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lundi 20 mai 2019

'Renaissance' (LREM) réclame un 'fact-checking' en direct pendant les débats télévisés des Européennes

Fébrile, LREM craint la contestation et recherche une aide extérieure pour encadrer l'expression libre de ses pairs


La suspicieuse quinquagénaire vit dans la crainte de ne pas être à la hauteur des argumentaires de ses brillants jeunes pairs


Résultat de recherche d'images pour "bellamy Loiseau debat Montaigne"

Après avoir d'abord refusé un débat public télévisé avec tous les 'premiers de cordée' adverses, elle a fait une exception pour Jordan Bardella, RN, considérant qu'elle ne pouvait zapper la liste qui lui dam le pion. De François-Xavier Bellamy, tête de liste LR, la capricieuse exigera finalement le huis-clos de l'Institut Montaigne, le 13 mai., mais aussi un médiateur sûr,  un homme de confiance, Dominique Seux (Les Echos, site du groupe LVMH propriété de l'homme d'affaires Bernard Arnault).
Lien PaSiDupes - Européennes : Loiseau (LREM) décline deux débats avec Bellamy (LR)La tête de liste LR cherche à qui parler mais la cage LREM est vide.

La liste du président va maintenant demander un "dispositif anti-fake news" aux chaînes de télévision.


Avec sa requête de dimanche, visant  les trois débats télévisés qui seront organisés d'ici aux élections européennes du 26 mai, la liste de La République en marche et du MoDem cultive le soupçon à l'encontre de ses listes d'opposition traitées comme des tricheurs 

Numéro 2 de la liste du mouvement présidentiel, l'ex-journaliste Pascal Canfin a révélé que LREM s'apprête à adresser cette demande insultante aux chaînes organisatrices France 2, LCI et BFMTV. "Nous allons, dès aujourd'hui, envoyer un courrier aux trois chaînes qui organisent ces trois débats pour leur demander officiellement de mettre en place un dispositif anti-mensonge, un dispositif anti-fake news en direct", a déclaré l'ex-eurodéputé écologiste, ex-ministre au Développement sous François Hollande,et tout récent ex-directeur général du WWF France, lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNEWS-Les Echos.


Une opération de la majorité macronienne pour jeter le discrédit sur l'ensemble des listes d'opposition

C
e dimanche après-midi, les trois chaînes ont fait observer aux manipulateurs de l'électorat que ces dispositifs de vérification en direct sont déjà en place lors de leurs émissions précédentes et le seront encore lors des derniers débats.


Une cellule de "trois, quatre journalistes", évidemment indépendants (Benjamin Duhamel, fils de Patrice Duhamel et de Nathalie Loiseau Saint-Cricq, neveu d’Alain, pour le service public, Ruth Elkrie,  SFR Group, propriété de l'homme d'affaires maroco-franco-libanais Patrick Drahi) et Jannick Alimi (Le Parisien, groupe LVMH) pourrait être chargée de repérer les fausses informations émises par tel ou telle responsable politique, puis de les dénoncer, via un bandeau affiché à l'écran. "Parce que la démocratie, c'est le débat sur des opinions, certes, mais aussi sur des faits qui, eux, sont incontestables", a commenté Pascal Canfin, en visant spécifiquement le Rassemblement national (RN) qui, accuse-t-il, s'est fait une "grande spécialité" des infox. 

Parmi les infox de Nathalie Loiseau, tête de liste de la majorité, ancienne candidate opposée à la liste Simone Veil aux Européennes de 1989, citons cette affirmation de ce dernier dimanche avant le scrutin, appelant à la fin d'un mouvement qui "tourne en rond", selon laquelle "le débouché politique des Gilets jaunes est plutôt à l'extrême droite".
Loiseau et Castaner n'ont pas accordé leurs pipeaux.
3Ce que j'ai vu, moi, dans les meetings où des 'gilets jaunes' se sont infiltrés, c'est que, quand nous leur avons demandé de sortir, ils ont toujours crié: 'Vive Marine' (Le Pen)", a accusé l'ex-ministre de Macron aux Affaires étrangères, dont la liste est régulièrement devancée dans les sondages par celle du Rassemblement national (RN), à une semaine des élections européennes, comme prévu par les stratèges de l'Elysée qui ont recommandé aux media et aux sondeurs, comme à leurs troupes, de répandre le slogan "Macron ou le chaos en Europe", rejouant ainsi l'acte 4 des présidentielles de 2007 et 2012, quand la stratégie de républicains serait en faveur de la "troisième voie" représentée par François-Xavier Bellamy (LR), tête de liste "Union de la droite et du centre". 
"Il y a une similitude, une proximité forte entre certains 'gilets jaunes' et le Rassemblement national", a insisté ce drôle de Loiseau, ex-candidate engagée en 1984 sur une liste de l’Union des étudiants de droite (UED), un syndicat issu du GUD (Groupe union défense), une organisation étudiante d’extrême droite aujourd’hui dissoute, qui accuse aujourd'hui, avec constance et véhémence, l'extrême droite de "jouer avec la violence". Macron va devoir vite accorder les discours de ces deux-là...

Une "cellule" de journalistes et un bandeau d'avertissement

Nathalie Loiseau, tête de liste de La République en marche aux élections européennes, enchaîne les couacs dans sa campagne.

Sans crainte d'une lourde responsabilité dans ce nouveau discrédit jeté sur la classe politique,
la majorité présidentielle assume sa contribution à la forte abstention annoncée au scrutin à un seul tour du 26 mai prochaine.
"Parce que la démocratie, c'est le débat, sur des opinions certes, mais aussi sur des faits incontestables, a estimé l'accusateur de ses propres collègues. Sinon le débat est tué, la démocratie souffre du fait que certains candidats, particulièrement ceux du RN, puissent dire absolument n'importe quoi", a-t-il insisté. Selon l'ancien allié de Hollande et Macron lorsqu'ils étaient à l'Elysée, les fact-checking que l'on trouve après les débats dans la presse arrivent trop tard et "personne ne [les] lit", a-t-il encore argué. 

Très concrètement, selon Pascal Canfin, ce dispositif doit se traduire par une "cellule de trois, quatre journalistes qui, en live, pendant le débat, vérifie si le chiffre ou l'affirmation qui viennent de sortir sont vrais ou faux". "Si c'est factuellement complètement faux, et c'est quand même une grande spécialité du RN, alors nous suggérons un bandeau en direct pendant l'émission", qui viendrait avertir les téléspectateurs que telle ou telle prise de parole est erronée. "Cela permettra d'améliorer la qualité du débat démocratique", avance le candidat LREM, posant en paragon du savoir et de la vertu. 
Tentant d'associer les autres candidats à cette initiative, Canfin a précisé que sa liste dresserait les participants contre l'orateur ou l'oratrice qui se mélangerait les pinceaux. Ce qui risque de coûter cher à sa tête de linotte, une 'serial-gaffeuse'...
Lien PaSiDupes - "Européennes : Macron et la bande à Loiseau se retrouvent dans un restaurant de luxe parisien : Macron avait tenu secrète sa visite aux candidats LREM désemparés par les bourdes de Loiseau

Addendum au florilège non-exhaustif des bourdes de Loiseau

Macron l'a sélectionnée, mais l'a répudiée. 
Difficile en effet de se tenir à jour de la somme des bulles de Nathalie Loiseau. Pourtant, elle va siéger au Parlement européen...
Lien PaSiDupes - "Européennes : Macron a-t-il chassé Loiseau et revêtu sa dépouille ? " : Macron compte-t-il aussi siéger au Parlement de Strasbourg ?

Lundi 29 avril sur France Cultureelle fit écho à la volonté de Macron de suppression de l'ENA dans une contorsion qui aurait dû être douloureuse à une ancienne directrice de l'ENA. Mais celle-ci est coutumière des reniements. La tête de liste 'Renaissance', qui n'avait pas hésité un peu plus tôt sur Radio J à se dire "soulagée qu'on donne un coup de pied dans la fourmilière", s'enfonce l'instant d'après dans la coquille de Calimero pour pointer à son tour l'entre-soi de l'école des hauts fonctionnaires : "Disons les choses : je n'ai pas été accueillie avec des fleurs, en n'étant pas ancienne de l'ENA, femme de moins de cinquante ans, j'avais l'impression d'être une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l'ENA".
Lien PaSiDupes : "Nathalie Loiseau a laissé en vrac les comptes de l'ENA" La cheffe de file de la liste présidentielle aux Européennes n'était déjà pas une affaire à la tête de l'ENA

"Romanichelle", un terme dépréciatif désignant un membre de la communauté tsigane ou rom... Ballot, pour la candidate d'un mouvement d' arrogants, qui, dans la même émission, dénonce par ailleurs "la montée des nationalismes en Europe", prenant en exemple le "recul des libertés" et la montée de l'antisémitisme dans
la Hongrie de Viktor Orban. Or, devinez qui fait aussi l'objet d'une stigmatisation dans ce même pays ? La communauté rom !
Lien PaSiDupes - "Loiseau (LREM) reconnaît s'être sentie "une romanichelle quand je suis arrivée à la tête de l'ENA" : Nathalie Loiseau, tête de liste LREM, lance une nouvelle boule puante stigmatisante

Il n'a pas 
pourtant échappé non plus  à Canfin et ses semblables que la bécasse a été confrontée à une autre de ses contradictions, au sujet de la Pologne cette fois, quand des photos de sa dernière publication, "L'Europe en BD", auteure et formateuse des jeunes esprits prise en flagrant délit d'abus de faiblesse, Nathalie Loiseau, publiée le 17 avril aux éditions Casterman, ont surgi sur les réseaux sociaux. Pour prôner la tolérance vis-à-vis des différences culturelles entre les 28 pays membres de l'Union européenne, l'auteure du texte a choisi la question du mariage des homosexuels. Faisant dire à un enfant : "Moi, je suis Polonais. Eh bien, deux garçons qui se marient, en Pologne, même pas en rêve !". Les autres personnages prennent acte de cette déclaration, avec la bénédiction du professeur qui conclut, en toute neutralité déontologique et respectueuse : "Nous avons des différences, c'est sûr, et il faut les respecter. D'ailleurs, voici la devise de l'Europe : 'Unie dans la diversité'". Oops !

Une banalisation de l'opinion homophobe que Twitter n'a pas manqué de pointer, puisque la presse sous influence des lobbies LGBT l'a tue. "Présenter des propos et comportements homophobes dans un livre destiné aux jeunes comme relevant de la diversité de l’Union européenne, c’est contribuer à la banalisation de l’homophobie. Ceci est incompréhensible et très maladroit", a notamment réagi SOS homophobie. "Triste baffe aux personnes LGBT de toute Europe qui veulent l'égalité", a écrit de son côté l'avocat et député socialiste Boris Vallaud demandant, du haut de son 1,69m : "Cette démonstration absurde marche avec tout ? L'IVG ? L'accueil des réfugiés? Avec de tels "progressistes", à quoi servent les conservateurs ?".

Pour sa défense, Loiseau se targue de l'homosexualité de ses propres frères.
Pas de quoi faire douter la reine de la brêle, qui rétorque : "Décrire la Pologne telle qu'elle est ne veut pas dire qu'on l'approuve". Un message accompagné d'un passage d'une autre de ses œuvres, son livre écrit en 2014 ("Choisissez tout"), censé la dédouaner de tout soupçon d'homophobie : "Gais, il l'étaient tous et ils étaient tous gays. Le Paris de la mode, c'est eux, leur fantaisie, leur lucidité parfois noire et souvent drôle, leur capacité à jouer à fond la comédie de la mode et à en connaître la vanité… J'ai commencé avec eux un bout de chemin que je n'ai plus jamais arrêté [arr^ter un chemin?]. Minorités extralucides, mes frères homosexuels observent, analysent décryptent le mainstream comme personne"… Soit plus de clichés en une page que dans un livre entier de Yann Arthus-Bertrand, n'admettra jamais Canfin...
Constatant la faible adhésion à sa laborieuse démonstration, revoilà l'ancienne ministre qui s'enferre, s'en prenant dans un tweet solennel à Jaroslav Kaczynski - soupçonné d'homosexualité - pour manifester son opposition au leader du parti conservateur nationaliste polonais (PiS) dont est issu l’actuel président polonais : "L’homophobie de Jaroslav Kaczynski, qui désigne les LGBT comme une 'menace contre la Pologne', est en réalité une menace contre les valeurs de l’Europe. Ne laissons pas l’obscurantisme gagner en Europe". Estime-t-elle qu'à l'instar de son 'ami' polonais, les conservateurs nationalistes en sont tous ? Et que reste-il de "l'union dans la diversité des opinions" ?

Cerise sur le plantain de l'étourneau
Lien PaSiDupes - " 1989-2019 : quand Nathalie Loiseau (LREM) fut candidate sur une liste opposée à Simone Veil " Aujourd'hui, un fils Veil s'affiche sur la liste conduite par Loiseau

mercredi 27 mars 2019

Violences contre les Roms : la communauté musulmane est-elle lavée de tout soupçon ?

Après des rumeurs de rapts d'enfants et de traffic d'organes, les media mettent en cause les réseaux sociaux !

"Chasse aux Rom" en Seine-Saint-Denis : 
19 personnes en garde à vue


Des inconnus ont mené des expéditions punitives contre la communauté Rom, après une rumeur selon laquelle des Tziganes auraient tenté d’enlever des enfants et des adolescents dans les rues de leurs villes. 

Dans la nuit du lundi 25 au mardi 26 mars, plusieurs individus ont alors tenté de mener des expéditions punitives contre la communauté Rom en Seine-Saint-Denis. 

Un dispositif de sécurisation a été mise en place sur le département par les effectifs locaux de la Bac en Seine St Denis et à Paris.Le fait démographique marquant est que la moitié de cette population se trouve concentrée dans cinq départements de la région parisienne. Si l'on y ajoute une dizaine de départements de province, comprenant notamment les agglomérations de Lille, Marseille, Lyon, Nantes, Toulouse, Nice, Strasbourg, Montpellier et Grenoble, on parvient à 85 % des implantations", expliquent les rapporteurs. Enfin, ceux-ci ont estimé la population rom à plus de 20.000 personnes, "fourchette basse" de l'estimation faite par les associations qui oscille entre 15.000 et 20.000. "Cette incertitude sur 20 % à 25 % de la population ne peut pas être réduite en raison de l'imprécision et de l'hétérogénéité des types de décomptes actuels." 
La vérité se situerait de fait à 350.000 Rom en France. Valls, le ministre socialiste de l'Intérieur avait provoqué des cris d'orfraie, en niant la volonté d'intégration d'une majorité de Rom. Tout en donnant "raison au ministre de s'inquiéter de l'exaspération de nombreux citoyens", le député Razzi Hammadi a précisé qu'il n'aurait "pas employé les mêmes mots".

Entre 20 heures et 3 heures du matin, au moins 3 expéditions ont eu lieu dans le département. 
A Clichy sous Bois (38,33 % d'immigrés), une vingtaine d’individus armés de bâtons se sont introduits dans un pavillon squatté par 23 membres de la communauté Rom qui ont dû prendre la fuite. Poursuivis par les malfaiteurs, ils se sont réfugiés dans une grande surface située à proximité. Cette agression a conduit à l'interpellation de 5 hommes, dont rien n'a filtré sur l' identité. Deux policiers ont été légèrement blessés.

A Bobigny (38,55 %), une cinquantaine d’individus armés de couteaux et de bâtons ont incendié 2 camionnettes de Rom et un véhicule particulier, en bordure de la nationale RN3. Les forces de l'ordre ont interpellé 7 "personnes" qui ne semblent pas avoir quelle que caractéristique ethnique que ce soit. 
Dans cette même ville, une rixe a éclaté entre des Rom et une quinzaine d’"individus" armés qui avaient suivi une camionnette. Cela a donné lieu à 5 interpellations. Des incidents ont également été signalés à Aubervilliers (42,83 %), Noisy-le-Sec et Bondy (30,90 %). Etrangement, les victimes sont interpellées et identifiées, mais les agresseurs ne le sont pas...


Ces faits font suite à une rumeur qui circule dans le département de Seine-Saint-Denis depuis quelques jours, selon laquelle des personnes de la communauté Rom tenteraient d’enlever des enfants et des adolescents dans les rues de leurs villes. La préfecture a déjà communiqué en indiquant qu’il s’agissait d’une 'fake news'.
La police a eu besoin de nombreux renforts tout au long de la soirée. Les forces de l'ordre ont procédé à l'interpellation de 20 individus. Mardi soir, 19 suspects étaient placés en garde à vue.

Les chiffres ne sont pas une information sur les auteurs des "infox". 
Alors que les députés de la majorité présidentielle se répand sur les media accueillant pour certifier que tout va mieux qu'avant, quel que soit le domaine considéré, les statistiques ne servent qu'à masquer l'embarras du pouvoir qui veut, par peur, éviter l'affrontement avec la population à dominante musulmane de Seine-Saint-Denis. Elle se dit chez elle dans le 9.3, à l'exclusion de tout autre.

Le gouvernement dénonce des "dérives inacceptables". Et puis voilà !

Benjamin Griveaux a rappelé "la nécessité absolue de lutter contre les 'fake news'". De son côté, le chef de file des députés LREM Gilles Le Gendre s'est déclaré "très favorable" à des sanctions financières à l'encontre des réseaux sociaux. 

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a qualifié mercredi 27 mars de "dérives inacceptables" les violences qui ont visé des Rom. Face à la rumeur sur les réseaux sociaux et aux expéditions punitives consécutives aux rumeurs d'enlèvements d'enfants et d'adolescents pour des prélèvements d'organes ou pour la prostitution, "il faut qu'on puisse adapter nos réponses, à la fois judiciaires, pénales, à la violence qu'on peut aujourd'hui constater et aux dérives absolument inacceptables qui visent en particulier la communauté rom depuis quelques jours", a déclaré - aussi finement qu'utilement - Griveaux, le représentant du gouvernement à l'issue du Conseil des ministres.


C'est "la démonstration de la nécessité absolue de lutter contre les 'fake news'", a encore commenté Benjamin Griveaux, en soulignant "l'importance de l'information, de la qualité des sources, (...) et du travail journalistique" et le besoin "de faire la différence entre des sites d'information et des sites de propagande, entre des sites d'information qui ont pignon sur rue et des sites complotistes, conspirationnistes". Une analyse conventionnelle et superficielle  faisant une large place, précisément, aux rumeurs de complot partout d'un gouvernement paranoïaque, mais notamment sur Facebook et WhatsApp ou Twitter qui épargneraient les media globalement dignes de fois, comme peuvent l'être les sondages...   

"Il faudra que les réseaux sociaux se donnent les moyens d'être transparents"

Alors que près d'une demi-douzaine de proches collaborateurs de l'Elysée ont des comptes à rendre à la justice pour leur manque de transparence et, rappelons-le, pour dissimulation de conflit d'intérêts ou pour faux témoignages, "c'est aussi le travail (...) des responsables politiques, membres du gouvernement, parlementaires, élus locaux de, en permanence, rappeler la rationalité du débat politique", a ajouté Griveaux. Débat qu'Edouard Philippe et Richard Ferrand reprochent au Sénat de mener sur les affaires Benalla qui impliquent des hommes de confiance de Macron puisque, depuis deux semaines, ces républicains vertueux boycottent les rencontres avec le président du Sénat. 

Le porte-parole souligne en outre que cette séquence trouble tombe à pic pour justifier la volonté du pouvoir macronien de museler les internautes. 
"Quand on voit que ce type de rumeurs, propagées de manière extrêmement virale et extrêmement organisée sur les réseaux sociaux, ont pour conséquence de la violence, la stigmatisation d'une communauté (...), c'est évidemment détestable", a ajouté le porte-parole du gouvernement. 


Le parti du président élude la question de l'identité présumée des auteurs de la rumeur

Se retranchant dans l'amalgame fourre-tout et systématique des "fake-news"sur internet, le chef de peloton des députés En Marche !, Gilles Le Gendre, s'est dit "très favorable" à des sanctions financières à l'encontre des réseaux sociaux"le cas échéant (...)même si "techniquement, c'est très compliqué de déterminer qui est derrière tout cela," admet, en même temps, le député finaud de Paris. "Il faudra que les réseaux sociaux, les plateformes se donnent les moyens d'être très transparents sur ces sujets-là", a-t-il ajouté, mercredi matin sur Franceinfo. LREM délègue à d'autres à chaque fois que le sujet est sensible : la piste de la rumeur pourrait ainsi passer par les quartiers en guerre permanente avec les Rom.

L'élu LREM a rappelé que les députés avait "un énorme chantier concernant les 'fake news', le complotisme, la manipulation. Nous l'attaquons par petits bouts. Nous allons voter bientôt une proposition de loi sur les propos haineux sur internet. C'est une première étape." 
Les attaques de Rom sont-elles utiles à la justification du projet gouvernemental de mise au pas des internautes ? Alors, leurs auteurs seraient de mèche !...

 

mardi 26 septembre 2017

Migrants: la présidente de Région Ile-de-France met en garde le gouvernement


Valérie Pécresse fait valoir que l'Ile-de-France doit déjà faire face à "plus de 100 bidonvilles"

"La cote d'alerte est clairement dépassée, a prévenu V. Pécresse


Au lendemain de l'annonce de l'ouverture de centres de "pré-orientation" pour les migrants, la présidente LR de la Région Ile-de-France  a réagi mardi. 
"Donc je ne peux pas être hostile à la création de centres d'orientation des migrants, mais le sujet n'est pas là", a-t-elle poursuivi. "Le sujet est comment est-ce qu'on raccompagne chez eux tous les étrangers en situation irrégulière qui aujourd'hui thrombosent nos centres d'hébergement d'urgence".

Comme s'il ignorait la situation en annonçant lundi l'ouverture de ces centrespour les migrants en Ile-de-France, le préfet d'Ile-de-France, Michel Cadot, le représentant du ministère de l'Intérieur, a parié sur un examen rapide de leur situation administrative.

"Je demande aujourd'hui au gouvernement d'agir", a martelé Pécresse

Le plus grand camp installé sur la "Petite ceinture"de Paris, entre les portes des Poissonniers et Clignancourt à Paris : "On est Européens, pourquoi on n'a pas de droits ?" demandent des dizaines de Rom d'un bidonville qui a compté jusqu'à 400 habitants, installés depuis des mois sur une voie de chemin de fer désaffectée dans le nord de Paris.
"Nous avons besoin aujourd'hui que le gouvernement, tous les mois, nous informe des reconduites effectives à la frontière qu'il va pratiquer", a déclaré Valérie Pécresse. "Nous avons besoin de cette transparence". Le gouvernement dit 'quand on est clandestin, on doit rentrer chez soi', eh bien qu'il le prouve".

"Ca fait des mois et des mois qu'on laisse arriver les migrants sans rien faire (...) et on a des personnes qui dorment dans la rue, dans des situations indignes, indignes aussi pour les riverains qui doivent subir des nuisances épouvantables".

La présidente de la région IDF a également dénoncé "une forme de double langage" de la maire PS de Paris, Anne Hidalgo. 
Résultat de recherche d'images pour "pecresse Macron Hidalgo""A la fois la maire de Paris dit qu'elle veut accueillir,donc il y a un appel d'air et, en même temps, on voit bien que sa première préoccupation est surtout de déplacer en banlieue les migrants qu'elle ne saurait voir dans Paris".

"Moi, je suis responsable de la cohésion d'un territoire de 12 millions d'habitants, les habitants de tous les départements d'Ile-de-France ont la même dignité, ce n'est pas aux départements de la banlieue de subir les nuisances que Paris ne veut pas subir", a-t-elle insisté.

lundi 28 septembre 2015

Isère, département criminogène: encore un mort par balles près de Grenoble

Taubira: plus ils sont de morts, moins les prisons sont encombrées ?

La victime était 
connue des services de police

L'homme était connu des services de police pour association de malfaiteurs et avait lui même été mis en cause dans des règlements de compte entre malfaiteurs. Son frère avait été tué lors d'un règlement de comptes en 2007, selon la même source. La police judiciaire était présente sur les lieux du crime lundi matin.

Agé de 29 ans, le repris de justice était en liberté quand il a été tué par balles lundi matin à Saint-Martin-d'Hères
Au printemps 2012, des jeunes d’un quartier 
de St-Martin d’Hères sont au centre d'une enquête 
sociologique sur leur... imaginaire 
commune communiste (depuis 1945) de 38.000 habitants, limitrophe de Grenoble, ville écolo où, depuis plusieurs mois, s'amoncellent les victimes de mort violente comme pesticide sur la salade. Cette riante agglomération de Grenoble possède deux mosquées, outre une grande mosquée en construction (ci-dessous), compte tenu de la forte communauté musulmane.
Le Dauphiné Libéré précise que la victime a été tuée en pleine rue, au volant de sa voiture, alors qu'elle se rendait vraisemblablement à sa salle de sports.
Les mosquées en France sont près de 3.000, un nombre croissant 
qui s’explique par une pratique de plus en plus élevée chez la jeune génération

Une ville agitée d'affrontements inter-communautaires

Le 11 septembre dernier à Saint-Martin-d’Hères, des Rom ont été délogés par des riverains hostiles. 
Des habitants d'un quartier de Saint-Martin-d'Hères ont forcé une famille rom à quitter, sous les cris et les insultes, la maison inoccupée qu'ils squattaient depuis trois jours. Cette famille avait été évacuée fin juillet du bidonville d'Esmonin, à Grenoble, où elle vivait avec 300 autres personnes. La famille est installée depuis plusieurs années dans la région, où les enfants sont scolarisés.

La scène s'est déroulée vendredi 11 septembre.
Si les altercations entre Rom et riverains ne sont pas inhabituelles, notamment lors d'évacuations de campements, cette expulsion s'est déroulée dans une atmosphère particulièrement tendue et en dehors de tout cadre légal. La présence d'une caméra ne calme pas la colère de la foule.

A l'appel du propriétaire du bâtiment squatté, quelques dizaines de personnes se sont réunies devant la maison,
avenue Romain-Rolland. Elles secouent le portail, lèvent les poings, hurlent – "on veut rentrer !" Certains tentent de s'opposer à la foule mais le dialogue est impossible. Les insultes fusent.

Quinze jours plus tard, une rafale de balles
Une dizaine de coups de feu aurait été tirée. L'homme a été atteint par trois (voire quatre) projectiles et est mort sur le coup, son véhicule Scénic continuant à reculer sur quelques mètres. Selon Le Dauphiné, huit balles auraient été tirées lors de ce règlement de comptes.
Cette affaire, qui n'est pas liée aux règlements de comptes enregistrés ces dernières semaines dans l'agglomération de Grenoble, mais plutôt à la guerre des gangs qui avait ensanglanté le milieu grenoblois en 2007, notamment.

Toni Musulin
 a fait la 'renommée' de la ville

Ce convoyeur de fonds d'origine yougoslave avait effectué un chargement à la Banque de France au cours de sa tournée, avant de disparaître dans la nature, laissant ses deux collègues convoyeurs sur place. Il avait détourné 11,6 millions d'euros à Lyon. Des internautes lui consacrèrent une dizaine de sites internet et de groupes Facebook en le présentant comme un 'héros', face aux banques qu'ils jugeaient responsables de la crise financière: on est en 2009. L'affaire a inspiré un téléfilm...

Il n'est pas exclu que le maire communiste de la commune accueille des migrants syriens.

vendredi 11 septembre 2015

Cohérence: l'ONU fustige la France qui expulse des Rom mais accueille des Syriens à bras ouverts à sa demande

L'ONU fustige les expulsions systématiques de Rom en France

Le haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme appelle la France à "remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive".
Evacuation au bulldozer du bidonville rom du Samaritain à La Courneuve (93), à la demande de Gilles Poux, maire PCF qui affirme :
"On ne peut plus gérer les bidonvilles rom"



Le haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme, le prince jordanien Zeid Ra'ad Al Hussein, a dénoncé vendredi la politique de Hollande menée par Manuel Valls, deux semaines après l'évacuation contestée de l'un des plus vieux bidonvilles du pays. 



La presse avait pourtant véhiculé les éléments de langage de Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur qui assurait que l'expulsion s'était déroulée dans le respect scrupuleux des règles, 




aussitôt salué par l'approbation de France Terre d'Asile, mais par le silence complice d'autres, tels DAL ou aussi RESF qui se montre aux côtés des migrants du Pont Charles-de-Gaulle, ci-dessous...
Sous le pont Charles-de-Gaulle, à deux pas de la gare d’Austerlitz et de lieux branchés comme la cité de la Mode ou le Wanderlust, 175 migrants attendaient sous deux rangées de tente et environ 80 sur des matelas et des tapis de fortune. Ils avaient pénétré sur le sol national, en provenance du Soudan et de la corne de l’Afrique, pour la majorité: Somalie, Ethiopie, Erythrée, Tchad.





"Il apparaît de plus en plus clairement qu'il existe une politique nationale systématique d'expulsions de force des Roms", a affirmé le haut-commissaire dans un communiqué, appelant les autorités françaises à "remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive".
En fonction depuis le 1er septembre 2014, le prince Zeid Ra’ad Al Hussein est le septième titulaire de ce poste de plus haut dirigeant du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) et le premier asiatique, le premier musulman et le premier arabe à l’occuper.


La France donne du fil à retordre au haut-commissaire jordanien empêtré dans l’affaire des viols commis en Centrafrique par... des soldats français

En pleine tourmente de l’affaire Anders Kompass, l’un de ses adjoints qu’il avait suspendu pour avoir transmis à Paris des informations confidentielles sur des enfants violés par des soldats français en Centrafrique, Zeid Ra’ad al-Hussein est venu s’expliquer devant le personnel au Palais Wilson, le siège du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Il ne s’est pas assis à la tribune. "N’y voyez pas le signe que j’ai démissionné, en tout cas pas encore", a plaisanté le haut-commissaire, comme il le fait souvent pour dédramatiser les situations les plus inconfortables.
Le diplomate jordanien, ancien ambassadeur de son pays au Conseil de sécurité de l’ONU et membre de la famille royale hachémite, affronte sa pire crise. Depuis qu’il est arrivé à Genève l’été dernier, sa première tâche aura été de couper dans les programmes de l’organisation, pourtant de plus en plus sollicitée par les multiples crises dans le monde.

Le haut-commissaire est la voix des victimes. Ces dernières semaines, Zeid Ra’ad al-Hussein n’a pas hésité à dénoncer les pertes civiles causées par les frappes de la coalition menée par l’Arabie saoudite sur le Yémen, s’attirant les foudres des Saoudiens, ou les crimes d’une milice pro-gouvernementale au Burundi. Pour l’ouverture en juin dernier de la 29e session du Conseil des droits de l’homme, il a rappellé une nouvelle fois les Etats à leurs obligations en matière de respect des libertés. Sans aucun pouvoir de coercition, il ne peut compter que sur sa force de persuasion et son autorité morale.

Le haut-commissariat est aussi secoué par les accusations d’Anders Kompass. Le Suédois, qui a obtenu sa réintégration provisoire au grand dam de son chef, assure qu’il a stoppé les abus contre les enfants. Zeid Ra’ad al-Hussein rétorque qu’il aurait d’abord dû protéger l’identité des victimes.
Le débat s'ouvre sur la manière de traiter les informations, le moment de les rendre publiques ou de les transmettre aux gouvernements concernés, les premiers à pouvoir engager des poursuites.

Au Palais Wilson, les partisans d’Anders Kompass drapent le Suédois dans les habits d’un lanceur d’alerte et soupçonne la bureaucratie onusienne d’avoir voulu étouffer les viols "présumés" commis par les soldats français. Anders Kompass accuse en effet le Français Hervé Ladsous, le sous-secrétaire général des Nations unies responsable des opérations de maintien de la paix, d’avoir réclamé sa tête.

Zeid Ra’ad al-Hussein a pour lui sa réputation d’intransigeance contre les abus sexuels commis par les Casques bleus. Chargé d’enquêter par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, il avait rendu un rapport marquant qui prône la tolérance zéro. "Personne n’a le monopole de l’indignation", déclarait-il récemment devant les media, dans une allusion à Anders Kompass. Le Suédois est toujours visé par une action disciplinaire. Une autre enquête, beaucoup plus large, a été ouverte par Ban Ki-moon pour examiner la gestion par l’ONU des viols en Centrafrique.
En attendant les résultats de ces deux procédures, aucun diplomate ne s’en prend ouvertement au haut-commissaire, arrivé à Genève avec une image flatteuse. Tout au plus certains dénoncent des erreurs de communication.
L’organisation est aussi en pleine réorganisation. 
Zeid Ra’ad al-Hussein veut délocaliser une partie du personnel à Addis-Abeba, Dakar, Bangkok ou Amman. La division dirigée par Anders Kompass sera la première concernée par ces mesures d’économie. Le haut-commissaire a prévenu le personnel que la délocalisation annoncée en territoires musulmans (ou bouddhiste: Ban Ki-moon est Coréen) n'est pas négociable : "L’organisation va changer et le mieux est que vous vous y prépariez mentalement plutôt que d’être dans le déni."