'été", "sauf accidents internationaux graves" (au pluriel !)...
           
           
               
                    Chômage : 'Le tournant va avoir lieu à l'été', prédit Julien Dray sur wat.tv                
                   

A l'inverse, l'Institut national de la statistique (INSEE) - qui se réfère à une autre façon de comptabiliser le nombre des demandeurs d'emploi - estime qu'
il se stabilisera au niveau élevé de 10,1% en métropole fin 2015, proche du record de 10,4% atteint en 1997.

dimanche 17 mai 2015

Quotas pour les migrants : un projet qui ne fait pas l'unanimité

La France n'a pas d'Histoire commune avec la plupart des clandestins
Les immigrants clandestins s'imposent à l'Europe et 
l'Europe entend imposer le principe de solidarité à ses pays membres
Alors que la France est forcée d'adapter ses systèmes éducatif et social à l'afflux de clandestins qualifiés de 'migrants', la Commission européenne propose un plan d'actions pour gérer l’arrivée croissante d'immigrants. La France, qui débat actuellement de la réforme Peillon-Vallaud-Belkacem pour faire face aux difficultés de l'apprentissage des nouveaux venus dans les collèges, dans le même temps, s'épuise à créer de l'emploi pour ses propres ressortissants et une protection sociale pour tous. Le projet européen de quotas par pays se heurte donc à des problèmes d’organisation, mais aussi à l'exaspération générale de la population.

L’Union européenne redoute une recrudescence d'arrivées de bateaux de migrants en Italie ou en Grèce pendant l’été, comme c'est déjà le cas depuis le printemps. Cet afflux pousse les pays membres à chercher des solutions pour mieux répartir les réfugiés et soulager ces deux pays, mais aussi, à très court terme, les pays attractifs du fait de l'offre d'emplois ou de leur législation sociale. La mise en place de quotas de migrants par pays, bien que souhaitée par de nombreuses associations à vues courtes, n’a pas la faveur des pays soucieux du maintien de l'emploi, des salaires déjà tirés vers le bas, des aides sociales raréfiées, des conditions d'hébergement (logement, éducation, assistance sociale, etc) et donc du niveau de vie de leurs populations. Il n’est donc pas certain que la solidarité voulue par la Commission européenne puisse aboutir sans dommages pour les accueillants.

Pour l'ancien premier pays colonial, c'est non à Londres

La Grande-Bretagne est membre de l'Union Européenne seulement quand ça l'arrange. Les Britanniques ont annoncé qu'ils ne participeront pas à la politique de redistribution des réfugiés entre les pays de l'Union européenne. Le nouveau gouvernement du Premier ministre britannique David Cameron a fait savoir qu'il ferait jouer son droit de retrait, alors que la France s'est d'ores et déjà dite favorable à une telle charge sur les Français. "Nous ne participerons à une réglementation qui imposerait un système contraignant de redistribution ou de relocation", a prévenu la ministre de l'Intérieur, une femme de celles qui devaient apporter un regard nouveau et humaniser la vie politique... Londres a dit vouloir privilégier la lutte contre les réseaux de trafiquants.

Le premier ministre Hongrois,
Viktor Orban, a quant à lui qualifié "d’idée folle", cette redistribution européenne envisagée.

Inégalité européenne: obligation pour certains pays, volontariat pour d'autres

L’organisation européenne ajoute ses propres freins aux réticences et oppositions nationales. En matière d’asile et d’immigration, la Grande-Bretagne, l’Irlande disposent d’une option de retrait.  Il faut ajouter le Danemark dont les socialistes vantent par ailleurs les performances...  Ces pays n’ont donc aucune obligation. S'ils se montraient solidaires de l'Europe, ce serait sur la base du volontariat.

Le principe des quotas réclamé par l’Italie est soutenu par l’Allemagne et la France, mais ces deux pays manifestent des réserves sur le caractère obligatoire des futures mesures pour les 28 pays membres de l’Union européenne.
La Commission européenne pourrait donc se tourner vers des mesures provisoires, afin de régler l’urgence des vagues de migrants qui imposent leur présence aux pays démocratiques.

La France n'a pas vocation à accueillir toute la misère du monde

La France est devenue terre d'immigration dans sa période de développement industriel
en première moitié du XIXème siècle. Les immigrés étaient alors originaires des pays européens voisins, de culture chrétienne identique. 

Les mouvements d'indépendance nationale d'après guerre ont provoqué les premiers flux migratoires incontrôlés vers l'Europe. Jusque vers les années 1970, l'immigration fut surtout économique, masculine et principalement limitée à cinq origines: Espagne, Italie et Portugal, voire Pologne, ainsi qu'Algérie et Maroc, du fait de liens historiques. L'immigration se diversifia ensuite et fut de plus en plus caractérisé par l'arrivée de femmes et d'enfants au nom du rapprochement familial, migration familiale qui inclut l'installation définitive en France. Les enfants nés en France obtiennent de facto la nationalité française, ont accès à l'école de la République et bénéficient des mêmes avantages sociaux. 
Puis, l'origine de l'immigration s'est élargie: en 1975, 70 % des immigrés provenaient de cinq pays. Or, cette part n'est plus que de 47 % en 2009. La migration en provenance des pays d'Afrique hors Maghreb, de Turquie ou d'Asie a fortement augmenté. En 2009, les deux tiers des immigrés vivant en France sont natifs de pays hors Union européenne à 27.

Depuis les troubles occasionnés par le "printemps arabe" au Proche-Orient, les rivalités religieuses entre musulmans sunnites (dominants) et chiites (Iran, Irak, notamment) sont demandeurs d'asile a priori politique, mais plutôt religieux, clairement intéressés par un genre de vie dégagé des contraintes islamistes imposées par al-Qaïda ou Daesh (et autres groupes sectaires affiliés ou non) et les Salafistes intégristes (comme on dit 'islamistes radicaux' !).
Les immigrés sont de plus en plus souvent diplômés du supérieur, faisant craindre une infiltration des pays d'accueil, même s'ils restent particulièrement nombreux à n'avoir aucun diplôme. Le niveau d'instruction s'élève une fois en France, quelle que soit l'origine. La part des immigrés dans la population active est supérieure à la moyenne nationale en Ile-de-France, dans les régions du Nord-Pas-de-Calais, du Sud-Est et en Alsace, terreaux du FN. Les immigrés sont particulièrement présents dans des secteurs d'activité comme la construction et certaines activités du tertiaire.
Chiffres de janvier 2015:
diffusion à travers l'Union européenne

En 2009, au bas mot, 3,8 millions d'étrangers résident en France, soit 5,9 % de la population totale. En 2011, 115.000 personnes ont acquis la nationalité française, quand ils en ont fait la demande, ce qui est très inférieur au niveau moyen des dix années précédentes. La majeure partie de ces acquisitions sont réalisées essentiellement dans le cadre de la naturalisation. Les acquérants de la nationalité française viennent en grande majorité d'Afrique (francophone ou non), puis d'Asie et d'Europe nouvelle (Serbie et Croatie, Estonie et Lituanie, Macédoine et Albanie, Roumanie, etc). Les quatre principaux pays sont l'Algérie, le Maroc, la Tunisie et la Turquie avec la moitié des acquisitions.
En 2011, 33,3 millions de ressortissants étrangers vivent dans les États membres de l'Union européenne à 27, soit 6,6 % de la population totale de ces États. En 2011, les États membres ont accordé la protection à 84.100 demandeurs d'asile. Plus des trois-quarts de ces décisions ont été prises au Royaume-Uni, en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et en Italie. Les groupes les plus importants sont de nationalité afghane, irakienne et somalienne.

En déstabilisant le Proche-Orient à partir de décembre 2010, les "printemps arabes" ont poussé les populations arabes vers l'Europe. Les migrations internationales continuent d’augmenter malgré la crise économique et financière en Europe. Toutefois, le nombre total de migrants a ralenti sa progression depuis 2007. En 2013, le nombre de migrants internationaux nés dans un pays du Sud mais vivant actuellement dans un pays du Nord ('migration Sud-Nord') est équivalent au nombre de migrants nés dans un pays du Sud et resté à vivre dans un pays du Sud ('migration Sud-Sud'). La part des femmes parmi les migrants allait de 52 % au Nord et à seulement 43 % au Sud, en 2013. Sur dix migrants internationaux venus du Sud et âgés de moins de 20 ans, six résidaient dans les régions en développement.
VOIR et ENTENDRE le témoignage du président de France, terre d'asile


En 2010-11, dans les pays de l’OCDE, il y avait 7.1 millions de chômeurs nés à l’étranger,
soit un taux de chômage moyen de 11.6 %. Les taux d’émigration vers les pays de l’OCDE étaient en augmentation, notamment pour l’Europe, l’Amérique latine et les Caraïbes. Les taux d’émigration des hautement qualifiés dépassaient les taux globaux pour la plupart des pays d’origine, reflétant la nature sélective des migrations et le niveau de revenus nécessaire à l'immigration clandestine et au droits de passage exigés par les trafiquants. Parmi les diplômés de l’enseignement 'tertiaire' nés en Afrique, un sur neuf vivait dans un pays de l’OCDE en 2010-11. Les chiffres correspondants pour l’Amérique latine et les Caraïbes et pour l’Asie sont respectivement un sur 13 et un sur 30. Le risque de fuite des cerveaux est particulièrement prononcé dans les pays peu peuplés et les états insulaires.

Pendant la période 2000-10, avant que la crise économique et financière n'impacte l'Europe, le nombre total de migrants a crû deux fois plus vite qu’au cours de la décennie précédente. Alors que la part des migrants internationaux dans la population totale continue d’augmenter dans le Nord, elle reste stable dans le Sud. En 2013, l’effectif de migrants internationaux représente près de 11 % de la population totale des pays développés, contre moins de 9 % en 2000.  Environ la moitié des migrants internationaux résident dans dix pays. En 2013, les États-Unis accueillent le plus grand nombre de migrants internationaux (45.8 millions, soit 20 % du total), suivis par la Fédération de Russie (11 millions), l’Allemagne (9.8 millions pour 80,6 millions d'habitants), l’Arabie saoudite (9.1 millions), les Émirats Arabes Unis et le Royaume-Uni (7.8 millions chacun, pour 64 millions d'habitants au Royaume Uni), la France (7.5 millions pour 66 millions d'habitants), le Canada (7.3 millions), l’Australie et l’Espagne (6.5 millions chacune). Les effectifs de migrants ont progressé dans une large majorité de pays. Entre 2000 et 2013, ils ont augmenté dans 165 pays ou territoires.

Dans la zone OCDE, la moitié des migrants proviennent de 16 pays seulement. Le Mexique était en tête de liste avec 11 millions de migrants, suivi de la Chine (3.8 millions), du Royaume-Uni (3.5 millions), de l’Inde (3.4 millions), de la Pologne (3.2 millions) et de l’Allemagne (3.2 millions). Les Philippines, la Roumanie et le Maroc, suivis du Vietnam et de l’Algérie sont les principaux pays d’origine hors OCDE. Un migrant sur sept a migré au cours des cinq dernières années.

La France est le 15e pays d'accueil d'immigrants sur les 34 pays de l'OCDE en 2010. Le Chili est devenu membre de l'OCDE le 11 janvier 2010. L’Estonie et la Slovénie sont admises le 27 mai 2010, ainsi qu'Israël, le même jour.
Au pays des libertés, des droits de l'Homme et du droit d'asile, le chiffre des entrées de clandestins en France reste tabou. Les associations font de la rétention d'information en pensant sauvegarder leur activité et seul le CRAN est favorable à la communication des statistiques ethniques. Qu'ont-ils fait de l' "effet Charlie" sur la liberté d'expression -et de savoir ? A-t-il jamais existé ?