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vendredi 26 janvier 2018

Emmanuel Macron s'est mêlé au peuple dans les rues de Clermont-Ferrand

Le président-soleil soigne sa popularité mise à mal par sa politique, selon les sondages

Le président de la République s'est offert une sortie en ville, jeudi soir, à l'occasion d'un déplacement officiel dans le Puy-de-Dôme

Louis XIV, roi danseur, en Apollon
Une promenade qui n'avait rien d'improvisée, un soir où les étudiants sont de sortie. "S'il souhaitait passer incognito, c'est raté", commente pourtant l'AFP, comme si toute la ville n'était pas au courant de son passage, avec le déploiement de forces de police, la circulation limitée et les zones sécurisées. 
En visite pour deux jours dans le Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes présidée par Laurent Wauquiez (LR), Macron a présenté ses vœux aux agriculteurs jeudi, tentant de rassurer une filière en crise et de reconquérir l'opinion.

Emmanuel Macron a été interpellé "de toutes parts", jeudi 25 janvier. 
Alors qu'il s'affichait dans le centre de Clermont-Ferrand pour "ce qui devait être une promenade discrète", raconte encore l'AFP, en dépit de la présence du préfet en uniforme, de la garde rapprochée présidentielle reconnaissable à sa mine patibulaire et d'une suite digne du roi-soleil. 

Le chef de l'Etat s'est livré au rituel bien rôdé de ses palpations fraternelles : tapes dans le dos, bras empoignés et selfies, ce soir-là avec les Clermontois, justement des étudiants attablés en terrasse, comme si des militants de LREM avaient été convoqués. 

La "méthode Macron", est-ce l'hypocrisie ? 

La scène a été immortalisée par la caméra de BFMTV, comme par hasard.
Un doublon de la chaîne privée, car cet instant volé a également été filmé par les équipes de communication du président et ostentatoirement diffusé sur son compte Twitter. "On est un soir où les étudiants sortent. Je ne l'avais pas calculé", entend-on susurrer l'ingénu quadra en goguette... 

Le Tartufe en fait des tonnes  
"Ça me fait très plaisir de parler librement, de manière totalement innocente", a osé le chef de l'État au cours de sa scénographie. 

Mais la présence du "collectif Pauvreté Précarité" était visiblement au programme.
Les bénévoles de l'association sont en maraude pendant la déambulation surprise du président et ils se sont trouvés. Créé en 1984, ce collectif regroupe actuellement huit associations: l’ANEF (Association Nationale d'Entraide Féminine, créée en 1952 par Madame Michelin), la Banque Alimentaire d’Auvergne, la Croix Rouge 63, Emmaüs 63, Les Mains Ouvertes, la Société Saint-Vincent-de-Paul, la délégation Cantal-Puy-de-Dôme du Secours Catholique et Solidarité Santé 63.

Le "président des riches" a volontiers consenti à cet échange impromptu avec des bénévoles très policés du collectif qui viennent en aide aux plus démunis livrés à la rue. Comme le hasard fait bien les choses, ils étaient encadrés par un travailleur social et une psychologue.


De quoi faire remonter le président dans les sondages ?


mercredi 26 octobre 2016

Jungle de Calais: multiples incendies volontaires au deuxième jour de la dispersion des clandestins

Un Syrien légèrement blessé après l'explosion de bouteilles de gaz

Quelque 30 incendies ont été déclenchés dans la nuit de mardi à mercredi
"Tradition" de l'incendie chez les migrants, raconte la préfète...

Ces incendies ont été allumés dès l'après-midi du deuxième jour
En cours depuis lundi, l'évacuation du bidonville a été entravée par des allumages d'incendies qui se sont "intensifiés entre minuit trente et trois heures du matin, notamment dans la "zone des commerces" à l'entrée du camp, a précisé la préfecture.
Au moins deux bonbonnes de gaz ont alors explosé, obligeant plusieurs occupants des lieux à s'éloigner sur la "bande des 100 mètres", une zone franche à l'ouest du camp et en bordure de la rocade portuaire.

Ces incendies ont été provoqués dès le milieu de journée mardi
alors que la destruction des cabanes et abris de la "Jungle" désertés par les migrants a débuté dans une partie du campement, qui continuait de se vider.
Ces incendies ont tous été combattus par les pompiers venus de Calais, Marck-en Calaisis, mais encore de Desvres et de Saint-Omer, protégés par des CRS.
Un clandestin syrien de 16 ans a été transporté à l'hôpital pour "une blessure aux tympans", a précisé la préfecture du Pas-de-Calais.

"Nous avons évacué 150 à 200 migrants, notamment des Afghans et des Syriens qui ont été pris en charge par des associatifs et une infirmière présents sur les lieux. Parmi eux, nous avons répertorié une quinzaine de mineurs qui ont été mis en sécurité et amenés dans le Centre d'accueil provisoire (CAP) avec ceux hébergés lundi et mardi", a expliqué le commissaire de police de Calais Patrick Visser-Bourdon.

La préfecture évoque une "tradition" chez les migrants...
La préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, a justifié ces incendies volontaires
C'est une “tradition” chez les migrants [quelle que soit leur origine, soudanaise ou afghane?] consistant à brûler leurs cabanes avant de partir. “On leur a dit qu’il valait mieux ne pas le faire, mais il y en a encore qui le font”, rassurant sur un “faible risque de propagation” et la présence de services de lutte contre les incendies à proximité.


"Nous avons été caillassés et avons dû intervenir protégés par les forces de police", a expliqué un pompier sur place.
"Dès 21 heures, des départs de feux malveillants se sont déclarés de part et d'autre de la Lande [le nom officiel du camp] mais cela a pris une tournure plus sérieuse en seconde partie de nuit", a déclaré Philippe Mignonnet, adjoint au maire de Calais, présent sur les lieux.
Une activité "rituelle" ?

Le gouvernement affiche une détermination illusoire d'en finir avec le plus grand bidonville de France

Quelque 1.250 policiers et gendarmes sont mobilisés à Calais pour veiller à la sécurité de ce mégatransfert: éviter les mouvements de foule, mais aussi empêcher de nuire les militants d'extrême gauche, les No Border, partisans de l'abolition des frontières.

En deux jours, 3.242 majeurs ont quitté le camp en bus et 772 mineurs ont été relogés dans les conteneurs du centre d'accueil provisoire (CAP), selon les ministères de l'Intérieur et du Logement.

Le démantèlement de la Jungle ne réglera pas la question de nouvelles arrivées de clandestins 

Ils pourraient être encore jusqu'à 4.000 dans la "jungle" et ses environs



"Éparpillés, les 'réfugiés' disparaîtront des écrans de radar," met en garde Maud Le Quintrec, responsable eau et sanitaires pour Médecins sans frontières à Calais. 

Qu'adviendra-t-il des migrants qui ne sont pas volontaires au départ ?

Absence de dialogue avec les communes et de consensus avec la population
Cette dispersion ne s'est pas faite sans la complicité d'associations (singulièrement Terre d'asile), ni sans soulever des réticences. La préfecture de l'Hérault a annoncé avoir engagé samedi des discussions pour "apaiser la situation" à Saint-Bauzille-de-Putois, localité de 1.800 habitants dont le maire a présenté sa démission pour protester contre l'arrivée de 87 migrants de Calais, des jeunes majeurs célibataires sur environ 200 qui doivent être envoyés dans le département. 
Un bâtiment destiné à accueillir un centre d'accueil et d'orientation (CAO) à Loubeyrat (Puy-de-Dôme) a fait l'objet d'une tentative d'incendie volontaire dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris auprès de la préfecture. Une enquête a été ouverte à ce sujet.


mercredi 16 avril 2008

Charasse évincé : on rénove au PS !

Chasse de la sorcière aux Jospinistes

Royal veut de la chair fraîche à 20 €: ils l’ont suspendu !

Les dix-huit conseillers généraux, dont l'ancien ministre et confident de Mitterrand, Michel Charasse (ci-contre), qui avaient permis, le 20 mars, la réélection de Jean-Yves Gouttebel à la présidence du conseil général du Puy-de-Dôme contre l'avis des instances fédérales, ont été suspendus du Parti socialiste. Outre cette mesure, qui sera levée si les élus acceptent "dans un délai raisonnable" de rentrer dans le rang, le bureau national, réuni mardi 15 avril, a confirmé l'exclusion de M. Gouttebel du PS. Battu par Michèle André, vice-présidente (PS) du Sénat, lors du vote d'investiture organisé parmi les adhérents du Puy-de-Dôme, M. Gouttebel avait décidé de passer outre afin de conserver la présidence de l'assemblée départementale.
Si les dix-huit conseillers généraux ne se désolidarisent pas de M. Gouttebel, la mesure de suspension deviendra une mesure d'exclusion, a précisé le bureau national. Ce dernier a mandaté une mission pour étudier les moyens de trouver "une sortie de crise".
Les partisans de M. Gouttebel, qui assurent que "de nombreuses irrégularités ont été constatées lors du vote des militants", au terme duquel Mme André l'avait emporté avec vingt-sept voix d'avance sur un total de 2 421 inscrits, (on se croirait à Orly avec le parachutage de Razzie Hammadi) réclamaient que leur cas soit tranché non par le bureau national mais par la commission nationale des conflits. De son côté, M. Charasse se défend d'avoir été l'instigateur de la dissidence qui a permis à M. Gouttebel de retrouver la présidence du conseil général. "Il s'agit d'une question de personnes, pas de politique. Il n'y a pas de magouilles et je n'ai fait que suivre les autres", assure l'ancien Ministre socialiste du Budget qui, invoquant ses "quarante-cinq ans de Parti", se présente comme "un homme de fidélité".


La présence de M. Charasse parmi les conjurés de Clermont-Ferrand donne toutefois un relief particulier à ce différend. Le sénateur du Puy-de-Dôme s'est fait beaucoup d'adversaires. La fédération départementale du PS ne lui a notamment pas pardonné d'avoir accueilli en pleine campagne présidentielle Nicolas Sarkozy dans sa mairie de Puy-Guillaume. D'aucuns tout aussi tolérant et démocrate, spécialiste du dialogue, assure - ce que l'intéressé dément - qu'il aurait l'espoir d'être nommé au Conseil constitutionnel par le président de la République. Malsain, le PS où on ne fait rien qui ne soit intéressé ? On dirait bien !
Ses camarades socialistes rappellent qu’en novembre 2007, Michel Charasse a fait adopter avec les voix de la droite un amendement imposant aux communes une participation aux frais pour les élèves scolarisés dans une école privée hors de leur commune de résidence. Un sénateur coupeur de têtes socialiste décrit son collègue comme "un électron libre cynique, machiavélique, machiste". Est-ce bien tout ? "S'il doit être exclu, ce sera à cause de l'affaire du Conseil Général, mais il mériterait de l'être pour l'ensemble de son oeuvre", assure un dirigeant du PS. Le centre pénitentiaire de Cayenne doit-il être réhabilité pour Charasse et ses semblables ?


A défaut de rénovation, au PS, on purge !