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mardi 5 novembre 2019

Violences à Chanteloup-les-Vignes: des mots de fermeté et d'espoir du gouvernement

Des mots de plus, après un nouvel incendie criminel et des agressions de policiers et de pompiers 

Un acte "odieux et inacceptable": trois ministres ont adressé mardi un "message de fermeté" et "d'espoir" à Chanteloup-les-Vignes

Quant au premier ministre, il croit que le mépris et l'insulte sont des modes d'action: Edouard Philippe invective "une petite bande de d'imbéciles et d'irresponsables". 

Les agresseurs sont une bande d'une trentaine de jeunes :
jeunes, mais crétins
La triade a fait le déplacement de 40 kilomètres, trois jours après l'incendie de l'école du cirque de cette commune agitée des Yvelines. Christophe Castaner (Intérieur), Nicole Belloubet (Justice) et Julien Denormandie (Ville) ont devisé avec les pompiers et les policiers qui ont été les cibles de tirs de projectiles par une bande d'une trentaine de jeunes toujours non identifiés, samedi soir, lors d'une nuit de violence de cette ville (10.500 habitants) UDI-UMP-LR depuis 1983, située entre Poissy - mairie de gauche jusqu'en 2014 et où la proportion des Maghrébins est de 6,8 % (dont Marocains 5,2 %), soit nettement plus qu'au niveau départemental - et les villes nouvelles de Cergy-Pontoise (PC/Front de Gauche) et Saint-Quentin-en-Yvelines, dont la députée LREM, Nadia Hai, a pour suppléant Moussa Ouarouss, un Franco-marocain mis en examen pour trafic de stupéfiants entre le Maroc et la France : lien PaSiDupes

Evoquant un acte d'"odieux et inacceptable", Christophe Castaner en charge de l'Intérieur a assuré que "justice serait rendue à Chanteloup, à ce quartier de La Noé, à ses habitants", souhaitant apporter, avec ses collègues ministres, un "message de fermeté" et "d'espoir".
Le quartier Prioritaire Noe-Feucherets bénéficie pourtant d'une convention PRIOR’Yvelines pour sa transformation signée le mardi 28 mai 2019 par Pierre Bédier, président du Département des Yvelines, Philippe Tautou, président de la communauté urbaine de Grand Paris Seine & Oise, et Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, par laquelle le département des Yvelines s’engage à participer à hauteur de 9,8 M€ à six opérations de transformation.

Avant les actes récents de violences urbaines, le Département avait déjà décidé d'investir :

  • 8 M€ pour créer une cité éducative, inscrivant le groupe scolaire Roland-Dorgelès et le collège René-Cassin au sein d’une même entité, au service d’un projet pédagogique partagé,
  • 4 M€ pour l’opération d’aménagement de l’avenue de Poissy afin de construire de nouveaux programmes de logements et de redessiner l’espace public,
  • 2,5 M€ pour la construction d’une maison médicale, par le Département, afin de recréer une offre complète de services de santé,
  • 2 M€ pour transformer la RD1 au sud du quartier, afin d’améliorer l’entrée de ville et conforter les aménagements de la gare,
  • 675 000 € pour financer à 90 % la restructuration de l’ancien centre de loisirs Jacques-Prévert et en faire un nouveau pôle culturel tourné vers la musique,
  • 430 000 € pour réaliser les dernières résidentialisations d’immeubles de l’Ellipse et le remaillage viaire  du quartier [réseau formé par toutes les voies de circulation qui  desservent une ville],
  • 1,15 M€ au titre du plan d’amorce accordé en juillet 2018.

Et Castaner de souligner la "confiance dans les élus locaux et en particulier la mairie UMP/LR (...) pour que chaque mètre carré de cette commune soit considéré comme un mètre carré de reconquête républicaine".

Castaner pointe des trafiquants de drogue.
"Nous faisons un travail en profondeur, en particulier dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. Mettant le doigt sur une cause essentielle du mécontentement de la bande d'individus qui s'en prend au vivre ensemble de la commune, il a souligné que le nombre de réseaux démantelés dans les neuf premiers mois (de l'année) a augmenté de 50%" dans le département des Yvelines.
"Nous continuerons avec détermination (...) pour que ces trafiquants qui considèrent qu'ils sont ici chez eux se rendent compte que tel n'est pas le cas", a-t-il ajouté.

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs indiqué avoir "demandé une analyse juridique sur la possibilité d'interdire en France la commercialisation des mortiers" d'artifice, de plus en plus utilisés selon lui comme "armes par destination". 

Une "volonté d'organiser un guet-apens (...) contre nos forces de sécurité et nos pompiers" soulignée par le ministre

Castaner a dénoncé l'"incroyable défi qui a été lancé sur les réseaux sociaux entre des quartiers pour, au fond, se faire du flic".
"Nous devons lutter aussi contre la diffusion de ces appels sur les réseaux sociaux" - sans nommer la musique rap -, un "mal qui se répand, qui banalise à la fois la violence contre les forces de sécurité, et en même temps invite à une sorte de concours totalement scandaleux", a-t-il estimé.

Pour sa part, Julien Denormandie, ministre de la Ville, a précisé que l'Etat participera  à la reconstruction du chapiteau. Les habitants de la Rue d'Aubagne à Marseille - où deux immeubles se sont effondrés lors de fortes pluies, il y a un an - savent toutefois ce que valent les promesses de Julien Denormandie : lien PaSiDupes...
La veille, Pierre Bédier, un chiraquien, le président LR du Conseil départemental des Yvelines,  avait promis que celui-ci serait "reconstruit dans moins d'un an et entièrement financé par le département". Denormandie est-il venu pour faire de la surenchère?
Quant à Nicole Belloubet, nul ne sait ce que sa présence a apporté.

Avant les violences urbaines de Chanteloup-les-Vignes, c'est Béziers qui a été traumatisée par un autre incendie de deux écoles que les policiers arrivés sur place, dans le quartier de La Devèze, se sont fait caillasser. 

De plus en plus, le gouvernement Philippe apparaît comme celui de l'Ile-de-France ?
En effet, la triade Castaner-Belloubet-Denormandie a-t-elle fait le déplacement de Béziers ? Lien PaSiDupes

samedi 14 octobre 2017

Pompiers attaqués au cocktail molotov à Nîmes : une agression anarcho-révolutionnaire

"On a frôlé le pire", déclare un soldat du feu"

Réaction de l'Etat, quelques jours après leur agression: le préfet reçoir les pompiers...

Résultat de recherche d'images pour "cocktail molotov de nimes"Trois pompiers à bord d'une ambulance ont été visés par des objets incendiaires dans la nuit du vendredi 6 à samedi 7 octobre, quartier de Pissevin à Nîmes. "C'est la première fois que nous sommes visés par un cocktail molotov, souligne Loïc, l'un des trois pompiers. Là, ça devient beaucoup plus grave... alors que nous portons secours et sauvons des gens."

"A 15 cm près, nous y passions tous."
Samedi soir, cet équipage de trois pompiers est intervenu pour un malaise à domicile à Pissevin. "Nous rentrions à la caserne lorsqu'à la radio, on a appris qu'un fourgon de Marguerittes partait sur un feu de scooter dans le secteur. On nous a demandé de faire une reconnaissance".

Les pompiers sont accueillis par des jets de pierres et de parpaings. C'est une embuscade. Quelques minutes plus tôt, les policiers ont eux aussi été visés par des jets de pierres et ont fait demi-tour. 
Le temps que les pompiers reçoivent ce nouveau message, "un cocktail molotov a explosé devant le camion, raconte Loïc. Un deuxième a explosé à 15 cm de la vitre du chef d'agrès. A 15 cm près, nous y passions tous."

"Insécurité", disent les pompiers; "concours de circonstances," répond le préfet

Les pompiers dénoncent l'insécurité, le manque de reconnaissance. 
Lundi soir, ils ont rencontré le préfet Didier Lauga. "On voit le préfet pour qu'il fasse bouger les choses, témoigne Auguste Carvalho (syndicat SUD). Les pompiers ne sont plus en sécurité et nous sommes en sous-effectif. Il faut que les pompiers mettent en place leur propre sécurité. Une ambulance seule, c'est trop dangereux".

"On a frôlé le pire, reconnaît le préfet, trois jours plus tard, le lundi 9 octobre.
Depuis 2015, il existe un protocole. Les gendarmes ou les policiers escortent les pompiers dans certaines missions. Là, j'ai l'impression que c'est un concours de circonstances. Le temps que le message des policiers soit diffusé, ils sont allés sur cet incendie. 
Il reste à vérifier pourquoi le protocole n'a pas été mis en œuvre et tout faire pour éviter que de tels événements ne se reproduisent." Il a bien parlé...


Enquête du Parquet pour tentative de meurtre

Le procureur de la République de Nîmes, Eric Maurel, a décidé d'ouvrir une enquête pour tentative de meurtre sur les pompiers du service départemental d'incendie et de secours du Gard. Ce mercredi 11 octobre, le procureur Maurel précise que l'enquête a été confiée à la sûreté départementale du Gard. 

L'exploitation du système de vidéosurveillance de la ville mettrait en évidence la projection d'un engin incendiaire lancé sur l'ambulance des pompiers. De nombreux prélèvements de la police scientifique et technique ont été réalisés pour tenter de recueillir des indices sur l'auteur de ce coktail molotov. 
Le ou les coupables courent toujours.
La tentative de meurtre sur des pompiers, des policiers, fait encourir la réclusion criminelle à perpétuité. A voir...
La voiture de police en feu, quai de Valmy à Paris (10e), le 18 mai 2016.
En effet, quand une voiture de police a été incendiée le 18 mai 2016, avec ses occupants en service à bord, Quai Branly, en plein VIIe arrondissement de Paris l’un des deux représentants de l'ordre républicain était agressé à la barre de fer - trois des quatre militants d'extrême gauche suspectés,  âgés de 18 à 32 ans et appartenant à la mouvance antifasciste, encouraient "de la prison à perpétuité. On se dirige donc vers un procès aux Assises," commentait un journaliste.
Les fonctionnaires de police sont-ils des 'fascistes' ?Le procès, qui s’est tenu à la mi-septembre, a été émaillé de nombreux incidents, dont des slogans anarcho-révolutionnaires"tout le monde déteste la police/la justice", "crève la justice" et "liberté pour tous"  lors de l'annonce du  délibéré. 
Le 22 septembre 2017, à l’issue d’un procès sous haute tension, le Parquet avait requis des peines d’emprisonnement allant de douze mois avec sursis à huit ans ferme… 
Mais les media mainstream étaient embarrassés : comment "décrypter" la tentative d'assassinats ? Impossible en effet d'enfourcher les chevaux habituels de bataille humaniste et de s'indigner face à une lâche agression raciste contre un policier noir et une jeune femme terrorisée par la violence des 'antifa', en fait des  miliciens révolutionnaires anti-républicains.
Le tribunal a relaxé deux des neuf prévenus, Angel B. et Bryan M., tous deux poursuivis pour avoir participé à la manifestation interdite mais non aux violences. "Le seul fait de se dissimuler le visage ne suffit pas à caractériser l’existence d’une participation à un mouvement violent", a estimé le président. 

La peine la plus lourde a été prononcée contre le Suisse Joachim Landwehr, en fuite et sous le coup d’un mandat d’arrêt. Il a été déclaré coupable d’avoir lancé le fumigène qui a incendié la voiture de police qui aurait pu "blesser ou tuer les policiers".

Antonin Bernanos,
soutien de Clément Méric
Milicien antifa des beaux quartiers et étudiant à ses heures en sociologie de 23 ans (en 5e année ?), Antonin Bernanos, a continué à nier avoir participé à la tentative d'assassinat des policiers. Il avait été arrêté à la suite du témoignage sous X, qui s’était révélé être celui d'un policier des renseignements, donc particulièrement compétent et fiable. Le tribunal, relevant une série de correspondances entre sa tenue vestimentaire et celle de l’homme filmé en train de décocher des coups de poing à travers la fenêtre à l’adjoint de sécurité, puis lancé un plot dans le pare-brise arrière, a estimé "parfaite" la corrélation entre "l’auteur des faits" et le prévenu. "Vous avez agressé deux personnes parce qu’ils sont policiers, un peu comme d’autres agressent des noirs parce qu’ils sont noirs", a assené le président. 
Il a aussi souligné que le prévenu, condamné à des travaux d'intérêt général en 2013, était en état de récidive. Restait à savoir si le jeune homme, qui a déjà effectué dix mois de détention préventive, retournerait en prison...
Tout en qualifiant les faits d'"extrêmement graves", avec un "risque de réitération", le président a condamné l'activiste récidiviste à cinq ans de prison dont deux ans avec sursis, sans mandat de dépôt. L'"antifa" acharné n'a pas été renvoyé directement en prison !
Les ambulanciers de France devront donc désormais intervenir en combinaison ignifugée...

mardi 1 novembre 2016

Bretagne et Yvelines: nuit d'affrontements urbains pour Halloween à Rennes, Poissy, Mantes-la-Jolie ou Trappes

Les affrontements avec la police ont duré toute la nuit, prenant fin peu avant 6 heures.

Feux de poubelles, de voitures, pompiers et policiers caillassés, bus attaqués...
 

La nuit d'Halloween a été émaillée d'affrontements urbains dans plusieurs quartiers de Rennes, a fait savoir mardi 1er novembre les pompiers qui n'ont pas besoin d'un supplément de violences.
Au total, les "soldats du feu" ont recensé 13 feux de poubelles et trois voitures incendiées, ainsi que des dégâts importants sur le mobilier urbain, dans différents quartiers de la ville.

Les pompiers ont indiqué avoir essuyé des violences verbales durant leurs interventions. Interrogé par Ouest-France, l'un d'eux a déclaré que son véhicule a été la cible de jet de projectiles dans le quartier de Villejean, quartier périphérique situé au nord-ouest de Rennes. "On est là pour porter secours aux gens et sauver des vies ! Pas pour se faire caillasser", a-t-il déclaré au quotidien local.
Lundi soir, alors que ses collègues ont sauvé des vies lors d'un incendie d’appartement à Villejean, un pompier s'est en revanche fait caillasser, alors qu’il tentait d’éteindre un feu de poubelle dans le même quartier. Sans motif et sans raison apparente.

Les délinquants ont été également attaqué des bus et bloqué leur circulation. 

Des incidents ont été signalés à Bellangerais, Maurepas, à la Poterie et à Saint-Jacques-de-la-Lande. Des équipes de la brigade anti-criminalité sont intervenues pour protéger les pompiers et faire cesser les destructions.
Les violences ont duré une grande partie de la nuit, se terminant mardi peu avant 06h00. 


22 conteneurs de poubelles ont été incendiées
, dont ceux de l’école Georges-Brassens de Sartrouville, et les forces de l'ordre ont essuyé des jets de cocktails Molotov à Trappes et à Meulan, où l’éclairage public a été coupé sur un transformateur, vers 23 heures, rue de la ferme du Paradis. Les agresseurs sont parvenus à couper la lumière une seconde fois avant de se disperser. Dans cette dernière ville, PS jusqu'en 2014, les forces de l'ordre ont été prises à partie par une quarantaine de "personnes" (sic) : zone de non-droit ? 
 

Rapport de cause à effet
Des bus ont aussi été caillassés à Poissy, à Mantes-la-Jolie et à Trappes. Il n'y a, fort heureusement, aucun blessé. 

Plus tôt dans la soirée, peu avant 20 heures, une bouteille pouvant contenir de l’acide a été jetée dans la cour du commissariat de Conflans-Sainte-Honorine. A 1 heure du matin, c’est un policier municipal de Carrières-sous-Poissy qui a été blessé à l’épaule sur jets de pierre.

Cette montée de violence contre les policiers ne devrait pas faire baisser la colère des forces de l'ordre
.
Cette nuit de violence s’inscrit dans un contexte tendu dans les zones sensibles du département. "Le problème de fond, c’est que la police n’est plus respectée", dénonce Cyrille Thiboust, du syndicat de police Unité SGP (Force Ouvrière). Pour Julien Lecam, son collègue d’Alliance, cette forte augmentation des agressions sur les forces de l’ordre est un "déplorable effet de mode", le syndicaliste estimant que les agresseurs agissent pour imiter ceux qui ont attaqué les fonctionnaires de Viry-Châtillon (Essonne), sur fond de communication via les réseaux sociaux.
Les policiers dénoncent depuis plusieurs semaines le manque de respect de la population, la presse et le gouvernement. 
Sans compter les juges.
Les syndicats de police des Yvelines ont été reçus, mercredi dernier, par le préfet à Versailles, qui a écouté leurs doléances sur le manque d’effectifs et l’exigence d’une réponse pénale plus ferme à l’égard de ceux qui s’attaquent aux forces de l’ordre.

mercredi 26 octobre 2016

Jungle de Calais: multiples incendies volontaires au deuxième jour de la dispersion des clandestins

Un Syrien légèrement blessé après l'explosion de bouteilles de gaz

Quelque 30 incendies ont été déclenchés dans la nuit de mardi à mercredi
"Tradition" de l'incendie chez les migrants, raconte la préfète...

Ces incendies ont été allumés dès l'après-midi du deuxième jour
En cours depuis lundi, l'évacuation du bidonville a été entravée par des allumages d'incendies qui se sont "intensifiés entre minuit trente et trois heures du matin, notamment dans la "zone des commerces" à l'entrée du camp, a précisé la préfecture.
Au moins deux bonbonnes de gaz ont alors explosé, obligeant plusieurs occupants des lieux à s'éloigner sur la "bande des 100 mètres", une zone franche à l'ouest du camp et en bordure de la rocade portuaire.

Ces incendies ont été provoqués dès le milieu de journée mardi
alors que la destruction des cabanes et abris de la "Jungle" désertés par les migrants a débuté dans une partie du campement, qui continuait de se vider.
Ces incendies ont tous été combattus par les pompiers venus de Calais, Marck-en Calaisis, mais encore de Desvres et de Saint-Omer, protégés par des CRS.
Un clandestin syrien de 16 ans a été transporté à l'hôpital pour "une blessure aux tympans", a précisé la préfecture du Pas-de-Calais.

"Nous avons évacué 150 à 200 migrants, notamment des Afghans et des Syriens qui ont été pris en charge par des associatifs et une infirmière présents sur les lieux. Parmi eux, nous avons répertorié une quinzaine de mineurs qui ont été mis en sécurité et amenés dans le Centre d'accueil provisoire (CAP) avec ceux hébergés lundi et mardi", a expliqué le commissaire de police de Calais Patrick Visser-Bourdon.

La préfecture évoque une "tradition" chez les migrants...
La préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, a justifié ces incendies volontaires
C'est une “tradition” chez les migrants [quelle que soit leur origine, soudanaise ou afghane?] consistant à brûler leurs cabanes avant de partir. “On leur a dit qu’il valait mieux ne pas le faire, mais il y en a encore qui le font”, rassurant sur un “faible risque de propagation” et la présence de services de lutte contre les incendies à proximité.


"Nous avons été caillassés et avons dû intervenir protégés par les forces de police", a expliqué un pompier sur place.
"Dès 21 heures, des départs de feux malveillants se sont déclarés de part et d'autre de la Lande [le nom officiel du camp] mais cela a pris une tournure plus sérieuse en seconde partie de nuit", a déclaré Philippe Mignonnet, adjoint au maire de Calais, présent sur les lieux.
Une activité "rituelle" ?

Le gouvernement affiche une détermination illusoire d'en finir avec le plus grand bidonville de France

Quelque 1.250 policiers et gendarmes sont mobilisés à Calais pour veiller à la sécurité de ce mégatransfert: éviter les mouvements de foule, mais aussi empêcher de nuire les militants d'extrême gauche, les No Border, partisans de l'abolition des frontières.

En deux jours, 3.242 majeurs ont quitté le camp en bus et 772 mineurs ont été relogés dans les conteneurs du centre d'accueil provisoire (CAP), selon les ministères de l'Intérieur et du Logement.

Le démantèlement de la Jungle ne réglera pas la question de nouvelles arrivées de clandestins 

Ils pourraient être encore jusqu'à 4.000 dans la "jungle" et ses environs



"Éparpillés, les 'réfugiés' disparaîtront des écrans de radar," met en garde Maud Le Quintrec, responsable eau et sanitaires pour Médecins sans frontières à Calais. 

Qu'adviendra-t-il des migrants qui ne sont pas volontaires au départ ?

Absence de dialogue avec les communes et de consensus avec la population
Cette dispersion ne s'est pas faite sans la complicité d'associations (singulièrement Terre d'asile), ni sans soulever des réticences. La préfecture de l'Hérault a annoncé avoir engagé samedi des discussions pour "apaiser la situation" à Saint-Bauzille-de-Putois, localité de 1.800 habitants dont le maire a présenté sa démission pour protester contre l'arrivée de 87 migrants de Calais, des jeunes majeurs célibataires sur environ 200 qui doivent être envoyés dans le département. 
Un bâtiment destiné à accueillir un centre d'accueil et d'orientation (CAO) à Loubeyrat (Puy-de-Dôme) a fait l'objet d'une tentative d'incendie volontaire dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris auprès de la préfecture. Une enquête a été ouverte à ce sujet.


mardi 25 octobre 2016

La colère des policiers révèle une crise de régime, selon Jacques Sapir

Les victimes du laxisme et des partis-pris de Hollande se rassemblent

Des infirmiers et des pompiers se sont joints aux rassemblements de policiers, qui continuent dans toute la France.
 

Si ce mouvement se confirme dans les jours à venir, François Hollande n'en sera pas la seule victime, explique Jacques Sapir. Economiste, directeur d'études à l'EHESS, Jacques Sapir dirige le Centre d'Études des Modes d'Industrialisation (CEMI) et coorganise avec l'Institut de prévision de l'économie nationale (IPEN-ASR) le séminaire franco-russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Le 3 février 2014, sur le plateau de l'émission télévisée Mots croisés, Pierre Moscovici, alors désastreux ministre de l'Économie (écarté vers l'UE), face à Marine Le Pen, qualifia Jacques Sapir d'économiste "d'extrême droite", une diabolisation aussi classique qu'inapropriée provoquant une vague d'indignation parmi les militants de la gauche radicale et de nombreux soutiens à gauche.

Les manifestations non-autorisées de policiers continuent de se multiplier à Paris et dans de multiples villes de province. 


Strasbourg : les pompiers rejoignent les manifestations des policiers


Dans l'Est
, l
ors de la manifestation de Strasbourg, samedi 22 octobre, on a vu une vingtaine de pompiers se joindre aux policiers
D’après France 3 Alsace, une vingtaine de soldats du feu a rejoint la centaine de manifestants rassemblés place Kléber à Strasbourg, vendredi soir, troisième "nuit debout" en soutien aux forces de l’ordre mobilisées après l’agression de policiers au cocktail Molotov, le 8 octobre à Viry-Châtillon (Essonne).


Les policiers strasbourgeois rejoignent le mouvement de protestation

Dans le Sud, à Nice
des infirmières des services d'urgence, ont fait de même. 

Dans l'Ouest, à Brest, mardi 25 (ci-dessous), une manifestation hors cadre syndical a rassemblé 200 personnes hier soir, devant la mairie de Brest, explique France Bleu Breizh Izel. 
Outre les policiers, des pompiers en uniforme et des infirmiers du CHU de la ville étaient présents. Les manifestants ont entonné La Marseillaise, explique la radio.
"On travaille souvent avec eux, donc on est confrontés aux mêmes types de problèmes, même si nos missions à nous sont plus acceptées de la population, précise un pompier. On voit que leur travail est vraiment difficile dans certains secteurs".

Si limitées que soient ces manifestations de solidarité, l'évidence apparaît d'une potentielle extension du mouvement aux autres catégories sociales qui sont confrontées à la violence. Il faudra attendre naturellement la manifestation, autorisée celle-là, de mercredi 26 octobre pour juger de la dynamique réelle du mouvement. A cet égard, il est dommage qu'elle se tienne en plein milieu des vacances de la Toussaint, car les enseignants sont, à l'évidence, eux aussi concernés et auraient pu se joindre à cette manifestation. Aussi bien, les vacances dégagent du temps libre pour descendre dans la rue, un chemin qu'ils connaissent. Mais, en tout état de cause, ces manifestations et ce mouvement ont, à l'évidence, changé la situation politique. Ils marquent une césure brutale dont les différentes forces politiques seront obligées tenir compte. Une paradigme politique a fait son temps, un autre s'impose, comme ce fut le cas en 1958.


François Hollande, première cible et responsable des manifestations 

La principale victime est François Hollande. Dans le même temps où se développe le mouvement, les appels pour qu'il renonce à présenter sa candidature se multiplient. Ce qui n'est pas pour déplaire aux impétrants en embuscade. Mais, survenant alors que le président est durablement discrédité par ses "confessions" mais surtout par son addiction à la fréquentation des journalistes,  ce mouvement a,, semble-t-il servi de révélateur d'eux-mêmes parmi les "fidèles" du président "normal".

Certes, ces manifestations sont véritablement "extraordinaires". Rappelons d'abord que l'obligation de réserve limite les possibilités des policiers de se faire entendre et que leur droit de manifester est sévèrement réglementé. Rappelons, ensuite, que ces manifestations se déroulent alors que l'état d'urgence est toujours en vigueur ou que 1.250 des leurs sont actuellement engagés dans la dispersion des migrants -abusivement qualifiés de "réfugiés"- de la "jungle" de Calais, ainsi privés de la possibilité de manifester. Cazeneuve aurait dû en convoquer 500 de plus qu'il n'aurait pas retrouvés sous ses fenêtres...
S'il a eu raison de décréter l'état d'urgence à la suite des attentats de novembre 2015, Hollande a donc eu tort de vouloir le prolonger, prenant le risque d'en affaiblir la signification et la portée, car, ces manifestations de policiers traduisent l'impuissance du gouvernement à agir de manière décisive. L'état d'urgence avait pour but de répondre à une situation d'urgence, quitte pour cela à faire évoluer la loi et à modifier, si le besoin s'en faisait sentir, la Constitution. Mais, si François Hollande semble à son aise quand il s'agit de prononcer des discours ou de présider à des cérémonies commémoratives, force est de constater que l'action du gouvernement est restée très en deçà de ce qui était nécessaire.


Les zones de "non-droit", les "territoires perdus" de la République, n'ont fait l'objet d'aucune amorce de reconquête.
La "France périphérique" se sent toujours aussi abandonnée. Le gouvernement n'agit que quand la pression populaire lui devient insupportable, et encore agit-il alors dans l'urgence, sans plan d'ensemble, sans compréhension des interactions et des causes profondes des problèmes qui le font agir. Le règne du court terme, de l'urgence, est aujourd'hui absolu. Nous sommes dans la situation classique de nombreux dessins animés ou un personnage tente de remédier aux voies d'eau de son bateau en y mettant un, puis deux, puis trois doigts. Mais l'on sait bien comment cela se termine.

L'invalidation de la stratégie européiste
François Hollande est une des victimes du nouveau contexte politique, comme on le voit dans les sondages qui le donnent au plus bas (4% de popularité), mais ces manifestations de policiers le désignent
comme principal responsable de l'échec à la fois de son action et de sa méthode, tandis que l'opprobre frappe aussi le ministre de l'Intérieur, B. Cazeneuve, sans épargner Manuel Valls qui fut son prédécesseur (2012-2014). 

Certains de ses opposants socialistes n'échapperont pas au désamour qui aujourd'hui frappe le président. Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, l'exaspération qui aujourd'hui saisit des segments entiers du peuple français envers François Hollande se manifeste déjà envers les élus socialistes. Elle se manifestera demain envers l'opposition, singulièrement A. Juppé, dont tout le monde comprend qu'il n'est que la pale copie de Hollande, en plus vieux et plus rigide, quelqu'un dont il ne faut rien attendre, ou envers François Fillon ou Bruno le Maire, à la différence de Nicolas Sarkozy dont a cessé de stigmatiser la différence. Quant à la "bulle" Macron, il en est de celle-ci ce qui en est de toutes les bulles qui se gonflent, qu'elles soient de savon ou financière, elle est en train d'éclater.

Plus largement,
la nouvelle situation politique en gestation depuis l'année 2015 et qui vient de révéler toutes ses implications au travers des manifestations de policiers, invalide radicalement les lignes politiques  dans la continuité de la politique suivie depuis une quinzaine d'années. 
D'où la panique qui semble régner au parti dit 'socialiste'. On dira que l'abandon de Hollande par certains de ses proches amis n'est  que l'illustration de la règle de politique politicienne: les rats quittent le navire en train de sombrer. Mais, les acteurs politiques ont ceci de moins que ces rongeurs qu'ils s'avèrent incapables d'innover. Hollande, sombre? Essayons Valls ou Ségolène Royale ou Hamon ou Montebourg… Tous, on déjà fait la preuve de leur incompétence et ils ne proposent que des variantes de la ligne hollandaise, avec une réserve pour Montebourg, qui doit cependant d'urgence clarifier ses positions sur l'Euro, sur l'Union européenne et sur la laïcité, et pour ce faire, ils doivent tous rompre radicalement et définitivement avec Terra Nova.

Un paradigme politique est donc en train de mourir sous nos yeux. C'est celui de l'Union européenne. Il a nourri une génération de femmes et d'hommes politiques, et cette génération a fait faillite. Il est temps qu'un autre lui succède. Mais, parce qu'ils sont incapables d'aboutir à cette conclusions, et d'en tirer toutes les conséquences, les politiques sont en train de plonger le pays dans une crise aux effets incalculables.

La force du moment souverainiste

La mélenchonisation du paysage politique est le signe que les yeux se décillent. Des sondages convergents le donnant actuellement entre 14% et 15% et régulièrement au-dessus de François Hollande. On peut penser qu'il a un potentiel pouvant monter vers les 18%. 

Seule, la direction du P 'C' F - qualifiée de 'gauche de la gauche' après avoir été 'gauche radicale', de peur d'avoir à assumer qu'elle est l'extrême gauche - ne semble pas l'avoir compris et ne veut pas le comprendre. Elle mène contre lui une guerre d'usure aussi imbécile qu'obstinée. Mais, cela n'étonnera personne quand on se souvient des positions de cette même direction en juillet 2015 sur la Grèce. Cette direction-là - comme celle d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) - est prête à toutes les concessions, à toutes les bassesses, pour sauver le principe des désistements avec le P 'S', principe grâce auquel elle doit d'avoir encore des députés… Le P 'C' F est un parti-zombie. Le Parti communiste  prend donc le risque de couler avec Hollande et le P 'S' si elle ne change pas, du tout au tout, son attitude. Mais il y aurait à cela une certaine logique.  Sa seconde vie est appelée à n'être que la caricature de la première et à être des plus limitées…

Les manifestations de policiers signalent que la situation politique a pris désormais un cours nouveau. 
On assiste à l'effondrement, par pans entiers, de la stratégie européiste que défendent, chacun à leur façons, tant le P 'S' que Les Républicains. Le "moment souverainiste" qui est celui de J. Sapir, ce moment, dont il indiquait l'émergence dans un livre paru au début de l'année, est en train de s'imposer à tous avec une force de jour en jour plus redoutable. Les différents candidats souverainistes devraient en profiter.

La colère des policiers révèle une crise de régime, selon Jacques Sapir

Les victimes du laxisme et des partis-pris de Hollande se rassemblent

Des infirmiers et des pompiers se sont joints aux rassemblements de policiers, qui continuent dans toute la France.
 

Si ce mouvement se confirme dans les jours à venir, François Hollande n'en sera pas la seule victime, explique Jacques Sapir. Economiste, directeur d'études à l'EHESS, Jacques Sapir dirige le Centre d'Études des Modes d'Industrialisation (CEMI) et coorganise avec l'Institut de prévision de l'économie nationale (IPEN-ASR) le séminaire franco-russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Le 3 février 2014, sur le plateau de l'émission télévisée Mots croisés, Pierre Moscovici, alors désastreux ministre de l'Économie (écarté vers l'UE), face à Marine Le Pen, qualifia Jacques Sapir d'économiste "d'extrême droite", une diabolisation aussi classique qu'inapropriée provoquant une vague d'indignation parmi les militants de la gauche radicale et de nombreux soutiens à gauche.

Les manifestations non-autorisées de policiers continuent de se multiplier à Paris et dans de multiples villes de province. 

Strasbourg : les pompiers rejoignent les manifestations des policiers

Lors de la manifestation de Strasbourg, samedi 22 octobre, on a vu une vingtaine de pompiers se joindre aux policiers



D’après France 3 Alsace, une vingtaine de soldats du feu ont rejoint la centaine de manifestants rassemblés place Kléber à Strasbourg, vendredi soir, troisième "nuit debout" en soutien aux forces de l’ordre mobilisées après l’agression de policiers au cocktail Molotov, le 8 octobre à Viry-Châtillon (Essonne).


Les policiers strasbourgeois rejoignent le mouvement de protestation


Dans le Sud à Nice
des infirmières des services d'urgence, ont fait de même. 

Dans l'Ouest, à Brest mardi 25 (ci-dessous), une manifestation hors cadre syndical a rassemblé 200 personnes hier soir, devant la mairie de Brest, explique France Bleu Breizh Izel. 
Outre les policiers, des pompiers en uniforme et des infirmiers du CHU de la ville étaient présents. Les manifestants ont entonné La Marseillaise, explique la radio.
"On travaille souvent avec eux, donc on est confrontés aux mêmes types de problèmes, même si nos missions à nous sont plus acceptées de la population, précise un pompier. On voit que leur travail est vraiment difficile dans certains secteurs".

Si limitées que soient ces manifestations de solidarité, l'évidence apparaît d'une
potentielle extension du mouvement aux autres catégories sociales qui sont confrontées à la violence. Il faudra attendre naturellement la manifestation, autorisée celle-là, de mercredi 26 octobre pour juger de la dynamique réelle du mouvement. A cet égard, il est dommage qu'elle se tienne en plein milieu des vacances de la Toussaint, car les enseignants sont, à l'évidence, eux aussi concernés et auraient pu se joindre à cette manifestation. Aussi bien, les vacances dégagent du temps libre pour descendre dans la rue, un chemin qu'ils connaissent. Mais, en tout état de cause, ces manifestations et ce mouvement ont, à l'évidence, changé la situation politique. Ils marquent une césure brutale dont les différentes forces politiques seront obligées tenir compte. Une paradigme politique a fait son temps, un autre s'impose, comme ce fut le cas en 1958.

François Hollande, première cible et responsable des manifestations 

La principale victime est François Hollande. Dans le même temps où se développe le mouvement, les appels pour qu'il renonce à présenter sa candidature se multiplient. Ce qui n'est pas pour déplaire aux impétrants en embuscade. Mais, survenant alors que le président est durablement discrédité par ses "confessions" mais surtout par son addiction à la fréquentation des journalistes,  ce mouvement a,, semble-t-il servi de révélateur d'eux-mêmes parmi les "fidèles" du président "normal".

Certes, ces manifestations sont véritablement "extraordinaires". Rappelons d'abord que l'obligation de réserve limite les possibilités des policiers de se faire entendre et que leur droit de manifester est sévèrement réglementé. Rappelons, ensuite, que ces manifestations se déroulent alors que l'état d'urgence est toujours en vigueur ou que 1.250 des leurs sont actuellement engagés dans la dispersion des migrants -abusivement qualifiés de "réfugiés"- de la "jungle" de Calais, ainsi privés de la possibilité de manifester. Cazeneuve aurait dû en convoquer 500 de plus qu'il n'aurait pas retrouvés sous ses fenêtres...
S'il a eu raison de décréter l'état d'urgence à la suite des attentats de novembre 2015, Hollande a donc eu tort de vouloir le prolonger, prenant le risque d'en affaiblir la signification et la portée, car, ces manifestations de policiers traduisent l'impuissance du gouvernement à agir de manière décisive. L'état d'urgence avait pour but de répondre à une situation d'urgence, quitte pour cela à faire évoluer la loi et à modifier, si le besoin s'en faisait sentir, la Constitution. Mais, si François Hollande semble à son aise quand il s'agit de prononcer des discours ou de présider à des cérémonies commémoratives, force est de constater que l'action du gouvernement est restée très en deçà de ce qui était nécessaire.


Les zones de "non-droit", les "territoires perdus" de la République, n'ont fait l'objet d'aucune amorce de reconquête.
La "France périphérique" se sent toujours aussi abandonnée. Le gouvernement n'agit que quand la pression populaire lui devient insupportable, et encore agit-il alors dans l'urgence, sans plan d'ensemble, sans compréhension des interactions et des causes profondes des problèmes qui le font agir. Le règne du court terme, de l'urgence, est aujourd'hui absolu. Nous sommes dans la situation classique de nombreux dessins animés ou un personnage tente de remédier aux voies d'eau de son bateau en y mettant un, puis deux, puis trois doigts. Mais l'on sait bien comment cela se termine.

L'invalidation de la stratégie européiste
François Hollande est une des victimes du nouveau contexte politique, comme on le voit dans les sondages qui le donnent au plus bas (4% de popularité), mais ces manifestations de policiers le désignent
comme principal responsable de l'échec à la fois de son action et de sa méthode, tandis que l'opprobre frappe aussi le ministre de l'Intérieur, B. Cazeneuve, sans épargner Manuel Valls qui fut son prédécesseur (2012-2014). 

Certains de ses opposants socialistes n'échapperont pas au désamour qui aujourd'hui frappe le président. Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, l'exaspération qui aujourd'hui saisit des segments entiers du peuple français envers François Hollande se manifeste déjà envers les élus socialistes. Elle se manifestera demain envers l'opposition, singulièrement A. Juppé, dont tout le monde comprend qu'il n'est que la pale copie de Hollande, en plus vieux et plus rigide, quelqu'un dont il ne faut rien attendre, ou envers François Fillon ou Bruno le Maire, à la différence de Nicolas Sarkozy dont a cessé de stigmatiser la différence. Quant à la "bulle" Macron, il en est de celle-ci ce qui en est de toutes les bulles qui se gonflent, qu'elles soient de savon ou financière, elle est en train d'éclater.

Plus largement,
la nouvelle situation politique en gestation depuis l'année 2015 et qui vient de révéler toutes ses implications au travers des manifestations de policiers, invalide radicalement les lignes politiques  dans la continuité de la politique suivie depuis une quinzaine d'années. 
D'où la panique qui semble régner au parti dit 'socialiste'. On dira que l'abandon de Hollande par certains de ses proches amis n'est  que l'illustration de la règle de politique politicienne: les rats quittent le navire en train de sombrer. Mais, les acteurs politiques ont ceci de moins que ces rongeurs qu'ils s'avèrent incapables d'innover. Hollande, sombre? Essayons Valls ou Ségolène Royale ou Hamon ou Montebourg… Tous, on déjà fait la preuve de leur incompétence et ils ne proposent que des variantes de la ligne hollandaise, avec une réserve pour Montebourg, qui doit cependant d'urgence clarifier ses positions sur l'Euro, sur l'Union européenne et sur la laïcité, et pour ce faire, ils doivent tous rompre radicalement et définitivement avec Terra Nova.

Un paradigme politique est donc en train de mourir sous nos yeux. C'est celui de l'Union européenne. Il a nourri une génération de femmes et d'hommes politiques, et cette génération a fait faillite. Il est temps qu'un autre lui succède. Mais, parce qu'ils sont incapables d'aboutir à cette conclusions, et d'en tirer toutes les conséquences, les politiques sont en train de plonger le pays dans une crise aux effets incalculables.

La force du moment souverainiste

La mélenchonisation du paysage politique est le signe que les yeux se décillent. Des sondages convergents le donnant actuellement entre 14% et 15% et régulièrement au-dessus de François Hollande. On peut penser qu'il a un potentiel pouvant monter vers les 18%. 

Seule, la direction du P 'C' F - qualifiée de 'gauche de la gauche' après avoir été 'gauche radicale', de peur d'avoir à assumer qu'elle est l'extrême gauche - ne semble pas l'avoir compris et ne veut pas le comprendre. Elle mène contre lui une guerre d'usure aussi imbécile qu'obstinée. Mais, cela n'étonnera personne quand on se souvient des positions de cette même direction en juillet 2015 sur la Grèce. Cette direction-là - comme celle d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) - est prête à toutes les concessions, à toutes les bassesses, pour sauver le principe des désistements avec le P 'S', principe grâce auquel elle doit d'avoir encore des députés… Le P 'C' F est un parti-zombie. Le Parti communiste  prend donc le risque de couler avec Hollande et le P 'S' si elle ne change pas, du tout au tout, son attitude. Mais il y aurait à cela une certaine logique.  Sa seconde vie est appelée à n'être que la caricature de la première et à être des plus limitées…

Les manifestations de policiers signalent que la situation politique a pris désormais un cours nouveau. 
On assiste à l'effondrement, par pans entiers, de la stratégie européiste que défendent, chacun à leur façons, tant le P 'S' que Les Républicains. Le "moment souverainiste" qui est celui de J. Sapir, ce moment, dont il indiquait l'émergence dans un livre paru au début de l'année, est en train de s'imposer à tous avec une force de jour en jour plus redoutable. Les différents candidats souverainistes devraient en profiter.