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mardi 15 novembre 2016

Bretagne: agression sexuelle d’une sexagénaire par un mineur soudanais

"Morbihan : une manifestation anti-migrants dégénère"

Les groupuscules identitaires bretons n’ont pas tardé à s’emparer de l’affaire, accuse Le Parisien

Devant le Centre d’accueil et d’orientation pour mineurs (CAO-MI) installé à Port-Navalo sur la commune d'Arzon, une centaine de personnes, selon Ouest-France, se sont rassemblées, lundi soir, à la suite de l’agression sexuelle d’une sexagénaire par un mineur soudanais, jeudi, à Arzon (Morbihan)où l’agresseur présumé est hébergé depuis quelques jours.

Ouest France y voit une "manifestation anti-migrants"
La presse bretonne ne prend pas le parti de la Bretonne et met en cause une "récupération politique de l’affaire"

"Brandissant des drapeaux bretons, les protestataires ont réclamé l’expulsion du mineur impliqué." s'indigne la presse locale et régionale. Ouest-France précise que sur la centaine de personnes présentes, seules cinq étaient originaires d’Arzon. Ils ont déploré "la récupération politique de l’affaire". Beaucoup ont fait le déplacement depuis Rennes (Ille-et-Vilaine) ou Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique), souligne le quotidien régional.

Vers 21 heures, la préfecture de Vannes affirmait que cette manifestation se déroulait dans le calme. Mais, selon Ouest France, les manifestants ont pourtant "défoncé" le portail du CAOMI et ont tenté d’y pénétrer. La vingtaine de gendarmes sur les lieux a répliqué par des tirs de gaz lacrymogène mais certains protestataires ont pu accéder au centre. Des interpellations ont eu lieu.
Et si on revenait sur l'agression d'une personne âgée sans défense ?

Est-ce faire le jeu de l'extrême droite que d'exprimer de la compassion pour la victime ?
L’agression a eu lieu jeudi à Arzon. La femme de 67 ans déchargeait ses courses devant sa maison, lorsqu’ "un jeune homme de 16 ans est venu à sa rencontre" (le prince charmant d'un conte de fée ?), a expliqué, lundi, François Touron, le procureur de la République de Vannes. 
Le mineur a embrassé plusieurs fois la sexagénaire qui, "excédée" (sic) - mais peut-être carrément outragée ?- , s’est dégagée. 
Le jeune homme lui aurait alors touché le sein gauche, avant de mimer une masturbation et de s’enfuir en courant. La victime a porté plainte. Une raciste !

Le jeune Soudanais a été placé en garde à vue puis... remis en liberté. 
Il est convoqué devant le juge des enfants, en mars 2017, dans quatre mois.

Le parti-pris pro-migrants de la presse

Ce lundi soir, une trentaine de manifestants sont réunis devant la mairie d'Arzon pour s'opposer à l'accueil des migrants dans un centre de vacances de la commune.Ce lundi soir, une centaine de manifestants se sont réunis devant la mairie d'Arzon "pour s'opposer à l'accueil des migrants [sic] dans un centre de vacances de la commune". Ils n'étaient donc pas animés d'une quelconque indignation légitime. Pas plus que la gauche bretonne.

Ouest-France pointe des identitaires bretons qui manifestent en soutien à la Bretonne de 67 sexuellement agressée par ce jeune Soudanais, un "demandeur d'asile" qui aime la France et les Françaises.  


En Bretagne, trois communes reçoivent des migrants mineurs en provenance de Calais (62). Il s'agit des villes de Saint-Cast-le-Guildo (22), une trentaine de mineurs afghans, de Clohars-Carnoët (29), 35 mineurs, et de Port-Navalo (56).
 
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A Arzon, 12 premiers mineurs (d'autres les ont rejoints le lendemain, de nuit) sont arrivés dans la nuit de vendredi 29 à samedi 30 octobre. Ils doivent être accueillis au centre de vacances EDF. D'autres doivent les rejoindre ce mercredi, dans la soirée.
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Les SDF bretons n'ont pas eu droit à la même mobilisation de l'Etat-PS...
Hollande donne la priorité aux jeunes, à condition qu'ils viennent de (très) loin mais le gouvernement Valls, sous la conduite d'Emmanuel Cosse, détourne le regard des "sans-dents" à peau claire. 
La CGT d'EDF a signé une convention avec l'État pour gérer ce genre de situations avec Roland Tabart, maire d'Arzon. EDF met à disposition dix spécialistes de l'animation, éducateurs, infirmiers, traducteurs arrivés sur place, de même qu'une société de gardiennage.

samedi 29 octobre 2016

Camps de migrants en France: Hollande promet l'intenable

"La France ne tolérera plus aucun camp de migrants", assure le président sortant

"La France ne tolérera plus de camp de migrants sur son territoire"

"Bons migrants" sélectionnés par la préfecture
C'est la dernière promesse en date d'un président sortant à 4% de confiance dans le pays. Samedi, François Hollande a aussi confirmé l'intention du gouvernement de mener la chasse aux migrants récalcitrants à ses CAO (Centre d'Accueil et d'Orientation), et a fait procéder à l'évacuation d'un nouveau campement à Paris dans le sillage de ceui, toujours en cours, de la "jungle" de Calais.
Entamée lundi dernier, l'opération de démantèlement du campement de Calais, où vivaient plus de 8.000 clandestins, était annoncée bouclée vendredi 28, mais devrait en fait se poursuivre jusqu'à ce lundi.

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Environ 5.000 illégaux ont été dispersés dans des centres d'accueil et d'orientation (CAO) disséminés sur le territoire.

Depuis novembre 2015, plus de 6.000 migrants en provenance de Calais ont été accueillis dans les 167 centres d’accueil et d’orientation dits 'historiques' (c’est à dire créés entre octobre 2015 et septembre 2016). Il a fallu demander aux préfets d'augmenter le nombre de communes impactées en créant 9.000 nouvelles places de CAO (soit 283 CAO supplémentaires), ce qui porte leur nombre total à 12.000 places (soit 450 CAO).
A noter que, selon le ministère de l'Intérieur,
"le Gouvernement est soucieux que l’insertion de ces CAO dans le tissu local qui les accueille continue de se réaliser dans la sérénité, comme c’est le cas depuis un an. C’est donc sur la base de critères démographiques [et non sociaux pré-existants] que les objectifs de capacités des CAO par région ont été fixés. Des concertations étroites ont été conduites avec les élus locaux qui ont été associés."
"Nous ne pouvions plus tolérer les camps et nous n'en tolérerons pas", a martelé le gros mou de l'Elysée à la presse dévote à l'issue d'une visite du centre d'accueil et d'orientation (CAO) de Doué-la-Fontaine (UMP), commune où est implanté un parc zoologique renommé, près de Saumur (PRG, Maine-et-Loire).

"Il y en a aussi à Paris et nous aurons à les évacuer"

Hollande  prend le problème à bras le corps, affirmant toutefois que seuls quelques-uns de ces migrants venaient de Calais. Entre 2.000 et 2.500 migrants auraient rejoint le campement sauvage qui s'est formé ces derniers jours dans le nord-est de Paris, dans le quartier de Stalingrad. Le camp "ne peut pas être une situation durable", a estimé François Hollande. "On ne peut pas laisser des personnes dans le dénuement, on ne peut pas laisser les riverains subir un certain nombre de désagréments."
"Ça, nous ne pouvons pas le tolérer et donc nous allons faire la même opération [à Paris] que celle de Calais, mais dans des conditions différentes, parce que ces personnes sont là depuis peu [depuis l'annonce du démantèlement de la "jungle" de Calais] et nous allons les accueillir [de force] dans les centres d'accueil et d'orientation dès lors que ces personnes relèvent du droit d'asile", a-t-il ajouté. Or, les fuyards n'auraient pas évité les rafles en cars s'ils étaient éligibles au statut de demandeur d'asile. Il existe actuellement 34 guichets uniques pour demandeurs d'asile répartis sur l’ensemble des préfectures du territoire métropolitain.

Devenu un symbole de la crise de l'accueil des clandestins, le démantèlement du campement de Calais a suscité cette semaine des tensions entre Londres et Paris concernant le sort des migrants mineurs isolés qui vivaient dans la "jungle".
Londres a appelé Paris à les protéger, suscitant la colère des autorités françaises [un mode de gouvernement socialiste, à l'instar de son chef, en état permanent de surchauffe] qui ont souligné avoir assumé leurs responsabilités "sans jamais se dérober" en "mettant à l'abri" 1.451 mineurs depuis le 17 octobre. 

"Il nous reste 1.500 mineurs isolés à Calais, ils seront très rapidement acheminés vers d'autres centres", a affirmé le chef de l'Etat. "Je me suis entretenu hier avec la Première ministre britannique; Bernard Cazeneuve l'a fait également avec son homologue la ministre de l'Intérieur du Royaume-Uni, pour que les Britanniques accompagnent les mineurs dans ces centres et puissent ensuite prendre leur part pour les accueillir au Royaume-Uni." La priorité de Hollande n'est clairement pas la jeunesse.

vendredi 7 octobre 2016

Centre de migrants: des communes choisies avec la CGT en Loire-Atlantique, Isère ou Essonne et dans le Var

Les récalcitrants à l'implantation de migrants expulsés de Calais se rebiffent en régions

Hollande a choisi  la résidentielle station balnéaire de Saint-Brévin-les-Pins pour y 
installer des migrants 
Des tirs ont été entendus à Saint-Brévin-les-Pins, DVD, 13.000 habitants. 
Le préfet de la Loire-Atlantique a lancé vendredi un "appel au calme" après qu'un futur centre d'accueil de migrants de la "Jungle" de Calais a été la cible de tirs. Henri-Michel Comet a promis des "moyens totaux" pour retrouver l'auteur des coups de feu qui ont criblé les baies vitrées du centre, mardi dernier.

Ce "centre d'accueil et d'orientation" (CAO) doit s'installer de façon temporaire dans un centre de vacances de la Caisse centrale des activités sociales (CCAS) des personnels des industries électriques et gazières, le "comité d'entreprise" d'EDF, géré par... la CGT.
Considérée comme "le plus gros et le plus riche comité d'entreprise de France", la CCAS est un organisme qui - depuis sa création (CCOS par Marcel Paul) en janvier 1947 - gère les activités sociales dont les séjours de vacances, les assurances et la restauration d’entreprise des salariés  des Industries électriques et gazières en France (IEG), principalement EDF et GDF et leurs filiales (ERDF, RTE, GRTgaz et GRDF) mais aussi les entreprises locales de distribution de gaz et d'électricité et les nouveaux entrants sur le marché de l'électricité et du gaz pour leur partie production (E.ON, une société européenne, anciennement société par actions de droit allemand, ENEL, société nationale italienne d'électricité, ou Poweo, fournisseur et producteur français privé d'électricité et de gaz, qui a fusionné avec Direct énergies et mis fin au monopole d'EDF et de GDF en 2002...). Les bénéficiaires actifs ou retraités, ainsi que leurs familles représentent 677.578 personnes en 2008.
Le CAO doit permettre aux migrants de "réfléchir à leur projet" pendant plusieurs mois et de déposer par la suite, s'ils le souhaitent, une demande d'asile en France. Ce CAO n'accueillera que "cinquante personnes maximum", promet-on actuellement, et non plus soixante-dix comme cela avait d'ailleurs été initialement envisagé (lien Ouest France).

"De quoi parlons-nous ? 
D'accueillir une cinquantaine de personnes, dans une commune de 13.500 habitants, pendant quelques mois", a souligné le préfet lors d'une conférence de presse commune avec le maire (divers droite) de Saint-Brévin, Yannick Haury. En 2007, Saint-Brevin-les-Pins vota majoritairement pour M. Sarkozy (50,15 %), devant Mme Royal (49,85 %). Si les scores avaient été inversés, on aurait pu avancer que les Brévinois étaient récompensés par l'arrivée de migrants...

Le maire de la station balnéaire, qui voit sa population multipliée par trois ou quatre l'été, a salué "la qualité des échanges" avec le préfet mais s'est dit "convaincu que le choix de ce lieu n'est pas adapté."

Le préfet de la Loire-Atlantique a rappelé que le dispositif "fonctionne très bien partout ailleurs" : 117 migrants sont déjà accueillis dans trois autres CAO du département.

Depuis un an, quelque 5.500 migrants ont ainsi été pris en charge en France dans 164 centres d'accueil et d'orientation répartis dans 80 départements. Certains ont été accueillis par des maires qui en ont depuis perdu la trace... Selon les services de l'Etat, 90% d'entre eux auraient déposé une demande d'asile par la suite, alors qu'ils devaient originellement retrouver des parents au Royaume-Uni, disaient-ils. Auraient-ils renoncé au regroupement familial allégué Outre-Manche ?

Les pouvoirs publics se targuent d'avoir procédé à 1.300 refoulements -qualifiés d'"éloignements"- depuis le début de l'année pour les étrangers qui ne correspondent pas aux critères de la demande d'asile.

VOIR et ENTENDRE Yannick Haury, le maire de la commune confirmer avoir été mis "devant le fait accompli. Il n'y a eu aucune concertation avec moi et l'équipe municipale. Nous n'avons aucune indication sur la durée de cet hébergement, sur l'éventuelle participation de l'État, sur les mesures de sécurité qui seront apportées". Début septembre, il comptait écrire au ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve pour lui "faire part de nos interrogations".