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mercredi 21 mars 2018

Sarkozy mis en examen sur des soupçons de financement illicite de campagne présidentielle

Une décision après cinq ans d'enquête sur un financement libyen présumé 

Deux jours de garde à vue mise en scène, suivis de mise en examen courue d'avance

Financement libyen : Nicolas Sarkozy mis en examenL'ancien chef de l'Etat a été mis en examen ce mercredi en fin de journée des chefs de corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens, selon une fuite à destination du journal Le Monde. Après cinq ans d'investigations, c'est un déblocage de l'instruction sur des soupçons de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par la Libye de Mouammar Kadhafi en 2007
Ce mercredi, à l'issue de vingt-six de garde à vue, l'ancien chef de l'État a été mis en examen, pour la deuxième fois, et placé sous contrôle judiciaire par Serge Tournaire, juge d’instruction pugnace au pôle financier du Tribunal de grande instance de Paris, après avoir fait ses preuves en Corse, en août 1993 (par D. Perben au gouvernement Balladur sous Mitterrand, gouvernement de cohabitation), puis Nice et à Marseille en 2003 (gouvernement Raffarin, sous Jacques Chirac).

Après une nuit passée à son domicile, vers 8h du matin, l'ex-président avait rejoint les locaux de l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) à Nanterre, pour être de nouveau auditionné, puis a été déferré devant les juges d'instruction Serge Tournaire, désigné par le président du Tribunal de Grande Instance de Paris, Aude Burresi et Clément Herbo. 

Le juge Tournaire cumule les dossiers incriminant la droite républicaine:
 en effet, il est également premier magistrat instructeur dans l'affaire touchant Penelope Fillon et les enfants du candidat de la droite, cette fois à la présidentielle de 2017. 

C'est encore ce juge que l'on dit intègre et indépendant qui plaça l'ancien président sur écoute 
 pendant près d'un an, violant ainsi les droits individuels de l'homme, un fait unique dans les pays démocratiques du monde occidental.

L'instruction avait été ouverte en 2013, mais Nicolas Sarkozy n'avait pas encore été entendu

Trois jours avant le déclenchement de l'intervention militaire franco-britannique en Libye qui va conduire au renversement de son père du pouvoir,  le 16 mars 2011, sans fournir de preuves, Saïf al-Islam Kadhafi assure que son père aurait financé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. Le site Mediapart s'empresse de diffuser l'information, sans prendre le temps vérifier l'authenticité de ces allégations.
Nicolas Sarkozy dépose plainte contre Mediapart pour "faux et usage de faux", " recel de faux" et "publication de fausses nouvelles", puis Mediapart dépose plainte à son tour contre Nicolas Sarkozy pour "dénonciation calomnieuse." Le 30 mai 2016, les magistrats rendent une ordonnance de non-lieu au bénéfice de ...Mediapart.

Les accusations du sulfureux homme d'affaires franco-libanais, Ziad Takieddine, ont reçu l'oreille des trois juges.
Pour avoir recueilli ses déclaration, Fabrice L'Homme, journaliste du Monde, indiquait ce soir sur BFMTV, que l'individu qui murmure à l'oreille des juges lui avait certifié que Sarkozy n'avait jamais reçu d'argent de l'Etat libyen.  Avant de certifier le contraire à la justice.  Et Fabrice L'Homme de commenter : "On ne sait jamais quand il dit vrai"...

Ces magistrats instructeurs enquêtent depuis 2013 pour trouver des éléments susceptibles d'étayer leurs soupçons.
Les accusations - contradictoires - émanent dans un premier temps de l'homme d'affaires Ziad Takieddine et d'ex-dignitaires du régime dictatorial libyen, qui assurent que Nicolas Sarkozy aurait touché de l'argent de Mouammar Kadhafi pour le financement de sa campagne 2007. 

Mais deux témoins-clés à décharge sont hospitalisés. 
L'un, ex-trésorier de Kadhafi, Béchir Saleh, blessé par balle le 26 février dernier à Johannesburg en Afrique du Sud où il était réfugié depuis 2012, est soigné à Abu Dhabi. Le Libyen hospitalisé pour ses blessures aurait à présent quitté l'Afrique du Sud pour les Emirats arabes unis : une nouvelle domiciliation qui n'a pas pu justifier la prise de décision du juge, ce soir. Preuve que Serge Tournaire savait où il allait, avant la garde à vue qu'il a mise en scène.  
L'ancien directeur de cabinet du colonel Kadhafi, qui avait ensuite dirigé la Libyan Investment Authority, un fonds d'Etat servant à investir l'argent du pétrole à l'étranger, est sous le coup d'une notice rouge d'Interpol depuis la fin de la guerre en Libye.
Le magistrat instructeur misait en revanche beaucoup sur l'audition de l'homme d'affaires Alexandre Djouhri. Mais l'intermédiaire Alexandre Djouhri,  59 ans, est soigné à Londres après une attaque cardiaque. Les millions libyens, dont personne ne sait à ce jour s'ils ont en partie servi à financer la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy, ne portent pas chance à ceux qui, de près ou de loin, les ont approchés... 
En 2012, le corps de Choukri Ghanem, ex-ministre libyen du Pétrole et proche du colonel Kadhafi, avait été retrouvé dans le Danube à Vienne.

De quels faits nouveaux et convergents Serge Tournaire dispose-t-il donc   pour mettre Sarkozy en examen ?

Il ne reste au juge qu'un document libyen faisant état d'un financement par la Libye de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. Mais ce n'est pas un élément nouveau, puisqu'il a été publié en mai 2012 par le site révolutionnaire trotskiste Mediapart et sujet à caution.   

Les accusations à son encontre ont été constamment démenties par le camp Sarkozy, mais ont valu à l'ancien président une mise sur écoute illicite.
Elles ont porté sur deux dossiers, Bettencourt et l'arbitrage Tapie-Crédit Lyonnais. Dans le premier, Sarkozy avait été placé sous le statut de témoin assisté, mais l'affaire s'est soldée par un non-lieu en sa faveur le 7 octobre 2013. Dans le deuxième, Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir fait pression sur sa ministre de l'Economie, Christine Lagarde, pour qu'elle décide un arbitrage qui accéléra le règlement interminable du conflit. Cinq protagonistes de l'affaire sont toujours mis en examen pour "escroquerie en bande organisée".

Depuis, l'ex-secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, a été mis en examen en mars 2016
et doit toujours s'expliquer sur le versement de 500.000 euros sur l'un de ses comptes.
Quant à Ziad Takieddine, il a été mis en examen dans ce dossier, pour "complicité de diffamation". 

Le juge Tournaire ne devrait plus pouvoir mettre cinq nouvelles années pour peser sur les prochaines présidentielles, une troisième fois.
Arrivé en 2009 au PNF, il est rattrapé par la limite légale autorisée à un même poste, dix années. Il devra donc mettre la surmultipliée. Mais on peut lui faire confiance. 
Pour Bernard Tapie, "Tournaire, ce n'est pas un ayatollah, mais c'est un dur à cuire qui ne recule devant rien", enquêtant toujours à charge. "Chez lui, les règles du Code pénal sont inversées : il faut prouver qu'on est innocent".
Selon le journaliste Benoît Rayski (Atlantico), "il est réputé proche du Syndicat de la Magistrature" (SM), "celui des "juges rouges"...

mercredi 16 novembre 2016

Mediapart (re)dit que Takieddine a dit avoir remis de l'argent libyen à Sarkozy

Le site trotskiste ressort une vieille diffamation à la veille du 1er tour de la primaire à droite

Agit-prop anti-Sarkoziste
Plenel, accusateur public
L'homme d'affaires Ziad Takieddine relance son accusation sur le site Mediapart d'Edwy Plenel (ci-contre, connu pour son complotisme et ses campagnes contre des personnalités de premier plan). Il prétend avoir remis trois mallettes d'argent libyen à Claude Guéant et à Nicolas Sarkozy avant la campagnes présidentielle de 2007, ce que l'ancien chef de l'Etat et son ancien directeur de campagne démentent formellement.
Dénonçant une "manipulation" politique à l'heure du premier tour de la primaire de la droite, les avocats des deux cibles de la gauche révolutionnaire ont annoncé des poursuites contre l'intermédiaire franco-libanais.
Le nom de l'accusateur a souvent été mêlé à des affaires politico-financières. Ainsi, à l'été 2011, alimenta-t-il le journal trotskiste en ligne Mediapart qui le mis en vedette dans plusieurs dossiers impliquant des responsables ministériels français. Mais le site est connu pour son activisme révolutionnaire, tapant à droite comme à gauche, lançant l'affaire Woerth-Bettencourt en 2010, dans laquelle Nicolas Sarkozy bénéficia d'un non-lieu et Éric Woerth de la relaxe, ou celle de la fraude fiscale du ministre du Budget de Hollande, Jérôme Cahuzac (2012-2013), lequel fut mis en examen pour blanchiment d'argent provenant de ses fraudes fiscales. Le 5 septembre 2016, lors de l'ouverture de son procès, Cahuzac révéla que le premier de ses comptes en Suisse avait été ouvert en 1992 en vue du "financement [occulte] d'activités politiques" au profit de l'ex-premier ministre PS Michel Rocard, que celui-ci aurait ignoré jusqu'à sa mort, justement survenue deux mois plus tôt (juillet 2016)...
Plaintes en diffamation

Les avocats des deux diffamés ont annoncé des poursuites contre le marchand d'armes franco-libanais. Sans nommer l'extrême gauche révolutionnaire, ils dénoncent une "manipulation".
En 1994, alors que François Mitterrand était président de la République et Édouard Balladur, Premier ministre, Takieddine fut mandaté par la France pour négocier deux importantes ventes d'armes: l'opération Sawari II avec l'Arabie saoudite portant sur la livraison de frégates et le contrat Agosta portant sur la vente de sous-marins au Pakistan, pour 5,4 milliards de francs. Dès lors, le marchand d'armes en Libye, en Arabie Saoudite et au Pakistan est soupçonné d'avoir tenté de financer une partie de la droite française.En avril 2012, Ziad Takieddine dut faire face à une nouvelle mise en examen : il est accusé de "blanchiment et recel d'abus de biens sociaux aggravés", dans l'enquête sur une possible corruption en marge de la présidentielle de 1995 remportée par Jacques Chirac.En septembre 2012, Takieddine porta plainte contre l'ex-Premier ministre Édouard Balladur devant la Cour de justice de la République pour complicité et recel d'abus de biens sociaux dans le cadre de cette affaire.
Le site d'opinion Mediapart a réalisé un entretien filmé des accusations de Ziad Takieddine, diffusé mardi. Takieddine, déjà mis en examen dans d'autres dossiers, assure que, dans le dossier Agosta, le montant total de ces remises d'argent s'élevait à 5 millions d'euros.
Aujourd'hui, le Druze franco-libanais s'en prend violemment à l'ancien chef de l'Etat, au moment cette fois où il est candidat à la primaire présidentielle de la droite pour 2017, dont le premier tour aura lieu dimanche prochain. 

Mediapart agite le drapeau rouge Takiéddine à des fins politiques

"Pourquoi et comment se fait-il qu'un type comme celui-là puisse prétendre encore une fois à la présidence de la République ?" interroge le marchand d'armes.
 
"Le peuple français doit réagir, ça va exploser", lance Takieddine dans cet entretien enregistré le 12 novembre chez lui à Paris par le journaliste indépendant Nicolas Vescovacci (KM Productions, propriété de l'italien Zodiak Media et lié à Canal+ avec "Le Grand Journal" et plusieurs soirées événementielles) et une équipe de l’agence de presse télévisuelle Premières Lignes. Or, à l’initiative d’Elise Lucet en 2011, cette agence dite "indépendante", mais dirigée par les journalistes militants Luc Hermann et Paul Moreira, est responsable du magazine Cash Investigation sur France 2, à la satisfaction de la gauche radicale.

Ziad Takieddine 
déclare avoir remis de l'argent à deux reprises en 2006 à Claude Guéant
, lorsque ce dernier était directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur qu'était Nicolas Sarkozy, dans son bureau de la place Beauvau, puis une troisième fois, en janvier 2007, au candidat à la présidence en personne, dans l'appartement privé du ministre.

"Nicolas Sarkozy oppose un démenti formel à ces nouvelles allégations", déclare son avocat, Me Thierry Herzog
, dans un communiqué. "Des poursuites judiciaires seront donc engagées en réponse à cette manipulation grossière", ajoute-t-il. A son communiqué, le défenseur a joint deux extraits d'un procès-verbal d'audition de Ziad Takieddine après une précédente plainte en diffamation à l'encontre de Nicolas Sarkozy, dans laquelle l'accusateur précisait n'avoir rencontré l'ancien chef d'Etat qu'à deux reprises, en 2002 et 2003.

L'avocat de Claude Guéant a lui aussi démenti les propos de l'homme d'affaires
et annoncé le dépôt d'une plainte en diffamation. "Claude Guéant a toujours été très clair. Il n'a jamais de près ou de loin perçu, ou entendu parler du moindre centime d'argent libyen en soutien de la campagne de Nicolas Sarkozy", a dit Me Philippe Bouchez El Ghozi. Il l'a maintes fois répété devant la justice".

Christiane Taubira a couvert une information judiciaire contre X ouverte le 19 avril 2013 par le parquet de Paris sur un éventuel financement libyen de la campagne de l'UMP en 2007. 
Elle porte sur les chefs de "corruption active et passive", "trafic d'influence, faux et usage de faux", "abus de biens sociaux", "blanchiment, complicité et recel de ces délits". Depuis trois ans et six mois, la gauche et l'extrême gauche instrumentalise le soupçon, avec l'espoir d'un impact politique sur l'électorat.

Ziad Takieddine avait déjà accusé Nicolas Sarkozy devant la justice ou la presse d'avoir bénéficié de largesses de Tripoli mais le marchand d'armes n'a jamais donné du poids à ses accusations en précisant avoir lui-même livré de l'argent. Le Druze est l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours dans la montagne libyenne. Avec Mediapart, l'un de ses avocats, Jean-Claude Guidicelli, juge évidemment ses déclarations crédibles. Il a le sentiment que "ça ne s'invente pas." Et de juger, en attendant les preuves, qu'"il se met lui-même dans de sales draps [en avouant avoir transporté l'argent] et on peut considérer qu'il a pesé le pour et le contre", a-t-il raconté à la presse assoiffée de racontars. 
En mars 1995, Me Jean-Claude Guidicelli, avocat au barreau de Toulon, qui avait été suspendu pour un an pour avoir fait transmettre les photocopies du dossier d'instruction d'un client détenu, Lucien Ferri, accusé d'avoir tué Yann Piat, députée FN (puis UDI) du Var, le 25 février 1994, a bénéficié d'une grâce présidentielle sur décision du président François Mitterrand.
Sans aucun élément nouveau, la volonté de nuire est avérée
Mediapart relance Takiéddine avec une demande d'entretien où l'ex-homme de l'ombre livre un luxe de détails. L'intermédiaire dit avoir "découvert des choses qui ne méritent plus d'être cachées" et avoir remis un mémoire à la Justice, raison pour laquelle il se sent "libre de parole". Si tel était le cas, ne serait-il pas tenu au devoir de réserve le temps que l'affaire suive son cours ?  

Incité à dire si Nicolas Sarkozy savait ce que contenait la mallette d'argent que l'entremetteur avait déposée dans son bureau, il répond "bien sûr" et ajoute qu'ils avaient parlé de l'affaire des infirmières bulgares (1999-2007) détenues en Libye et libérées au tout début du mandat de l'ancien président. 
Une action humanitaire bulgare était venue en aide à plus de 400 enfants soignés à l'hôpital de Benghazi à la suite de transfusions sanguines infectées par le VIH. Lors d’un des procès, les infirmières bulgares et le médecin palestinien dénoncèrent leurs conditions de détention et la pratique de la torture par leurs gardiens. D'abord condamnées à mort, leurs peines furent commuées en prison à vie mais les cinq infirmières et le médecin furent finalement extradés vers la Bulgarie après de longues tractations menées par l'Union européenne et rapatriés dans un avion français ou se trouvaient la femme du Président français, Cécilia, et Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée.
Les faits allégués par Ziad Takieddine ont déjà été évoqués en 2012
Mediapart rappelle que l'ancien chef des services de renseignement et beau-frère de feu le dirigeant libyen Kadhafi, Abdallah Senoussi, a également porté des accusations lors de son audition par le procureur général libyen à la demande de la Cour pénale internationale.
L'ancien proche du dictateur libyen y aurait affirmé avoir "personnellement supervisé le transfert" d'une somme de 5 millions d'euros qui auraient été dégagés "pour la campagne du président français Nicolas Sarkozy en 2006-2007", écrit le site du trotskiste Edwy Plenel.
Pendant les années 1980, Abdallah Senoussi était responsable de la sécurité intérieure de la Libye du dictateur, à une période où nombre d'opposants au régime étaient exécutés. En février 2011, au début de la révolte contre le régime de Kadhafi, il mena une répression violente contre le soulèvement de Benghazi, une tuerie qui fait l'objet d'une enquête de la Cour pénale internationale, qui aboutit le 27 juin 2011 à un mandat d'arrêt international pour crime contre l'humanité à l'encontre de l'interlocuteur de Mediapart. Le 17 mars 2012, le témoin de moralité, selon E. Plenel, est arrêté à l’aéroport de Nouakchott (Mauritanie) en provenance de Casablanca avec un faux passeport malien. Le 5 septembre 2012, il est remis par la Mauritanie aux autorités libyennes.
Le Libyen alla jusqu'à préciser que ce transfert avait été réalisé "via un intermédiaire français, en la personne du directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur", donc Claude Guéant, et "un second intermédiaire, le nommé Takieddine, un Français d'origine libanaise installé en France". 

L'oncle de Amal Alamuddin - la femme de George Clooney - et défenseur de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks ou de la milliardaire et ancienne Premier ministre ukrainien Ioulia Tymochenko, Ziad Takieddine a été mis à plusieurs reprises en examen en France, notamment dans le volet financier de l'affaire Karachi pour laquelle le parquet général de Lyon a requis le 5 novembre son renvoi en correctionnelle avec cinq autres personnes.

vendredi 21 octobre 2016

Baisse des effectifs policiers: Claude Guéant met les pendules socialistes à l'heure

Le ministre de l'Intérieur de Sarkozy rappelle le contexte des réductions d'effectifs policiers

Claude Guéant est revenu sur la baisse des effectifs de police et de gendarmerie sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Alors que la colère des policiers s'élève contre le manque de considération de leur action et les menaces mortelles auxquelles ils sont confrontés, le pouvoir socialiste et sa presse mettent en cause le précédent quinquennat, après plus de quatre années aux responsabilités.

Claude Guéant est donc allé à LCI et sur BFMTV tordre le cou aux fausses informations. 
La gauche partisane oublie qu'entre 2007 et 2012  la France n'avait pas attiré sur elle les foudres des djihadistes: Sarkozy avait refusé d'engager la France dans le conflit irakien, tandis que le "chef de guerre" Hollande est allé guerroyer au Mali, puis en Syrie et aussi en République Centrafricaine, créant quelques violentes "inimitiés"...
Et puis, les socialistes veulent ignorer la crise économique et financière qui a ébranlé le monde occidental, soutenus dans ce déni par la presse militante qui l'occulte et désinforme la population. 

L'ancien ministre de l'Intérieur se devait donc de rétablir quelques vérités

"La droite a été au pouvoir de 2002 à 2012. Je distinguerai deux périodes : la période 2002-2007. Pendant cette période, il y a eu une augmentation des effectifs de police et de gendarmerie. Je souligne d’ailleurs que cette augmentation n’a jamais été soutenue par le PS. Ni M. Hollande ni M. Valls, ni M. Cazeneuve n’ont voté cette augmentation des effectifs.
 
Mais il y a ensuite une deuxième période : la période 2007-2012. En 2008, il s’était passé quelque chose d’important que les Français ont tendance à oublier : c’est qu’il y a eu une crise mondiale qui a eu des conséquences financières et budgétaires de toute première ampleur." "Nous avons eu des difficultés financières et de ce fait la décision a été prise de réduire les effectifs, explique Claude Guéant.

Yves Calvi : "Et vous nous dites, on a baissé les effectifs sous la pression financière ?"
Claude Guéant : "Oui mais je me permets d’expliquer. Souvenons-nous, il y a eu en 2008 cette crise. En 2009, je me souviens très bien du chiffres : les recettes fiscales ont diminué en France de 55 milliards. Dans le même temps, nous avons mis en place des moyens pour conforter le fonctionnement de l’économie, conforter l’activité économique et pour soutenir les personnes en difficulté. Nous avons eu des difficultés financières et de ce fait la décision a été prise de réduire les effectifs."

L'ancien directeur général de la Police nationale a fustigé Bernard Cazeneuve qu'il accuse de "se défausser sur Nicolas Sarkozy" 

La grogne des policiers est bien le fruit du bilan de Bernard Cazeneuve et non pas du quinquennat Sarkozy, a souligné Frédéric Péchenard, sur BFMTV jeudi
La colère des policiers qui manifestent depuis lundi prend une tournure politique. Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la Police nationale, directeur général de Les Républicains et proche de Nicolas Sarkozy a appuyé jeudi sur BFMTV l'ancien chef de l'Etat. Plus tôt dans la journée, "ce dernier s'en était pris à Bernard Cazeneuve", dénonçant ses "mensonges", alors que le gouvernement pointait du doigt la responsabilité des suppressions de postes de policiers sous le mandat de Nicolas Sarkozy, il y a bientôt cinq ans.

"A chaque fois qu'il se passe quelque choses depuis 4 ans et demi, Monsieur Cazeneuve vient nous dire que tout va bien et que tout est de la faute du gouvernement d'avant", a observé Frédéric Péchenard qui appelle le ministre de l'Intérieur à "assumer son bilan".  "Le ministre de l'Intérieur est ministre depuis 4 ans et demi; il est ministre de l'Intérieur depuis 2 ans, 2 mois et dix-huit jours [et avant lui, le premier ministre, Manuel Valls]; donc ce qui se passe aujourd'hui, c'est son bilan à lui", a-t-il insisté, invitant Bernard Cazeneuve à ne pas "se défausser sur Nicolas Sarkozy"


VOIR et ENTENDRE la mise au point de Frédéric Péchenard:


L'ancien président balaie les accusations de Bernard Cazeneuve 

Plusieurs fois prolongé, l'état d'urgence contribue-t-il à la saturation de la police ?
Moins d’une semaine après le meurtrier attentat terroriste de Nice, le Parlement a définitivement adopté le jeudi 21 juillet, le projet de loi prolongeant pour la quatrième fois l’état d’urgence. Il prolonge d'encore six mois l’état d’urgence, tout en l’assortissant de nouvelles mesures antiterroristes. 

Le ministre socialiste de l'Intérieur de Hollande attribue la responsabilité du ras-le-bol actuel de la police au candidat Les Républicains à la présidentielle de 2017, alors que des centaines de policiers ont manifesté pour la troisième nuit consécutive [et ils en seront à cinq, samedi]
VOIR et ENTENDRE le ministre étriqué de Hollande et Valls éluder la question de l'état des effectifs policiers après bientôt cinq années au pouvoir:

 
Nicolas Sarkozy dresse donc le bilan de l'état de la France qui justifie la grogne des forces de l'ordre. Il a apporté son soutien aux manifestants, et plaidé pour durcir la politique pénale.
"Je n'ai jamais vu notre pays dans un tel climat de perte d'autorité générale", note l'ancien Président sur Europe 1. "Si on est dans le déni de réalité, si on ne comprend pas qu'on ne peut pas continuer comme cela, alors la violence ne fera qu'augmenter." 

"Il y a une réalité, c'est la montée de la délinquance, une lutte contre le terrorisme portée par la police (...) Je veux que chaque fois qu'on touche à un policier, ce soit une peine ferme de façon automatique", insiste Nicolas Sarkozy. 

"J'ai proposé des mesures particulières comme le rétablissement des peines planchers, je propose qu'on revienne aux tribunaux correctionnels pour mineurs (...) Lorsque j'ai dit ça il y a quelques mois, on m'a dit que j'étais un prophète de malheur ! Jamais la situation de la police n'a été celle d'aujourd'hui", souligne Nicolas Sarkozy.
"S'il y avait un problème, pourquoi ne l'ont-ils pas réglé?"

Sarkozy n'épargne pas son agresseur, Bernard Cazeneuve.
"Ca va mieux !"
"J'ai entendu dire le ministre de l'Intérieur - enfin ce qui nous sert de ministre de l'Intérieur - qui a osé dire, honte sur lui, qu'après 4 ans et demi de pouvoir c'était moi qui était responsable de la manifestation des policiers? Sait-il que François Hollande est président de la République depuis 4 ans et demi?"

Et d'affirmer que la Cour des comptes a publié un rapport démontrant qu'en décembre 2015, "il y avait 868 policiers et gendarmes de moins que lorsque j'étais au pouvoir. S'il y avait un problème d'effectifs, pourquoi ne l'ont-ils pas réglé?". Pour Nicolas Sarkozy, la question de la sécurité "n'est pas un problème d'effectifs mais de chaîne pénale (...) Pourquoi le programme de construction de prison que j'avais mis en place a été arrêté?"

VOIR et ENTENDRE qui "Sarkozy s'en prend violemment à Cazeneuve", à en croire BFMTV:


vendredi 13 novembre 2015

Primes en liquide de Guéant: le juge s'aligne librement sur le procureur indépendant de Taubira

Claude Guéant écope de deux ans de prison avec sursis

Claude Guéant a été sévèrement condamné
 
A la demande du procureur, représentant le ministère public dépendant de Christiane Taubira, la ministre de la Justice socialiste selon Hollande, l'ancien ministre de l'Intérieur a été déclaré coupable de "complicité de détournement de fonds publics et recel" dans le procès des primes en liquide du ministère de l’Intérieur. 

Vendredi 13 novembre, à défaut de piéger l'ancien président de la République, la justice a condamné l'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy à deux ans de prison avec sursis, à 75.000 euros d’amende et à cinq ans d’interdiction d’exercer toute fonction publique. Son avocat a annoncé qu’il fera appel. 

Dans ses motivations, le tribunal a estimé que les faits reprochés à Cl. Guéant constituent une "atteinte aux valeurs républicaines", un jugement moral qui peut surprendre de la part d'un magistrat. Pour la justice à charge, il a été "l’initiateur" de ce système de rémunération illicite - depuis Jospin seulement - 

Le juge estime que Guéant ne "pouvait ignorer" la réforme des indemnités de sujétions particulières (ISP), datant de 2012, qui interdisait les versements en espèces aux membres de cabinet, alors que l'affaire concerne le temps où Guéant était directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, entre... 2002 et 2004 !

Il regrette, en outre, l’attitude de Cl. Guéant, qui "participe à la défiance de nos concitoyens".
Un réglement de comptes ?
 
"Fidélité" et "enrichissement personnel" ou indemnisation ?

Claude Guéant, 70 ans, était poursuivi pour avoir perçu personnellement et avoir reversé à trois membres de son cabinet, Daniel Canepa, Michel Camux et Gérard Moisselin, des primes en espèces prélevées sur les frais d’enquête et de surveillance (FES) des policiers... entre 2002 et 2004, il y a donc 13 ans.

"Claude Guéant est notamment soupçonné de s’être fait remettre par l’ex-directeur général de la police nationale Michel Gaudin", écrit Le Monde, journal officieux du PS, qui cautionne une condamnation sur de simples soupçons, de son propre aveu, noir sur blanc. Alors que Guéant était ministre de l’Intérieur (2011-2012), Michel Gaudin lui aurait remis 210.000 euros issus de fonds de la police, sans pouvoir attester de l'usage qui en a été fait, mais "à des seules fins d’enrichissement personnel", selon les soupçons du tribunal.

La justice socialiste se trahit encore en exprimant son sentiment sur Michel Gaudin, qui aurait "agi par fidélité", selon le tribunal qui - dans la même charrette - l'a condamné à dix mois de prison avec sursis.

Une collecte d'un montant de 156.000 euros

Les préfets Michel Camux, Daniel Canepa et Gérard Moisselin ont également été condamnésrespectivement, à des amendes de 42.000, 21.000 et 18.000 euros, correspondant aux sommes qu’ils avaient perçues, avec la menace de voir ces amendes transformées en emprisonnement s’ils n’en acquittaient pas la totalité. "Ils ne pouvaient ignorer l’origine frauduleuse" de l’argent, insiste le tribunal qui se fonde sur des soupçons, aux dires du quotidien du soir.

Pour sa défense, Claude Guéant affirme avoir puisé dans l’enveloppe des frais de police pour compenser les primes de cabinet jusque-là financées par les fonds spéciaux de Matignon, supprimés en 2001. 
Contrairement aux FES, les ISP sont déclarées et figurent sur les fiches de paie.


Dans l'affaire des billets d'avion de Jacques Chirac,
le Président de la République était menacé en 2001 par une enquête sur ses voyages payés en espèces pour 3,1 millions de francs (472 000 euros) entre 1992 et 1995. Son avocat a expliqué que l'argent venait des fonds spéciaux perçus lors de son passage à l'Hôtel Matignon entre 1986 et 1988, ce qui a entraîné de facto l'arrêt des investigations... Avant 2001, la présidence de la République française, le premier ministre et ses ministres, disposaient chaque mois d'une enveloppe d'argent liquide retirée à la Banque de France, non déclarée, qu'ils utilisaient sans contrôle : les "fonds spéciaux" ou "fonds secrets".

mardi 7 juillet 2015

Obsèques de Charles Pasqua: hommage appuyé de Nicolas Sarkozy

Saint-Louis des Invalides: Balladur, Fillon Juppé et Dumas aux obsèques de Charles Pasqua

Les obsèques de 
Charles Pasqua, l'ancien ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur, 
Grasse, 7 juillet 2015


Saint-Louis des Invalides, Paris, le 3 juillet 2015
décédé lundi à l'âge de 88 ans, se sont déroulées le vendredi 3 juillet en la cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris.
Plusieurs personnalités politiques Les Républicains (LR) étaient présentes : les anciens Premiers ministres Edouard Balladur, François Fillon et Alain Juppé, le président du Sénat Gérard Larcher, les anciens ministres de l'Intérieur Brice Hortefeux et Claude Guéant, ainsi que les élus parisiens Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Legaret.

Nicolas Sarkozy a rendu un dernier hommage appuyé à Charles Pasqua, ce mardi matin lors de ses obsèques,

juste avant que des polyphonies corses, en souvenir des racines de l’ancien ministre de l’Intérieur, ne résonnent sous les voûtes de la cathédrale Notre-Dame-du-Puy de Grasse, dans l'intimité familiale.

"Il était un homme réservé, droit et courageux, qui ne trahissait pas et qui respectait sa parole", a rappelé l’ex-chef de l’État, saluant également la mémoire d’un "serviteur intransigeant de la France, d’un homme qui aimait son pays".

Le président des Républicains a rappelé que Charles Pasqua "lui a souvent fait la leçon".
"Il a été très important dans ma vie", a-t-il encore ajouté, avant de saluer la famille de l’homme politique, natif de Grasse et décédé le 29 juin à l’âge de 88 ans.

Deux petits-fils de Charles Pasqua, Philippe et Alexandre, sont ensuite allés allumer des cierges autour du cercueil du gaulliste, recouvert d’un drapeau tricolore. La cérémonie, suivie par plus de 500 personnes à l’intérieur de la cathédrale et une centaine d’habitants de la cité des parfums à l’extérieur, a duré environ 1h30.
A Grasse, l’ex-président de la République était accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy.

Bernadette Chirac, également présente à la cérémonie

Bernadette Chirac a également assisté aux obsèques, accompagnée du député-maire de Nice, Christian Estrosi
et du maire de Grasse Jérôme Viaud (Les Républicains).

Le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes Eric Ciotti, les députés azuréens Lionnel Luca, Michèle Tabarot et d’autres élus locaux ont aussi participé à cet ultime hommage.

Sur sa page Facebook, juste après l'annonce du décès, l’ex-chef de l’Etat et président des Républicains avait expliqué
"à quel point [Charles Pasqua] aura marqué [son] engagement politique"

De nombreux élus locaux, parlementaires du département des Alpes-Maritimes et de la région sont annoncés. Alexandre Ricard, le PDG du groupe Pernod-Ricard, dans lequel Charles Pasqua avait fait une partie de sa carrière, était également présent.


Inhumé auprès de son fils, Pierre-Philippe Pasqua


La messe de cérémonie était chantée par trois Corses, dont Jean-Toussaint Paolacci, parent de la famille du défunt et maire de la commune de Casevecchie, sur l’Ile de Beauté, d’où sont originaires les ancêtres de Charles Pasqua.


L’inhumation de l’ancien sénateur a eu lieu, non pas en Corse, mais dans le caveau familial du cimetière Sainte-Brigitte, à Grasse, où repose son fils unique, Pierre-Philippe Pasqua, mort à 67 ans en février dernier.


jeudi 4 juin 2015

Sondages de l'Elysée: en garde à vue et même pas mis en examen, les collaborateurs de Sarkozy

La presse "indépendante" titre sur les garde à vue et non pas sur les non-mises en examen

Les s
ix anciens collaborateurs de Nicolas Sarkozy, dont Claude Guéant, Xavier Musca et Emmanuelle Mignon, sont rentrés chez eux


E. Mignon, Cl. Guéant, X. Musca
Tous ont été libérés dans la soiréeL'enquête sur les sondages de l'Elysée avait conduit le juge d'instruction à placer les six conseillers en garde à vue pour être interrogés toute la journée mercredi. Les sondages avaient fait l'objet d'un rapport de la Cour des comptes lors du dernier quinquennat, conformément à la volonté affichée de Nicolas Sarkozy de rendre plus transparente la gestion de l'Élysée.
"Il n'y a pas de mise en examen", a indiqué  l'avocat de Claude Guéant, Me Philippe Bouchez el-Ghozi. Outre Claude Guéant et Xavier Musca, qui s'étaient succédé au poste de secrétaire général de la présidence de la République, et Emmanuelle Mignon, l'ancienne directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, trois anciens conseillers élyséens ont été interrogés par la Brigade de répression de la délinquance économique (BRDE). Il s'agit de Jean-Baptiste de Froment, Julien Vaulpré et Jean-Michel Goudard.

L'enquête, menée par le juge Serge Tournaire, porte sur d'éventuelles irrégularités dans les contrats conclus par l'Elysée avec neuf instituts de sondage ou sociétés de conseil durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Parmi elles, les sociétés de Patrick Buisson (Publifact) ou de Pierre Giacometti (Giacometti-Peron), deux proches conseillers de l'ancien président.

La polémique sur ces sondages avait commencé en 2009 avec la publication d'un rapport de la Cour des comptes qui pointait une convention signée le 1er juin 2007 entre l'Elysée et le cabinet de Patrick Buisson "pour un coût avoisinant 1,5 million d'euros".
"Aucune des possibilités offertes par le code des marchés publics" n'a été appliquée, estimait la Cour des comptes, en déplorant "le caractère non seulement très succinct de la convention (une seule page) mais également exorbitant au regard des règles de l'exécution de la dépense publique". Signée par Emmanuelle Mignon, cette convention donnait à la société Publifact "une totale liberté d'appréciation" sur les dépenses à engager, s'étonnait la Cour.

Six années de bataille procédurale 

Très clairement située sur l'aile gauche du PS, l'association Anticor avait porté plainte en février 2010, fustigeant "carte blanche et chéquier disponible", selon elle. Cette association - cofondée par l'ex-juge Éric Halphen - qui veille sur la probité des élus à travers toute la France et propose une charte anti-corruption à tous les candidats, à l'exclusion du Front national, avait dû attendre jusque fin 2012 que le juge Serge Tournaire puisse enquêter sur des soupçons de favoritisme et détournement de fonds publics. Anticor était proche de Jean-Pierre Chevènement: le juge Halphen se présenta en effet comme candidat de son 'Pôle républicain' (sic) aux législatives de 2002 puis adhéra au Mouvement de l'Utopie Concrète de l'utopiste Roland Castro (ancien communiste, actuellement proche d'Arnaud Montebourg), avant de redevenir magistrat. 
L'autre co-fondatrice -et toujours vice-présidente d'Anticor- Séverine Tessier, fut l'ex-assistante parlementaire du député socialiste -et 'frondeur'- Christian Paul. Après avoir quitté le Parti socialiste, elle se porta candidate sur la liste d'Europe écologie, mais refusa de soutenir la reconduction de Jean-Paul Huchon condamné pour prise illégale d'intérêts.  

Par la suite, les investigations ont été étendues à l'ensemble des contrats de conseil ou de sondages commandés pendant la présidence de Nicolas Sarkozy, chiffrés à plus de 9 millions d'euros -sur cinq ans- dans une plainte ultérieure d'Anticor.

Dans un rapport de contrôle en 2010, la Cour des comptes avait noté pour sa part "un sérieux effort de rationalisation et d'économies" du côté de l'Elysée, en relevant que la convention avec Publifact n'avait "plus donné lieu à commandes de nouvelles études" après septembre 2009.
Des perquisitions avaient été menées en avril 2013 chez Patrick Buisson. Ce dernier, venu de l'extrême droite - il avait dirigé le journal Minute, comme le  député européen communiste Patrick Le Hyaric dirige le journal L'Humanité et comme l'ancien journaliste de l'organe de presse subventionné communiste, Pierre Laurent,  est premier secrétaire du PCF - et déclaré très influent auprès de Nicolas Sarkozy durant son quinquennat.
En juillet 2014, la cour d'Appel de Paris a confirmé sa condamnation à verser des dommages et intérêts à l'ancien président, qui a coupé les ponts avec son ancien conseiller.

Les six conseillers sont sortis de garde à vue mercredi soir, mais l'information ne figure pas parmi les cinq premiers titres de Le Monde.