POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Grasse. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Grasse. Afficher tous les articles

mardi 23 mai 2017

Hauts-de-France: la généralisation de la vidéosurveillance dans les lycées fait débat

La mesure de l'exécutif régional suscite des inquiétudes chez certains parents d'élèves et spécialistes de l'opposition de gauche

Tous les lycées des Hauts-de-France, soit 265 établissements, seront prochainement équipés de la vidéosurveillance

Votée jeudi en séance plénière du Conseil régional, ce dispositif concrétise une promesse de campagne de Xavier Bertrand (LR), alors candidat aux régionales de 2015 et actuel président de la région.
"Au regard du contexte sécuritaire particulièrement difficile, illustré par les récents événements de Grasse, il nous est rappelé que les établissements publics locaux d'enseignement (EPLE) ne sont pas exempts de risques. La volonté du Conseil régional est de faire de la sécurisation des EPLE (établissement public local d'enseignement), une véritable priorité régionale", explique la région. 

Un "plan de sûreté" d'un coût de 10 millions d'euros adopté jeudi.
Résultat de recherche d'images pour "lycee videosurveillance"La généralisation de la vidéosurveillance est prévue dès la rentrée prochaine, par des caméras "à boule" (à vision nocturne et filmant à 360 degrés) à l'intérieur des lycées (une à deux par couloir) et à l'extérieur (tubulaires à plan fixe). 
Ce plan comporte également des travaux de sécurisation, la mise en place de sonneries différenciées ou encore la formation du personnel pour savoir "réagir en cas d'attaque terroriste" dans les lycées.

Or, l'utilisation de la vidéosurveillance en milieu scolaire est très réglementée

Des élèves dans des couvertures de survie devant le lycée Tocqueville à Grasse.
Mars 2017: des élèves dans des couvertures de survie
devant le lycée Tocqueville à Grasse
Dans un rapport de mai 2016, la CNIL (Commission nationale Informatique et Libertés) préconisait leur utilisation de manière "limitée" et uniquement "complémentaire à d'autres mesures de sécurité". "Seules des circonstances exceptionnelles (établissements scolaires victimes d'actes de malveillance fréquents et répétés) justifient de filmer les élèves et les enseignants en continu", selon l'instance, malgré les attentats récents de novembre 2015.
La gauche minoritaire fait de l'obstruction sur la protection des mineurs.
Résultat de recherche d'images pour "Nathalie Gaujac FCPE"
La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) du Nord, marquée à gauche, n'a pas manqué de s'opposer au projet de la Région de droite, et s'est émue, a priori, "s'inquiétant" de l'utilisation possible des données.
"Qu'est-ce qu'on fait des images ? Il est question de les envoyer vers des centres de surveillance urbains (CSU), mais qui les observera ? A l'intérieur des établissements, les caméras ne vont pas empêcher qu'il y ait des problèmes avec les élèves et même, au contraire, peuvent être vues comme une provocation !" affirme Nathalie Gaujac, secrétaire générale de la FCPE Nord. 
Mme Gaujac réussit à être maman et militante régionale d'association, mais il est vrai qu'elle est allocataire de recherche, bénéficiant d'une "bourse', en contrepartie d’un contrat de travail, sans obligation de résultats. Un emploi fictif rémunéré ?

L'utilisation des données à l'extérieur des établissements la laisse également songeuse: "Sur des cités scolaires très étendues où on ne peut pas mettre partout du personnel, cela peut s'entendre, mais on ne remplacera jamais la présence humaine. On voit bien [il faut voir, justement !] que les villes ont déjà des caméras de partout et pourtant ce n'est pas cela qui dissuade la délinquance..." Selon cette maman, il est négligeable que la vidéosurveillance soit dissuasive et facteur d'un plus grand bien-être, comme dirait la Ch'tite Aubry de Lille.

Une position partagée par Laurent Mucchielli, sociologue et directeur de recherches au CNRS,  pour qui ces annonces "sont largement symboliques et politiques". 
Résultat de recherche d'images pour "Laurent Mucchielli"
"Dans ce cas, il faudrait mettre des caméras partout! Or, on voit bien que leur seule utilité est de contribuer après-coup à une enquête et encore, leur utilité est bien limitée quand on observe la liste des attentats commis en France où les terroristes se suicident..." ajoute cet ancien professeur à l’École nationale de la magistrature à Paris.

Selon le sociologue, "chaque situation et établissement est différent et nécessite des besoins précis". Lui aussi pense que "rien ne remplacera le personnel humain": "Les 10 millions d'euros auraient pu être utilisés plus intelligemment, permettant par exemple d'embaucher des personnes et réduire le chômage des jeunes.On l'a compris, ce chercheur est engagé à gauche et son expertise est clairement dédiée à la diffusion de l'idéologie dominante. Parmi ses chevaux de bataille, la récupération politique du thème de "l’insécurité", l’action de certains lobbies sécuritaires (notamment certains syndicats de police), l’usage abusif des "statistiques de la délinquance" et le discours "catastrophiste" de ses collègues criminologues, au premier rang desquels les universitaires Alain Bauer, proche de Manuel Valls, et son élève, Xavier Raufer, qui débuta une carrière militante à l'extrême-droite dans les années 1970, et devint peu à peu formateur et expert en questions de criminalité. 
Or, né à Nice (à 43 kms), Laurent Mucchielli, lui aussi, a été professeur, bizarrement, au Collège interarmées de défense à Paris et à ...l’École des officiers de la gendarmerie nationale de Melun, entre 2004 et 2009. Les formateurs ne sont pas désignés sans arrière-pensées politiques, à des fins de formatage.
Depuis 2001, son groupe de sociologues (CLARIS, Agir pour clarifier le débat sur la sécurité) publie des tribunes dans le quotidien ...Libération, mettant en cause notamment la déshérence de la notion de prévention. Ils en sont toujours là : le terrorisme islamiste n'a pas ensanglanté le pays et aucune famille n'est endeuillée...

samedi 30 avril 2016

Un Algérien de Grasse a vendu des faux papiers par milliers

Un "homme", comme dit la presse dissimulatrice, proposait tout un choix de faux papiers

Le faussaire négociait du faux diplôme à la fausse carte d'identité


L' "homme d'origine algérienne" est soupçonné d'avoir fourni plusieurs milliers de faux papiers à des clients contactés sur Internet. Il est poursuivi pour "fabrication de faux documents administratifs de façon habituelle" et "faux en écritures privées".

Agé de 35 ans et arrêté en région parisienne, ce Franco-algérien n'a nié aucun des faits qui lui sont reprochés, a précisé le parquet.


Recherché depuis deux ans par l’Office central pour la répression de l’immigration irrégulière et de l’emploi d’étrangers sans titre (Ocriest)

Aucun document n'avait de secret pour 'prefector' qui, sous ce nom, offrait ses services de faussaire sur internet, agissant à la fois de manière souterraine - via le "darkweb" (réseau anonyme, sites web hébergés anonymement, utilisateurs connectés incognito) et un logiciel empêchant de remonter jusqu'à son adresse IP - et de manière tout à fait visible sur les réseaux sociaux avec un site Internet invitant les clients à le contacter et une vidéo faisant sa publicité.

L'enquête - initiée par le parquet de Grasse saisi par la sous-préfecture locale à la suite de la présentation à ses services d'un faux document - recense ainsi 23.000 connexions sur son site Internet et évalue à plusieurs milliers les commandes de faux papiers.
"Il était en mesure de proposer n'importe quel type de document", explique Georges Gutierrez, procureur de la République de Grasse, "aussi bien des fausses factures que des faux diplômes ou de fausses cartes d'identité [sans mentionner les permis de conduire, titres de séjour et autres feuilles d'impôts]. Les documents étaient vendus à partir de 50 euros pièce et jusqu'à 700 pour un kit complet".

Le faussaire a été mis en examen et placé en détention provisoire jeudi, a-t-on appris ce vendredi auprès du parquet de Grasse (Alpes-Maritimes).

mardi 7 juillet 2015

Obsèques de Charles Pasqua: hommage appuyé de Nicolas Sarkozy

Saint-Louis des Invalides: Balladur, Fillon Juppé et Dumas aux obsèques de Charles Pasqua

Les obsèques de 
Charles Pasqua, l'ancien ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, 
Grasse, 7 juillet 2015


Saint-Louis des Invalides, Paris, le 3 juillet 2015
décédé lundi à l'âge de 88 ans, se sont déroulées le vendredi 3 juillet en la cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris.
Plusieurs personnalités politiques Les Républicains (LR) étaient présentes : les anciens Premiers ministres Edouard Balladur, François Fillon et Alain Juppé, le président du Sénat Gérard Larcher, les anciens ministres de l'Intérieur Brice Hortefeux et Claude Guéant, ainsi que les élus parisiens Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Legaret.

Nicolas Sarkozy a rendu un dernier hommage appuyé à Charles Pasqua, ce mardi matin lors de ses obsèques,

juste avant que des polyphonies corses, en souvenir des racines de l’ancien ministre de l’Intérieur, ne résonnent sous les voûtes de la cathédrale Notre-Dame-du-Puy de Grasse, dans l'intimité familiale.

"Il était un homme réservé, droit et courageux, qui ne trahissait pas et qui respectait sa parole", a rappelé l’ex-chef de l’État, saluant également la mémoire d’un "serviteur intransigeant de la France, d’un homme qui aimait son pays".

Le président des Républicains a rappelé que Charles Pasqua "lui a souvent fait la leçon".
"Il a été très important dans ma vie", a-t-il encore ajouté, avant de saluer la famille de l’homme politique, natif de Grasse et décédé le 29 juin à l’âge de 88 ans.

Deux petits-fils de Charles Pasqua, Philippe et Alexandre, sont ensuite allés allumer des cierges autour du cercueil du gaulliste, recouvert d’un drapeau tricolore. La cérémonie, suivie par plus de 500 personnes à l’intérieur de la cathédrale et une centaine d’habitants de la cité des parfums à l’extérieur, a duré environ 1h30.
A Grasse, l’ex-président de la République était accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy.

Bernadette Chirac, également présente à la cérémonie

Bernadette Chirac a également assisté aux obsèques, accompagnée du député-maire de Nice, Christian Estrosi
et du maire de Grasse Jérôme Viaud (Les Républicains).

Le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, les députés azuréens Lionnel Luca, Michèle Tabarot et d’autres élus locaux ont aussi participé à cet ultime hommage.

Sur sa page Facebook, juste après l'annonce du décès, l’ex-chef de l’Etat et président des Républicains avait expliqué
"à quel point [Charles Pasqua] aura marqué [son] engagement politique"

De nombreux élus locaux, parlementaires du département des Alpes-Maritimes et de la région sont annoncés. Alexandre Ricard, le PDG du groupe Pernod-Ricard, dans lequel Charles Pasqua avait fait une partie de sa carrière, était également présent.


Inhumé auprès de son fils, Pierre-Philippe Pasqua


La messe de cérémonie était chantée par trois Corses, dont Jean-Toussaint Paolacci, parent de la famille du défunt et maire de la commune de Casevecchie, sur l’Ile de Beauté, d’où sont originaires les ancêtres de Charles Pasqua.


L’inhumation de l’ancien sénateur a eu lieu, non pas en Corse, mais dans le caveau familial du cimetière Sainte-Brigitte, à Grasse, où repose son fils unique, Pierre-Philippe Pasqua, mort à 67 ans en février dernier.