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dimanche 17 avril 2016

Nuit Debout, Finkielkraut et le triomphe de l'antisémitisme 'citoyen'

A. Finkielkraut, outragé par "fasciste" et autres insultes le visant sur la Place de la... République

Le philosophe avait voulu étudier 'Nuit Debout'  sur la place de la République


L'académicien a été maltraité par les très "pacifiques" militants "citoyens" -mais totalitaires- du mouvement gauchiste Nuit debout. Francetv.info estime qu'Alain Finkielkraut a été simplement "furieux d'avoir été ...chassé" !

Chez les binaires, d'un côté, il y a
Alain Finkielkraut et, de l'autre, Frédéric Lordon, l'économiste (CNRS, membre du collectif Les économistes atterrés et collaborateur du journal Le Monde diplomatique) idolâtré par les militants de la Nuit Debout.


Au printemps 2016, Frédéric Lordon s’engage contre la réforme Valls du Code du travail portée par la ministre El Khomri et il intervient dans un amphithéâtre de Tolbiac puis prend la parole dès la première occupation de Nuit debout sur la place de la République. Selon lui, le mouvement doit cesser de revendiquer et entrer dans "le moment de la réappropriation politique".

Venu samedi 16 avril place de la République à Paris constater par lui-même ce qu'est le phénomène dont la presse vante l'esprit  neuf, citoyen et tolérant, le philosophe a été chassé du rassemblement sous les insultes. "Casse-toi", "facho", ont crié certains militants au Français de confession israélite.

Celui-ci aurait alors "rapidement perdu son sang-froid," accuse francetvinfo.fr. Sous le coup de l'indignation, il a insulté la foule. "La scène a été filmée", précise la chaîne de service public.
VOIR et ENTENDRE le document infamant pour Nuit Debout que France Télévisions préfère ne pas diffuser:


Alain Finkielkraut ne riposte que plusieurs minutes après avoir subi une avalanche d'insultes antisémites de la part de pseudo jeunes débatteurs prétendant refaire le monde. Il revendique alors son droit au respect en tant que "personne humaine, tout de même" !
"C'était prévisible que j'allais tomber sur des demeurés"

Venu un peu plus tôt dans la soirée,  sous la conduite et la protection de l'altermondialiste Julien Bayou, eurodéputé EELV, parti participant au gouvernement Valls, le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, communiste démissionnaire, a reçu un accueil chaleureux sur la place de la République ! "Je vous apporte la solidarité d'Athènes", a-t-il lancé aux militants internationalistes.
Si le p'tit Cazeneuve cherche vraiment l'un des responsables du mouvement, il le tient... 

Quant à Alain Finkielkraut, en revanche, "je lui ai demandé s'il était venu en soutien et il m'a répondu :'Je suis simplement venu me faire un avis, mais c'était prévisible que j'allais tomber sur des demeurés'", raconte l'auteur de la vidéo sur sa page





















Une scène qui rappelle "les heures les plus sombres de notre Histoire"
Le prochain itinéraire des activistes anarcho-révolutionnaires mènera-t-il Nuit Debout au Vel'd'Hiv ?


mardi 25 février 2014

Taubira s'active pour autoriser l'adoption d'enfants nés à l'étranger par PMA aux couples lesbiens

L'adoption d'enfants nés par PMA à l'étranger autorisée plus vite que prévu?

Les procureurs vont recevoir un document précisant comment doit être élargi le texte sur le mariage pour tous
  
Indifférenciation des sexes et PMA
Dans les jours prochains, le volet concernant l'adoption par un couple de lesbiennes dont l'une s'est fait inséminer à l'étranger avec don anonyme ne posera plus de problème.

Dans la majorité des cas, l'adoption est déjà accordée. Mais les procureurs d'Aix-en-Provence et de Marseille ont par exemple rendu un avis négatif dans plusieurs dossiers.

Selon un arrêt de la cour de Cassation, dans un dossier d'adoption,
les juges doivent vérifier si la situation qui leur ait soumise ne va pas ouvrir la voie à une fraude. Or, les magistrats considèrent qu'avec le recours à la PMA pour des lesbiennes à l'étranger, la filiation maternelle a été frauduleusement établie. La PMA est n effet interdite en France pour les couples homosexuels.

Taubira veut frauder la loi légalement !

"C’est écrit noir sur blanc : fraude à la loi, filiation contestée", raconte Sandrine. RMC a rencontré Sandrine et Céline, un couple de femmes mariées, près de Marseille. Elles ont un enfant de 18 mois après avoir bénéficié d’une PMA en Espagne. Mais aujourd’hui les tribunaux français refusent de valider leur procédure d'adoption. "C’est fort, c’est officiel. Après la colère ; il y a eu la peur," lance le couple lesbien, après avoir contourné la loi de son pays en se délocalisant. Mais les mamans refusent de se laisser abattre et brandissent leur enfant. "Pour moi, c’est mon fils. On ne peut pas me l’enlever," lance la mère, comme s'il était question de lui retirer son enfant ! 

L'avocate du couple, Maitre Catherine Clavin, se dit confiante... 
"La PMA n’est pas par elle-même une fraude à la loi", soutient-elle. "On combattra ces arguments qui ne méritent pas d’être là."
Au risque d'embrouiller les esprits, Céline, la mère de l'enfant, déclare à propos de son épouse: "Elle est autant mère que moi, elle s’en occupe autant que moi", ce qui n'est encore pas le problème. "Elle a été là toute la grossesse. Si demain il m’arrive quelque chose, je veux que le petit reste avec elle. Pour moi, c’est sa mère et il est hors de question qu’on lui enlève." 
Un discours sans fondement qui vise à déplacer la question de la légalité sur l'émotion. 

Taubira aura-t-elle le dernier mot. Sandrine et Céline espèrent une décision favorable comme à Lille et Montpellier. 
Avant que la sournoiserie de Taubira ne triomphe.


"C'est scandaleux. Ce n’est pas à Christiane Taubira de faire la loi. C’est gravissime, un abus de pouvoir."

VOIR et ENTENDRE Pierre Lellouche, invité de RMC Politique ce mardi 25 février sur RMC/BFMTV, et qui après le sujet de la Centrafrique et en fin d'entretien, a réagi à la note rédigée par la ministre de la Justice ouvrant la possibilité aux couples lesbiens d'adopter les enfants nés par PMA à l'étranger, pour commencer:


samedi 20 octobre 2007

Grève des transports: les syndicats s’aiguillent sur des voies différentes

Le retour à la normal n’est toujours pas garanti jusqu’à lundi !
Des difficultés subsistent samedi dans les transports en commun en raison de la grève corporatiste pour le maintien des régimes spéciaux de retraite.
Deux jours après la mobilisation de jeudi contre la réforme, notamment chez les cheminots bénéficiaires où on a enregistré 75% de grévistes, deux syndicats –FO et Sud-rail- ont maintenu samedi leur appel à la grève, entraînant des nuisances non négligeables à la SNCF et surtout à la RATP.

Concernant le métro, le trafic était redevenu normal -seulement dans l’après-midi- sur les lignes 1, 3bis, 4, 6, 7, 7bis, 8, 9, 11 et 14. Le trafic était quasi-normal sur la ligne 6. Trois rames sur quatre circulaient sur la ligne 2, deux rames sur trois sur la ligne 5, une rame sur deux sur les lignes 3, 12 et 13 et une rame sur trois sur la ligne 10. 50% du trafic n’est pas une avancée satisfaisante, deux jours plus tard.
Le trafic est revenu quasiment à la normale sur la ligne A du RER. En revanche, le service n'était toujours pas assuré sur la ligne B en début d’après midi: les interconnections avec Nanterre-Préfecture et à la gare du Nord sont toujours suspendues.
Pour les bus et les tramways, la situation connaissait une amélioration sensible dans l'après-midi et la SNCF et la RATP se sont résolus à assurer l'acheminement des supporters au Stade de France à Saint-Denis (ligne B du RER), près de Paris, pour la finale de la Coupe du monde de rugby entre l'Afrique du Sud et l'Angleterre qui doit débuter à 21h00.
La RATP propose deux solutions aux voyageurs qui veulent se rendre au Stade de France. Elle leur conseillait de contourner les difficultés créées par les privilégiés en empruntant la ligne 13 qui assurera "une offre maximum" ou en empruntant les lignes 4 et 5 afin de rejoindre la station Gare du Nord et les RER B et D. C’est simple et acceptable?
En milieu d'après-midi, le trafic devrait être revenu à la normale pour les TGV et les trains Corail à l'exception de quelques liaisons TGV province-province, où on recense un train sur deux. Rien n’est sûr, hormis que la consigne des radicaux consiste à faire croire que tout baigne maintenant !
D’ailleurs, le trafic sur les lignes transiliennes oscille entre un train sur deux (50%) et un train sur trois (30%) : c’est galette?
En revanche, concernant les transports régionaux, le trafic des TER est désormais revenu à la normale.
Lundi, le suspense continue!
La SNCF a annoncé qu'aucun train ne circulera entre Châtelet et la gare du Nord sur les lignes B et D. Retour à la normale, affirme certains organes de presse irresponsables qui font peu cas des usagers, leurs concitoyens.On ne peut imaginer qu’ils participent à l’entretien du désordre, n’est-ce pas ?
Les syndicats de transports doivent se retrouver lundi pour décider d'une éventuelle suite au mouvement. A l'appel de Sud Rail et de Force Ouvrière, les cheminots de Marseille (et de Miramas, foyer traditionnel de la contestation extrémiste) ont décidé samedi de reconduire le mouvement de grève jusqu'à lundi matin, a annoncé l'organisation syndicale en pointe, Sud Rail, dans un communiqué. C’est galette ou c’est galère ?
"Les cheminots entendent donner un signe fort à l'ensemble des organisations syndicales qui se réuniront nationalement le 22 octobre pour qu'elles déterminent une nouvelle action nationale reconductible", peut-on lire dans le communiqué. Et les usagers, ils comptent pour du beurre dans les épinards des cheminots ?
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a proposé de recevoir les organisations syndicales à nouveau la semaine prochaine pour discuter de la réforme.
Le Premier ministre, François Fillon, a déclaré vendredi que l'allongement à 40 ans de la durée de cotisation était un sujet "qui n'était pas négociable". Question de respect pour les autres français qui n’ont pas de trains à bloquer pour s’opposer à la réforme d’un système de retraite suranné, de l’avis général , et non viable. Mais il a précisé que le gouvernement était prêt à discuter des modalités, notamment le délai pour l'alignement des régimes spéciaux sur le régime de la fonction publique. Les inégalités entre les Français vont-elles durer encore longtemps sous la pression syndicale ? Position indéfendable !
Pierre Mongin, président de la RATP, s'est lui dit prêt à ré-ouvrir la discussion dans l'entreprise, dès la semaine prochaine, sur "l'allongement progressif de la durée de vie professionnelle", selon un communiqué publié samedi par la RATP.
Les agents de conduite ont déjà fait bande à part et négocié avec la SNCF ! Ils ont obtenu un appel à la reprise du travail de la FGAAC (voir libellés PaSiDupes), majoritaire chez les conducteurs SNCF. Cet accord a été dénoncé par d'autres organisations syndicales et en particulier par la CGT, majoritaire.
5% de grévistes sur le plan national, selon la SNCF, rendent la vie dure à la vaste majorité de leurs concitoyens pour des rivalités intersyndicales internes !
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N.B.
Aux dernières élections professionnelles à la SNCF, SUD Rail est passé de la 2e à la 3e position au niveau national, tous collèges confondus (Elections des Délégués du Personnel) avec 14,51% des suffrages, derrière la CGT (43,24%) et l’UNSA (14,64%). Sa campagne avait particulièrement porté sur la défense des services publics (crédible en effet, au regard de la grève du 18 octobre 2007 !), des acquis sociaux de la profession (ce qui s’appelle des ‘privilèges’) et du système des retraites (situation quasiment unique et injuste). Maintenant, son attitude intransigeante est clairement une tentative pour reprendre la 2° place sur l’UNSA.

Grève dans l'Education nationale : front syndical dégarni

Les crânes d’œufs se sont faiblement mobilisés, jeudi dernier
La solidarité n’est plus ce qu’elle était… Les bénéficiaires des régimes spéciaux de retraite n’avaient pas fait de zèle en 2003 pour soutenir leurs camarades de la fonction publique lorsque leurs retraites avaient été alignées sur le service public. Les profs ont adressé aux derniers privilégiés la réponse du berger à la bergère. Gérard Aschiéri a la mémoire courte, mais les profs n’ont pas oublié qu’en pleine grève il avait annoncé ‘des avancées’ et fait mollir le mouvement.
Les professeurs, déjà menacés par Sa Sournoise Majesté Royal et maintenant poussés à la fuite en avant par la FSU le 18 octobre, ne s’en sont pas laissé conté par le SNES.
Le mouvement de grève a été faiblement suivi jeudi à l'Education nationale selon le ministère, qui faisait état à la mi-journée de 8,63% à 10,55% de grévistes seulement en fonction des personnels et des niveaux d'enseignement. Un revers historique pour ce syndicat dominant qui ne réussit pas à mobiliser ses troupes.
Selon les chiffres diffusés par le ministère, le mouvement était suivi par 8,63% des enseignants dans le premier degré, 9,17% dans les collèges, 10,55% dans les lycées d'enseignement professionnel, 9,88% dans les lycées d'enseignement général et 7,42% en moyenne nationale parmi les personnels techniques et administratifs.
Aucun appel à la grève n'avait été lancé dans ce secteur au niveau national (voir PaSiDupes). Des mouvements avaient lieu, notamment à l'appel du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES-FSU), dans une vingtaine d'académies pour dénoncer, notamment, le manque de moyens et les suppressions de postes. Des consignes racoleuses et permanentes qui masquaient fort mal la motivation politique de la direction, désavouée par sa base.
Les élections des représentants de personnels dans les établissements scolaires devraient logiquement confirmer le recul de ce syndicat radical jusqu’au-boutiste qui dessert les intérêts des professeurs.

mercredi 17 octobre 2007

Grèves: le service public se sert en premier et nous dessert

Les citoyens ne veulent pas marcher
Les syndicats radicaux de privilégiés ne sont d’accord que sur la grève. Xavier Bertrand, le ministre du Travail, a annoncé qu'il n'y aurait « quasiment pas de train, de bus ou de métro jeudi ». La SNCF a même annoncé que la circulation de ses trains « serait très perturbée dès mercredi soir » et recommande à ses clients « de différer leurs déplacements jusqu'à… vendredi soir ». De son côté, la RATP a indiqué qu'elle attendait « un trafic fortement perturbé ».
Le taux de participation ne devrait cependant pas atteindre les sommets de certaines journées de 1995 où aucun train n'avait roulé en France

L’objectif est essentiellement politique
, malgré l’expression du vote populaire et démocratique lors des élections présidentielles, confirmé par les Législatives de 2007. Des prises de positions solidaires parfaitement injustifiées se sont déclarées qui sont une atteinte à l’esprit républicain.
Des préavis de grève ont en effet été déposés dans 27 réseaux régionaux dont ceux de Toulouse, Montpellier et Clermont-Ferrand. « Il s'agit d'un mouvement de solidarité d'agents qui ne sont pas concernés par les régimes spéciaux, admet Bruno Gazeau, délégué général de l'Union des transports publics, qui fédère des entreprises de transport. Ils veulent aussi se faire entendre sur le sujet de leur temps de travail et de leurs salaires. » Amalgame politique et corporatiste. La loi du plus fort !
La FSU, largement communiste, veut entraîner les professeurs dont les retraites ont pourtant été déjà alignées sur le secteur privé. Les nouvelles contraintes sont déjà appliquées. Les enseignants n’ont aucun intérêt à sacrifier une journée de traitement : ils n’en ont pas les moyens. Qu’ils arrêtent de jouer les cocus ravis ! Ils se sont fait aligner avec le consentement du marxiste Gérard Aschiéri de la FSU et se sacrifier maintenant pour les privilèges des dinosaures n’a rien de romantique : le Che est mort et les profs nostalgiques de mai 68 ne sont pas de grands ados retardés.

La question est maintenant de savoir si le mouvement sera prolongé ou non au-delà de la journée de jeudi. Il n'y a pas d'unité syndicale sur le sujet. « Le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est un peu le bazar, explique un cheminot de la SNCF. C'est regrettable car tout ce qui n'est pas lisible nuit à l'efficacité de ce mouvement. »
Ils ne savent pas où ils vont mais ils y courent, comme un seul homme, comme des moutons.
Les Français ne marchent pas !

Une solidarité de façade fondée sur la diversité proche de la division
À la SNCF, la majorité des syndicats, à commencer par la CGT majoritaire
, a appelé à une grève « carrée », c'est-à-dire limitée à 24 heures, ce qui est déjà une tromperie, car la direction de la SNCF ne prévoit pas un retour à la normal avant vendredi soir. « Si rien ne bouge après jeudi, nous prendrons les dispositions utiles pour prolonger le mouvement », menace néanmoins Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots. Une réunion intersyndicale est prévue le 22 octobre. Les syndicats y dresseront le bilan de la journée du 18 pour décider de la suite à donner au mouvement.
Aux Français d’exprimer leur réprobation d’ici là.

Car trois organisations radicalesnon représentatives, pour certaines- ont d'ores et déjà appelé à une grève illimitée
: FO, la Fgaac (le syndicat des conducteurs) et SUD-rail. D'autre part, les fédérations CGT-cheminots de Lyon, Marseille et Paris-Nord sont en rupture avec leur direction et n'ont pas suivi leur syndicat national : elles ont aussi déposé des préavis pour une grève illimitée. Le désordre interne étendu au pays !

Les 2 journées de grève
–du mercredi soir au vendredi soir, date du retour annoncé à la normale- seront-elles payées par la collectivité, les précaires et les plus défavorisés, indifféremment, solidaires et tous ensemble, bon gré mal gré, au nom de la démocratie, pour le maintien des privilèges des régimes spéciaux de retraites. Nous sommes tous égaux, mais certains le sont un peu moins que les autres…

RESISTONS ! Exprimons notre ras-le-bol des prises d’otages ?
Sur les quais.
Dans les files d’attente.
Devant les écoles fermées et les compagnies de cars de ramassage scolaire des Conseils généraux complices.
Auprès des Maisons des Syndicats et du siège de la CGT
et Place du Colonel Fabien .

Français hostiles à 55% à la grève du 18 octobre

Mais la presse crée une dynamique de la grève: promesse d'un jeudi noir
Or, 55 à 61% des Français ne jugent pas "justifiée" la grève de jeudi, selon des sondages BVA-Figaro-LCI et Ifop-Métro,
Mais un autre sondage CSA pour … L'Humanité, organe de presse du PCF et donc de la CGT, soutient que 54% sont favorables au mouvement ou éprouvent de la sympathie à son égard.

Troublantes différences dans la formulation des questions posées dans ces enquêtes aux résultats apparemment contradictoires, toutes trois parues aujourd'hui mercredi.
L'IFOP rappelle que "des syndicats ont appelé à la grève le jeudi 18 octobre pour protester contre la réforme des régimes spéciaux de retraite". 38% des sondés répondent que cette grève leur paraît "justifiée" (10% "tout à fait" et 28% "plutôt" justifiée), tandis que 61% la jugent "injustifiée" -soit 2 sur 3- (22% "plutôt pas" et 39% "pas du tout" justifiée).
CSA formule des questions différentes de celles de l’Ifop ou de BVA, ce qui attire l’attention sur les intentions et éveille la suspicion. Il fournit une liste impressionnante de services publics privilégiés qui peut inciter à se rallier au grand nombre et distraire le sondé du bien-fondé de l’action de grève. CSA indique ainsi aux sondés que "plusieurs syndicats de la SNCF, de la RATP, d'EDF-GDF, de l'ANPE, de l'Unedic, de l'Education nationale appellent à une journée nationale d'action et de grève le 18 octobre prochain, notamment sur l'avenir du système de retraite et des régimes spéciaux" et leur demande leur "attitude à l'égard du mouvement".
Parmi les 54% de personnes favorables au mouvement, 39% expriment leur "soutien" et 15% leur "sympathie" –résultats qui ne sont pas antinomiques et se fondent donc plutôt qu’elles ne s’ajoutent. Les 54% expriment mécontentement confus. Parmi les 26% défavorables, 18% se disent "opposés" et 8% "hostiles" –ce qui ne fait qu’une différence de degré. Les 20% qui restent sont franchement suspects : 17% de Français seraient indifférents et 3% sans opinion : c’est peu crédible !
BVA pose la question comme l'Ifop, en précisant qu'il s'agit des syndicats "de la SNCF et de la RATP". Les sondés expriment-ils donc une certaine sympathie pour les régîmes spéciaux ou pour le service public ?... 43% des sondés jugent le mouvement "justifié" (18% "tout à fait" et 25% "plutôt") et 55% "pas justifié" (24% "pas vraiment" et 31% "pas du tout"), 2% ne répondant pas.
Pour 59% des personnes interrogées par BVA, "le mouvement de grève sera surtout motivé par la défense des intérêts particuliers de certaines catégories" et pour 29% "par la défense des acquis sociaux dans leur ensemble". 6% répondent "les deux" et 6% ne répondent pas.
Selon l'IFOP, 82% des Français sont "favorables" à "l"alignement des régimes spéciaux de retraite, RATP, SNCF, EDF, sur le régime général des salariés de la fonction publique, contre 17% "opposés". Le contraire serait étonnant !
Selon BVA, 57% estiment que le projet de réforme "va dans le bon sens" contre 32% d'un avis contraire (11% sans opinion).
Par ailleurs, selon l'IFOP, 62% seraient favorables à "l'allongement de la durée de cotisations au delà de 40 années pour les salariés du public comme pour ceux du privé afin d'équilibrer les régimes de retraite" (37% "pas favorables"). 51% seraient "favorables" au fait de "compléter le système de retraite au moyen de fonds de pension" contre 44% "pas favorables" (5% sans opinion).
Les trois sondages ont été réalisés par téléphone auprès d'échantillons représentatifs de la population adulte (méthode des quotas), CSA le 10 octobre (1.003 personnes), l'Ifop les 11 et 12 octobre (954 personnes) et BVA les 12 et 13 octobre (959 personnes).
La presse militante, solidaire des syndicats, crée une psychose favorable aux régimes spéciaux des privilégiés du service public.