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samedi 26 janvier 2019

Paris : Anne Hidalgo crée une police municipale

Armée de matraques, pour commencer...

Hidalgo arrive après les carabiniers

Paris est la seule ville de France où les pouvoirs de la police générale ne sont pas entre les mains du maire, mais dans celles du Préfet de police. Or, la loi réformant le statut de Paris adoptée en février 2017 a permis d'élargir les pouvoirs de police du maire de Paris. 
Deux plus tard, la mairie de gauche a fait du chemin depuis son rejet des caméras de surveillance. On en dénombrait 60.000 sur l'ensemble du territoire national, en janvier 2018, chiffre qui a doublé en huit ans, et il faut noter que les Français sont favorables au déploiement de ces caméras de vidéosurveillance puisque, selon différents sondages, les 3/4 d'entre eux sont pour. Mais, alors qu'elles n'ont cessé de se développer en France depuis 30 ans, il a fallu attendre 2008 pour que, sous la pression de l'arrivée des municipales, Bertrand Delanoë décide de la mise en place d'un plan de vidéosurveillance de 1.226 caméras à Paris, malgré le coût moyen annuel élevé - installation, l'exploitation et maintenance - de chacune (7.400 euros, selon la Cour des comptes). Pourtant au PS, on maintenait alors que la vidéosurveillance n'est pas efficace en termes de prévention de la délinquance. "Cela fait à peu près 30 ans que la vidéosurveillance se développe en France, et à peu près 30 ans que la réponse est la même : non, ce n'est pas vraiment efficace en termes de prévention de délits et de crimes."
Des matraques seront-elles plus efficaces pour enrailler les hausses de la délinquance et de la criminalité : cambriolages, agressions, vols, présence de toxicomanes dans certains quartiers, trafic de drogues ou rixes entre migrants ?

Pour faciliter la négociation de son virage idéologique, en juillet dernier, la maire de Paris Anne Hidalgo avait demandé un audit sur la sécurité dans la capitale, jusqu'alors assurée par les policiers de la Préfecture de police et les militaires de l'opération Sentinelle, constituée de militaires de l'armée française (déployée par le président socialiste Hollande, au lendemain des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015), à moindre coût pour la municipalité socialiste.


Depuis les attentats de janvier et novembre 2015, la police nationale est particulièrement mobilisée et les questions de la tranquillité publique et du quotidien ne sont pas assez traitées, souligne l'édile socialiste dans Le Parisien. "Il y a donc besoin de faire évoluer cette situation. Nous sommes parvenus à un moment où on peut le faire", assure-t-elle. Les municipales sont en 2020...
Paris est la seule ville de France où les pouvoirs de la police générale ne sont pas entre les mains du maire, mais dans celles du préfet de police (depuis l’arrêté du 12 messidor an VIII, 1er juillet 1800). 
Ville-capitale, ville qui fut le théâtre de la Commune (1871), Paris a reçu des statuts spécifiques.
Outre que
la cité parisienne n’élit son maire que depuis les municipales en 1977 (loi du 15 décembre 1975), les vingt maires d’arrondissement n'étaient pas des maires de plein exercice: ils ont un pouvoir consultatif (subventions, urbanisme), leur pouvoir de décision ne concernant que les équipements de proximité à vocation éducative, sociale, culturelle, sportive et d’information de la vie locale de l’arrondissement
Paris est aussi la seule commune à ce jour à être également un département : le maire de Paris est ainsi président du Conseil départemental, et le Conseil de Paris est à la fois conseil municipal et conseil départemental, disposant des deux séries de compétences.
Toutefois, à compter du 1er janvier 2019, c’est une collectivité unique à statut particulier, créée par la loi du 28 février 2017 relative au statut de Paris et à l’aménagement métropolitain et dénommée 'Ville de Paris', qui exercera les compétences de la commune et du département de Paris. Cette grande décentralisation permet désormais au maire de Paris d’exercer des compétences de proximité, comme la circulation et le stationnement, la police des baignades, la réglementation des manifestations de voie publique à caractère festif, sportif ou culturel, la police des édifices menaçant ruine, la salubrité des bâtiments à usage principal d’habitation ou à usage partiel ou total d’hébergement, ou encore la délivrance des cartes nationales d’identité et des passeports.
Des policiers municipaux armés de "Tonfa", mais pas de "Taser"

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A. Hidalgo annonce ainsi ce vendredi 25 janvier son intention de créer une police municipale en 2020 munie de matraques de "Tonfa" (cf. illustration ci-contre) pour "lutter contre les infractions du quotidien". C'est une arme "non létale", mais considérée comme dangereuse. En France, le tonfa est une arme classée en catégorie D, comme certaines bombes aérosols incapacitantes ou le poignard. Son port est interdit sans autorisation administrative. 
A Aulnay, en Seine-Saint-Denis, il y a également deux ans (février 2017), Théo Luhaka, un jeune éducateur sportif municipal récalcitrant à un contrôle policier, avait accusé des policiers de l'usage abusif et intrusif d'une matraque télescopique. Que de fantasmes malsains à venir sur fond de 'tonfa'...
Image associée
Pour mémoire, et à l'attention notamment de ceux qui ont pris hâtivement fait et cause pour Théo (le président Hollande, le comédien Omar Sy, le rappeur Youssoupha, l'animatrice de télévision Valérie Damidot, la chanteuse Imany ou du réalisateur Mathieu Kassovit, mais aussi des vertueux Patrick Bruel, Hugues Aufray, les comédiens Josiane Balasko, Jean Benguigui et Mathilda May, le réalisateur Nils Tavernier, Olivier Py ou encore l'humoriste Anne Roumanoff),
le 23 février, la presse révéla que le Parquet de Bobigny avait ouvert en juin 2016 une
enquête pour "suspicion d’abus de confiance et escroquerie" entre 2014 et 2016 contre l'association Aulnay Events que présidait un des frères Luhaka  et qui aurait en 18 mois détourné 678.000 euros de subventions publiques accordées au titre des "emplois aidés",  tout en laissant 350.000 euros de cotisations sociales impayées. Huit membres de la famille Luhaka ont reçu de l'association 170.000 euros, dont 52.000 virés sur le seul compte de Théo. Le 5 juin 2018, Théo Luhaka, ainsi que ses 2 frères et 3 autres personnes liées au monde associatif, furent interpellés pour soupçon d'escroquerie aux aides d'Etat. Le lendemain, Théo Luhaka et son frère Grégory sortent libres de garde à vue. En septembre, il est mis en examen pour « escroquerie en bande organisée". Théo est par ailleurs le neveu de Thomas Luhaka, ministre des Infrastuctures de la République démocratique du Congo.
Les 3.400 policiers municipaux seront également munis de gaz lacrymogène et de gilets tactiques, entre autres,  pour assurer la "verbalisation sur la voie publique" ou "les nuisances sonores", a précisé la mairie. Un temps évoqué, le "Taser" ne fera finalement pas partie de l'équipement de ces agents.




Hidalgo compte ainsi trouver de l'emploi aux gabarits imposants de ses quartiers Nord et Nord-Est.
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Un emploi municipal créé, c'est une demi-douzaine de personnes, parents et proches, hameçonnées. Qu’est ce qui différencie un élu national corrompu d’un maire en exercice qui distribue les emplois à la piscine, aux espaces verts ou à l'animation culturelle municipaux à ceux qui lui font allégeance ? 
Ces maires qui achètent la paix sociale grâce à des associations, des militants, des délégués de quartier, associatifs ou communautaires auto-proclamés, voire même des petits caïds à la petite semaine, qui veillent à ce que les votes ne s'égarent pas dans l'opposition. Le clientélisme n'a aucune limite et cette pratique fonctionne à plein régime dans les quartiers populaires sous le couvert respectable de l'aide sociale.

"Je fais le même choix que les maires de Bordeaux [ou Lille ?] ou de Londres [la police y utilise les menottes Speedcuffs (lien rigide entre chaque menotte), matraque télescopique ASP (qui peut être en acier 4140 avec un manche revêtu d'une mousse anti-dérapante, mis à disposition des forces de l'ordre en trois tailles) et des sprays incapacitants comme le  CS (lacrymogène), moins puissant que le PAVA (semblable à la bombe au poivre), entre 26 et 30 euro pièce] qui n'ont pas de police municipale armée. 
Depuis 2004, les forces de police du Royaume-Uni utilisent de plus en plus des Tasers contre des assaillants armés. Ils sont mis en œuvre par les Authorised Firearms Officers (agents autorisés à porter des armes à feu). Les autorités considèrent que les Tasers sont une alternative moins létale que les armes à feu. A New York, Rudy Giuliani avait le défaut d'être le maire Républicain qui a rétabli le sentiment de sécurité dans sa ville, 1994-2001]. En Irlande du Nord, tous les policiers portent des armes à feu.
Les agents auront des matraques et des bombes lacrymogènes, qui permettent de sécuriser un certain nombre d'interventions pour lesquelles cette police est mobilisée. Mais "pas d'arme à feu", insiste Anne Hidalgo. La Ville de Paris avoue un budget de 2 millions d'euros en masse salariale, et 1,5 million pour l'achat d'équipements en 2019.



Une mesure qui déplaît à l'aile radicale de sa majorité de gauche

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La mesure, présentée aux chefs de file des groupes élus vendredi, sera abordée lors du prochain conseil de Paris qui démarre le 4 février. Mais déjà, l'aile gauche de la majorité municipale parisienne a dénoncé une décision prise alors qu'elle ne figurait pas dans le "contrat de mandature". "La maire a pris sa décision seule hors du cadre de la majorité. Elle s'est mise hors du cadre de la majorité", a réagi Nicolas Bonnet-Oulaldj, chef de file des élus PCF et Front de gauche au Conseil de Paris. 

Sur le fond, les communistes, une composante indispensable à la majorité d'Anne Hidalgo avec leurs 13 élus, estiment que l'annonce faite vendredi "ne remplacera jamais ce qui fait partie de nos obligations et le cœur d'une politique de gauche, c'est-à-dire la prévention, la médiation, l'éducation et la protection des mineurs".

En signe de protestation, les élus d'extrême gauche (PCF et Parti de gauche), dont ceux de Génération.s et du groupe écologiste, ont quitté une réunion organisée par le premier adjoint (Emmanuel Grégoire, ex-chef de cabinet du maire de Paris, Bertrand Delanoë) et l'adjointe chargée de la sécurité, de la prévention, des quartiers populaires et de l'intégration(Colombe Brossel).

Ils ont également refusé ensuite une rencontre avec Mme Hidalgo. 
Résultat de recherche d'images pour "agents de Securité Paris"
"C'est à (Anne Hidalgo) de faire fonctionner sa majorité jusqu'à la fin. On ne peut pas avoir une majorité avec un coup de force permanent", a déclaré David Belliard, chef de file des Verts d'EELV au Conseil de Paris.

Le député juppéiste et "Macron-compatible" Pierre-Yves Bournazel, candidat à la mairie dans un an (parti Agir, la droite constructive) et favorable à une police municipale, a lui aussi fait mine de s'étonner d'une annonce "qui en vient à surprendre sa propre majorité", et a réclamé que la décision soit soumise au vote du Conseil de Paris. 

Pour le groupe municipal du parti présidentiel, La République en marche, qui prône une police municipale "d'arrondissement", Mme Hidalgo se contente de "renommer sa brigade de lutte contre les incivilités". 

Philippe Goujon, le maire Les Républicains du XVe  déplore "un ersatz de police municipale", soulignant que son groupe demande "une police armée avec des pouvoirs renforcés" qui puisse avoir accès à des fichiers de police, comme ceux des objets volés ou des personnes recherchées.

mardi 23 mai 2017

Hauts-de-France: la généralisation de la vidéosurveillance dans les lycées fait débat

La mesure de l'exécutif régional suscite des inquiétudes chez certains parents d'élèves et spécialistes de l'opposition de gauche

Tous les lycées des Hauts-de-France, soit 265 établissements, seront prochainement équipés de la vidéosurveillance

Votée jeudi en séance plénière du Conseil régional, ce dispositif concrétise une promesse de campagne de Xavier Bertrand (LR), alors candidat aux régionales de 2015 et actuel président de la région.
"Au regard du contexte sécuritaire particulièrement difficile, illustré par les récents événements de Grasse, il nous est rappelé que les établissements publics locaux d'enseignement (EPLE) ne sont pas exempts de risques. La volonté du Conseil régional est de faire de la sécurisation des EPLE (établissement public local d'enseignement), une véritable priorité régionale", explique la région. 

Un "plan de sûreté" d'un coût de 10 millions d'euros adopté jeudi.
Résultat de recherche d'images pour "lycee videosurveillance"La généralisation de la vidéosurveillance est prévue dès la rentrée prochaine, par des caméras "à boule" (à vision nocturne et filmant à 360 degrés) à l'intérieur des lycées (une à deux par couloir) et à l'extérieur (tubulaires à plan fixe). 
Ce plan comporte également des travaux de sécurisation, la mise en place de sonneries différenciées ou encore la formation du personnel pour savoir "réagir en cas d'attaque terroriste" dans les lycées.

Or, l'utilisation de la vidéosurveillance en milieu scolaire est très réglementée

Des élèves dans des couvertures de survie devant le lycée Tocqueville à Grasse.
Mars 2017: des élèves dans des couvertures de survie
devant le lycée Tocqueville à Grasse
Dans un rapport de mai 2016, la CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés) préconisait leur utilisation de manière "limitée" et uniquement "complémentaire à d'autres mesures de sécurité". "Seules des circonstances exceptionnelles (établissements scolaires victimes d'actes de malveillance fréquents et répétés) justifient de filmer les élèves et les enseignants en continu", selon l'instance, malgré les attentats récents de novembre 2015.
La gauche minoritaire fait de l'obstruction sur la protection des mineurs.
Résultat de recherche d'images pour "Nathalie Gaujac FCPE"
La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) du Nord, marquée à gauche, n'a pas manqué de s'opposer au projet de la Région de droite, et s'est émue, a priori, "s'inquiétant" de l'utilisation possible des données.
"Qu'est-ce qu'on fait des images ? Il est question de les envoyer vers des centres de surveillance urbains (CSU), mais qui les observera ? A l'intérieur des établissements, les caméras ne vont pas empêcher qu'il y ait des problèmes avec les élèves et même, au contraire, peuvent être vues comme une provocation !" affirme Nathalie Gaujac, secrétaire générale de la FCPE Nord. 
Mme Gaujac réussit à être maman et militante régionale d'association, mais il est vrai qu'elle est allocataire de recherche, bénéficiant d'une "bourse', en contrepartie d’un contrat de travail, sans obligation de résultats. Un emploi fictif rémunéré ?

L'utilisation des données à l'extérieur des établissements la laisse également songeuse: "Sur des cités scolaires très étendues où on ne peut pas mettre partout du personnel, cela peut s'entendre, mais on ne remplacera jamais la présence humaine. On voit bien [il faut voir, justement !] que les villes ont déjà des caméras de partout et pourtant ce n'est pas cela qui dissuade la délinquance..." Selon cette maman, il est négligeable que la vidéosurveillance soit dissuasive et facteur d'un plus grand bien-être, comme dirait la Ch'tite Aubry de Lille.

Une position partagée par Laurent Mucchielli, sociologue et directeur de recherches au CNRS,  pour qui ces annonces "sont largement symboliques et politiques". 
Résultat de recherche d'images pour "Laurent Mucchielli"
"Dans ce cas, il faudrait mettre des caméras partout! Or, on voit bien que leur seule utilité est de contribuer après-coup à une enquête et encore, leur utilité est bien limitée quand on observe la liste des attentats commis en France où les terroristes se suicident..." ajoute cet ancien professeur à l’École nationale de la magistrature à Paris.

Selon le sociologue, "chaque situation et établissement est différent et nécessite des besoins précis". Lui aussi pense que "rien ne remplacera le personnel humain": "Les 10 millions d'euros auraient pu être utilisés plus intelligemment, permettant par exemple d'embaucher des personnes et réduire le chômage des jeunes.On l'a compris, ce chercheur est engagé à gauche et son expertise est clairement dédiée à la diffusion de l'idéologie dominante. Parmi ses chevaux de bataille, la récupération politique du thème de "l’insécurité", l’action de certains lobbies sécuritaires (notamment certains syndicats de police), l’usage abusif des "statistiques de la délinquance" et le discours "catastrophiste" de ses collègues criminologues, au premier rang desquels les universitaires Alain Bauer, proche de Manuel Valls, et son élève, Xavier Raufer, qui débuta une carrière militante à l'extrême-droite dans les années 1970, et devint peu à peu formateur et expert en questions de criminalité. 
Or, né à Nice (à 43 kms), Laurent Mucchielli, lui aussi, a été professeur, bizarrement, au Collège interarmées de défense à Paris et à ...l’École des officiers de la gendarmerie nationale de Melun, entre 2004 et 2009. Les formateurs ne sont pas désignés sans arrière-pensées politiques, à des fins de formatage.
Depuis 2001, son groupe de sociologues (CLARIS, Agir pour clarifier le débat sur la sécurité) publie des tribunes dans le quotidien ...Libération, mettant en cause notamment la déshérence de la notion de prévention. Ils en sont toujours là : le terrorisme islamiste n'a pas ensanglanté le pays et aucune famille n'est endeuillée...

lundi 25 juillet 2016

Videosurveillance de Nice: le gouvernement nie en bloc tout harcèlement de la policière de Nice

Le pouvoir s'enfonce dans le pétrin de ses mensonges

Bernard Cazeneuve s'est défendu de pressions de son Cabinet sur la police municipale 

Attitudes lors de l'hommage aux martyrs de Nice
La cheffe de la vidéosurveillance municipale niçoise se plaint pourtant d'avoir reçu des pressions du ministère. Alors, Bernard Cazeneuve est sorti de ses gonds. "Ça suffit !" s'est écrié le ministre sur le service public de France 2 dimanche soir, tentant ainsi de faire taire la policière dont les révélations indignées de mensonge jettent le discrédit sur l'exécutif. Une version socialiste du "Je vous demande de vous taire! " de Balladur, en plus brutal.

Le ministre aux abois mêle l'ensemble du ministère au harcèlement de son Cabinet
"Je ne laisserai pas dans ma responsabilités de ministre de l'Intérieur, des préfets, des policiers qui ont fait leur travail, et notamment ceux de Nice qui ont procédé à la neutralisation du terroriste [après combien de morts ?], mis en cause comme cela est le cas depuis dix jours".

"Je suis tout à fait serein [bien que ça ne se voie vraiment pas] 
quant à l'issue que la justice donnera à la plainte que j'ai déposée [certitude démontrant s ondépendance du pouvoir exécutif...]  parce que je connais la vérité."  

"Je sais qu'aucun membre de mon cabinet n'a jamais été en contact avec madame Bertin", a d'abord affirmé le ministre.


Cazeneuve défie la policière. "Et si elle veut, madame Bertin, que nous sortions rapidement de l'ambigüité de ces accusations, elle n'a qu'une chose à faire, c'est donner le nom de la personne de mon cabinet avec laquelle elle a été en contact". Cazeneuve ne connaît-il pas toute la vérité ? Mais ne sait-il pas que trop bien en revanche que, lors des harcèlements téléphoniques, ses collaborateurs ont omis de se présenter et que s'ils se sont identifiés, la fonctionnaire territoriale a pu ne pas enregistrer ces données a priori fiables ? Le locataire de Beauvau prépare-t-il déjà sa défense (et ses cartons) en commençant à se désolidariser des membres de son Cabinet ?
Mais le ministère de l'Intérieur n'a-t-il donc pas les moyens de faire parler les écoutes téléphoniques dans lesquelles l'Etat-PS est passé maître ? Une commission parlementaire ne peut-elle obtenir l'identité des harceleurs de la policière que Cazeneuve, à son tour, cherche à intimider? Aussi longtemps que la policière n'est pas mise en accusation par un juge, c'est à l'accusateur Cazeneuve de faire la preuve de la culpabilité de la plaignante de harcèlement. 

La colère comme méthode de gouvernement 
"Cette polémique est absurde et ridicule puisqu'on parle d'un document qui n'a aucun impact sur l'établissement de la vérité, décrète le ministre pris en défaut. Et de décider, craintif mais péremptoire: "C'est un document qui n'a pas vocation à être versé au dossier de l'instruction."

Le ministre n'apporte aucun élément sur le fond. En revanche, le petit homme perd ses nerfs. "Donc je dis maintenant ça suffit ! Ça suffit de mettre en cause constamment l'Etat, les policiers, les préfets et le ministre de l'Intérieur qui dans cette affaire n'a jamais menti et n'a jamais tenté de travestir le moindre document," garantit-il, les "yeux dans les yeux, rappelant Jérôme Cahuzac. Christiane Taubira n'a pas non plus été convaincue de mensonge sur les documents qu'elle niait avoir reçus, tout en les brandissant devant les députés ?...

"Et je n'accepterai pas qu'on continue à mettre en cause mon honneur et ma dignité de ministre de l'Intérieur", a lancé, hors de lui, Nanard Cazeneuve. 

Cazeneuve a encore ajouté un amalgame
"La campagne acharnée qui est menée contre moi et une campagne dont je sortirai renforcé parce qu'elle est une campagne de vilenies"
"Elle est une campagne de calomnies face à laquelle je rendrai coup pour coup", a menacé le ministre acculé.
Foin de la sérénité de départ...

Le premier ministre monte au créneau sur BFMTV

Pour défendre son gouvernement, le premier ministre s'est fait inviter sur la chaîne de télévision privée amie. "On doit être digne des conditions d'une élection; on doit être à la hauteur des Français", a sermonné Manuel Valls, qui tente de faire taire l'ancien ministre en rappelant au passage que Christian Estrosi a été élu avec des voix de gauche aux élections régionales. La volonté de faire barrage à la candidate du FN, Marion Maréchal-Le Pen, ne lie pourtant pas le président de Région comme si ces voix socialistes s'étaient portées sur son nom...

Manuel Valls laisse aux journalistes la basse besogne de mettre un nom sur les visages des personnes qu'il dénonce. Devant Apolline de Malherbe, l'une de ces collabos de la presse (fille ducomte Guy de Malherbe, artiste-peintre, et de Marie-Hélène de La Forest Divonne, galeriste, propriétaires du château de Poncé-sur-le-Loir (Sarthe), le Catalan assure ainsi qu'il rejette la "violence politique" ainsi que "l'outrance" et "la remise en cause de la démocratie": c'est selon lui "la même méthode" que ce qui se passe aux Etats-Unis avec Donald Trump. L'ancien ministre de l'Intérieur leur "demande de se reprendre"...

VOIR et ENTENDRE Valls polémiquer en accusant le maire de Nice pour protéger les défaillances de son 
ministre grognon, l'incompétent Cazeneuve téléguidé par ses services:


Ferme sur son éthique, la policière maintient ses révélations

Mise en danger de la policière
dont la photo est étalée dans la presse
La policière de Nice n'a rien à retirer de son constat accablant le ministère de l'Intérieur. La policière municipale qui a révélé dans le Journal du dimanche que le ministère de l'Intérieur lui avoir fait subir des pressions pour qu'elle modifie un rapport sur le dispositif de sécurité après l'attentat du 14 juillet à Nice a maintenu dimanche soir ses observations. 

Elle doit faire un signalement auprès du procureur de la République pour "faux en écriture publique"a annoncé son avocat ce lundi. 
Sur France 2, Sandra Bertin a précisé que
- un "commissaire de police" disant être envoyé par le ministère s'est introduit dans le centre de vidéosurveillance de la ville 
- et une autre personne disant faire partie du cabinet du ministre, jointe par téléphone, l'avaient prssée "de faire apparaître sur certains endroits des positions de la police nationale" et de rédiger un rapport "modifiable".


Harcelée par téléphone
"Il y a un commissaire de police qui s'est présenté dans mon bureau, m'expliquant être envoyé par le cabinet du ministère et avoir besoin d'éléments de réponse quant au visionnage des caméras", a assuré dimanche soir S. Bertin, qui est également responsable du Syndicat autonome de la fonction publique territoriale de la Métropole et de la Ville de Nice. 
"Il me met en relation téléphonique avec une personne qui se présente elle aussi comme faisant partie du cabinet du ministre de l'Intérieur et qui décline son nom, son prénom et qui m'indique avoir besoin de précisions quant à l'événement", a-t-elle poursuivi.

"Dans le cadre de ces précisions, (cette personne) me demande de noter précisément dans le rapport les points de barrage où était positionnée la police municipale et où était positionnée la police nationale. Je lui réponds qu'en fonction de ce que je vois, je lui indiquerai, et qu'évidemment je n'inventerai rien", a encore raconté l'intraitable policière. 

"Partant de là, elle me demande une version modifiable de mon rapport, ce à quoi je m'oppose", a-t-elle ajouté, affirmant avoir été ensuite "littéralement harcelée téléphoniquement: au fur et à mesure que le temps passe, les appels sont de plus en plus rapprochés".

"Je ne suis pas une menteuse"
Après avoir envoyé son rapport, la personne se présentant comme un membre du cabinet de B. Cazeneuve a rappelé le commandant de police présent dans la pièce, explique toujours S. Bertin: elle "lui demande de me faire modifier certains éléments, certains paragraphes [sur les failles du dispositif de sécurité établi par le préfet] en me demandant notamment de faire apparaître sur certains endroits des positions de la police nationale". 
"Encore une fois je m'y oppose; le commandant de police s'énerve. Plusieurs personnes ont pris ma défense en disant qu'à un moment il fallait arrêter. (Le policier) indique à une des personnes -là encore je ne dis pas son nom, l'enquête le révélera- qu'il la réquisitionne, qu'il faut modifier le rapport", a conclu la policière.

En face, le ministre de l'Intérieur a nié toute pression et a garanti les yeux dans les yeux qu'aucun membre de son cabinet n'avait été en contact avec Sandra Bertin
Pourtant, dans Nice Matinla chef du centre de supervision urbain de Nice persiste et signe : "Je ne suis pas une menteuse, je dis la vérité. J'ai subi des pressions" de la part du ministère de l'Intérieur. 
Egalement interrogée par France Info, la jeune forte tête réserve au juge d'instruction le nom de la personne qui a exercé sur elle des pressions au téléphone, "pendant plus d'une heure", mais a indiqué que son identité sera "révélée très prochainement"


Le chef de toutes les polices peine à convoquer le collaborateur de son propre cabinet

Le ministre de l’Intérieur cherche à gagner du temps en polémiquant. Sans disculper aucun de ses proches au ministère, le petit ministre serein (sic) de la volière vallsienne ne s'est pas satisfait de lui aussi maintenir sa version des faits. Cazeneuve - que C-3PO (le premier ministre) surnomme "R2-D2" à cause de sa taille, en référence au petit robot de la saga Star Wars - a dénoncé des "manoeuvres de basse politique" : "Cela fait dix jours que nous sommes quasiment quotidiennement confrontés à des attaques, des insinuations, des mensonges de la part de gens à Nice qui, pour certains, exercent des responsabilités politiques", s’est ainsi indigné le petit robot de Beauvau.