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mercredi 23 octobre 2019

Forte hausse des prix du gaz (3%) au 1er novembre

4 millions de clients d'Engie sont ciblés par l'Etat français, principal actionnaire de l'ex-GDF

L'Etat détient un quart du capital et, dès mai 2017, Macron a insisté : "C'est moi le patron !"

Résultat de recherche d'images pour "mettre le feu"
Après les prix des carburants, Macron met le feu aux tarifs du gaz
Les tarifs d'Engie sont-ils une variable d'ajustement du gouvernement ? 
Bien que "réglementés", ces tarifs varient d'un mois sur l'autre - plus que la concurrence - en fonction des coûts liés aux approvisionnements en gaz, aux infrastructures et à la commercialisation, ainsi qu'à... diverses taxes. C'est là que Darmanin assure qu'il n'y est pour rien...

Mauvaise nouvelle donc pour les millions de foyers français encore clients d'Engie : après une baisse de 2,4% en octobre, les prix tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz vont augmenter de 3% au 1er novembre, annonce ce mardi 22 octobre la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Parce que c'est la CRE qui conseille Bercy où le ministre se décharge de toute responsabilité.

Dimanche on passe à l'heure d'hiver et il sera rude pour les budgets des ménages.

Pourvu que le réchauffement climatique ait une incidence positive sur nos factures... 
Jean-François Carenco 2 (20730280934) (cropped).jpg
"Cette augmentation est de 0,8% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,8% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 3,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz", détaille le régulateur, entité grise : qui connaît sa tête? Malgré cette hausse, les TRV d'Engie ont baissé de 11,5% cette année, précise Jean-François Carenco, ci-contre, par ailleurs. 
Si les usagers ne comprennent pas ce qui leur arrive, c'est aussi que la transparence promis n'est pas à leur service précisons donc, si ça peut aider, que les TRV sont les tarifs réglementés de vente.

Cette "évolution" - car ce n'est plus vraiment une "hausse", traduit l'application d'une formule tarifaire définie fin juin par un arrêté du gouvernement, rappelle la CRE. Mince ! Alors, Macron est dans le coup ? L'Edouard va devoir assumer...

Les tarifs réglementés d'Engie varient en fonction des diverses taxes sur lesquelles un pouvoir responsable peut peser, ne serait-ce qu'en anticipant et en budgétant les hausses des coûts liés aux approvisionnements en gaz, aux infrastructures et à la commercialisation. Mais, dans le "monde nouveau" de Macron, on continue à se trouver des boucs émissaires et cette fois ce sont les Gilets jaunes coupables de tous les maux depuis l'hiver dernier.

Via l'Edouard, Macron avait demandé au groupe énergétique qu'il "lisse" les prix pour le premier semestre 2019, afin de garantir qu'ils n'augmentent pas. Le gouvernement avait profité de l'été et de la canicule pour se faire mousser en décidant de prolonger cette mesure de lissage sur plusieurs mois. Mais l'hiver et les besoins énergétiques de chauffage arrivent et Macron se trouve fort dépourvu quand vient la bise.

Les tarifs réglementés de vente du gaz doivent disparaître au cours des prochaines années, au nom de la concurrence. 
Résultat de recherche d'images pour "flambée du gaz"
Depuis la dérégulation et l'ouverture du marché du gaz pour les particuliers à la concurrence, le 1er juillet 2007, de nombreux fournisseurs alternatifs ont fait leur apparition proposant des tarifs gaz compétitifs pour concurrencer le fournisseur français historique. Certains proposent des réductions sur le prix gaz par rapport justement à ce tarif Engie. C'est le cas notamment d'ENI (fournisseur historique de gaz en Italie mais présent également en France), Total Direct Energie et Happ-e. C'est pourquoi il est intéressant de comparer les différentes offres de gaz.
D'après le site Eurostat, le prix moyen du gaz TTC dans l'ensemble de l'Union Européenne est de 0,06€ / kWh alors que le prix moyen en France est de 0,07€ / kWh.
Dès son élection - par défaut, pour barrer Marine Le Pen -, les Français n'étaient que 45 % à accorder leur confiance à Macron, selon un sondage Elabe, soit une cote inférieure à tous ses prédécesseurs. En octobre 2019, selon l'IFOP, ils n'étaient plus que 34% la semaine dernière, mais, contre toute vraisemblance,  Dabi sentait une "légère hausse"... 

Cette fois, que ressent-il ? 
Si ça le chatouille, nous, ça nous grattouille. Même que ça nous démange ...

vendredi 26 juillet 2019

Lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie : l’IGPN blanchit les policiers qui les ont humiliés

L’enquête de l’IGPN classée sans suite, malgré une scène rappelant "les heures sombres de notre Histoire"

Oubliées les "années 30" fustigées par Macron et la "peste brune", par Darmanin

Scène filmée en France, le 6 décembre 2019 :
des lycéens interpellés sont mis à genoux face à un mur
Certains y avaient vu des propos appelant au devoir de mémoire, d'autres à un bourrage de crâne, mais aucun organe de presse ne stigmatise l'IGPN. Avec son classement sans suite des mesures disproportionnées et humiliantes de la police de Macron contre des mineurs de Mantes-la-Jolie, la coupe est pleine. 
Il fait suite en effet aux blanchiments de deux comportements de François de Rugy comme président de l'Assemblée qui fait bombance entre amis, lequel a pourtant récidivé comme ministre d'Etat. Point commun de ces trois jugements : ils sont prononcés par des instances qui sont juges et parties, puisque des députés ont statué sur des dépenses somptuaires du premier des leurs et la "police des polices", sur des humiliations imposées par ses collègues. 

Ces organismes de contrôle, IGPN ou commission d'enquête parlementaire, toutes agissent en interne. 
Ils ne servent visiblement qu'à dédouaner leurs pairs (leur président, des repas "professionnels" qui ont eu lieu à l’hôtel de Lassay lorsqu’il était au perchoir de l’Assemblée nationale. Concernant les travaux effectués dans son appartement, c'est Matignon qui diligente une enquête sur les dépenses de son numéro 2, ministre d'tat, mais nous sommes toujours dans le même cas de figure.
La tendance à la déresponsabilisation des acteurs politiques au sommet de l'Etat est pareillement à l'oeuvre avec des instances comme la CRE (Commission de régulation de l'énergie), l'ARCEP (autorité de régulation des communications électroniques et de postes) ou le CSA. A l'instar de Macron, nos responsables politiques n'ont qu'un mot à la bouche "j'assume", ce qui n'a aucun sens dans la mesure où ils se défaussent sur ces autorités et autres commissions qu'on dit "indépendantes", mais qui ont à leur tête des président désignés ou recommandés par l'Elysée ou Matignon...
     
Une vidéo de la rafle de 151 lycéens en décembre dernier avait fait scandale

On voyait ces adolescents à genoux, mains sur la tête, encerclés de policiers.

A l'IGPN, le malaise est passé...
Enquête classée sans suite, le 26 juillet, jour de grands départs en vacances estivales. La conclusion de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) après les investigations lancées au sujet, non pas de la vidéo, comme l'écrit une certaine presse, mais des faits choquants qu'elle révèle. 
Le document montre l'arrestation le  6 décembre ...2018 de dizaines de lycéens à Mantes-la-Jolie (commune UMP-LR des Yvelines, depuis 1995) par des militaires en armes. Les adolescents - dont le plus jeune avait 12 ans - étaient filmés à genoux, encerclés par les forces de l'ordre casquées, équipées de matraques et de boucliers.

Le syndicat lycéen association lycéenne UNL, puis dix mineurs, avaient déposé plainte, notamment pour atteinte arbitraire à la liberté individuelle, violences volontaires par dépositaire de l'autorité publique ainsi que pour diffusion illégale de l'image de personnes.

Violences urbaines plus graves qu'ailleurs ?

L'enquête avait été ouverte le 12 février et concernait 12 plaintes. Ce vendredi 26 juillet, la procureure de Nanterre, où a été dépaysé le dossier a conclu que " le fait de retenir les personnes interpellées en position à genoux ou assise, entravées pour certaines d'entre elles, apparaît justifié par le contexte exceptionnel de violences urbaines graves et le nombre de personnes devant être conduites dans les locaux de police, nécessitant une organisation matérielle incompressible".

Par ailleurs, les plaignants "placés en garde à vue ont bénéficié des droits légaux attachés au régime de la garde à vue", souligne-t-elle, comme si le respect de la loi était chose extraordinaire. 

Les "violences aggravées" dénoncées par quatre mineurs "ne sont corroborées, ni par leurs déclarations ou les observations de leurs conseils, ni par les examens médicaux des médecins légistes, ni lors de leur présentation à un magistrat dans le cadre de la prolongation de leur garde à vue."
Conclusion : il ne s'est rien passé, ni usage du LBD, ni mutilations physiques...

Une "non-enquête"

Des lycéens interpellés par les forces de l'ordre jeudi 6 décembre 2018 à Mantes-la-Jolie (Yvelines)
Des adolescents traités comme des résistants sous l'Occupation
L'affaire n'est pas close pour autant. 
Cette décision du Parquet placé sous l'autorité du ministère de Nicole Belloubet  "n'a pas de sens, ni factuel, ni juridique, et elle est sans conséquence sur l'enquête qui se mène", a réagi Me Arié Alimi, avocat des familles et de l'UNL. 

Me Alimi a indiqué qu'une vingtaine de nouvelles plaintes a été déposée et qu'un juge d'instruction va être saisi du dossier.
L'avocat a en effet déposé, dès le 6 mai, une plainte avec constitution de partie civile , qui doit aboutir prochainement à l'ouverture d'une information judiciaire. Au milieu de l'été, "cela ressemble plus à des effets d'annonce qu'à des annonces", a-t-il estimé. 
Seules "4 victimes" ont été entendues, a précisé l'avocat, qui parle d'une "non-enquête".

"Là encore, il n'y a pas de surprise", a déclaré Yessa Belkhodja, dont le fils est scolarisé au lycée Jean Rostand, porte-parole du Collectif de défense des jeunes du Mantois . Elle évoque elle aussi la saisine prochaine d'un juge. "Concernant les enquêtes préliminaires, la police qui enquête sur la police, on n'y croit pas vraiment".

Une vidéo choc

Le 6 décembre dernier, comme plusieurs villes en France, Mantes-la-Jolie est le théâtre de manifestations lycéennes contre la réforme de l'université. Ce jour-là, le blocus du lycée Saint-Exupéry suscite l'interpellation de 151 adolescents par la police de Macron et Castaner.
Une vidéo de l'arrestation, filmée par un auteur dont on ignore l'identité, est postée sur les réseaux sociaux. On y voit des lycéens à genoux, certains face au mur, les mains sur la tête. D'autres ont les bras attachés dans le dos. "Voilà une classe qui se tient sage", lance une voix moqueuse derrière la caméra.

L’auteur de la vidéo, un "fonctionnaire de police, fait l’objet d’une procédure de sanction administrative, et une action disciplinaire est sollicitée auprès du procureur général de Versailles", a précisé vendredi  26 la procureure de Nanterre. 
En revanche, la personne ayant diffusé la vidéo n’a pas été identifiée, "le site hébergeur refusant de répondre à la réquisition judiciaire, au nom de la protection des “droits et libertés des utilisateurs” ".

Dans cette affaire, deux autres enquêtes ont été ouvertes. 
Une enquête administrative a conclu à l’absence de "faute" ou de "comportements déviants de la part des policiers"à la mi-juin, selon Brigitte Jullien, la patronne de l’IGPN depuis janvier 2019. 
L’enquête du Défenseur des droits, qui s’est lui-même saisi du dossier, est quant à elle toujours en cours.

jeudi 25 juillet 2019

Les prix des timbres vont s'envoler d'ici 2020

Les  impôts n'augmentent pas, 
juste les taxes et massivement, dans l'été

La Poste a annoncé une augmentation de 10% des tarifs du courrier, à partir de janvier 2020.

En moyenne,
les tarifs courriers augmenteront de 4,7%
La Poste poursuit ses hausses de tarifs, +10% pour les timbres verts et rouges

L'entreprise à capitaux publics détenus par l'Etat français. poursuit ses hausses de tarifs, +10% pour les timbres verts et rouges.

Le prix du timbre rouge passera de 1,05 euro à 1,16, tandis que le timbre vert augmentera de 0,88 euro à 0,97.
Imprimés depuis chez soi, ou son bureau, via le service Montimbreenligne.fr,  les timbres seront quant à eux transitoirement à un tarif inférieur de 3 centimes. 

Quant aux Colissimo, les affranchissements augmenteront de 2% pour les particuliers.

L'an dernier, les timbres rouges et verts avaient déjà augmenté de 10 %


Conséquence de "l'accélération de la baisse des volumes du courrier", cette augmentation tarifaire doit assurer la "pérennité du service universel avec une qualité élevée" et permettre de "continuer à moderniser les offres pour répondre aux usages et aux besoins de ses clients", se justifie La Poste.

On l'a compris, Macron n'est pas responsable, ni d'ailleurs Philippe et Le Maire, ministre de l'Economie dépassé, voire incompétent : personne !
C'est l'Arcep, l'autorité de régulation des communications électroniques et de postes, qui réclame ces augmentations de tarifs, car elles s'inscrivent dans un cadre pluriannuel jusqu'en 2022 : une excellente raison...
On le voit, 
les hausses des tarifs de l'électricité ont pareillement leur autorité administrative indépendante (des fusibles qui ne sautent jamais), la CRE (Commission de Régulation de l'Energie) qui, fin 2018, avait annoncé une hausse du tarif EDF de 5,9% TTC à partir du mois de mars 2019. Cette décision a été repoussée de trois mois face au mouvement des Gilets jaunes, pour finalement entrer en application à partir du 1er juin 2019. La CRE nous a concocté une nouvelle hausse prévue en août 2019...
Comme pour la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés), l'Autorité de la concurrence, le CSA, l'Autorité des marchés financiers, etc. 
le budget de ces autorités administratives "indépendantes" est imputé sur le programme budgétaire du ministère de l’Economie, ou de du premier ministre (CNIL). Et, bien sûr, le président de l'ARCEP est nommé par le président de la République (sur proposition de l’Elysée, dans le cas de la CNIL ou du CSA)...
En 2018, la Poste a connu un recul de 7,3 % des volumes distribués, "la baisse la plus importante jamais constatée" du courrier.

Cette baisse des volumes de courrier dégrade les comptes de La Poste, qui a vu son bénéfice d'exploitation baisser de 11,8 % l'an dernier, malgré ses efforts pour se diversifier vers de nouvelles activités de services (code de la route ou veille sur les personnes âgées par exemple).

jeudi 11 juillet 2019

Homéopathie - De peu remboursée, à plus du tout : économies obligent ?...


La Suisse l'avait déremboursée; elle a rétabli son aide aux traitements  de complément

Progressivement, l'homéopathie ne sera plus remboursée d'ici 2021

Résultat de recherche d'images pour "HOMEOPATHIE"D'ici un an et demi, la Sécurité sociale aura cessé de rembourser ne serait-ce que les 30% actuels et les 15% en 2020, a tranché mardi le gouvernement, se retranchant ainsi à derrière l'avis de la Haute autorité de santé (HAS) - dont la ministre Buzyn était elle-même membre depuis mars 2016. La HAS avait livré les conclusions qu'attendait leur consoeur ministre, l'"efficacité insuffisante" de ces produits pharmaceutiques. 

Dès le 1er janvier prochain, les petites granules aujourd'hui remboursées à 30% ne le seront plus qu'à 15%, puis ce taux tombera à zéro dès 2021, a-t-on appris mardi du ministère de la Santé. 

Les laboratoires réclamaient un "moratoire"
Cette courte "période de transition" permettra de "se laisser le temps de la pédagogie" auprès des patients et "laissera aussi le temps aux industriels de s'organiser", a expliqué la ministre de la Santé Agnès Buzyn dans un entretien mis en ligne par Le Parisien, en pleine période de pénurie de certains produits pharmaceutiques.
Un timing désastreux : en France, cela fait plusieurs années qu'il est difficile de trouver certains médicaments (anti-hypertenseurs, vaccins, insuline, par exemple). Face à cette pénurie, liée à la délocalisation de laboratoires français dans des pays à faibles coûts de production et à la montée en flèche de leur consommation dans les pays émergents tel le Nigéria, le gouvernement aux finances déficitaires a chargé la ministre de la Santé Agnès Buzyn de faire des économies sur la santé des Français, lesquels sont pourtant attachés à cette médecine de complément, qui permet notamment aux patients sous chimio de mieux supporter leur traitement ou souffrants de douleurs chroniques de trouver du soulagement.

La ministre a annoncé lundi un plan pour rétablir l'accès à certains médicaments
 
Buzyn s'est efforcée de trouver des compensations à ce déremboursement qui peut impacter sensiblement le budget santé des familles les plus défavorisées. Si le tube d'homéopathie revient à 2,50 euros en moyenne, c'est en effet le plus souvent de cure(s) dont il est question, donc de plusieurs tubes par mois, soit une dépense de plusieurs centaines d'euros par an, de l'ordre de 300 euros. 

Mais les annonces des grands axes de la politique de Buzyn en matière de médicaments ne sont que le constat de dysfonctionnements à faire cesser en urgence: faciliter le signalement des ruptures de stocks, mieux gérer le parcours du médicament du fabricant à la pharmacie - ne réduiront pas la facture des familles : ils rétabliront - peut-être- l'accès libre aux produits médicaux. Telles sont les promesses que Buzyn s'engage à tenir pour mettre un terme aux défaillances actuelles du secteur médical. Or, ces mesures apparaissent déjà insuffisantes aux associations du secteur, alors que, sur le terrain, pharmaciens et patients commencent à gronder.

La ministre adresse donc une fin de non recevoir aux laboratoires, qui avaient plaidé pour un "moratoire" sur la question du remboursement et pour un "débat parlementaire", après la publication fin juin de l'avis scientifique accablant de la HAS.
Evidemment cet organisme chargé d'évaluer les médicaments dispose d'une commission de la transparence ! Et, le 12 juin 2019, surprise, elle avait conclu que les produits homéopathiques n'avaient "pas démontré scientifiquement une efficacité suffisante pour justifier d'un remboursement". Macron n'en attendait pas moins et Buzyn avait bien mené l'affaire : ne connaît-elle pas parfaitement des arcanes de cette instance dévouée ?
Disant assumer [sic : expliquez moi ce qu'elle entend par là !] le caractère "impopulaire" de cette mesure, Agnès Buzyn estime que la décision de dérembourser n'empêchera pas les médecins de continuer à prescrire de l'homéopathie ni les Français d'en acheter. Preuve que ces Français-là aussi sont des crétins ? 

Comble de l'hypocrisie  macronienne,
la ministre avait à plusieurs reprises affirmé sa volonté de suivre l'avis de la HAS ! 
Créée par Jean-Louis Borloo le 13 août 2004, la Haute Autorité de Santé a la même fonction que la Commission de régulation de l'énergie (CRE, créée par des lois de 2002 et 2003 voulues par Jospin et Raffarin, et dont le premier président, nommé par le gouvernement, fut un protégé de Laurent Fabius), celle de justifier les demandes de hausses des tarifs (électricité comme homéopathie) des ministres.

Le déremboursement de l'homéopathie n'est pas la preuve de son inefficacité

L'avis de la Haute Autorité de Santé en faveur d'un déremboursement de l'homéopathie n'a surpris personne, puisqu'on savait déjà que le gouvernement  attendait d'elle non pas qu'elle déclare les granules et granulés inefficaces, mais "peu efficaces". L'urgence de son besoin de réaliser des économies n'a pas incité le pouvoir à cracher sur les granules: il ne pouvait que jeter la suspicion puisqu'il les a déremboursés pendant de génération en génération et de gouvernement en gouvernement.

Pour protester contre cette décision, les pro-homéopathie organisent des manifestations à Paris et Lyon.
La Haute Autorité de Santé (HAS) va rendre vendredi son verdict officiel sur le remboursement de l'homéopathie, mais Macron et sa presse nous préparent à avaler la pilule sans grimaces. 
Pourtant, les Français accordent toute leur confiance à l'homéopathie. 77% en ont déjà consommé et les trois-quarts d'entre eux sont contre ce déremboursement, selon une enquête Ipsos de novembre 2018. La macronie sera-t-elle crédible en nous disant qu'elle est "à l'écoute des Français et des Françaises" ? De nombreux experts se sont penchés sur l'efficacité de l'homéopathie et aucune de leurs études n'a montré son efficacité. Aucune n'a démontré non plus son inefficacité ! 

Si, sur le plan scientifique (en vérité sur la base politique d'économies de la Sécurité sociale), la question est tranchée, c'est la ministre de la Santé qui aura le dernier mot, mais elle n'aura aucun état d'âme puisque c'est sa demande à la HAS. Agnès Buzyn  s'est déjà engagée à suivre l'avis de la HAS.

Des licenciements ?

Alors,
du côté des pro-homéopathie, la riposte s'organise. Des manifestations sont prévues vendredi à Paris et à Lyon, avec un "chantage à l'emploi", osent écrire Le Point et L'Opinion, Libération et Europe1, notamment. Chez Boiron, leader du marché des produits homéopathiques, on prévient que 1.200 emplois sont menacés du fait d'une chute des ventes, puisque les prix vont augmenter en rapport du déremboursement.  

Mais il est douteux que les Français puissent se détourner de granules qui ont leur confiance. Un sondage Odoxa de fin janvier, montre que 63% des consommateurs ne changeront rien à leurs habitudes, même s'ils doivent payer de leur poche, puisqu'ils en sont satisfaits. Et ce, d'autant plus que l'homéopathie n'est pas suspecte ni d'effets secondaires, ni de risques d'interactions médicamenteuses.

Sacrifier le remboursement de l'homéopathie qui soulage, au profit de médicaments très coûteux qui peuvent nuire ?
Une autre question demeure : pourquoi dérembourser l'homéopathie, alors qu'elle ne pèse que 126 millions d'euros sur les 20 milliards d'euros de budget de la Sécurité sociale ? Au nom du principe d'équité ? D'autres remèdes, comme les médicaments anti-Alzheimer, jugés peu efficaces, ont été déremboursés. Est-il raisonnable d'arguer que tel produit nouveau doit être déremboursé, sur la base d'une efficacité douteuse, pour juger qu'un autre, plus ancien de plusieurs siècles, serait accusé d'efficacité insuffisante, pour des raisons budgétaires ? Les doses répétées de Château Yquem, prises sans modération par François de Rugy, entre amis, sur le compte de l'Assemblée nationale, sont-elles plus efficientes en termes de soins des relations publiques de l'Etat ?   

Faut-il sacrifier le plus grand nombre, et ses "petites" pathologies ordinaires, aux traitement lourds et coûteux de la minorité ? La parité n'est-elle pas requise dans ce contexte de l'homéopathie, comme dans les autres? Il est vrai que de nombreux médicaments très coûteux arrivent sur le marché, notamment des traitements contre le cancer. Ils sont prometteurs, mais leur prix est-il justifié sans le recul nécessaire à leur évaluation ? De même qu'on ne peut tuer l'espoir qu'ils font naître, de même est-il inhumain de priver les malades des bienfaits d'un traitement de complément dans des pathologies également handicapantes, plus souvent qu'on ne veut bien l'admettre dans les milieux de la chimie.  
Mais, si tous les Français veulent continuer à en bénéficier, expliquent les experts (économistes?), il faudra qu'ils renoncent au remboursement de l'homéopathie bientôt, mais aussi à des centaines de produits jugés également peu efficaces.


En termes d'écologie, les associations et autres ONG ont longtemps entretenu le flou sur le danger créé par la consommation d'huile de palme. Alors les non-initiés ont craint pour leur santé, mais  ce que ces organisations ne disaient pas c'est que ce qui leur importe en première urgence, ce n'est pas la santé de leurs semblables, mais celle, au premier chef, de la planète...

 

samedi 1 juin 2019

Les tarifs de l'électricité augmentent de 5,9% ce 1er juin

La presse justifie cette envolée, nous expliquant pourquoi...

La hausse de 5,9 % avait été proposée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) en février

Après le nucléaire, l’Allemagne abandonne le charbon

Déjà deux informations partisanes dans ce court énoncé. 
1 - Le gouvernement n'est pas responsable, puisque c'est la recommandation d'une commission. Or, d'une part celle-ci est  une émanation de Bercy et, d'autre part, ses avis n'ont qu'une valeur consultative. Ensuite, la-dite recommandation date de février, ce qui suggère que l'ex-banquier de l'Elysée se ferait tirer l'oreille, pour des raisons de justice sociale... 
2 - "Mais le gouvernement a repoussé cette augmentation de trois mois, le délai maximum". L'AFP se garde bien de préciser le motif de cette procrastination, et se refuse, évidemment, à évoquer le scrutin des européennes. Mais, désormais, c'est devenu une obligation.

Les tarifs réglementés de l’électricité doivent augmenter de 5,9 % au 1er juin.
C'est un document du gouvernement, consulté ce mercredi par l’AFP, qui le dit.
Le gouvernement a soumis mardi au Conseil supérieur de l’énergie (CSE) un projet de décision sur les tarifs réglementés de vente (TRV) vendus par EDF à environ 25 millions de foyers actuellement. Ils doivent augmenter "à compter du 1er juin 2019", indiquait le texte, "dévoilé" par la lettre spécialisée Enerpresse et dont l’AFP a obtenu copie, à charge de préparer les esprits. Cette date a aussi été confirmée jeudi par une source gouvernementale.
Le 1er juin correspond à "la date limite permise par la délibération de la CRE" pour son application, explique le document soumis au CSE. Obligation, date limite : le gouvernement n'avait pas le choix, tente-on de nous persuader, pas plus que pour la hausse des tarifs des carburants, tout aussi colossale?

Augmentation du prix des combustibles

"En 2018, les prix de gros de l’électricité ont notablement augmenté en France, comme dans toute l’Europe, du fait de l’augmentation des prix des combustibles et du carbone", fait valoir le gouvernement. Encore deux justifications : ce qui se fait à l'étranger contraint-il la France de s'aligner, en dépit de son réseau dense de centrales nucléaires ? 
Nos voisins ont une électricité plus chère, en très grande partie du fait de son choix d'une source d'énergie différente, plus coûteuse.  
Résultat de recherche d'images pour "2018 EVOLUTION prix de gros de l'électricité en UE"
Et d'ailleurs, les "prix de gros de l'électricité" ont-ils augmenté dans des proportions correspondantes ? Cela reste à prouver, au vu du graphique ci-dessous :
Evolution des prix de gros de l’électricitéau cours des 3 derniers mois (en €/MWh):
Evolution des prix de gros de l’électricité - Novembre 2018-Janvier 2019

Les concurrents d’EDF ont pour leur part accès à coût fixe à une partie de l’électricité nucléaire produite par EDF, mais seulement dans une certaine limite. Au-delà de ce quota, ils doivent aller se fournir sur les marchés, où les prix sont donc élevés. Les clients du fournisseur institutionnel ne devraient donc pas être affectés. Or, les TRV (tarifs réglementés de vente) sont aussi conçus pour permettre à ces fournisseurs alternatifs d’être compétitifs et de pouvoir proposer des tarifs inférieurs : c’est le principe de la "contestabilité". C'est donc là où l'ouverture à la concurrence, comme facteur de baisse des prix, est un leurre du libéralisme. 

Une augmentation repoussée de trois mois

"La hausse proposée par la CRE est du même ordre de grandeur que les hausses répercutées dans les autres pays : 8 % en Espagne et en Italie et hausse de 20 % du tarif social en Belgique", fait en outre valoir le gouvernement. 
Le pouvoir évite la comparaison avec l'Allemagne, par exemple, puisque la chancelière Angela Merkel se donne encore dix-neuf ans pour fermer toutes ses centrales électriques qui fonctionnent au charbon, au mépris de l'empreinte carbone. En 2018, 38 % de l’électricité du pays était toujours produite avec cette source d’énergie très polluante. Ce qui peut sembler long en comparaison de la France qui prévoit la fermeture de ses quatre centrales d’ici à 2022, du Royaume-Uni et de l’Italie qui tablent sur 2025 et des Pays-Bas qui visent 2030.

En pleine crise des Gilets jaunes, initialement alimentée par des revendications sur le pouvoir d’achat, singulièrement les prix à la hausse des carburants, le gouvernement avait préféré utiliser le délai légal de trois mois dont il dispose pour se prononcer sur la décision de la CRE. Ce faisant, il a retardé son application pendant la période la plus froide, où l’électricité est la plus utilisée par les particuliers, de crainte d'ajouter le chaos à la colère.

Les TRV sont proposés par EDF, l’acteur historique du secteur, ainsi que par les entreprises locales de distribution dans certaines régions. De nombreuses offres de fournisseurs alternatifs sont aussi indexées sur ces tarifs réglementés.
En somme, le principe d'équité dessert tout le monde et devient un argument en faveur des hausses de tarifs... Près de 6% de plus, dans la joie !
Et notre bonheur sera à son comble en août, quand EDF nous appliquera une nouvelle hausse des tarifs de l'électricité...

lundi 20 mai 2019

Macron nous prépare à une hausse fulgurante du prix de l'électricité

EDF réclame une hausse du prix de l’électricité de 5,9 % au 1er juin, après les Européennes

Le gouvernement s'était résigné à geler la hausse du prix de l’électricité en novembre, face au mouvement des Gilets jaunes

Image associée
Oeuvre de Georges de La Tour,
1643 
Une fois l'hiver et les Européennes passés, le prix de l’électricité va finalement être augmenté sous quinze jours. "Nous nous attendons à une augmentation du tarif réglementé de 5,9 % en juin", a annoncé mardi 14 mai le directeur financier d’Electricité de France (EDF), Xavier Girre, un énarque qui est par ailleurs président du Comité d'audit de ...La Française des Jeux, poule aux oeufs d'or, dont la privatisation est réclamée par Darmanin pour réduire les déficits budgétaires actuels et à venir est validée par le Conseil constitutionnel, ainsi que celle d'Aéroport de Paris. 
Cette hausse concernera environ 25 millions de foyers.

Le gouvernement n'y est évidemment pour rien ! C'est la faute à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui avait prévu cette augmentation à l'entrée de l’hiver. Mais la colère sociale incarnée par les Gilets jaunes était déjà assez grande, du fait des tarifs des carburants, sans prendre le risque d'une déflagration sociale :  en novembre, "les gens" réclamaient  notamment, une hausse du pouvoir d’achat, le gouvernement avait mis à profit le délai légal de trois mois dont il dispose pour se prononcer sur la proposition du CRE.
 
Dès février, à l'approche des mois creux de consommation, la CRE avait demandé au gouvernement d’appliquer cette augmentation "aussi tôt que possible", mettant en cause la hausse des prix de l'électricité sur le marché de gros. "Le gouvernement, comme la loi l’y autorise, n’appliquera pas ces hausses tarifaires tant que la période de chauffe hivernale ne sera pas terminée, afin de protéger les foyers français, notamment les plus modestes", avait raconté, pour justifier le gel des prix, le ministre de la transition écologique, le cynique de Rugy.

Vers un nouveau mode de calcul en 2020


Composée de six membres nommés pour six ans non renouvelables (trois, dont le président - nommé en ...2017, Jean-François Carenco est ancien préfet qui aura 71 ans en 2023 - , nommés par décret - donc par le gouvernement - et les trois autres nommés respectivement par le président du Sénat, celui de l'Assemblée nationale et celui du Conseil économique, social et environnemental), la CRE, autorité administrative "indépendante", avait toutefois fait savoir que ce gel du tarif réglementé devrait être rattrapé plus tard. "Concernant le rattrapage, nous verrons, ce n’est pas encore clarifié", a fait savoir mardi le directeur financier M. Girre.

Les tarifs réglementés de vente de l’électricité et du gaz sont fixés par le gouvernement et révisés au minimum une fois par an. 
C’est la CRE qui propose un tarif, à partir d’une formule intégrant les coûts de transport et de distribution, mais aussi le coût de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh, à prix fixe), qui permet des prix plus bas qu'en Allemagne, notamment,  et les prix du marché.
Le tarif de l’électricité intègre aussi plusieurs taxes et contributions (36 %) et une marge raisonnable pour l’opérateur. 

Or, en raison d’une très forte demande des opérateurs alternatifs - direct énergie, Total spring, l'italien ENI, SoWee, Cdiscount ou Planète Oui, etc - pour obtenir de l’électricité au tarif régulé, les prix du marché ont augmenté ces dernières années. La concurrence ne fait pas baisser les prix : elle contribue à la hausse. 
Ces dernières semaines, le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, a annoncé qu’un nouveau mode de calcul allait être mis en place l’année prochaine, jugeant l’actuel système insatisfaisant. Permettra-t-il de tirer les prix vers le bas ?

jeudi 29 novembre 2018

Après les carburants, la hausse de l'électricité ?

Macron va-t-il mettre le feu au pays ?

Son gouvernement envisage une hausse de l'électricité

Après le carburant, l'exécutif pourrait décider d'une hausse des tarifs de l'électricité, et ce dès le mois de février 2019, en pleine période de grands froids. Après la fronde contre la hausse des prix des carburants, alors que le cours du Brent en est à son deuxième mois de baisse, le gouvernement va-t-il ainsi provoquer un court-circuit social avec une l'augmentation tarifaire de l'électricité? 
Selon L'Opinion, l'exécutif recevra prochainement de la part de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) une proposition d'"évolution" (sic) du tarif de l'électricité, qui devrait s'élever à 3 ou 4% du prix actuellement payé par les Français. Si la CRE peut encore moduler ses recommandations, le résultat devrait se traduire par une hausse significative sur la facture. Philippe pourra se retrancher derrière la CRE : ce n'est pas moi, c'est elle ! Et Le Maire nous en mettra pour 3% de plus, tout en faisant valoir que ça aurait pu être 4%...
(Excusez la pub)

Vers une nouvelle vague de mécontentement social

Cette augmentation tarifaire interviendrait dès le 1er février prochain, soit un mois après la hausse des prix du carburant, sur laquelle l'exécutif refuse de revenir malgré la colère  des gilets jaunes qui recueillent le soutien d'un nombre grandissant de sympathisants. Alors que la presse a repris ses retours sur la casse et les violences commises par l'ultra-gauche et assure que le mouvement s'essouffle, les mécontents de droite et de gauche, en passant par le centre et aussi une partie de la majorité, s'apprêtent à mener leur troisième week-end d'action nationale.

Outre qu'elle constituerait une agression injuste et insensée sur l'ensemble de la population, en même temps qu'une incohérence au moment ou Macron milite pour la voiture électrique, cette énième hausse tomberait mal en termes de calendrier et de psychologie politique : le gouvernement pourrait se retrouver confronté à une nouvelle grogne en 2019  ou à un renforcement de la colère qui s'exprime depuis plusieurs semaines, sachant qu'une large partie de l'opinion publique soutien le mouvement citoyen. Selon un sondage Elabe pour BFMTV diffusé mercredi, 75% des Français approuvent en effet la mobilisation des gilets jaunes. Un soutien en hausse de 5 points...

Edouard Philippe et Emmanuel Macron, le 27 novembre 2018.

Et au delà du 
seul principe d'une augmentation, la fronde rebondir quel que soit l'ampleur de cette hausse de l'électricité. Pour mémoire, la dernière augmentation tarifaire remonte à février 2018 : elle s'était élevée à 0,7%. Mais la baisse de 0,5% au mois d'août avait finalement presque annulé son effet.

Un piège pour l'exécutif

Le gouvernement a le pouvoir d'ignorer cette recommandation de la CRE, comme l'avait fait Hollande en 2014, par la voix de s
a ministre de l'Environnement. Ségolène Royal avait préféré préserver le pouvoir d'achat des Français. Mais sa décision avait finalement été annulée par le Conseil d'Etat et les consommateurs avaient subi les effets de cette reculade deux ans plus tard, sur leur facture, qui avait augmenté rétroactivement. 

Macron ne peut que mécontenter et s'enfoncer dans sa disgrâce.

Emmanuel Macron et Edouard Philippe avaient peur d'attiser davantage la colère des citoyens, les Français s'exposeraient donc au même risque. 
Pareillement, s'ils décident d'appliquer les recommandations de la CRE dès le mois de février, le risque d'un début d'année marqué par une généralisation de la colère de la rue est immense.
Un dilemme jupitérien ?