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jeudi 5 mars 2020

Retraites : la majorité LREM rejette la demande de commission d'enquête du PS

La majorité met un terme au questionnement socialiste sur l'étude d'impact accompagnant la réforme des retraites.

"La sincérité, l'exhaustivité et l'exactitude de l'étude d'impact" suscitent des doutes parmi les socialistes, telle qu'elle a été remise en complément des deux projets de loi sur la réforme des retraites. 
Le Parti socialiste voulait se pencher sur l'authenticité de cette étude d'impact et avait utilisé son droit de tirage pour créer une commission d'enquête à l'Assemblée nationale sur cette étude. Une demande rejetée mercredi par la majorité, malgré sa division.

Une décision qui intervient au lendemain de l'adoption de force par l'Assemblée en première lecture du projet à trous de réforme Macron des retraites via le 49.3, la commission des Affaires sociales de l'Assemblée a jugé par 35 voix contre 23 que les conditions de création n'étaient pas réunies. Ce refus est " une mauvaise manière" et aussi "l'aveu que vous avez un doute sur la sincérité et l'exhaustivité de l'étude d'impact", a lancé Boris Vallaud (PS) aux élus LREM et MoDem, les accusant de se rendre "complices d'un mensonge en bande organisée". 
"Assumez votre forfaiture, votre arbitraire", a renchéri son collègue Hervé Saulignac, alors que le groupe PS entendait exercer son "droit de tirage" (une commission d'enquête par groupe et par session) et que la garde des Sceaux, consultée comme de coutume, ne s'y était pas opposée.

Mais les Marcheurs ont dénoncé un "détournement de procédure" par les socialistes, une commission d'enquête devant porter sur un fait déterminé et l'étude d'impact pouvant être contestée par d'autres moyens. 
Monique Limon, ex-directrice du Développement Social au Conseil Départemental et députée LREM de l'Isère, a ainsi pointé une "nouvelle manœuvre politique qui n'a qu'un seul but : que la réforme des retraites n'aboutisse pas". Une voix dissidente s'est cependant fait entendre : Guillaume Chiche, membre de l'aile gauche de LREM, a indiqué qu'avec quelques collègues il votait pour cette commission d'enquête devant permettre de lever les "doutes" sur l'étude d'impact.

Toutes les oppositions ont soutenu la demande des socialistes, qui aurait permis à la majorité de "prouver [sa] bonne foi " (LFI), de lever le " soupçon" (LR) et ne pas laisser de questions « en suspens » (Libertés et territoires). Son rejet est "un nouvel acte d'autoritarisme", ont critiqué les communistes. "Il n'est que de petits députés pour craindre une petite commission d'enquête", a conclu Boris Vallaud.


vendredi 1 février 2019

Macron déplore l’attention des chaînes de télévision aux "Jojo avec un gilet jaune"

Les confidences qui prouvent que Macron n'a pas changé 

"J'ai beaucoup appris de ces vingt mois," croit-il. "Ça m'a scarifié," gémit Macron, mais ce sont les Français qui portent les stigmates 

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Macron parle encore de lui, abondamment mais la presse assure qu'il a changé. Séance de repentance, d'auto-flagellation ou opération de com' auprès des media couchés ? "C'est une première dans le quinquennat d'Emmanuel Macron [...]. Le président de la République a reconnu plusieurs erreurs, " peut-on lire. 


Pour commencer, l'accroche est fausse. Citons deux exemples :

Septembre 2018 : Macron assuma l'erreur commise avec l'emploi de l’expression "Gaulois réfractaires au changement". Ce n'est pas ce qu'on appelle de la repentance, puisqu'il assume ses déraillements. "Le peuple français - je l’ai dit parfois avec humour [c''est lui qui le dit !], ça a été mal compris [les Français sont donc bien des "illettrés" qui de surcroît ne comprennent rien...] - ce n’est pas la même chose que le peuple danois", a expliqué l'arrogant président dans un entretien donné dans l’émission Quotidien sur TMC. Pour ceux qui douterait de son insistante propension à diffuser des préjugés périmés, monsieur Je-Sais-Tout a ajouté : "J’opposais le Gaulois réfractaire au luthérien bien ordonné." Et d'ajouter, pour faire bon poids : "Qu’est-ce que j’ai voulu dire en disant ça ? J’opposais le Gaulois réfractaire au luthérien bien ordonné. C’est de dire qu’il y a une identité des peuples". Il y a des peuples supérieurs... Or, Jules Ferry asséna que "Les races supérieures ont un droit sur les races inférieures", ce que les nazis tentèrent de mettre en application à partir des fameuses "années 30" qui fascinent Macron?  
Novembre 2018 : deux mois plus tard, Macron a reconnu - et assumé ! - son échec "à réconcilier le peuple Français avec ses dirigeants", ses prédécesseurs, bien sûr... Sur TF1, à bord du porte-avions Charles-de-Gaulle, il s'auto-flagella, ajoutant que le pouvoir ne leur a "sans doute" - un doute l'habite au fond de lui-même ! - pas assez apporté de "considération". "Nos concitoyens aujourd'hui veulent trois choses: qu'on les considère, qu'on les protège, qu'on leur apporte des solutions. Pas des déclarations. Des solutions. La considération, on ne l'a sans doute pas assez apportée", avait-il admis. Or, le 17 du même mois avait lieu l'Acte 1 de la mobilisation des Gilets jaunes contre sa politique sociale...
Janvier, encore deux mois plus tard, il fait une rechute. 

Elément de langage officiel : Macron est prêt à changer et évoque tous les sujets brûlants de l'actualité.

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Il apparaît ces dernières semaines plus marqué que d'habitude par le poids de sa fonction. Il a feint de se livrer à quelques rares journalistes, triés sur le volet (Paris Match, pour Lagardère Active, donc aussi bien Europe 1 que le JDD, BFMTV, c'est-à-dire RMC, Libération ou encore L'Express) et du Figaro, groupe Dassault), pour un entretien entre amis à l'Elysée d'au moins une heure au cours duquel il est revenu sur la situation actuelle du pays, distillant ses éléments de langage et jouant la sincérité et l'humilité. Emmanuel Macron se justifie, et assume la difficulté de son poste : "J'ai beaucoup appris de ces vingt mois. Ça m'a scarifié." La macronie a l'oeil mouillé. Jusqu'à Bordeaux et Pau.

Très vite, la question des "gilets jaunes" est sur la table. Le chef de l'Etat leur lance un message : "Je fais bien la différence entre les ronds-points et ceux qui viennent manifester le samedi. Si être gilet jaune, ça veut dire qu'on est pour que le travail paie plus et que le Parlement fonctionne mieux alors je suis gilet jaune." Non, il n'a pas changé et ne changera pas.
Emmanuel Macron croit en son "grand débat national", pensant qu'il sera maintenant "permanent". Il mise sur une "démocratie délibérative".

La série de "petites phrases" désobligeante du méprisant Macron justifiaient la deuxième partie de cet entretien

Résultat de recherche d'images pour "brigitte Macron gilet jaune"Elles trahissent un sentiment de supériorité que ne justifient pas les résultats de sa politique confirmant à chaque prise de parole l'image d'un président arrogant, qui se flatte de ne pas parler le même langage que le commun des mortels, une attitude que la presse a en partage avec lui, ce qui les mêle dans la même détestation populaire  : "J'ai toujours été sincère et je n'ai jamais voulu blesser, minaude le contrit. Mais c'est l'époque qu'il incrimine aussitôt, ce qui jette la suspicion sur la sincérité dont il se pare. "Dans le système où nous vivons, cette franchise n'est plus possible parce que je suis président de la République." Rien à faire, son cas est désespéré... Il n'est pas né dans le siècle qui lui correspond, trop tard.

Macron serait prêt à affecter une "conversion personnelle" pour être mieux compris de ses concitoyens. A noter que cet entretien s'est déroulé juste avant de nouvelles révélations de Mediapart dans "l'affaire Benalla".

Méprisant Macron qui ne mélange pas les torchons et les serviettes.

Macron dit n'importe quoi : l'ex-banquier prétend qu'il pourrait également être un gilet jaune. "En même temps", il n'aime vraiment pas la visibilité que certaines chaînes d'information en continu donnent aux figures du mouvement : il s'indigne ainsi qu'un "Jojo avec un gilet jaune" se voie attribuer "le même statut qu'un ministre".

Après avoir expliqué que "si être gilet jaune, c'est vouloir moins de parlementaires et que le travail paie mieux, moi aussi je suis gilet jaune!", il a critiqué les chaînes d'information en continue et leurs "commentaires permanents". Ce avant d'ironiser sur la grande visibilité qu'elles offrent aux figures du mouvement des gilets jaunes, telles que Ingrid Levavasseur, Eric Drouet ou encore Priscillia Ludosky . Sur leurs antennes, selon lui: "Jojo avec un gilet jaune a le même statut qu'un ministre ou un député!".


Si, par leur silence,
les députés du parti présidentiel se désolidarisent de leur électorat, l'opposition regimbe : 


Pour Jupiter,
en mode humble apparent, mais toujours égal à lui-même, la réponse à ces "commentaires permanents, c'est peut-être [il n'est pas mûr pour les concessions] le débat permanent", la "délibération permanente", mais il ne veut pas d'un système qui opposerait 
la "démocratie représentative" et cette "démocratie délibérative".

Dans l'instant où il 
assurait qu'il allait désormais faire "très attention" aux "petites phrases" qui blessent, cette sortie sur "Jojo le gilet jaune" - version macronienne des "sans dents" de son mentor socialiste à l'Elysée - réduit à néant le numéro de rédemption amorcé cette semaine alors que, quelques instants auparavant, Macron se déclarait injustement placé au centre d'"un procès en humiliation". 
Tout est faux et fausseté, chez lui : on ne se refait pas.


jeudi 17 janvier 2019

Avec les maires, Macron a "pipé" le "grand débat" à la veille de son ouverture

"Dans sa lettre aux Français, le Président corsète le débat" (Benedetti) et, face aux maires, il apporte toutes les réponses 

Arnaud Benedetti soupçonne Emmanuel Macron de manquer de sincérité dans la consultation inédite qu'il propose aux Français. 

Résultat de recherche d'images pour "Le coup de com' permanent"
Le choix de deux ministres pour coordonner ce débat renforce le sentiment d'un pilotage par le haut, explique ce professeur associé à l'Université Paris-Sorbonne, spécialiste de communication politique. Il vient de publier Le coup de com' permanent (éd. du Cerf, 2017) dans lequel il détaille les stratégies de communication d'Emmanuel Macron.

Le Président de la République a adressé hier soir sa "lettre aux Français" en vue du "grand débat national" annoncé. Sur la forme déjà,que penser de ce mode inédit de communication politique?  lui a demandé Le Figaro, le 14 janvier.

Arnaud BENEDETTI.- Ce n'est pas fondamentalement inédit: François Mitterrand en 1988, Nicolas Sarkozy en 2012 ont utilisé déjà le format de la "lettre aux Français", mais c'était dans la perspective d'une campagne présidentielle. Macron s'est finalement beaucoup exprimé ces dernières semaines. Le problème est que sa parole officielle ne "performe" plus, ou lorsqu'elle impacte, ce n'est que négativement. Il lui faut retrouver un mode d'adresse aux Français qui fasse l'économie des traits les plus "allergisants" de la perception, à tort ou à raison, qu'il véhicule. 
La lettre, après tout, est un vecteur qui en parlant à chacun d'entre nous peut être susceptible d'amodier la communication. Ecrire à quelqu'un, c'est prendre du temps, c'est graver aussi un message dans la mémoire, c'est acter un engagement. La lettre est parée d'une force symbolique que l'on n'accorde pas à la parole. Le dicton populaire ne dit-il pas: "Les écrits restent, les paroles s'envolent»? Or, le problème, c'est ce que ce dicton est démenti par les psychanalystes: "les paroles restent". Est-ce que l'écrit du Président Macron est susceptible d'effacer les mots polémiques, blessants, maltraitants qu'il a pu utiliser? Il existe un dépôt de méfiance et de défiance qui s'est cristallisé autour d'Emmanuel Macron. Difficile de s'en défaire...

Vous avez souvent reproché au chef de l'État d'être prisonnier des artifices de la com'. Ce grand débat est-il davantage, cette fois-ci, qu'un simple coup de communication?

La communication politique n'est pas un gros mot si elle contribue à densifier le débat démocratique, si elle porte une dialectique argumentaire et contre-argumentaire. Elle est même de ce point de vue au principe de la démocratie. Le problème, c'est quand elle se dégrade en instrument, en savoir-faire dont l'objectif consiste à déréaliser et à sur-signifier un message. Emmanuel Macron est un émetteur ; il a du mal à se concevoir, à se penser comme un récepteur. Ou s'il se pense comme récepteur, il ne se confronte que très peu à l'altérité. On lui reproche son manque d'écoute. L'exercice dans lequel il se lance, fortement contraint par une situation politique et sociale qu'il n'a pas vue venir et qu'il a sous-estimée, vise à apporter la démonstration qu'il est capable d'entendre et de tenir compte. Le problème, c'est qu'il se heurte au scepticisme et au soupçon de facticité.

En d'autres termes, tout l'enjeu pour lui consiste à s'extirper du seul exercice communicant pour entrer dans la voie de la négociation, de la production d'une sortie de crise politique dont il ne peut à lui tout seul être l'initiateur. Est-il disposé à cette humilité? C'est la question qui lui est posée. L'homme démocratique est d'abord un homme qui doit accepter la modestie. Or, nos institutions comme la personnalité propre du chef de l'Etat n'incitent pas forcément à cette prédisposition.

Vous ne pensez donc pas qu'Emmanuel Macron soit sincèrement disposé à repenser sa ligne politique au prisme de ce qu'il ressortira de ce débat?

Le problème, c'est celui de l'injonction paradoxale. Comment ouvrir un débat et vouloir le cadrer, en fixant des périmètres. L'exercice tel qu'il se dessine a plus l'épure méthodologique d'une conférence de méthode de Sciences Po, avec ses quatre grands thèmes, que celui d'une agora libre où l'on puisse échanger sans qu'aucune question n'en soit exclue. 
In fine, Emmanuel Macron est déchiré entre deux contraintes: la première qui consiste à ne pas détricoter son logiciel politique, et la seconde qui consiste à donner du mou à un appareil qui, s'il ne s'en déleste pas un peu, lui fait courir le risque d'un krach quasi-révolutionnaire. 
S'ajoute à cette double contrainte le fait qu'on a l'impression qu'ayant reculé sur la taxe carbone, le Président paraît confronté depuis ce retrait à une forme de blessure narcissique qu'il combat par un regain de fermeté et d'inflexibilité. De ce point de vue, les vœux présidentiels, ainsi que la petite phrase sur les Français et le sens de l'effort, donnent l'impression d'un homme à la recherche de son image perdue.

Selon vous, les questions posées par le chef de l'État ne font pas le tour des sujets qui préoccupent les Français, et en particulier les 'gilets jaunes'?

Ce qui frappe à la lecture de sa lettre, c'est que le Président ne renonce pas à penser qu'il a été élu sur la force de son projet. Il l'écrit d'ailleurs: "je n'ai pas oublié que j'ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle". C'est bien le fond du problème. 
Emmanuel Macron est bien plus le produit d'un malentendu que d'une adhésion. C'est le drame originel de ce quinquennat que celui d'un Président qui pense sincèrement avoir gagné sur une politique à laquelle des segments entiers de la société opposent un refus. 

Le chef de l'Etat corsète le débat sur le logiciel économique et social. On voit qu'il y a là assez peu à négocier. Excluant un retour à l'ISF, marqueur fort de la revendication "giletiste", l'exécutif reste intraitable sur ses fondamentaux. Or, toute la difficulté relève de ce sentiment diffus d'une partie de l'opinion qui considère que les grandes orientations économiques et sociales échappent de plus en plus à la confrontation démocratique. Macron est platement maastrichtien: pour lui, la décision économique relève d'abord de l'expertise, mais pas de la sphère démocratique.
Or, implicitement, la demande des 'gilets jaunes' vise à réintroduire cette dimension au centre du forum. Ne voulant rien lâcher sur le socio-économique, le Président ouvre des espaces pour la question institutionnelle, et encore, avec certaines limites. Mais le sujet lui coûte moins politiquement, même s'il ne prend pas, à mon sens, la mesure profonde de la crise de régime que nous traversons. Au fond, la question qui lui est posée est la suivante: êtes-vous prêt à vous hisser à la hauteur des événements? Or, le débat national me paraît être un instrument sous-dimensionné au regard du mal politique qui frappe le pays.

Que vous inspire le choix d'Emmanuelle Wargon et de Sébastien Lecornu pour conduire ce débat?

On ne débat pas de haut. Pour coordonner un débat, le choix de deux ministres renforcera inévitablement le sentiment d'un pilotage en surplomb, d'un cadrage où tout est finalement décidé en amont. Encore une fois, le risque est grand de verser dans ce qu'Edward Bernays, le père des relations publiques, appelait à la suite du grand éditorialiste Walter Lippman "la fabrique du consentement". Le problème est qu'une partie de la société ne veut plus consentir à... consentir!
Voilà pour les arguments du professeur Benedetti.

Le grand show de Macron devant un parterre de maires ruraux,
"c'est de la pipe"...

Emmanuel Macron devant 653 maires normands, le 15 janvier 2019 à Grand Bourgtheroulde dans l'Eure.

Or, ce sont ceux de l'Eure, dont le président du Conseil départemental fut Sébastien Lecornu, jusqu'à la constitution du gouvernement Philippe, et dans la petite commune triée sur le volet, celle de Bruno Questel, Grand Bourgtheroulde, jusqu'à ce qu'il soit député LREM. Difficile d'y voir une opération à grands risques...

Malgré les efforts de Macron, les maires gardent leurs distances
Le "petit débat de Macron avec les maires a pipé le grand débat national avec la population. Le président hautain s'est trompé d'auditoire : en craignant le franc parlé des "gilets jaunes" et en les contournant, Macron a opté pour la facilité d'un débat aseptisé avec des élus qui respectent les règles du jeu de l'ancien monde.
Macron veut qu’ils jouent "un rôle essentiel", mais de nombreux maires restent sceptiques : si le président ne ménage pas ses efforts à l’attention des élus locaux, c’est parce qu'il mise sur eux pour animer à la consultation nationale du 15 janvier au 15 mars 2019. 
Philippe Laurent, maire UDI et vice-président de l’Association des maires de France (AMF). "Je rappelle qu’il n’est pas venu au Congrès [de l’AMF], et que, lorsque nous avons envoyé des propositions au gouvernement, nous n’avons pas eu d’accusé de réception".
Or, s'il a commencé par les mépriser, il doit maintenant faire appel à eux pour organiser les débats et ils sont sur leurs gardes. D'autant qu'ils sont en première ligne pour recevoir les revendications des Français et ils ont des raisons de craindre d'être perdants-perdants à l'arrivée, car tout dépend des suites que donnera le gouvernement à cette consultation lancée afin de sortir de la crise des "gilets jaunes".

Dans sa 'Lettre aux Français', il leur a demandé de faire des propositions sur une trentaine de questions. Or,
devant les quelque 600 maires ruraux , il a apporté ses propres réponses avant même que soit ouvert le 'débat national'...

C’était la première d’une série de déplacements régionaux pour discuter avec des édiles. Le prochain est à Souillac dans le Lot, vendredi.

vendredi 26 janvier 2018

Emmanuel Macron s'est mêlé au peuple dans les rues de Clermont-Ferrand

Le président-soleil soigne sa popularité mise à mal par sa politique, selon les sondages

Le président de la République s'est offert une sortie en ville, jeudi soir, à l'occasion d'un déplacement officiel dans le Puy-de-Dôme

Louis XIV, roi danseur, en Apollon
Une promenade qui n'avait rien d'improvisée, un soir où les étudiants sont de sortie. "S'il souhaitait passer incognito, c'est raté", commente pourtant l'AFP, comme si toute la ville n'était pas au courant de son passage, avec le déploiement de forces de police, la circulation limitée et les zones sécurisées. 
En visite pour deux jours dans le Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes présidée par Laurent Wauquiez (LR), Macron a présenté ses vœux aux agriculteurs jeudi, tentant de rassurer une filière en crise et de reconquérir l'opinion.

Emmanuel Macron a été interpellé "de toutes parts", jeudi 25 janvier. 
Alors qu'il s'affichait dans le centre de Clermont-Ferrand pour "ce qui devait être une promenade discrète", raconte encore l'AFP, en dépit de la présence du préfet en uniforme, de la garde rapprochée présidentielle reconnaissable à sa mine patibulaire et d'une suite digne du roi-soleil. 

Le chef de l'Etat s'est livré au rituel bien rôdé de ses palpations fraternelles : tapes dans le dos, bras empoignés et selfies, ce soir-là avec les Clermontois, justement des étudiants attablés en terrasse, comme si des militants de LREM avaient été convoqués. 

La "méthode Macron", est-ce l'hypocrisie ? 

La scène a été immortalisée par la caméra de BFMTV, comme par hasard.
Un doublon de la chaîne privée, car cet instant volé a également été filmé par les équipes de communication du président et ostentatoirement diffusé sur son compte Twitter. "On est un soir où les étudiants sortent. Je ne l'avais pas calculé", entend-on susurrer l'ingénu quadra en goguette... 

Le Tartufe en fait des tonnes  
"Ça me fait très plaisir de parler librement, de manière totalement innocente", a osé le chef de l'État au cours de sa scénographie. 

Mais la présence du "collectif Pauvreté Précarité" était visiblement au programme.
Les bénévoles de l'association sont en maraude pendant la déambulation surprise du président et ils se sont trouvés. Créé en 1984, ce collectif regroupe actuellement huit associations: l’ANEF (Association Nationale d'Entraide Féminine, créée en 1952 par Madame Michelin), la Banque Alimentaire d’Auvergne, la Croix Rouge 63, Emmaüs 63, Les Mains Ouvertes, la Société Saint-Vincent-de-Paul, la délégation Cantal-Puy-de-Dôme du Secours Catholique et Solidarité Santé 63.

Le "président des riches" a volontiers consenti à cet échange impromptu avec des bénévoles très policés du collectif qui viennent en aide aux plus démunis livrés à la rue. Comme le hasard fait bien les choses, ils étaient encadrés par un travailleur social et une psychologue.


De quoi faire remonter le président dans les sondages ?


vendredi 8 juin 2012

Martine Aubry donne des leçons d'hypocrisie à l'UMP

Katsumi-Aubry suggère aux ténors de l'UMP de s'embrasser pour calmer leurs rivalités

Le premier secrétaire du PS, Martine Aubry, a suggéré Alain Juppé d'"essayer un peu" la méthode socialiste des bisous avec les autres ténors de l'UMP pour y adoucir le climat.
RTL l'interrogeait vendredi sur une déclaration du maire de Bordeaux qui, en conférence de presse vendredi dans sa ville, a dénoncé l'"enfumage médiatique" manifesté par le président de la République,
François Hollande, qualifié de "président des bisous".

A la question: "est-ce que François Hollande enfume ?", "Gros bisou de Lille" a répondu: "Je crois que François Hollande, c'est surtout le président de l'apaisement, celui qui veut réconcilier les Français. Alors évidemment M. Juppé n'a pas été très habitué à cela avec M. Sarkozy", avait commenté, la haine aux lèvres, l'amère de Lille.

Et faisant allusion à la rivalité entre chefs dans le grand parti de droite, la comploteuse des accords secrets de Marrakech avec Dominique Strauss-Kahn, puis avec Europe Ecologie-les Verts sur le nucléaire et le siège de députée réservé à la parachutée Cécile Duflot, l'amère de Lille, donc, avait enchaîné, avec cynisme, : "je lui suggère, en termes de bisous, d'essayer un peu à l'UMP. Je pense que ça rendrait peut-être le climat un peu moins dur entre Messieurs Copé, Fillon et lui-même".

VOIR et ENTENDRE des travaux pratiques entre Ayrault-Zéro et la Ch'tite Aubry, grand prix d'interprétation de sincérité:


Ils sont pourtant tous les deux à la lutte pour le contrôle de la majorité.

Il incombe naturellement,au Premier ministre, mais
la Ch'tite Brochen-Aubry n'a pas l'intention de jouer les figurantes. Bien que la sexagénaire partisane de la retraite à 60 ans ait annoncé sa volonté de se retirer de la scène politique, elle impose toujours sa présence dans la bataille des législatives, conjointement avec Jean-Marc Ayrault.
Car une fois le 17 juin passé, Hollandiens et Aubrystes vont tout faire pour obtenir le contrôle du groupe PS à l'Assemblée. Jean-Marc Ayrault, l'ancien patron des députés socialistes, pèsera en effet pour empêcher un proche de Martine Aubry à sa succession. 

Le Premier secrétaire du PS ne peut prendre le risque d'un échec aux législatives.

Du coup,
le tandem Aubry-Ayrault s'est produit en meeting à trois reprises pour montrer à quel point les deux ils ne se détestent pas : le 2 juin chez lui à Nantes, le 7 chez elle à Lille et puis ce sera le 13, en terrain neutre, à Paris. 

Il en sera très certainement de même lors du congrès en fin d'année pour la direction du PS.

Martine Aubry semble vouloir passer la main mais ses amis feront tout pour empêcher un proche de François Hollande de s'installer rue de Solférino. 

Le bisounours de  l'Elysée  Bisollande


Reconversion de
la "gauche molle"
en animateur pour
anniversaires des tout-petits


Des bonbons pour les enfants

Jeudi après-midi, en visitant une école maternelle dans l'Oise,
François Hollande avait lâché cette phrase "j'ai plein de bisous, moi; je suis le président des bisous !", alors que plusieurs bambins réclamaient d'être embrassés.

"Président des bisous, c'est la nouvelle formule maintenant", a ironisé Alain Juppé vendredi matin devant des journalistes à Bordeaux. "En matière d'enfumage médiatique, je crois qu'on n'a pas encore tout vu", a-t-il ajouté, dans une conférence de presse commune avec François Fillon pour soutenir un candidat UMP dans la capitale de l'Aquitaine.

Qui remportera la palme au festival des hypocrites ?
Pour enlever le prix d'interprétation du "meilleur tandem politique qui clame l'unité dans son parti", le duo Copé-Fillon pourrait accéder au podium mais Martine Brochen-Aubry a une grande longueur d'avance, car elle ne joue pas un rôle de composition: elle est la perfidie incarnée ! 




lundi 19 septembre 2011

Jean-Michel Aphatie démonte l'entretien de DSK avec Cl.Chazal

Le Grand Journal du 19 septembre 2011 flingue l'exercice de communication de DSK

Absence totale de courage et de sincérité

Décryptage !
Bravement, l'ex-patron du FMI s'est retranché onze fois derrière le rapport du procureur pour appuyer sa défense et éluder la vérité sordide du 14 mai dernier dans la chambre d'hôtel fatale à une travailleuse défavorisée, noire et immigrée. Onze fois, au cours des dix minutes spécifiquement consacrées, le dimanche 18 septembre, à "l'affaire du Sofitel" par Claire Chazal sur TF1 .

VOIR et ENTENDRE pourquoi l'entretien de TF1 est un numéro, selon le journaliste Jean-Michel Aphatie, le lendemain sur Canal+:


Tant de vertu socialiste est accablant...
Le pervers donne du rapport des interprétations parfois fort discutables : par exemple, sur les mensonges de sa victime ou sur l'absence totale de traces de blessures physiques, mais aussi sur la conclusion générale selon laquelle l'accusation a conclu qu'il n'y avait eu aucun délit ou agression.


RTL répond à TF1

Pour ceux qui ont été stupéfaits par la connivence entre les media incarnés par Claire Chazal, journaliste de la maison Bouygues, et les socialistes avec l'ex-candidat du PS, Dominique Strauss-Kahn, l'humoriste Laurent Gerra se livre à un entretien sans complaisance, avec la voix de Jean-Michel Aphatie:

VOIR et ENTENDRE
la démystification:

L'interview vérité de DSK, par Laurent Gerra par lessuper0s

mercredi 19 novembre 2008

Le sens de l'honneur chez Delanoë n’est pas de celui de Royal

Royal peut-elle défendre « avec constance des convictions sincères" ?
Le vent tourne pour Désirdavenir Royal
La décision du chef de file de la motion Delanoë, arrivée deuxième, d'apporter lundi son soutien à Martine Aubry, également candidate au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste, a déclenché une réaction de violence verbale de la part de Sa Cynique Majesté Royal.

Jack Lang a alors invité les militants au vote utile, dès le premier tour
Dès mardi 18 sur RTL, le député PS du Pas-de-Calais avait été clair :
« J'appelle tous les militants à faire bloc autour de la candidature de Martine Aubry. Et il faut tout faire pour qu'elle soit élue dès le premier tour, dès jeudi prochain. Les militants doivent venir voter massivement" en sa faveur » .

Désirdavenir Royal agresse ses opposants
L’indécente candidate à la succession de son ex-concubin, François Hollande, avait, sans délai ni retenue, estimé par communiqué lundi soir, que le PS, dirigé par le père de ses enfants, avait "perdu le sens du code l'honneur".

Bertrand Delanoë, plus digne
Le maire de Paris a donc répliqué mardi à l’amère de Melle qui porte ainsi des jugements sur ses rivaux. "Avoir le sens de l'honneur, en démocratie, c'est défendre avec constance des convictions sincères, quel qu'en soit le coût pour soi-même", a-t-il répondu à celle qui a échoué à la réalisation de la synthèse socialiste au congrès de Reims. Honneur, constance et sincérité ne sont pas en effet les vertus cardinales de qui vous savez... Et encore, Delanoë-le-modéré ne parle-t-il pas d'intérêt personnel !
Se sentant insulté, le maire de Paris rappela l’amère de Melle à plus de retenue et de lucidité. "Défendre avec constance des convictions sincères (...) c'est la ligne de conduite que j'ai appliquée tout au long de ce triste congrès de Reims, y compris en actant la liberté de vote des membres de la motion A". "Cette liberté vaut évidemment aussi pour moi". Vaut-elle pour elle ?
"Jeudi soir, les socialistes vont choisir entre deux conceptions de la politique et du socialisme. Bien loin de toute rancoeur ou de tout règlement de comptes, c'est mon devoir de m'engager pour celle que je crois juste et que porte Martine Aubry", ajouta-t-il.
Royal veut-elle retirer aux socialistes leur liberté d’opinion ?

L'amère Royal se victimise, à deux jours de l'élection du nouveau dirigeant du Parti socialiste !

Elle se sent persécutée...et dénonce un "front" à l'encontre de sa personne, reconnaissant toutefois que le scénario "se compliquait arithmétiquement" face à ses rivaux Martine Aubry et Benoît Hamon.