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jeudi 5 mars 2020

Retraites : la majorité LREM rejette la demande de commission d'enquête du PS

La majorité met un terme au questionnement socialiste sur l'étude d'impact accompagnant la réforme des retraites.

"La sincérité, l'exhaustivité et l'exactitude de l'étude d'impact" suscitent des doutes parmi les socialistes, telle qu'elle a été remise en complément des deux projets de loi sur la réforme des retraites. 
Le Parti socialiste voulait se pencher sur l'authenticité de cette étude d'impact et avait utilisé son droit de tirage pour créer une commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur cette étude. Une demande rejetée mercredi par la majorité, malgré sa division.

Une décision qui intervient au lendemain de l'adoption de force par l'Assemblée en première lecture du projet à trous de réforme Macron des retraites via le 49.3, la commission des Affaires sociales de l'Assemblée a jugé par 35 voix contre 23 que les conditions de création n'étaient pas réunies. Ce refus est " une mauvaise manière" et aussi "l'aveu que vous avez un doute sur la sincérité et l'exhaustivité de l'étude d'impact", a lancé Boris Vallaud (PS) aux élus LREM et MoDem, les accusant de se rendre "complices d'un mensonge en bande organisée". 
"Assumez votre forfaiture, votre arbitraire", a renchéri son collègue Hervé Saulignac, alors que le groupe PS entendait exercer son "droit de tirage" (une commission d'enquête par groupe et par session) et que la garde des Sceaux, consultée comme de coutume, ne s'y était pas opposée.

Mais les Marcheurs ont dénoncé un "détournement de procédure" par les socialistes, une commission d'enquête devant porter sur un fait déterminé et l'étude d'impact pouvant être contestée par d'autres moyens. 
Monique Limon, ex-directrice du Développement Social au Conseil Départemental et députée LREM de l'Isère, a ainsi pointé une "nouvelle manœuvre politique qui n'a qu'un seul but : que la réforme des retraites n'aboutisse pas". Une voix dissidente s'est cependant fait entendre : Guillaume Chiche, membre de l'aile gauche de LREM, a indiqué qu'avec quelques collègues il votait pour cette commission d'enquête devant permettre de lever les "doutes" sur l'étude d'impact.

Toutes les oppositions ont soutenu la demande des socialistes, qui aurait permis à la majorité de "prouver [sa] bonne foi " (LFI), de lever le " soupçon" (LR) et ne pas laisser de questions « en suspens » (Libertés et territoires). Son rejet est "un nouvel acte d'autoritarisme", ont critiqué les communistes. "Il n'est que de petits députés pour craindre une petite commission d'enquête", a conclu Boris Vallaud.


dimanche 28 juillet 2019

Soupçons de financement libyen : le principal accusateur de Sarkozy fait marche-arrière

Baghdadi al-Mahmoudi avoue qu'il n'a pas été le témoin direct du prétendu financement de la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy 

Depuis 2011, ce libyen de haut rang a ainsi faussé deux élections présidentielles françaises...

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Baghdadi était l’un des plus crédibles. Depuis sa fuite en Tunisie en 2011, il ne cessait d’accuser Nicolas Sarkozy.  
Effondrement d'une nouvelle poutre maîtresse du dossier 
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dans l'une des affaires qui a empoisonné la carrière de Nicolas Sarkozy. Baghdadi al-Mahmoudi, l'ancien chef du gouvernement libyen, à l'origine des révélations sur des soupçons de financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, change de version, rapporte le Journal du Dimanche. Entendu le 9 février dernier dans le cadre de l'enquête, il aurait déclaré : "Je n'ai pas de relation directe avec les faits; on me les a juste rapportés".  

Résultat de recherche d'images pour "mouammar kadhafi"
C'est justement lui, qui, lors de son procès en 2014, avait accusé Nicolas Sarkozy. En 2016, il avait d'ailleurs évoqué "d'importantes contributions à la campagne présidentielle" du candidat. 

De nouveau interrogé, Baghdadi al-Mahmoudi se défend en déclarant : "J'avais dit tout ce que je sais et tout ce qu'on m'avait rapporté", se défend aujourd'hui Baghdadi al-Mahmoudi. 
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Baghdadi al-Mahmoudi

"Je n'ai pas traité avec lui directement"...

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"Les personnes ayant traité avec Sarkozy se trouvent chez vous. Je n'ai donc pas traité directement avec lui et je ne lui ai pas donné d'argent", aurait-il affirmé aux enquêteurs français, avant d'ajouter : "Je n'ai donc pas traité avec lui directement et je ne lui ai pas donné d'argent". 

Enfin, alors qu'il avait raconté que des sommes avaient été "prélevées sur un poste politique" dans le budget des Affaires étrangères pour un "soutien politique", il nie aujourd'hui leur "caractère officiel". Il confirme en revanche l'existence de "sommes allouées au soutien des campagnes électorales d'Etats amis".
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Dans l'enquête sur les accusations de financement par lle tyran libyen de sa campagne de 2007, l'ancien ministre et secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant et Nicolas Sarkozy ont été mis en examen, notamment pour "corruption passive" et "recel de détournements de fonds publics" dans cette procédure qui fait toujours l'objet de recours devant la Cour d'Appel.

vendredi 6 juillet 2018

Urvoas : le Parquet le blanchit en classant son affaire de "détournement de fonds publics"

L'ancien ministre de la Justice, protégé par le Parquet dans l'enquête sur sa permanence parlementaire

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L'enquête ouverte sur des soupçons de détournement de fonds publics après l'achat, puis la mise en vente, par l'ex-garde des Sceaux et ex-député PS du Finistère Jean-Jacques Urvoas, de sa permanence parlementaire à Quimper, a été classée sans suite par le Parquet de Lorient qui dépendait de son ministère.

"Il n'y a pas d'infraction pénale qui peut être reprochée" à J.-J. Urvoas, a expliqué froidement Laureline Peyrefitte, procureure de la République à Lorient, ex-subordonnée d'Urvoas.
Laureline Delmond-Peyrefitte était en poste à la Cour Appel de Versailles en tant que substitute générale, chargée du secrétariat général, quand elle fut nommée à Lorient en 2015. Or, en 2015, Urvoas était président de la commission des Lois de l'Assemblée nationale (juin 2012-février 2016) et député du Morbihan, Quimper étant à 78 kms de Lorient.
L'enquête, ouverte fin janvier et confiée à la PJ de Rennes, faisait suite à un signalement de l'association du Finistère Cicero 29 qui lutte pour la "probité des affaires publiques". Elle avait été ouverte par le parquet de Lorient, après le dessaisissement de celui de Quimper, pour des soupçons de "détournement de fonds publics".

Pour acquérir en 2008 cette permanence parlementaire de 126 m2 située en plein centre de Quimper, Urvoas a bénéficié d'un prêt bonifié, remboursé par ses indemnités de député (IRFM).

Elle a ensuite été louée, puis proposée à la vente par l'ancien député socialiste
, battu aux législatives en juin 2017, pour une somme de 212.750 euros, avait dénoncé Jérôme Abbassene, membre de Cicero 29 qui pointait du doigt "l'enrichissement personnel" de M. Urvoas via cette opération. "Le prêt a été consenti par l'Assemblée nationale de façon tout à fait transparente et selon les règles établies à l'époque", l'appartement a "été utilisé pour y installer sa permanence parlementaire" et, selon ces mêmes règles, "le fait que le bien tombe dans le patrimoine personnel n'était pas contraire à la loi" à cette époque, a noté Mme Peyrefitte.

Ces pratiques sont interdites depuis le 1er lanvier 2018.
De nouvelles règles s'imposent aux députés pour les frais de mandat: ils disposent d'une "avance sur frais de mandat" de 5373 euros comme l'ex-indemnité IRFM, dont 600 euros par mois pourront être dépensés sans justificatifs. Un contrôle aléatoire est prévu chaque année sur 120 députés. M. Urvoas n'a aujourd'hui plus de mandat: maître de conférences en droit public, il a recommencé à donner des cours aux universités de Quimper et Brest, à Paris-Dauphine et à Sciences-Po. Duplication de cours, mais surtout cumul...
Jean-Jacques Urvoas est par ailleurs mis en examen pour violation du secret professionnel...

jeudi 18 janvier 2018

LREM : Richard Ferrand fait l'objet d'une nouvelle enquête judiciaire

le chef des députés En marche! n'en a pas fini avec la justice

Le juge d'instruction Van Ruymbeke a été désigné pour enquêter sur des soupçons de prise illégale d'intérêts

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Cette relance de l'enquête fait suite à la plainte d'Anticor. L'association anticorruption réagit trois mois après le classement sans suite d'une première enquête.  Richard Ferrand fait à nouveau l'objet d'une information judiciaire, selon des sources judiciaires qui ont fuité  mardi

Cette fois, un juge d'instruction parisien a été désigné pour enquêter sur des soupçons de prise illégale d'intérêts visant le chef des députés de La République en marche (LREM). C'est le doyen des juges d'instruction du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke, qui a ouvert, le 12 janvier, une information judiciaire pour "prise illégale d'intérêts", selon une source proche du dossier confirmant une information du Canard enchaîné. 

L'hebdomadaire anarchiste avait révélé en mai qu'un bien immobilier indirectement acquis par la compagne de Richard Ferrand était loué aux Mutuelles de Bretagne, dont l'ex-député PS était alors le directeur général (1998-2012). 

Le président Macron avait recasé son ami Ferrand à la tête du groupe présidentiel à l'Assemblée

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Richard Ferrand avait été contraint à quitter le gouvernement, lors d'un remaniement intervenu après les législatives de juin. Macron l'avait alors désigné chef du groupe parlementaire de la majorité.
Or, en octobre, le parquet de Brest avait classé son enquête préliminaire sans suite à la surprise générale. 
Dans son communiqué, le procureur de la République représentant la ministre Belloubet, garde des Sceaux, avait estimé que "les infractions d'abus de confiance et d'escroquerie" n'étaient "pas constituées, faute d'un préjudice avéré". 

Le délai de prescription fait débat. Concernant le délit de prise illégale d'intérêt, "la question est apparue complexe" et "le parquet de Brest aurait pu envisager l'ouverture d'une information judiciaire", avait-il reconnu, précisant que cette "infraction éventuelle" était prescrite, puisqu'une période de trois ans était passée. "Les investigations menées n'ont pas mis au jour d'éléments de dissimulation avérée permettant de reporter le point de départ de la prescription", concluait le procureur... 

C'est ce prétexte du parquet de Brest - et notamment de dernier point - qui a conduit l'association anti-corruption Anticor à déposer une plainte avec constitution de partie civile en novembre, afin d'obtenir la désignation d'un juge d'instruction. L'enquête va notamment s'attacher à établir s'il y a eu "dissimulation avérée", et donc si la prescription tient toujours. "Il était important qu'un juge indépendant étudie les suites judiciaires à donner à cette affaire", a déclaré mardi Jérôme Karsenti, avocat d'Anticor. 

A noter que, habituellement incisif, le parquet national financier (PNF) s'était, quant à lui, déclaré incompétent au début de l'affaire en mai. Dans ce nouveau volet, il ne s'est pas opposé à l'ouverture de cette information judiciaire, selon Jérôme Karsenti. 

Richard Ferrand a tenu à relativiser cette annonce, auprès de ...BFMTV, mardi. L'élu du Finistère a assuré que l’information judiciaire du PNF était "mécanique" après un dépôt de plainte et qu'il s'agissait de "la suite logique des choses" : "Cela m'agace quand on est mis en cause, s'est-il pourtant lamenté. Mais moi je sais que je n'ai rien commis d'incompréhensible". Il ne faudrait pas en revanche qu'il ait commis quoi que ce fût de répréhensible...
Il a par ailleurs qualifié "d'acharnement" la plainte déposée par Anticor.

vendredi 13 novembre 2015

Primes en liquide de Guéant: le juge s'aligne librement sur le procureur indépendant de Taubira

Claude Guéant écope de deux ans de prison avec sursis

Claude Guéant a été sévèrement condamné
 
A la demande du procureur, représentant le ministère public dépendant de Christiane Taubira, la ministre de la Justice socialiste selon Hollande, l'ancien ministre de l'Intérieur a été déclaré coupable de "complicité de détournement de fonds publics et recel" dans le procès des primes en liquide du ministère de l’Intérieur. 

Vendredi 13 novembre, à défaut de piéger l'ancien président de la République, la justice a condamné l'ancien bras droit de Nicolas Sarkozy à deux ans de prison avec sursis, à 75.000 euros d’amende et à cinq ans d’interdiction d’exercer toute fonction publique. Son avocat a annoncé qu’il fera appel. 

Dans ses motivations, le tribunal a estimé que les faits reprochés à Cl. Guéant constituent une "atteinte aux valeurs républicaines", un jugement moral qui peut surprendre de la part d'un magistrat. Pour la justice à charge, il a été "l’initiateur" de ce système de rémunération illicite - depuis Jospin seulement - 

Le juge estime que Guéant ne "pouvait ignorer" la réforme des indemnités de sujétions particulières (ISP), datant de 2012, qui interdisait les versements en espèces aux membres de cabinet, alors que l'affaire concerne le temps où Guéant était directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy, entre... 2002 et 2004 !

Il regrette, en outre, l’attitude de Cl. Guéant, qui "participe à la défiance de nos concitoyens".
Un réglement de comptes ?
 
"Fidélité" et "enrichissement personnel" ou indemnisation ?

Claude Guéant, 70 ans, était poursuivi pour avoir perçu personnellement et avoir reversé à trois membres de son cabinet, Daniel Canepa, Michel Camux et Gérard Moisselin, des primes en espèces prélevées sur les frais d’enquête et de surveillance (FES) des policiers... entre 2002 et 2004, il y a donc 13 ans.

"Claude Guéant est notamment soupçonné de s’être fait remettre par l’ex-directeur général de la police nationale Michel Gaudin", écrit Le Monde, journal officieux du PS, qui cautionne une condamnation sur de simples soupçons, de son propre aveu, noir sur blanc. Alors que Guéant était ministre de l’Intérieur (2011-2012), Michel Gaudin lui aurait remis 210.000 euros issus de fonds de la police, sans pouvoir attester de l'usage qui en a été fait, mais "à des seules fins d’enrichissement personnel", selon les soupçons du tribunal.

La justice socialiste se trahit encore en exprimant son sentiment sur Michel Gaudin, qui aurait "agi par fidélité", selon le tribunal qui - dans la même charrette - l'a condamné à dix mois de prison avec sursis.

Une collecte d'un montant de 156.000 euros

Les préfets Michel Camux, Daniel Canepa et Gérard Moisselin ont également été condamnésrespectivement, à des amendes de 42.000, 21.000 et 18.000 euros, correspondant aux sommes qu’ils avaient perçues, avec la menace de voir ces amendes transformées en emprisonnement s’ils n’en acquittaient pas la totalité. "Ils ne pouvaient ignorer l’origine frauduleuse" de l’argent, insiste le tribunal qui se fonde sur des soupçons, aux dires du quotidien du soir.

Pour sa défense, Claude Guéant affirme avoir puisé dans l’enveloppe des frais de police pour compenser les primes de cabinet jusque-là financées par les fonds spéciaux de Matignon, supprimés en 2001. 
Contrairement aux FES, les ISP sont déclarées et figurent sur les fiches de paie.


Dans l'affaire des billets d'avion de Jacques Chirac,
le Président de la République était menacé en 2001 par une enquête sur ses voyages payés en espèces pour 3,1 millions de francs (472 000 euros) entre 1992 et 1995. Son avocat a expliqué que l'argent venait des fonds spéciaux perçus lors de son passage à l'Hôtel Matignon entre 1986 et 1988, ce qui a entraîné de facto l'arrêt des investigations... Avant 2001, la présidence de la République française, le premier ministre et ses ministres, disposaient chaque mois d'une enveloppe d'argent liquide retirée à la Banque de France, non déclarée, qu'ils utilisaient sans contrôle : les "fonds spéciaux" ou "fonds secrets".

samedi 29 novembre 2014

Affaire Bettencourt: l'ex-comptable de la milliardaire avoue avoir trompé la justice

Accusatrice de Sarkozy, l'ex-comptable de la milliardaire a été mise en examen

Claire Thibout, ancienne comptable de Liliane Bettencourt, est soupçonnée de faux témoignage par le juge Roger Le Loire

La vérité éclate le 27 novembre 2014 après quatre années de salissures préjudiciables à une élection présidentielle de 2012 vraiment républicaine, car c'est un rebondissement inattendu depuis que Mediapart, le journal trotskiste en ligne, a déclenché l'affaire politico-financière le 16 juin 2010.

La mise en examen de
 l'accusatrice de Nicolas Sarkozy
 Claire Thibout, ex-comptable de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt pour faux témoignage, risque de faire imploser le dossier d'abus de faiblesse de l'affaire Bettencourt, dont le procès se déroulera à Bordeaux à partir du 26 janvier 2015, souligne le site Atlantico, qui a révélé l'information.

Le "scandale d'Etat" se dégonfle

Auteurs: F. Arfi (Mediapart)
et F. Lhomme (Le Monde)

L'ancien président Nicolas Sarkozy a déjà bénéficié d'un non-lieu, tout comme l'avocat Me Fabrice Goguel, mais onze personnes sont renvoyées devant le tribunal correctionnel. Parmi les prévenus qui doivent répondre d'abus de faiblesse au détriment présumé de la milliardaire figurent l'ancien ministre du Budget Eric Woerth, l'industriel Stéphane Courbit, le photographe François-Marie Banier ainsi que l'ancien gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal,  Jean-Pierre Jouyetcousin par alliance du n°2 de l'Elysée, Patrice de Maistre, mis en cause par le juge Jean-Michel Gentil pour ces retraits d'espèces de 2007.

Enregistrements clandestins

Affaire Bettencourt: l'ex-comptable de la milliardaire mise en examen
Quelle crédibilité accorder à Claire Thibout qui affirmait avoir retiré dans une banque 150.000 euros qu'elle devait remettre à Patrice de Maistre, pour qu'il les remette à Eric Woerth pour en faire profiter le candidat à la présidentielle de mai Nicolas Sarkozy. 
La comptable avait également accusé François-Marie Banier, l'écrivain-photographe qui aurait bénéficié des faveurs de la riche héritière, d'avoir soustrait une importante somme d'argent à Liliane Bettencourt à Venise.

Les défenseurs de Liliane Bettencourt avaient mis en cause l'impartialité de la comptable dans le conflit entre l'héritière et sa fille Françoise Meyers. L'enquête a établi que bien que n'étant pas son employeur, la fille de l'héritière de L'Oréal avait versé plus de 400.000 euros pour dédommager la comptable de sa mère de son licenciement.
Outre ces témoignages suspects, le dossier repose sur des enregistrements clandestins effectués par la majordome de la milliardaire qui révélaient notamment qu'elle possédait une île et des comptes à l'étranger.

L'anti-Sarkozisme primaire des media a sa part de responsabilité du fisaco judiciaire


Le juge Gentil a penché du côté où ses préférences politiques le portaient, mais la presse a aussi conforté son parti-pris. Elle a fait des Unes malveillantes pendant quatre années; déploiera-t-elle la même détermination -jusqu'en 2017- quand le faux témoignage de la comptable sera formellement établi ? La peine encourue par la parjure (faux serment civil) sous serment devant des juges peut en coûter cinq ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende (article 434-13 du code pénal), 
tandis qu'après avoir gonflé le ballon de baudruche de la diffamation, la presse n'est pas poursuivie.

Ni les JT de 20h, ni les journaux radio-télévisés de ce matin n'ont fait écho à cette information, malgré le mal, emprisonnement ou démissions, auquel ils ont participé. La déontologie journalistique est ce soir un peu plus cabossée. Laurent Mouchard-Joffrin sera-t-il capable de faire amende honorable ?

jeudi 27 novembre 2014

Hollande et Valls impliqués dans les nouveaux soupçons contre Kader Arif

Hollande et Valls auraient été au courant de tout

"Moi, président..." se serait encore mis dans de mauvais draps


La liste des ministres limogés ou démissionnaires depuis le début du quinquennat de François Hollande s'est encore allongée vendredi avec la démission forcée du secrétaire d'État aux Anciens combattants Kader Arif, soupçonné de favoritisme dans l'attribution marchés publics, pendant la primaire socialiste de 2011 en travaillant pour le micro-parti du futur président, "Répondre à gauche", et lors de la présidentielle de 2012. 


Avant lui, d'autres "présumés innocents", Cahuzacle ministre du Budget, qui niait toute fraude fiscale "les yeux dans les yeux", Thévenoud, le "phobique administratif", et aussi Aquilino Morelle, le "bling-bling" de l'Elysée aux frais de la République, ont dû abandonner leurs fonctions. Le numéro 2 de l'Elysée, Jean-Pierre Jouyet, est au centre d'une méchante affaire de diffamation, mais le bras droit du président est en revanche maintenu.

VOIR et ENTENDRE Jérôme Guedj, qui dénonce la pression" mise sur Arif, parle de "vertu républicaine" et veut voir dans la démission du secrétaire d'Etat Arif une "décision honorable et respectable": 

2 millions d'euros de prestations à des entreprises dirigées par des parent du membre des gouvernements de Hollande. La veille de sa démission, une source judiciaire avait révélé qu’une perquisition avait été menée, dans le cadre de cette enquête, le 6 novembre dans un service du ministère de la Défense.
"Je crois que le mieux c'est de faire que cela se passe avec transparence, mais en même temps avec beaucoup de sérénité" disait-il le 11 septembre, "je ne suis pas concerné moi par cette affaire", ajoutait-il, les yeux dans les yeux, devant la caméra de France 2.


Le démis assure avoir démissionné "par respect pour la fonction ministérielle".
 Une perquisition avait en effet été menée par la police judiciaire dans les locaux de la sous-direction des achats du ministère de la Défense dans le cadre d'une enquête préliminaire sur des marchés publics attribués à deux sociétés dirigées notamment par son frère puis par ses neveux.
"Cette entreprise spécialisée dans l'image et le son (...) aurait même dû gagner davantage pendant la campagne (...) Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l'équipe du candidat l'a remerciée en catastrophe après une trentaine de prestations marquées par une coupure d'électricité intempestive ou l'effondrement d'un pupitre", écrit le site d'information en ligne.
Le candidat Hollande pouvait-il tout ignorer de ce conflit d'intérêts ?

Hollande aurait agi vite pour limiter la casse médiatique
Le secrétaire d'État lui a avoué dans son bureau à l’Élysée, jeudi 20 novembre, qu'il était cité dans une enquête préliminaire sur des marchés passés par le Conseil régional des Midi-Pyrénées et une société dont les associés sont des membres de sa famille.


Il a été immédiatement décidé que Kader Arif devait démissionner. Selon l'entourage du Président, il fallait rapidement couper court au déferlement médiatique et éviter de mettre le gouvernement en mauvaise posture. François Hollande n'a pas voulu voir s'installer un nouveau feuilleton, alors que l'affaire Jouyet est encore omniprésente. François Hollande a été exceptionnellement expéditif à l'encontre de son ami K. Arif. 

La journaliste de France 2 Maryse Burgot donne son analyse:



La journaliste participe-t-elle au désamorçage en détournant l'attention de ce qui a  pu contraindre le président à agir vite: la peur de Hollande que la presse remonte jusqu'à lui ?

AWF Music avait été initialement chargée des petits meetings du candidat Hollande. 

"Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l'équipe du candidat l'a remerciée en catastrophe, après une trentaine de prestations [...] d'une qualité jugée insuffisante", explique Mediapart. "Cette entreprise spécialisée dans l’image et le son (...) aurait même dû gagner davantage pendant la campagne (...) Mais à un mois du premier tour, en mars 2012, l’équipe du candidat l’a remerciée en catastrophe après une trentaine de prestations marquées par une coupure d’électricité intempestive ou l’effondrement d’un pupitre", écrit le site d’information en ligne.
L'insistance pour affirmer que c'est  le Parti socialiste, et non François Hollande, qui aurait alors versé un "dédommagement" à la société du frère de Kader Arif. Régis Juanico, trésorier du PS à l'époque, a concédé avoir budgété 85.000 euros à cet effet, a mis la puce à l'oreille de la presse d'investigation.
Interrogé par Mediapart, un ancien responsable de campagne charge Kader Arif : "Il ne peut pas y avoir de favoritisme au sens pénal du terme puisqu'un candidat est absolument libre de choisir ses prestataires. Mais il n'est pas impossible que Kader ait un peu forcé le passage." Kader Arif se serait donc plaint auprès du président qu'on lui fait porter seul le chapeau et Hollande l'aurait congédié comme un malpropre pour se tenir plus blanc que blanc. Mais si les parents du secrétaire d'Etat ont profité de l'entremise de Kader Arif, la famille n'est pas seule en cause.

Mais 
Kader Arif serait inquiété par une autre affaire, à Paris


Les affaires de favoritisme qui inquiètent l'ex-secrétaire d'État de Hollande et Ayrault, puis Valls s'étendent jusqu'à Pariscroit savoir le "Journal du Dimanche". Il rapporte que l'explication "a été houleuse" entre Kader Arif et François Hollande, qui a du quitter prématurément la remise des prix de la Fondation Chirac. Le secrétaire d'État reprochait au président de la République de ne pas le couvrir comme il le fait pour Jouyet.

Une enquête en Midi-Pyrénées, une autre à Paris ?
Mediapart, le site trotskiste d'information, a épluché les factures de la société du frère de l'ex-secrétaire d'État aux Anciens Combattants, AWF Music, visée par une enquête préliminaire. "Les sociétés d'événementiel pilotées par le frère et les neveux du secrétaire d'État démissionnaire ne se sont pas contentées de contrats juteux avec le conseil régional du Midi-Pyrénées et le ministère de la Défense", expliquent les journalistes Mathieu Magnaudeix et Mathilde Mathieu. 
Le Journal du Dimanche révèle que l'enquête ne porterait pas seulement sur des contrats attribués en Midi-Pyrénées à deux sociétés successives d'organisation de spectacles, dirigées notamment par le frère de Kader Arif puis par ses neveux,  ont pu bénéficier de favoritisme pour remporter deux marchés publics pluriannuels d'un montant de plusieurs millions d'euros, mais aussi sur "un contrat de conseil de 53.000 euros signé entre l'une de ces sociétés, AWF, et son secrétariat d'État".  
L'ex-secrétaire d'État aux Anciens Combattants a annoncé avoir démissionné de son poste "par respect pour la politique mémorielle que j'ai conduite et pour le monde combattant que j'ai servi avec fierté et conviction, je fais le choix, en responsabilité, de quitter le poste que j'ai eu l'honneur d'occuper pendant deux ans et demi".
L’entourage de François Hollande s’est borné à déclarer que "les comptes de campagne du candidat Hollande (ont) été examinés et validés. Il n’y a donc aucun commentaire à faire".

Hollande et Valls dans la nasse



Pourquoi avoir continué à travailler avec ces sociétés si celles-ci n’avaient pas donné satisfaction lors des primaires ? "Ils travaillaient pour pas cher, le rapport qualité-prix nous a intéressés", a raconté le trésorier de la campagne présidentielle de Hollande, Jean-Jacques Augier, à Mediapart. 
AWF Music et AWF ont remporté les appels d'offres de la Région pour deux contrats de quatre ans, respectivement en 2009, puis 2014. Les deux sociétés, spécialisées dans la sonorisation et l'éclairage d'événements publics, ont d'ores et déjà empoché deux millions d'euros pour leurs prestations.  


Le président socialiste de Midi-Pyrénées, Martin Malvy, avait démenti vigoureusement ces mises en cause par l'opposition de droite au Conseil régional.

Le Premier ministre avait pris l'affaire de haut 
Entre autres vertueux, Manuel Valls avait fait la leçon aux indignés.

Hollande, l
e président de l'exemplarité, va-t-il pouvoir 
refuser longtemps encore de communiquer ?
Le chef de l'État peut désormais être destitué...



dimanche 9 mars 2014

Les "affaires" visant l'image de Sarkozy n'ont pas l'impact recherché sur les Français

La presse gouvernementale a desservi le pouvoir dans ses accusations de Sarkozy  

C'est l'ensemble du monde médiatico-polique qui souffre des moeurs actuelles
La république du soupçon
Moins d'un Français sur deux pense que les soupçons de trafic d'influence ou les enregistrements clandestins de conversations ont nui à l'image de l'ancien chef de l'Etat, selon un sondage IFOP réalisé pour le JDD. Et c'est avant les révélations des écoutes téléphoniques de la Justice violant le secret professionnel des avocats...

48% des 970 personnes interrogées ont indiqué que ces affaires n'ont pas eu un impact négatif pour Nicolas Sarkozy, contre seulement 44% ont estimé qu'elles avaient eu un impact, tandis que les 8% restants s'attendaient même à un impact positif.

57% des répondants s'attendent à un impact négatif pour les manipulateurs, contre 38% pour qui il n'y aura pas d'impact défini.

Les chiffres accablent l'ensemble du personnel politique français

Lorsqu'il s'agit de personnalités de droite, les jugements s'équilibrent: 45% observent un impact négatif, 46% aucun. Bizarrement, 5% des personnes interrogées s'attendent à un impact "plutôt positif" pour l'image de l'ensemble de la classe politique, 9% pour celle des personnalités de droite et 8% pour Nicolas Sarkozy.

Ce sont les sympathisants de gauche qui sont relativement plus nombreux à s'attendre à un impact "plutôt négatif": 61% pour le personnel politique français, 57% pour les personnalités de droite et 55% pour Nicolas Sarkozy. Chez les sympathisants de l'UMP, les chiffres respectifs sont de 51%, 22% et 20%, et chez ceux du Front national, de 54%, 40% et 40%.

L'affaire Cahuzac avait davantage marqué les esprits: le ministre du Budget de Hollande était en effet acteur et non pas victime!
70% des personnes interrogées en avril 2013 lui avaient attribué un impact plutôt négatif pour l'ensemble du personnel politique, contre 57% adoptant la même opinion à la suite des intox récentes.

Une très grande majorité des Français (87%) estime que ces affaires risquent de modifier leur vote aux municipales

13% pensent que les moeurs politiques actuelles vont peser sur les scrutins. Cette stabilité est la plus forte chez les sympathisants de l'UMP (94%), un peu plus réduite dans les milieux de gauche (85%) et s'établit à 80% parmi les sympathisants du FN.

Sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche, échantillon de 970 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogé par téléphone du 7 au 8 mars 2014.

lundi 20 janvier 2014

En Essonne, Valls s'acharne sur Serge Dassault

Valls s’acharne sur Dassault 

Hostilité non dissimulée...
Manuel Valls ne peut supporter la présence de Serge Dassault dans le même département, l’Essonne.

Pourtant, l’un y a été député, avant d’être nommé ministre de l’Intérieur, et l'autre en est toujours sénateur depuis 2004 et a été réélu en 2011. 

Le porte-parole de Valls est ici son suppléant, devenu député socialiste en 2012, Carlos Da Silva, instituteur d'origine ibérique également, né à Corbeil-Essonnes, candidat à la mairie battu par Serge Dassault, et dont le sectarisme est connu au Conseil général. 

Le suppléant de Valls s'est montré particulièrement véhément 

dans ses déclarations publiques et médiatiques en rafales, après le refus  de la levée de l’immunité de Serge Dassault par le bureau du Sénat, le 8 janvier, (par 13 voix et 1 abstention contre 12, alors que la gauche y compte 14 sièges). Levée réclamée par les juges du pôle financier, qui le poursuivent pour des soupçons d’achat de votes qui s’apparentent surtout à un abus de générosité dont il est la victime. 
A quelques semaines des municipales, ces affaires ont déjà entraîné neuf perquisitions et plusieurs auditions comme témoin ou témoin assisté, sans le moindre ménagement. Le maintien de l’immunité parlementaire n’empêche qu’une chose : le placement en garde à vue du sénateur. 
L’acharnement politique a pris le relais de l’acharnement judiciaire.