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vendredi 11 septembre 2015

Cohérence: l'ONU fustige la France qui expulse des Rom mais accueille des Syriens à bras ouverts à sa demande

L'ONU fustige les expulsions systématiques de Rom en France

Le haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme appelle la France à "remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive".
Evacuation au bulldozer du bidonville rom du Samaritain à La Courneuve (93), à la demande de Gilles Poux, maire PCF qui affirme :
"On ne peut plus gérer les bidonvilles rom"



Le haut-commissaire de l'ONU aux Droits de l'homme, le prince jordanien Zeid Ra'ad Al Hussein, a dénoncé vendredi la politique de Hollande menée par Manuel Valls, deux semaines après l'évacuation contestée de l'un des plus vieux bidonvilles du pays. 



La presse avait pourtant véhiculé les éléments de langage de Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur qui assurait que l'expulsion s'était déroulée dans le respect scrupuleux des règles, 




aussitôt salué par l'approbation de France Terre d'Asile, mais par le silence complice d'autres, tels DAL ou aussi RESF qui se montre aux côtés des migrants du Pont Charles-de-Gaulle, ci-dessous...
Sous le pont Charles-de-Gaulle, à deux pas de la gare d’Austerlitz et de lieux branchés comme la cité de la Mode ou le Wanderlust, 175 migrants attendaient sous deux rangées de tente et environ 80 sur des matelas et des tapis de fortune. Ils avaient pénétré sur le sol national, en provenance du Soudan et de la corne de l’Afrique, pour la majorité: Somalie, Ethiopie, Erythrée, Tchad.





"Il apparaît de plus en plus clairement qu'il existe une politique nationale systématique d'expulsions de force des Roms", a affirmé le haut-commissaire dans un communiqué, appelant les autorités françaises à "remplacer cette politique punitive et destructrice par une politique véritablement inclusive".
En fonction depuis le 1er septembre 2014, le prince Zeid Ra’ad Al Hussein est le septième titulaire de ce poste de plus haut dirigeant du Haut-Commissariat aux droits de l’homme (HCDH) et le premier asiatique, le premier musulman et le premier arabe à l’occuper.


La France donne du fil à retordre au haut-commissaire jordanien empêtré dans l’affaire des viols commis en Centrafrique par... des soldats français

En pleine tourmente de l’affaire Anders Kompass, l’un de ses adjoints qu’il avait suspendu pour avoir transmis à Paris des informations confidentielles sur des enfants violés par des soldats français en Centrafrique, Zeid Ra’ad al-Hussein est venu s’expliquer devant le personnel au Palais Wilson, le siège du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Il ne s’est pas assis à la tribune. "N’y voyez pas le signe que j’ai démissionné, en tout cas pas encore", a plaisanté le haut-commissaire, comme il le fait souvent pour dédramatiser les situations les plus inconfortables.
Le diplomate jordanien, ancien ambassadeur de son pays au Conseil de sécurité de l’ONU et membre de la famille royale hachémite, affronte sa pire crise. Depuis qu’il est arrivé à Genève l’été dernier, sa première tâche aura été de couper dans les programmes de l’organisation, pourtant de plus en plus sollicitée par les multiples crises dans le monde.

Le haut-commissaire est la voix des victimes. Ces dernières semaines, Zeid Ra’ad al-Hussein n’a pas hésité à dénoncer les pertes civiles causées par les frappes de la coalition menée par l’Arabie saoudite sur le Yémen, s’attirant les foudres des Saoudiens, ou les crimes d’une milice pro-gouvernementale au Burundi. Pour l’ouverture en juin dernier de la 29e session du Conseil des droits de l’homme, il a rappellé une nouvelle fois les Etats à leurs obligations en matière de respect des libertés. Sans aucun pouvoir de coercition, il ne peut compter que sur sa force de persuasion et son autorité morale.

Le haut-commissariat est aussi secoué par les accusations d’Anders Kompass. Le Suédois, qui a obtenu sa réintégration provisoire au grand dam de son chef, assure qu’il a stoppé les abus contre les enfants. Zeid Ra’ad al-Hussein rétorque qu’il aurait d’abord dû protéger l’identité des victimes.
Le débat s'ouvre sur la manière de traiter les informations, le moment de les rendre publiques ou de les transmettre aux gouvernements concernés, les premiers à pouvoir engager des poursuites.

Au Palais Wilson, les partisans d’Anders Kompass drapent le Suédois dans les habits d’un lanceur d’alerte et soupçonne la bureaucratie onusienne d’avoir voulu étouffer les viols "présumés" commis par les soldats français. Anders Kompass accuse en effet le Français Hervé Ladsous, le sous-secrétaire général des Nations unies responsable des opérations de maintien de la paix, d’avoir réclamé sa tête.

Zeid Ra’ad al-Hussein a pour lui sa réputation d’intransigeance contre les abus sexuels commis par les Casques bleus. Chargé d’enquêter par le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, il avait rendu un rapport marquant qui prône la tolérance zéro. "Personne n’a le monopole de l’indignation", déclarait-il récemment devant les media, dans une allusion à Anders Kompass. Le Suédois est toujours visé par une action disciplinaire. Une autre enquête, beaucoup plus large, a été ouverte par Ban Ki-moon pour examiner la gestion par l’ONU des viols en Centrafrique.
En attendant les résultats de ces deux procédures, aucun diplomate ne s’en prend ouvertement au haut-commissaire, arrivé à Genève avec une image flatteuse. Tout au plus certains dénoncent des erreurs de communication.
L’organisation est aussi en pleine réorganisation. 
Zeid Ra’ad al-Hussein veut délocaliser une partie du personnel à Addis-Abeba, Dakar, Bangkok ou Amman. La division dirigée par Anders Kompass sera la première concernée par ces mesures d’économie. Le haut-commissaire a prévenu le personnel que la délocalisation annoncée en territoires musulmans (ou bouddhiste: Ban Ki-moon est Coréen) n'est pas négociable : "L’organisation va changer et le mieux est que vous vous y prépariez mentalement plutôt que d’être dans le déni."


samedi 16 mai 2015

Michel Sapin visé par une plainte pour faux et usage de faux

Gel des avoirs du neveu de l'ex-président centrafricain 

Une plainte pour faux et usage de faux a été déposée vendredi  contre Michel Sapin

Lunettes de Schtroumpf...
Le patron de Bercy est poursuivi devant la Cour de justice de la République pour le gel des avoirs du neveu de l’ancien président centrafricain François Bozizé.  
Bercy a décidé de geler les avoirs d'Ange Ouefio Goningai qui vit en France, mais privé de ressources.
Le neveu de l’ancien président centrafricain est accusé d’"œuvrer à la déstabilisation en Centrafrique" 
Ange Ouefio Goningai se dit très attaché à la France où il possède d'ailleurs la double nationalité. Il a commencé une carrière de footballeur dans l'équipe réserve du PSG avant de se lancer en politique en Centrafrique comme conseiller spécial du président François Bozizé.


Lorsque la guerre civile éclate, il revient en France, affirmant être resté un interlocuteur pour la diplomatie française, jusqu'en novembre dernier -avant la loi renseignement- quand il apprend qu'il figure sur une liste publiée par Bercy. Les personnes fichées sur cette liste noire sont soupçonnées par le gouvernement français de financer le terrorisme en Centrafrique, de financer en fait les anti-balaka.

Le plaignant est soupçonné d’être susceptible de commettre des actes terroristes. Des accusations infondées selon l’intéressé, qui parle de situation inacceptable.

Ouefio Goningai dénonce une cabale

Ouefio Goningai apprend aussi que ses avoirs sont gelés. Il ne peut plus disposer de sa petite fortune sur des comptes, et faire marcher le commerce. Expulsé de son logement faute de pouvoir payer un loyer, il squatte aujourd’hui le cabinet de son avocat. Son père a tenté de lui faire un virement de 200 euros, mais la banque a refusé.

Le neveu de l’ancien président centrafricain rejette les accusations de la France et dénonce une cabale. Il n’a jamais été condamné par un tribunal, mais on le prive de toutes ressources sur la base de simples suspicions, sans même qu’il puisse se défendre, affirme-t-il.
Ouefio Goningai demande à comprendre pourquoi il est fiché et figure sur cette liste. Propos recueillis par Elodie Guéguen

Une procédure administrative non contradictoire
Bercy se prévaut de directives de l’Europe et de l’ONU qui ciblent des militants politiques susceptibles de déstabiliser leur pays d’origine ou de commettre des actes terroristes. Il faut savoir que le gel des avoirs de ces potentiels terroristes ne repose sur aucune décision de justice. C'est une procédure administrative qui n'est pas contradictoire.
Une procédure choquante, estime maître Baduel, l'avocat Ouefio Goningai. Il a décidé de déposer plainte contre le ministre des Finances pour faux et usage de faux. D'autant que ce sont les avoirs de l'ensemble de la famille Boizizé qui sont gelés. 

L'ex-président Boizizé a été chassé du pouvoir par les rebelles musulmans de la Séléka, en partie des mercenaires tchadiens, libyens et soudanais menés par Michel DjotodiaLes putschistes sont pris le palais présidentiel et Michel Djotodia s'est accaparé le pouvoir.
Ce militaire l'Union des forces "démocratiques" pour le rassemblement (UFDR) qui s'est auto-proclamé président de la République en mars 2013 après le renversement et la fuite du président François Bozizé, a démissionné de ses fonctions en janvier 2014, au profit d'Alexandre-Ferdinand N'Guendet, président du Conseil national de la transition jusque janvier 2014, quand Catherine Samba-Panza, née au Tchad, chrétienne, francophone et militante des droits des femmes, a été "élue" chef de l'État de transition par le Conseil national de la transition... Et Bercy, Valls et Hollande les soutiennent.
Depuis décembre 2013, l’armée française y conduit l'opération militaire Sangaris à la demande de François Bozizé pour combattre - avec les milices d'autodéfense chrétiennes (appelées anti-balakas ) - les forces musulmanes de déstabilisation animée par la Séléka. Or, cinq militaires français sont accusés d’abus sexuels sur des enfants en Centrafrique: réalité ou intox de la Séléka ?

Maître Baduel dénonce "le travestissement" de textes de l'Union européenne: 


La plainte a été déposée ce vendredi soir à la Cour de justice de la République. Elle sera examinée par une commission des requêtes.

mercredi 29 avril 2015

Centrafrique: des soldats français accusés de viol sur enfants

Transparence: le gouvernement et l'AFP étouffent l'informationmais The Guardian la révèle

Un directeur de l'ONU a été sanctionné pour avoir lancé l'alerte 


Le haut fonctionnaire onusien  a été suspendu pour la transmission aux autorités françaises d'un rapport confidentiel sur des viols présumés sur enfants commis par douze à quinze militaires de l'opération Sangaris lancée le 5 décembre 2013. Le quotidien britannique de centre gauche "The Guardian" révèle ce que le pouvoir socialiste exemplaire occulte depuis près d'un an.

Il y a encore quelques jours, Anders Kompass dirigeait une table ronde  à l'ONU sur la question de la Palestine. Le directeur du Haut-Commissariat aux Droits de l'homme pour les opérations sur le terrain vient d'être suspendu par les Nations unies le mercredi 29 avril, annonce un article du journal britannique The Guardian pour intellos. Il lui est reproché d'avoir divulgué aux autorités françaises un rapport confidentiel de l'ONU relatif à des viols et agressions sexuelles commis par des soldats français à Bangui, capitale de la République de Centrafrique. Anders Kompass justifie sa transmission  des documents aux autorités françaises en raison de l'incapacité de l'ONU à prendre des mesures pour arrêter ces abus.

Des viols sur des enfants de 9 ans

Selon les déclarations de plusieurs garçons mineurs abusés et entendus entre mai et juin de l'année dernière par le bureau du haut-commissaire des Droits de l'homme et un spécialiste de l'UNICEF, les faits se seraient déroulés entre décembre 2013 et juin 2014, dans le cadre de l'opération de maintien de la paix internationale de la MINUSCA, Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine, suite aux attaques de la coalition essentiellement musulmane de rebelles Séléka. Ces témoignages sont-ils donc provoqués par les rebelles pour déconsidérer les troupes de sécurisation ? C'est ce que l'enquête "diligentée" par le ministre Jean-Yves Le Drian aurait déjà dû établir depuis plusieurs mois.

Les déclarations des quelques victimes identifiées laissent actuellement craindre que les victimes d'abus puissent toutefois être bien plus nombreuses. Le rapport confidentiel intitulé "Abus sexuels sur enfants par les forces militaires internationales" détaille les actes commis par des soldats français dans un centre de déplacés à l'aéroport de M'Poko, à Bangui en Centrafrique, sur des enfants affamés qu'ils étaient censés protéger. Ces enfants auraient été abusés sexuellement en échange d'argent ou de nourriture. Quelques-unes des jeunes victimes, âgées de seulement 9 à 11 ans, auraient pu décrire les soldats impliqués dans ces viols.

Une enquête française en cours à Bangui

The Guardian aurait obtenu ce rapport interne via Paula Donovan, militante américaine contre le sida et pour les droits des femmes et codirectrice de Aids-Free World, organisation internationale dédiée aux porteurs du virus du sida. Elle réclame la création dune commission d'enquête indépendante au sein de l'ONU sur ces abus sexuels commis par des soldats de la paixIl est question d'exploitation sexuelle, y compris le viol et la sodomie sur des garçons, dont certains étaient des orphelins. Un garçon de 11 ans aurait déclaré avoir été abusé quand il est allé chercher de la nourriture. Un autre de neuf ans et un ami impliquent deux soldats français au camp de déplacés. Pour Paula Donovan, "la triste vérité est que de tels abus sexuels ne sont pas rares. La réponse instinctive de l'ONU face aux violences sexuelles - ignorance, déni, dissimulation - doit être soumise à une commission d'enquête indépendante avec accès total et pleins pouvoirs".
D'ores et déjà, l'ambassadeur de Suède aux Nations unies a mis en garde les dirigeants de l'ONU : "Il ne vaudrait mieux pas que le haut-commissaire aux Droits de l'homme force" Anders Kompass à démissionner. A l'été 2014, le rapport sur ces abus sexuels a été transmis au Haut-Commissariat aux Droits de l'homme, à Genève. Comme rien ne se passait, Kompass a décidé de l'envoyer aux autorités françaises, qui ont ainsi pu envoyer des enquêteurs à Bangui.

Le lanceur d'alerte génevois devrait-il être suspendu pour avoir violé les protocoles de l'ONU, ou plutôt remercié ? Des sources au sein des Nations unies ont en effet confirmé au Guardian qu'une enquête française est effectivement en cours, en coopération avec l'ONU, à Bangui sur ces accusations d'agressions sexuelles commises par des soldats français sous mandat de l'ONU. Le ministère de la Justice a finalement confirmé ce jour que, le 31 juillet 2014, le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire portant sur ces accusations après avoir pris connaissance du rapport des Nations unies. 

Or, le mois dernier, Anders Kompass a été appelé et accusé de violation de protocoles des Nations Unies pour fuite sur les détails d'un rapport confidentiel. Les e-mails de Kompass ont été saisis  et un haut responsable de l'ONU a dit de Kompass qu' "il est de son devoir de connaître et de se conformer" aux protocoles des Nations Unies sur des documents confidentiels.

Bea Edwards, du Government Accountability Project, une organisation caritative internationale qui soutient les dénonciateurs, a condamné l'ONU pour sa chasse aux sorcières contre  le travailleur humanitaire suédois qui a agi pour mettre un terme aux abus sur enfants par ces Casques bleus en République centrafricaine"En dépit de la rhétorique officielle, il y a très peu d'engagement à la tête de l'organisation pour protéger les dénonciateurs et une forte tendance à politiser toutes les questions, quel que soit le degré d'urgence," a affirmé Edwards.

Mais le haut-fonctionnaire
 Kompass est par ailleurs accusé d'être à la solde du Maroc depuis des années, selon des sources sahraouis. Des documents confidentiels présentés sur le web par un hacker marocain  auraient dévoilés les services rendus par le Suédois, notamment des notes envoyées par l'ex-ambassadeur du Maroc à Genève, Omar Hilale. 


mercredi 29 octobre 2014

Mali: les djihadistes tuent un militaire français dans un affrontement et font deux blessés

La France paie un lourd tribut humain au Mali

La dette africaine s'alourdit
L'Elysée a annoncé ce mercredi soir la mort d'un sergent-chef français lors d'accrochages intervenus au nord du Mali
L'homme a été tué dans l'Adrar des Ifoghas, ont précisé les services de la présidence dans un communiqué, exprimant "son profond respect pour le sacrifice de ce sous-officier des forces spéciales dans le cadre d'une mission particulièrement périlleuse qui a atteint ses objectifs". 

Le militaire tué, Thomas Dupuy, natif de Toulouse et âgé de 32 ans, était un sous-officier de l'armée de l'Air et appartenait au Commando parachutiste de l'Air (CPA) n°10, basé à Orléans, a précisé M. Le Drian. "Engagé dans les armées à l'âge de 23 ans, il avait notamment servi en Afghanistan en 2011, avant de rejoindre le théâtre sahélien en août dernier. Il était un spécialiste reconnu dans les domaines de l'appui aérien, des transmissions opérationnelles et du saut à ouverture très grande hauteur", ajoute le communiqué de l'Elysée en hommage à ce sacrifice de sa vie.

Par ailleurs, deux autres militaires français ont été blessés durant cette mission menée par la force française Barkhane, a ajouté le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian dans un communiqué distinct.

L'armée française a-t-elle les moyens de la sécurisation de ses troupes? 

La France participe à l'opération Barkhane depuis le 1er août dans le nord du Mali et a dû faire face à
un "violent accrochage" avec un groupe armé terroriste, apparenté à Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique) dans la nuit de mardi à mercredi, a finalement révélé Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense. "Les combats viennent de s'achever", avait indiquéle ministre depuis l'hémicycle de l'Assemblée en fin d'après-midi
"Cette nuit, dans le cadre d'une opération planifiée de lutte contre les mouvements djihadistes au nord Mali, un violent accrochage a opposé, dans le massif de Tigharghar, la force Barkhane à un important groupe armé terroriste de type Aqmi. A l'heure où je vous parle, les combats qui se sont déroulés dans la vallée de l'Ametetai viennent à peine de s'achever", avait encore détaillé Jean-Yves Le Drian au début de la discussion sur le budget 2015 de la Défense devant les députés. 

Le vendredi 2 août dernier, un gel du budget de la Défense a été annoncé jusqu'en 2019. La loi de programmation militaire votée par la majorité présidentielle au Parlement prévoit une réduction des effectifs et des crédits d'armement et d'équipement.
Le président François Hollande a présenté la loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2014-2019 en des termes inappropriés "L'effort a été maîtrisé pour ne jamais entamer la souveraineté nationale".  

Le choix du gouvernement est de faire participer le secteur de la Défense à l'effort de rigueur budgétaire, quitte à exposer les vies de jeunes hommes, tandis que les crédits pléthoriques à l'Education ne trouvent à  s'employer dans le recrutement d'enseignants. Ainsi, le budget des armées françaises sera maintenu jusqu'en 2016  à 31,4 milliards d'euros annuels, comme en 2013, malgré l'engagement de Hollande dans trois guerres, avant de baisser à 29 milliards par an jusqu'en 2019.
En deux ans, François Hollande a engagé trois opérations militaires extérieures: le 11 janvier 2013 au Mali, le 5 décembre de la même année en Centrafrique et le 19 septembre dernier dans le ciel de l'Irak, contre l'État islamique. Début septembre 2013, si Washington et Londres n'avaient pas déclaré forfait, il aurait ordonné aux avions français de bombarder la Syrie pour "punir" Bachar el-Assad.

Si les crédits marquent encore certaine continuité, il n'en va pas de même des effectifs
Le gouvernement compte faire tomber le chiffre de 280.000 personnes (militaires et civils)  actuellement à environ 242.279 dépendant de la Défense à l'horizon 2019. La France compte y parvenir en coupant 23.500 postes, en plus des 10.175 encore à supprimer au terme de la précédente LPM 2009-2014.

3.000 militaires engagés au Sahel 

Sans donner plus de précisions, notamment sur d'éventuelles victimes, Jean-Yves Le Drian avait salué en langue de bois "le courage et la détermination de nos soldats au service de la sécurité de notre pays", à l'heure où "nos armées en ce moment sont sur plusieurs théâtres difficiles pour des missions essentielles pour/à notre sécurité".

Composée de 3.000 militaires, la force Barkhane a remplacé sur place l'opération Serval, qui a effectué des missions de 2013 à mi-2014. Elle est engagée dans la lutte contre les mouvements djihadistes dans l'ensemble du Sahel, en partenariat avec les cinq pays de la zone (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad). 

Il y a moins d'une semaine, la France a également annoncé une avancée de la force Barkhane dans le Nord-Est du Niger, pays voisin du Mali.
 Elle va y installer une base militaire pour se concentrer sur les "autoroutes" d'armements qui descendent du Sud-libyen vers le Nord Mali, via le Niger.

mardi 20 mai 2014

Hollande: sa dette envers la presse, son mépris de l'armée


Le Chef des Armées se recueille sur la dépouille d’une journaliste; le président de la République ignore celle d’un sous-officier...

Les partis-pris du Chef de l'Etat
Hollande et Pierre Bergé,
magnat de la presse socialiste
Binaire, le président de tous les Français est coutumier des postures partisanes: il aime ou il déteste. Ses incohérences manifestent certes son inconsciente vacuité intellectuelle, mais surtout sa méprisante insouciance morale qui ne craint pas de blesser. Ainsi, le "moi, président" exemplaire n'aime pas les riches quand il s'agit de la finance, mais il les cajole quand il s'agit de la presse subventionnée par l'Etat mais largement concentrée en quelques mains d'hommes d'affaires milliardaires amis (Le Monde et le Nouvel Observateur). Le même n'aime pas l'Eglise et tarde à saluer le nouveau pape, mais multiplie les gestes politiques en direction des musulmans pour s'assurer la paix sociale des banlieues en soutenant les associations qui les encadrent. 

L’ingratitude au plus haut sommet de l’Etat.
Le mardi 18 février 2014, le président Hollande a rendu hommage aux soldats musulmans morts pour la nation lors des deux guerres mondiales. "La France n'oubliera jamais le prix du sang versé", a déclaré le chef de l'Etat, venu inaugurer un monument aux morts dans l'enceinte de la Grande Mosquée de Paris.
Le 16 mars 2013, sur Twitter, l'ami Pierre Bergé retweete le message suivant : "si une bombe explose sur les Champs à cause de #laManifPourTous, c'est pas moi qui vais pleurer".

La politique de Hollande, c'est le "deux poids, deux mesures"

Le 13 mai 2014, l'Elysée annonça l'assassinat dans l'exercice de son métier de la photo-reporter Camille Lepage, en République centrafricaine, lieu d'une nouvelle intervention militaire française, comme au Mali. Elle aurait été tuée le 11 mai 2014 par des terroristes islamistes, des mercenaires tchadiens et soudanais de l'ex-Seleka. Le président partisan s'émut-il des conséquences mortelles de ses ingérences sur le continent africains? Toujours est-il que la jeune victime du fanatisme islamiste était certes de nationalité française, mais ne travaillait pas pour le service public. Elle était proche des organisations non gouvernementales, notamment Amnesty International et Médecins sans frontières et cela mérite la considération du président partisan.

Or, l'Elysée n'a manifesté aucune compassion à la mort du 8ème soldat français dans l’opération Serval au Mali.
Aucun membre du gouvernement, ni aucun élu socialiste de la majorité présidentielle, ne s'est déplacé pour accueillir la dépouille du sous-officier du 2e REPLe sergent-chef Marcel Kalafut, mort en opération au Mali - à 26 ans, comme Camille Lepage - n'a, quant à lui, reçu du pouvoir socialiste que du mépris à sa descente d’avion.  

Les légionnaires du 2e Régiment étranger de parachutistes (REP) ont rendu les honneurs mardi au camp Raffalli à Calvi (Haute-Corse) à leur frère d'armes originaire de Slovaquie (ex-Tchécoslovaquie), en présence de Le Drian.

Rappelons aussi que, pour accueillir les quatre journalistes Édouard Elias, Didier François, Nicolas Hénin et Pierre Torrès, ex-otages français libérés de Syrie après 10 mois de captivité, Hollande était à Villacoublay un dimanche matin avant 9h00, sous les caméras. 
Ils étaient déjà tous là, avec V. Trierweiler et Fabius, pour la libération de Florence Cassez, mise en scène, filmés et exhibés au nez des media et des Français, par Hollande, que l'on dit chef des Armées.  

Un ministre pour l'un, un président pour l'autre 

Comment peuvent-ils justifier une telle différence de traitement ? Faut-il comprendre que pour le chef des Armées la mort d’une journaliste  a plus de prix que celle d’un sous-officier mort pour le Mali ? Tous deux âgés de 26 ans, l'un et l'autre exerçaient un  métier à risques, mais l'un était un homme d'origine étrangère et l'autre une femme libre. Bien qu'elle ne soit pas morte pour la France, seule cette dernière victime est honorée, parce que femme et française.  
L'égalité entre les hommes et les femmes, les Français et les Français d'origine étrangère est-elle respectée en France socialiste ?

mardi 25 février 2014

Taubira s'active pour autoriser l'adoption d'enfants nés à l'étranger par PMA aux couples lesbiens

L'adoption d'enfants nés par PMA à l'étranger autorisée plus vite que prévu?

Les procureurs vont recevoir un document précisant comment doit être élargi le texte sur le mariage pour tous
  
Indifférenciation des sexes et PMA
Dans les jours prochains, le volet concernant l'adoption par un couple de lesbiennes dont l'une s'est fait inséminer à l'étranger avec don anonyme ne posera plus de problème.

Dans la majorité des cas, l'adoption est déjà accordée. Mais les procureurs d'Aix-en-Provence et de Marseille ont par exemple rendu un avis négatif dans plusieurs dossiers.

Selon un arrêt de la cour de Cassation, dans un dossier d'adoption,
les juges doivent vérifier si la situation qui leur ait soumise ne va pas ouvrir la voie à une fraude. Or, les magistrats considèrent qu'avec le recours à la PMA pour des lesbiennes à l'étranger, la filiation maternelle a été frauduleusement établie. La PMA est n effet interdite en France pour les couples homosexuels.

Taubira veut frauder la loi légalement !

"C’est écrit noir sur blanc : fraude à la loi, filiation contestée", raconte Sandrine. RMC a rencontré Sandrine et Céline, un couple de femmes mariées, près de Marseille. Elles ont un enfant de 18 mois après avoir bénéficié d’une PMA en Espagne. Mais aujourd’hui les tribunaux français refusent de valider leur procédure d'adoption. "C’est fort, c’est officiel. Après la colère ; il y a eu la peur," lance le couple lesbien, après avoir contourné la loi de son pays en se délocalisant. Mais les mamans refusent de se laisser abattre et brandissent leur enfant. "Pour moi, c’est mon fils. On ne peut pas me l’enlever," lance la mère, comme s'il était question de lui retirer son enfant ! 

L'avocate du couple, Maitre Catherine Clavin, se dit confiante... 
"La PMA n’est pas par elle-même une fraude à la loi", soutient-elle. "On combattra ces arguments qui ne méritent pas d’être là."
Au risque d'embrouiller les esprits, Céline, la mère de l'enfant, déclare à propos de son épouse: "Elle est autant mère que moi, elle s’en occupe autant que moi", ce qui n'est encore pas le problème. "Elle a été là toute la grossesse. Si demain il m’arrive quelque chose, je veux que le petit reste avec elle. Pour moi, c’est sa mère et il est hors de question qu’on lui enlève." 
Un discours sans fondement qui vise à déplacer la question de la légalité sur l'émotion. 

Taubira aura-t-elle le dernier mot. Sandrine et Céline espèrent une décision favorable comme à Lille et Montpellier. 
Avant que la sournoiserie de Taubira ne triomphe.


"C'est scandaleux. Ce n’est pas à Christiane Taubira de faire la loi. C’est gravissime, un abus de pouvoir."

VOIR et ENTENDRE Pierre Lellouche, invité de RMC Politique ce mardi 25 février sur RMC/BFMTV, et qui après le sujet de la Centrafrique et en fin d'entretien, a réagi à la note rédigée par la ministre de la Justice ouvrant la possibilité aux couples lesbiens d'adopter les enfants nés par PMA à l'étranger, pour commencer:


vendredi 14 février 2014

Centrafrique : rallonge de 400 soldats français, l'UE en annonce 1.000

Nos militaires seront-ils bientôt tous engagés à l'étranger?

Les socialistes sont décidément très portés sur la guerre

Guy Mollet (SFIO) avait envoyé des troupes sur le canal de Suez en 1956, histoire de préserver les intérêts marchands des grandes compagnies occidentales. La même année, c'est ce même socialiste qui envoie le contingent en Algérie, après avoir refusé toute solution négociée et engagé une politique répressive: pouvoirs spéciaux incluant notamment la création d'une procédure de justice militaire de "traduction directe" sans instruction et la légalisation des camps d'internement créés en 1955. 
François Hollande entretient la tradition guerrière socialiste
Non seulement il reste plus de 1400 militaires en Afghanistan, après le 31 décembre 2012, mais le président Hollande annonce une intervention militaire au Mali, le 11 janvier 2013, puis menace d'une autre, punitive, en Syrie, sans passer par un accord de l'ONU. Bien que critiqué pour son côté "va-t-en-guerre" et pour s'être fait "piégé" sur la scène internationale, il lance en décembre 2013, l'opération Sangaris en République centrafricaine. Tout cet interventionnisme en 18 mois.

Quatre cents soldats français supplémentaires iront bientôt grossir les rangs de l'opération Sangaris

La "gauche molle" a décidé de "muscler" ses effectifs, portant le nombre de soldats français à 2.000 hommes en Centrafrique, un renfort  déclaré "modeste" par son premier-ministre, Jean-Marc Ayrault, ce vendredi.
L'Union européenne envisagerait de déployer un millier de soldats, soit 500 de plus que ceux toujours attendus, a annoncé vendredi soir la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, s'adressant au Conseil de sécurité, alors que les Nations Unies insistent sur la nécessité d'un déploiement rapide de forces plus imposantes. Cette force européenne "sera sur le terrain très, très vite", a-t-elle affirmé, tout en restant dans le flou sur la date. Selon des diplomates européens, il est prévu que la force européenne se déploie à Bangui à partir du mois de mars, dans encore une quinzaine de jours. Rappelons que la deuxième guerre civile de Centrafrique a démarré fin 2012 avec une nouvelle série d'attaques de rebelles. 
La décision française de renforcer ses effectifs, prise à l'issue d'un conseil de défense restreint à l'Elysée, répond au chaos centrafricain.
Amnesty International dénonce en effet "un nettoyage ethnique", sans préciser qui sont les génocidaires... S'il était permis, nous révélerions à cet ONG ce que chacun sait. Les agresseurs sont les rebelles de la Seleka, une coalition musulmane minoritaire dans une République centrafricaine  à 80 % chrétienne. Et voilà pourquoi l'organisation -supranationale et sans aucune légitimité - fait de la rétention d'information ou tait certains détails de l'histoire...

Les rebelles musulmans continuent d'ensanglanter le pays

"Cet effort supplémentaire de 400 hommes" depuis les débuts de l'opération Sangaris, le 5 décembre, comprend le déploiement anticipé de forces de combat et de gendarmes français qui participeront ensuite à l'opération militaire de l'Union européenne dès son déploiement". Selon une source du ministère de la Défense, il s'agira d'éléments de combat d'infanterie, d'éléments pour la logistique, mais aussi d'hélicoptères pour renforcer la mobilité de Sangaris. 

Amnesty International ne connaît que les victimes musulmanes
L'organisation a dénoncé mercredi un nettoyage ethnique et un exode des musulmans. Ils sont présentés comme les victimes des anti-balaka, milices chrétiennes, qui se sont refugiées à Bangui et ses environs, sous la protection des forces militaires concentrées sur Bangui et son aéroport. Ainsi, un charnier de 13 cadavres, a été découvert de jeudi à proximité de la capitale Bangui, dans un camp abandonné des ex-Séléka, coalition rebelle musulmane

Le 22 août, suite au refus de la population civile du village de Bohong de subir les persécutions de la Seleka, le village subit de violentes représailles entraînant des dizaines de morts, des viols et des pillages, visant spécifiquement la population chrétienne. 
Réfugiés chrétiens:
aéroport de Bangui
Un millier d'habitants avaient dû quitter le village pour un exode vers l'aéroport de Bangui où ils cherchent la sécurité.
Il est par conséquent insupportable de choisir ses morts dignes de considération. Il ne s'agit donc pas de mettre dans la balance les morts des uns et des autres, mais de rétablir la vérité que certains travaillent à occulter. La présence des 1.600 militaires français de la force Sangaris et de 5.000 soldats africains de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (Misca) n'a pas permis de rompre le cycle des violences qui a fait plus de 2.000 morts et un million de déplacés, soit un quart de la population.
Selon le ministère de la Défense, "la force française a intensifié cette dernière semaine son action en province" pour tenter d'éloigner le spectre de la partition entre chrétiens et musulmans qui menace le pays et qui pourrait profiter aux extrémistes musulmants, minoritaires. Fabius appelle le Conseil de sécurité à "accélérer le déploiement d'une opération de maintien de la paix".

Ban Ki-moon parle d'instaurer "la coopération la plus forte possible"
 
Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, semble avoir reçu le message ce vendredi. Se déclarant "très inquiet par le cycle de la vengeance et des représailles" entre chrétiens et musulmans, il a lancé devant le Conseil de sécurité un appel  à une action commune. "Nous devons agir ensemble et maintenant, nous devons agir de manière décisive pour éviter le pire", a-t-il martelé. Evoquant les efforts militaires déployés sur le terrain par la France, l'Union européenne (UE) et l'Union africaine (UA), il a vu dans la crise centrafricaine une occasion d'instaurer "la coopération la plus forte possible entre les Nations unies, l'UA et l'UE". Mardi, le Conseil de sécurité se réunira une nouvelle fois sur ce dossier.

La chef de la diplomatie de l'UE,
Catherine Ashton, a promis que l'UE "travaillera avec (lui) pour assurer une opération internationale bien coordonnée si le Conseil décide qu'une opération de maintien de la paix de l'ONU est la meilleure solution. "Nous avons plus de 500 hommes", a précisé la diplomate européenne à la presse après s’être exprimée devant le Conseil de sécurité de l’ONU, ajoutant que l’UE "envisage le double de ce chiffre".

Troupes françaises de l'opération
Sangaris, le 1er février 2014
A elle seule, la France s'est engagée à deux fois plus. De son côté, elle presse également l’Union européenne d' "accélérer le déploiement de la mission EUFOR, y compris la force de gendarmerie européenne". Evoquant à Nancy le nouvel apport français, le Premier ministre a déclaré: "Ca doit être complété par un soutien plus important des Européens et un engagement plus fort au niveau humanitaire".

Une telle opération, qui verrait les 6.000 soldats des forces africaines,  la MISCA, passer sous casque bleu, nécessitera une nouvelle résolution de l'ONU. Or, l'Union africaine est pour l'instant réticente à passer le relais aux Nations unies. 

Pourvu que Vigipirate ne vienne pas exiger le rapatriement de nos troupes...