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samedi 1 octobre 2016

Calais: Hollande s'engage à disséminer les clandestins de Calais partout en France "d'ici la fin de l'année"

Hidalgo collabore en ouvrant un camp naturiste:
"décolonial" ?

Hollande, en campagne à Calais ce lundi 26, a annoncé le démantèlement définitif du camp de migrants de la Lande, en trois mois


Hollande, le 26 septembre 2016 à Calais, dans... la cour de la gendarmerie.
Rien à faire des migrants, seulement se montrer sur les chaînes nationales

François Hollande, en visite ce lundi et pour la première fois de son quinquennat à Calais, a déclaré qu'il "faut démanteler complètement, définitivement le campement" de Calais, où s'entassent 7.000 à 10.000 migrants, selon EuroNews. "C'est une opération qui est exceptionnelle parce que nous sommes dans une situation exceptionnelle", a assuré le président de la République.
"Je suis donc venu à Calais aussi pour confirmer la décision que j'ai prise avec le gouvernement (...) de démanteler définitivement, entièrement, rapidement, c'est-à-dire d'ici la fin de l'année [plus facile pour les bulldozers que de redresser la courbe de l'emploi promise pour décembre 2013], ce qu'on appelle la Lande de Calais", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un discours prononcé après la pose de la première pierre de l'extension du port de la ville. Il poursuit: "Tout sera fait d'ici la fin de l'année. Et je reviendrai avec le gouvernement après le démantèlement complet et entier de Calais pour qu'il n'y ait pas de doute sur nos intentions et sur notre volonté"


"Le gouvernement ira jusqu'au bout", a-t-il promis,
en prenant "une distance par rapport à des instrumentalisations ou des polémiques qui d'ailleurs tournent le dos aux principes des valeurs de la République". 
"La situation n'est pas acceptable. Nos objectifs sont clairs: il faut garantir la sécurité des Calaisiens, maintenir l'ordre public et assurer aux migrants des conditions dignes", a affirmé François Hollande.
Le président de la République a souligné "un devoir de fermeté et un devoir d'humanité" de la part de l'Etat, les deux étant "indissolublement liés". "Faisons en sorte que les migrants qui répondent aux conditions de l'asile puissent être mis à l'abri et avoir un hébergement, ce sera le sens du démantèlement", a-t-il lancé.


"Garantir l'étanchéité de la frontière franco-britannique"
Le chef de l'Etat a également estimé qu'il est essentiel de "lutter contre les filières de la traite des êtres humains, qui est le pire commerce", et de "garantir l'étanchéité de la frontière franco-britannique".
A ce propos, Hollande a assuré qu'elle est "complètement étanche depuis plusieurs mois". Il suffit de demander aux "fact checkers" Cédric Mathiot (Libération), Antoine Krempf (France Info), mais aussi "Les Décodeurs" dans le journal "Le Monde" ou encore "Le Vrai-faux de l'info" dans la matinale d'Europe 1, pour savoir ce qui est vrai... (Mais pourquoi reprendre Jean-François Copé quand il affirme que les 35 heures coûtent 20 milliards à la France et pas Yves Thréard, éditorialiste du 'Figaro, quand il dit (ou écrit) la même chose ?, si ce n'est pas vrai dans l'épaisseur du trait). Depuis le début de l'année, seules 315 intrusions sur le territoire britannique ont été constatées, contre 10.000 l'année passée.

François Hollande a tout de même appelé les Britanniques à "prendre leur part dans l'effort humanitaire que la France accomplit"
, ajoutant que "ce n'est pas parce que le Royaume-Uni a pris une décision souveraine que le Royaume-Uni est dégagé de ses obligations par rapport à la France".
Si le président n’a pas donné de date précise pour la fermeture du camp (avant la fin de l’année), il a surtout rappelé les Britanniques à leurs obligations en référence aux accords du Touquet signés en 2003 entre Paris et Londres.

10.400 migrants interpellés, 1.500 éloignés
Entre janvier et juillet 2016, 10.400 migrants ont été interpellés en situation irrégulière. 1.500 autres ont été ramenés aux frontières depuis le Pas-de-Calais. "C'est notre devoir de le faire, parce que ceux qui relèvent de l'asile doivent être accueillis, et ceux qui n'en relèvent pas doivent être raccompagnés", a déclaré François Hollande.
Parallèlement, 28 réseaux de trafic d'êtres humains ont également été démantelés à Calais, soit "deux fois plus qu'en 2014", a annoncé le président de la République. Au total, 230 filières sur l'ensemble du territoire, dont 30 à destination du Royaume-Uni "ont été mises hors d'état de nuire". 
"De nombreuses interpellations (liés à ces trafics) ont eu lieu, avec des comparutions immédiates et des condamnations à de la prison ferme", a également rapporté le président-comptable.

Au-delà des belles paroles, une dispersion des migrants à travers la France

"Les Républicains (LR) disent non au plan Cazeneuve de dissémination des migrants de Calais sur le territoire national," déclaraient les porte-parole Annie Genevard et Brigitte Kuster, mardi matin.
"Ni les présidents de régions, de département, ni les maires n'ont été concertés. Nous condamnons cette absence de respect. Ce comportement n'est pas républicain", pointe Brigitte Kuster qui souligne les difficultés concrètes auxquelles vont être confrontés les maires, entre l'intégration des migrants, la scolarité des enfants, les accueils non adaptés..." "Le Gouvernement fixe sur le territoire national des migrants qui, au départ, voulaient quitter la France pour rejoindre le Royaume-Uni", déplore également la maire du XVIIème arrondissement de Paris, Brigitte Kuster.
Hidalgo apporte sa contribution avec l'ouverture d'un camp naturiste à Paris

La municipalité socialiste est majoritairement favorable à l'installation d'un camp naturiste à Paris
, a révélé Bruno Julliard, premier adjoint d'Anne Hidalgo, le 26 septembre sur RMC. On est en train de confondre naturisme et nudisme, voire exhibitionnisme, sachant que l'ex-meneur de l'UNEF a fait son coming out. Ca ne suffisait pas: il a encore quelque chose à étaler sur la place publique. 


"Nous allons accepter la proposition d'un camp naturiste à Paris", déclare le 1er adjoint au maire @BrunoJulliard sur RMC

Aujourd'hui,
une proposition du groupe écologiste pour expérimenter le naturisme sera soumise au Conseil de Paris. Ses membres [sic] expliquaient la semaine dernière vouloir "créer un lieu en plein air délimité au sein [sic] d'un espace vert ou piéton parisien permettant la pratique du naturisme". Cul-turel, quoi ! Une introduction de campagne,  somme toute, racoleuse.

Est-ce une bonne idée ? feint de s'interroger Libération, logiquement libéré

La possible mise en place d'un espace dédié à la nudité dans la capitale à l'été 2017, validée par le conseil de Paris lundi, est l'occasion de se pencher sur la législation autour de cette... "philosophie de vie" et vœu  présenté par le groupe écologiste. De quoi satisfaire les adeptes du naturisme, touristes ou Franciliens, mais aussi peut-être mettre certains en alerte, qu'ils soient prudes ou voyeurs.  Monsieur Cosse, ministre par alliance, y établira-t-il ses quartiers. Quartier VIP fréquenté par Dominique (Strauss-Kahn) et Bruno (Julliard) cohabitant dans le plus simple appareil, ça promet d'être coquinou... Mais comment cela va-t-il se passer, concrètement ?

Quel lieu choisir ?

Galut et Bays, députés PS
Le groupe écologiste de Paris souhaite avant tout trouver un lieu "ni privatisé ni clôturé"accessible et visible de tous. "L'idée n'est pas de 'parquer' les personnes qui souhaitent pratiquer le naturisme", précise Hélène Bracon, responsable de la communication du groupe Europe Ecologie-les Verts de Paris. L'espace choisi sera signalé aux abords par des panneaux d'informations, pour éviter toute situation embarrassante. "Personne ne sera pris au dépourvu", assure-t-on chez les Verts.
NON à l'"écologie punitive": restez habillé(e)s !

Pour l'heure, le groupe écologiste de Paris "ne préempte pas de lieux" mais plusieurs parcs sont cependant envisagés pour accueillir le camp naturiste. Parmi eux, les Buttes-Chaumont, le parc de Vincennes ou le bois de Boulogne. 
Ch. Najdovski, candidat EELV à Paris et
David Belliard, candidat dans le 11ème,
lors d'un kiss-in à l’ambassade de Russie, 
le dimanche 8 septembre 2013
"D'ici 2018, la baignade sera autorisée au lac Daumesnil [dans le 12ᵉ arrondissement à l'est de Paris. Son maire est Catherine Baratti-Elbaz, suppléante de Sandrine Mazetier, députée PS et vice-présidente de l'Assemblée nationale Tiens, c'est celui de Christophe Najdovski, adjoint à la mer maire, chargé de... l’espace public du 12e encore, contigu au 20e, notoirement multi-ethnique].  Alors pourquoi pas là-bas, aussi ?", avance Hélène Bracon, chargée de communication. Ce lac est situé dans le quartier tout désigné du Bel-Air et bordé par le temple bouddhiste tibétain de Kagyu-Dzong. Si le coeur leur en dit... Le canotage y est permis sur 12 hectares, à l'abri des regards.
L'expérimentation devrait démarrer à l'été 2017. Si elle est concluante, et elle le sera en fonction des membre de la commission ad hoc constituée, elle pourrait être appliquée à d'autres lieux dans Paris, permettant ainsi aux naturistes de ne pas rester cantonner à un seul parc.

Est-ce que ça existe ailleurs ?

Si les autres le font, c'est forcément que c'est bien... C'est aussi que les Français sont à la traîne, mais que les élus de gauche regarde beaucoup par dessus le mur. Plusieurs métropoles européennes ont déjà autorisé la pratique du naturisme dans des lieux publics.
En Allemagne, à Berlin ou Munich par exemple, existent des espaces où cohabitent naturistes et personnes vêtues, pour certains depuis les années 1970. Sans que cela pose problème à la population, toutes générations confondues et donc les enfants. On demande à voir ! La campagne de Ségolène Royal contre le string à l'école paraît bien ...dépassé du pantalon et des esprits. Pour les bonnes adresses, signalons un segment - ne parlons surtout pas de ghetto - de la plage du Wannsee, le plus grand lac en bordure de Berlin, ci-contre, réservé aux naturistes, rapporte Le Point, mais contre un droit d'entrée de 9 euros. Passée la barre des 25 degrés, les Berlinois sont même autorisés à se déshabiller aux abords de petits lacs du centre-ville ou dans le parc du Tiergarten, tout proche de la chancellerie.

En France, la pratique fait de plus en plus d'adeptes. La Fédération française de naturisme a d'ailleurs recensé une hausse considérable de ses adhérents. "Deux millions de personnes pratiquent le naturisme en France", a rappelé samedi, sur Europe 1, David Belliard, co-président du groupe Europe Écologie-Les Verts au Conseil de Paris, ancien conseiller de Paris du 11e arrondissement et ex-directeur général adjoint de Sidaction.
En 2011, à l'occasion d'un dossier que consacre le magazine LGBT Têtu à la nouvelle génération en politique, cet activiste a rendu publique son homosexualité.
Mitterrand-Lang
En 2012, il co-signe dans Le Monde une tribune intitulée 'Sortons du placard', incitant les personnalités à faire leur coming-out
. En 2013, il fit partie des signataires du manifeste publié dans Libération pour la création d’une association de journalistes LGBT. En 2013, pour dénoncer l’homophobie du gouvernement russe, il participe avec Christophe Najdovski, adjoint de Bertrand Delanoe, à un kiss-in devant l’ambassade de Russie. En 2014, il publie, dans Libération, une tribune "pour en finir vraiment avec Eddy Bellegueule", où il critique la réception du livre d’Édouard Louis.
Dans le cadre de son mandat au Conseil de Paris, il relance notamment l’idée de la création d’un centre d’archives LGBT à Paris. En décembre 2015, il fait partie de la liste des 50 personnalités qu'il faudra suivre en 2016 par le média LGBT Yagg
A Paris, seule la piscine couverte Roger-Le-Gall, dans le 12ème arrondissement, propose des créneaux de baignade aux naturistes. L'été, Parisiens et touristes sont alors contraints de faire route vers le sud de la France, au Cap d'Agde par exemple.


Cela pose-t-il des problèmes de sécurité ?

Après la provocation estivale et sulfureuse de musulmans intégristes partisans du burkini dans l'espace public et donc laïc, la question de l'habillement dans l'espace public semble de plus en plus épineuse à Paris comme dans le reste du pays. 
La question  se pose de la sécurisation d'un lieu public dans lequel les naturistes côtoieraient les "textiles". Malgré l'état d'urgence ! Il ne s'agit pourtant pas d'une priorité pour le groupe écologiste de Paris. "Comme on ne peut pas mettre une policier derrière chaque personne âgée qui se promène dans la rue avec son sac à main, on ne peut pas protéger tous les naturistes", illustre Hélène Bracon peu concernée par les réactions des enfants. 

Les femmes en burkini seront autorisées dans l'espace naturiste ?
Un "camp décolonial" s'est tenu à Reims du 25 au 28 août 2016. Présenté comme "un séminaire de formation à l'antiracisme politique", il était
destiné "uniquement aux personnes subissant à titre personnel le racisme d'État en contexte français" et excluant donc les Français blancs de peau.

Se former à "l'antiracisme politique" n'est pas possible aux  Blancs de France. Il et des espace dans ce pays des libertés où des exogènes imposent aux indigènes européens de montrer patte blanche. Le camp était autorisé, bien que discriminatoire puisqu'expressément réservé "aux personnes subissant à titre personnel le racisme d'Etat en contexte français".

Hollande et Cazeneuve autorisent qu'on ne mélange pas les torchons et les serviettes. C'est du communautarisme au degré raciste. "En contexte français", le Français est victime du délit de sale gueule.  "Interdit aux Blancs", comme il était inscrit "Interdit aux Noirs" dans les établissements publics de l'Amérique ségrégationniste. 

Pour le même motif ségrégationniste, impossible d'assister aux rencontres organisées à l'université de Paris-VIII, où il était précisé : "Paroles non blanches". Pour préparer les travaux, les concepteurs de ce huis-clos avaient décidé de constituer un "groupe de réflexion organisé en non-mixité". Pas question de mélanger les Blancs et les autres, fût-ce pour lutter de concert contre tous les racismes et toutes les exclusions. La France étant décrétée blanche, coloniale et raciste, tout Blanc est raciste et chacun s'est donc découvert raciste à l'insu de son plein gré. Se réveiller porteur d'une étoile jaune est-il un juste retour des choses ? On connaissait le réflexe identitaire d'une extrême droite qui rêve d'une France blanche? Mais nous n'avons pas encore tout vu.
  Demain, les ayatollahs nous feront-ils embarquer pour un Vel'd'Hiv ? 
La lutte des classes prend un tour nouveau que les bobos peinent à imaginer. Entre deux joints et six mojitos, bien que les terrasses de cafés ne leur réussissent pas ! Cerise sur le gâteau, ces nouveaux racistes venus d'ailleurs sont encouragés par de beaux esprits sensibles - des humanistes mondialistes- qui crient au "fascisme" à la moindre gesticulation du FN, ou même de la droite républicaine, alors qu'ils encouragent de la voix et du geste les chevaux fous de l'identitarisme ethnique. On a beau être blanc, il y a de quoi être vert de rage et rouge de honte.

A grands pas et à découvert, la lutte des races se développe sous leurs yeux, aboutissement d'un long mûrissement dans les esprits d'une partie des militants d'extrême-gauche. 
La décolonisation passe par la colonisation du  sol des Blancs et la négation de leur droit à leur propre sol. Bouteldja "nique" la France depuis longtemps et avec elle les rappeurs et la plupart des associations communautaristes subventionnées. En d'autres temps, on parlait d'invasions barbares, on sonnait le tocsin et les populations s'armaient. Aujourd'hui, elles culpabilisent et se rendent sans combattre.  
Estimons-nous heureux que la solution finale soit pour après-demain.

mardi 7 avril 2015

Echange bébé Rom contre BMW plus 9.000 euros

C'est dans les moeurs rom placées au-dessus des lois de la République 

Le procès d'un trafic présumé de bébés rom a débuté mardi à Marseille

Cherche preneur: prix à débattre
Au coeur de ce trafic, Ilie Ionita et ses trois beaux-frères, poursuivis pour traite d'êtres humains. Dix personnes sont poursuivies, les unes pour avoir mis des nourrissons en vente  à  quelques milliers d'euros, les autres,pour avoir accepté ces offres, parce que couples stériles. C'est "un dossier de commerce d'êtres humains", résume le président du tribunal, Fabrice Castoldi, à l'ouverture de l'audience, "un puzzle de 2.000 pièces construit autour de quatre naissances".

L'une des prévenus, Fana Moise, la mère d'un des bébés vendus, est absente. Au total, neuf personnes se sont présentées devant le tribunal : cinq acheteurs issus de la communauté des gens du voyage, et quatre Roumains, tenus pour les organisateurs du trafic par l'accusation, qui comparaissent détenus. Ilie Ionita, Roumain de 35 ans, et les compagnons de ses trois soeurs, Valeriu Rosu, 42 ans, Florian Stan, 33 ans, et Florin Coman, 25 ans comparaissent détenus devant le tribunal correctionnel de Marseille. 

Dans la pratique administrative et le langage médiatique, les "gens du voyage" désignent les Rom  de France (autrement appelés Tsiganes ou Romanichel, y compris les Manouches et les Gitans, lesquels refusent souvent l’appellation de Rom). Les "Roumains " sont des Tziganes de Roumanie et, fin 2012, Manuel Valls alors ministre de l'Intérieur a supprimé leurs primes de reconduite à la frontière (300 € par adulte et 100 € par enfant et de la prise en charge du billet d'avion).

Des mentalités qui défient les lois de la République

Rien de bien grave...
Ilie Ionita et Valeriu Rosu "ne comprennent pas pourquoi ils sont poursuivis, pour eux, ce n'est pas très grave", souligne leur avocat Daniel Roscio. 
Pour l'accusation en tout cas, qui évoque la "facilité déconcertante avec laquelle les ventes d'enfants étaient décidées", le système était sans doute en place depuis un moment, et d'autres transactions que celles qui seront jugées à Marseille ont sûrement déjà eu lieu. 

Assistés de deux interprètes, les quatre hommes interrogés par le président Fabrice Castoldi,  démentent, quitte à donner parfois des réponses évasives ou peu crédibles. Pourquoi les 8.000 à 9.000 euros - les chiffres varient au fur et à mesure des interrogatoires - et le cadeau d'une BMW par Mike et Carmen Gorgan à réception du "fils" qui vient de naître à Marseille ? "Il n'était pas question de percevoir de l'argent: j'ai pris ça comme une aide pour les funérailles de l'oncle de ma compagne", raconte Valeriu Rosu.

Valeriu Rosu est aussi accusé de "démarcher" de potentiels acheteurs en faisant, avec Ilie Ionita, le tour des caravanes des campements de gens du voyage. "Il me serait impossible de faire ça, Dieu m'en est témoin", lance-t-il. Il va même jusqu'à inverser les rôles et suggérer que c'est en réalité Mike et Carmen Gorgan qui auraient tout organisé pour "acheter" son fils né à Marseille en juillet 2013. 

Une dénonciation anonyme
Les deux concubins, eux aussi poursuivis, mais qui comparaissent libres, finissent par reconnaître que les détails financiers de l'arrangement ont bien été négociés avant la naissance du fils de Valeriu et Daniela Ionita, une Roumaine et soeur d'Ilie Ionita. Selon Carmen, l'acquéreuse, Ilie Ionita leur demanda même s'ils connaissaient d'autres couples qui pourraient être acheteurs.

Après quatre tentatives de fécondation in vitro, les demandeurs stériles paraissent prêts à tout pour avoir un enfant. Le jour de la naissance, ils accompagnent Daniela à l'hôpital dans le seul but de récupérer l'enfant, mais, placé quelques semaines plus tard, ils sont interpellés sur dénonciation anonyme attirant l'attention de la police à Marseille sur ce que l'accusation tient pour un réseau "particulièrement bien organisé".

Un trafic d'envergure

L'enquête marseillaise s'oriente très vite vers un cas similaire survenu en Corse. Cette fois, selon l'accusation, c'est un petit garçon né en mai 2013 qui a été vendu, par une autre des soeurs d'Ilie Ionita, Fana Moise, et son compagnon, Florian Coman, à un autre couple de gens du voyage
Les acheteurs, Marius Demestre et Kelly Sara, eux aussi poursuivis, ont en revanche récupéré l'enfant  à sa naissance. Agé de plus d'un an, il vit mal son placement après leur interpellation.

Deux autres cas de vente, qui n'ont pas abouti, sont également mis au jour par les enquêteurs, impliquant dans un cas encore l'enfant d'une troisième soeur d'Ilie Ionita, et dans l'autre, l'enfant d'un autre couple. A chaque fois, le prix à débattre varie entre 5.000 et 10.000 euros par enfant. Une fois l'accord passé, les acheteurs sont chargés d'accueillir jusqu'à son accouchement la mère biologique de l'enfant, acheminée depuis la Roumanie, avant de déclarer l'enfant auprès des autorités françaises.

A Ilie Ionita, Jonathan Demestre, le frère de Marius, proposa, quant à lui, 5.000 euros et un véhicule : "C'était pas assez. Il m'a demandé 8.000 euros et le (Mercedes) Sprinter", se rappelle le jeune homme à la barre, à propos d'une des deux transactions qui n'aboutira pas. Les producteurs encourent 10 ans d'emprisonnement.

GPA : "Si je peux permettre à une autre femme d'être mère, ça vaut le coup" 

Aimee Melton, sage-femme et mère de 3 enfants, a fait le choix de devenir mère porteuse pour Sarah, qui ne pouvait pas porter de bébé après un cancer de l'endomètre. Aujourd'hui, Oscar, l'enfant qu'elle a fabriqué à la demande, à 3 ans et demi. La productrice explique un choix assumé et réfléchi qu'elle ne regrette pas une seconde.
Mère porteuse, GPA et trafic d'êtres humains, cherchez la différence.

samedi 3 janvier 2015

Immigration: la pompe aspirante de l'UE fait les affaires des passeurs

Les passeurs adaptent leurs méthodes à la législation européenne 

Un business lucratif qui n'indigne pas la gauche

Ces trafiquants d'êtres humains ont changé de stratégie et d'échelle pour rançonner toujours plus les migrants. En 48 heures, cette semaine, les autorités italiennes ont dû secourir plus d'un millier de passagers clandestins abandonnés en Méditerranée à bord de deux bateaux-fantômes.
Ce vendredi 2 janvier, les garde-côtes italiens ont hélitreuillé six hommes sur le cargo Ezadeen avec à son bord 450 personnes, mais sans équipage, à 35 km du port de Crotone en Calabre. Ils ont pu remettre les moteurs en marche et porter assistance aux passagers."Tout le monde se porte bien. On a apporté de la nourriture et de l'eau. Les gens sont calmes et on pilote le navire jusque vers nos côtés au Nord-Ouest", déclare Filippo Marini, porte-paroles des garde-côtes.
Le cargo se rendait en France
L'Ezadeen était parti, le 11 octobre, de Tartous, en Syrie, a fait escale à Chypre, le 19 décembre, et se rendait à Sète, en France. Il y a deux jours, l'Italie avait déjà dû secourir le Blue Sky M, un autre navire qui transportait 900 clandestins.

Les trafiquants ont changé de tactique

Ces deux cargos laissés à la dérive fin 2014 et début 2015 au large de l'Italie, avec au total plus de 1.500 migrants à leur bord, montrent que
 le trafic d'êtres humains a changé de braquet. Leur économie souterraine a fait prospérer les trafiquants et aux canots de pêche et autres frêles embarcations, ils préfèrent désormais de vieux navires destinés au fret ou au transport de bétail, où ils entassent plusieurs centaines de personnes qu'ils abandonnent en pleine mer pour échapper aux autorités, mettant la vie des passagers en péril.

L'agence européenne Frontex (en anglais) estime qu'un convoi entre la Libye et l'Italie avec 450 migrants à bord rapporte environ un million d'euros aux passeurs, mais cette somme peut aussi tripler. L'administration européenne dresse des constats, mais peine à endiguer le phénomène, alors que - faute de moyens -  la Marine militaire italienne met un terme à "Mare Nostrum", une opération humanitaire débutée le 15 octobre 2013, suite à la catastrophe maritime de Lampedusa, en octobre 2013. En un an, la mission a permis de secourir plus de 150.000 personnes, soit plus de 400 par jour en moyenne, et d'arrêter 351 passeurs. Elle n'a toutefois pas empêché les drames : au moins 3 300 migrants ont trouvé la mort en Méditerranée cette année.

Le 1er novembre 2014, une autre opération navale baptisée "Triton" a été lancée aux frontières de l'Europe. Elle a été confiée à Frontex, l'agence européenne de surveillance des frontières. Huit pays participent à cette opération : la France, l'Espagne, la Finlande, le Portugal, l'Islande, les Pays-Bas, la Lituanie et Malte. Cette aide consistera à mettre à disposition, à tour de rôle, du matériel technique et des gardes-frontières. Elle est pour l'instant jugée insuffisante par Frontex, qui estime avoir un besoin plus important en matériel technique.
Concrètement, Triton peut pourtant compter sur 21 navires, quatre avions, un hélicoptère et 65 officiers détachés par les Etats membres pour des rotations à durée variable. Triton permettra des patrouilles près des côtes, sur une zone comprenant le sud de la Sicile, les îles Pélages et la région de la Calabre, dans le sud de l'Italie. 

Les trafiquants ciblent désormais les zones de conflit

Le "printemps arabe" a boosté les affaires
Plus de 207.000 personnes ont entrepris la traversée de la Méditerranée en 2014, observe l'Agence des nations unies pour les réfugiés (UNHCR). Et pour la première fois, les migrants fuyant des pays en guerre ou des régimes dictatoriaux, comme la Syrie et l'Erythrée, sont majoritaires. Il s'agit de réfugiés de guerre, plus que de migrants économiques. 
Alors que les pays frères voisins sont de plus en plus réticents à accueillir, la législation communautaire européenne exerce un fort pouvoir d'attraction. "Les Syriens fuyant les bombes partent avec femmes et enfants. Issus des classes moyennes, ils disposent de ressources financières plus importantes que les autres migrants. [Ils peuvent être] médecins, ingénieurs, commerçants. (...) Les passeurs en profitent pour augmenter les tarifs", détaille Mediapart (article payant !). La traversée de la Méditerranée peut ainsi s'élever à 6 000 euros par tête sur un cargo, d'après les estimations de Frontex.

Les trafiquants
 sont devenus des hommes d'affaires

Les trafiquants endossent toutes les responsabilités: c'est autant de moins pour l'Union européenne et les états membres... S'il est parfaitement illégal, ce business repose néanmoins sur une stratégie économique digne d'une compagnie aérienne à bas coût : des "services" supplémentaires très chers. Un trafiquant tunisien arrêté en Sicile a détaillé au Daily Beast (en anglais) quelques-uns des "suppléments" proposés aux migrants, à des prix exorbitants. De l'eau et du thon en boîte atteignent 100 dollars, tandis que gilets de sauvetage et couvertures valent 200 dollars à bord de ces bateaux surchargés. Pour voyager sur le pont du cargo, "en première classe", comme l'appelle Karim El-Hamdi, c'est au moins 200 dollars de plus et 300 dollars pour un appel grâce au téléphone satellite. "Les Syriens achètent tout. Cela a poussé les trafiquants à proposer plus", explique-t-il. 

Un autre passeur assure au Guardian (en anglais) : "Je ne suis pas un criminel, j’offre un service." C'est oublier notamment les violences subies par les passagers, dont certains racontent avoir été battus, quand d'autres évoquent des passagers poignardés et jetés par-dessus bord, rapporte Frontex.

Les trafiquants achètent des vieux cargos sur internet

L'Internet est également pointé
L'âge des deux cargos à la dérive au large d'Italie, l'Ezadeen (ci-contre), immatriculé en Sierra Leone, et le Blue Sky M (ci-dessous), battant pavillon moldave, était de plus de 40 ans. Outre les canots de pêche, les réseaux de trafiquants utilisent de plus en plus des cargos d'occasion ou des bateaux attendant la casse. Ils leur permettent de transporter plus de migrants bien sûr, mais surtout de tromper les garde-côtes qui patrouillent aux frontières maritimes. "Ces bateaux - parfois pourvus d'équipage russe - sont chers et difficiles à trouver, mais la demande est très élevée (....), évoque Antonio Saccone, responsable des études à Frontex. Cela montre à quel point ces filières sont devenues puissantes et sophistiquées."

Ces vieux bateaux sont vendus partout dans le monde, "ce qui est légal", affirme David Olsen, expert du journal maritime Lloyd's List. "Ils sont vendus sur des sites internet et même sur Ebay". Ces cargos valent "moins que le prix d'un appartement à Londres". En effet, sur plusieurs sites, francetv info a trouvé des listes de cargos à vendre : des navires de 80 mètres de long, pour moins d'un million de dollars, immatriculés à Panama, en Serbie, ou même en Norvège.