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mercredi 1 janvier 2020

Tout le bien que Macron nous promet à compter du 1er janvier 2020

Hausses du prix du timbre et des voitures-radar, mais aucun coup de pouce à la hausse automatique du SMIC…

La presse nous embrouille sur la "hausse" du SMIC


L'infox n'est pas issue des réseaux sociaux : la "hausse" du SMIC n'est pas une rallonge ! Et en plus (!), sa revalorisation automatique au 1er janvier ne devrait être que de 1,54%, et non de 1,8%, malgré les espoirs donnés par le gouvernement ces dernières semaines: c'est la faute à un net ralentissement de l'inflation en novembre... Imaginez donc un court instant que la valeur du point de pension de retraite soit pareillement indexée sur cette inflation... Le président du groupe d'experts sur le Smic, Gilbert Cette, a expliqué quant à lui que la hausse serait réduite à 1,5%, selon lui "en raison de la chute des prix du pétrole". Quel que soit le motif - et il ne sont pas d'accord sur celui à invoquer - c'est 0,3 % de moins qu'envisagé jusqu'ici. 
Le banquier Macron s'en tient à la revalorisation automatique, sans le coup de pouce prévu et promis à plusieurs reprises : a-t-il mentionné ce coup dur de plus  lors de ses voeux mensongers du 31 décembre ? Concrètement, le Smic horaire passera de 9,88 à 10,03 euros brut et le Smic mensuel de 1.498,47 à 1.521,56 euros brut (pour 151,67 heures de travail). C'est bon à prendre par les "gens qui ne sont rien" comme le disent les élus de la majorité présidentielle.

Chaque année, au 1er janvier, le salaire minimum de croissance (Smic) bénéficie d'une hausse mécanique, calculée selon deux critères: l'inflation constatée pour les 20% de ménages aux plus faibles revenus et la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE). Mais la hausse des prix à la consommation a ralenti à 1,9% en novembre sur un an après avoir atteint 2,2% en octobre, sous l'effet de la baisse des prix de l'énergie "dans le sillage des cours du pétrole", selon l'Insee, qui a publié ce chiffre jeudi matin. Au final, le calcul a été effectué sur le mois le plus défavorable...
Autre arnaque, 
Macron avait promis que les salariés au SMIC gagneraient 100 euros net de plus en 2019, mais sans que cela coûte un euro à l'employeur. Mais le gouvernement et sa majorité peinent à traduire cet engagement présidentiel, qui passera principalement par une revalorisation de la prime d'activité (complément de revenu attribué aux personnes dont le salaire est modeste et qui fusionne le RSA activité et la prime pour l'emploi).
Le SMIC avait augmenté de 1,5% au 1er janvier 2019). 

Prix du timbre

Les tarifs du courrier augmenteront environ de... 4,7%. Le prix du timbre vert passe de 0,88 euro à 0,97 euro tandis que le timbre rouge passe de 1,05 euro à 1,16 euro. La Poste propose aussi un service de vente en ligne de timbres à imprimer chez soi, qui permet d’avoir une remise de 3 centimes par rapport au tarifs publics classiques. Reste à charge : le papier et l'encre, mais aussi la colle.

Tarifs réglementés du gaz

Au 1er janvier 2020, les tarifs réglementés hors taxe d’Engie baissent de 0,9% par rapport au barème en vigueur applicable depuis le 1er décembre 2019. Cette baisse est de 0,2% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 0,5% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 1% pour les foyers qui se chauffent au gaz.

Ce schéma de l'évolution du prix des énergies entre 2007 et décembre 2019 refroidira les esprits que la presse macronienne réussirait à emballer:

Prix des cigarettes

Une nouvelle hausse - qualifiée de légère - portera le prix du paquet de 20 cigarettes à 9,10 euros ou 9,20 euros (Lucky Strike et Winfield). Certaines marques sont également concernées pour les cigares et cigarillos.
Résultat de recherche d'images pour "part taxes dans prix cigarettes"Le ministère des Solidarités et de la Santé souhaite aboutir à terme à un paquet de cigarettes à 10 euros. C'est déjà le cas du paquet de Gitanes (10,50 euros) et du paquet de Gitanes brunes (10 euros).

Deux autres augmentations sont programmées, dans le cadre du budget 2020. 
La première doit intervenir en mars 2020 (50 centimes supplémentaires). En novembre 2020 interviendra la dernière hausse du prix du tabac (40 centimes supplémentaires). 
Agnès Buzyn ne pense qu'à notre santé... (schéma ci-contre)

Alors qu'on sait qu'elles sont destinées aux fumeurs, à noter qu'
à Rennes, les terrasses chauffées des cafés et restaurants sont désormais interdites. Paris, Bordeaux et Grenoble envisagent de suivre l'exemple. A Toulouse aussi ?

Tarifs des taxis

Un arrêté publié au JO le 24 décembre dernier a fixé les tarifs des taxis applicables pour l'année 2020. En moyenne, le prix d'une course augmentera de 2% par rapport à 2019.

Il faudra également débourser quelques euros de plus pour se rendre aux aéroports parisiens. Comptez 53 euros (50 euros en 2019) pour l'aéroport Paris-Charles de Gaulle depuis la rive droite et 58 euros depuis la rive gauche (55 euros) en 2019. Pour Orly, les prix seront de 37 euros depuis la rive droite et 32 euros depuis la rive gauche (35 et 30 euros jusqu'à présent). 

Impôts

Impôt sur le revenu
Le Budget 2020 prévoit une baisse des impôts de 9,3 milliards d'euros pour les ménages, dont une réduction de 5 milliards d'euros de l'impôt sur le revenu pour soutenir le pouvoir d'achat des Français. La première tranche imposable sera abaissée de 14 à 11%, tandis que le reste du barème sera ajusté afin que les ménages relevant des tranches les plus élevées (41 et 45%) ne soient pas concernés par ce coup de pouce.
Le gain annoncé devrait être en moyenne de 350 euros par an pour les contribuables de la première tranche mais de seulement 180 euros pour ceux de la deuxième, soit 15 euros par mois.

Prélèvement à la source pour les salariés à domicile. A partir de janvier 2020, la réforme du prélèvement à la source s’appliquera également sur la rémunération versée aux salariés à domicile. Selon une étude du site de mise en relation avec des baby-sitters, Youpies, plus de 3,5 millions de foyers français sont concernés.
"Concrètement, les employeurs devront opérer une retenue sur le salaire des personnes qu’ils emploient, et pour cela anticiper leur déclaration auprès de Pajemploi et du Cesu", prévient le site. "Les employeurs continueront de calculer le montant des cotisations sociales dues, auquel s’ajoutera dorénavant le montant de l’impôt à retenir à la source. Il devra alors verser un salaire 'super net', c’est-à-dire amputé de l’impôt à la source". A vos calculettes...
Le Cesu ou Pajemploi prélèvera directement sur le compte bancaire de l’employeur le montant des cotisations (comme aujourd’hui) et l’impôt dû par le salarié pour les reverser aux services concernés: l’Urssaf et les Finances publiques. Selon l’étude Yoopies, seuls 54 % des employeurs sont au courant…

Payer les impôts chez son buraliste. Les contribuables français pourront payer leurs impôts chez leur buraliste. Afin d’éviter tout problème, le dispositif va être testé dans 18 départements à partir du 1er janvier 2020 avant d’être étendu cet été à tout le territoire.

Emploi

Assurance chômage: bonus-malus pour les CDD.
Un système de bonus-malus sur les contrats courts va être mis en œuvre le 1er janvier 2020 dans sept secteurs dont l'hébergement, la restauration ou encore l'agroalimentaire. Alors que 90% des recrutements se font en contrats courts, le gouvernement veut inciter les employeurs à proposer davantage de contrats longs. A la fin de leur contrat, plus le nombre de salariés à s'inscrire à Pôle emploi sera élevé, plus l'entreprise se verra attribuer un malus. A l'inverse, plus une entreprise fera des efforts d'emploi, plus ses cotisations baisseront. Ces dernières, aujourd'hui fixées à 4,05%, varieront pour ces secteurs entre 3% et 5%. Seules les entreprises de plus de 11 salariés seront concernées.

Concernant les CDD d'usage, le premier ministre a évoqué "une contribution forfaitaire de quelques euros, afin de favoriser l’allongement de ces contrats". Celle-ci sera de 10 euros peu importe la durée du contrat.

"Une solution à 30 jours" chez Pôle emploi.
A compter du 1er janvier, "pour chaque offre d'emploi confiée [apportée] à Pôle emploi et non satisfaite au plus tard au bout de 30 jours, Pôle emploi s'engage à partager avec le recruteur un diagnostic sur son besoin de recrutement, proposer une solution adaptée pour répondre à son besoin et s'engager sur un délai", explique le ministère du Travail.

Emplois francs.
Aide financière pour les employeurs qui recrutent des demandeurs d'emploi résidant dans les quartiers prioritaires de la Politique de la ville, l'emploi franc pourra être cumulé avec les aides attachées aux contrats de professionnalisation.

Formation.
L'organisation de la formation professionnelle évolue en 2020. 
La gestion du financement du compte personnel de formation est transférée entièrement à la Caisse des dépôts. 
En matière d'apprentissage, le système bascule sur un financement au coût contrat. En clair, chaque contrat d'apprentissage bénéficie d'un financement fixé par les branches ou France compétences, connu par les CFA et stable pour deux ans, sans limite de volume.

Logement

Le paiement des charges de copropriété différé pour les achats de logement HLM. L’ordonnance du 8 mai 2019 devient effective: elle prévoit de ne pas faire porter immédiatement l’ensemble des charges de copropriété sur le nouveau propriétaire d’un logement HLM. Il sera ainsi possible d’inclure, dans les contrats de vente d’un logement HLM, une clause différant le transfert de propriété pour l’acquéreur de sa quote-part sur les parties communes pour une période de moins de 10 ans.
"L’acheteur peut ainsi se familiariser avec le régime juridique de la copropriété, tout en échappant à certaines de ses contraintes, notamment financières. L’organisme HLM assurera, durant cette période, la gestion des parties communes de l’immeuble sans appliquer les règles relatives à la copropriété, en assumant seul la charge financière des gros travaux de l’immeuble", détaille l’Etat.

Environnement

Interdiction de certains produits plastiques. 
Dès le 1er janvier 2020, l'interdiction du plastique sera étendue à de nouveaux produits à usage unique. Sont notamment concernés les pailles, couverts, piques à steak, couvercles à verre jetables, plateaux-repas, pots à glace, saladiers, boîtes et bâtonnets mélangeurs pour boissons Les stocks pourront être écoulés pendant 6 mois.

Santé

Plafond de la sécurité sociale.
A partir du 1er janvier 2020, le plafond de la sécurité sociale est revalorisé. Il est porté à 3428 euros en valeur mensuelle (contre 3377 euros en 2019) et 189 euros en valeur journalière (contre 186 euros en 2019). Ce plafond est utilisé pour le calcul du montant maximal de certaines prestations sociales: indemnités journalières pour maladie, accident du travail, maternité, paternité, pensions d'invalidité, pensions d'assurance vieillesse du régime général.

Mise en place définitive de la Sécurité sociale des indépendants.
Depuis le 1er janvier 2018, la protection sociale des indépendants n'est plus gérée par le régime social des indépendants (RSI), mais a été confiée au régime général de la Sécurité sociale. La mise en œuvre de cette nouvelle organisation était progressive depuis 2018. A compter de 2020, tous les indépendants disposeront d'un guichet unique pour chacune de leurs prestations.

Remboursement des prothèses dentaires et lunettes.
Le décret "100 % santé" va être appliqué en janvier. Les dispositions concerneront les contrats souscrits ou renouvelés à compter du 1er janvier 2020 pour les lunettes et les prothèses dentaires et à partir du 1er janvier 2021 pour les aides auditives. Le décret fixe des montants de prise en charge qui varient en fonction du type de correction prescrit (jusqu'à 800 euros pour des verres progressifs) avec, pour les montures, un remboursement maximal de 100 euros dans tous les cas.
Ces garanties seront limitées à une paire de lunettes par période de 2 ans sauf pour les enfants de moins de 16 ans et en cas d'évolution de la vue.

Angine: le test de diagnostic rapide vendu en pharmacie remboursé.
En 2020, les Tests rapides d’orientation diagnostique (Trod) de l’angine réalisés en pharmacie seront remboursés. Une décision censée renforcer la lutte contre le mésusage de certains médicaments, en particulier les antibiotiques.

Déremboursement partiel de l'homéopathie.
Remboursés jusqu'ici à 30%, les produits homéopathiques pris en charge par la sécurité sociale ne le seront plus qu'à 15% à partir de ce mercredi, prélude à un déremboursement total en 2021. Cette décision, scellée par plusieurs arrêtés pris en octobre et novembre sous la pression des laboratoires pharmaceutiques auxquels est liée la ministre Buzyn, avait été annoncée le 9 juillet par le ministère de la Santé, au terme d'une longue polémique sur le lobbying. Ce non-remborsement frappe quelque 1.200 produits homéopathiques, dont certains bien connus des Français, comme l'Allium cepa, souverain contre le rhume et la grippe ou le Gelsemium (censé lutter contre l'anxiété engendrée notamment par la réforme Macron des retraites).

Interdiction de certains additifs alimentaires.
Suite à un arrêté conjoint des ministres de l'Économie et des Finances et de la Transition écologique et solidaire, le dioxyde de titane (E1741) est interdit dans les denrées alimentaires. Cet additif est notamment utilisé comme colorant et opacifiant dans certains chewing-gums, plats préparés, bonbons et sauces. Egalement contenu dans la plupart de nos dentifrices.

Transports

Permis à 1 euro.
A partir du 1er janvier 2020 (et au plus tard au 1er mars 2020), le dispositif du "permis à 1 € par jour" sera uniquement accessible aux écoles de conduite et aux associations disposant du label "qualité des formations au sein des écoles de conduite". Ce prêt à taux zéro s'adresse aux jeunes (et adultes) de 15 à 25 ans pour les aider à financer l’obtention de leur permis de conduire (catégorie A1, A2 ou B).
Il sert uniquement au financement d'une formation initiale et, en cas d'échec à l'épreuve pratique, au financement d'une formation complémentaire. Pour une formation initiale, son montant est de 1200 euros maximum, 300 euros pour une formation complémentaire.

Voitures-radar.
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Véhicule d'électeur LREM
Après une mise en service en avril 2018 des premières voitures-radar en Normandie, ce dispositif géré par des opérateurs privés va être étendu aux régions Bretagne, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire à partir de janvier 2020. Il concernera 60 véhicules banalisés (19 en Bretagne, 20 en Pays de la Loire et 21 en Centre-Val de Loire) qui circuleront 6 heures par jour, 7 jours sur 7 et à n'importe quelle heure.
Le conducteur de la voiture-radar n'aura aucune indication concernant le constat d'infractions qu'il aura favorisé (il ne saura ni quel véhicule aura été photographié, ni combien d'infractions), le flash fonctionnant de façon totalement invisible avec un dispositif infrarouge.

Entreprises

Marchés publics.
Le seuil à partir duquel les administrations publiques devront recourir à un appel d'offres pour réaliser un achat sans formalité passera de 25.000 à 40.000 euros HT. En deçà de ce plafond, les élus locaux pourront donc se contenter d'accords de gré à gré.

Facturation électronique obligatoire pour les TPE.
Dans le cadre de marchés publics, la facturation dématérialisée est obligatoire pour les grandes entreprises (plus de 5 000 salariés) depuis le 1er janvier 2017 et pour les entreprises de taille intermédiaire (250 à 5.000 salariés) depuis le 1er janvier 2018. Cette obligation a été étendue aux petites et moyennes entreprises (10 à 250 salariés) depuis le 1er janvier 2019 et s'appliquera au 1er janvier 2020 aux très petites entreprises (moins de 10 salariés).

Seuils d'effectifs des entreprises.
Les seuils d'effectifs des entreprises seront regroupés sur 3 niveaux: 11, 50, 250 salariés. Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2020, la loi modifie également le seuil des effectifs des entreprises implantées en zone franche urbaine (ZFU) voulant bénéficier de l'exonération de l'impôt sur les bénéfices. Le nombre de salariés passe à 49 maximum (et non plus 50) pour les activités créées depuis le 1er janvier 2019.

Comité social et économique.
Toutes les entreprises d'au moins 11 salariés devront avoir mis en place leur comité social et économique en 2020. Celui-ci a pour but de simplifier la représentation du personnel en remplaçant les instances représentatives du personnel qu'étaient les délégués du personnel, le comité d'entreprise et le comité d'hygiène, santé et conditions de travail (CHSCT).

Intégration de la déclaration obligatoire d'un travailleur handicapé dans la DSN.
La Déclaration obligatoire d'emploi d'un travailleur handicapé devra être intégrée dans la Déclaration sociale nominative (DSN), permettant une déclaration annuelle automatique (DOETH), et non plus sur papier comme jusqu'à maintenant, "afin de faciliter les démarches des employeurs", explique le ministère de l’Economie.

Aide à la création et à la reprise d'entreprises (ACRE).
Concernant l'ACRE, les micro-entreprises créées avant le 1er janvier 2020 conserveront un taux d'exonération de cotisations sociales de 75% leur première année d'activité mais verront cette exonération réduite les deuxième et troisième années à 25 puis 10%.

Quant aux micro-entreprises créées après le 1er janvier 2020, l'éligibilité de l'ACRE devient soumise à condition pour cibler les jeunes, demandeurs d'emploi et autres bénéficiaires de minima sociaux. L'exonération de cotisations sociales est ainsi réduite à la seule première année d'activité et son taux porté à 50%. Le bénéfice de cette exonération est étendu aux conjoints et collaborateurs des travailleurs indépendants.

mercredi 23 octobre 2019

Forte hausse des prix du gaz (3%) au 1er novembre

4 millions de clients d'Engie sont ciblés par l'Etat français, principal actionnaire de l'ex-GDF

L'Etat détient un quart du capital et, dès mai 2017, Macron a insisté : "C'est moi le patron !"

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Après les prix des carburants, Macron met le feu aux tarifs du gaz
Les tarifs d'Engie sont-ils une variable d'ajustement du gouvernement ? 
Bien que "réglementés", ces tarifs varient d'un mois sur l'autre - plus que la concurrence - en fonction des coûts liés aux approvisionnements en gaz, aux infrastructures et à la commercialisation, ainsi qu'à... diverses taxes. C'est là que Darmanin assure qu'il n'y est pour rien...

Mauvaise nouvelle donc pour les millions de foyers français encore clients d'Engie : après une baisse de 2,4% en octobre, les prix tarifs réglementés de vente (TRV) du gaz vont augmenter de 3% au 1er novembre, annonce ce mardi 22 octobre la Commission de régulation de l'énergie (CRE). Parce que c'est la CRE qui conseille Bercy où le ministre se décharge de toute responsabilité.

Dimanche on passe à l'heure d'hiver et il sera rude pour les budgets des ménages.

Pourvu que le réchauffement climatique ait une incidence positive sur nos factures... 
Jean-François Carenco 2 (20730280934) (cropped).jpg
"Cette augmentation est de 0,8% pour les clients qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,8% pour ceux qui ont un double usage, cuisson et eau chaude, et de 3,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz", détaille le régulateur, entité grise : qui connaît sa tête? Malgré cette hausse, les TRV d'Engie ont baissé de 11,5% cette année, précise Jean-François Carenco, ci-contre, par ailleurs. 
Si les usagers ne comprennent pas ce qui leur arrive, c'est aussi que la transparence promis n'est pas à leur service précisons donc, si ça peut aider, que les TRV sont les tarifs réglementés de vente.

Cette "évolution" - car ce n'est plus vraiment une "hausse", traduit l'application d'une formule tarifaire définie fin juin par un arrêté du gouvernement, rappelle la CRE. Mince ! Alors, Macron est dans le coup ? L'Edouard va devoir assumer...

Les tarifs réglementés d'Engie varient en fonction des diverses taxes sur lesquelles un pouvoir responsable peut peser, ne serait-ce qu'en anticipant et en budgétant les hausses des coûts liés aux approvisionnements en gaz, aux infrastructures et à la commercialisation. Mais, dans le "monde nouveau" de Macron, on continue à se trouver des boucs émissaires et cette fois ce sont les Gilets jaunes coupables de tous les maux depuis l'hiver dernier.

Via l'Edouard, Macron avait demandé au groupe énergétique qu'il "lisse" les prix pour le premier semestre 2019, afin de garantir qu'ils n'augmentent pas. Le gouvernement avait profité de l'été et de la canicule pour se faire mousser en décidant de prolonger cette mesure de lissage sur plusieurs mois. Mais l'hiver et les besoins énergétiques de chauffage arrivent et Macron se trouve fort dépourvu quand vient la bise.

Les tarifs réglementés de vente du gaz doivent disparaître au cours des prochaines années, au nom de la concurrence. 
Résultat de recherche d'images pour "flambée du gaz"
Depuis la dérégulation et l'ouverture du marché du gaz pour les particuliers à la concurrence, le 1er juillet 2007, de nombreux fournisseurs alternatifs ont fait leur apparition proposant des tarifs gaz compétitifs pour concurrencer le fournisseur français historique. Certains proposent des réductions sur le prix gaz par rapport justement à ce tarif Engie. C'est le cas notamment d'ENI (fournisseur historique de gaz en Italie mais présent également en France), Total Direct Energie et Happ-e. C'est pourquoi il est intéressant de comparer les différentes offres de gaz.
D'après le site Eurostat, le prix moyen du gaz TTC dans l'ensemble de l'Union Européenne est de 0,06€ / kWh alors que le prix moyen en France est de 0,07€ / kWh.
Dès son élection - par défaut, pour barrer Marine Le Pen -, les Français n'étaient que 45 % à accorder leur confiance à Macron, selon un sondage Elabe, soit une cote inférieure à tous ses prédécesseurs. En octobre 2019, selon l'IFOP, ils n'étaient plus que 34% la semaine dernière, mais, contre toute vraisemblance,  Dabi sentait une "légère hausse"... 

Cette fois, que ressent-il ? 
Si ça le chatouille, nous, ça nous grattouille. Même que ça nous démange ...

mercredi 31 octobre 2018

Budget des ménages : ce qui nous attend au 1er novembre

Pendant que Macron est au repos, les augmentations continuent
Budget : ce qui change au premier novembre

A partir de jeudi,
les tarifs réglementés du gaz d'Engie augmentent de 5,79 % en moyenne. 

En octobre, les tarifs avaient déjà augmenté de 3,25%. Près de 5 millions de clients en France sont concernés par cette hausse du groupe industriel énergétique français, ex-GDF, dont le principal actionnaire est l'Etat français qui détient un quart du capital. Si, depuis le 1er janvier 2015, les prix ont en moyenne baissé de 4,4%, les consommateurs sont confrontés à une progression ces derniers mois : la faute à une hausse des cours sur les marchés, comme pour les prix des carburants... 

La Toussaint marque aussi le début de la trêve hivernale. 

Comme chaque année, les expulsions de locataires sont suspendues pendant la période allant du 1er novembre au 31 mars de l'année suivante. L'expulsion est toujours possible si un relogement décent pour le locataire et sa famille est prévu ou si les locaux font l'objet d'un arrêté de péril, rappelle le site "service public.fr".

Quand les prestations sociales sont revalorisées, c'est le secteur privé qui paie

Les retraites complémentaires des salariés du secteur privé, Agirc et Arrco, sont revalorisées de 0,6 %, versées aux travailleurs en contrepartie ou à l’occasion du travail.
L'allocation adulte handicapé passe de 819 euros par mois à 860 euros à taux plein. Versée en France par la CAF (organisme de droit privé financé par les cotisations pour partie à la charge des employeurs et, pour l'autre, à la charge des salariés) ou par la MSA (Mutualité sociale agricole) aux personnes atteintes d'un handicap ou d'une maladie chronique ou invalidante, elle sera également rehaussée l'an prochain pour atteindre 900 euros mensuels.

Avion : première taxation des bagages-cabines

Il y a aussi du changement si vous prenez l'avion. La compagnie aérienne Ryanair va désormais faire payer un surplus pour les bagages cabines, comme annoncé fin août. Jusqu'ici, il était possible d'embarquer avec un bagage de 10 kilos et un petit sac personnel. Il faudra désormais devenir client "prioritaire" pour avoir les mêmes privilèges. Une option facturée au minimum six euros.
 

Wizz Air adapte aussi sa politique bagages. Chaque passager de cette compagnie aérienne à bas prix hongroise sera autorisé à emporter gratuitement un sac de dix kilos maximum qui devra être placé sous le siège. Et seuls les passagers ayant souscrit au service prioritaire pourront emporter un sac supplémentaire en cabine.

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dimanche 16 septembre 2018

Les migrants divisent communistes et LFI

La position de la France insoumise sur l'immigration provoque des tensions avec les communistes

Les députés LFI vont boycotter le discours de Pierre Laurent, 
secrétaire national du Parti communiste, à la Fête de l'Humanité samedi.

Ils se sont tant aimés...
Les députés 'insoumis' Eric Coquerel, Adrien Quatennens ou encore Clémentine Autain devaient se rendre à La Courneuve. "En 2017, Pierre Laurent a consacré son discours à attaquer Jean-Luc Mélenchon devant une délégation de dirigeants de LFI. Cette année, c'est avant même la Fête de l'Humanité que la tête de liste aux européennes du PCF, Ian Brossat, nous insulte", se sont-ils souvenus jeudi soir dans un communiqué.

Rédigé par l'adjoint au Logement à la mairie de Paris, un tweet de Ian Brossat critiquant la position de LFI sur l'immigration qui est à l'origine de la discorde. "En 1939, mon grand-père juif a fui la Pologne pour échapper à l'antisémitisme. Heureusement pour lui, il est tombé sur des gens qui lui ont ouvert la porte, et non sur des doctes qui auraient disserté sur les 7 plaies d'Egypte avant de lui tendre la main.
Ian Brossat répondait à un tweet d'Adrien Quatennens qui expliquait que "les grandes causes des mouvements de populations [étaient] connues : les conflits et guerres, les accords commerciaux inégaux et le changement climatique". Ils assurait même  pouvoir "agir sur ces causes."

"Macron et Le Pen" pour adversaires
"La porte est ouverte aux provocations et incidents. Nous n'en voulons pas. A quoi bon, alors, répondre à l'invitation à écouter Pierre Laurent samedi, si c'est un traquenard ?", écrivent les députés LFI dans leur communiqué jeudi. "Nous voulons protéger ce qui reste de possibilités de dialogue serein. Nos adversaires doivent rester Macron et Le Pen", ajoutent les députés, avant de décider de retrouver leurs camarades à La Courneuve. Les venues individuelles de certains Insoumis pour des débats autres que sur le stand national du PCF ne sont pas exclues, précise LFI.

"Quand on est sûr de ses arguments, on ne fuit pas le débat", a polémiqué le totalitaire Ian Brossat sur Twitter jeudi soir. "La gauche est traversée de débats, et je regrette qu'il ne soit pas possible de débattre sur cette question avec LFI, alors que la Fête de l'Humanité est le lieu pour en débattre à des milliers de voix", a-t-il aussi prétendu.

Ces échanges s'inscrivent dans le sillage des critiques dont la France insoumise fait l'objet depuis le discours à Marseille de Jean-Luc Mélenchon fin août. 
Résultat de recherche d'images pour "PCF immigration""Honte à ceux qui organisent l'immigration par les traités de libre-échange et qui l'utilisent ensuite pour faire pression sur les salaires et les acquis sociaux!", avait lancé le candidat à la présidentielle de 2017. 

Image associéeAu gouvernement comme à l'extrême gauche, plusieurs voix se sont élevées depuis pour dénoncer cette prise de position. 
Ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau a notamment qualifié la France Insoumise de "parti nationaliste qui ne dit pas son nom" dans une tribune aux Echos, fin août.

Résultat de recherche d'images pour "PCF immigration"
Image associée"Ce qui m'inquiète, c'est qu'à bas bruit, sans s'en apercevoir, nous nous retrouvions les deux pieds englués dans la vase idéologique", dénonçait également le  trotskiste Olivier Besancenot (NPA)

En juillet déjà, l'ex-croupion du PS Benoît Hamon (Génération.s) avait émis des critiques similaires à l'encontre du "nationalisme de gauche" du populiste Jean-Luc Mélenchon : "Ça finit en nationalisme tout court, ce n'est pas bon, surtout à un moment où on a besoin de cohésion et de solidarité."
Et l' "humanisme totalitaire", alors ?
 
Image associée
Le débat interne reprend...

Vendredi, Ian Brossat a repassé une couche sur Sud Radio. "On ne comprend pas quelle est la position de la France insoumise sur la question de l'accueil des réfugiés", a-t-il déclaré. Face à "la montée de l'extrême droite très importante dans toute l'Europe", "la responsabilité de la gauche, c'est d'être claire sur ce sujet. Or, quand j'entends un certain nombre de responsables de La France insoumise, je dis que leur position est nébuleuse". 

F
ils de communistes, le jeune Brossat a la mémoire courte lien PaSiDupes "La CGT gaze ses clandestins; le PCF les chassait au bulldozer"
VOIR et ENTENDRE : le témoignage d'un Malien victime de gaz et de coups (Rue 89) en 2009 :

VOIR et ENTENDRE : réactions aux violences de la CGT COLLABO (bakchich):

Si les camarades peinent à recouvrer la mémoire, voici une nouvelle piste, au départ de Vitry, en 1981, quand la mairie PCF accusait les migrants de la rage (de trafic de drogue) en sorte de s'en débarrasser, en les chassant vers la commune voisine, de droite...  :

Et voilà les justifications de Georges Marchais :
(Quand mon fournisseur d'accès cessera de me faire des misères...)
Et ça ?
 

Début septembre, 
coordinateur des campagnes de LFI et l'une des deux têtes de liste pour les élections européennes, Manuel Bompard dénonçait des "caricatures grossières". "On ne peut pas traiter la question par un discours simpliste qui est d'accueillir tout le monde à chaque fois, il faut comprendre pourquoi les gens partent de leur pays. [...] Mais nous, on ne fait pas de lien entre l'immigration et le chômage", assurait-il.

Signe que le sujet fait débat dans les rangs du parti, Mélenchon a pris ses distances jeudi avec Djordje Kuzmanovic. Dans un entretien avec L'Obs, le porte-parole de la France insoumise explique en effet  que "la bonne conscience de gauche empêche de réfléchir concrètement à la façon de ralentir, voire d’assécher les flux migratoires". C'est nébuleux, ça ? 
"Le point de vue qu’il exprime sur l’immigration est strictement personnel. Il engage des polémiques qui ne sont pas les miennes", s'est désolidarisé Jean-Luc Mélenchon.

lundi 1 janvier 2018

Ce qui change à partir du 1er janvier 2018

Des hausses, parmi les nombreuses nouveautés qui entrent en vigueur au 1er janvier 2018…. 

Une majorité de Français a-t-elle voté pour ça ? 

Nouveau gouvernement et nouveau budget obligent, de nombreux changements sont obligatoires en ce début d’année : santé, transport, pouvoir d’achat, immobilier…

Nouvelles obligations vaccinales 
De trois, le nombre de vaccins obligatoires passe à onze pour les "jeunes enfants" (!) qui naîtront à partir du 1er janvier 2018. Aux trois vaccins infantiles d’ores et déjà obligatoires en France (diphtérie, tétanos et poliomyélite, soit le vaccin du DTP), viennent donc s’ajouter huit autres vaccins auparavant seulement recommandés : coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae, pneumocoque, méningocoque C. Ces onze vaccins seront indispensables pour une admission en collectivité (crèche, école…). Les parents récalcitrants ne seront toutefois pas sanctionnés pour défaut de vaccination. Dans les faits, 70 % des enfants reçoivent déjà ces vaccins. 

Hausse de deux euros du forfait hospitalier 
C’était une des mesures les plus décriées du projet de budget 2018 de la sécurité sociale : à compter du 1er janvier, le forfait hospitalier destiné à financer les frais d’hébergement des patients, passera de 18 à 20 euros et de 13,5 euros à 15 euros pour les séjours en psychiatrie. 
Cette augmentation – qui doit renforcer les budgets des hôpitaux de 200 millions d’euros - est "équivalente" à l’inflation constatée depuis 2010, date de sa dernière revalorisation, a insisté le gouvernement. Elle sera prise en charge par les complémentaires santé pour ceux qui en disposent : les mutuelles ne manqueront pas de facturer ces hausses sur les cotisations... 

Big-bang des amendes de stationnement 
Préparez vous au big-bang dans la lutte contre le stationnement sauvage : exit les contraventions, place au "forfait post-stationnement" (FPS) : à partir du 1er janvier, ce sont les villes qui fixeront elles-mêmes le tarif du stationnement, ainsi que le montant du forfait remplaçant l’amende, les infractions étant désormais dépénalisées. 
Et gare aux mauvaises surprises : "oublier" de payer le parcmètre pourra vous coûter 60 euros dans l’hypercentre de Lyon et 50 euros dans les rues du 1er au 11e arrondissement de Paris

Image associéeFlambée des tarifs réglementés du gaz 
Une mauvaise nouvelle pour le portefeuille. Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie à plusieurs millions de clients en France, enregistreront une augmentation de 6,9% en moyenne dès janvier - malgré la période hivernale - du fait notamment de la hausse d'une taxe. 

Résultat de recherche d'images pour "Hausse 1er janvier 2018"Hausse de la fiscalité des carburants 
Comme prévu dans le projet de loi de finances 2018 (ce qui change tout !), la taxation du diesel et de l’essence va bondir à partir de janvier. Résultat : les prix à la pompe augmenteront de 7,6 centimes par litre pour le gazole et 3,84 centimes pour l’essence. Le gouvernement entend aligner la fiscalité du gazole sur celle de l'essence d'ici 2021. 

Généralisation du "chèque énergie" 
C’était l’un des quatre coups de pouce en faveur des particuliers dévoilés par Nicolas Hulot pour mettre en œuvre son "plan climat" : à partir du 1er janvier, " le chèque énergie", expérimenté depuis 2016 dans quatre départements, sera étendu à tout le pays et versé désormais automatiquement. Le dispositif, qui vise à aider les ménages aux revenus très bas (moins de 7.500 euros annuels pour une personne seule ou 16.100 euros pour un couple avec deux enfants) à payer leur facture d’énergie (gaz, électricité, fioul, bois…) viendra ainsi remplacer les tarifs sociaux de l’électricité et du gaz. Versé au printemps, il devrait atteindre en moyenne 150 euros en 2018 et bénéficier à quatre millions de personnes. 

Une nouvelle prime à la casse automobile 
Autre mesure du phare du Plan Climat promu par Nicolas Hulot : la "prime à la reconversion". A partir du 1er janvier, le gouvernement va offrir  redistribuer 1.000 à 2.000 euros aux automobilistes vendant leur vieille voiture (avant 1997 pour les modèles essence, 2001 ou 2006 pour les diesel) pour en acheter une récente. Une prime qui atteindra 2.500 euros pour l’achat d’un modèle électrique. Objectif : sortir 100.000 véhicules polluants du parc en 2018. 

Plan de mobilité dans les entreprises 
A compter du 1er janvier, les entreprises de plus de 100 personnes auront à présenter un "plan de mobilité" (PDE) "pour améliorer la mobilité de son personnel et encourager l’utilisation des transports en commun et le recours au covoiturage". Prévu par la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, ce PDE peut ainsi comporter des mesures sur "la promotion du vélo (mise en place d’un stationnement sécurisé, mise à disposition d’un local vélo proposant quelques outils et services, ainsi que des douches pour les cyclistes…)" ou "l’encouragement à l’utilisation des transports publics" ou encore "l’aménagement des horaires de travail : répartition des heures d’arrivée et de départ des salariés en fonction de leurs souhaits et des besoins de l’entreprise…," détaille l’ADEME sur son site. 

Hausse du Smic et baisse des cotisations salariales 
Résultat de recherche d'images pour "Hausse 1er janvier 2018"Bonne nouvelle pour les salariés les moins bien rémunérés. Le Smic augmentera de 1,24 % au 1er janvier 2018, sans coup de pouce, ce qui le fait passer de 9,76 à 9,88 euros brut de l’heure. Concrètement, un salarié au Smic touchera 20 euros de plus par mois de janvier à septembre, puis 35 euros de plus par mois à partir d’octobre grâce à la revalorisation mécanique du salaire minimum et à l’exonération des cotisations chômage et maladie. Tous les salariés profiteront de cette suppression de cotisations (-3,15 %). 

En revanche, la CSG augmentera de 1,7 point pour l'ensemble des Français. 

Généralisation du bulletin de paie simplifié 
L’expérimentation a été probante : après une phase de test en 2016 dans dix entreprises volontaires, près de 9 salariés sur 10 se sont déclarés "satisfaits" du bulletin de paie clarifié, selon un rapport remis en février au gouvernement. Résultat, après avoir été rendu obligatoire depuis le 1er janvier 2017 pour les entreprises d’au moins 300 salariés, le bulletin de paie simplifié va être généralisé à toutes les entreprises à compter du 1er janvier. Dans le détail, le nouveau modèle de fiche de paie regroupe notamment "les cotisations salariales et patronales par risque couvert avec des libellés spécifiques : maladie, accident du travail, retraite, assurance chômage " et "fait aussi apparaître le montant total des allégements de cotisations, comme l’exonération totale des cotisations versées à l’Urssaf (hors cotisations chômage) pour les salaires", précise le site service-public-pro.fr 

Un prélèvement forfaitaire unique sur l’épargne 
A compter du 1er janvier, un prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 30% (incluant les prélèvements sociaux) est mis en place sur l’ensemble des revenus issus de produits d’épargne (rémunérations ou opérations de cession) : actions, obligations… Cette nouvelle fiscalité ne s’appliquera toutefois pas aux livrets réglementés (Livret A, LLDS), aux PEA (épargne en actions), aux plans épargne logement (PEL) ouverts avant 2018 ou aux contrats d’assurance-vie de moins de 150.000 euros et gardés plus de huit ans. 
Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir de janvier y seront donc soumis. 

Coup d’envoi de la réforme du statut des indépendants 
C’est le cœur de la réforme du statut des indépendants dévoilée le 5 septembre par le chef du gouvernement Edouard Philippe. Les indépendants vont voir leur régime social progressivement intégré au régime général et bénéficieront de deux baisses de cotisations (-2,15 points sur les cotisations famille, et exonération accrue des cotisations d’assurance maladie et maternité). 

Deux nouveaux diagnostics pour les locations 
Nouvelles obligations pour les propriétaires qui souhaitent louer leur logement vide ou meublé : à partir 1er janvier, deux nouveaux diagnostics concernant les installations d’électricité et de gaz devront être réalisés par un professionnel accrédité et annexé au contrat de location du locataire. Appliquée depuis le 1er juillet aux immeubles antérieurs à 1975, cette obligation sera étendue à tous les logements dont l’installation du gaz ou d’électricité a plus de 15 ans ou dont le dernier certificat de conformité date de plus de 15 ans. Tous les détails sont disponibles sur le site de l’Institut national de la consommation (INC). 

Une (légère) baisse du prix du tabac 
Les prix de certains paquets de cigarettes, comme Camel et Winston, baisseront de 20 centimes le 2 janvier à la suite d'ajustements des fabricants, en attendant la hausse de 1,10 euro prévue en mars par le gouvernement. "Le prix moyen du paquet de 20 cigarettes est en léger recul, de 5 centimes d’euros, après une augmentation de 30 centimes depuis le 13 novembre. L’augmentation des prix des produits du tabac depuis le 12 novembre est donc de 25 centimes d’euros. Deux tiers des paquets de 20 cigarettes conserveront un prix égal ou supérieur à 7 euros. Les prix homologués des paquets de 20 cigarettes s’établissent de 6,70 euros à 8,10 euros » précisent les douanes dans un communiqué. 

Hausse du prix du timbre
La Poste va augmenter ses tarifs de 4,7% en moyenne à partir du 1er janvier prochain. Le prix du timbre rouge va ainsi passer de 85 centimes à 95 centimes.