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mercredi 7 octobre 2009

Gag d’agence de presse: pour le "travail décent", une mobilisation "en mode mineur"

Les flops, dans la presse, ne sont jamais pour les syndicats !
Un peu seuls et perplexes, les gars ?

L’illustre Yves Clarisse de l’agence R****** n'a pas le compte-rendu décent !

A-t-il en revanche l’oreille juste, ce journaliste qui met la vie politique en musique ? Des bémols et le triangle pour l’action réformiste du gouvernement, mais des dièses et les cymbales pour les grèves, et des bécarres et les violons -en « mode mineur »- pour les couacs syndicaux…

Tous les prétextes sont bons pour se montrer

L'appel à manifester s'inscrit cette fois dans le cadre de la Journée mondiale pour le travail décent organisée par la Confédération syndicale internationale (CSI). Pub ! Le CSI, ça existe et les décharges syndicales sont justifiées…
A cette occasion, la CSI appelle «les syndicats dans le monde à mettre en avant l’exigence pour tous les travailleurs du droit à un «travail décent», c'est-à-dire à un emploi respectant les normes de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) et à une protection sociale collective.

Et se distinguer
Bien qu’elle réunisse dans ses locaux
une conférence internationale centrée sur l’action syndicale face à la crise économique, la confédération FO a refusé de noyer le message de cette journée de la CSI dans des «revendications …franco-françaises». Pour lui, «si l'on doit mobiliser les salariés, et il faut mobiliser les salariés, on ne fait pas de l'agit-prop, on ne fait pas prendre des vessies pour des lanternes».

Reprise de contact avec les media complaisants
Dans l’indifférence des travailleurs, mais aussi des chômeurs et des retraités qui n’ont pas décidé de randonner aujourd’hui malgré le climat favorable…

Cette journée, voulue par la CGT et dont les modalités d'action sont décidées au niveau local par les centrales syndicales, réunit la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, la FSU, l'UNSA, la CFTC et Solidaires. FO n'a pas souhaité s'associer au mouvement.

  • R****** omet de rapporter la prédiction de Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO : "Je ne pense pas qu'il va y avoir une grande mobilisation". Au secrétaire général de la CGT qui a regretté la défection de FO déclarant : "Je pense que cela contribue à cultiver un attentisme ou un fatalisme", a-t-il dit sur France 2, Jean-Claude Mailly a rétorqué que cette journée d'actions était de "l'agitation". Un échange qui a échappé à Yves Clarisse
  • "Les modalités de mobilisation seront plus modestes" que lors des précédentes journées d'action, a admis Gérard Aschieri, bavard secrétaire général de la FSU qui est dans tous les coups foireux.
    "Evidemment, il y a une traduction française de la notion de 'travail décent', autour de la défense des salaires, de l'emploi, des retraites et de la protection sociale", a-t-il estimé...
  • Pour Maryse Dumas, numéro deux de la CGT, cette journée internationale axée sur la défense d'intérêts "sectoriels" est l'occasion de "donner une nouvelle visibilité à nos exigences en matière d'emploi, de salaires et de retraite (...) en écho à ce qui se passe ailleurs dans le monde." Vous avez dit visibilité ? Qui est l'illuminée qui parle de visibilité ?
    "Le potentiel de mobilisation reste intact en France", s'est-elle rassurée. "Ce qui change, ce sont les voies par lesquelles nous pouvons réussir des mobilisations importantes. Les salariés sont plus demandeurs en cette rentrée de mobilisations sectorielles avec des revendications précises et concrètes."

    Le pire, selon Bernard Thibault, est arrivé

    "Le pire serait qu'il ne se passe rien. Le sens de cette journée décidée par la quasi-unanimité des syndicats de notre pays (...), c'est de reprendre l'offensive", a déclaré Bernard Thibault, appelant les salariés à trouver "les formes dans lesquelles ils sont disposés à intervenir".

    Or, selon un sondage BVA pour La Tribune et BFM, 70% des Français trouveraient "justifiée" ( ?) la mobilisation de mercredi, tout en étant en revanche partagés sur son utilité ! 46% d'entre eux jugent en effet que les mouvements de ce genre "ne servent à rien", contre 49% qui estiment qu'il s'agit du "meilleur moyen de se faire entendre".

    A côté de la plaque, le PS "apporte tout son soutien [mais qu’est-ce que ça représente au juste ?] à cette journée de mobilisation et appelle le gouvernement à prendre en considération les revendications exprimées par les salariés, en commençant par revoir les choix budgétaires du projet de loi de finances pour 2010".

    Les salariés à prendre en considération étaient rares
    La police et les organisateurs sont pour une fois tombés d’accord pour ne pas se livrer à un travail indécent de comptage des manifestants…
    Peu de chiffres : de 400 personnes selon la police à 500 selon les syndicats se sont ainsi rassemblées à Bordeaux et les manifestants étaient 1.300 selon la police, mais près de trois fois plus (3.500), selon les syndicats, à Lyon. Dans les cas les plus favorables...

    Mais il est vrai que la saison des grèves et des manifestations ne fait que commencer.

    Une nouvelle journée d'actions "sur les enjeux industriels" est d'ores et déjà programmée le 22 octobre.
  • Deux syndicats, la CGT et la CFDT, vont par ailleurs déposer un préavis de grèves à la SNCF pour le 20 octobre.

    Pour l'heure, R****** admet que, pourtant internationale et à l'appel de sept syndicats, la mobilisation a été clairsemée en ce mercredi de journée d'action pour le droit au travail décent. Yves Clarisse est un artiste: musicien hier, il est peintre aujourdhui, passant du « mode mineur » à la «demi-teinte »…
  • mercredi 11 mars 2009

    Université : 6e journée de manifestation en France

    L’agence de presse française se décarcasse pour la cause universitaire
    Plusieurs milliers de personnes (à partir de deux, çà en fait déjà plusieurs…) ont repris mercredi 11 leur modeste petit parcours dans Paris, le temps de prendre des photos. Ils ont recommencé le défilé à Paris, de République en direction de Nation, dans le cadre de la sixième journée de manifestations du mouvement universitaire entamé le 2 février.

    Il est convenu d’affirmer que le cortège comprenait beaucoup d'étudiants d'universités parisienne et d'Ile-de-France ou d'IUT, où de nulle part, puisqu’on ne leur demande pas leur carte d’étudiant. L'UNEF était pourtant fort discrète. Comme un troupeau transhumant, les moutons allaient droit devant, en suivant une banderole de tête sur laquelle on pouvait lire: "Ensemble de la maternelle à l'enseignement supérieur et à la recherche, pour la défense du service public". Longue et belle, la banderole, remarquez ! Mais qui soulignait qu’en rassemblant de 3 à 73 ans, ça aurait pu faire plus de monde...

    Nous avons droit à des commentaires volontaristes

    "Cette manifestation montre l'insatisfaction persistante du monde (la planète) de l'Education et-est une étape dans la préparation du 19" [mars], a déclaré un agrégé de lettres classiques, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU.
    A combien de journées de grève en est-il personnellement ? Combien de journées retenues sur ses salaires ? Combien d'heures de cours ses élèves ont-ils eu? Et perdu ?
    "Nous sommes toujours sur la demande d'un report de la réforme de la formation des enseignants", a affirmé Jean-Fabbri, pour le Sne-Sup (le SNES de l'enseignement supérieur, la branche aînée de la FSU, toujours).
    Et le SGEN-CFDT, où était-il ? Il est vrai que le slogan n'était pas "Ensemble du SGEN à la CNT"...
    Dans les régions
    Tous les personnels étaient conviés à manifester partout en France à l'appel de
    - la Coordination Nationale des Universités (des non syndiqués et des représentants de l'UNSA, CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNEF, FSE et SUD),
    - d'une intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche (Snesup-FSU, SNCS-FSU, Snasub-FSU, Snep-FSU, Snetap-FSU, SNTRS-CGT, Ferc Sup-CGT, CGT-Inra, Ugict-CGT, SNPTES-Unsa, SGEN-Recherche EPST, SNPREES-FO, SUD-Education, SLR, SLU -Sauvons l’Université- et l'UNEF),
    - et de la coordination étudiante, situé par certains observateurs comme l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur comme étant "proche de l'extrême-gauche".
    Ils critiquent la réforme de la formation des enseignants et réclament un plan pluriannuel de créations d'emplois dans le supérieur et la recherche.
    Outre Paris, des manifestations auraient dû avoir lieu dans au moins 23 villes, en grande majorité dans l'après-midi, à Toulouse, Rennes et à Toulon, d’où plusieurs centaines d'enseignants-chercheurs (flou sur les chiffres) avaient annoncé leur intention de soulever Marseille à partir de 14h00.

    Intox sur les blocages

    La presse militante qui travaille par téléphone assure que les blocages se multiplient, sans préciser s’ils sont complets et intermittents ou partiels et sporadiques. Il a fallu une consigne de la coordination nationale des universités vendredi en ce sens pour que Montpellier-III vote le blocage mardi soir en assemblée générale, selon la technique démocratique du vote à main levée de quelques extrémistes; à Toulouse deux des trois universités (le campus du Mirail et Paul-Sabatier, comme d’hab) étaient perturbées mercredi; à Perpignan, l'université Via-Domitia était partiellement bloquée.
    Par ailleurs, sur 33 IUT ayant tenu une assemblée générale ce mercredi, 22 ont voté la grève reconductible. Date du prochain vote à main levée ?

    La liberté d’expression sans abus
    Les bureaux de l’agence de presse française sont parties prenantes aux troubles dans le supérieur. Selon les décomptes de l’agence militante, qui sait décidemment tout faire, au moins une quarantaine d'universités, sur 79 en métropole, seraient en grève et/ou bloquées.
    Ce chiffrage n’est pas très scientifique : d’une part 'une quarantaine', c’est quelque peu approximatif, et 'au moins', c’est un peu flou et volontariste. Or, sachant qu’à partir d’une heure de cours empêchée, la fac est partiellement bloquée…
    Citons les 7 associations, membres de la CLU
    Et dont on ne parle pas :
    - Collectif pour la Défense de l'Université, qui anime le mouvement côté juristes, autour d’Olivier Beaud (même s’il comprend des représentants d’autres disciplines)
    - Qualité de la Science Française (QSF), qui se sent exclue des négociations
    - Collectif des enseignants précaires (Papera), reçu au ministère de l'enseignement supérieur le 24 février 2009
    - Défense de l'université (majoritairement juristes)
    - SAGES (PRAG, professeurs ENSAM et PRCE)
    - Sauvons l'Université (SLU)
    - Sauvons la Recherche (SLR), qui vise à défendre le financement de la recherche française par les pouvoirs publics et dont l’un des porte-parole les plus médiatisés fut Alain Trautmann, limite hystérique.

    mercredi 10 décembre 2008

    Les lycéens de la FIDL, fers de lance de l’opposition socialiste et républicaine

    L’agitation qui monte est prévue pour durer
    Peu d’estimations de la participation, mais un indice : des « actions symboliques »…

    Montée en puissance planifiée, pourtant

    Ce mercredi était une journée d’action à l’appel des principales fédérations de l'Education, marquées à gauche.
    > Elles ont organisé des rassemblements un peu partout en France, pour "maintenir la pression" contre la politique du gouvernement ! Elles attendent une montée en pression de la tension dans les lycées contre la réforme Darcos.
    > Elles ont prévu de se réunir jeudi dans la soirée pour faire le point sur la situation et discuter d'un éventuel mot d'ordre de grève pour début 2009. Le Syndicat national des enseignements de second degré (SNES-FSU, syndicat dominant des collèges et lycées) appelle, dans un communiqué, à des "réveillons revendicatifs" le 15 décembre au soir dans tous les lycées de France.

    Les co-gestionnaires ne veulent pas lâcher l’Education Nationale

    > C’est un rite dans les fédérations d’opposition de l'Education de dénoncer des restrictions budgétaires, des suppressions de postes, des "réformes à marche forcée", et exigent (!) du gouvernement qu'il "investisse" dans le secteur éducatif, comme si ce n’était pas le cas, dans tous les cycles et Valérie Pécresse doit apprécier d’apprendre qu’elle n’investit pas…

    Le programme de la Fidl socialiste, ce mercredi
    Comme mardi 9, des manifestations de quelques centaines de lycéens ont à nouveau eu lieu dans l'Ouest de la France, essentiellement en Bretagne et Loire-Atlantique selon des sources syndicales, notamment à Brest et Nantes, deux villes d’opposition, dont les maires républicains sont respectivement François Cuillandre (PS) et… Jean-Marc Ayrault (président du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale) et qui jouent probablement un rôle modérateur…

    >
    Côté enseignants de la FSU, puisque le SGEN-CFDT ne s’est pas associé, la plupart des rassemblements de mercredi étaient prévus en fin d'après-midi ou début de soirée, notamment à Amiens (Somme), Vesoul (Haute-Saône), Granville (Manche), Alençon (Orne), Montpellier et Béziers (Hérault), Epinal et Saint-Dié (Vosges), Nantes et Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), Le Mans (Sarthe), La Rochelle (Charente-Maritime), Rennes (Ille-et-Vilaine) ou encore Strasbourg (Bas-Rhin), selon un relevé effectué par le SNES. Les syndicats attendaient quelques centaines de personnes à chaque fois pour ces manifestations ponctuées de distribution de tracts.Sur ces treize villes, 10 appartiennent à l’opposition(principalement socialiste)

    > A Paris, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées en fin d'après-midi devant la gare Saint-Lazare. Beaucoup de manifestants, étudiants comme enseignants, avec leurs enfants, voisins et amis, dont des militants venus déguisés en Père Noël, Père Noël vert de préférence pour le Secours populaire. "C'est une action sur le thème 'le père Noël est une ordure', parce que nous refusons les pseudo-cadeaux qui sont actuellement faits par Xavier Darcos", a déclaré le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri, un joyeux drille (ci-contre).
    "Cette journée d'action est faite pour (...) dire que la mobilisation continue, qu'il y a des problèmes dans l'éducation et que les enseignants, les parents ou les élèves attendent des réponses que le gouvernement n'a toujours pas apportées", a-t-il ajouté.

    Un calendrier déjà chargé d’actions de contestation
    > La FIDL annonce d’ailleurs de nouvelles manifestations lycéennes dans plusieurs régions pour jeudi. Elle est opposée à la réforme des lycées qui doit entrer en vigueur dans les classes de seconde en 2009, annonce qu'elle appellera à des "dates de mobilisation nationale", en janvier.
    > Dans l'enseignement supérieur, l'UNEF a aussi prévu d’appeler les étudiants des Instituts universitaires de technologie (IUT) à une journée nationale de mobilisation mardi prochain, pour défendre le budget des IUT.
    "Le mécontentement va continuer et, au retour des vacances de Noël, nous ferons tout pour qu'il puisse s'exprimer de manière plus massive", a menacé Gégé Aschiéri, le grand manitou gris de la FSU.
    Avec dans sa hotte, des diplômes par milliers, bien mérités.

    mardi 8 janvier 2008

    Service minimum d’accueil mis en œuvre dans les écoles

    Expérimentation prévue lors de la grève du 24 janvier
    Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a annoncé la mise en place du service minimum d'accueil des élèves dans l'Education nationale. La grève de la fonction publique le 24 janvier servira de journée test, puisque le ministre a adressé une directive en ce sens aux recteurs.
    "C'est une grève qui sera sans doute forte puisque toute la fonction publique a décidé de s'y associer et donc ce sera un très bon test pour nous", a déclaré le ministre de l'Education sur LCI. Il a rappelé qu'il avait proposé aux maires de communes où des écoles sont implantées de leur rembourser les frais d'accueil des enfants en cas de grève. Les sommes prélevées aux enseignants grévistes pourront en effet être redistribuées.

    Xavier Darcos a également confirmé sa volonté d'amener les enseignants (Aschiéri, FSU, à droite) à se déclarer gréviste 48 heures avant le début d'une grève. "Ce sera la difficulté mais j'y tiens beaucoup, il faut que les inspecteurs d'académie aient une clarté de la situation au préalable", a-t-il expliqué. Que les familles puissent s’organiser semble être également un impératif incontournable par les promoteurs du respect et de la morale républicaine, sans otages.
    Si le dispositif ne devait pas fonctionner, "il faudra aller plus loin", a prévenu le ministre de l'Education "parce que le président de la République l'a dit, le service minimum ça fait partie de notre projet politique". "Je ne reculerai pas sur ce sujet."
    Il faudrait voir que les fédérations de parents, dont la FCPE, ne rejoignent pas la préoccupations des parents, dans l’allégresse.

    samedi 20 octobre 2007

    Grève dans l'Education nationale : front syndical dégarni

    Les crânes d’œufs se sont faiblement mobilisés, jeudi dernier
    La solidarité n’est plus ce qu’elle était… Les bénéficiaires des régimes spéciaux de retraite n’avaient pas fait de zèle en 2003 pour soutenir leurs camarades de la fonction publique lorsque leurs retraites avaient été alignées sur le service public. Les profs ont adressé aux derniers privilégiés la réponse du berger à la bergère. Gérard Aschiéri a la mémoire courte, mais les profs n’ont pas oublié qu’en pleine grève il avait annoncé ‘des avancées’ et fait mollir le mouvement.
    Les professeurs, déjà menacés par Sa Sournoise Majesté Royal et maintenant poussés à la fuite en avant par la FSU le 18 octobre, ne s’en sont pas laissé conté par le SNES.
    Le mouvement de grève a été faiblement suivi jeudi à l'Education nationale selon le ministère, qui faisait état à la mi-journée de 8,63% à 10,55% de grévistes seulement en fonction des personnels et des niveaux d'enseignement. Un revers historique pour ce syndicat dominant qui ne réussit pas à mobiliser ses troupes.
    Selon les chiffres diffusés par le ministère, le mouvement était suivi par 8,63% des enseignants dans le premier degré, 9,17% dans les collèges, 10,55% dans les lycées d'enseignement professionnel, 9,88% dans les lycées d'enseignement général et 7,42% en moyenne nationale parmi les personnels techniques et administratifs.
    Aucun appel à la grève n'avait été lancé dans ce secteur au niveau national (voir PaSiDupes). Des mouvements avaient lieu, notamment à l'appel du Syndicat national des enseignements de second degré (SNES-FSU), dans une vingtaine d'académies pour dénoncer, notamment, le manque de moyens et les suppressions de postes. Des consignes racoleuses et permanentes qui masquaient fort mal la motivation politique de la direction, désavouée par sa base.
    Les élections des représentants de personnels dans les établissements scolaires devraient logiquement confirmer le recul de ce syndicat radical jusqu’au-boutiste qui dessert les intérêts des professeurs.

    mardi 2 octobre 2007

    Grève du 18 octobre sans les fonctionnaires mais avec la … CGT !

    La fonction publique n’est plus concernée par les régimes spéciaux de retraite
    Les fédérations syndicales de fonctionnaires ne se joignent pas au mouvement de grève du 18 octobre voulu par les entreprises publiques pour le maintien des régimes spéciaux de retraite. Ils ont en effet décidé lundi soir de préparer une "action nationale" distincte de protestation pour la mi-novembre et se reverront le 26 octobre prochain pour en déterminer les modalités.
    Les fédérations de fonctionnaires ne sont pas dans le même cas de figure puisque leur régime de retraites a déjà évolué sur le modèle du secteur privé, dans un souci d’égalité que refusent encore les plus privilégiés qui ont déjà bénéficié d’un traitement spécial, distinct et tardif.

    Réunies pendant près de trois heures lundi, en début de soirée à Paris, au siège de la FSU (Education nationale) favorable à un alignement sur le mouvement revendicatif des derniers privilégiés, les fédérations de fonctionnaires ne sont pas parvenues à s'entendre non plus sur une éventuelle participation à la grève des cheminots et des agents de la RATP prévue le 18 octobre, annoncent des syndicats. La FSU avait très mal géré la négociation concernant les retraites des enseignants et se positionne maintenant en pointe au côté de la CGT : trop tard ! Suivre la CGT est donc un acte hautement politique car sans enjeu pour elle dans les deux années à venir. Les enseignants apprécieront comme il se doit dans quelle coup fourré la FSU tente de les fourvoyer. Gérard Aschieri (né en 1952 et élève à Marseille à ... Saint-Exupéry) est constamment à côté de la plaque et continue de faire des dégâts: est-il attaché à vie à son poste?
    Dans un communiqué signé par les fédérations de la fonction publique, à l'exception de la CGC, et diffusé à l'issue de leur rencontre, les syndicats déclarent que la première conférence sur les missions du service public organisée lundi matin à Bercy "n'a pas apporté de réponse" à leurs revendications.
    Les fédérations de fonctionnaires rappellent qu'elles réclament "le rattrapage des pertes de pouvoir d'achat et l'ouverture immédiate de négociations salariales", un "emploi public statutaire basé sur les besoins réels en matière de services publics", et "un service public de qualité et de proximité répondant encore mieux aux besoins de toute la population".
    Les syndicats considèrent que la conférence de lundi matin se situe "dans la continuité du discours de Nicolas Sarkozy" sur les réformes à mener dans la fonction publique et que le président a fait le 19 septembre dernier.
    Les fédérations décident donc "de se revoir le 26 octobre pour décider des modalités d'une action nationale à la mi-novembre, indépendamment des initiatives décidées d'ici là", conclut le communiqué signé par la CGT, la CFDT, FO, l'UNSA, la FSU, Solidaires et la CFTC, en fonction du degré de mobilisation du 18 octobre.

    mercredi 4 juillet 2007

    Avant-projet de loi sur les Universités : rallonge de crédits

    Les étudiants et syndicats seront-ils enfin satisfaits ?
    5 milliards d'euros supplémentaires d'ici 2012 aux universités, à la veille de la présentation en Conseil des ministres du projet de loi de Valérie Pécresse sur l'autonomie de celles-ci.
    Les représentants de la communauté universitaire interrogés ont diversement accueilli cette annonce, certains exprimant certes leur satisfaction, mais d'autres estimant que "ce ne serait pas suffisant" et déplorant que de nouveaux moyens ne soient pas envisagés dès la rentrée de septembre.
    Tout, tout de suite ! Telle est l’exigence de ceux qui ne sont pas producteurs de richesse et ignorent tout de la façon de faire de l’argent. Lors de son discours de politique générale, François Fillon a pourtant confirmé cette "priorité" du gouvernement. Cela au moment où est présenté aujourd’hui mercredi l'avant-projet de loi sur l'autonomie des universités par la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse. Celui-ci prévoit que "dans un délai de cinq ans", toutes les universités acquièrent de nouvelles compétences, notamment la totale gestion du budget, des ressources humaines et la possibilité de devenir propriétaire de leurs biens mobiliers ou immobiliers.

    Interrogé sur ces 5 milliards d'euros, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, fédération dominante de l'Education, y a certes vu "un progrès", mais a regretté que le Premier ministre n'ait pas annoncé de nouveaux moyens pour la prochaine rentrée, à travers un "collectif budgétaire".
    En outre s'est-il demandé, "sous quelle forme cet argent sera-t-il distribué? A qui?", a-t-il demandé, déplorant l'absence de réponse à cette question. La question est aussi de savoir COMMENT cette somme sera dépensée: ce n'est pas u n souci pour la FSU; seulement pour le contribuable.
    Pour les étudiants de l'UNEF, "5 milliards d'euro sur 5 ans, c'est plutôt positif, mais ça reste insuffisant, c'est notamment en dessous des 3% du PIB que consacrent nos pays voisins à l'enseignement supérieur", a expliqué l'éternel étudiant, Bruno Julliard. "Nous serons très vigilants sur leur répartition", a-t-il ajouté, défiant, exigeant que l'argent ne serve pas à financer "les exonérations fiscales d'entreprises qui passeraient des contrats avec les facs". Nous partons sur de bonnes bases: tant de bonne volonté laisse pantois!

    En revanche, le premier vice-président de la Conférence des présidents d'université (CPU), Jean-Pierre Finance, s'est montré satisfait: "On a toujours dit que le passage à l'autonomie, le fait d'acquérir de nouvelles compétences et les futurs chantiers (réussite en premier cycle, conditions de vie des étudiants etc., ) nécessitaient un renforcement financier", a-t-il dit. Sans compter que l'autonomie des universités peut enfin se faire: lontemps réclamée, elle arrive sans qu'aucun acteur universitaire ne la salue... "Nous allons rebâtir l'université française", a par ailleurs souligné le Premier ministre. Il a aussi fait observé qu'était engagée une "concertation de fond (...) sur les conditions de vie et de travail des étudiants". Hollande ne s'est pas fait encore entendre, mais bon... Ce sera sans surprise: il a pourtant promis une opposition constructive!

    Comment peut-on avoir une analyse à ce point différente, selon que l’on est syndicat ou gestionnaire. Le CPU n’a pas oublié quelles étaient ses revendications et salue l’effort de la collectivité en faveur de son Université. Et pourquoi le secrétaire général à la triste figure de la FSU n’y voit-il pas ‘une avancée’, comme il l’affirma au moment où la réforme du régime des retraites des enseignants était engagé tambour battant, sans délai ni précaution, ni progressivité raisonnable : le contrat signé par les enseignants avec l’Etat à leur entrée dans la carrière avait été brutalement modifié avant son terme.

    Attentif à son interlocuteur étudiant, François Fillon a également déclaré que le gouvernement voulait "tendre vers 3%" du PIB consacrés à la recherche et a rappelé l'objectif que "50% des jeunes" décrochent un diplôme de l'Enseignement supérieur, comme il l'avait inscrit dans sa loi sur l'Ecole en 2005. 50% à tout prix ? Comme les 85% du bac ?
    Vaille que vaille, sans dévalorisation ?
    Il va falloir nier l’évidence…

    samedi 3 février 2007

    Sarkozy: de la considération pour les professeurs.

    Sarkozy exprime son respect des profs.
    Nicolas Sarkozy charge Xavier Darcos, ancien ministre à l'Enseignement scolaire, d'une mission sur le salaire et la carrière des enseignants, au moment où se développe une grogne provoquée à la fois par le ministre UDF de l'Education actuel Gilles de Robien et la prétendante socialiste aux plus hautes responsabilités de l’Etat.

    Dans une lettre à X. Darcos publiée hier vendredi, le candidat UMP à la présidentielle demande un bilan sur
    - la "mission" des enseignants,
    - leur "rémunération" et
    - leur "progression de carrière".

    Faisant allusion au décret récent de l'élève Gilles de Robien (à droite) qui supprime des décharges horaires pour économiser 2.800 équivalents temps plein, Sarkozy qualifie d'"injuste, toute mesure qui demanderait aux enseignants de travailler davantage sans revenu supplémentaire". Avant de Robien et les départs massifs à la retraite, les décharges horaires prenaient en compte le fait que la charge de travail n’est pas la même en sixième et en première ou terminales, d‘autant que la responsabilité de l’enseignant est notoire dans la réussite de leurs élèves, aux épreuves du bac et également dans les classes de BTS. Tout cela pour le même salaire, désormais ! Sarkozy démontre donc sa compréhension de leur situation et sa bonne écoute du monde enseignant. Sa Gracieuse Majesté Royal envisage, en revanche et sous le sceau du secret…, d’alourdir la charge de travail des profs. C’est une application de ses principes d’ « ordre juste » et de « respect ».


    Ainsi près de 50.000 enseignants seront touchés dès la rentrée par la suppression des décharges et sa conséquence : l’allongement du temps de travail. Aussi pour compenser les départs à la retraite et le déficit dans le recrutement de jeunes profs bien formés. Pour encourager l'embauche dans l'E.N., ils perdraient en outre 1.000 à 1.500 euros de revenus net par an -avec la loi Robien, dont ne veut pas Sarkozy- s'ils ne recourent pas aux heures supplémentaires.
    Vendredi soir, lors d'une réunion publique à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), Nicolas Sarkozy a déclaré que les enseignants "ne devaient pas être les boucs émissaires de la faiblesse de l'école". "Je m'engage, si je suis élu, à
    - leur donner la considération qui leur est due,
    - revaloriser leur carrière (...)
    - multiplier les passerelles avec les autres administrations publiques de sorte que leurs perspectives de carrière soient élargies",
    - permettre à ceux "qui voudront travailler davantage, de gagner plus"
    "Je m'engage à ce que les gains de productivité qui pourraient être réalisés leur soient redistribués pour moitié. Je m'engage à ce qu'ils soient mieux formés, mieux accompagnés, mieux soutenus et par conséquent moins isolés", a-t-il ajouté.

    Dans une vidéo-pirate de janvier (lien-piqure de rappel), Miss Boulettes s’était révélée sous son vrai jour : sournoise et malintentionnée. Elle avait proposé que les enseignants assurent "35 heures de présence dans les collèges".



    Dans l'idée, la manière et la terminologie ('paquet global'), la diffusion de cette vidéo avait suscité de réactions naturelles d’indignation dans le milieu enseignant et de l’inquiétude chez tous les Français. Nous serions tous soumis aux rancoeurs personnelles et aux accès d’autoritarisme de la Maréchale-Me-Voilà-M’As-Tu-Bien-Vue.

    Un baromètre politique du Centre d'étude de la vie politique française (Cevipof) de Sciences-Po de décembre révèle ainsi que si 36 % des enseignants ont l'intention de voter pour M.-S. Royal, 18 % se prononcent pour N. Sarkozy, 8 % pour F. Bayrou et 5 % pour J.-M. Le Pen. C’était ... AVANT la video-pirate ...de janvier: le Cevipof peut recommencer son estimation qui ne serait plus autant favorable au PS.
    La lettre du ministre à Xavier Darcos (ci-contre) a été publiée alors que la FSU, une des fédérations de l’E.N. clôturait vendredi son congrès à Marseille.
    "Ce n'est pas un hasard si cette lettre est publiée aujourd'hui, à la fin du congrès de la FSU, une fédération de l'Education et à quelques jours d'une journée de mobilisation", jeudi dans le cadre d'un appel commun à toute la Fonction publique, ironise le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri (ci-contre) .
    "Si Nicolas Sarkozy veut montrer son intérêt pour les enseignants, il doit se désolidariser de son collègue Gilles de Robien et faire en sorte que soit retiré le décret", a-t-il suggéré. Le meilleur moyen pour cela est de lui en donner les moyens ! Il ne reste donc plus aux enseignants qu’à suivre l’exemple de Gérard Aschieri et à voter utile à leurs intérêts…

    Les syndicats enseignants font un carton sur Royal.

    Royal : les enseignants la rendent fébrile.
    Laurent Fabius
    avait alerté la candidate du PS sur le risque que les enseignants lui préfèrent son rival de l'UDF F. Bayrou. En visite à Grenoble jeudi, Sa Sournoise Majesté Royal s'est entretenue pendant une heure et demi avec une trentaine d'enseignants, à huis clos... Une rencontre qui était prévue depuis "huit à dix jours", déclare comme à chaque fois son entourage, qui n'improvise pas !...

    C'était sans compter sur un nouveau couac: dans la matinée, son illustre porte-parole , le révolutionnaire le Che D’Jack Lang, a.k.a. la Star du Festival des Vieilles Charrues, a un peu vite annoncé le ralliement de Monique Vuaillat, ancienne secrétaire générale du SNES (Syndicat national des enseignements du second degré). Rappelant ses désaccords avec la candidate PS, Vuaillat a regretté hier que D’Jack Lang n'ait pas «tourné sept fois sa langue dans sa bouche». C’est Vuaillat qui tenait le ministère de l’E.N. au temps où il prétendait être aux commandes. Elle "rejoindra notre équipe de campagne", a annoncé le bouffon des Ségollande à la presse, se réjouissant "de la venue à nos côtés d'une femme qui a été au premier rang des combats pour l'école et pour l'éducation". Sans flagornerie, ce n'est pas son genre... Il croyait bien connaître son mentor et souhaitait payer ses dettes, MAIS, contactée par l'Associated Press, cette figure du syndicalisme enseignant a démenti tout ralliement et précisé qu'elle avait simplement organisé la rencontre de jeudi entre les enseignants et la candidate socialiste. Retraitée, l’éminence grise socialiste était soi-disant retirée des affaires. L’entremetteuse devait toutefois remettre aussi des propositions à Sa Creuse Majesté Royal, en déficit d’idées personnelles.
    "Je ne me rallie pas", a-t-elle assuré. "Je ne veux être récupérée par personne, je suis un électron libre". Au risque de contredire l’effaceur, Jean-Louis Bianco, celui qui détache et désinfecte , Monique Vuaillat, la revenante, a déclaré : "Mon souci, c'est qu'elle dise le moins de bêtises possibles sur l'Education", a ajouté celle qui fut en mars 2000 en tête de la fronde contre le ministre de l'Education nationale Claude Allègre (1997-2000), qui conduisit à sa démission. Miss Boulettes Royal était alors sa ministre déléguée, en charge à l'Enseignement scolaire. Vuaillat connaît Dame Royal !…
    Pour Monique Vuaillat, la candidate est "un peu en difficulté dans le milieu" enseignant et ses déclarations sur les 35 heures -rendues publiques par une vidéo-pirate en novembre- "ont rappelé à tout le monde la mauvaise période Allègre". Mais plus largement, c'est le PS qui a, selon elle, "perdu en crédit dans le milieu depuis des années". Un ‘paquet global’, qui montre que ce pauvre D’Jack Lang ne sait plus comment se remettre en selle : mauvais coup de poker qui discrédite le PS au moment où sa suzeraine prétend ‘élever le débat ‘…

    Secrétaire général de l'UNSA-Education, Patrick Gonthier confirme que "pour l'instant, c'est plutôt la déception" et "l'incompréhension" qui dominent chez les enseignants. Elle "doit faire ses preuves", dit-il à l'AP, et "les gens sont dans l'attente des propositions". Il met toutefois en garde contre l'idée selon laquelle les professeurs voteraient tous PS. "Il y a toujours eu un vote majoritaire, surtout dans le premier degré, pour le PS. C'est plus nuancé pour le second degré".
    Patrick Gonthier regrette aussi
    - la position "imprécise" de la candidate du PS sur la carte scolaire (elle prône un "élargissement").
    - ses propos "intempestifs" et "pas acceptables" sur le temps de travail des enseignants.
    Dans une vidéo-pirate datant de janvier 2006, M.-S. Royal proposait "que les enseignants restent 35 heures au collège" et "ne quittent pas le collège quand ils ont fini leurs cours".

    "La première chose à faire, c'est qu'elle ait un vrai projet pour l'Education", déclare à l'AP Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU (Fédération syndicale unitaire), qui confirme que les enseignants sont "troublés" devant l'offre politique actuelle.

    On peut VOIR et ECOUTER le DOCUMENT INA
    POLEMIQUES, émission de face à face entre Monique VUAILLAT, (ci-dessus) alors secrétaire générale du SNES (syndicat national des enseignements secondaires) et Arnaud MONTEBOURG, député PS de Saône et Loire sur la réforme ALLEGRE de l'Education Nationale.sur Antenne 2 (devenue France2), le 21 mars 1999 (00h28m06s)
    Débat où ‘nous ne sommes pas là pour nous interrompre’, selon St-Just- Montebourg, ‘représentant de la nation’, comme il se définit…, alors que sa patronne actuelle propose de mettre les élus ‘sous surveillance’ !...

    - Monique VUAILLAT sur la réforme des lycées: elle se déclare pour des réformes. Les missions de l'enseignement doivent être centrées sur "la transmission des connaissances et la mise en activité intellectuelle des élèves" et pour tous les élèves. Pour elle il ne faut pas poser les problèmes en terme de réduction du temps scolaire.

    - Arnaud MONTEBOURG: réplique que l'on est peut être entrain de passer à coté d'une grande réforme où on remet en cause le cours magistral pour essayer de passer à un système d'aide individualisé. Il faut permettre à ceux qui n'ont pas d'aide à la maison de trouver le secours à l'intérieur du système éducatif. "Il y a une centaine de milliers d'élèves qui sortent aujourd'hui du système éducatif sans un diplôme nous avons le devoir de chercher la redistribution du savoir. Il faut faire évoluer la pédagogie. L'école doit se rénover."

    - Monique VUAILLAT: pense qu'il est nécessaire de fournir une aide aux élèves en difficultés mais elle propose que cela soit fait tout au long de la scolarité des jeunes. Selon elle, il n'y a pas de prise en compte de cette nécessité dans les réformes actuelles, notamment au collège, là où se trouvent principalement les problèmes, cette question n'est pas traitée. Elle s'oppose à la réduction des heures de cour pour l'aide car cela va appauvrir l'enseignement et les élèves. Pour elle, la pratique des cours magistraux a déjà été considérablement réduite et ce n'est pas cela qu'il s'agit. La question principale réside dans le temps passé par des élèves dans des classes trop chargées. Elle considère qu'il n'est pas normal que cette réforme supprime par exemple en seconde la possibilité que les enseignants avaient de travailler en petit groupe.

    - Arnaud MONTEBOURG signale que les parents et certains professeurs soutiennent cette réforme. La réduction d'effectifs dans les classes est un problème sur lequel le gouvernement est déjà intervenu et des engagements ont été pris pour la rentré qui vient. Il constate que le budget de l'Education Nationale augmente chaque année, alors qu'il y a une baisse de 18 000 élèves et que 2044 postes d'enseignants ont été créés. "On ne peut pas être déraisonnable". Il fait un parallèle entre la Réforme ALLEGRE et la réforme JOSPIN dans le début des années 90. Cette réforme qui avait été soutenue par le SNES, comportait une revalorisation du traitement des enseignants sans contre partie.

    - Monique VUAILLAT réplique que le SNES a soutenu la réforme JOSPIN dans les années 1990 et que les enseignants sont d'accord pour le travail en équipe. Mais selon elle: " On veut faire croire qu'on fait des réformes alors qu'on va laisser des collégiens et des lycéens en situation pédagogique qui ne permettent pas de les faire réussir de façon satisfaisante. Quant aux programmes ils ne sont traités que par rapport à un allégement mais il n'y a pas de réflexion sur la continuité."

    - Arnaud MONTEBOURG: Pour lui le conflit entre le SNES et le gouvernement résulte d'incompréhension plus que d'opposition.- Diffusion du sujet: Le ministre contesté CAB99013455.

    - Réaction Monique VUAILLAT est d'accord pour considérer que le débat sur l'Education Nationale est un débat national de société. mais il n'est pas convenable de réduire le conflit actuel à des corporatismes. Pour nous, le débat se situe sur la qualité de l'enseignement que nous donnons aux élèves. Elle évoque le problème des heures supplémentaires:" Elles nous sont imposées, on est obligé de faire deux heures supplémentaires. Le ministre a proposé de baisser le taux de rémunération des heures supplémentaires quelle corporation ne réagirait pas? Nous avons proposé que ces heures supplémentaires soient transformées en emploi. on nous dit gel de l'emploi public."

    - Arnaud MONTEBOURG: Pour lui le dialogue est toujours là. Il pense qu'il y a trop d'affectivité dans ce débat. Il indique que le budget de l'Etat est limité.

    - Monique VUAILLAT réplique: " dites aux gens que vous ne pouvez pas mais ne dites pas que cette réforme ce fait dans l'intérêt des élèves."

    - Arnaud MONTEBOURG: "Claude ALLEGRE n'est pas propriétaire de l'éducation nationale, il faut sortir des malentendus et travailler."

    - Jean Pierre CHEVENEMENT:" Il y a traditionnellement deux écoles celle de la pédagogie et celle du savoir. La vérité est à chercher dans une synthèse des deux. l'éducation nationale doit chercher à relever le défi de la quantité mais doit préserver la qualité."

    - Monique VUAILLAT: "nous sommes pour une démocratisation de l'enseignement tout en maintenant des exigences. nous sommes pour cette synthèse et nous la pratiquons."

    Petit rafraîchissement de la mémoire de l’équipe de campagne de la démagogue Royal…