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mardi 1 août 2017

Electricité, gaz, livret A : ce qui change au 1er août 2017

Hausse des tarifs d’électricité, baisse de ceux du gaz, maintien (!) du taux du livret A...

Hausse du prix de l'électricité

Les tarifs réglementés de l’électricité, appliqués par EDF à 27 millions de foyers, subissent une hausse de 1,7 %
, comme l’avait proposé en juin la Commission de régulation de l’énergie (CRE), avant les élections. D’après elle, cette augmentation reportée est maintenant nécessaire afin de rattraper "les montants liés à l’insuffisance des tarifs au titre de l’année 2012", autre année électorale. 

Les tarifs d’électricité sont révisés tous les ans au 1er août. Ils sont calculés en additionnant les coûts de l’énergie, de l’acheminement et de la commercialisation de l’électricité. 

Le prix du gaz diminue


A partir du mois d’août, les tarifs du gaz baissent de 0,8 %, en moyenne
, selon la CRE. Dans le détail, les tarifs reculent de 0,8 % pour les trois millions de foyers qui se chauffent au gaz, de 0,5 % pour ceux qui l’utilisent pour la cuisson et l’eau chaude, et de 0,3 % pour ceux qui ne s’en servent que pour la cuisson.
"Les tarifs réglementés ont baissé de 20,5 % depuis le 1er janvier 2014, reflétant le recul des cours", clame la CRE, une autorité administrative qui nos est présentée comme indépendante, mais dont l'actuel président, Jean-François Carenco, 65 ans, était préfet de la région Ile-de-France et de Paris de 2015 à 2017 et son prédécesseur militait à l'UDF...

Le passe Navigo 
augmentera de 2,20 € 


Abonnement aux transports franciliens, le passe Navigo passe de 73 à 75,20 €. 
C'est toujours l'héritage de la gestion du socialiste Jean-Paul Huchon qui a repoussé les dépenses de modernisation des réseaux.

Le syndicat des transports d’Île-de-France (STIF), présidé par Valérie Pécresse, justifie cette hausse par "une augmentation récurrente des besoins de financement de l’ordre de 3 % par an". 
Le prix du ticket de métro à l’unité reste fixe (1,90 euro), alors que le prix du carnet de 10 tickets augmente de 40 centimes, passant de 14,50 € à 14,90 €.

 Le taux du livret A stagne 

Le taux du livret A est maintenu à 0,75 %malgré un plus bas niveau historique. Comme précédent s'agissant de la CRE, le gouvernement se réfugie derrière les recommandations de la Banque de France
propriété de l'État depuis le 1er janvier 1946, lors de sa nationalisation par le général de Gaulle.
Elle préconise, "dans une optique de stabilité" (c'est bien le problème : le gel de son taux dure depuis deux ans, le 1er août 2015), de ne pas suivre la formule de calcul théorique. 

D’après la Banque de France, le taux du livret A aurait dû remonter à 1 %. Le livret A bénéficie, depuis le début de l’année, d’une dynamique favorable. En juin, les dépôts sur ce placement ont une nouvelle fois dépassé les retraits, à hauteur de 840 millions d’euros, selon des données publiées par la Caisse des dépôts.

lundi 27 juin 2016

Passe Navigo: Pécresse arrache à Valls la contribution qu'il refusait

Le prix du Passe Navigo va bien augmenter, mais moins que prévu

La région Ile-de-France et Matignon ont signé lundi matin un protocole de financement du Passe Navigo unique


Valls cède: Valérie Pécresse menaçait de le faire passer de 70 à 85 euros.
Il coûtera finalement 73 euros par mois, dès le 1er août 2016. La nouvelle présidente de région limite les dégâts, avec une hausse réduite du prix du Passe Navigo unique qui était au cœur des dernières élections régionales en Ile-de-France. Le prix mensuel du Passe Navigo unique, actuellement de 70 euros pour l'ensemble des habitants d'Ile-de-France, va passer à 73 euros à compter du 1er août 2016, a annoncé lundi sur Twitter Jérôme Chartier, vice-président LR de la région Ile-de-France, en charge de l'économie.
Une hausse limitée à 4 % pour les Franciliens, dès lors que l'Etat accepte de prendre sa part, comme demandé par la présidente LR de région Valérie Pécresse, qui accusait ses prédécesseurs de gauche d'avoir vendu un projet de Passe Navigo unique non financé.

La présidente de région fait cracher Valls au bassinet

Les opposants  - dont le sénateur PS des Hauts-de-Seine, Philippe Kaltenbach - avaient accusé Valérie Pécresse de ne pas tenir une promesse de sa campagne à poursuivre la tarification unique sans faire peser le financement sur les contribuables.
Or, ce lundi, les services du premier ministre ont signé avec la Région un protocole qui permettra de faire financer par l'Etat une partie des 300 millions d'euros annuels que nécessitait le fonctionnement de ce Passe unique qui a remplacé, à l'automne 2015, le système de la tarification par zones. 
Il y a une semaine, Valérie Pécresse menaçait encore de mettre en place une "taxe Valls" qui aurait alourdi le coût de l'abonnement mensuel de 10 à 15 euros, pour combler le différentiel entre les 73 euros obtenus pour les Franciliens et les 85 nécessaires.

La majorité régionale de droite et du centre a salué "la ténacité de Valérie Pécresse"
Elle précise que l'augmentation du tarif "servira à financer la qualité de service, la rénovation du matériel roulant, la sécurité et la mise en place du plan bus".

jeudi 11 avril 2013

Viols dans les transports en commun d'Ile-de-France et d'ailleurs

Les Assises pour six jeunes auteurs d'un viol collectif 

Les limites à la débilité



Le meneur présumé du viol collectif d’une étudiante en Inde, affaire qui avait bouleversé le pays en décembre 2012, a été retrouvé mort lundi 11 mars 2013 dans sa cellule à New Delhi, suscitant la colère de la famille du criminel et des accusations selon lesquelles il a été assassiné.

En France en 2009
Le procès de huit jeunes s’est ouvert à la Cour d'Assises de Versailles (Yvelines). Cinq d’entre eux sont accusés d’avoir violé une jeune fille de 18 ans en avril 2009 entre la gare de Poissy et celle des Mureaux. Les trois autres auraient assisté à la scène sans intervenir.

La lycéenne a porté plainte pour 
viol collectif dans un train de banlieue entre la gare de Poissy et la gare des Mureaux, dans les Yvelines. Selon Le Parisien, la jeune femme était montée dans la dernière rame du RER A, en gare de Chatelet-les Halles, au terme d’une soirée entre amis à Paris, vers 7 heures du matin. Elle prend la correspondance de 6h43 à destination de Verneuil-sur-Seine.

Plusieurs jeunes âgés d’une vingtaine d’années se trouvaient déjà dans la voiture, "six à huit personnes" , selon le témoignage de la lycéenne. 

L’un des individus se serait approché de la victime pour lui arracher son lecteur MP3. Elle décide alors de descendre à l’arrêt suivant. Elle n’en n’aura pas le temps. 
L’individu revient à la charge suivi très vite par ses amis, âgés de 16 à 18 ans. "On lui porte alors des coups et elle est violée par cinq individus", précise le Parquet de Versailles dans Le Parisien. Le groupe serait descendu en gare des Mureaux, non sans avoir pris soin d’emporter certains effets personnels de la victime : son baladeur MP3, le portable et ses papiers d’identités. Mais ils ont laissé des préservatifs usagés sur place et les traces d'ADN ont confondu les criminels

Selon le Parquet de Versailles, qui jugea alors l’affaire "gravissime",
trois préservatifs ont été retrouvés sur les lieux de l’agression. En outre, l’expertise médicale, pratiquée le jour des faits, établit que la victime portait des ecchymoses et avait subi des "rapports sexuels" très récents.
Parmi eux, cinq  ont répondu du chef d’accusation de viols ou d’agressions sexuelles. Les trois autres de non empêchement de crime ou délit. Le sixième, accusé de viol et encore mineur, a déjà été jugé devant un tribunal pour enfants.

Le visionnage des vidéos de vidéosurveillance
, de la gare des Mureaux, n’avait pas permis d’identifier les agresseurs. D’autres vidéos avaient fait l'objet de visionnage.

La police chercha en parallèle d’éventuels témoins qui se trouvaient dans le train au moment de l’agression ou qui auraient aperçu un groupe de jeunes samedi vers 7 heures en gare des Mureaux.

La Cour avait condamné 5 des criminels
à des peines allant de 10 à 14 ans de prison, car ils avaient été reconnus directement coupable de viol. Les trois autres avaient été condamnés à deux ans de prison avec sursis pour ne pas être intervenus.


Les jeunes en question, dont certains étaient mineurs au moment des faits, avaeint paru particulièrement immatures lors du jugement, ce que confirma évidemment l’un de leurs avocats, parlant de “capacité d’expression réduite”.

La ville PS des Mureaux est l’une des villes les plus "criminelles de 
France", selon les statistiques. 



Elle fait partie de ce que l’on appelle pudiquement "banlieue sensible", en langage politiquement correct. C’est une ville oà les cités (plus grandes à elles-seules que beaucoup de villes en France) sont de vrais zones de non-droit.

Pendant plusieurs semaines,
suite aux viols commis sans préservatifs, la victime a du suivre une trithérapie préventive, avec l'angoisse d'être contaminée. Depuis les faits, Céline a des bouffées d'angoisses, fait des cauchemars, et a des troubles du sommeil. Elle ne prend plus jamais le train seule et considère aujourd'hui "ne plus être la même personne". 

jeudi 22 novembre 2012

Pass Navigo: les Franciliens attendent toujours le tarif unique

Jean-Paul Huchon (PS) ne tient pas ses promesses

Une promesse non financée de la majorité de gauche
11 millions de Franciliens ont
Huchon dans le dos
 

Le Conseil régional d’Ile-de-France n'a pas les moyens de ses promesses de campagne.
Le tarif unique pour le pass Navigo (environ 64 €), porté notamment par les Verts, devait entrer en application dès 2013. Les Franciliens n'en bénéficieront pas, faute de financements nécessaires.

Défaillance de Jean-Vincent Placé (Europe Ecologie-les Verts) 
Une proposition de JV Placé...

Le 2e vice-président chargé des transports et des mobilités, le Verts J.-V. Placé, n'a pas anticipé les effets de la crise
A force de la nier dans l'opposition, le CR découvre que le Versement transport (VT), payé par les entreprises, ne rapportera que 60 millions d’euros en 2013.
Or, selon les estimations, il faudrait  entre 300 à 400 millions d’euros pour ce pass Navigo unique. Abandonnés sur le bord du quai, des millions de Franciliens attendront...

Aucune date n’a été annoncée pour une éventuelle mise en place de cette promesse
Il est clair que ce ne sera pas en 2013, si jamais... 

A partir du 1er septembre 2012, le STIF a mis en place le dézonage du forfait Navigo Mois, les week-ends (du vendredi minuit au dimanche minuit) et jours fériés (de minuit à minuit). Cette mesure ne s'applique pas au forfait Navigo Semaine. 

Les media partisans ont occulté cet amateurisme de la majorité de gauche
Le dézonage, qui permet aux possesseurs du pass de voyager sur les cinq zones pour le même prix, a été testé le week-end depuis septembre dernier: entre 56,50 et 111,50 euros, selon la zone. 

Il remporte un franc succès, mais
ce sera  au tarif plein pour les plus défavoriés, sans aide de la gauche sociale.

jeudi 16 décembre 2010

Autolib': la mairie de Paris et Delanoë (PS) choisissent Bolloré

Paris et Bolloré lancent le grand chantier Autolib'
Comme à Antibes, où dix petites voitures électriques en libre-service permettent de sillonner la ville depuis trois ans, le groupe Bolloré a été choisi pour faire circuler ses voitures électriques dans Paris et sa région. D'ici à la fin 2011, 3000 véhicules seront en libre-service.

Jeudi, adjointe PS chargée des transports à la mairie de Paris et présidente du syndicat mixte Autolib, Annick Lepetit a confirmé que le groupe de Vincent Bolloré a bel et bien remporté le marché de location de véhicules électriques dans la capitale. Le groupe, avec ses voitures BlueCar, a ainsi battu Veolia Transports urbains et le consortium Fourcity (RATP, SNCF, Vinci et Avis).

Un projet d'envergure

Depuis une quinzaine de jours, la Ville de Paris était en négociation avec le groupe Bolloré, pourtant réputé proche de Nicolas Sarkozy.

D'ici à la fin de l'année 2011, 3000 voitures seront en libre-service dans la capitale, ainsi que sur 27 communes voisines de l'Ile-de-France gérée par le président socialiste Jean-Paul Huchon, pour encore quelques jours, peut-être. Elles seront disponibles dans 1000 stations, dont 700 dans Paris intra muros.
Avec ou sans abonnement, l'automobiliste pourra retirer une voiture et la rendre sur une station de son choix. Un projet qui s'annonce comme un défi pour l'opérateur qui remportera le marché. Deux villes, La Rochelle et Antibes, se sont déjà lancées dans la location de véhicules électriques avec chacune 50 et 10 modèles sur leur territoire. Mais le projet de Paris - Autolib' - est d'une tout autre dimension.



Au point mort

De la voiture électrique voulue par
la présidente socialiste de Poitou-Charentes,
il n'est pas même question.


Une nouvelle ère

Ce programme de transports ambitieux ne fait pas oublier celui de l'agglomération de Nice, qui, en mars prochain, se dotera de 51 voitures électriques et de 17 stations. Objectif annoncé: 210 modèles et 70 stations d'ici à la fin de 2012.

Avec ces deux initiatives, l'autopartage, qui a le vent en poupe depuis 1999 en France, va basculer dans l'ère de l'écologie. La voiture électrique dégage en effet moins de CO2. Mais elle est aussi plus coûteuse que la voiture thermique.

Un défi pour Bolloré
Dans son récent rapport sur ce mode de déplacement de novembre dernier, le cabinet d'études Xerfi s'interroge sur la rentabilité du dispositif parisien. « Dans le cas du modèle Autolib', la rentabilité paraît même difficilement accessible », est-il écrit, même si des soutiens financiers par les villes et la région sont prévus.

À La Rochelle, ville pionnière où l'on pratique l'autopartage propre depuis dix ans, on confirme que c'est coûteux. «La voiture thermique coûte 11.000 euros contre 30.000 pour l'électrique», souligne Denis Leroy, en charge des transports à l'agglomération de La Rochelle. Avec cinquante voitures et sept stations sur la ville, le coût de fonctionnement est de 300.000 euros, tandis que les recettes sont de 130.000 euros. Bientôt la ville va passer à 13 stations, 70 voitures et va renouveler la flotte: un nouveau souffle qui devrait permettre à l'affaire, exploitée depuis quatre ans par Veolia Transport, de tendre vers l'équilibre financier.

Développement des transports écolo

Bien qu'onéreux, ce choix reste satisfaisant. Pour la ville, tout d'abord. « En dix ans, 20 tonnes de CO2 n'ont pas été rejetées», souligne Denis Leroy. Ensuite, le trafic en ville baisse. Selon une étude européenne, un véhicule partagé remplace 4 à 8 voitures privées. Côté usagers, la voiture en libre-service séduit tous les profils, les professionnels installés en ville comme les étudiants ou encore les mères de famille. Engendrant une dépense mensuelle comprise entre 35 et 150 euros, elle permet aussi des économies notables.

La possession d'un véhicule particulier représente un budget mensuel de 500 euros. L'autopartage diversifie donc peu à peu son offre. Jusqu'alors, en effet, les véhicules thermiques partagées y étaient largement représentés. À ce jour, ce service est mis en place dans 24 villes dont Montpellier, Marseille ou Strasbourg. Selon Xerfi, il rassemble 28.000 abonnés contre 6000 il y a seulement trois ans. Encore confidentiel, il constitue, cependant, « un marché prometteur pouvant atteindre 140.000 abonnés à l'horizon 2015 », note l'étude qui ajoute: «La structuration et l'industrialisation du secteur se sont considérablement accélérées avec les entrées successives de géants du transport urbain (Veolia Transport, Transdev, Keolis).»
L'autopartage tisse donc peu à peu sa toile. Mais on est loin des 76.000 utilisateurs en Suisse. Les freins à son développement sont nombreux. Parmi eux, la difficile viabilité économique des projets et l'attachement viscéral des Français à la voiture particulière.

Le projet de Sa Cynique Majesté Royal ne tient pas la route

VOIR et ENTENDRE le sketch des Guignols où l'on voit Désirdavenir Royal tomber en panne avec une voiture électrique (émission de Canal+ du 20 octobre 2010)


Dossier de presse

mercredi 8 décembre 2010

Ile-de-France: opération séduction du président PS menacé d'invalidation

Huchon (PS) va proposer la suppression de la zone 6 des transports
Les socialistes soufflent le chaud et le froid


Vendredi dernier, le rapporteur public (magistrat chargé de dire le droit) a recommandé au Conseil d'Etat l'annulation de la réélection de Jean-Paul Huchon à la tête de la région depuis 1998, et son inéligibilité pour un an.


Il a aussi demandé le rejet de ses comptes de campagne
, qui avaient pourtant été validés à la mi-juillet. Le Conseil d'Etat doit rendre sa décision dans les prochains jours.
Le recours UMP incriminé par l'opposition est "fondé sur l'existence d'une campagne publicitaire de la région en période de campagne électorale, dénoncée à de nombreuses reprises par l'UMP et le Nouveau Centre".

Ils promettent le chaos en cas d'invalidation du président socialiste

  • Le député PS de l'Essonne Julien Dray interfère avec le Conseil d'Etat et voit des raisons "politiques" derrière le recours.
  • Le porte-parole du PS, Benoît Hamon a fait part de "la stupéfaction du parti socialiste" face au risque d'inégibilité de Jean-Paul Huchon. "C'est une décision qui va déstabiliser la première région de France avec des conséquences extrêmement graves", a menacé Benoît Hamon, lundi.

  • Des présidents socialistes maîtres-chanteurs
    Les conseils généraux de l'Essonne (PS), du Val-de-Marne (PCF) et de Seine-et-Marne (PS) se sont mobilisés. Ils ont dénoncé dans un communiqué commun le "véritable scandale" que constituerait l'annulation de la réélection de Jean-Paul Huchon (PS) à la tête de la région Ile-de-France.

    Selon la « partie civile », l'argument avancé par le rapporteur public du Conseil d'Etat pour recommander cette annulation n'est "pas fondé juridiquement" et est "politiquement inique".
    "L'élimination de Jean-Paul Huchon apparaîtrait comme une initiative politicienne visant à déstabiliser le défenseur des intérêts des Franciliens contre les projets de l'Etat-UMP en matière de transport, de logement et d’aménagement", soulignent Vincent Eblé (Seine-et-Marne), Christian Favier (Val-de-Marne) et Michel Berson (Essonne).
    Par ailleurs, le député-maire (PS) de Palaiseau (Essonne) et bras droit de Martine Aubry, François Lamy, s'est lui aussi élevé contre ces recommandations.

    Nous sommes tous des Huchon, avouent les élus socialistes 'vigilants'
    Ces républicains « désobéisseurs » se sont donc tous livrés à un chantage très citoyen: si vous invalidez Huchon, il faut nous invalider...

    Mais, Yves Jégo, député UMP de Seine-et-Marne et vice-président du Parti radical, ancien ministre de la majorité, a en revanche estimé que "si le Conseil d'Etat suit son rapporteur, il ne s'agira en rien d'un "jugement politique", mais bel et bien de la sanction d'une fraude aussi inexcusable que scandaleuse".
    Lien PaSiDupes: pression socialiste sur la justice administrative
    Lien PaSiDupes: Paillé exprime l'indignation UMP au chantage au chaos socialiste

    Mais tiendrait-il sa promesse de suppression de la zone 6 en cas de maintien ?

    Le président de la région Ile-de-France dégage 19 milliards d'euros, à deux jours de la décision du Conseil d'Etat.

    => En février 2010, Libération ironisait sur l'escalade socialiste, titrant déjà: « Huchon dégaine le Pass Navigo à tarif unique le week-end ».
    Le quotidien socialiste décrivait ensuite la proposition «la plus sexy», selon son entourage: « La libre utilisation du Pass Navigo le week-end et les jours fériés sur toute l’Ile-de-France quel que soit l’abonnement ».


    Le Pass Navigo
    C'est une carte à puce qui permet d'utiliser les bus, métros, tramways et RER de la région parisienne, divisée en six zones.
    Depuis le 1er juillet, l'abonnement mensuel zones 1 et 2 (Paris et proche banlieue) coûte 60,40 euros. Le forfait zones 1 à 5 s'élève à 109,90 euros et celui zones 1 à 6 à 123,60 euros.

    F
    açon de couper l’herbe sous le pied d’Europe Ecologie qui proposait un Pass navigo à tarif unique (65 euros) pour toute la région, sept jours sur sept.

    La démagogie d'Huchon était alors stigmatisée par le quotidien: « Pour le reste, c’est arrosage à tous les étages : « un milliard d’euros » pour la santé, et de nouvelles rames RER, des aides aux maires pour la construction de logement social, aux jeunes pour leur mutuelle, aux PME pour l’investissement, à l’isolation des HLM et le doublement du fonds pour les associations. »


    Effet d'annonce socialiste
    Huchon était opposé au projet parallèle des Verts, au moment des Régionales.
    Cécile Duflot estimait qu'il s'agissait d'une mesure de "justice sociale". Pour le socialiste le coût de cette proposition greverait les finances de la région. Cécile estimait le coût à 120 millions d'euros annuels, Jean-Paul à 600... cinq fois plus !
    On en est à 19 milliards, rappelons-le...

    Nouvel accès de démagogie
    Jean-Paul Huchon (PS) va proposer au prochain conseil d'administration du syndicat des transports régionaux (Stif) la suppression de la zone 6 du Pass Navigo, a-t-on appris mercredi sur France Info, qui participait à l'information de propagande socialiste, précisément en ce matin du 8 décembre.

    Comment financer ce Pass Navigo ?
    Deux solutions, sans qu'on sache laquelle s'imposera dans les mois à venir :
    - hausse de la fiscalité régionale
    - et baisse des investissements dans les transports. Ou le social !...

    Et il est peu dire que ces investissements sont pourtant la priorité absolue des transports franciliens compte tenu de la vetusté ['vétusteté', selon LePost...] des équipements. Autre 'priorité absolue': l'école ? la violence urbaine ? L'aide sociale ?
    Sachant que près de 10 milliards manquent encore afin de boucler le financement du plan de mobilisation des transports porté par Jean-Paul Huchon, président du Conseil régional, outre la modernisation des RER, la désaturation de la ligne 13 du métro, etc..., la décision du Conseil d'Etat permettrait au PS francilien de repartir sur de meilleures bases pour la population de la région.

    Campagne électorale: mise en condition des Franciliens

    Sous la pression de l'entre-deux-tours des élections régionales
    en mars, socialistes et écologistes étaient parvenus à un accord sur une tarification unique du Pass Navigo qui serait mise en oeuvre à mi-mandat, donc en 2012, dans le cadre du plan de modernisation des transports franciliens" présenté en 2008 par J.-P. Huchon. Sans attendre les primaires...

    Une récupération de proposition de la majorité

    La suppression de la zone 6 avait été demandée à la mi-novembre par le rapporteur du budget Roger Karoutchi (UMP) qui avait proposé de l'aligner sur la zone 5.
  • jeudi 27 mai 2010

    IDF: les prix des transports régionaux augmentent

    Huchon (PS) n'épargne pas les défavorisés des transports en commun

    Les régionales passées, les prix flambent

    Valérie Pécresse avait mis en garde les Franciliens.

    Le PS régional fait maintenant passer les Franciliens à la caisse.
    Les prix des transports devraient augmenter en moyenne 3,9% au 1 er juillet.

    Le prix du ticket de métro passe de 1,60 à 1,70...

    Le PS ignore que la crise internationale frappe le pays:
    elle ne s'abat que sur la région IdF !


    Le président du Syndicat des transports en Ile-de-France (STIF) et président du Conseil régional, Jean-Paul Huchon (PS), a en effet annoncé que les tarifs du bus, tram, métro, RER et navettes à destination des aéroports allaient augmenter globalement de 3,9 % à compter du 1er juillet prochain. A ce stade, il s'agit encore d'une proposition qui devra être entérinée par le conseil d'administration du STIF, le 2 juin prochain.
    Lire PaSiDupes sur l'envolée de la fiscalité dans les régions socialistes

    Huchon peut se lâcher

    En 2009, le STIF, qui avait demandé une hausse des tarifs de 4,6 % avait dû, au final, se contenter de 2 %.
    La crise, qui a fait baisser les recettes et nécessite ainsi une compensation, le Stif n'a pas imaginé d'autre leviers que la taxe direct sur le travailleur.
    Lire PaSiDupes sur Rama Yade et les transports publics franciliens

    Qu'est-ce qui va augmenter?

    - Abonnement mensuel Navigo: + 3,80 euros (sauf les zones 1-5 et 1-6)

    - Ticket à l'unité: 1,70 euro au lieu de 1,60

    - Carnet de 10 tickets: 12 euros au lieu de 11,60 (soit une augmentation de 3,45%)

    - Carte imagine R: 1% d'augmentation

    - Orlyval: 7,90 euros au lieu de 7,60

    - Orlybus: 6,60 euros au lieu de 6,40

    - Roissy bus: 9,40 euros au lieu de 9,10

    Le désenclavement des quartiers va s'en trouver accéléré...

    vendredi 27 mars 2009

    Discours présidentiel consacré à l’action du gouvernement face à la crise

    A Saint Quentin, Nicolas Sarkozy fait de la pédagogie

    "Responsabilité " : c'est sans doute le mot clef du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint-Quentin dans l'Aisne. Le chef de l'Etat a appelé les patrons à prendre leurs " responsabilités " et maintient son cap économique, tout en se disant prêt à " aller plus loin " si la situation l'exige.
    Le chef de l'Etat a expliqué sa politique économique (cf. article de PaSiDupes), mais aussi annoncé des mesures contre les bandes violentes ou en faveur des transports en Ile-de-France.
    Voici les principaux points du discours économique et social qu’a tenu le président Nicolas Sarkozy mardi à Saint-Quentin:

    - PLAN D’URGENCE EN FAVEUR DES JEUNES
    : Nicolas Sarkozy veut, en 15 jours, "avant le 15 avril" un "plan d’urgence en faveur des jeunes" mettant l’accent sur la formation en alternance et sur l’apprentissage.

    - "BONUS" EN CAS DE PLAN SOCIAL OU D’AIDE DE L’ETAT
    : selon le chef de l’Etat, "il ne doit plus y avoir de bonus" [ boni], de "parachutes dorés" ou de "stock-options" "dans une entreprise qui reçoit une aide de l’Etat" ou qui "met en oeuvre un plan social d’ampleur".

    - PARTAGE DES RICHESSES
    : "Si aucun progrès n’est accompli d’ici au mois de juin" sur la question du partage des richesses, Nicolas Sarkozy demandera au gouvernement de déposer un "projet de loi cet automne".

    - COMMISSAIRES A LA REINDUSTRIALISATION
    : le gouvernement nommera des "commissaires à la réindustrialisation" dans les bassins d’emploi en difficulté" qui "auront les pleins pouvoirs pour mobiliser tous les acteurs et pour agir" et "disposeront de moyens d’intervention financiers accrus".

    - PROJET DE LOI SUR LES BANDES VIOLENTES
    : le Parlement sera saisi "dès le mois d’avril" d’un projet de loi sur les bandes, "la seule appartenance à une bande" étant passible "d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison".
    "L’intrusion dans un établissement scolaire sera également considérée comme un délit sanctionné par le code pénal".

    - TRANSPORT FRANCILIEN
    : une décision "plus radicale" sera prise "fin avril" pour l’amélioration du transport francilien et donc plus de bien-être dans la région.

    - TAXE CARBONE
    : Nicolas Sarkozy s’est dit favorable à une "taxe carbone" qui permettrait "de faire participer les importations au financement de notre protection sociale" et de lutter contre le "dumping environnemental". (cf. l’article précédent sur discours de F. Fillon en partie consacré à la taxe professionnelle, dans PaSiDupes)