POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est dispersion. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est dispersion. Afficher tous les articles

mercredi 26 octobre 2016

Jungle de Calais: multiples incendies volontaires au deuxième jour de la dispersion des clandestins

Un Syrien légèrement blessé après l'explosion de bouteilles de gaz

Quelque 30 incendies ont été déclenchés dans la nuit de mardi à mercredi
"Tradition" de l'incendie chez les migrants, raconte la préfète...

Ces incendies ont été allumés dès l'après-midi du deuxième jour
En cours depuis lundi, l'évacuation du bidonville a été entravée par des allumages d'incendies qui se sont "intensifiés entre minuit trente et trois heures du matin, notamment dans la "zone des commerces" à l'entrée du camp, a précisé la préfecture.
Au moins deux bonbonnes de gaz ont alors explosé, obligeant plusieurs occupants des lieux à s'éloigner sur la "bande des 100 mètres", une zone franche à l'ouest du camp et en bordure de la rocade portuaire.

Ces incendies ont été provoqués dès le milieu de journée mardi
alors que la destruction des cabanes et abris de la "Jungle" désertés par les migrants a débuté dans une partie du campement, qui continuait de se vider.
Ces incendies ont tous été combattus par les pompiers venus de Calais, Marck-en Calaisis, mais encore de Desvres et de Saint-Omer, protégés par des CRS.
Un clandestin syrien de 16 ans a été transporté à l'hôpital pour "une blessure aux tympans", a précisé la préfecture du Pas-de-Calais.

"Nous avons évacué 150 à 200 migrants, notamment des Afghans et des Syriens qui ont été pris en charge par des associatifs et une infirmière présents sur les lieux. Parmi eux, nous avons répertorié une quinzaine de mineurs qui ont été mis en sécurité et amenés dans le Centre d'accueil provisoire (CAP) avec ceux hébergés lundi et mardi", a expliqué le commissaire de police de Calais Patrick Visser-Bourdon.

La préfecture évoque une "tradition" chez les migrants...
La préfète du Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, a justifié ces incendies volontaires
C'est une “tradition” chez les migrants [quelle que soit leur origine, soudanaise ou afghane?] consistant à brûler leurs cabanes avant de partir. “On leur a dit qu’il valait mieux ne pas le faire, mais il y en a encore qui le font”, rassurant sur un “faible risque de propagation” et la présence de services de lutte contre les incendies à proximité.


"Nous avons été caillassés et avons dû intervenir protégés par les forces de police", a expliqué un pompier sur place.
"Dès 21 heures, des départs de feux malveillants se sont déclarés de part et d'autre de la Lande [le nom officiel du camp] mais cela a pris une tournure plus sérieuse en seconde partie de nuit", a déclaré Philippe Mignonnet, adjoint au maire de Calais, présent sur les lieux.
Une activité "rituelle" ?

Le gouvernement affiche une détermination illusoire d'en finir avec le plus grand bidonville de France

Quelque 1.250 policiers et gendarmes sont mobilisés à Calais pour veiller à la sécurité de ce mégatransfert: éviter les mouvements de foule, mais aussi empêcher de nuire les militants d'extrême gauche, les No Border, partisans de l'abolition des frontières.

En deux jours, 3.242 majeurs ont quitté le camp en bus et 772 mineurs ont été relogés dans les conteneurs du centre d'accueil provisoire (CAP), selon les ministères de l'Intérieur et du Logement.

Le démantèlement de la Jungle ne réglera pas la question de nouvelles arrivées de clandestins 

Ils pourraient être encore jusqu'à 4.000 dans la "jungle" et ses environs



"Éparpillés, les 'réfugiés' disparaîtront des écrans de radar," met en garde Maud Le Quintrec, responsable eau et sanitaires pour Médecins sans frontières à Calais. 

Qu'adviendra-t-il des migrants qui ne sont pas volontaires au départ ?

Absence de dialogue avec les communes et de consensus avec la population
Cette dispersion ne s'est pas faite sans la complicité d'associations (singulièrement Terre d'asile), ni sans soulever des réticences. La préfecture de l'Hérault a annoncé avoir engagé samedi des discussions pour "apaiser la situation" à Saint-Bauzille-de-Putois, localité de 1.800 habitants dont le maire a présenté sa démission pour protester contre l'arrivée de 87 migrants de Calais, des jeunes majeurs célibataires sur environ 200 qui doivent être envoyés dans le département. 
Un bâtiment destiné à accueillir un centre d'accueil et d'orientation (CAO) à Loubeyrat (Puy-de-Dôme) a fait l'objet d'une tentative d'incendie volontaire dans la nuit de dimanche à lundi, a-t-on appris auprès de la préfecture. Une enquête a été ouverte à ce sujet.


mardi 25 octobre 2016

La colère des policiers révèle une crise de régime, selon Jacques Sapir

Les victimes du laxisme et des partis-pris de Hollande se rassemblent

Des infirmiers et des pompiers se sont joints aux rassemblements de policiers, qui continuent dans toute la France.
 

Si ce mouvement se confirme dans les jours à venir, François Hollande n'en sera pas la seule victime, explique Jacques Sapir. Economiste, directeur d'études à l'EHESS, Jacques Sapir dirige le Centre d'Études des Modes d'Industrialisation (CEMI) et coorganise avec l'Institut de prévision de l'économie nationale (IPEN-ASR) le séminaire franco-russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Le 3 février 2014, sur le plateau de l'émission télévisée Mots croisés, Pierre Moscovici, alors désastreux ministre de l'Économie (écarté vers l'UE), face à Marine Le Pen, qualifia Jacques Sapir d'économiste "d'extrême droite", une diabolisation aussi classique qu'inapropriée provoquant une vague d'indignation parmi les militants de la gauche radicale et de nombreux soutiens à gauche.

Les manifestations non-autorisées de policiers continuent de se multiplier à Paris et dans de multiples villes de province. 


Strasbourg : les pompiers rejoignent les manifestations des policiers


Dans l'Est
, l
ors de la manifestation de Strasbourg, samedi 22 octobre, on a vu une vingtaine de pompiers se joindre aux policiers
D’après France 3 Alsace, une vingtaine de soldats du feu a rejoint la centaine de manifestants rassemblés place Kléber à Strasbourg, vendredi soir, troisième "nuit debout" en soutien aux forces de l’ordre mobilisées après l’agression de policiers au cocktail Molotov, le 8 octobre à Viry-Châtillon (Essonne).


Les policiers strasbourgeois rejoignent le mouvement de protestation

Dans le Sud, à Nice
des infirmières des services d'urgence, ont fait de même. 

Dans l'Ouest, à Brest, mardi 25 (ci-dessous), une manifestation hors cadre syndical a rassemblé 200 personnes hier soir, devant la mairie de Brest, explique France Bleu Breizh Izel. 
Outre les policiers, des pompiers en uniforme et des infirmiers du CHU de la ville étaient présents. Les manifestants ont entonné La Marseillaise, explique la radio.
"On travaille souvent avec eux, donc on est confrontés aux mêmes types de problèmes, même si nos missions à nous sont plus acceptées de la population, précise un pompier. On voit que leur travail est vraiment difficile dans certains secteurs".

Si limitées que soient ces manifestations de solidarité, l'évidence apparaît d'une potentielle extension du mouvement aux autres catégories sociales qui sont confrontées à la violence. Il faudra attendre naturellement la manifestation, autorisée celle-là, de mercredi 26 octobre pour juger de la dynamique réelle du mouvement. A cet égard, il est dommage qu'elle se tienne en plein milieu des vacances de la Toussaint, car les enseignants sont, à l'évidence, eux aussi concernés et auraient pu se joindre à cette manifestation. Aussi bien, les vacances dégagent du temps libre pour descendre dans la rue, un chemin qu'ils connaissent. Mais, en tout état de cause, ces manifestations et ce mouvement ont, à l'évidence, changé la situation politique. Ils marquent une césure brutale dont les différentes forces politiques seront obligées tenir compte. Une paradigme politique a fait son temps, un autre s'impose, comme ce fut le cas en 1958.


François Hollande, première cible et responsable des manifestations 

La principale victime est François Hollande. Dans le même temps où se développe le mouvement, les appels pour qu'il renonce à présenter sa candidature se multiplient. Ce qui n'est pas pour déplaire aux impétrants en embuscade. Mais, survenant alors que le président est durablement discrédité par ses "confessions" mais surtout par son addiction à la fréquentation des journalistes,  ce mouvement a,, semble-t-il servi de révélateur d'eux-mêmes parmi les "fidèles" du président "normal".

Certes, ces manifestations sont véritablement "extraordinaires". Rappelons d'abord que l'obligation de réserve limite les possibilités des policiers de se faire entendre et que leur droit de manifester est sévèrement réglementé. Rappelons, ensuite, que ces manifestations se déroulent alors que l'état d'urgence est toujours en vigueur ou que 1.250 des leurs sont actuellement engagés dans la dispersion des migrants -abusivement qualifiés de "réfugiés"- de la "jungle" de Calais, ainsi privés de la possibilité de manifester. Cazeneuve aurait dû en convoquer 500 de plus qu'il n'aurait pas retrouvés sous ses fenêtres...
S'il a eu raison de décréter l'état d'urgence à la suite des attentats de novembre 2015, Hollande a donc eu tort de vouloir le prolonger, prenant le risque d'en affaiblir la signification et la portée, car, ces manifestations de policiers traduisent l'impuissance du gouvernement à agir de manière décisive. L'état d'urgence avait pour but de répondre à une situation d'urgence, quitte pour cela à faire évoluer la loi et à modifier, si le besoin s'en faisait sentir, la Constitution. Mais, si François Hollande semble à son aise quand il s'agit de prononcer des discours ou de présider à des cérémonies commémoratives, force est de constater que l'action du gouvernement est restée très en deçà de ce qui était nécessaire.


Les zones de "non-droit", les "territoires perdus" de la République, n'ont fait l'objet d'aucune amorce de reconquête.
La "France périphérique" se sent toujours aussi abandonnée. Le gouvernement n'agit que quand la pression populaire lui devient insupportable, et encore agit-il alors dans l'urgence, sans plan d'ensemble, sans compréhension des interactions et des causes profondes des problèmes qui le font agir. Le règne du court terme, de l'urgence, est aujourd'hui absolu. Nous sommes dans la situation classique de nombreux dessins animés ou un personnage tente de remédier aux voies d'eau de son bateau en y mettant un, puis deux, puis trois doigts. Mais l'on sait bien comment cela se termine.

L'invalidation de la stratégie européiste
François Hollande est une des victimes du nouveau contexte politique, comme on le voit dans les sondages qui le donnent au plus bas (4% de popularité), mais ces manifestations de policiers le désignent
comme principal responsable de l'échec à la fois de son action et de sa méthode, tandis que l'opprobre frappe aussi le ministre de l'Intérieur, B. Cazeneuve, sans épargner Manuel Valls qui fut son prédécesseur (2012-2014). 

Certains de ses opposants socialistes n'échapperont pas au désamour qui aujourd'hui frappe le président. Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, l'exaspération qui aujourd'hui saisit des segments entiers du peuple français envers François Hollande se manifeste déjà envers les élus socialistes. Elle se manifestera demain envers l'opposition, singulièrement A. Juppé, dont tout le monde comprend qu'il n'est que la pale copie de Hollande, en plus vieux et plus rigide, quelqu'un dont il ne faut rien attendre, ou envers François Fillon ou Bruno le Maire, à la différence de Nicolas Sarkozy dont a cessé de stigmatiser la différence. Quant à la "bulle" Macron, il en est de celle-ci ce qui en est de toutes les bulles qui se gonflent, qu'elles soient de savon ou financière, elle est en train d'éclater.

Plus largement,
la nouvelle situation politique en gestation depuis l'année 2015 et qui vient de révéler toutes ses implications au travers des manifestations de policiers, invalide radicalement les lignes politiques  dans la continuité de la politique suivie depuis une quinzaine d'années. 
D'où la panique qui semble régner au parti dit 'socialiste'. On dira que l'abandon de Hollande par certains de ses proches amis n'est  que l'illustration de la règle de politique politicienne: les rats quittent le navire en train de sombrer. Mais, les acteurs politiques ont ceci de moins que ces rongeurs qu'ils s'avèrent incapables d'innover. Hollande, sombre? Essayons Valls ou Ségolène Royale ou Hamon ou Montebourg… Tous, on déjà fait la preuve de leur incompétence et ils ne proposent que des variantes de la ligne hollandaise, avec une réserve pour Montebourg, qui doit cependant d'urgence clarifier ses positions sur l'Euro, sur l'Union européenne et sur la laïcité, et pour ce faire, ils doivent tous rompre radicalement et définitivement avec Terra Nova.

Un paradigme politique est donc en train de mourir sous nos yeux. C'est celui de l'Union européenne. Il a nourri une génération de femmes et d'hommes politiques, et cette génération a fait faillite. Il est temps qu'un autre lui succède. Mais, parce qu'ils sont incapables d'aboutir à cette conclusions, et d'en tirer toutes les conséquences, les politiques sont en train de plonger le pays dans une crise aux effets incalculables.

La force du moment souverainiste

La mélenchonisation du paysage politique est le signe que les yeux se décillent. Des sondages convergents le donnant actuellement entre 14% et 15% et régulièrement au-dessus de François Hollande. On peut penser qu'il a un potentiel pouvant monter vers les 18%. 

Seule, la direction du P 'C' F - qualifiée de 'gauche de la gauche' après avoir été 'gauche radicale', de peur d'avoir à assumer qu'elle est l'extrême gauche - ne semble pas l'avoir compris et ne veut pas le comprendre. Elle mène contre lui une guerre d'usure aussi imbécile qu'obstinée. Mais, cela n'étonnera personne quand on se souvient des positions de cette même direction en juillet 2015 sur la Grèce. Cette direction-là - comme celle d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) - est prête à toutes les concessions, à toutes les bassesses, pour sauver le principe des désistements avec le P 'S', principe grâce auquel elle doit d'avoir encore des députés… Le P 'C' F est un parti-zombie. Le Parti communiste  prend donc le risque de couler avec Hollande et le P 'S' si elle ne change pas, du tout au tout, son attitude. Mais il y aurait à cela une certaine logique.  Sa seconde vie est appelée à n'être que la caricature de la première et à être des plus limitées…

Les manifestations de policiers signalent que la situation politique a pris désormais un cours nouveau. 
On assiste à l'effondrement, par pans entiers, de la stratégie européiste que défendent, chacun à leur façons, tant le P 'S' que Les Républicains. Le "moment souverainiste" qui est celui de J. Sapir, ce moment, dont il indiquait l'émergence dans un livre paru au début de l'année, est en train de s'imposer à tous avec une force de jour en jour plus redoutable. Les différents candidats souverainistes devraient en profiter.

La colère des policiers révèle une crise de régime, selon Jacques Sapir

Les victimes du laxisme et des partis-pris de Hollande se rassemblent

Des infirmiers et des pompiers se sont joints aux rassemblements de policiers, qui continuent dans toute la France.
 

Si ce mouvement se confirme dans les jours à venir, François Hollande n'en sera pas la seule victime, explique Jacques Sapir. Economiste, directeur d'études à l'EHESS, Jacques Sapir dirige le Centre d'Études des Modes d'Industrialisation (CEMI) et coorganise avec l'Institut de prévision de l'économie nationale (IPEN-ASR) le séminaire franco-russe sur les problèmes financiers et monétaires du développement de la Russie. Le 3 février 2014, sur le plateau de l'émission télévisée Mots croisés, Pierre Moscovici, alors désastreux ministre de l'Économie (écarté vers l'UE), face à Marine Le Pen, qualifia Jacques Sapir d'économiste "d'extrême droite", une diabolisation aussi classique qu'inapropriée provoquant une vague d'indignation parmi les militants de la gauche radicale et de nombreux soutiens à gauche.

Les manifestations non-autorisées de policiers continuent de se multiplier à Paris et dans de multiples villes de province. 

Strasbourg : les pompiers rejoignent les manifestations des policiers

Lors de la manifestation de Strasbourg, samedi 22 octobre, on a vu une vingtaine de pompiers se joindre aux policiers



D’après France 3 Alsace, une vingtaine de soldats du feu ont rejoint la centaine de manifestants rassemblés place Kléber à Strasbourg, vendredi soir, troisième "nuit debout" en soutien aux forces de l’ordre mobilisées après l’agression de policiers au cocktail Molotov, le 8 octobre à Viry-Châtillon (Essonne).


Les policiers strasbourgeois rejoignent le mouvement de protestation


Dans le Sud à Nice
des infirmières des services d'urgence, ont fait de même. 

Dans l'Ouest, à Brest mardi 25 (ci-dessous), une manifestation hors cadre syndical a rassemblé 200 personnes hier soir, devant la mairie de Brest, explique France Bleu Breizh Izel. 
Outre les policiers, des pompiers en uniforme et des infirmiers du CHU de la ville étaient présents. Les manifestants ont entonné La Marseillaise, explique la radio.
"On travaille souvent avec eux, donc on est confrontés aux mêmes types de problèmes, même si nos missions à nous sont plus acceptées de la population, précise un pompier. On voit que leur travail est vraiment difficile dans certains secteurs".

Si limitées que soient ces manifestations de solidarité, l'évidence apparaît d'une
potentielle extension du mouvement aux autres catégories sociales qui sont confrontées à la violence. Il faudra attendre naturellement la manifestation, autorisée celle-là, de mercredi 26 octobre pour juger de la dynamique réelle du mouvement. A cet égard, il est dommage qu'elle se tienne en plein milieu des vacances de la Toussaint, car les enseignants sont, à l'évidence, eux aussi concernés et auraient pu se joindre à cette manifestation. Aussi bien, les vacances dégagent du temps libre pour descendre dans la rue, un chemin qu'ils connaissent. Mais, en tout état de cause, ces manifestations et ce mouvement ont, à l'évidence, changé la situation politique. Ils marquent une césure brutale dont les différentes forces politiques seront obligées tenir compte. Une paradigme politique a fait son temps, un autre s'impose, comme ce fut le cas en 1958.

François Hollande, première cible et responsable des manifestations 

La principale victime est François Hollande. Dans le même temps où se développe le mouvement, les appels pour qu'il renonce à présenter sa candidature se multiplient. Ce qui n'est pas pour déplaire aux impétrants en embuscade. Mais, survenant alors que le président est durablement discrédité par ses "confessions" mais surtout par son addiction à la fréquentation des journalistes,  ce mouvement a,, semble-t-il servi de révélateur d'eux-mêmes parmi les "fidèles" du président "normal".

Certes, ces manifestations sont véritablement "extraordinaires". Rappelons d'abord que l'obligation de réserve limite les possibilités des policiers de se faire entendre et que leur droit de manifester est sévèrement réglementé. Rappelons, ensuite, que ces manifestations se déroulent alors que l'état d'urgence est toujours en vigueur ou que 1.250 des leurs sont actuellement engagés dans la dispersion des migrants -abusivement qualifiés de "réfugiés"- de la "jungle" de Calais, ainsi privés de la possibilité de manifester. Cazeneuve aurait dû en convoquer 500 de plus qu'il n'aurait pas retrouvés sous ses fenêtres...
S'il a eu raison de décréter l'état d'urgence à la suite des attentats de novembre 2015, Hollande a donc eu tort de vouloir le prolonger, prenant le risque d'en affaiblir la signification et la portée, car, ces manifestations de policiers traduisent l'impuissance du gouvernement à agir de manière décisive. L'état d'urgence avait pour but de répondre à une situation d'urgence, quitte pour cela à faire évoluer la loi et à modifier, si le besoin s'en faisait sentir, la Constitution. Mais, si François Hollande semble à son aise quand il s'agit de prononcer des discours ou de présider à des cérémonies commémoratives, force est de constater que l'action du gouvernement est restée très en deçà de ce qui était nécessaire.


Les zones de "non-droit", les "territoires perdus" de la République, n'ont fait l'objet d'aucune amorce de reconquête.
La "France périphérique" se sent toujours aussi abandonnée. Le gouvernement n'agit que quand la pression populaire lui devient insupportable, et encore agit-il alors dans l'urgence, sans plan d'ensemble, sans compréhension des interactions et des causes profondes des problèmes qui le font agir. Le règne du court terme, de l'urgence, est aujourd'hui absolu. Nous sommes dans la situation classique de nombreux dessins animés ou un personnage tente de remédier aux voies d'eau de son bateau en y mettant un, puis deux, puis trois doigts. Mais l'on sait bien comment cela se termine.

L'invalidation de la stratégie européiste
François Hollande est une des victimes du nouveau contexte politique, comme on le voit dans les sondages qui le donnent au plus bas (4% de popularité), mais ces manifestations de policiers le désignent
comme principal responsable de l'échec à la fois de son action et de sa méthode, tandis que l'opprobre frappe aussi le ministre de l'Intérieur, B. Cazeneuve, sans épargner Manuel Valls qui fut son prédécesseur (2012-2014). 

Certains de ses opposants socialistes n'échapperont pas au désamour qui aujourd'hui frappe le président. Les mêmes causes entraînant les mêmes effets, l'exaspération qui aujourd'hui saisit des segments entiers du peuple français envers François Hollande se manifeste déjà envers les élus socialistes. Elle se manifestera demain envers l'opposition, singulièrement A. Juppé, dont tout le monde comprend qu'il n'est que la pale copie de Hollande, en plus vieux et plus rigide, quelqu'un dont il ne faut rien attendre, ou envers François Fillon ou Bruno le Maire, à la différence de Nicolas Sarkozy dont a cessé de stigmatiser la différence. Quant à la "bulle" Macron, il en est de celle-ci ce qui en est de toutes les bulles qui se gonflent, qu'elles soient de savon ou financière, elle est en train d'éclater.

Plus largement,
la nouvelle situation politique en gestation depuis l'année 2015 et qui vient de révéler toutes ses implications au travers des manifestations de policiers, invalide radicalement les lignes politiques  dans la continuité de la politique suivie depuis une quinzaine d'années. 
D'où la panique qui semble régner au parti dit 'socialiste'. On dira que l'abandon de Hollande par certains de ses proches amis n'est  que l'illustration de la règle de politique politicienne: les rats quittent le navire en train de sombrer. Mais, les acteurs politiques ont ceci de moins que ces rongeurs qu'ils s'avèrent incapables d'innover. Hollande, sombre? Essayons Valls ou Ségolène Royale ou Hamon ou Montebourg… Tous, on déjà fait la preuve de leur incompétence et ils ne proposent que des variantes de la ligne hollandaise, avec une réserve pour Montebourg, qui doit cependant d'urgence clarifier ses positions sur l'Euro, sur l'Union européenne et sur la laïcité, et pour ce faire, ils doivent tous rompre radicalement et définitivement avec Terra Nova.

Un paradigme politique est donc en train de mourir sous nos yeux. C'est celui de l'Union européenne. Il a nourri une génération de femmes et d'hommes politiques, et cette génération a fait faillite. Il est temps qu'un autre lui succède. Mais, parce qu'ils sont incapables d'aboutir à cette conclusions, et d'en tirer toutes les conséquences, les politiques sont en train de plonger le pays dans une crise aux effets incalculables.

La force du moment souverainiste

La mélenchonisation du paysage politique est le signe que les yeux se décillent. Des sondages convergents le donnant actuellement entre 14% et 15% et régulièrement au-dessus de François Hollande. On peut penser qu'il a un potentiel pouvant monter vers les 18%. 

Seule, la direction du P 'C' F - qualifiée de 'gauche de la gauche' après avoir été 'gauche radicale', de peur d'avoir à assumer qu'elle est l'extrême gauche - ne semble pas l'avoir compris et ne veut pas le comprendre. Elle mène contre lui une guerre d'usure aussi imbécile qu'obstinée. Mais, cela n'étonnera personne quand on se souvient des positions de cette même direction en juillet 2015 sur la Grèce. Cette direction-là - comme celle d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) - est prête à toutes les concessions, à toutes les bassesses, pour sauver le principe des désistements avec le P 'S', principe grâce auquel elle doit d'avoir encore des députés… Le P 'C' F est un parti-zombie. Le Parti communiste  prend donc le risque de couler avec Hollande et le P 'S' si elle ne change pas, du tout au tout, son attitude. Mais il y aurait à cela une certaine logique.  Sa seconde vie est appelée à n'être que la caricature de la première et à être des plus limitées…

Les manifestations de policiers signalent que la situation politique a pris désormais un cours nouveau. 
On assiste à l'effondrement, par pans entiers, de la stratégie européiste que défendent, chacun à leur façons, tant le P 'S' que Les Républicains. Le "moment souverainiste" qui est celui de J. Sapir, ce moment, dont il indiquait l'émergence dans un livre paru au début de l'année, est en train de s'imposer à tous avec une force de jour en jour plus redoutable. Les différents candidats souverainistes devraient en profiter.

vendredi 7 octobre 2016

Centre de migrants: des communes choisies avec la CGT en Loire-Atlantique, Isère ou Essonne et dans le Var

Les récalcitrants à l'implantation de migrants expulsés de Calais se rebiffent en régions

Hollande a choisi  la résidentielle station balnéaire de Saint-Brévin-les-Pins pour y 
installer des migrants 
Des tirs ont été entendus à Saint-Brévin-les-Pins, DVD, 13.000 habitants. 
Le préfet de la Loire-Atlantique a lancé vendredi un "appel au calme" après qu'un futur centre d'accueil de migrants de la "Jungle" de Calais a été la cible de tirs. Henri-Michel Comet a promis des "moyens totaux" pour retrouver l'auteur des coups de feu qui ont criblé les baies vitrées du centre, mardi dernier.

Ce "centre d'accueil et d'orientation" (CAO) doit s'installer de façon temporaire dans un centre de vacances de la Caisse centrale des activités sociales (CCAS) des personnels des industries électriques et gazières, le "comité d'entreprise" d'EDF, géré par... la CGT.
Considérée comme "le plus gros et le plus riche comité d'entreprise de France", la CCAS est un organisme qui - depuis sa création (CCOS par Marcel Paul) en janvier 1947 - gère les activités sociales dont les séjours de vacances, les assurances et la restauration d’entreprise des salariés  des Industries électriques et gazières en France (IEG), principalement EDF et GDF et leurs filiales (ERDF, RTE, GRTgaz et GRDF) mais aussi les entreprises locales de distribution de gaz et d'électricité et les nouveaux entrants sur le marché de l'électricité et du gaz pour leur partie production (E.ON, une société européenne, anciennement société par actions de droit allemand, ENEL, société nationale italienne d'électricité, ou Poweo, fournisseur et producteur français privé d'électricité et de gaz, qui a fusionné avec Direct énergies et mis fin au monopole d'EDF et de GDF en 2002...). Les bénéficiaires actifs ou retraités, ainsi que leurs familles représentent 677.578 personnes en 2008.
Le CAO doit permettre aux migrants de "réfléchir à leur projet" pendant plusieurs mois et de déposer par la suite, s'ils le souhaitent, une demande d'asile en France. Ce CAO n'accueillera que "cinquante personnes maximum", promet-on actuellement, et non plus soixante-dix comme cela avait d'ailleurs été initialement envisagé (lien Ouest France).

"De quoi parlons-nous ? 
D'accueillir une cinquantaine de personnes, dans une commune de 13.500 habitants, pendant quelques mois", a souligné le préfet lors d'une conférence de presse commune avec le maire (divers droite) de Saint-Brévin, Yannick Haury. En 2007, Saint-Brevin-les-Pins vota majoritairement pour M. Sarkozy (50,15 %), devant Mme Royal (49,85 %). Si les scores avaient été inversés, on aurait pu avancer que les Brévinois étaient récompensés par l'arrivée de migrants...

Le maire de la station balnéaire, qui voit sa population multipliée par trois ou quatre l'été, a salué "la qualité des échanges" avec le préfet mais s'est dit "convaincu que le choix de ce lieu n'est pas adapté."

Le préfet de la Loire-Atlantique a rappelé que le dispositif "fonctionne très bien partout ailleurs" : 117 migrants sont déjà accueillis dans trois autres CAO du département.

Depuis un an, quelque 5.500 migrants ont ainsi été pris en charge en France dans 164 centres d'accueil et d'orientation répartis dans 80 départements. Certains ont été accueillis par des maires qui en ont depuis perdu la trace... Selon les services de l'Etat, 90% d'entre eux auraient déposé une demande d'asile par la suite, alors qu'ils devaient originellement retrouver des parents au Royaume-Uni, disaient-ils. Auraient-ils renoncé au regroupement familial allégué Outre-Manche ?

Les pouvoirs publics se targuent d'avoir procédé à 1.300 refoulements -qualifiés d'"éloignements"- depuis le début de l'année pour les étrangers qui ne correspondent pas aux critères de la demande d'asile.

VOIR et ENTENDRE Yannick Haury, le maire de la commune confirmer avoir été mis "devant le fait accompli. Il n'y a eu aucune concertation avec moi et l'équipe municipale. Nous n'avons aucune indication sur la durée de cet hébergement, sur l'éventuelle participation de l'État, sur les mesures de sécurité qui seront apportées". Début septembre, il comptait écrire au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve pour lui "faire part de nos interrogations".
 


samedi 1 octobre 2016

Calais: Hollande s'engage à disséminer les clandestins de Calais partout en France "d'ici la fin de l'année"

Hidalgo collabore en ouvrant un camp naturiste:
"décolonial" ?

Hollande, en campagne à Calais ce lundi 26, a annoncé le démantèlement définitif du camp de migrants de la Lande, en trois mois


Hollande, le 26 septembre 2016 à Calais, dans... la cour de la gendarmerie.
Rien à faire des migrants, seulement se montrer sur les chaînes nationales

François Hollande, en visite ce lundi et pour la première fois de son quinquennat à Calais, a déclaré qu'il "faut démanteler complètement, définitivement le campement" de Calais, où s'entassent 7.000 à 10.000 migrants, selon EuroNews. "C'est une opération qui est exceptionnelle parce que nous sommes dans une situation exceptionnelle", a assuré le président de la République.
"Je suis donc venu à Calais aussi pour confirmer la décision que j'ai prise avec le gouvernement (...) de démanteler définitivement, entièrement, rapidement, c'est-à-dire d'ici la fin de l'année [plus facile pour les bulldozers que de redresser la courbe de l'emploi promise pour décembre 2013], ce qu'on appelle la Lande de Calais", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un discours prononcé après la pose de la première pierre de l'extension du port de la ville. Il poursuit: "Tout sera fait d'ici la fin de l'année. Et je reviendrai avec le gouvernement après le démantèlement complet et entier de Calais pour qu'il n'y ait pas de doute sur nos intentions et sur notre volonté"


"Le gouvernement ira jusqu'au bout", a-t-il promis,
en prenant "une distance par rapport à des instrumentalisations ou des polémiques qui d'ailleurs tournent le dos aux principes des valeurs de la République". 
"La situation n'est pas acceptable. Nos objectifs sont clairs: il faut garantir la sécurité des Calaisiens, maintenir l'ordre public et assurer aux migrants des conditions dignes", a affirmé François Hollande.
Le président de la République a souligné "un devoir de fermeté et un devoir d'humanité" de la part de l'Etat, les deux étant "indissolublement liés". "Faisons en sorte que les migrants qui répondent aux conditions de l'asile puissent être mis à l'abri et avoir un hébergement, ce sera le sens du démantèlement", a-t-il lancé.


"Garantir l'étanchéité de la frontière franco-britannique"
Le chef de l'Etat a également estimé qu'il est essentiel de "lutter contre les filières de la traite des êtres humains, qui est le pire commerce", et de "garantir l'étanchéité de la frontière franco-britannique".
A ce propos, Hollande a assuré qu'elle est "complètement étanche depuis plusieurs mois". Il suffit de demander aux "fact checkers" Cédric Mathiot (Libération), Antoine Krempf (France Info), mais aussi "Les Décodeurs" dans le journal "Le Monde" ou encore "Le Vrai-faux de l'info" dans la matinale d'Europe 1, pour savoir ce qui est vrai... (Mais pourquoi reprendre Jean-François Copé quand il affirme que les 35 heures coûtent 20 milliards à la France et pas Yves Thréard, éditorialiste du 'Figaro, quand il dit (ou écrit) la même chose ?, si ce n'est pas vrai dans l'épaisseur du trait). Depuis le début de l'année, seules 315 intrusions sur le territoire britannique ont été constatées, contre 10.000 l'année passée.

François Hollande a tout de même appelé les Britanniques à "prendre leur part dans l'effort humanitaire que la France accomplit"
, ajoutant que "ce n'est pas parce que le Royaume-Uni a pris une décision souveraine que le Royaume-Uni est dégagé de ses obligations par rapport à la France".
Si le président n’a pas donné de date précise pour la fermeture du camp (avant la fin de l’année), il a surtout rappelé les Britanniques à leurs obligations en référence aux accords du Touquet signés en 2003 entre Paris et Londres.

10.400 migrants interpellés, 1.500 éloignés
Entre janvier et juillet 2016, 10.400 migrants ont été interpellés en situation irrégulière. 1.500 autres ont été ramenés aux frontières depuis le Pas-de-Calais. "C'est notre devoir de le faire, parce que ceux qui relèvent de l'asile doivent être accueillis, et ceux qui n'en relèvent pas doivent être raccompagnés", a déclaré François Hollande.
Parallèlement, 28 réseaux de trafic d'êtres humains ont également été démantelés à Calais, soit "deux fois plus qu'en 2014", a annoncé le président de la République. Au total, 230 filières sur l'ensemble du territoire, dont 30 à destination du Royaume-Uni "ont été mises hors d'état de nuire". 
"De nombreuses interpellations (liés à ces trafics) ont eu lieu, avec des comparutions immédiates et des condamnations à de la prison ferme", a également rapporté le président-comptable.

Au-delà des belles paroles, une dispersion des migrants à travers la France

"Les Républicains (LR) disent non au plan Cazeneuve de dissémination des migrants de Calais sur le territoire national," déclaraient les porte-parole Annie Genevard et Brigitte Kuster, mardi matin.
"Ni les présidents de régions, de département, ni les maires n'ont été concertés. Nous condamnons cette absence de respect. Ce comportement n'est pas républicain", pointe Brigitte Kuster qui souligne les difficultés concrètes auxquelles vont être confrontés les maires, entre l'intégration des migrants, la scolarité des enfants, les accueils non adaptés..." "Le Gouvernement fixe sur le territoire national des migrants qui, au départ, voulaient quitter la France pour rejoindre le Royaume-Uni", déplore également la maire du XVIIème arrondissement de Paris, Brigitte Kuster.
Hidalgo apporte sa contribution avec l'ouverture d'un camp naturiste à Paris

La municipalité socialiste est majoritairement favorable à l'installation d'un camp naturiste à Paris
, a révélé Bruno Julliard, premier adjoint d'Anne Hidalgo, le 26 septembre sur RMC. On est en train de confondre naturisme et nudisme, voire exhibitionnisme, sachant que l'ex-meneur de l'UNEF a fait son coming out. Ca ne suffisait pas: il a encore quelque chose à étaler sur la place publique. 


"Nous allons accepter la proposition d'un camp naturiste à Paris", déclare le 1er adjoint au maire @BrunoJulliard sur RMC

Aujourd'hui,
une proposition du groupe écologiste pour expérimenter le naturisme sera soumise au Conseil de Paris. Ses membres [sic] expliquaient la semaine dernière vouloir "créer un lieu en plein air délimité au sein [sic] d'un espace vert ou piéton parisien permettant la pratique du naturisme". Cul-turel, quoi ! Une introduction de campagne,  somme toute, racoleuse.

Est-ce une bonne idée ? feint de s'interroger Libération, logiquement libéré

La possible mise en place d'un espace dédié à la nudité dans la capitale à l'été 2017, validée par le conseil de Paris lundi, est l'occasion de se pencher sur la législation autour de cette... "philosophie de vie" et vœu  présenté par le groupe écologiste. De quoi satisfaire les adeptes du naturisme, touristes ou Franciliens, mais aussi peut-être mettre certains en alerte, qu'ils soient prudes ou voyeurs.  Monsieur Cosse, ministre par alliance, y établira-t-il ses quartiers. Quartier VIP fréquenté par Dominique (Strauss-Kahn) et Bruno (Julliard) cohabitant dans le plus simple appareil, ça promet d'être coquinou... Mais comment cela va-t-il se passer, concrètement ?

Quel lieu choisir ?

Galut et Bays, députés PS
Le groupe écologiste de Paris souhaite avant tout trouver un lieu "ni privatisé ni clôturé"accessible et visible de tous. "L'idée n'est pas de 'parquer' les personnes qui souhaitent pratiquer le naturisme", précise Hélène Bracon, responsable de la communication du groupe Europe Ecologie-les Verts de Paris. L'espace choisi sera signalé aux abords par des panneaux d'informations, pour éviter toute situation embarrassante. "Personne ne sera pris au dépourvu", assure-t-on chez les Verts.
NON à l'"écologie punitive": restez habillé(e)s !

Pour l'heure, le groupe écologiste de Paris "ne préempte pas de lieux" mais plusieurs parcs sont cependant envisagés pour accueillir le camp naturiste. Parmi eux, les Buttes-Chaumont, le parc de Vincennes ou le bois de Boulogne. 
Ch. Najdovski, candidat EELV à Paris et
David Belliard, candidat dans le 11ème,
lors d'un kiss-in à l’ambassade de Russie, 
le dimanche 8 septembre 2013
"D'ici 2018, la baignade sera autorisée au lac Daumesnil [dans le 12ᵉ arrondissement à l'est de Paris. Son maire est Catherine Baratti-Elbaz, suppléante de Sandrine Mazetier, députée PS et vice-présidente de l'Assemblée nationale Tiens, c'est celui de Christophe Najdovski, adjoint à la mer maire, chargé de... l’espace public du 12e encore, contigu au 20e, notoirement multi-ethnique].  Alors pourquoi pas là-bas, aussi ?", avance Hélène Bracon, chargée de communication. Ce lac est situé dans le quartier tout désigné du Bel-Air et bordé par le temple bouddhiste tibétain de Kagyu-Dzong. Si le coeur leur en dit... Le canotage y est permis sur 12 hectares, à l'abri des regards.
L'expérimentation devrait démarrer à l'été 2017. Si elle est concluante, et elle le sera en fonction des membre de la commission ad hoc constituée, elle pourrait être appliquée à d'autres lieux dans Paris, permettant ainsi aux naturistes de ne pas rester cantonner à un seul parc.

Est-ce que ça existe ailleurs ?

Si les autres le font, c'est forcément que c'est bien... C'est aussi que les Français sont à la traîne, mais que les élus de gauche regarde beaucoup par dessus le mur. Plusieurs métropoles européennes ont déjà autorisé la pratique du naturisme dans des lieux publics.
En Allemagne, à Berlin ou Munich par exemple, existent des espaces où cohabitent naturistes et personnes vêtues, pour certains depuis les années 1970. Sans que cela pose problème à la population, toutes générations confondues et donc les enfants. On demande à voir ! La campagne de Ségolène Royal contre le string à l'école paraît bien ...dépassé du pantalon et des esprits. Pour les bonnes adresses, signalons un segment - ne parlons surtout pas de ghetto - de la plage du Wannsee, le plus grand lac en bordure de Berlin, ci-contre, réservé aux naturistes, rapporte Le Point, mais contre un droit d'entrée de 9 euros. Passée la barre des 25 degrés, les Berlinois sont même autorisés à se déshabiller aux abords de petits lacs du centre-ville ou dans le parc du Tiergarten, tout proche de la chancellerie.

En France, la pratique fait de plus en plus d'adeptes. La Fédération française de naturisme a d'ailleurs recensé une hausse considérable de ses adhérents. "Deux millions de personnes pratiquent le naturisme en France", a rappelé samedi, sur Europe 1, David Belliard, co-président du groupe Europe Écologie-Les Verts au Conseil de Paris, ancien conseiller de Paris du 11e arrondissement et ex-directeur général adjoint de Sidaction.
En 2011, à l'occasion d'un dossier que consacre le magazine LGBT Têtu à la nouvelle génération en politique, cet activiste a rendu publique son homosexualité.
Mitterrand-Lang
En 2012, il co-signe dans Le Monde une tribune intitulée 'Sortons du placard', incitant les personnalités à faire leur coming-out
. En 2013, il fit partie des signataires du manifeste publié dans Libération pour la création d’une association de journalistes LGBT. En 2013, pour dénoncer l’homophobie du gouvernement russe, il participe avec Christophe Najdovski, adjoint de Bertrand Delanoe, à un kiss-in devant l’ambassade de Russie. En 2014, il publie, dans Libération, une tribune "pour en finir vraiment avec Eddy Bellegueule", où il critique la réception du livre d’Édouard Louis.
Dans le cadre de son mandat au Conseil de Paris, il relance notamment l’idée de la création d’un centre d’archives LGBT à Paris. En décembre 2015, il fait partie de la liste des 50 personnalités qu'il faudra suivre en 2016 par le média LGBT Yagg
A Paris, seule la piscine couverte Roger-Le-Gall, dans le 12ème arrondissement, propose des créneaux de baignade aux naturistes. L'été, Parisiens et touristes sont alors contraints de faire route vers le sud de la France, au Cap d'Agde par exemple.


Cela pose-t-il des problèmes de sécurité ?

Après la provocation estivale et sulfureuse de musulmans intégristes partisans du burkini dans l'espace public et donc laïc, la question de l'habillement dans l'espace public semble de plus en plus épineuse à Paris comme dans le reste du pays. 
La question  se pose de la sécurisation d'un lieu public dans lequel les naturistes côtoieraient les "textiles". Malgré l'état d'urgence ! Il ne s'agit pourtant pas d'une priorité pour le groupe écologiste de Paris. "Comme on ne peut pas mettre une policier derrière chaque personne âgée qui se promène dans la rue avec son sac à main, on ne peut pas protéger tous les naturistes", illustre Hélène Bracon peu concernée par les réactions des enfants. 

Les femmes en burkini seront autorisées dans l'espace naturiste ?
Un "camp décolonial" s'est tenu à Reims du 25 au 28 août 2016. Présenté comme "un séminaire de formation à l'antiracisme politique", il était
destiné "uniquement aux personnes subissant à titre personnel le racisme d'État en contexte français" et excluant donc les Français blancs de peau.

Se former à "l'antiracisme politique" n'est pas possible aux  Blancs de France. Il et des espace dans ce pays des libertés où des exogènes imposent aux indigènes européens de montrer patte blanche. Le camp était autorisé, bien que discriminatoire puisqu'expressément réservé "aux personnes subissant à titre personnel le racisme d'Etat en contexte français".

Hollande et Cazeneuve autorisent qu'on ne mélange pas les torchons et les serviettes. C'est du communautarisme au degré raciste. "En contexte français", le Français est victime du délit de sale gueule.  "Interdit aux Blancs", comme il était inscrit "Interdit aux Noirs" dans les établissements publics de l'Amérique ségrégationniste. 

Pour le même motif ségrégationniste, impossible d'assister aux rencontres organisées à l'université de Paris-VIII, où il était précisé : "Paroles non blanches". Pour préparer les travaux, les concepteurs de ce huis-clos avaient décidé de constituer un "groupe de réflexion organisé en non-mixité". Pas question de mélanger les Blancs et les autres, fût-ce pour lutter de concert contre tous les racismes et toutes les exclusions. La France étant décrétée blanche, coloniale et raciste, tout Blanc est raciste et chacun s'est donc découvert raciste à l'insu de son plein gré. Se réveiller porteur d'une étoile jaune est-il un juste retour des choses ? On connaissait le réflexe identitaire d'une extrême droite qui rêve d'une France blanche? Mais nous n'avons pas encore tout vu.
  Demain, les ayatollahs nous feront-ils embarquer pour un Vel'd'Hiv ? 
La lutte des classes prend un tour nouveau que les bobos peinent à imaginer. Entre deux joints et six mojitos, bien que les terrasses de cafés ne leur réussissent pas ! Cerise sur le gâteau, ces nouveaux racistes venus d'ailleurs sont encouragés par de beaux esprits sensibles - des humanistes mondialistes- qui crient au "fascisme" à la moindre gesticulation du FN, ou même de la droite républicaine, alors qu'ils encouragent de la voix et du geste les chevaux fous de l'identitarisme ethnique. On a beau être blanc, il y a de quoi être vert de rage et rouge de honte.

A grands pas et à découvert, la lutte des races se développe sous leurs yeux, aboutissement d'un long mûrissement dans les esprits d'une partie des militants d'extrême-gauche. 
La décolonisation passe par la colonisation du  sol des Blancs et la négation de leur droit à leur propre sol. Bouteldja "nique" la France depuis longtemps et avec elle les rappeurs et la plupart des associations communautaristes subventionnées. En d'autres temps, on parlait d'invasions barbares, on sonnait le tocsin et les populations s'armaient. Aujourd'hui, elles culpabilisent et se rendent sans combattre.  
Estimons-nous heureux que la solution finale soit pour après-demain.