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jeudi 16 janvier 2020

Macron gratte encore 0,25% sur le Livret A

"Ce n'est pas un choix contre les classes populaires", affirme la porte-parole du gouvernement

"C'est un choix fait en cohérence avec l'activité économique", raconte Sibeth Ndiaye.

Alors, elle nous aurait menti ?
Et elle n'a pas encore été entartée ?
Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a annoncé mercredi 15 janvier  la baisse du taux du Livret A de 0,75% à 0,5%. "Le choix qui a été fait n'est pas un choix contre les classes populaires, c'est un choix fait en cohérence avec l'activité économique", a assuré jeudi 16 janvier sur France Inter la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, spécialiste du foutage de gueule.

L'épargne doit être "utile"

Madame Michu apprend à ses dépens qu'elle n'est pas faite pour rapporter aux gens. Ndiaye lui assure que le Livret A "n'est pas l'épargne des plus modestes, c'est plutôt le Livret d'Epargne Populaire et nous souhaitons en renforcer l'accès". Sibeth Ndiaye explique à ceux qui ne comprennent rien qu'il faut que l'épargne soit "utile, pour qu'elle puisse être investie dans des secteurs de l'économie où on a besoin de booster les choses". Y suffira-t-elle et à quoi Macron et Le Maire vont-ils ensuite s'attaquer ?

Il aurait été "irresponsable et incohérent" de maintenir ce taux à 0,75% par rapport à "notre politique de diversification des placements" et aux "milliers de Français qui attendent un logement social", a asséné mercredi le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, dans les pages du quotidien Le Parisien-Aujourd'hui en France.

La vignette automobile devait, elle aussi, être utile : aux vieux, pardon, aux seniors... Or, on sait aujourd'hui que les anciens sont non seulement inutiles, mais coûteux... Il faut les réduire.

vendredi 21 septembre 2018

Peur de l'austérité: la croissance du 2e trimestre confirmée faible à 0,2%


Le pouvoir d'achat des Français n'a aucune chance de se redresser

Le rythme de croissance reste inchangé depuis le début de l'année

Les retraités sont moins concernés que les actifs : ils ne sont que 37 % à redouter de tomber dans la pauvreté, contre 60 % de ceux qui travaillent (Illustration).

La croissance de l’économie française au 2e trimestre a stagné à 0,2%, le même rythme que sur les trois premiers mois de l’année, a confirmé vendredi l’INSEE, leur niveau de pouvoir d’achat n'a donc pas incité les ménages à consommer davantage.

Au 30 juin, l’acquis de croissance pour l’ensemble de 2018 s’établit à 1,3%, à savoir l’évolution du PIB, si l’activité stagnait complètement au deuxième semestre, comme dans les deux précédentes estimations fournies par l’institut statistique, sans amélioration.

A ce niveau bas, l’objectif d’une croissance annuelle moyenne de 1,7% cette année paraît compliqué à atteindre : à moins d’une très forte accélération en fin d’année, le gouvernement s'y est résigné, après avoir envisagé au printemps de la voir monter jusqu’à 2,0%.

La Banque de France et l’OCDE viennent d'ailleurs de revoir leurs prévisions respectives  2018 à 1,6%.

Les composantes de la croissance du 2e trimestre sont quasiment inchangées
Elles restent identiques à la précédente estimation publiée fin août, à savoir 0,2 point provenant de la demande intérieure et 0,2 point de la variation des stocks des entreprises, la contribution du commerce extérieur étant négative à hauteur de 0,2 point.
Les trois mois du printemps ont bien été marqués par une reprise de l’investissement des entreprises (+1,2%), après sa quasi-stagnation (+0,1%) du premier trimestre.

Mais un pouvoir d'achat en berne a produit une consommation des ménages en baisse (-0,1%), une première depuis l’automne 2016. Outre le manque d'incitation des ménages, l'INSEE incrimine les grèves dans les transports (SNCF et Air France) - sans pour autant mettre en cause la réforme SNCF - qui ont affecté les dépenses de services, et l’impact de la météo clémente sur les achats d’énergie.
Les tarifs du gaz ont d'ailleurs été augmentés de 0,2% en août (la Commission de régulation de l’énergie a en revanche "recommandé" de réduire ceux de l'électricité de 0,5 % pour les ménages, tout en augmentant de 1,1 % pour les petits professionnels), tandis que les prix du gazole ne cessent de progresser pour tous.
Au final, la peur des Français dans leur avenir se répercute dans le gel de la croissance

L'INSEE avance une raison politique à ce rebond. L'officine de Bercy fait valoir que le pouvoir d’achat de certains Français s’est nettement repris (+0,7%), après sa forte baisse (-0,5%) du premier trimestre qui tenait notamment à la hausse de la fiscalité (CSG et carburants) et à l’inflation. 
La baisse des impôts sur le revenu et le patrimoine, principalement due au remplacement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), et une hausse des prix moins marquée dans le sillage de la facture énergétique.

Les évolutions opposées de la consommation et du pouvoir d’achat ont débouché sur un bond de 0,6 point du taux d’épargne des ménages qui, à 14,3%, retrouve son niveau de fin 2017. Début juillet 2018, Le Point indiquait qu'un sondage IFOP révélait que 55 % des Français ont plus peur que par le passé de tomber dans le dénuement.

Le taux de marge des entreprise, quant à lui, dégradé de 0,5 point, à 31,5%. Il accuse les effets négatifs d’un recul des gains de productivité, d’un léger rebond des salaires réels et de la poursuite de la dégradation des termes de l’échange, raconte l’INSEE.

Par ailleurs, le déficit des administrations publiques a "légèrement" augmenté au deuxième trimestre, selon l'INSEE qui évite d'évoquer des taux cumulés, 2,5% du PIB après 2,4% à fin mars.
Matière à commentaires de "fact-checkers", s'ils cessaient de viser (exclusivement) les réseaux sociaux...

lundi 1 janvier 2018

Ce qui change à partir du 1er janvier 2018

Des hausses, parmi les nombreuses nouveautés qui entrent en vigueur au 1er janvier 2018…. 

Une majorité de Français a-t-elle voté pour ça ? 

Nouveau gouvernement et nouveau budget obligent, de nombreux changements sont obligatoires en ce début d’année : santé, transport, pouvoir d’achat, immobilier…

Nouvelles obligations vaccinales 
De trois, le nombre de vaccins obligatoires passe à onze pour les "jeunes enfants" (!) qui naîtront à partir du 1er janvier 2018. Aux trois vaccins infantiles d’ores et déjà obligatoires en France (diphtérie, tétanos et poliomyélite, soit le vaccin du DTP), viennent donc s’ajouter huit autres vaccins auparavant seulement recommandés : coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C. Ces onze vaccins seront indispensables pour une admission en collectivité (crèche, école…). Les parents récalcitrants ne seront toutefois pas sanctionnés pour défaut de vaccination. Dans les faits, 70 % des enfants reçoivent déjà ces vaccins. 

Hausse de deux euros du forfait hospitalier 
C’était une des mesures les plus décriées du projet de budget 2018 de la sécurité sociale : à compter du 1er janvier, le forfait hospitalier destiné à financer les frais d’hébergement des patients, passera de 18 à 20 euros et de 13,5 euros à 15 euros pour les séjours en psychiatrie. 
Cette augmentation – qui doit renforcer les budgets des hôpitaux de 200 millions d’euros - est "équivalente" à l’inflation constatée depuis 2010, date de sa dernière revalorisation, a insisté le gouvernement. Elle sera prise en charge par les complémentaires santé pour ceux qui en disposent : les mutuelles ne manqueront pas de facturer ces hausses sur les cotisations... 

Big-bang des amendes de stationnement 
Préparez vous au big-bang dans la lutte contre le stationnement sauvage : exit les contraventions, place au "forfait post-stationnement" (FPS) : à partir du 1er janvier, ce sont les villes qui fixeront elles-mêmes le tarif du stationnement, ainsi que le montant du forfait remplaçant l’amende, les infractions étant désormais dépénalisées. 
Et gare aux mauvaises surprises : "oublier" de payer le parcmètre pourra vous coûter 60 euros dans l’hypercentre de Lyon et 50 euros dans les rues du 1er au 11e arrondissement de Paris

Image associéeFlambée des tarifs réglementés du gaz 
Une mauvaise nouvelle pour le portefeuille. Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France, enregistreront une augmentation de 6,9% en moyenne dès janvier - malgré la période hivernale - du fait notamment de la hausse d'une taxe. 

Résultat de recherche d'images pour "Hausse 1er janvier 2018"Hausse de la fiscalité des carburants 
Comme prévu dans le projet de loi de finances 2018 (ce qui change tout !), la taxation du diesel et de l’essence va bondir à partir de janvier. Résultat : les prix à la pompe augmenteront de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence. Le gouvernement entend aligner la fiscalité du gazole sur celle de l'essence d'ici 2021. 

Généralisation du "chèque énergie" 
C’était l’un des quatre coups de pouce en faveur des particuliers dévoilés par Nicolas Hulot pour mettre en œuvre son "plan climat" : à partir du 1er janvier, " le chèque énergie", expérimenté depuis 2016 dans quatre départements, sera étendu à tout le pays et versé désormais automatiquement. Le dispositif, qui vise à aider les ménages aux revenus très bas (moins de 7.500 euros annuels pour une personne seule ou 16.100 euros pour un couple avec deux enfants) à payer leur facture d’énergie (gaz, électricité, fioul, bois…) viendra ainsi remplacer les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz. Versé au printemps, il devrait atteindre en moyenne 150 euros en 2018 et bénéficier à quatre millions de personnes. 

Une nouvelle prime à la casse automobile 
Autre mesure du phare du Plan Climat promu par Nicolas Hulot : la "prime à la reconversion". A partir du 1er janvier, le gouvernement va offrir  redistribuer 1.000 à 2.000 euros aux automobilistes vendant leur vieille voiture (avant 1997 pour les modèles essence, 2001 ou 2006 pour les diesel) pour en acheter une récente. Une prime qui atteindra 2.500 euros pour l’achat d’un modèle électrique. Objectif : sortir 100.000 véhicules polluants du parc en 2018. 

Plan de mobilité dans les entreprises 
A compter du 1er janvier, les entreprises de plus de 100 personnes auront à présenter un "plan de mobilité" (PDE) "pour améliorer la mobilité de son personnel et encourager l’utilisation des transports en commun et le recours au covoiturage". Prévu par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, ce PDE peut ainsi comporter des mesures sur "la promotion du vélo (mise en place d’un stationnement sécurisé, mise à disposition d’un local vélo proposant quelques outils et services, ainsi que des douches pour les cyclistes…)" ou "l’encouragement à l’utilisation des transports publics" ou encore "l’aménagement des horaires de travail : répartition des heures d’arrivée et de départ des salariés en fonction de leurs souhaits et des besoins de l’entreprise…," détaille l’ADEME sur son site. 

Hausse du Smic et baisse des cotisations salariales 
Résultat de recherche d'images pour "Hausse 1er janvier 2018"Bonne nouvelle pour les salariés les moins bien rémunérés. Le Smic augmentera de 1,24 % au 1er janvier 2018, sans coup de pouce, ce qui le fait passer de 9,76 à 9,88 euros brut de l’heure. Concrètement, un salarié au Smic touchera 20 euros de plus par mois de janvier à septembre, puis 35 euros de plus par mois à partir d’octobre grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie. Tous les salariés profiteront de cette suppression de cotisations (-3,15 %). 

En revanche, la CSG augmentera de 1,7 point pour l'ensemble des Français. 

Généralisation du bulletin de paie simplifié 
L’expérimentation a été probante : après une phase de test en 2016 dans dix entreprises volontaires, près de 9 salariés sur 10 se sont déclarés "satisfaits" du bulletin de paie clarifié, selon un rapport remis en février au gouvernement. Résultat, après avoir été rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2017 pour les entreprises d’au moins 300 salariés, le bulletin de paie simplifié va être généralisé à toutes les entreprises à compter du 1er janvier. Dans le détail, le nouveau modèle de fiche de paie regroupe notamment "les cotisations salariales et patronales par risque couvert avec des libellés spécifiques : maladie, accident du travail, retraite, assurance chômage " et "fait aussi apparaître le montant total des allégements de cotisations, comme l’exonération totale des cotisations versées à l’Urssaf (hors cotisations chômage) pour les salaires", précise le site service-public-pro.fr 

Un prélèvement forfaitaire unique sur l’épargne 
A compter du 1er janvier, un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% (incluant les prélèvements sociaux) est mis en place sur l’ensemble des revenus issus de produits d’épargne (rémunérations ou opérations de cession) : actions, obligations… Cette nouvelle fiscalité ne s’appliquera toutefois pas aux livrets réglementés (Livret A, LLDS), aux PEA (épargne en actions), aux plans épargne logement (PEL) ouverts avant 2018 ou aux contrats d’assurance-vie de moins de 150.000 euros et gardés plus de huit ans. 
Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir de janvier y seront donc soumis. 

Coup d’envoi de la réforme du statut des indépendants 
C’est le cœur de la réforme du statut des indépendants dévoilée le 5 septembre par le chef du gouvernement Edouard Philippe. Les indépendants vont voir leur régime social progressivement intégré au régime général et bénéficieront de deux baisses de cotisations (-2,15 points sur les cotisations famille, et exonération accrue des cotisations d’assurance maladie et maternité). 

Deux nouveaux diagnostics pour les locations 
Nouvelles obligations pour les propriétaires qui souhaitent louer leur logement vide ou meublé : à partir 1er janvier, deux nouveaux diagnostics concernant les installations d’électricité et de gaz devront être réalisés par un professionnel accrédité et annexé au contrat de location du locataire. Appliquée depuis le 1er juillet aux immeubles antérieurs à 1975, cette obligation sera étendue à tous les logements dont l’installation du gaz ou d’électricité a plus de 15 ans ou dont le dernier certificat de conformité date de plus de 15 ans. Tous les détails sont disponibles sur le site de l’Institut national de la consommation (INC). 

Une (légère) baisse du prix du tabac 
Les prix de certains paquets de cigarettes, comme Camel et Winston, baisseront de 20 centimes le 2 janvier à la suite d'ajustements des fabricants, en attendant la hausse de 1,10 euro prévue en mars par le gouvernement. "Le prix moyen du paquet de 20 cigarettes est en léger recul, de 5 centimes d’euros, après une augmentation de 30 centimes depuis le 13 novembre. L’augmentation des prix des produits du tabac depuis le 12 novembre est donc de 25 centimes d’euros. Deux tiers des paquets de 20 cigarettes conserveront un prix égal ou supérieur à 7 euros. Les prix homologués des paquets de 20 cigarettes s’établissent de 6,70 euros à 8,10 euros » précisent les douanes dans un communiqué. 

Hausse du prix du timbre
La Poste va augmenter ses tarifs de 4,7% en moyenne à partir du 1er janvier prochain. Le prix du timbre rouge va ainsi passer de 85 centimes à 95 centimes.

mardi 1 août 2017

Electricité, gaz, livret A : ce qui change au 1er août 2017

Hausse des tarifs d’électricité, baisse de ceux du gaz, maintien (!) du taux du livret A...

Hausse du prix de l'électricité

Les tarifs réglementés de l’électricité, appliqués par EDF à 27 millions de foyers, subissent une hausse de 1,7 %
, comme l’avait proposé en juin la Commission de régulation de l’énergie (CRE), avant les élections. D’après elle, cette augmentation reportée est maintenant nécessaire afin de rattraper "les montants liés à l’insuffisance des tarifs au titre de l’année 2012", autre année électorale. 

Les tarifs d’électricité sont révisés tous les ans au 1er août. Ils sont calculés en additionnant les coûts de l’énergie, de l’acheminement et de la commercialisation de l’électricité. 

Le prix du gaz diminue


A partir du mois d’août, les tarifs du gaz baissent de 0,8 %, en moyenne
, selon la CRE. Dans le détail, les tarifs reculent de 0,8 % pour les trois millions de foyers qui se chauffent au gaz, de 0,5 % pour ceux qui l’utilisent pour la cuisson et l’eau chaude, et de 0,3 % pour ceux qui ne s’en servent que pour la cuisson.
"Les tarifs réglementés ont baissé de 20,5 % depuis le 1er janvier 2014, reflétant le recul des cours", clame la CRE, une autorité administrative qui nos est présentée comme indépendante, mais dont l'actuel président, Jean-François Carenco, 65 ans, était préfet de la région Ile-de-France et de Paris de 2015 à 2017 et son prédécesseur militait à l'UDF...

Le passe Navigo 
augmentera de 2,20 € 


Abonnement aux transports franciliens, le passe Navigo passe de 73 à 75,20 €. 
C'est toujours l'héritage de la gestion du socialiste Jean-Paul Huchon qui a repoussé les dépenses de modernisation des réseaux.

Le syndicat des transports d’Île-de-France (STIF), présidé par Valérie Pécresse, justifie cette hausse par "une augmentation récurrente des besoins de financement de l’ordre de 3 % par an". 
Le prix du ticket de métro à l’unité reste fixe (1,90 euro), alors que le prix du carnet de 10 tickets augmente de 40 centimes, passant de 14,50 € à 14,90 €.

 Le taux du livret A stagne 

Le taux du livret A est maintenu à 0,75 %malgré un plus bas niveau historique. Comme précédent s'agissant de la CRE, le gouvernement se réfugie derrière les recommandations de la Banque de France
propriété de l'État depuis le 1er janvier 1946, lors de sa nationalisation par le général de Gaulle.
Elle préconise, "dans une optique de stabilité" (c'est bien le problème : le gel de son taux dure depuis deux ans, le 1er août 2015), de ne pas suivre la formule de calcul théorique. 

D’après la Banque de France, le taux du livret A aurait dû remonter à 1 %. Le livret A bénéficie, depuis le début de l’année, d’une dynamique favorable. En juin, les dépôts sur ce placement ont une nouvelle fois dépassé les retraits, à hauteur de 840 millions d’euros, selon des données publiées par la Caisse des dépôts.

jeudi 14 juillet 2016

Hold-up de Hollande sur l'épargne des Français

L'Etat va faire main basse sur plusieurs milliards d’épargne

Une nouvelle loi a permis de retrouver les héritiers de contrats dont les bénéficiaires sont inconnus. 

Plusieurs milliards d’euros ont ainsi refait surface, début janvier 2016. Et, dans l’histoire, le gros gagnant, c'est l’Etat. Pourtant, si l'Etat c'est le peuple, les Français n'ont rien touché ! Le président exemplaire prétend pourtant être un brave homme qui restitue aux héritiers l'épargne qui n'a pas fait l'objet d'une succession. 
Près de 4 milliards d'euros dorment sur des comptes bancaires ou des contrats d'assurance-vie dans les établissements financiers parce que leurs titulaires sont décédés et que les héritiers ignorent leur existence.
Il y a ainsi des centaines de milliers de comptes bancaires et d'assurances-vie dont les souscripteurs ne se sont pas manifestés depuis des années, pour la bonne et simple raison qu'ils sont morts. Quant aux héritiers, ils ignorent, pour la plupart, l’existence de ces héritages potentiels. Jusqu'alors, ces sommes –que les professionnels appellent "contrats en déshérence"- étaient conservées tel quel, sans que les banquiers ni les assureurs ne s'en émeuvent. Cette épargne gonflait leurs bilans et contribuait à arrondir les profits de ces établissements financiers. Car non seulement ces financiers ne rémunéraient plus cette épargne, mais en plus, ils prélevaient des "frais" annuels, qui dans certains cas ont pu grignoter jusqu’à 40% des encours déposés par le défunt souscripteur initial… Jusqu'à épuisement du compte.

Depuis le 1er janvier, Bercy fait main basse sur ces sommes en déshérence

Le secrétaire d'État au Budget a fait votée cette loi en juin 2014. 
Christian Eckert oblige les assureurs à créer un fichier (Ficovi) qui recensera les contrats d'assurance-vie et à rechercher activement les héritiers de leurs souscripteurs.   
La loi oblige les banquiers et les assureurs à recenser, chaque année, l'ensemble des contrats d'assurance vie non réclamés et des comptes inactifs. Une fois par an, ils doivent également consulter le Registre national d'identification des personnes physiques (RNIPP) pour déterminer si un de leurs clients est décédé.
Une politique de spoliation profitant au gouvernement
Jusqu’à aujourd’hui, il était en effet impossible de savoir si on avait hérité d’un contrat, à moins que le souscripteur n’ait laissé des instructions à sa famille à son notaire ou à son assureur, ce qui est rarement le cas. Du coup, assureurs et notaires doivent parfois avoir recours aux services d’enquêteurs et de généalogistes (en lui adressant un mandat de recherche d'héritier, contre de lourds honoraires) pour rechercher les héritiers, bien qu'ils disposent toutefois du RNIPP (cf. ci-dessus)
Vianney Paris, PDG de Ségur, une société de généalogie, a par exemple récemment retrouvé Emilie. "Cette jeune femme" explique-t-il, "ignorait qu’un ami de sa mère, décédée depuis longtemps, avait souscrit un contrat en sa faveur. Je l’ai retrouvée grâce au fichier des entreprises. Elle venait d’en créer une. Elle a touché, grâce à cet héritage, 68.000 euros, qu’elle a investis aussitôt en matériel professionnel." 

Epargner, ça maintient la forme ! 

Banquiers et assureurs ont toujours soutenu qu’il s’agit là d’un phénomène très marginal. Un peu d’arithmétique élémentaire suffit néanmoins à comprendre qu’il n’en est rien. L'Institut national de la Statistique (INSEE) dénombre 20.000 centenaires en France. Or, en 2013, la Cour des comptes notait, elle,  que 674.000 Français de plus de 100 ans disposaient d'un compte bancaire. Les clients centenaires vivants sont donc plus de trente fois moins nombreux que les fichiers d'assurance-vie ouverts auprès des banques. En effectuant la même opération sur les contrats d’assurance-vie non réclamées, on arrive à un total de plus de 1,5 million de comptes et contrats inactifs dans les établissements financiers. "La cour des Comptes [sous-]estimait à environ 3 milliards d’euros l’encours des seuls contrats d’assurance-vie en déshérence, explique Vianney Paris.
 
Or, il faut encore y "ajouter les comptes bancaires, les bons de caisse et les livrets, sans compter les assurances-vie souscrites auprès de compagnie étrangères…" Au total, les spécialistes estiment que les sommes en jeu devraient dépasser les dix milliards d’euros. 

De grands assureurs à l’amende 
En principe, les établissements détenteurs des comptes sont tenus d'effectuer toute vérification utile de l'existence réelle de leurs souscripteurs et, dans la négative, de clore les comptes pour transmettre les sommes à leurs descendants. "Ce n’est pas facile", reconnaît Gérald Loobruyck, directeur du courtier en assurances Magnolia, "car les clients sont de plus en plus mobiles alors que beaucoup de produits d’épargne, dont les assurances-vie, ne sont pas transférables d’un établissement à l’autre…" 

Or, ni les banquiers, ni les assureurs ne font preuve de zèle pour retrouver les bénéficiaires... Au point que le gendarme du secteur, l’ACPR (autorité de contrôle prudentiel et de résolution) s’en est ému et a sanctionné plusieurs grandes compagnies pour "insuffisance de recherche" d’assurés décédés: au cours des deux dernières années, Allianz a écopé de 50 millions d’euros d’amende (c’est le record de celles qu’a infligé l’ACPR), la CNP de 40 millions, Cardif (filiale de BNP Paribas) de 10 millions et Groupama de 3 millions d'euros d'amende. 
D’autres ont joué le jeu et mis en place des structures appropriées. C’est le cas, par exemple, d’Axa, qui a créé des plateformes dédiées, mobilisant au total plusieurs centaines de personnes, pour croiser les données, éplucher les archives les plus anciennes du groupe et réaliser de véritables enquêtes de proximité pour retracer les souscripteurs disparus ou leurs héritiers. "Nous avons aujourd’hui réglé 80% de notre stock de contrats en déshérence et d’ici fin juin, nous espérons bien avoir résolu la totalité des cas", indique le directeur de ce programme pilote, Jean-Yves Calvo. Le lobby bancaire Axa sera donc moins concerné que d’autres compagnies par la nouvelle loi Eckert. 

La loi Eckert oblige les assureurs à tenir un registre de leurs contrats, le FICOVI, et à recenser les contrats inactifs de leurs portefeuilles. Puis à les comparer au Registre national d'identification des personnes physiques (RNIPP), mis à jour par l'Insee.
 
Les assureurs devront désormais rémunérer ces contrats inactifs non réclamés et ne pourront plus prendre de frais, ce qui devrait d’autant plus les inciter à obtempérer.  

Mais, bizarrement, ces nouvelles contraintes ne concernent que les contrats d’assurance-vie et laissent de côté les autres formes de comptes (livrets, comptes courants et coffres de banque). "Ne pas obliger les banquiers à faire les mêmes recherches que les assureurs, c’est un peu fort !"s’insurge Vincent Chauveau, notaire et président du mouvement civique 'le Conseil du Coin'. De fait, selon que leur parent aura souscrit une assurance ou déposé sur un compte, les héritiers ne peuvent donc pas profiter de la même façon de la nouvelle loi Eckert… 

Le seul assuré par la loi de faire une bonne opération , c'est... l’Etat. 

Christian Eckert, jamais à court d’idées pour dénicher des recettes publiques, a veillé à ce que sa loi prévoie que les encours des contrats restés inactifs plus de dix ans et sans bénéficiaire déclaré soient versés à la Caisse des Dépôts et Consignation. Puis, après dix nouvelles années de conservation, versés directement au …budget de l’Etat. Cela pourrait représenter plusieurs centaines de millions chaque année. 

"Ce petit manège pourra durer quelques années, le temps d’épurer le stock. Cela revient à dire que l’Administration fera là, en quelque sorte, les poches des morts !", s’indigne un assureur. Ironiquement, ce genre de tours de passe-passe est précisément surnommé, par les spécialistes des questions budgétaires, des… "recettes de poche"...
Pour payer les 10.000 euros mensuels du coiffeur particulier de Hollande, président socialiste exemplaire.
 

jeudi 31 juillet 2014

Plus de la moitié des Français va renoncer au livret A

Une épargne de moins en moins populaire
Le taux de rémunération du livret A va encore baisser
Il va tomber de 1,25% à 1% à compter du 1er août, un plus bas historique, conséquence de l'incapacité des gouvernements socialistes successifs à combattre la déflation en France

51% des Français souhaitent donc trouver une autre solution de placement de leurs économies. Interrogés sur leurs intentions de placement dans les mois à venir par l'Ifop,

10% des Français épargneront moins 

10% pensent consommer davantage et laisser moins de place à l'épargne, tandis que seulement  49% déclarent ne pas vouloir modifier leurs habitudes de placements, selon un sondage Ifop sur leurs intentions de placement dans les mois à venir.

Un précédent sondage Ifop
il y a un an, quand le taux du produit d'épargne le plus populaire avait  baissé d'un,5 point d'un coup, de 1,75% à 1,25%, 43% des Français déclaraient qu'ils placeraient leurs économies ailleurs et 48% qu'ils ne changeraient pas. 

Collecte négative 

En juin, la collecte nette du Livret A et du Livret de développement durable (LDD) a été négative de 50 millions d'euros. 

Les chiffres de juin de l’assurance-vie sont récemment tombés. Le miracle n’a pas eu lieu,
la collecte nette est négative de 1,1Md€. Et les perspectives ne sont pas à une relance de l’assurance-vie pour l’instant.

Le sondage a été réalisé du 11 au 16 juillet auprès d'un échantillon de 997 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

dimanche 27 octobre 2013

PEL, PEA: Hollande cède à moitié sur le pillage de notre épargne

Les auteurs du hold-up sur l'assurance-vie courent toujours

"Nous avons décidé d'amender le projet de loi", prétend Cazeneuve


C’est à une spoliation à grande échelle que les députés ont participé.

PS, gang du
casse des tirelires 

"Mort de soif", l’État songeait très sérieusement à taxer rétroactivement à 15,5% l’épargne longue des Français et, à l'Assemblée, la majorité socialo-écolo a consenti à une rupture du contrat de confiance entre l’État français et les épargnants.
VOIR et ENTENDRE le décryptage de Nicolas Doze, le vendredi 11 octobre sur BFM TV:
Au final, contraint de reculer, Cazeneuve a surtout décidé de ne pas céder sur tout
Le gouvernement s'est résolu à renoncer à ce que sa majorité parlementaire a servilement voté en première lecture d'un débat-marathon au pas de charge cette semaine: une rétroactivité de la hausse des prélèvements sociaux à 15,5% sur certains produits d'épargne au prétexte du financement de la Sécurité sociale. Le Huffington Post applaudit en titre

L'AFP, agence de presse proche du pouvoir, répand une information mensongère à deux égards principaux: d'une part, il ne s'agit pas de financer la Sécurité sociale dans son ensemble, mais ses aides sociales de type AME ou CMU et, d'autre part, le vote de la majorité socialo-écolo n'a pas seulement "entraîné une fronde de la droite et d'associations d'épargnants", mais .
Comme le disait si bien Coluche :
dîtes nous de quoi vous avez besoin,
on vous expliquera comment vous en passer
Le gouvernement a cédé face au mécontentement de la population soutenue par l'opposition face à la taxation des plans d'épargne logement comptes épargne logement, plans d'épargne en actions et autres contrats d'assurance vie. Prenant Moscovici par surprise dimanche 27 octobre, le ministre du Budget Bernard Cazeneuve a annoncé que le gouvernement va revoir son projet polémique d'"aligner par le haut" -c'est-à-dire augmenter- les prélèvements sociaux sur les produits d'épargne. Seuls certains contrats d'assurance-vie -à risques- seront concernés.

Le gouvernement rend nul un vote des députés godillots
La majorité présidentielle va 
devoir se justifier  
Déjà votée en première lecture cette semaine, la hausse des prélèvements sociaux à 15,5% sur certains produits d'épargne sera abandonnée. Les services de Matignon avaient déjà battu en retraite samedi annonçant que des " améliorations " (sic) seront apportées pour le PEL (plan d'épargne logement) et le CEL (compte épargne logement).
"Nous avons donc décidé d'amender le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour sortir les PEL, les PEA et l'épargne salariale de la mesure pour épargner les patrimoines moyens et modestes", a déclaré le ministre dans un entretien au Journal du dimanche (JDD). Malgré toute la concertation promise, dommage que le Chef du gouvernement n'ait pas été informé et que l'amputation des "patrimoines moyens et modestes" a pu être sereinement envisagée et voté par les députés de la majorité !  
"Seule l'assurance-vie demeurera donc concernée, sachant que la plupart des petits contrats sont en euros et donc exclus de la mesure", a expliqué le ministre, après plusieurs jours de révolte.

Pour essayer de ne pas perdre la face, le gouvernement  se dit à l'écoute

"Nous entendons donc les inquiétudes et nous voulons, en lien avec la majorité, y mettre un terme. La droite veut semer la peur. Nous, nous voulons l'apaisement et la clarté", a assuré le ministre, qui précise par ailleurs qu'un "dispositif global, modernisé et stabilisé" de réforme de l'assurance-vie sera présenté en projet de loi de finances rectificative. La décision de revenir sur le projet polémique a été décidé à des fins de "justice", "simplification", et "stabilisation de la fiscalité de l'épargne pour que les Français soient rassurés", a-t-il affirmé.

Après coup, le ministre met en garde contre le risque d'inconstitutionnalité, si le PEL et l'épargne salariale sont exemptés de la hausse à 15,5% de la fiscalité sur certains produits d'épargne. Dans la nouvelle mouture allégée "le principe d'égalité est ici respecté, compte tenu de la spécificité de chaque produit d'épargne", assure sans rire le ministre.

Jouant sur les mots, il assure cependant que cette mesure, prévue pour rapporter 600 millions d'euros, ne correspondrait pas à une taxe nouvelle
Le ministre nie qu'il s'agit d'une augmentation de taux. Evoquant  la droite "qui elle, l'a en revanche fait passer de 11% à 15,5% entre 2009 et 2012, ce qui correspond à une ponction de 6 milliards d'euros". 
Il noie le poisson, faisait valoir que "la plupart des revenus de l'épargne et de l'immobilier contribuent déjà à la Sécurité sociale, par les prélèvements sociaux, au taux de 15,5%", mais il se refuse à chiffrer l'élargissement qu'il  fait de l'application de ce tauxcette nouvelle razzia de l'Etat socialiste sur l'épargne populaire pourrait s'élever à 400 millions... 

jeudi 17 octobre 2013

Confiance perdue en l'Etat: le pouvoir socialiste, spoliateur de l'épargne

L'épargnant dans le collimateur de Hollande

L’État-PS veut taxer -rétroactivement- à 15,5% l’épargne longue des Français.
 
C’est la rupture du contrat de confiance entre l’État français et les épargnants.

Le 10 octobre, Nicolas Doze avait attiré l'attention sur la supertaxe de l'épargne privée.

VOIR et ENTENDRE le débat sur BFM Business dans Good Morning Business:

Vers la rétroactivité dans la fiscalisation de l'épargne 

Qui n'a  pas peur désormais du
gros méchant loup socialiste?
Ce matin, le chroniqueur dénonce la volonté de Bercy de taxer notre épargne passée: toutes les plus-values et dividendes, dont celles sur le PEA ! 
C'est un placement clé pour le financement des entreprises françaises. Ce projet vise tout simplement à augmenter très fortement les prélèvements sociaux.
VOIR et ENTENDRE Nicolas Doze préciser les risques qu'Hollande veut nous fait courir:




Au moment où
les godillots de la majorité présidentielle votent la réforme des retraites à l'Assemblée nationale, sans trop renâcler, les jeunes épargnants qui devront travailler plus longtemps sont fiscalement matraqués.
Et pas qu'eux!

PEA : pourquoi il faut signer la pétition